Le Monde de L'Écriture

Sous le soleil des topics => Discussions => Le petit salon => Discussion démarrée par: Loïc le 04 Octobre 2012 à 11:45:03

Titre: Les Gender Studies
Posté par: Loïc le 04 Octobre 2012 à 11:45:03
Citation de: Hément
Les Gender Studies m'effraient au plus haut point !  :mrgreen:

Pourquoi ça te fait peur les Gender studies?





Edit de Mil : messages séparés du fil sur les livres de chevet parce que la discussion avait l'air de vous intéresser et s'éloignait du sujet initial ^^ Ouah ça fait trop sérieux dit comme ça.
Titre: Re : Les Gender Studies
Posté par: Hément le 04 Octobre 2012 à 16:43:51
Pourquoi ça te fait peur les Gender studies?

C'est un poil exagéré de dire que ça me fait peur, j'avoue  :mrgreen:

Disons que je suis assez effrayé par certains amateur du truc dans mes études et par l'espèce de fanatisme que crée les Gender studies. Par ailleurs, je trouve que derrière la question initiale que posait les piliers des Genders, je suis assez sceptique sur le fondement "épistémologique" de la globalisation des enquêtes sur le genre. Je crois assez peu à la notion de genre telle qu'elle est dressée par certains amateurs de Gender... Bref !

J'préfère lire L'Histoire de la sexualité de Foucault, ça me semble souvent plus rigoureux et intéressant  !
Titre: Re : Les Gender Studies
Posté par: Meilhac le 04 Octobre 2012 à 16:52:24
l'espèce de fanatisme que crée les Gender studies....

? tu as des exemples ?
Titre: Re : Les Gender Studies
Posté par: Hément le 04 Octobre 2012 à 17:03:17
Oh ben c'est des lectures biaisées de Foucault, des féministes enragées qui se tirent une balle dans le pied par leurs argumentaires, des étudiants avec moi qui radicalisent l'approche de Gayle Rubin par exemple... C'est moins les auteurs "reconnus" des Gender Studies qui me fatiguent (même si je suis pas forcément en accord avec l'approche) que le fanatisme un peu idiot parfois d'une partie de leur lecteur. Je trouve ça flippant quand je vois des étudiants avec moi qui font de la notion de "genre" la grille d'interprétation totale de la société (et surtout lorsqu'ils se réclament de Foucault, qui dit quand même des choses un peu plus subtil que ça). Donc... le phénomène Gender Studies me fait un peu flipper... comme Tokyo Hotel a pu le faire un temps... ou Twilight un autre  :mrgreen:
Titre: Re : Les Gender Studies
Posté par: Loïc le 04 Octobre 2012 à 23:10:31
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des féministes enragées qui se tirent une balle dans le pied par leurs argumentaires

Ca ressemble quand même fort à du mansplaining ça xD (quel mot horrible d'ailleurs. Un anglicisme comme on en fait trop).

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Je trouve ça flippant quand je vois des étudiants avec moi qui font de la notion de "genre" la grille d'interprétation totale de la société

Il y a ça avec +/- chaque conflit dominants/dominés, c'est pas grand-chose de nouveau.

Bon, après, c'est pas spécialement l'endroit pour en parler, je pense.
Titre: Re : Les Gender Studies
Posté par: Hément le 04 Octobre 2012 à 23:40:07
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Ca ressemble quand même fort à du mansplaining ça xD

Oh ben non. Ca en serait si je disais qu'elles se tirent une balle dans le pied parce qu'elles sont des femmes et qu'en tant qu'homme je vais leur dire comment être féministe. Là, je dis simplement qu'une certaine forme de radicalité dessert complétement l'ensemble du propos qui peut être intéressant. Eh... ça dépasse souvent un simple excès de zèle. Comme disait l'autre, je suis "humaniste" pas "féministe".

En attendant, j'explore le paracelsisme avec Koyré et je m'amuse avec Machiavel à me foutre de la gueule du Prince  :mrgreen:
Titre: Re : Les Gender Studies
Posté par: Milora le 05 Octobre 2012 à 09:03:37
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    Je trouve ça flippant quand je vois des étudiants avec moi qui font de la notion de "genre" la grille d'interprétation totale de la société


Il y a ça avec +/- chaque conflit dominants/dominés, c'est pas grand-chose de nouveau.
Tout à fait. Pour les deux.
Y a des interprétations de genre qui sont abominablement poussées par les cheveux ; mais c'est le cas pour tout, et particulièrement, comme dit Loïc, dans les situations où un "groupe" s'érige en dominés et utilise l'analyse sociale ou historique pour des réclamations. Y a quand même un historien qui a affirmé que Jane Eyre était un roman colonialiste - ben oui : y a quelques lignes où on nous dit que le père de la famille tient sa fortune de plantations dans les colonies, donc la fortune n'existerait pas sans les colonies, l'histoire n'existerait donc pas sans les colonies, donc, à l'image de la société anglaise, Jane Eyre repose entièrement sur la colonisation  :D

Ceci dit, y a des trucs intéressants dans les gender studies, surtout au niveau de l'étude des mentalités, je trouve :)

Titre: Re : Les Gender Studies
Posté par: Kerena le 05 Octobre 2012 à 10:43:10
Question bête pour les non-initiés :

C'est quoi les Gender Studies ?  :mrgreen:
Titre: Re : Les Gender Studies
Posté par: Loïc le 05 Octobre 2012 à 10:49:52
Comme le nom l'indique, les études de genre :mrgreen:
Ou plutôt, des rapports de genre et de ce qu'ils impliquent dans la société.
(Bon, je débute dans le domaine, d'autres sauront sans doute mieux définir que moi)
Titre: Re : Les Gender Studies
Posté par: Milora le 05 Octobre 2012 à 10:55:06
Faut peut-être dire ce que c'est le genre ^^

En gros le genre c'est l'idée que la différence sexuelle est une question d'identité sociale et culturelle. Pour simplifier, c'est que les petites filles aiment jouer à la dînette non parce que les femmes sont faites pour la cuisine mais parce qu'on leur a offert des jeux de dînettes au lieu de tracteurs en plastique, en leur disant que c'était la dînette pour les filles et les tracteurs pour les garçons ^^

Par extension, les gender studies étudient ce type de comportements, de mentalités... mais quelques fois, ça va vachement loin.
Un exemple d'analyse (le premier qui me vient à l'esprit) : une historienne du genre (aha ; dans les deux sens du terme) avait analysé les représentations des peuples colonisés à travers cette grille d'analyse, et observait que les traits mis en valeur dans la représentation des colonisés (indolence, faiblesse de corps et d'esprit, être bons qu'à des taches domestiques...) était similaire à ceux que l'on attribuait, à la même époque, aux femmes. (Elle faisait plus précis, en analysant les images, le vocabulaire, blabla). Et que donc, dans une société où les femmes étaient inférieures légalement et n'avaient pas le droit de diriger leur propre vie, attribuer ces caractéristiques aux peuples colonisés justifiait le pouvoir des Blancs sur eux. Un truc du genre (<-- décidément, le jeu de mots est facile  :-¬? )
Titre: Re : Re : Les Gender Studies
Posté par: Meilhac le 05 Octobre 2012 à 11:30:32
Y a des interprétations de genre qui sont abominablement poussées par les cheveux ; mais c'est le cas pour tout, et particulièrement, comme dit Loïc, dans les situations où un "groupe" s'érige en dominés et utilise l'analyse sociale ou historique pour des réclamations.

c'est hyper chouette qu'il y ait ce mouvement de gender studies. y a eu des kilotonnes de travaux en sciences sociales qui font l'impasse sur les rapports sociaux de sexe, et c'est une sacrée lacune.

dans le même genre, les colonial studies c'est hyper stimulant aussi. ça permet de revisiter plein de choses qu'on croyait plus ou moins savoir et d'y porter un regard enrichi.

après, dans le détail, y a plein de sous-courants (kergoat, butler, et delphy ne pensent pas pareil sur tout, par exemple).
Titre: Re : Les Gender Studies
Posté par: Hément le 05 Octobre 2012 à 12:56:25
Ce que je trouve problématique avec les Gender Studies c'est son fondement épistémologique. Il me semble que la grande fragilité des Gender, c'est l'idée que l'on peut interpréter entièrement la société à travers une grille de lecture telle que les "genres". Ce que je trouve dangereux avec ce genre de mouvement, c'est qu'on globalise l'approche et que l'on fait croire qu'il est possible de rendre compte de la complexité des rapports sociaux, culturels et politiques, à travers un seul et unique faisceau d'interprétation. La subtilité interprétative qui existait chez les mères ou pères des Gender  et qui permettait d'envisager des approches moins univoque de la question sociale et politique, et peu à peu radicalisé par les étudiants / professeurs continuant sur cette voie. Cette radicalisation entraine des dérives qui m'insupporte vraiment...

Par ailleurs, je trouve ça très chiant la politisation du mouvement. Je déteste le féminisme des Gender. Tout est, selon moi, dans l'invention du terme "mansplaining". C'est symptomatique d'un regard sur les rapports humains qui me soule profondément. Pourquoi ? Parce que un argumentaire issu d'un homme et critiquant le mouvement sera envisagé par certaines féministes rageuses des Gender comme un argumentaire-masculin. Autrement dit, le propos sera décridibilisé à leur yeux parce qu'ici de cette "classe-genre dominante" du masculin. C'est une connerie. C'est une profonde connerie et ça tire bien une balle dans le pied du féminisme. Parce que ce féminisme là reproduit les procédures qu'il récuse : il décrédibilise une approche, un propos, il juge d'un dire à partir du sexe. Pour moi, trop souvent, ou a avec les Gender une forme de renversement totalement délirant de la lutte. Les Gender inscrive encore plus le genre dans le tissu des rapports sociaux et on a l'impression que l'ensemble des liens que l'on peut tisser sont structurellement déterminé par notre sexe. C'est une forme de totalitarisme du genre que je déteste, parce qu'il est aussi détestable, voir plus, que le machisme.

Je ne veux pas que la femme soit l'égal de l'homme. Je veux que les hommes soient égaux entre eux. Non pas les hommes comme genre sexué, mais les hommes comme idée d'une certaine humanité.

Après, je parle même pas des colonial study qui sont encore plus foireux épistémologiquement parlant selon moi...

Une fois balancé ça, je peux quand même nuancer mon propos. Ce que je n'aime pas c'est le fondement épistémologique. Le postulat de base. Mais après, au sein de ces mouvements, il y a des réflexions très intéressantes qui se mettent en place. Tout simplement parce que je ne crois pas que le paradigme bouffe totalement l'originalité d'esprit...
Titre: Re : Re : Les Gender Studies
Posté par: Meilhac le 11 Octobre 2012 à 18:58:43
Il me semble que la grande fragilité des Gender, c'est l'idée que l'on peut interpréter entièrement la société à travers une grille de lecture telle que les "genres". Ce que je trouve dangereux avec ce genre de mouvement, c'est qu'on globalise l'approche et que l'on fait croire qu'il est possible de rendre compte de la complexité des rapports sociaux, culturels et politiques, à travers un seul et unique faisceau d'interprétation.
?
euh tu aurais des exemples ?
il me semblait au contraire que les gens qui font des recherches sur les rapports de genre/rapports sociaux de sexe ont généralement le souci (beaucoup + que d'autres chercheurs d'ailleurs) d'articuler ça avec d'autres dynamiques, sur les rapports de race, rapports de classe, etc.

bref, en l'état, ton argumentation me donnerait plutôt envie de dire aux chercheurs dont les travaux s'inscrivent peu ou prou dans les gender studies "continuez, et bientôt, à force de travaux intéressants et stimulants (1) vous serez comme vos collègues : vous n'aurez plus besoin de vous justifier à tout bout de champ"

(1) c'est pas ça qui manque chez des  chercheurs/ses branché.e.s rapports sociaux de sexe/gender studies. cf. kergoat. butler. et beaucoup d'autres.
Titre: Re : Les Gender Studies
Posté par: Hément le 11 Octobre 2012 à 19:42:30
"beaucoup plus que d'autres chercheurs d'ailleurs" : euh tu aurais des exemples ? C'est assez étrange d'accuser un propos caricatural par un autre.

J'ai dit que je trouvais les fondements épistémologiques des Genders douteux et j'ai argumenté pour ça : j'ai pas balancé une opinion générale et facile à la volée... J'ai même dit que des approches gender pouvaient être très intéressantes, et que ce que je trouvais dommage c'était plutôt une certaine globalisation des perspectives de genres, qui se font parfois indépendamment de la spécificité des objets problématiques. Après, on peut effectivement carricaturer ça en disant que je suis de la race des chercheurs qui n'en ont rien à glander et qui justifie pas...

Par ailleurs, ton argumentation va pas spécialement loin non plus : en gros tu dis "non ce n'est pas vrai". D'accord...d'accord...

Enfin bref...

Un exemple ? L'approche de Katherine Park sur la médecine à Florence au XVe siècle dans son livre Secrets de femmes est extrêmement intéressant, mais perd en force lorsque des approche globalisante et anachronique sont faite sur le genre.

Titre: Re : Re : Les Gender Studies
Posté par: Meilhac le 11 Octobre 2012 à 20:31:49
"beaucoup plus que d'autres chercheurs d'ailleurs" : euh tu aurais des exemples ? C'est assez étrange d'accuser un propos caricatural par un autre.

J'ai dit que je trouvais les fondements épistémologiques des Genders douteux et j'ai argumenté pour ça : j'ai pas balancé une opinion générale et facile à la volée... J'ai même dit que des approches gender pouvaient être très intéressantes, et que ce que je trouvais dommage c'était plutôt une certaine globalisation des perspectives de genres, qui se font parfois indépendamment de la spécificité des objets problématiques. Après, on peut effectivement carricaturer ça en disant que je suis de la race des chercheurs qui n'en ont rien à glander et qui justifie pas...

Par ailleurs, ton argumentation va pas spécialement loin non plus : en gros tu dis "non ce n'est pas vrai". D'accord...d'accord...

Enfin bref...

Un exemple ? L'approche de Katherine Park sur la médecine à Florence au XVe siècle dans son livre Secrets de femmes est extrêmement intéressant, mais perd en force lorsque des approche globalisante et anachronique sont faite sur le genre.
ouhlàlà ne prends pas la mouche comme ça hément

je te disais juste - et je maintiens - que ça me brancherait d'en savoir + sur ce que tu reproches aux gender studies (non désolé tu n'as pas argumenté. tu as même limite diffamé, en disant que "la fragilité des gender studies, c'est l'idée que l'on peut interpréter entièrement la société à travers une grille de lecture telle que les "genres". je m'intéresse un peu à tout ça et je ne connais personne qui prétend "interpréter entièrement la société à travers une grille de lecture telle que les "genres"").

(ps : quant à ta question : bé oui j'ai mille exemples de recherches qui cherchent à articuler rapports sociaux de sexe et rapport sociaux de classe, ou rapports sociaux de race (un exemple au hasard http://www.afs-socio.fr/rt24.html, qui n'a pas son équivalent dans tous les courants)
Titre: Re : Les Gender Studies
Posté par: Hément le 11 Octobre 2012 à 21:02:28
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bref, en l'état, ton argumentation me donnerait plutôt envie de dire aux chercheurs dont les travaux s'inscrivent peu ou prou dans les gender studies "continuez, et bientôt, à force de travaux intéressants et stimulants (1) vous serez comme vos collègues : vous n'aurez plus besoin de vous justifier à tout bout de champ"

Niveau diplomatie, on a fait mieux quand même  :mrgreen:

Enfin bref : on s'en fout ! Disons mal entendu et trop d'Ice tea pour moi  :P

Je peux justifier un peu plus le truc pour que ça soit plus clair...

En fait, je ne trouve pas inintéressant et je trouve même possible intéressant d'interroger la notion de genre en rapport avec la société. D'ailleurs, l'une des fondations de cette tendance s'est faite avec un des livres que je trouve le plus intéressant épistémologiquement parlant : L'histoire de la sexualité de Michel Foucault. Ce que je trouve dommage, et ce ne sont que les épiphénomènes d'une démarche possiblement intéressante en soi, c'est le "phénomène" lui-même : ce que je trouve regretable, finalement, c'est que cette approche à partir de la question des genres, parce qu'elle est devenue "à la mode", soit utilisé dans des analyses (historique, sociologique, etc.) comme un fondement, comme une base que l'on interroge pas, plutôt que comme une visée, une démarche qui se questionne.

Là-dessus, je suis tout à fait d'accord pour dire qu'une partie de la recherche en sciences humaines est pourrie par cet espèce de dogmatisme mou. Notamment dans ma discipline, la philosophie (même si je pense toujours idiot de séparer les disciplines, etc. mais c'est une autre question) où l'on trouve des écoles à tout bout de champ et des sbires de ces écoles, qui finissent pas tourner autour de leur propre pot sans se demander où ils vont et pourquoi ils y vont.

L'exemple de Katherine Park est symptomatique : pour moi, c'est un moment assez dommage où les Genders Studies finissent par avoir les même travers que les analyses marxistes des années 60. Je ne dis pas le même fond théorique, je dis la même "structure d'approche" : c'est à dire une globalisation des lignes de forces d'une réflexion, sur des sujets qui, du coup, sont appauvries de ce fait. Katherine Park fait une analyse très intéressant de la médecine pratique à la Renaissance à Florence (c'est un thème vraiment puissant, derrière son côté particulier, parce que la médecine à Florence au XVe siècle détermine toute une approche du monde et de la connaissance, etc.), elles posent des hypothèses riches, a une démarche modeste et très bien documenté, etc. Malheureusement, a plusieurs reprise, elle tord son approche pour "coller" à la pensée du "genre". Le "genre" est devenu une forme de paradigme intellectuel dont il est extrêmement difficile de se détacher ; c'est le genre d'approche qui, parce qu'elle est très intéressante et très puissante, tant à l'uniformité. C'est un peu comme le phénomène/noumène kantien en philosophie : c'est une piste qui, à partir du moment où elle est creusée, rend difficile une échappée, une sortie du truc.

Cela ne veut pas dire que les Genders ne valent rien : que les questions qui se posent, que les hypothèses proposées ne sont pas justes. Cela veut simplement dire qu'elles tendent, comme toute "mode intellectuelle", à la construction d'un paradigme épistémologique qui est dangereux à partir du moment où il est envisagé sans être interrogé pour lui-même.

Bien sur que personne ne prétend explicitement choisir les "genres" comme grille de lecture. Mais à partir du mouvement où l'on envisage les "genders studies" comme des pôles de recherches spécifiques dans les universités ; eh bien l'on fonde une démarche qui envisage le "genre" comme une grille d'interprétation possible pour les phénomènes sociaux et on prend le risque de la "délimitation des champs" empêchant l'entremêlement des problématiques.

Enfin je ne sais pas... peut-être que je dis n'importe quoi :D
Titre: Re : Les Gender Studies
Posté par: Dot Quote le 25 Août 2020 à 00:51:33
dans tout ça, une étude reste une ontologie, c'est à dire la science obsolète de l'être... mais dans la réalité d'un étant métaphysique impalpable sinon par la phénoménologie, une déontologie pratique serait à mon sens une suite logique à ces débuts de conscientisation des inégalités sexuales...

rien d'autre à ajouter