Le Monde de L'Écriture
Sous le soleil des topics => Discussions => Discussion démarrée par: Alan Tréard le 14 Mars 2017 à 22:38:19
-
Bonjour tout le monde,
Je vous sollicite sur un sujet dont on m'a parlé récemment : l’aristo-technocratie numérique.
Qu'est-ce que cela signifie ?
Si j'ai bien compris, ce terme fait référence aux différents informaticiens qui connaissent les us et coutumes du web, et se rendent donc aisément capables d'accéder à de nombreux moyens d'action pour faire vivre leurs activités. Cela parle également de la dictature de l'hyperlien et de l'image « hors sol » (dans le sens où un site web n'a aujourd'hui pas vraiment besoin d'être référencé pour se donner une légitimité).
Comme vous le devinez, ceci fait référence à des enjeux de contrôle de l'information et de possession des flux d'activité sur le web. Si par exemple un seul informaticien possède plusieurs sites web de littérature, il peut immédiatement référencer un seul et même livre sur une multitude de plate-formes à la fois.
Vous devinez l'enjeu que cela représente !
J'ai eu l'occasion d'avoir des discussions sur ce sujet ces derniers temps, et ceci m'interroge sur l'utilisation qu'on peut faire des réseaux sociaux, des moteurs de recherche et de l'utilisation du web. Y a-t-il une autorité qui se mettrait en place sur le net sans qu'on soit capable de l'identifier ?
Avez-vous déjà abordé ce sujet ? Que pensez-vous des abus de pouvoir qu'évoquent de gros organismes comme Google ? Qu'en est-il du monde cyber-politique ?
Pensez-vous qu'on pourrait éclaircir le sujet ?
Ce sujet me paraît très peu évoqué dans les différents médias, il semble pourtant porter des enjeux fondamentaux. Je ne vois pas pourquoi si peu de monde en parle. Ne faudrait-il pas le théoriser ?
-
Bonjour Alan.
Ces sujets, tout comme l'internet en général, ne sont en effet que très peu évoqués dans nos médias traditionnels.
L'aristocratie numérique telle que tu l'évoque ici me semble concerner plusieurs sujets en proie à des discutions houleuses sur le web.
J'en n'en n'ai, hélas, que des connaissances assez vagues, mais je peux peut-être donner quelques pistes de recherches.
Concernant les gros organismes ( Google, Instagram, Facebook, Twitter entre autres ), les données qu'ils stockent et revendent sont regroupés sous l’appellation de "Big Data".
La chaine Youtube "Data Gueule", en collaboration avec France 4, a présenté le sujet dans deux de ses épisodes :
https://www.youtube.com/watch?v=5otaBKsz7k4 (https://www.youtube.com/watch?v=5otaBKsz7k4)
https://www.youtube.com/watch?v=xO_dH2oANWY (https://www.youtube.com/watch?v=xO_dH2oANWY)
Le Big Data a, en effet, de sérieuses conséquences politiques et financières.
Plus généralement, le sujet a fait le cadre de nombreuses études, et elle est déjà surexploitée dans le marketing sur internet.
https://scholar.google.fr/scholar?hl=fr&q=big+data&btnG=&lr= (https://scholar.google.fr/scholar?hl=fr&q=big+data&btnG=&lr=) ( à titre d'exemple ^^ )
Pour ce qui est d'une autorité sur le net, en France on a la CNIL
https://fr.wikipedia.org/wiki/Commission_nationale_de_l%27informatique_et_des_libert%C3%A9s_(France) (https://fr.wikipedia.org/wiki/Commission_nationale_de_l%27informatique_et_des_libert%C3%A9s_(France))
Après, internet c'est un peu le Far Ouest, y'a toujours le moyen de tricher sans se faire prendre.
Y'a déjà beaucoup, beaucoup de remous sur ces question avec l'Affaire Snowden en 2013,
https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9v%C3%A9lations_d%27Edward_Snowden (https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9v%C3%A9lations_d%27Edward_Snowden)
Qui a même, cette fois, percé jusqu'à la sphère des médias traditionnels, soulevant ces problématiques.
-
Merci pour les infos !
-
De rien, c'était assez succin, juste pour dire que ça allait déjà beaucoup, beaucoup plus loin ^^
Pour revenir un peu les exemples que tu donnes et approfondir le sujet :
Ton exemple de l'informaticien est peut-être un peu maladroit, puisque, au contraire, je trouve que c'est ce qui fait la "beauté démocratique" du web ^^
Je pense que ce que tu voulais mentionner concerne plutôt l'utilisateur au sens large, pas besoin d'être un professionnel !
Et là, pour le coup, je suis obligé d'admettre un élitisme très fort dans la culture web et en général des possibilités d'action bien plus importantes pour les utilisateurs avancés que pour les utilisateurs lambda qui cantonnent généralement leur activité web aux loisirs et aux réseaux sociaux.
là où ça ne va pas dans le sens d'une aristo-technocratie, c'est que, justement, la connaissance de l'utilisation et des coutumes du web ne coûte presque rien, "seulement" beaucoup de temps, de recherches, de passion et une bonne dose d'intuition, les documentations nécessaires étant pratiquement toutes disponibles en libre accès sur le net lui-même ( mais il faut savoir où chercher et s'accrocher ), un matériel informatique bon marché largement suffisant pour y accéder.
Pour la "dictature de l'hyperlien et de l'image hors sol", j'ai du mal à suivre, tu parles bien des fausses informations et intox en tout genre qui trainent sur les réseaux sociaux, ces sites dits de "réinformation" ( comme fdesouche, alter info, wikistrike... ) où en général les blogs de pseudo-savoirs qui pullulent sur le net ?
Je pense que la problématique est plus générale et ne s'appliquent pas qu'au domaine d'internet : oui, les gens sont généralement crédules face aux informations qu'on leur donne, même si non référencé. Pas besoin de te mentionner un certain livre qui me ferai dépasser le point Godwin ( ou Wingod ? ) pour pouvoir rappeler que les ouvrages littéraires, revues ou journaux peuvent tout aussi bien tomber là dedans.
Après, oui, le phénomène est peut-être beaucoup plus marqué sur internet, beaucoup plus "sauvage" en terme de publication.
Je dirai que le problème viens surtout de la formation des utilisateurs :
L’Éducation Nationale est complétement à la ramasse là dessus, les initiatives autres pour former à une utilisation du web plus "saine" bien trop rares, alors que, justement, internet est un outil formidable pour recouper les informations. Mais bon, ça progresse, lentement. Encore faudrait-il former les formateurs.
La chaîne "Hygiène Mentale" ( le titre est suspect, je l'accorde ), s'y essaye avec la méthode de la zététique ( suspension consentie de l'incrédulité pour mieux vérifier la véracité de l'information ) : très instructif et montre pour des cas simples comment remonter à la source de l'information en évitant les pièges.
https://www.youtube.com/channel/UCMFcMhePnH4onVHt2-ItPZw (https://www.youtube.com/channel/UCMFcMhePnH4onVHt2-ItPZw)
( C'est cette chaîne qui m'a fait découvrir google scholar entre autres ^^ )
Dans tous les cas, la solution de la formation en amont me semble préférable à l'autre solution : la censure de ces sites. Si un organisme, privé ou publique, se réserve le droit de censurer ce qui se dit dans des domaines privés sous prétexte de "fausses informations" ( on ne parle pas d'incitation à la haine etc, c'est différent ), on peut bien voir les dérives qui peuvent en découler ( Par exemple, la Chine et son Internet largement censuré ).
Deuxième utilisation maladroite de l'informaticien, puisque, en tout cas dans les cas où l'on peut réellement envisager des enjeux significatifs, l'informaticien n'est que technicien au service d'un patron... Qui possède de nombreux noms de domaine, un personnel pour les entretenir et les administrer, des publicitaires à payer pour rameuter un public... Un soit, un capital important, et on retourne au final sur les problématiques tout à fait classiques des oligarchies/aristocraties tout à fait "réelles" et les systèmes médiatiques et de diffusion idéologique qu'elles possèdent ^^
À ceci près que sur le net, le rapport de force entre oligarques et passionnés semble ( un peu ) plus équitable, la création d'une chaîne de collecte et de diffusion d'information étant beaucoup moins onéreuse ( moins de personnel, pas de structures physiques à construire, mise en relation plus facile des bénévoles... ).
Les succès d'Open Source comme Mozilla Firefox ou Wikipédia sont peut-être, en ce sens, à méditer ;)
Il existe des autorités sur internet, en fait énormément, et non elles ne sont pas cachées.
Sur n'importe quelle page web, tu es bien dans un domaine internet, il appartient à quelqu'un, qui fixe les règles et les conditions d'utilisations ! ( le truc que personne ne lit mais que tout le monde accepte ^^ )
En utilisant Google, c'est que tu fais confiance à ses algorithmes et ses règles d'utilisation concernant les informations que u lui transmet... Sinon, hé bien il faut te diriger vers ses concurrents, Bing, Yahoo, Ask, DuckDuckGo...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_moteurs_de_recherche (https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_moteurs_de_recherche) ;)
Une autorité unique me semble, par définition, impossible sur InterNet, cette agglomération de réseaux , tous soumis à des législations différentes en fonction de leur pays d'hébergement ( ThePirateBay a par exemple pendant longtemps esquivé les lois internationales de l'audiovisuel en changeant régulièrement le pays hébergeur de son domaine ), sans compter le méli-mélo juridique qui entoure les contenus en ligne quand ils sont fractionnés sur des serveurs physiques éparpillés sur plusieurs pays.
Sans compter les nombreux moyens d'anonymisation ( je te laisse regarder du côté du sujet passionnant du Dark Web ), je pense que non, la mise en place d'une telle autorité de l'internet me semble tout bonnement impossible.
Après, pourquoi personne n'en parle ?
Je dirai que d'une, en raison de la méconnaissance généralisée de la question par le grand public.
Internet est un phénomène très récent, et ça reste encore très "magique" pour de nombreuses personnes, qui se voudrait bien informé.
Ensuite, on peut y voir une méfiance des médias traditionnels qui peuvent y voir, à juste titre, une concurrence à leur monopole culturel : plus le web paraitra mystérieux, peu fiable voir dangereux, au mieux ils se porteront...
Edit : Ah, et pour Facebook, y'a eu cette affaire qui a fait polémique et qui, oui, fait remonter les angoisses de manipulation généralisée :
http://www.lemonde.fr/pixels/article/2014/06/30/des-utilisateurs-de-facebook-manipules-pour-une-experience-psychologique_4447625_4408996.html (http://www.lemonde.fr/pixels/article/2014/06/30/des-utilisateurs-de-facebook-manipules-pour-une-experience-psychologique_4447625_4408996.html)
http://www.pnas.org/content/111/24/8788.abstract?sid=f44a1d23-42e5-42bc-9f65-ac8d62d055d2 (http://www.pnas.org/content/111/24/8788.abstract?sid=f44a1d23-42e5-42bc-9f65-ac8d62d055d2)
En gros, ils ont tenté de voir si sélectionner des feeds uniquement tristes ou joyeux avait une influence sur l'utilisateur...
Apparemment oui.
À mettre en lien avec les algorithme de suggestion de contenu que l'on peut trouver sur Youtube ou Facebook par exemple, qui peuvent conduire à un enfermement idéologique :
En regardant des vidéos complotistes, par exemple, on en trouve rapidement de nombreuses autres dans les suggestions, se confirmant entre-elles, ce qui peut entrainer des désastres sur sa façon de voir le monde ( la chaine d'Hygiène mentale en parle d'ailleurs )
-
Bonjour MoonShore,
Merci pour toutes ces réactions, c'est un véritable enrichissement ! Et cela m'amène à réagir.
Je vais essayer d'apporter ma touche au débat, même si je reste, semble-t-il, un novice sur ce sujet.
Pour la "dictature de l'hyperlien et de l'image hors sol", j'ai du mal à suivre, tu parles bien des fausses informations et intox en tout genre qui trainent sur les réseaux sociaux, ces sites dits de "réinformation" ( comme fdesouche, alter info, wikistrike... ) où en général les blogs de pseudo-savoirs qui pullulent sur le net ?
Oui, je vais même plus loin. Il s'agit de la séparation que l'on remarque entre les comportements du net et les activités de la "vraie vie" (pseudos, utopies, détachements pendant les discussions, photographies détournées, vies parallèles). L'être humain se projette autrement sur le net, comme méprisant son appartenance sur Terre. L'habitude, lorsque l'on tombe en terre inconnue, c'est le refuge, un point fixe qui rassure et amène à prendre des repères.
Autrement dit, on ne voit le monde qu'à travers le lieu que l'on habite (cf. Platon, mythe de la caverne), on laisse le reste à l'interprétation. Ce que j'entends par là, ce serait une bulle internet dans laquelle, une fois que l'on est entré, on ne ferait qu'un lien rare avec ce que l'on mange et ce que l'on échange pendant les rencontres physiques. Ainsi, la rupture qu'il y a entre le quotidien physique et le web est telle qu'on se retrouve rapidement à chercher de nouvelles significations dans cette bulle, comme une nouvelle façon de voir le monde.
Imaginons la bulle internet comme une cave, donc, et partons de ce principe hors de toute complexité.
C'est cette prédominance d'interprétations déconnectées du physique qui amène certains utilisateurs à se laisser séduire par des utopies (voire des machinations). C'est de cette apparente facilité à comparer une origine à l'autre que l'on va subitement faciliter le recours à "l'universalité" inconsciente. On a pu le voir sur des sujets comme la démocratie qui ont été déformés de la plus imprévisible façon, créant des interprétations invraisemblables, et parfois des guerres sans issue.
Je considère que cette accessibilité immédiate à des personnes issues d'autres cultures (dites "étrangères") avec lesquelles on va se mettre d'accord (elles qui sont d'opinion minoritaire dans leur région d'origine) ne va que renforcer le préjugé que l'on a de l'autre, renforcer sa simplification néfaste ; on s'en va bientôt affirmer, en matière de réalité, que les discussions que l'on a eues sur le web sont prédominantes sur les rencontres physiques, on en oublie la fiabilité du reste (en matière d'assurance ou de frustrations) ; on se conditionne à habiter cette bulle.
Le malheur, dans tout cela, c'est que la plupart des "sachant", de celles & ceux qui ont quitté la caverne, va questionner l'interprétation des gens sans envisager cette déformation initiale. Nombreux sont celles & ceux qui espèrent déconstruire les fausses idées en partant des mêmes principes que ceux qui les ont justement créées. C'est la raison pour laquelle ils tentent de combattre le "feu par le feu" en employant les mêmes méthodes que leurs détracteurs (cf. campagne de "déradicalisation" du gvt).
Notre objectif, ce ne serait pas une sorte de "radicalisation contraire", mais simplement un ancrage sécurisé de la conscience, de sa capacité à s'émanciper et à douter sans perdre ses repères. La conscience doit pouvoir remettre en question la politesse de la voisine du dessous sans avoir à passer par un mécanisme de doute de l'ensemble des certitudes (le grand complot), cela demande de pouvoir questionner la voisine sans que cela ne crée un tremblement de terre ou une déstabilisation ; la présente métaphore évoque donc la fragilité des contenus sur le web (si je quitte facebook, mes activités sont fondamentalement transformées par l'éphémérité des bases de données, perdant alors mes "amis" et ma "réputation"... ; cependant si Carrefour quitte twitter, perdra-t-il réellement ses magasins dans nos réalités respectives ?).
Ainsi, les informations subissant une telle dérégulation, un livre devenant un chef d’œuvre suite à une simple magouille Amazon, c'est l'ensemble des comportements humains qui se retrouve déstabilisé (imaginons voir demain ma boulangère en tenue d'hôtesse de l'air, et mon facteur en tenue de cosmonaute... c'est la magie d'internet ; sauf que je ne sais plus qui fait quoi).
La question initiale est la suivante : en se basant sur une solide théorie, comment mettre en place des lieux de déploiement de la pensée qui ne contraignent pas l'individu à chercher ses repères sans arrêt ? Quel critère de considération qui ne se trouve pas dérouté par la confusion qui s'exprime ? Comment rendre un nom de domaine fiable ? Lui donner une solidité ?
Ceci doit commencer par une meilleure gestion, ou une meilleure accessibilité, bref, mettre en place un haut-lieu de sérénité duquel partir avec confiance pour ne pas à avoir à se renfermer dans un refuge.
On doit pouvoir douter d'une information sans que cela ne représente un danger (celles & ceux qui ont douté de linkedin sont aujourd'hui sans amis ni avenir professionnel...), ni que cela soit représentatif d'une remise en question totale de l'environnement qui est le sien (sans quoi on se retrouve à prendre l'avion pour quitter un pays que l'on est persuadé d'être maléfique...).
Google et facebook n'offrent pas vraiment ces conditions, ce sont simplement des références auxquelles on s'est habitué pour ne pas avoir à perdre tous ses repères. Par exemple, on traite un info via facebook car c'est de là qu'on a traité les précédentes, et que l'on peut donc comparer les unes aux autres. Malheureusement, facebook est loin d'être une terre de libertés, et l'on y tourne en boucle sans jamais réellement faire le lien avec le physique ou la réalité.
L'un des graves problèmes, ce sont aussi celles & ceux qui s'égarent d'un lien à l'autre sans jamais construire une pensée (certains peuvent faire des "découvertes" pendant des heures en passant d'une vidéo youtube à l'autre) ; ce sont ceux-là mêmes qui tombent dans les pièges des plus malicieux informaticiens.
Ô combien facebook nous éloigne des vrais valeurs (que ce soit en terme "d'amis" ou de "groupes de discussion"...) et nous empêche de créer un savoir et une projection du monde.
J'en viens donc à mes informaticiens : lorsqu'ils créent ces espèces de noms de domaine plus ou moins référencés sur lesquels ils attirent les consciences, ils sont dans la capacité de censurer ou d'amener l'information sans aucune limite, ce qui rend l'objet inutilisable et parfois destructeur.
D'où la nécessité de mettre, selon moi, en place des processus de référencement porteurs qui ne représenteront pas un simple refuge d'assimilation de l'information, mais une terre de liberté en matière de compréhension du monde. Il s'agit de fiabiliser un lieu d'échange et de discussion en lui assurant un espace bien plus large que le simple bénéfice d'un organisme individuel et voué à la subjectivité.
Malheureusement, des créateurs comme les États-Unis ou la Chine s'habituent à utiliser internet n'importe comment et ne font qu'endommager la conscience collective, ce qui a tendance à laisser dégénérer les perceptions.
Comment créer un nom de domaine porteur de constance ? Toute la question est là selon moi !
-
Cela parle également de la dictature de l'hyperlien et de l'image « hors sol » (dans le sens où un site web n'a aujourd'hui pas vraiment besoin d'être référencé pour se donner une légitimité).
Comment un site au caractère douteux peut-il avoir une once de légitimité ?
Et d'ailleurs, comment un site reconnu peut-il être fiable ?
Ex. : http://bit.ly/2o4g0oH (lien Wikipédia).
Devons-nous avoir une confiance aveugle envers l'AFP plutôt que Fdesouche ou MetaTV (qui sont au format numérique) ?
-
Mmh, tu poses de vraies questions.
Je pense que c'est tout l'enjeu de notre époque.
-
De mon point de vue à vous avoir lu « l’aristo-technocratie numérique » est de l’enfumage, pur et simple.
Il consiste à créer une peur et à proposer dans le même temps une méthode pour s’en prémunir.
Par exemple il y a cette question.
Devons-nous avoir une confiance aveugle envers l'AFP plutôt que Fdesouche ou MetaTV (qui sont au format numérique) ?
En ce moment il y a création de peur à cause des fakes news qui ont permis d’élire DT.
Sur Internet tout le monde peut-dire tout et n’importe quoi et commettre le pire de tout, propager des fausses informations.
Je ne retrouve plus l’article, mais pour contrecarrer les fausses informations Facebook et/ou Twitter vont lors de la publication d’une nouvelle l’envoyer à sept médias de référence.
Si trois répondent que c’est une fausse information alors elle sera automatiquement supprimée.
Donc les médias alternatifs peuvent être bloqués par ceux qu’ils combattent, le plus naturellement du monde.
De mon point de vue, faire preuve de discernement est le mieux.
Ce qui est nouveau, c’est qu’aujourd’hui vérifier l’information auprès de plusieurs journaux ne fonctionne plus. Parce que les journaux relaient les informations de sources identiques.
Il faut vraiment recouper les informations au fil du temps et attacher de l’importance aux incohérences entre diverses informations. Car si une information est altérée et indétectable dans un même texte. Les manipulations d’informations deviennent incohérentes entre des textes différents.
-
@Kanimp
Je pense que c'est plutôt l'abstention massive ( 45% ) et l'absence de candidat apprécié ( Hillary étant une personne franchement détestée ) chez les démocrates qui a conduit a l'élection de DT. Pas sûr qu'il aurait fait le poids face à un Bernie Sanders acclamé par la jeunesse et qui aurait mobilisé, creusant l'avance du vote populaire des démocrates sur les républicains et donc sûrement fait plier les grands électeurs qui, je le rappelle, ont voté Trump à l'encontre du vote populaire ( 49% pour Trump, 51% pour Hillary, si on décompte les voix attribuées aux tri-partis ).
A prendre en compte aussi l'acharnement des anti-Trump à diffuser son nom partout à chacun de ses tweet, contribuant à sa renommée mondiale alors même que sa campagne se distingue par un coup extrêmement faible et l'absence de sponsor qui, normalement, contribuent énormément à diffuser l'image médiatique des candidats.
Si les fake news du Trump a pu renforcer le noyau dur de ses sympathisants ( qui, de toute façon, étaient déjà nourris par ces mêmes fake news ), l'hystérie de ses opposants à très certainement contribué à un clivage politique qui a poussé les modérés au vote Trump.
À méditer quand en France on a un FN qui se nourrie du même type de clivage.
Le problème avec cette technique des sept médias de référence, c'est que suivant les pays dont ils proviennent, il est légitime de se demander si leurs informations ne sont pas biaisées.
Quid des médias indépendants russes qui dénoncent les arrestations politiques et les crimes de guerre en Crimée ?
On supprime leurs articles parce que les médias officiels ( qui, pour cette région, passeraient sûrement en tant que médias de référence ) renient ces informations ?
L'établissement d'une telle censure est réellement problématique, puisque la désignation de médias de référence ne peut se faire qu'à un niveau local et entrainerai rapidement des dérives de contrôle de l'information.
Le balisage du net semble une solution partielle, certes, mais prometteuse, bien qu'elle même sujette aux mêmes problématiques.
Christophe MICHEL l'évoque dans le cadre d'un congrès au parlement européen à Bruxelles à propos de la désinformation, toujours sur la chaîne Hygiène mentale :
https://www.youtube.com/watch?v=ppU_XuaDUaQ (https://www.youtube.com/watch?v=ppU_XuaDUaQ)
À noter aussi que les médias alternatifs que l'on évoque ici tirent une partie de leur pseudo légitimité de la censure, "preuve" selon leur lecteurs qu'ils énoncent une vérité qui dérange.
Ne risque-t-on pas de les renforcer dans leurs convictions en censurant sans prendre garde ?
De mon point de vue, l'accès à l'information sur le net permet un recoupage bien plus efficace et une recherche de sources bien plus variées qu'avec le journaux traditionnels, comme le mentionne Kanimp, journaux qui se concentrent de plus en plus dans les mains de quelques oligarques aux intérêts bien définis.
@Aïsha :
Peut-être que le mieux est d'abandonner toute confiance aveugle, qui par définition s'oppose à l'esprit critique, à tout média, quel qu'il soit ?
Même si la factualité des médias dominants semble respectée, ils ne peuvent éviter les mensonges par omission et les biais idéologiques.
Je ramène à la façon particulièrement lamentable dont ont été traités les informations relatives aux attentats sur nos plateaux télévisés, excluant totalement pendant longtemps les contextes politiques et militaires qui expliquent en eux-même très bien ces actes, au profit de la cause unique et évidente que serai l'Islam, quitte à aller dans le sens des déclarations de l'EI.
Le mieux reste de varier les sources, déterminer les imprégnations idéologiques et les intérêts des propriétaires de ces sources, afin de se construire une interprétation personnelle la plus objective possible ( puisque l'objectivisme est un idéal en soi inatteignable ).
-
De mon point de vue à vous avoir lu « l’aristo-technocratie numérique » est de l’enfumage, pur et simple.
Il consiste à créer une peur et à proposer dans le même temps une méthode pour s’en prémunir.
Bonjour Kanimp,
Je trouve enfin de quoi enrichir le débat. Cette conversation est l'incarnation-même de ce que j'essayais d'évoquer.
Avez-vous conscience de la complexité de la démarche que vous proposez pour recouper la vraie information de la fausse ? Croyez-vous vraiment que vos démonstrations sont accessibles au commun des mortels ? Vous imaginez réellement chaque individu rentrer du travail et passer d'un média à l'autre pour s'assurer qu'il y a une part de réalité dans ce qui est dit ? Pensez-vous réellement que chaque citoyen pourra suivre ces techniques sur chaque info chaque jour ?
Cela me paraît difficile...
En gros, c'est en faisant des recherches multiples sur une multitude de médias sans pour autant oublier l'AFP qu'on saurait s'élever enfin ; dur, dur...
Ainsi, vous mettez en place une technicité complexe qui tend à distinguer ceux qui ont le temps et ceux qui ne l'ont pas. On est typiquement dans une complexification des besoins qui ne peut que prolonger la confusion. Cette distinction va ainsi créer deux classes : celle qui connait à l'avance les informations véritables, et l'autre. Il y a ceux qui ont la technique de recoupement de l'information, et les autres. Et de cette façon se crée une forme de technocratie qui s'entend sur les plate-formes du web moins populaires avec une conscience des réalités sincèrement plus précise dont ne bénéficient pas les autres.
La question que je pose dès lors, c'est : peut-on vulgariser ces modes de discernement pour les rendre accessibles à toutes & tous ? Existe-t-il un moyen de court-circuiter naturellement les sources de confusion ? Ou préfère-t-on voir une partie de la population larguée, et donc soumise au bon vouloir des plus enclins à comprendre les technicités complexes ?
Comme si faire une démonstration complexe suffisait à éloigner les risques !
C'est pareil pour la littérature, en fait.
-
Rebonjour Alain !
Laissez-moi revenir sur votre dernier message :
Avez-vous conscience de la complexité de la démarche que vous proposez pour recouper la vraie information de la fausse ?
Justement, ces démarches de recoupage d'informations sont bien plus faciles et rapides à l'ère du numérique qu'elles ne l'étaient avant la création de la "bulle internet " ( j'aurais plus tendances à parler des "bulles internet" )
Archives en libre accès, médias accessibles immédiatement et la plupart du temps gratuitement, outils performants et intuitifs permettant de retrouver les sources de l'information en quelques minutes...
Rien de tout cela n'était possible quand l'information était réservée aux médias télévisuels et aux journaux physique.
Ou du moins il était impossible de le faire sans se déplacer aux quelques archives physiques spécialisées disponibles, proposant des services à la fois bien plus limités, à l'accès restreint et qui n'épargnait aucunement des recherches laborieuses de plusieurs heures/jours/semaines pour trier l'information.
Je ne parle même pas de l'accès aux sources, tout bonnement impossible sans déplacement ou passage forcé par des intermédiaires si elle était éloignée physiquement du lieu de vie de la personne souhaitant s'informer.
Donc, oui, je dis, je redis et j'affirme, ce méthodologies sont tout à fait accessibles aux plus communs des mortels, si tant est que l'on prenne le temps de les instruire.
Et elles le sont encore plus avec l'ère de l'internet, qui permet de s'affranchir grandement des contraintes physiques et de temps.
D'autant plus que ces techniques de vérification ne sont en aucun cas à appliquer à chaque information que l'on reçoit, les appliquer de temps en temps pour un média spécifique afin de déterminer soi-même son orientation idéologique et la qualité des faits qu'il évoque et d'avoir un recul sur les informations qu'il transmet est amplement suffisant.
À vous lire, on croirai que cette problématique d'accès et de vérification de l'information est inhérente à notre époque, alors que c'est totalement faux !
Coupler les informations de différents journaux télévisuels ou papier a toujours été d'actualité.
De même que les luttes des différentes classes sociales pour créer leurs propres moyens d'information se sont sans cesse reproduites afin de garantir une pluralité de l'information.
En gros, c'est en faisant des recherches multiples sur une multitude de médias sans pour autant oublier l'AFP qu'on saurait s'élever enfin ; dur, dur...
Je pense que vous mettez le doigt sur un point important :
Oui, effectivement, l'accès à "une conscience des réalités sincèrement plus précise" est quelque chose d’extrêmement difficile et élitiste par définition, et il est complétement illusoire de penser que l'on peut s'en approcher par la consommation passive d'informations d'un média unique, quel qu'il soit, quelle que soit l'époque. Elle demande nécessairement un investissement de temps important et des démarches intellectuelles sophistiquées.
Alors pourquoi l'ère du numérique créerai-t-elle cette distinction, alors qu'elle a toujours existé ?
N'allez pas me faire croire que les discutions éclairées d'intellectuels dans leurs confortables salons furent , à une époque, plus nombreuses que les éructions mal informées de poivrots dans les bars bondés ! Ou que ces deux sphères aient pu se mélanger aisément !
J'irai même dans le sen contraire en disant que, justement, le net s'affranchissant des intimidations physiques, on a là l'outil idéal pour discuter avec cette population larguée, la diriger vers des méthodes plus "saines" d'accès et de positionnement face à l'information qu'ils reçoivent.
De peur de me retrouver le crâne éclaté contre un trottoir, ce n'est pas moi qui vais aller contre argumenter un groupe de rugbymen pro-FN déblatérer sur les migrants ( et j'en ai vu dans mon p'tit village de campagne, 'pouvez me croire ), alors que sur internet, j'ai pu leur parler, présenter mes points de vue, en convaincre quelques-uns ( ou tout du moins leur instiller un doute bénéfique ), sans crainte pour mon intégrité physique.
Alors, oui, vulgariser ces modes de discernement c'est possible, encore faudrait-il que ceux qui les portent cesse de mépriser à ce point le web et les surfaces d'échange qu'il peut offrir, commence à s'investir dans le contre discours de l'hyper criticisme et à se poser de réelles questions sur les causes physiques et sociales qui ont mené à l'explosion des courants conspirationnistes.
Un entretient de Antonio Casilli sur le plateau de Médiapart expose d'ailleurs très bien comment l'économie du clic et du numérique a pu conduire à cette explosion :
https://www.youtube.com/watch?v=Mj1WeRStad0 (https://www.youtube.com/watch?v=Mj1WeRStad0)
son billet de blog associé :
http://www.casilli.fr/2016/11/17/qui-a-fait-elire-trump-pas-les-algorithmes-mais-des-millions-de-tacherons-du-clic-sous-payes/ (http://www.casilli.fr/2016/11/17/qui-a-fait-elire-trump-pas-les-algorithmes-mais-des-millions-de-tacherons-du-clic-sous-payes/)
Mépris qui me semble d'ailleurs symptomatique d'une génération qui, dans son refus de réfléchir sur les tenants et les aboutissants du web, dans sa confiance aveugle aux sphères médiatiques traditionnels, dans son incapacité à s'admettre dépassée par les phénomènes qui en découlent, dans son obstination à ne pas se saisir des nouvelles possibilités d'information qui leur ont été offertes, a conduit ma génération à se plonger dans les méandres d'un internet balbutiant, sans tutelle, sans méthodologie, à devoir tout apprendre sur le tas, avec les désastres que l'on connait maintenant.
-
J'irai même dans le sen contraire en disant que, justement, le net s'affranchissant des intimidations physiques, on a là l'outil idéal pour discuter avec cette population larguée, la diriger vers des méthodes plus "saines" d'accès et de positionnement face à l'information qu'ils reçoivent.
Là est ton erreur, selon moi. En "dirigeant cette population larguée", on retombe dans les travers précédents.
Il s'agirait plutôt selon moi de ne pas avoir à diriger vers X ou Y, mais de transformer les médias les plus utilisés en plates-formes d'équité.
Ce n'est pas en ayant créé une profusion d'informations qu'internet crée une hygiène mentale ou une capacité d'assimilation de l'information. Il ne suffit pas de mettre cinquante mille solutions à un problème dans l'esprit d'un individu pour que celui-ci se trouve soudainement orienté, c'est absurde. On oublie trop souvent que le métier du journaliste était justement de recouper l'information, de la vérifier. On croirait presque que quelqu'un qui va cliquer sur trois liens saura distinguer la vraie information de la fausse, c'est impossible. J'ajoute que les algorithmes aujourd'hui sont basés sur le nombre de visites, jamais sur leur qualité de réponse à une recherche. Il suffit de cliquer plein de fois pour que tu ais l'air d'avoir raison (sans compter ceux qui payent...). On interdit aujourd'hui au journaliste ce travail de traitement de l'information, lui demandant alors de se tourner vers la propagande la plus basique. N'allons pas par la même occasion demander au citoyen lambda de faire un travail dont il n'était pas responsable auparavant.
Avant de réprimer les journalistes qui se trompent, il faudrait avant tout poser la question du rôle de l'individu dans un univers trouble. Quel est le rôle de quelqu'un que l'on informe ? (pitié, ne me réponds pas "d'obéir"...)
En ce qui concerne la France, on a assimilé les journaux à des terrains de consommation, un bon journal et un journal que l'on consomme... Veut-on vraiment faire des lecteurs, des auditeurs et des spectateurs un ventre à nourrir ? Résume-t-on l'information à quelque chose qui se clique ? Dans un tel cas, peu importe l'information, cela suffira pour ces Dames et ces Messieurs.
Je suis heureux pour les quelques uns que tu as su convaincre de fuir un parti pour un autre, mais je demande avant tout comment l'individu pourrait s'émanciper par lui-même, sans avoir recours à un éducateur.
Je sais que des procédés de traitement de l'information qui se défont des algorithmes sont plus productifs, la question reste de solidifier les statuts sur le net pour mieux identifier qui fait quoi.
-
Je pense Alan que tu te complique la vie inutilement.
Mettre en place un système comme tu le décris, ne fait que déplacer le problème.
Car cette nouvelle plateforme sera elle aussi assujetti à caution pour les mêmes raisons que celles qu’elle est supposée combattre.
Afin que quelqu’un puisse s’émanciper par lui-même, il a besoin de méthodes pour entre autre valider les informations.
Vérifier la véracité d’une information est un bon début.
Mais le plus important reste pour moi sa validité.
Toute information s’inscrit dans le contexte du pays où elle est diffusée et qui dépend en droite ligne de son histoire. Car même si une information est « vrai », mais qu’elle ne s’inscrit pas dans le contexte du pays où elle est diffusée. Elle est aussi un objet de manipulation, au même titre qu’une « fausse » information.
Aujourd’hui dans la sphère politico-médiatique, la religion et les appartenances ethniques prédominent. Ceci est imposé par le processus de mondialisation, du tout à l’identique à la sauce US.
La population européenne attache une importance prédominante à l’appartenance étatique et relègue la religion à une foi personnelle. L’Europe pluraliste utilise des mouvances idéologiques, le communautarisme et la xénophobie repose en général sur des critères géographiques.
La diffusion de cette sphère médiatique va faire en sorte qu’une partie de la population adhérera à ce nouveau système, alors que l’autre continuera d’utiliser l’européen.
Au fil du temps, les propos diffusé seront interprétés différemment par la population et provoquera au sein de cette dernière une cassure. Ce qui pourrait être très violent.
De plus dans ce bordel médiatique, les mouvances idéologiques les plus violentes seront les seules à sortir leur épingle du jeu.
Car elles sont muées par la volonté de forger l’Europe à leur image, se nourriront de la déstabilisation provoquée la sphère médiatique, sans l’écouter.
Je pense que dans ces conditions, il est préférable d’inciter les gens à retrouver leur libre arbitre.
Ce qui peut signifier d’apprendre des méthodes pour vérifier la vraisemblance d’une information et ensuite la validée.
Afin de s’émanciper de médias ou à défaut prendre une certaine distance.
Car à l’heure actuelle les mass médias à force d’exploiter une politique de marketing pour boîte de poudre à lessiver sont en train de nous créer une grosse bombe.
Car inébranlables, ils suivent leur ligne directrice et la population européenne la sienne.
Tôt ou tard, la cocotte-minute explosera.
-
Je fais un passage rapide, je n'ai pas suivi tout le débat.
Ce qui est nouveau, c’est qu’aujourd’hui vérifier l’information auprès de plusieurs journaux ne fonctionne plus. Parce que les journaux relaient les informations de sources identiques.
Tout est dit.
D'autant plus que Twitter est maintenant défini comme un média alternatif, parce que si Jean-Louis se trouve en Norvège et qu'il voit des gens se faire tuer devant son immeuble, il peut filmer/photographier et le poster sur Twitter. L'information est relayé par ses abonnés, elle parvient jusqu'à des journalistes, et ils reprennent l'information sans avoir à se déplacer jusqu'en Norvège. Le journalisme du futur, c'est ça.
Je ne lis que le "20 minutes", parfois, et il faut qu'ils se sentent obligés de mettre partout des sources Twitter et Facebook sur leur site (grâce aux widgets intégrables sur une page Web), et ça m'agace parce que c'est de la fainéantise.
Même si avant c'était pas spécialement mieux. Lisez "L'Express" qui date de 1738 et qui existe encore aujourd'hui, le plus vieux journal francophone encore édité. C'est intéressant de voir comment a évolué le journalisme au fil des siècles.
http://www.lexpressarchives.ch/Olive/APA/SwissSNP_Fr/default.aspx
Bon voyage dans le temps.
-
(À l'attention de celles & ceux qui connaissent mal le fonctionnement des réseaux sociaux, nous sommes ici dans un espace public où ma parole n'engage que moi-même. Je poste ce commentaire à la suite de ce qui m'a lancé sur l'enquête, à l'époque où je n'étais pas informé sur la situation actuelle.)
D'abord je tiens ici à remercier ceux qui m'ont alerté sur ce grave problème qui sévit sur le net, à l'époque, j'ai pu mener ma propre enquête, et la situation est urgente.
Aujourd'hui, des communautés entières (forums et réseaux sociaux) sont visées par la menace d'autorités occultes, d'organisations mafieuses, et qui profitent de l'anonymat des « nouveaux membres » (ceux qui n'ont pas encore intégré la communauté et ne « connaissent personne ») pour mener des attaques virulentes ciblées et contraindre les occupants des lieux à se soumettre à toutes sortes de pressions. Ces réseaux mafieux sont organisés, structurés et actifs ; ils se réservent le droit de contrôler chaque membre qui intègre la communauté pour poser les conditions à leur crime.
Nous sommes ici victimes de ces attaques individuelles, notamment sur des valeurs morales ou des propos politiques. Ces mafias estiment avoir le droit de censurer nos opinions par la menace quand cela leur chante, pour imposer des conditions de vie insupportables.
Sans nom, une autorité n'a pas lieu d'être.
Les conséquences de cette criminalité : certains membres en sont réduits à parler par onomatopées, précédemment ciblés par des attaques virulentes, leur confiance est tellement réduite à néant qu'ils n'ont plus de moyens de se confier (y compris sur des émotions quotidiennes comme : « Salut, tu vas bien ? »).
L'objectif de ces attaques dont a été victime le Monde de l'Écriture est l'isolement des auteurs. Que ce soit par des attaques menées contre la réputation des auteurs, ou contre leurs opinions sur les mœurs, ceux-là peuvent parfois se trouver mis dans des situations d'une grande gravité (leurs activités d'écriture mises en danger).
Pourquoi isoler les écrivains ? Ces malfrats nous considèrent comme du bétail ; nous sommes leurs propagandistes, ils comptent sur nous pour asseoir leur autorité. Nos écrits sont utilisés contre les autres communautés (qui ne sont pas littéraires) et notre maîtrise de la langue est convoitée pour son caractère d'efficacité. Isoler les auteurs signifie les affaiblir et se donner le droit d'orienter leur ligne d'écriture « dans le bon sens ». Vous comprenez ici que le premier moyen de lutter contre cette criminalité, c'est la solidarité, le lien d'amitié.
L'État ne peut pas se défaire de ses responsabilités. Nous sommes une communauté régie par la loi française, l'équipe officielle du Monde de l'Écriture se montre très ouverte au dialogue et n'a jamais montré de réticence à faire évoluer la vie en communauté pour le bien de ses membres. L'État ne peut pas être aveugle face à cette criminalité qui règne et qui touche de nombreuses communautés.
J'ai conscience que des efforts ont déjà été faits, je sais qu'il y a ici des réseaux officieux et que la police surveille les activités, notamment criminelles. Cependant, l'État de mutisme n'a d'avenir que dans la déraison. Nous ne pouvons pas laisser des auteurs subir des attaques visant à les isoler et à leur imposer une propagande qu'il faudrait écrire pour préserver des autorités occultes et mafieuses.
Nous avons besoin d'une sécurité ; les représentants politiques doivent pouvoir s'intéresser aux milieux littéraires, mais aussi aux nombreux forums de discussion que l'on trouve sur la toile, leur silence pourrait être assimilé à de la corruption, il serait donc de bon ton que les choses changent.
Si mon présent message venait à être assimilé à une « fake news », alors cela signifie que l'État se déresponsabilise définitivement d'un sujet éminemment public.
La situation est extrêmement urgente.
Voilà les informations que j'ai pu réunir jusqu'à maintenant, je ne doute pas que la situation est encore amenée à évoluer.
Nos libertés ne peuvent pas nous être prises.
-
J'ai rien compris.
-
Eh bien je suis désolé si je manque de clarté. J'espère que des discussions pourront se mener sur le sujet dans l'apaisement et la diversité.
-
Donne des noms qu'on bannisse ces salauds.
-
Bonsoir, Aube, désolé de te répondre si tard.
Pour le moment, ce qu'on peut imaginer comme perspectives, c'est de favoriser le dialogue avec l'État afin de faire en sorte que ces réseaux soient neutralisés.
La revendication de ces autorités anonymes sont :
- l'impunité ;
- la censure ;
- le contrôle de l'information ;
- le pillage des communautés sur le web.
Il appartient donc avant tout aux membres de favoriser le dialogue avec la modération lorsque des attaques de ce genre peuvent être menées. La confiance doit être absolument le cœur de notre combat.
Il devrait aujourd'hui exister un moyen de faire stopper ces attaques, je ne sais pas moi, un numéro vert ; s'il s'agit de lutter contre l'isolement des personnes, celles-ci doivent pouvoir accéder à des moyens de lutter efficacement.
Ensuite, la raison pour laquelle ces réseaux s'attaquent à une communauté d'auteurs, c'est qu'ils souhaitent garder un contrôle sur l'information qui passe. Comme vous le savez, nous sommes nombreuses & nombreux ici à écrire, à apporter des analyses ou des critiques : c'est ce qui dérange ces réseaux mafieux.
Nous devons donc être en mesure de préserver la sécurité des discussions et de mettre le sujet au cœur du débat politique. L'isolement des individus est destiné à les orienter vers des canaux d'informations filtrées (ou Fake News), nous avons donc la priorité de favoriser les échanges sécurisés entre nos membres et la confiance en l'équipe officielle (qui se tient responsable de ses actes).
La Justice et les représentants politiques doivent nécessairement se rendre capables d'intervenir dans les milieux littéraires et sur les réseaux sociaux, c'est ce que nous attendons d'eux.
Enfin, je rappelle que je parle ici en mon nom pour exprimer une opinion personnelle ; cultiver l'esprit critique est une arme des plus virulentes contre l'obscurantisme.
Mon seul souhait est que les auteurs qui postent ici leurs textes le fassent dans la sérénité sans être considérés comme du bétail à propagande.
-
Il devrait aujourd'hui exister un moyen de faire stopper ces attaques, je ne sais pas moi, un numéro vert ; s'il s'agit de lutter contre l'isolement des personnes, celles-ci doivent pouvoir accéder à des moyens de lutter efficacement.
Bah en fait tu sais quoi,
En cas de cyber-harcèlement, vous pouvez contacter le n° net Ecoute 0800 200 000, géré par l’association E-Enfance. Au-delà de l’écoute et du conseil, Net Ecoute peut vous aider au retrait d’images ou de propos blessants, voire de comptes le cas échéant.
-
Merci Ceith-El pour l'info, honnêtement, je ne pensais pas avoir besoin de cette information sur ce forum, je reconnais mon erreur. Et heureux de voir que le sujet suscite des réactions.
-
J'ai pensé à toi ce matin, Alan, en entendant l'Instant M sur France Inter (mais je l'ai pris en cours de route et n'ai pas pu l'écouter jusqu'au bout)
https://www.franceinter.fr/emissions/l-instant-m/l-instant-m-13-mars-2018 (https://www.franceinter.fr/emissions/l-instant-m/l-instant-m-13-mars-2018)
Le sujet était comment des "trolls" ont été embauchés par la Russie pour influencer sur divers sujets, en diffusant des fake news ou simplement des opinions.
Je ne pense pas que notre cher forum soit touché par ce genre de manipulations, mais les réseaux sociaux, c'est certain.
-
Merci pour l'info, Kath.
Je te donne le process qui est utilisé par ces mafias pour aiguiser ton esprit critique :
- On précarise les auteurs en dérégulant leurs ventes.
- On les renvoie dans des cercles "marginaux ou asociaux" dans lesquels certains auraient intérêt à plonger les forums d'écriture.
- Une fois les auteurs affaiblis et marginalisés, on les embauche comme "troll" ou propagandistes pour des miettes de pain.
- On encourage les grand médias à se désintéresser du sujet afin de les rendre inaptes à enquêter sur la situation.
Sauf que la situation commence à se discuter réellement, et c'est essentiel. Cela pourrait être un moyen de faire obstacle à ces mafias.
Heureux de voir que le sujet est discuté ici aussi.
-
Pour le moment, ce qu'on peut imaginer comme perspectives, c'est de favoriser le dialogue avec l'État afin de faire en sorte que ces réseaux soient neutralisés.
Bonsoir Alan,
Malheureusement, c'est bien trop tard. Parce qu'avant de s'attaquer aux communautés du net (que ce soit les fora ou les medias indépendants qui dispensent des savoirs et/ou des news contrôlées et/ou des pistes de réflexion), les mafias ont infiltré les coulisses de l’État. Et je me suis vu, personnellement, attaqué par l’État, pour avoir osé m'attaquer à ces mafias dans leurs agissements hors internet.
Quand tu vois que L’État fait sauter les bateaux de Greenpeace, quand tu vois que des présidents se font élire grâce aux fonds de Khadafi, comment veux-tu faire confiance à un système de régulation quel qu'il soit ?
Je ne pense pas que notre cher forum soit touché par ce genre de manipulations, mais les réseaux sociaux, c'est certain.
Il suffirait de pas grand-chose: sur la même base que ce que j'avais fait à l'époque sur mon forum dédié à la branche professionnelle où j'exerçais, imaginons que LMDE crée une rubrique recensant les maisons d'édition en France. Et que, par le biais des retours que nous pourrions avoir des auteurs, pour chaque maison d'édition référencée, on insère une petite note stipulant : "n'a jamais fait l'objet d'aucune plainte concernant les droits d'auteurs" / "à fait l'objet de x plaintes" / "a fait l'objet de x condamnations", etc.
Sachant que L’État fait appel a des maisons d'édition privées pour certaines de ses publications, et que je serais fort étonné qu'il n'y ait pas de magouilles au niveau des appels d'offre, je te fais le pari que si tu dénigres une de ces maisons d'édition, même avec preuves à l'appui, l'administrateur, le modérateur de la section et l'auteur du post se retrouveront au TGI de Paris en moins de six mois, sans même qu'une plainte soit déposée, mais avec une enquête ouverte par le Procureur pour délit en matière de législation sur la presse.
-
Bonjour Dieter,
Déjà, soyons clairs, l'État a une lourde responsabilité dans la situation actuelle. Je pense cependant qu'on en n'est plus à l'heure du bilan. Bien sûr, je n'estime pas que l'enracinement de mafias de propagande se fasse sans que l'on ait à se plaindre du manque de réaction de l'État.
Aujourd'hui, c'est la réaction qui se fait attendre.
Le problème, selon moi, se joue notamment au niveau de la fragilité du modèle représentatif de la Cinquième République qui laisse insuffisamment d'espace au progrès, et facilite l'inactivité des représentants politiques. Les représentants politiques doivent prendre leurs responsabilités, on doit les impliquer absolument dans un processus de stabilité.
C'est mon opinion sur le sujet, il est temps de mettre le sujet sur la table.
Maintenant que la situation est tel quel, je ne pense pas que des individus isolés (des justiciers) puissent mettre en péril l'action de mafias organisées, dangereuses et influentes.
On peut effectivement envisager que l'inaction des représentants politiques et du précédent gouvernement soit due à un problème de corruption (ou de lobbying), mais ne disposant pas des preuves pour affirmer cela, je ne peux que déplorer l'inaction de l'État sur le sujet.
De mon point de vue d'auteur, j'espère que le ministère de la culture se rendra capable de mener une politique offensive contre la précarité dans les métiers de l'édition, et contre la précarité des auteurs. Nous devons mettre fin au recrutement de nouveaux propagandistes. Le sujet est fondamental à mes yeux et ne peut être évité.
Sachant que L’État fait appel a des maisons d'édition privées pour certaines de ses publications, et que je serais fort étonné qu'il n'y ait pas de magouilles au niveau des appels d'offre, je te fais le pari que si tu dénigres une de ces maisons d'édition, même avec preuves à l'appui, l'administrateur, le modérateur de la section et l'auteur du post se retrouveront au TGI de Paris en moins de six mois, sans même qu'une plainte soit déposée, mais avec une enquête ouverte par le Procureur pour délit en matière de législation sur la presse.
Vis à vis du contrôle de l'action de l'État, celui-ci est tout aussi rare que le contrôle des actions de publication ailleurs. Tout comme les Fake News restent un domaine incontrôlable, il existe un très large paysage d'activités de publications qui se font dans l'ombre.
Internet a bousculé l'ancien modèle d'édition (celui d'il y a vingt ans), et met le monde du livre dans une incapacité à réguler les ventes ; tant qu'il n'y aura pas cette capacité à sécuriser les activités de publication et d'écriture dans le monde professionnel, il n'y aura pas de moyen « d'intervenir à l'encontre des travers de l'État français. »
Publier est un droit, et il doit se faire dans des conditions acceptables ; certains auteurs seraient prêts à accepter n'importe quoi pour un peu d'argent ; si l'État ne prend pas en compte la situation, il aura, nous le savons, sa part de responsabilités.
Lorsqu'un modèle est chamboulé, c'est à tous les niveaux, nous ne pourrons pas exiger un contrôle de l'activité de l'État dans les secteurs de l'édition s'il n'y a pas de régulation sur l'ensemble.
-
Publier est un droit, et il doit se faire dans des conditions acceptables ; certains auteurs seraient prêts à accepter n'importe quoi pour un peu d'argent ; si l'État ne prend pas en compte la situation, il aura, nous le savons, sa part de responsabilités.
Mais l’État s'en moque de ce problème. J'irais même jusqu'à dire que ça l'arrange.
Après, que risque-t-il de se passer si des voies commencent à s'élever et à se faire entendre ? Tout comme ça s'est passé dans mon ancien métier: en cinq ans, des tas de lois ont été votées pour "assainir" la profession et améliorer le sort de ceux que j'appellerai les "fourmis". L’État, critiqué avant pour son laxisme, s'est refait une virginité dans ce domaine. Résultat, ces fourmis se sont retournés contre les employeurs parce que les nouveaux textes n'étaient pas appliqués, et les petites entreprises qui n'avaient pas les moyens de se défendre ont mis la clé sous la porte. Restent les grosses entreprises appartenant à la mafia et protégées par L’État grâce au "lobbying". Et les fourmis n'ont plus qu'à accepter les conditions de travail imposées par ces entreprises, ou à mourir.
Si tu commences à vouloir réguler l'édition, dans dix ans il ne restera plus que les plus grosses maisons de ce domaine, parce que les autres n'arriveront pas à suivre. Et le résultat sera encore pire qu'actuellement.
-
Je ne suis pas d'accord avec toi.
Tu proposes un modèle de dérégulation propre au non-droit, si tu véhicules de tels propos, tu fais le jeu de la criminalité, sache le.
Je ne suis pas sûr que tu aies conscience de la gravité de ce que représente la situation.
Concernant la régulation, elle est douloureuse pour tout le monde (éditeur/auteurs/etc.), j'en ai conscience. Simplement c'est en donnant un cadre que l'on trouve les libertés nécessaires ; l'insécurité n'est pas une issue pour nous. Nous ne pouvons pas rester dans un cadre de publication dit « hors sol » qui n'aurait ni queue ni tête.
Nous devons nous rattacher à une réalité, cette réalité, c'est une régulation commune.
Je pense que tu ne maîtrises pas les enjeux qui sont sur la table, tu mets tout dans le même sac, les rainbowarrior, le capitalisme et les fake news ; excuse-moi mais on ne peut pas tout mélanger comme ça, on n'avancera pas sinon.
Bien entendu, ce sont aux professionnels de pouvoir discuter sur le sujet, il faut mener des discussions entre auteurs et éditeurs. Ce sont aux professionnels de décider de ce qui leur paraît le mieux adapté à leurs contraintes professionnelles ; les représentants politiques ne peuvent pas décider sans les professionnels du métier. Tu te plains du modèle représentatif, moi aussi, mais il faut aujourd'hui être pragmatique : la situation est urgente, on fait avec ce qu'on a.
Pour le moment, la jungle amène justement les gros éditeurs à survivre difficilement en menant une politique de concurrence virulente, et non l'inverse. Ne me dis pas que la dérégulation est à l'origine du manque de diversité dans l'édition, alors que quand il y avait une régulation, il y avait une diversité ; que c'est depuis cette dérégulation que des mafias se mettent en place. J'espère que tu comprends que je prends ce sujet très au sérieux.
Je pense que tu dois pouvoir mettre les pieds sur terre, retrouver raison, tout comme de nombreux auteurs qui ont été éloignés des réalités.
L'insécurité coûte très cher aux petites maisons d'édition (qui n'ont pas les moyens de se défendre contre de grosses mafias qui ont de gros moyens financiers). Et ces discussions ne se mèneront pas sans une volonté de chacune & chacun de construire une stabilité.
Prends bien conscience que l'immobilité est dangereuse pour tout le monde.
-
Je te comprend très bien Alan. Je te fais juste part de mon expérience. Et si je mélange un peu tout, c'est aussi pour te montrer que je prend en compte d'autres expériences sur le même thème (en gros, la défense de son bifteck). Ce que tu as du mal à assimiler, c'est ça:
Bien entendu, ce sont aux professionnels de pouvoir discuter sur le sujet, il faut mener des discussions entre auteurs et éditeurs. Ce sont aux professionnels de décider de ce qui leur paraît le mieux adapté à leurs contraintes professionnelles ; les représentants politiques ne peuvent pas décider sans les professionnels du métier. Tu te plains du modèle représentatif, moi aussi, mais il faut aujourd'hui être pragmatique : la situation est urgente, on fait avec ce qu'on a.
-> Sauf que si le gouvernement se mettait à organiser des discussions, il n'y convierait pas les indépendants, petites maisons d'édition ou auteurs. Je sais très bien comment ça se passe pour l'avoir vécu. Les seuls qui seront conviés à la table des discussions, ce sont les grosses entreprises, et les auteurs qui en dépendent, sur lesquelles la mafia a la main mise. Les autres seront considérés comme "non représentatifs".
Ils vont mettre en place des normes, que les "petits" ne pourront pas assumer car trop chères à respecter. Les "gros" n'essaieront même pas, préférant payer des pénalités qui ne les effraient pas, et tout doucement, il ne restera plus qu'eux. A la fin, ils feront la pluie et le beau temps en se partageant le monopole.
-
Non, mais attends, soyons clairs, si l'on se rendait compte que le Ministère de la Culture donne une quelconque crédibilité à ces mafias, ça va chauffer.
Souviens-toi du sujet de ce fil : c'est tout une multitude de communautés sur le net qui sont touchées, pas « juste les forums d'écriture ».
On parle de réseaux très dangereux, et implantés un peu partout, y compris sur facebook.
Nous, en tant qu'auteurs, nous ne sommes qu'un maillon de la chaîne, l'objectif de ces mafias de propagande est clairement de générer une instabilité qui favorise leurs activités criminelles.
Ensuite, la question de la représentativité est récurrente dans le monde du livre, je le reconnais (cela concerne aussi les librairies indépendantes dont pas une n'est la même que l'autre), donc on pourra bien entendu traiter cette question sur un autre fil, mais chaque chose en son temps, Dieter.
-
Tiens j'ai écrit ya pas longtemps un truc là dessus. Ca concernait mon boulot d'écrivain public, mais enfin la problématique est la même : savoir ancer ce monde parfois élitiste du lettré à celui parfois...mh... bas étage... de la technologie.
(je vous le mets en dessous)
[lien supprimé par la modération ; nous ne tolérons pas la publicité sauvage, nous t'invitons à aller lire la charte du forum pour mieux comprendre le lieu]
-
Tiens j'ai écrit ya pas longtemps un truc là dessus. Ca concernait mon boulot d'écrivain public, mais enfin la problématique est la même : savoir ancer ce monde parfois élitiste du lettré à celui parfois...mh... bas étage... de la technologie.
(je vous le mets en dessous)
grapho-epb "lien supprimé"
Prends le temps de développer ton propos pour favoriser la discussion (je te rappelle que tu es ici sur un forum de discussion, j'ose croire que tu sais à quoi ça sert, un forum de discussion) plutôt que de faire la promotion de ton propre travail, s'il-te-plaît, grapho-epb.
À titre personnel, j'aimerais bien que ce fil de discussion (ayant un lien avec mon enquête sur les droits d'auteurs...) ne soit pas "récupéré" par quelqu'un qui souhaite mettre en place une autopromotion calomnieuse, merci.