Salut lecteur !
Défi de Schtroumpf..th : Ooooh mes ptits chats ! Moi aussi je veux vous défier ! Je vous donne une image d'amoureux ! Racontez moi ce qui se trouve dans le sac à côté d'eux !
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Une bonne lecture à toi !
L'ENFANT DE L'OCEAN
Assis sur le ponton, ils se laissent bercer par les douces teintes de l’amour rose saupoudrée d’une fine touche de passion orangée se couchant à l’horizon. Il veut parler, hésite, timide de ses espoirs. Elle se rapproche, un sourire entendu sur ses lèvres. Elle le connait si bien. Il brise le silence avec des mots doux, des mots simples. Son récit commence…
Aujourd’hui, je vais te raconter l’histoire d’un enfant né dans l’océan. Il voyage au gré de ses désirs, joue avec les otaries, chevauche les dauphins. Il aime la lumière du soleil sur sa peau. Celle plus douce de la lune qui guide ses chevauchées nocturnes. Un jour, il joue avec les vagues, se laisse glisser sur le rivage doux et chaud. Un peu plus loin, une petite fille rit. Son chien à ses côtés, elle court, crée de jolis dessins dans le sable. Derrière elle, un homme. Il la surveille avec dans le regard une tendresse infinie. « Papa ! ». L’homme prend sa fille dans ses bras. Les trois disparaissent et laissent l’enfant de l’océan seul.
Seul. Sans Papa. Il flotte en lui un sentiment qu’il ne comprend pas. Fatigué de jouer avec les vagues, il retourne au fond de l’océan. Au fond de ses yeux, des gouttes chaudes prennent forme. L’océan les lui essuie avec douceur. Un petit poisson se pose sur l’épaule de l’enfant.
— Que t’arrive-t-il ? Tu ne joue pas avec les têtards ?
— Dis-moi poisson : où il est mon Papa ?
— Je ne sais pas.
Le poisson retourne auprès de ses enfants. « Papa ! » l’appellent-ils avec autant d’enthousiasme que la petite fille. Le cœur du petit garçon lui fait mal. Ses larmes coulent de plus en plus. Il s’assied sur un rocher et regarde les vagues. La lune dans le ciel le berce de sa lueur.
— Que t’arrive-t-il ? Tu ne joue pas avec les vagues ?
— Dis-moi lune : où il est mon Papa ?
— Je ne sais pas. Demande au soleil : il connaît plein de papas.
Les larmes de l’enfant coulent toujours plus. Le soleil s’est couché et ne reviendra qu’avec le matin. La lune lui sourit avec une douceur maternelle :
— Il n’est pas couché. Le soleil est juste de l’autre côté du monde : va vers l’Est pour le trouver.
L’enfant de l’océan plonge. Il nage vite, très vite, trop vite. Les dauphins l’accompagnent dans cette course folle. Ils rient, le prennent sur leur dos, appellent le soleil de leurs voix chantantes. Ensemble, ils poursuivent l’astre lumineux. Arrivés à cet étrange matin, le soleil déjà haut dans le ciel leur demande :
— Que vous arrivent-ils ?
— L’enfant de l’océan veut savoir, soleil !
— Que veux-tu savoir ?
— Dis-moi soleil : où il est mon Papa ?
Le soleil ne dit plus rien. Sa course s’arrête. L’enfant de l’océan le regarde. Son corps tremble de tous ses espoirs contenus. Le soleil soupire.
— Je ne sais pas.
— NOOOOOOOOOOOOOOON !
L’enfant de l’océan hurle. Sa peine grandit. Ses larmes coulent sans fin. Il devient lourd et coule. L’océan l’enserre de ses bras froids. Le soleil disparaît. Les ténèbres l’encerclent.
Il fait sombre au fond de l’océan. L’enfant s’en fiche. Ici, il pleure son papa qui n’existe pas. Ici, plus d’enfant pour dire « Papa ! » en riant. Ici, plus de joie, donc plus de peine. Soudain, dans l’obscurité, une drôle de lumière bouge. Elle vient vers lui. Un petit soleil, sur la tête d’un drôle de poisson.
— Que t’arrive-t-il, enfant de l’océan ?
— Je n’ai pas de Papa.
— Bien sûr que tu as un papa, petit enfant !
Les yeux de l’enfant se sèchent. Il veut croire ce drôle de poisson.
— Vraiment ?
De ses dents pointues, le poisson lui sourit.
— Bien sûr. Il a toujours été là pour toi. Il a séché tes larmes quand tu as pleuré. Il t’a pris dans ses bras pour te réconforter. Il est toujours là, avec toi. Ne le vois-tu pas ?
L’enfant ouvre grands ses yeux. Il cherche, cherche et ne trouve pas son Papa. Il regarde à gauche où des bulles retirent les dernière larmes ; regarde à droite où un courant caresse son bras. Alors, il le voit. Les doigts de son papa qui forment de petites bulles sur ses joues. Ses bras qui le réchauffent là où il fait si froid.
— Papa ?
L’océan tourbillonne autour de son enfant et le ramène à la surface de l’eau. L’étrange poisson sourit et son petit soleil disparait dans l’obscurité des profondeurs.
Le soleil entend derrière lui un éclat de rire. L’enfant et son père jouent. Les vagues et les dauphins les accompagne. On dit que si tu entends des rires au loin, c’est l’enfant de l’océan qui a raconté une de ses nouvelles aventures à son papa.
La jeune fille soupire d’aise. Elle croit entendre ces rires au loin. Elle saisit un paquet dans son sac, cerclé d’un ruban rose. Elle lui tend, les joues rosies.
— Joyeuse Saint-Valentin.
Il lut la petite étiquette sur le paquet : « À mon Roméo, pour ses histoires toujours plus belles. ».