Une silhouette se pressait dans l’aube grisâtre, enchaînant les pas fébriles sur le sol caillouteux, sursautant au moindre bruit, manquant de trébucher sur d’indiscernables obstacles. Elle se retournait sans cesse, craignant la subite disparition du chemin sur lequel elle piétinait depuis des heures. Tandis que le froid de novembre transformait ses halètements en vapeur évanescente, apparaissant distinctement au gré des expirations pour mieux se désagréger dans l'invisible, la piteuse lumière du crépuscule recouvrait le paysage d’un voile sordide, donnant un reflet morne et maladif à la campagne désertique, un air mauvais aux arbres qui peuplaient les collines alentours; même les prunelles des rares animaux qui traînaient par là brillaient d'une lueur maligne.
Bientôt, l’horizon laissa paraître le contour brumeux d’un village hissé sur les hauteurs, elle arrivait enfin à destination. Elle continua de marcher pendant une quinzaine de minutes puis s’arrêta aux abords d’une petite hutte esseulée, aperçue en contrebas, rongée par les aléas du temps et menaçant de s’effondrer au prochain coup de vent. Chaque minute rendait la luminosité plus glauque, peignant une mine désabusée sur le visage plat de la jeune femme, qui frappait le bambou décati de la cabane pour se donner l’illusion de sa solidité. Un large paquet dépassait du panier de récolte fixé sur son dos, celui-ci semblait lui peser. Accoudée contre le coin d’un mur décrépit, elle tentait de se convaincre une dernière fois qu’elle n’avait pas le choix, que c’était mieux pour tout le monde et qu’après tout, on ne résistait pas aux plans savamment fomentés par le destin. En tous cas, pas les gens comme elle. La force, le courage, mais surtout l’envie, lui manquait.
Les chants matinaux des oiseaux qui s’éveillaient résonnaient dans le lointain, lui rappelant la raison de sa présence ici. Elle se hâta donc de gravir les quelques marches du palier qui menaient à l’intérieur de la hutte, où un petit autel en ruine, quelques statuettes grossièrement sculptées et une pelle gisant dans la poussière l’accueillirent avec un silence désolé. Aucune fenêtre. Seule l’entrée sans porte laissait passer cette étrange lumière qui ternissait plus qu’elle n’éclairait.
La femme détacha le panier avec agilité et le posa doucement à terre, découvrant le paquet ovale, qui, à son extrémité, arborait un minuscule visage endormi. Enveloppé dans plusieurs couches de peaux en cuir souple par-dessus une couverture en laine, on n'apercevait que la bouche rose de l’enfant, ses paupières closes et quelques cheveux d’un blond presque blanc. Elle se pencha au-dessus du panier et lança un regard sec vers cette face ronde aux joues rebondies, cette incarnation de l’innocence, de la pureté. Une poupée en porcelaine, délicate et fragile; aussi figé que les figurines qui jonchaient le sol, plus pâle qu’un cadavre. Elle commençait à se demander s’il n’avait pas trépassé durant la marche, cet être si misérable. Le cœur de la jeune femme s’emballa. Elle ne voyait ni innocence ni pureté. Il n’y avait que la honte, l’incompréhension, la peur et cette irrésistible envie de fuir. Alors il était déjà mort?
Si j'ai parcouru cette longue distance, bravant les profondeurs de la nuit, râpant mes souliers déjà esquintés, c'est pour lui donner une chance de survivre... Voilà le refrain héroïque qu’elle se chanterait à chaque fois qu’un doute viendrait lui tarauder l’esprit, à chaque fois qu'elle rejouerait cette scène dans l'intimité de ses pensées. Mais la vérité, c'était qu'elle aurait voyager par monts et par vaux pour s'émanciper un tant soit peu de l'infamie qu'elle perpétrait aujourd'hui. Elle aurait employé n'importe quel moyen pour se libérer de ce boulet pourvu qu'elle restât capable de se regarder dans le miroir sans y contempler une meurtrière. Entretenir le mirage qu'elle sauvait son enfant, c'était en fin de compte, se sauver elle-même. S'il mourrait maintenant, tout s'écroulait. Plus d'excuse pour apaiser sa conscience. Plus de fin potentiellement heureuse. Plus de mensonges pour se consoler. Loin d'être délivrée, elle resterait prisonnière de ses actions pour toujours.
Elle se souvenait de la naissance du nourrisson, du silence effaré de sa famille, du vertige qui lui avait donné la nausée avant qu'elle ne s'évanouisse. Un mois s'était écoulé depuis et ses beaux-parents s'accordaient à dire que le nouvel arrivant était un indésirable, un monstre dont il fallait absolument se débarrasser.
-
Quel gâchis! Et dire que c'était un garçon. Tu n'es vraiment bonne à rien! s'était écrié son incorrigible belle-mère sur le ton du reproche,
On dit qu'il y a un orphelinat là-bas. Puisque tu ne veux pas nous laissez nous en occupez, et t'obstines à jouer les sottes au grand cœur, tu iras. Tu partiras au milieu de la nuit pour revenir au levé du jour. Ne penses même pas à prendre le cheval, c'est à trois heures de marche à peu près. Et fais bien attention à ce que personne ne te voies. Tu nous fais déjà assez honte.Tout en retenant sa respiration, elle effleura le visage de l'enfant du bout des doigts pour s'assurer qu'il vivait, puis se détendit en le sentant réagir. En le touchant, elle fût surprise par la chaleur et la vie que recelait ce petit corps emmitouflé et un sourire furtif égaya son visage sans relief. L'enfant ouvrit ses grand yeux ensommeillées, semblables à deux grosses aigue-marines moirées de chatoiements lavande et violine, silencieusement, tranquillement, puis les plongea dans ceux de sa mère.
Ils échangeaient leur dernier regard.
Quel mauvais tour le sort lui avait-il joué! Il s'en était pourtant fallu de peu pour que cet enfant fasse le bonheur de sa famille. Si seulement il avait hérité de la jolie peau dorée de sa mère, de ses yeux sombres, de ses épais cheveux d'ébène...
Mais les dieux l'avaient privé des couleurs bouillonnantes de la vie. Cela ne pouvait être excusé. A présent, son mari lui jetait des œillades dégoûtées et ses beaux-parents la malmenait plus qu'à l'accoutumée, la méprisait, la blâmait pour avoir engendrer pareille avanie. Honnie par tous, elle ne pouvait retenir sa rancœur contre la source de ses malheurs, même si elle ne parvenait pas à le haïr tout à fait. Elle se disait qu'il devait y avoir une raison qui justifiait ce caprice obscur de la nature, une logique implacable qui ferait s'imbriquer cet épisode de son existence dans le Grand Ordre des choses et de l'univers; qui lui ferait un jour s'exclamer d'un air soulagé:
Ah, voilà donc pourquoi! interrogations existentielles qu'elle ruminerait longtemps, sans jamais obtenir de réponses concluantes.
Mal à l'aise, elle se redressa, murmura hâtivement une parole d'adieu puis se dirigea vers la sortie, luttant contre la tentation de jeter un ultime coup d'œil au fruit de ses entrailles. A la place, elle céda à une envie bien plus urgente, insistante, viscérale; et, d'un coup, se mit à courir. Elle courrait comme elle n'avait jamais courut auparavant. Elle courrait afin de laisser exploser son indignation, défouler sa colère, oublier l'opprobre, fuir les calamités, extérioriser sa désapprobation, exprimer son désaccord avec la destinée. Elle courrait comme une démente, dévalant la pente sur laquelle la hutte délabrée projetait son ombre fumeuse; réprimant les cris de fureur et d'injustice qui lui brûlaient la gorge et les yeux en cette matinée d'hiver glacée, soufflant bruyamment pour étouffer les sanglots, martelant le chemin maudit qui l'avait conduite jusque là, rageant contre sa faiblesse et son impuissance face aux rudes épreuves de la vie, se révoltant contre tout ce qui la rendait détestable et amère, jurant intérieurement contre l'insoutenable fatalité de son existence, incapable de mettre les mots justes sur ses récriminations muettes.
Elle courrait pour se prouver qu'elle était bel et bien vivante, pour clamer un besoin légitime de paix et de bonheur et défier quiconque les lui refusait de subir toute les brimades dont elle avait été victime, de participer à toutes les horreurs dans lesquelles on l'avait forcée, de verser autant de larme qu'il en avait coulé sur ses joues, de souffrir autant qu'elle souffrait.
Mais elle était seule au monde.
L'agonie de sa cavalcade déchaînée n'ébranlait aucune oreille, ne suscitait aucune compassion.
Les pierres bordant le sentier de terre se fichaient éperdument de ses déboires, les corbeaux qui virevoltaient dans le ciel cendré coassaient de rire sans égards pour son chagrin, complètement insensibles aux malheurs des Hommes, et la cabane solitaire derrière elle, se gaussait de ses état d'âme hypocrites à la manière de ceux à qui on ne la fait plus.
Alors même à bout de souffle, elle continuait de courir, plus vite, plus loin, pour ne pas sombrer dans les affres de sa propre existence, tout simplement.
Spectacle pathétique sur fond de campagne lugubre.
La course se termina comme elle avait commencé: brusquement. Les jambes lâchèrent, son corps se souleva, bascula en avant et disparût dans un nuage opaque de particules tourbillonnantes.
Avant de s'écraser par terre, une ritournelle familière tinta contre les parois de son cerveau, lui susurrant d'un rythme las, qu'une fois encore, le destin lui faisait mordre la poussière.
*
L'enfant remua dans son panier en cordes tressées, gémissant des plaintes aiguës, tendant ses bras boudinés de nouveaux-né, quêtant vainement un peu d'attention. Dehors, le soleil fulminait à son zénith, pourtant pas une âme n'avait visité la hutte abandonnée, pas un passant n'avait été alerté par les cris de l'enfant, qui devenaient de plus en plus désespérés. Il avait faim.
Et puis une drôle d'odeur émanait du sol moisi de la cabane, une odeur âcre qui l'indisposait et le faisait hurler de plus belle. A la tombée du jour, il s'était égosillé jusqu'à l'épuisement, s'endormant presque la bouche ouverte. Tous ses efforts pour attirer l'attention s'étant soldé par des échecs, il avait finit par se taire, dépité, et s'était lancé dans l'examen minutieux du plafond. Ses grand yeux bleus, qui gardaient leur éclat vif malgré la fatigue et la semi-obscurité ambiante, guettaient le mouvement avec avidité, restaient attentifs au moindre signe d'activité.
Mais les heures passaient, noircissaient le décor, refroidissaient l'atmosphère, et toujours, rien ne bougeait dans la hutte en bambou.
*
Une dame au visage parcheminé s'approchait de la hutte, précédée d'un bâton qui s'enfonçait dans la terre mouillée, troublant ainsi le silence sépulcral de chuintements cadencés. L'herbe détrempée par l'ondée du matin étincelait sous un soleil flamboyant; le jour était aussi radieux qu'il avait été sinistre la veille. La vielle dame, fatiguée par la montée, s'appuya sur sa canne de fortune et reprit son souffle tout en profitant de la vue.
Quelle survivante, cette cabane! Même les pires intempéries n'avaient pas réussi à la déraciner de sa colline. Elle y restait plantée avec acharnement, comme investie d'une mission secrète par quelque force occulte, résistant envers et contre tout, retardant l'écroulement final qui l'empêcherait d'honorer ses mystérieux engagements.
De curieuses rumeurs circulaient à son propos, colportées jusqu'au tréfonds des bourgades, traversant les villages voisins, survolant rizières lézardées, rivières polluées, champs cultivés; donnant corps à des légendes extravagantes qui faisait trembler les couards sur leur paillasse, rire les gaillards à gorge déployée entre deux lampées d'eau-de-vie, inspirant des contes extraordinaires que les enfants quémandaient à l'heure du coucher, prenant place parmi les rêves et les cauchemars, creusant sillon dans l'imagination populaire.
On en parlait avec faconde, d'une voix tonitruante, ou avec crainte, à demi-mots; tout le monde voulait contribuer au mythe de la cabane, sans accorder d'importance quant à la véracité de leur dires. Inconsciemment, le peuple cherchait à s'échapper de la misère par le truchement de chimères fugitives qu'ils espéraient enfourcher, usant ainsi de ce destrier fabuleux pour galoper hors de la réalité bourbeuse qui caractérisait leur quotidien.
Ceux qui avaient vu la cahute isolée de leurs propres yeux étaient peu nombreux. Quelques sceptiques décrivaient un vulgaire amas de roseaux croulant et inanimé; mais personne n'allait plus s'aventurer dans ce coin perdu, personne ne voyait l'intérêt d'aller vérifier si toutes ces affabulations salvatrices comportaient, oui ou non, des éléments véridiques.
C'est qu'on avait d'autres chats à fouetter; le riz n'allait pas se ramasser tout seul, ni les champs se labourer comme par enchantement.
Parmi cette multitude de récits populaires qui se contredisaient souvent les uns les autres, un nom revenait continuellement. Une fameuse histoire qui racontait comment des centaines d'enfants avaient péri entre les quatre murs pourrissants de la cabane, abandonnés tour à tour en période de disette ou à cause de quelques tares mentales ou physiques, lui avait valu le surnom de
"mouroir sur la butte"; et lorsqu'un rejeton récalcitrant jouait les mauvais garnements, ses parents le dissuadaient de réitérer l'expérience sous peine de l'y expédier sans délai. La menace produisait son petit effet. C'était devenu une sorte de pratique culturelle, subrepticement introduite dans le folklore de la région au fil du temps.
La vielle femme regardait le paysage sans plus le voir, déplorant cette appellation peu glorieuse qui ramenait d'affreux souvenirs à la surface du puits enténébré de sa mémoire.
-
"La hutte sur la butte" sonne beaucoup mieux, songea-t-elle,
en plus, ça rime!Elle hocha la tête, fière de son jeu de mot, et reprit son ascension. Elle était de belle humeur. En arrivant au sommet, un sourire attendri découvrit ses gencives édentées. Ses mains fripées s'accotèrent contre la façade humide de la hutte, et cette dernière parût frémir de plaisir au contact affectueux de sa vielle amie. Peu lui importait que les gens la croient folle et tournent son amitié en dérision; ils ne pouvaient concevoir la puissance du lien qui les unissaient toutes les deux. Quand la cabane prenait des coups, la vielle dame la rafistolait. Quand la vielle dame se confiait, la cabane écoutait. Elles se connaissaient, elles se comprenaient. Les gens qui se moquaient, qui la jugeaient, pouvait-ils s'imaginer les épreuves qu'elles avaient surmonté ensemble? La vie, et la mort aussi, les avaient inextricablement liées l'une à l'autre.
La terre entière pouvait bien proférer ses railleries, l'attachement de la vielle pour sa hutte demeurait inaltérable.
Ses bottes molletonnées venaient à peine de franchir l'entrée que le sang se glaça dans ses veines saillantes. Une tête dépassait d'un panier à récolte trônant au beau milieu de l'unique pièce, entouré de figurines éparpillées un peu partout. La vielle dame se précipita vers le nourrisson et le détailla du regard. Des plis angoissés se mêlaient aux rides de son visage; absorbée par les événements, elle ignora les claquements de sa canne qui dégringolait le palier.
-
Non, non, non, souffla-t-elle en empoignant le panier tressé.
Aucun cri, aucun gazouillement ne s'échappaient des lèvres blanchies de l'enfant, pas un son. Le silence suintait l'horreur. Il était livide, le petit, un vrai crève-cœur. La vielle femme en avait vu des dépouilles durcies par le froid au cours de sa longue vie, émaciées par la famine, les globes exorbités, vidés de leur essence; mais jamais elle n'avait vu peau si exsangue. Elle arrivait trop tard. La mort remportait son trophée.
Accablée, éreintée, la femme s'affaissa sur elle-même, serrant le panier aux allures de tombeau contre sa poitrine. Des palpitations lui remuaient les boyaux, vraiment, c'était trop injuste. La pelle rubigineuse qui croupissait sur le pan d'un mur lui agressa soudain la vue.
-
Une autre tombe à creuser, murmura t-elle à la hutte, empreinte d'une sincère tristesse.
Et pour la première fois, elle cru entendre la voix de la cabane en bambou lui répondre. Un rien, un chuchotement imperceptible, glissant doucement sur les vieux tympans de la femme, et qui disait:
-Regarde! Regarde!Elle se redressa du mieux qu'elle pût, et jeta un dernier coup d'oeil en direction du nourrisson. Elle failli rompre son étreinte et laisser choir le panier à récolte en discernant les faibles mouvements du mort.
Impossible, il bougeait! Elle s'empressa de poser le panier et toucha les joues laiteuse de l'enfant avant de plonger ses mains rugueuses sous les multiples couches de vêtements qui le recouvrait.
-
Il est encore chaud ma parole! s'écria-t-elle, revigorée.
Tout ce remue-ménage avait extirpé l'enfant de son long coma. Il frotta ses paupières collées par les larmes séchées avec ses doigts minuscules, bailla en étirant ses membres engourdis, et dévoila l'époustouflante coloration de ses iris. Celles-ci émerveillèrent la vielle dame, pour qui la génétique relevait du domaine des dieux. Un jour, un voyageur égaré lui avait certifié que sur d'autres "continents", les yeux se teintaient de bleu, de vert, de gris...elle n'y avait jamais cru jusqu'à ce jour. Cette fascinante combinaison de couleurs lui rappelait les glycines parfumées de sa jeunesse. Si l'enfant possédait la ténacité de cette plante, il aurait toutes ses chances de survivre. Elle le ré-empaqueta dans ses épaisses couvertures, rajouta son manteau rapiécé par-dessus, dénudant ses maigres bras, et mit le panier contenant le nourrisson ressuscité sur son dos bosselé, prête à se casser l'échine s'il le fallait. Elle se rua vers le palier, ramassa son bâton et s'en alla aussi vite que ses jambes le lui permettait, tapotant la cabane d'un air complice avant de s'en aller. Elle n'eût pas le temps de s'arrêter pour l'entendre murmurer:
-
Au revoir, ma bonne amie.La cabane s'écroula dans la nuit qui suivit.
*
Quand la vielle femme escalada la colline trois jours plus tard pour fêter leur noble sauvetage, elle ne vit qu'un monticule de bambou brisés, se dispersant au gré des bourrasques. Pendant près d'un siècle, cette hutte avait été le théâtre de la misère humaine, le témoin impuissant , le complice involontaire de scènes tragiques. Mais elle avait aussi connu le courage, la tendresse et la joie. Au-delà du mouroir, se cachait le refuge, juché sur une butte, défendant bravement les rebuts délaissés par leur famille.
La vielle dame porta le deuil de sa plus chère amie, celle qui jadis, l'avait sauvé de la mort, celle qui l'avait aidé lorsque était seule au monde, celle qui n'avait jamais manqué à l'appel, et pleura beaucoup. Mais elle savait, oui, elle en était persuadée: la hutte avait rempli sa mission; le sentiment de plénitude, de complétion avait fait vibrer les murs de la cabane avant la fin. Et puis, elle se consolait en se disant qu'elle ne tarderait pas à la rejoindre, sa hutte sur la butte.
-----------------------------------------------------------
Après deux ans sans rien écrire, l'envie et l'inspiration me sont subitement revenues; voilà donc l'histoire que je voulais partager pour célébrer ce glorieux retour (enfin c'est ce qu'on verra...). Dites moi ce que ce petit récit vous a inspiré, ce que vous en avez pensé, ce qui pourrait être modifié etc. Je veux tout savoir.
J'attends vos retours avec impatience!