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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Le venin du ressac

Auteur Sujet: Le venin du ressac  (Lu 11238 fois)

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Le venin du ressac
« le: 13 Octobre 2008 à 22:16:10 »
Alors, c'est un texte qui comporte deux parties, comme vous allez vite le voir, deux parties et deux points de vue radicalement différents sur une même histoire. La deuxième partie a déjà été postée séparément dans la section Poèmes (Le dire des eaux mortes), mais, si on peut la lire en faisant abstraction de la première partie, l'inverse n'est pas vrai.

Bounne lectûre...

Dernière version, pour l'AT Griffe d'Encre sur "l'eau".






Le venin du ressac



I
Eaux vives



C’était plus qu’un grain, ce qui venait de l’horizon brouillé.

Le Capitaine avait délaissé sa longue-vue. A quoi bon ? ce n’en était pas un. Ca ne venait pas de l’horizon blafard.

Non, marmonnaient ses pensées tremblotantes, tandis qu’il allait et venait sur le pont en semant ses ordres. Non, ça venait d’en-dessous. Ils avaient cru que le sommeil du voyageur était agité. (“Je suis terre-à-terre, avait-il dit, et pas un homme à faire des coups dans l’eau.”) Mais, sourds qu’ils étaient ; c’était la mer, l’eau, qui ronflait. Le Capitaine n’avait plus de pensées : rien que des rafales et de l’écume, en son for intérieur. Alors il se réfugiait comme il pouvait dans ses souvenirs d’estuaire. Dormait-il, le petit homme qui commençait à vivre, là-bas, protégé par les digues, bercé par la belle ?

On n’entendait plus les drisses. Le vent et la houle, c’était leur univers désormais, les flots turgescents, rien que l’eau, l’eau dans l’air, l’écume qui salivait, les tonneaux qui bousculaient le bois. Les rugissants les accueillaient comme il se doit ; à charge pour eux de montrer qu’ils n’étaient pas hommes de béton, mais bien âmes de bourrasques et de houle.

Le Capitaine valsait gauchement de cabine en cabine, le pied alerte, la rage au cœur. Quelle hargne froide embrasait le cœur du Neptune ? Qu’avait-il à geindre et heurter et souffler sous l’eau de grandes vagues croulantes ? Le Capitaine à la barbe de trois jours n’oubliait pas le vermisseau de la ville de béton qui perpétuait son sang, n’oubliait pas non plus les longs cheveux de cuivre qui veillaient sur cette lignée bégayante. Il avait voulu y revenir, à son fils, à son sang, au béton. Mais les détroits, mais les passes, les lampées de houle : il n’y avait rien d’autre qui lui appartenait que ces menus chenaux. Et puis le désert étouffant de cette eau qui s’imposait, au nord à l’est partout, c’était ça rien que ça qu’il voyait, revenu sur le pont, jetant les directives comme on lance un harpon, rageusement, en désespoir de cause, fiévreux face au trop grand, au trop fort, à la masse bleue qui renvoyait l’homme aux bas instincts de la terre aux fruits lourds.

Et la terre était loin ! Farce dans ce monde enfumé par l’écume et la valse des tourbillons. C’était la bataille, quoi qu’il en coûte, l’âpre pulsion revancharde qui leur faisait braver les lames, dans le grand vrombissement carnavalesque des éléments joueurs, comme s’il ne tenait qu’à eux de faire la nique à ces bourrasques irascibles. Ciel et terre, ils vivaient l’entre-deux, la mer était leurs alpages.

Au fond, le voyageur ne riait plus. C’était la survie qui pointait son nez, peut-être, dans l’esprit du civilisé, la survie qui lui arrachait toute entrave d’humanité ; face à l’eau qui enfle, l’infâme onde tueuse et fière – son étole de vent, sa robe d’abysse et sa fourrure d’écume : courtisane amère – face à elle il n’y avait plus d’échappatoire ; ha ! mais il sortait ! le voyageur ! titubant, la vague ! emporté. Et, loin en-dessous, Neptune revêche soulevait les abysses ; tandis qu’en un monde en tous points étranger, là où l’eau perpétuait la vie, où le sable attisait le trépas, il y avait un enfant et sa mère. S’enlaçaient-ils de semblables pensées, tous les trois, dans la tourmente inaudible ? Le Capitaine haïssait désormais ces masses mouvantes dont les haillons plombés écorchaient la coque. Le vent forcit.

C’était l’heure, la sienne et si ? s’il avait la fougue de la Sonde ardente et des hideuses Sargasses ? Comme à l’aube de ces millions de siècles, comme au temps des drakkars ? Hélas ! L’eau, seule, ici. Rien d’héroïque à quoi s’agripper, que la rumeur malheureuse des harpies de l’eau, c’était… La grand-vergue ! Fracasse, navire, les flots déments. Les djinns ont adopté l’océan, est-ce ? Les creux puis les vagues, et les creux sans discontinuer les flots hagards perdaient tout sens, le Capitaine ne lui en trouvait plus aucun, à ce fol amas d’eau ivre de force brute qui frappait haletait frappait haletait brisait.


Brisa.




II
Eaux mortes



L’eau s’agite.

Des plaintes d’épaves vibrent dans les courants.

L’onde a son venin.

La mer exsangue et noire vomit les offenses. Frissons, il y en a dans le frémissement des flots, c’est un frisson c’est la colère c’est l’atrabile qui enfle et sourd ; c’est la mer et c’est l’homme, celui qui a trop vécu.

Et chuintent les épaves. Le fond de l’océan exhale d’âcres toxines : la vase farandole et s’égare, s’élève toujours. Les vagues en sont chargées.

Des chalutiers divaguent en mer. Quadrillent, raclent, cernent et tuent ; c’est pour l’excédent.

Les flots se boursouflent, les vagues, sombres, sifflantes, gigognes, s’avancent, l’écume aux lèvres.

Découvrent et couvrent. Avalent. Est-ce un clocher, au-dessous ? Ys, encore ! la mer a faim.

Là-bas, loin de la grève, la folie houleuse assombrit le front des flots. Et chuintent les épaves. L’onde est grise, ou violette ou noire, on ne sait plus. C’est l’enchevêtrement premier, le chaos des jours liminaires, c’est le cœur de la Terre et ses spasmes, et le cœur de la Terre bat la chamade.

La mer efflanquée de lignes jouissives s’arme en impunité. C’est l’euphorie contenue, avant l’ardente, vivante explosion, morgue et spasme, quand les tourments de guerre lasse engendreront le renouveau.

Il est toujours trop tard quand les lames étincèlent. Elles s’abattent sur l’inconnu, elles soulent d’acide les coques de fer. L’ivresse étreint les navires, qui se laissent emporter – mais un sursaut, une lucidité : quand ils sentent la terre sous leurs pieds, le sable, la rive ? non, le fond. Et au fond rien ne bouge, c’est l’accalmie, les courants embrassent les algues ; et bientôt vient la lente remontée, tandis que les navires demeurent abyssaux : ils remontent tous, les cadavres. Des poissons dans l’eau, tout est en ordre – mais ils restent là-haut sans suffoquer dans le vent : morts.

C’est l’alliance, l’impromptue, l’incongrue, entre l’eau et le bois ; personne d’autre que l’homme pour en être à l’origine. La mer a répondu aux lamentations des épaves.

Et les goulées d’écume en noyaient plus d’un, des corps d’animaux terrestres venus on ne sait comment se serrer sur les îlots fabriqués. Le terre-né tombe et le mer-né monte, chacun prisonnier de la vie de l’autre.

Les rafales tranchantes, les flots crachotants ; l’amer.

Des souffles de silence pèsent sur l’eau. L’écume a le goût de la mort et de la vie. En bas, les hommes sont morts. Il n’y a plus âme qui chuinte ; la mer a accordé aux épaves un nouvel équipage. Les épaves se taisent.




III
« Modifié: 31 Mars 2009 à 23:44:08 par Loredan »
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Re : Le venin des alpages
« Réponse #1 le: 14 Octobre 2008 à 15:07:02 »
Je viens de poster mes remarques (élogieuses) sur la deuxième partie du texte là où il a été placé originellement.
Pour la première partie je reste sur ma faim un peu.
Un peu « décousue » Dans l'élan de la deuxième partie et semblant lui précéder, mais de moindre vigueur.
Sans doute à mon sens parce qu'ici les actions prennent le pas sur les évocations et que l'enchantement du verbe s'enlise parfois contrairement à l'autre partie.
Pardonne ces critiques sévères, elles viennent des compliments que j'ai posté sur la deuxième partie
On devient exigeant pour ceux qu'on admire.......
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Re : Le venin des alpages
« Réponse #2 le: 14 Octobre 2008 à 18:55:40 »

Hah, j'aurais dû lire cet avis-là avant celui de la section Poèmes ><

Disons que le point de vue "humain", qui plus est celui du Capitaine, qui a des responsabilités et donc une certaine forme d'esprit terre-à-terre, est plus difficile à faire s'envoler dans l'anarchie primitive de la seconde partie... mais j'comprends ton avis, et puis c'est plus narratif, aussi, non ? il y a un semblant d'histoire parallèle dans "Eaux vives", contrairement à "Eaux mortes" qui se résumerait davantage (dadvantaige, écrirait Rabelais xD il fait penser à Gad Elmaleh, parfois...) sur un tableau.

Enfin, content de lire ta critique ;) et si rapidement. Que le Capitaine soit terre-à-terre, c'est une chose ; que les phrases s'enlisent en est une autre : je n'essaie pas de masquer les défauts d'ce texte :huhu:
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Re : Le venin des alpages
« Réponse #3 le: 15 Octobre 2008 à 09:39:30 »
Ben moi j'aime mieux cette version! Il n'y a que ton titre qui me laisse perplexe, mais je trouve beaucoup plus de plaisir à lire ce dyptique que le "dire des eaux mortes" seul, c'est un peu moins abstrait, tout en gardant le style éthéré et divagant, avec les mots précis et bien choisis, là j'aime!!

Bon, le thème est assez sombre, quand même, mais la dimension dramatique est bien plantée  ^^
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Re : Le venin des alpages
« Réponse #4 le: 15 Octobre 2008 à 17:56:35 »


Ah c'est cool qu'il y ait une amélioration, pour ceux qui n'accrochaient pas !

Pour le titre, je veux le changer (mais garder l'idée du venin) mais pas encore trouvé de titre convaincant... les alpages, c'est pour l'écume, la crête des vagues / la crête des montagnes, j'verrais bien un titre qui voudrait dire "le venin de l'écume" mais en beau.
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Re : Le venin des alpages
« Réponse #5 le: 15 Octobre 2008 à 18:06:12 »
Le venin des crêtes, alors, à défaut? Hmm, non, c'est encore à côté de la plaque. Bah bon courage pour trouver alors  :D
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Re : Le venin des alpages
« Réponse #6 le: 15 Octobre 2008 à 18:11:30 »

Le venin spumescent, Le venin bouillonnant, Des convulsions de mer, Epaves dans l'écume...



Des convulsions d'écume, p't-être ^^ non ?
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Re : Le venin des alpages
« Réponse #7 le: 15 Octobre 2008 à 18:12:28 »
Ouaip, ça va pour moi!  ;D
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Re : Le venin des alpages
« Réponse #8 le: 15 Octobre 2008 à 19:41:42 »

En fait non...

> Des convulsions d'eau lasse

> Des boursouflures d'écume


?
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Re : Le venin des alpages
« Réponse #9 le: 15 Octobre 2008 à 20:21:14 »
le premier me fait penser à la vaisselle, je n'sais trop pourquoi... Boursouflures, je sais pas, ça me parait trop éloigné du sujet, non...? Encore une fois ce n'est que mon avis perso hin  :mrgreen:
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Re : Le venin des alpages
« Réponse #10 le: 15 Octobre 2008 à 20:34:20 »
euh :-[

j'accroche pas tellement plus
je crois que c'est le thème que j'aime pas en fait
je suis désolée, je l'ai lu plusieurs fois à des jours différents, mais non, rien à faire, j'y arrive pas :-[
peut-être aussi à cause de "l'amerloque", je sais pas pourquoi, mais ce mot me gêne
et aussi "les cours de la bourse"


donc voilà

ah! si!
le titre
hum...bizarre mais pourquoi pas ?
par contre pas les deux derniers que tu cites, pas beaux
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
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Hors ligne sahiqa

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Re : Le venin des alpages
« Réponse #11 le: 15 Octobre 2008 à 20:52:07 »
 :coeur:
J'aime beaucoup.
Les deux parties sont différentes, c'est vrai, mais je trouve que c'est un plus pour le texte. Dans la première partie  le point de vue du personnage facilite "l'entrée" dans le texte, qui du coup, en tout cas ça marche bien pour moi, est plus réceptif à la seconde partie moins...  heu... ancrée dans le réel...
En bref, et de mon point de vue toujours, la première partie fait un peu mise en condition pour permettre au lecteur d'accrocher mieux à la partie qui suit qui apparait un peu comme le but du texte.... c'est toujours pas clair... j'abandonne  ><

Par contre le titre fait un peu génie des alpages... et ça à pas trop de rapport. Mais j'ai pas d'idée brillante à te proposer.

Le venin du ressac ?

.... je croix que je vais te laisser chercher en fait  ><

Sinon j'aime bien "convulsions d'eau lasse"... mais sans le "des" devant  ^^

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Re : Le venin des alpages
« Réponse #12 le: 15 Octobre 2008 à 20:55:07 »

> erny@

J'penche + pour le deuxième, Des boursouflures d'écume. Boursouflures ? pour mimer le gonflement de l'eau avant la tempête, gonflement qui éclate en boursouflures d'écume.

Bon. Au moins, ça a fait un changement pour l'une de vous, lol

Hé, oui. C'est l'amerloque, quoi. C'est, si on veut résumer, l'allégorie du Terrien-ferme, c'est le personnage qui a le + d'accroches... spatio-temporelles (xD). C'est le représentant de la civilisation, de la terre ferme, de tous les gens qui ne connaissent pas le contact avec la mer, qui sont insouciants. Et c'est celui qui est en contact avec les "vices" de la terre ferme. D'où la Bourse, etc.
C'est le terre-né dans ce qu'il a de péjoratif, et qui ne se rend pas compte qu'il a "la mer" en lui. (et la loque ? hu-hu, non pas jusque là).

Enfin, tant pis alors :(



> s@hiqa

Haha, tout l'monde m'a dit ça, pour les alpages :D Des boursouflures d'écume ? Ta proposition aussi est pas mal, j'aime bien sa sonorité, les lettres, tout ça... à voir !

Merci d'ton avis =) [et j'ai compris ce que tu voulais dire]
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Re : Le venin des alpages
« Réponse #13 le: 15 Octobre 2008 à 21:11:28 »
Citer
’était plus qu’un grain, ce qui venait de l’horizon brouillé.

Le Capitaine laissait la longue-vue au second. Elle était inutile : ce n’était pas un grain. Ca ne venait pas de l’horizon blafard.
Répétitions voulues ? j'ai l'impression que oui, mais je ne les trouve pas très jolies  :-[

Citer
Mais, sourds qu’ils étaient ; c’était la mer, l’eau, qui ronflait.
Je m'interroge : un "deux points" ne serait-il pas mieux qu'un "point virgule" ? Je sais pas trop, ça donne pas le même rythme. Les deux se valent.

Citer
Dans quelle colère se mettait l’enfoiré de Neptune ? avait-il envie d’aventure, de frisson, de piquant, lui aussi ?
Majuscule à "avait" ? Je me dis que c'est une autre phrase.

Citer
de trois jours n’oubliait pas le vermisseau de la ville de béton
(jsuis en mode chipoteuse hein)
Je trouve pas la répétition des "de" très jolie.  :-[

Citer
Et la terre était loin ! Farce dans ce monde enfumé par l’écume et la valse des tourbillons. C’était la bataille, quoi qu’il en coûte, l’âpre pulsion revancharde qui leur faisait braver les lames, dans le grand vrombissement carnavalesque des éléments joueurs, comme s’il ne tenait qu’à eux de faire la nique à ces putains de bourrasques irascibles. Ciel et terre, ils vivaient l’entre-deux, la mer était leurs alpages.
:coeur: (c'est pratique les smileys, ça évite d'écrire  :mrgreen:)



Sinon de manière générale ... j'ai du mal avec le premier texte. Y'a du très bon (le paragraphe que j'ai cité par exemple) mais ... je sais pas. je trouve que le style est moins adapté que dans la plupart de tes autres textes. Et je dois t'avouer que ce que tu racontes ne me passionne pas  :-[ J'apprécie certaines descriptions, mais le tout ... bof.

Je viens de lire les avis sur Plume, et tu y dis :
Citer
Le petit homme, le vermisseau, l'enfant, tout ça désigne le même personnage, c'est le môme du Capitaine, qui est dorloté dans la ville de béton par la mère/femme du Cap'.
Ah bon ? o_O Ben je l'avais pas du tout vu xD

Bref. Par contre, il y a un point très positif : lorsque j'enchaîne les deux textes, j'aime bien le deuxième, beaucoup plus que lorsqu'il était seul. Je trouve que le premier, avec le capitaine, l'amerloque, met vraiment en relief le second et accentue ce qui y est dit.
Mais voilà, j'aime pas le premier. Je le trouve moins bien écrit que tes derniers textes. Enfin, "moins bien écrit" n'est pas le terme - car, si, il est bien écrit. Mais disons que je trouve le style moins adapté à ce que tu y racontes, comme si tu avais essayé des trucs, sans réussir à aller jusqu'au bout et à faire complètement ce que tu voulais. C'est du moins l'impression que je ressens. Ca fait bizarre venant de toi, mais je suis devenue exigeante xD (c'est ta faute aussi  :Pje suis dans une période où j'accuse les autres de tout  :mrgreen:)

Brefeu. Selon moi, tu peux améliorer le premier texte. Peut-être en accentuant encore  le côté "humain dans la tourmente" , complètement à la merci de la mer. Parce que pour le moment si je devais citer un seul mot de cette première partie, ce serait "amerloque". Alors que pourtant, tes descriptions de la mer sont super bien faites.
En fait je crois que ce que j'aime pas, c'est l'amerloque, le béton, et tout ce que tu sembles vouloir dire derrière  >< J'ai l'impression que c'est moralisateur, et c'est le genre de trucs qui m'énerve. Je c rois que si tu enlevais "amerloque", j'aimerais d'un coup beaucoup plus le texte  :noange: Mais j'ai le pressentiment que tu y tiens xD

Sinon le deuxième texte ... ben, comme je l'ai déjà dit, je le trouve très mis en valeur avec le premier.

Jsais pas si tout est compréhensible  :-¬?
Si la réalité dépasse la fiction, c'est parce que la réalité n'est en rien tenue à la vraisemblance.
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La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi.
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Re : Re : Le venin des alpages
« Réponse #14 le: 15 Octobre 2008 à 21:30:51 »
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’était plus qu’un grain, ce qui venait de l’horizon brouillé.

Le Capitaine laissait la longue-vue au second. Elle était inutile : ce n’était pas un grain. Ca ne venait pas de l’horizon blafard.
Répétitions voulues ? j'ai l'impression que oui, mais je ne les trouve pas très jolies  :-[

Oui oui, voulues genre symétrie... bon.



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Mais, sourds qu’ils étaient ; c’était la mer, l’eau, qui ronflait.
Je m'interroge : un "deux points" ne serait-il pas mieux qu'un "point virgule" ? Je sais pas trop, ça donne pas le même rythme. Les deux se valent.

Waouh, c'est du chipotage DE OUF ! J'adore ;D oui donc, pour répondre dans la continuité : j'pense que le point-virgule coupe plus ; les deux-points font un enchaînement logique, avec le point-virgule, la suite est + un constat, moins relié au premier. enfin j'préfère quoi...



Citer
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Dans quelle colère se mettait l’enfoiré de Neptune ? avait-il envie d’aventure, de frisson, de piquant, lui aussi ?
Majuscule à "avait" ? Je me dis que c'est une autre phrase.

Oui, t'as raison, mais en fait, toute cette partie-là est nullissime et à revoir complètement. Les pensées en gras du Cap' sont à virer, à vomir, à pleurer :
Citer
Des coups, ils en recevaient, et il se marrait lui en-dessous, l’amerloque ! les rugissants, rien de tel pour exciter les hommes du béton.
Le Capitaine valsait gauchement de cabine en cabine, le pied alerte, la rage au cœur. Dans quelle colère se mettait l’enfoiré de Neptune ? avait-il envie d’aventure, de frisson, de piquant, lui aussi ? Foutre un peu d’eau hors de la baignoire, rien qu’une ou deux vagues, une lampée de houle, débarrasser ce faisant l’océan des parasites incongrus.


Citer
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de trois jours n’oubliait pas le vermisseau de la ville de béton
(jsuis en mode chipoteuse hein)
Je trouve pas la répétition des "de" très jolie.  :-[

la ville de béton je garde, euh... en fait je remarque pas bien ce genre de choses, les autres, ça vous gêne ?




>>> Mais Lial' c'est ça ! c'est comme ça q'j'vais fonctionner avec toi maintenant :P j'écris un texte, tu l'aimes pas, j'en écris un autre qui le complète et tu aimes le premier ! Et ainsi de suite. Au final, j'aurai écrit 1000 textes et tu en aimeras 999. ^^


Citer
Mais voilà, j'aime pas le premier. Je le trouve moins bien écrit que tes derniers textes. Enfin, "moins bien écrit" n'est pas le terme - car, si, il est bien écrit. Mais disons que je trouve le style moins adapté à ce que tu y racontes, comme si tu avais essayé des trucs, sans réussir à aller jusqu'au bout et à faire complètement ce que tu voulais.

J'suis sûr que cette saloperie de "parole du Capitaine" (surtout les passages en gras) est pour beaucoup dans la perte d'assurance, la médiocrité, tout ça. Non ? Hé, si.


Citer
Ca fait bizarre venant de toi, mais je suis devenue exigeante xD

Tu devrais arrêter de l'être, parce que ton exigence était légitimée par ton adhésion à mes textes. Et tu n'adhésionnises plu. CQFD :mrgreen:



Citer
J'ai l'impression que c'est moralisateur, et c'est le genre de trucs qui m'énerve. Je c rois que si tu enlevais "amerloque", j'aimerais d'un coup beaucoup plus le texte  :noange: Mais j'ai le pressentiment que tu y tiens xD

J'y tiens parce que c'est le meilleur mot, celui-là, pour dire ça, enfin le meilleur que j'trouverai. Il est à la fois occidental, péjoratif et il a "la mer" en lui. Dans le contexte, ce mot, j'le KIFFE GRAVE.
Pour le côté moralisateur, heu... bah pas trop quand même... et puis, j'vais pas dire "l'amerloque, les hauts et les bas de la bourse, ah, faut voir, hein." xD faut que j'me place un minimum^^


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