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Auteur Sujet: [AT n°4 - T08] Le vendeur de canapés  (Lu 4399 fois)

Hors ligne Elk

  • Palimpseste Astral
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[AT n°4 - T08] Le vendeur de canapés
« le: 30 Juillet 2014 à 11:23:12 »
Le vendeur de canapés


— Qu’est-ce que tu aimerais faire plus tard, Alex ?
La première fois qu’elle lui posa la question, il était assis dans la cuisine, occupé à dévorer un paquet de biscuits. La chaise était trop basse pour lui, et son visage dépassait à peine de la table. Il regarda sa mère, hésita un instant. Il venait de recevoir un merveilleux cheval à bascule, flambant neuf. La réponse lui vint naturellement :
— Je veux être chevalier !
Elle rit. Elle devait le trouver mignon.
La question revint régulièrement. On la lui posait toujours dans la cuisine, haut lieu des discussions familiales. La vieille ampoule suspendue au plafond, avec sa lumière jaune sale, accompagnait année après année les projets de vie d’Alex. Lui restait constant : il voulait devenir chevalier.
A cinq ans, c'était une révélation. A huit ans, cela se transforma en défi. A onze, en marque de rébellion.
A quatorze ans, Alex commença à considérer sa passion comme une lubie gênante : il préférait grogner et s’esquiver plutôt que d’affronter encore une fois le visage déçu de sa mère, ou pire, de se retrouver embourbé dans une discussion d’adultes, d’où il sortait toujours vaincu. Il ne pouvait plus se prendre pour un chevalier : les chevaliers, ça n’existait pas. Bien sûr, il ne s’imaginait plus sillonner la campagne dans une armure scintillante, juché sur une monture fougueuse, ni combattre pour la gloire dans un tournoi royal, même si l’idée l’attirait encore. Il continuait par contre à aspirer à une vie couronnée d’honneur, passée au service d’un grand seigneur, dans l’âme sinon dans le titre.
Est-ce que tu as déjà réfléchi à… ?
Non, non, il ne voulait pas devenir scientifique. Ni homme politique. Encore moins footballeur.
A seize ans, il commença à reconsidérer sérieusement ses options. Hors de question d’entrer dans l’armée : ces mecs-là, c’étaient des mercenaires, même si certains se faisaient passer pour des chevaliers. Il pouvait rejoindre les pompiers, les chevaliers du feu, mais l’entraînement physique lui semblait un peu trop intense. Ou avocat, le chevalier des opprimés ; mais l’idée d’avaler des tomes et des tomes de lois lui donnait le tournis. Il aurait bien aimé devenir médecin – le chevalier des malades... mais il ne supportait pas la vue du sang.
Il finit par devenir commercial. Cela fit très plaisir à sa mère.
De temps à autre, lorsqu’il n’arrivait pas à trouver le sommeil, il se disait qu’il était un peu le chevalier de son entreprise, et s’endormait bercé par la bascule imaginaire d’un cheval de bois. Mais pour être honnête, il n’avait jamais rêvé d’être le chevalier d’un grossiste en canapés.

*

— Ravi d’avoir fait affaire avec vous, M. Longchamp, dit le client en lui serrant la main par-dessus son énorme bureau en acajou.
— Tout le plaisir est pour moi, M. Dubois.
Il s’agissait d’une affirmation sincère : les deux hommes venaient de passer un contrat plutôt juteux. Les halls des entreprises de M. Dubois aux quatre coins du monde seraient bientôt tous équipés de confortables canapés.
L’homme avait la soixantaine bien passée et le cheveu argenté, mais la poigne ferme. Il négociait comme un requin. En dépit de ses traits européens, Alex lui trouvait un petit air de mafieux asiatique.
Il s’apprêtait à passer la porte lorsque l’autre le rappela.
— M. Longchamp !
Alex se retourna, et l’homme lui fit signe de fermer derrière lui. Son visage était devenu plus grave qu’avenant. Il ne lui proposa pas de s’asseoir.
— J’ai une question à vous poser, finit-il par dire. Considérez que nous ne sommes plus en négociation, mais que nous discutons de personne à personne.
L’homme le sondait avec attention. Avec trop d’attention. Alex sentit sa façade de vendeur plein d’assurance glisser peu à peu et se faire avaler par la moquette vert bouteille à ses pieds. Il s'efforça de garder contenance, puis se racla la gorge.
— Je vous écoute, M. Dubois.
L’homme se frotta le menton un instant. Savait-il seulement quelle question il allait poser ? Alex trouvait cette histoire de mafia de plus en plus plausible.
— Vous savez, je suis un humaniste, Alexandre - je peux vous appeler Alexandre ? Je pense que ce qui compte dans la vie d’un homme - ou d’une femme, bien sûr - ce ne sont pas ses compétences, et encore moins son argent. Ce sont les qualités qu’il possède ou qu’il s’efforce de développer...
Le téléphone sonna. M. Dubois raccrocha sans ciller.
— D’après vous, Alexandre, quelle est la qualité la plus importante que l’on se doive de posséder ?
Alex avait reporté son attention de la moquette à l’homme d’affaires. Il cligna trois fois des yeux. Il se doutait qu’il avait l’air bête, mais franchement, ce n’était pas la question à laquelle il s’était attendu. Il se préparait à une proposition de contrat parallèle, à une offre de braquage de banque, qui sait, peut-être à un emploi dans le trafic d’opium… D’où sortait ce baratin sur les qualités humaines ?
Comme le silence s’éternisait, Alex se racla une nouvelle fois la gorge, et mit autant de conviction que possible dans sa réponse.
— Je dirais qu’il s’agit de… de l’altruisme.
M. Dubois, le menton posé sur sa main, hocha imperceptiblement la tête.
— Très bien, très bien… murmura-t-il.
Alex n’osait pas lui retourner la question. Finalement, son interlocuteur reprit la parole :
— Très bien ! Merci, je pense que nous avons fini.
Il indiqua la porte, et Alex ne se fit pas prier. Sans s’infliger une deuxième poignée de main, il se dirigea vers la sortie.
— Au revoir, monsieur.
— À bientôt, chuchota l’autre dans son dos.
À l’entrée de l’immeuble, trop occupé à rejouer dans sa tête la conversation irréelle qu’il venait de tenir avec un quasi-inconnu peut-être-mafieux, Alex faillit ne pas voir la secrétaire qui lui faisait signe. Elle raccrocha son téléphone et lui tendit une carte de visite.
— De la part de M. Dubois. Bonne fin de journée, M. Longchamp.
Une fois dehors, Alex jeta un œil au petit carton. Là où il s’attendait à trouver les coordonnées de M. Dubois, une inscription en italique indiquait sobrement :

Ordre des Chevaliers Anonymes - 15 rue des Acacias


Au verso, on avait inscrit une date et une heure au stylo à bille.
La surprise le glaça sur place.
Il se sentit brusquement dépouillé de son secret de gosse et exposé au jugement de tous. Constatant que personne ne semblait le désigner du doigt ni lui lancer des sourires moqueurs, il recommença à respirer, mais il décida quand même de surveiller ses arrières. Juste au cas où. Sur le chemin du retour, les années de rêves moyenâgeux et de projets fous qu’Alex croyait enterrés avec son adolescence lui revinrent en pleine figure.
Il déverrouilla la porte de son appartement le cœur battant, jeta sa veste, sa cravate et sa mallette sur le vieux sofa, puis lança Internet. Toute la soirée, il scanna des pages et des pages de publications sur l’histoire des chevaliers, les légendes arthuriennes, la Légion d’Honneur, l’Ordre de Malte, les templiers, les fêtes médiévales… Rien ni personne ne parlait jamais d’un quelconque “Ordre des Chevaliers Anonymes”. Son imagination ne trouvant rien à quoi se raccrocher, il élabora des dizaines d’histoires et de théories. Dans les plus glauques d’entre elles, le complot mafieux prenait le pas sur la chevalerie, et il se retrouvait enchaîné dans une cave humide à la merci de tortionnaires fous. Mais le plus souvent, il devenait après maintes péripéties le héros renommé d’une aventure internationale, ou bien le fier Lancelot d’une Dame de haute naissance.

*

La rue des Acacias était d’une banalité à pleurer. Alex ne savait pas si ce constat le rassurait ou l’angoissait. Il s’avança avec prudence sur le trottoir, coincé entre des barres résidentielles des années soixante-dix et des platanes défraîchis, et s’arrêta devant le numéro quinze. L’interphone le laissa perplexe : il n’avait aucune idée du nom qu’il devait appeler. Après trois bonnes minutes d’hésitation - il se voyait mal sonner chez un habitant au hasard, Bonjour, je suis Alexandre, Chevalier Anonyme - des bruits de pas le firent sursauter, et il se retourna pour se retrouver face à la secrétaire de M. Dubois. Elle lui adressa un sourire franc et lui tendit la main :
— Alexandre, ravie de vous revoir ! Je suis Céline.
— Enchanté, dit-il d’une voix un peu plus faible qu’il ne l’aurait souhaité.
Il avait bien aimé l’idée de dévoiler sa vieille passion à un cercle presque uniquement constitué d’inconnus. Devant ce visage familier, il se sentit rougir.
Sans plus de cérémonie, Céline composa le code de l’immeuble et s’engouffra à l’intérieur. S’il s’était attendu à des locaux spectaculaires dissimulés derrière une façade anodine, Alex aurait vite été déçu. En l’occurrence, il préférait ne s’attendre à rien.
Céline toqua à une porte banale, et un homme d’une cinquantaine d’années leur ouvrit. Il les accueillit d’une voix enjouée, et ils entrèrent dans un petit appartement un peu miteux. Alex accrocha sa veste et son écharpe au porte-manteau avant de se décider à regarder autour de lui. À son grand soulagement, personne d’autre ne semblait être arrivé. Les cloisons d’un ancien salon avaient visiblement été cassées pour aménager une pièce principale spacieuse – enfin, pas trop étriquée. Au centre, un bric-à-brac de fauteuils, chaises et tabourets venus des quatre coins du monde dessinait un cercle approximatif.
Alex se tourna vers Céline :
— Je ne voudrais pas paraître indiscret, mais… est-ce que l’Ordre est un genre de groupe de parole, ou quelque chose comme ça ?
Ses hôtes ne semblaient pas du genre à se vexer, mais il préférait quand même prendre des pincettes. Céline lui offrit un sourire mystérieux.
— Vous verrez, répondit-elle simplement.
Derrière elle, le propriétaire, un dénommé Rolland, lui fit un clin d’œil.
Alex constata vite que la ponctualité ne constituait pas la première vertu du Chevalier Anonyme. Les autres membres arrivèrent au compte-goutte. Ils saluaient poliment Alex, prenaient place dans leur fauteuil favori et discutaient avec leurs voisins. Ils se racontèrent leur semaine, se lancèrent des piques, rirent, et sous peu Alex se sentit l’intrus du groupe, l’invité indésirable au milieu d’amis de longue date.
Finalement il ne resta plus qu’une place dans le cercle, et le dernier invité frappa à la porte.
— Salut tout le monde ! lança-t-il depuis le hall où Rolland était allé lui ouvrir.
Alex reconnut immédiatement la voix de M. Dubois. Pourtant, au lieu de l’homme d’affaires propre sur lui qu’il avait rencontré trois jours auparavant, il vit entrer dans le salon un grand gaillard en tee-shirt et pantalon de sport, les cheveux en bataille retenus par une paire de lunettes de soleil. L’homme s’essuya le front d’un geste vif et, sans plus de cérémonie, vint s’installer avec les autres. Le silence était tombé sur la petite foule. Pour la première fois depuis qu’il était arrivé, Alex sentit quelque chose d’inhabituel, presque extraordinaire, flotter dans l’air. Peut-être était-ce dû au respect que semblaient soudain se porter toutes ces personnes, ou peut-être plus simplement à l’homme en face de lui qui, même en sueur et vêtu d’un vieux jogging, continuait à l’intimider.
Comme s’il avait déchiffré ses pensées, M. Dubois, que tout le monde ici appelait François, lui adressa un regard complice.
— Bon ! s’exclama-t-il. Nous accueillons aujourd’hui un nouveau venu, que j’ai rencontré il y a peu, mais qui… enfin, nous verrons cela plus tard. Alexandre, bienvenue parmi nous.
— Merci de, euh… de m’accueillir chez vous, répondit celui-ci.
— Alex - je peux t’appeler Alex ? - puisque tu te poses certainement des questions, je vais te présenter rapidement ce qu’est l’Ordre des Chevaliers. L’oreille attentive de mes collègues sera ma garantie, parce qu’il m’arrive souvent de dire des bêtises.
Le groupe hocha la tête avec sérieux. De nouveau un sourire espiègle sur le visage, François ajouta :
— Détends-toi pour l’instant, tout cela est assez informel. Nous gardons les cérémonies pompeuses pour plus tard.

*

Alex apprit ainsi que l’Ordre des Chevaliers Anonymes, honorable organisation secrète, perdurait depuis déjà plusieurs décennies. La sélection des membres se faisait par chacun, au hasard des rencontres.
— Nous n’avons pas de destriers, ni d’épées légendaires, ni de titres de noblesse, déclara François d’une voix teintée d’émotion. Ce que nous souhaitons mettre en œuvre avant tout, ce sont les vertus millénaires des chevaliers : l’honneur, la bravoure, la courtoisie. Bien entendu, chacun est libre de décliner ces qualités selon sa sensibilité et ses moyens. Nous n’existons qu’ici, en France, mais certains de nos Chevaliers ont sillonné la planète pour accomplir les missions qu’ils s’étaient fixées. D’autres préfèrent la sédentarité.
Alex apprit que s’il décidait d’entrer dans l’Ordre, il n’y rencontrerait que peu de contraintes. Quelques cérémonies solennelles, des séances de réflexion collectives, éventuellement une ou deux fêtes costumées. François lui indiqua, avant qu’il n’ait osé poser la question, qu’aucune participation financière n’était requise de la part du candidat et futur Chevalier, et que chacun pouvait quitter librement l’Ordre s’il le souhaitait, sous réserve d’en garder le secret. Cela le rassura quant à l’absence de tendances sectaires (ou mafieuses) de cette mystérieuse organisation.
François laissa ensuite la parole à ses compagnons, qui se présentèrent. Ils étaient enseignant, comptable, directeur des ressources humaines, chômeur… Rolland passait visiblement la majeure partie de son temps à écrire des romans. “De temps en temps, je me ravitaille avec un ou deux CDD”, précisa-t-il. Ils lui parlèrent de leur passion pour les chevaliers, née de la lecture des légendes arthuriennes, d’histoires de famille, ou au détour d’une fête estivale dans un petit village fortifié.
La question finit par tomber :
— Et vous, Alexandre, que faites-vous ?
Il se gratta la nuque.
— Je vends des canapés.
Ils le regardèrent sans rien dire. Certains sourirent, mais ils attendaient la suite.
Alex les observa un instant. Ils lui faisaient face, hétéroclites, un peu timbrés… accueillants. L’envie de tout leur raconter le reprit. Il se jeta à l’eau.
— Je rêve d’être Chevalier depuis que j’ai cinq ans, avoua-t-il.
Comme par magie, ses auditeurs se détendirent. Il leur raconta les journées passées à faire galoper des chevaux de plastique, à inventer, dessiner, écrire des histoires fabuleuses. Il leur décrit aussi les disputes, les doutes et le renoncement.
— J’avais un peu oublié mon rêve, conclut-il. Et vous ne correspondez pas exactement à l’image que je me faisais de preux Chevaliers. Mais j’ai bien envie de tenter l’aventure avec vous. On verra bien où tout cela m’emmène !
Quelqu’un s’exclama “bien dit !”. Les Chevaliers l’applaudirent de bonne grâce. François se leva et s’éclaircit la voix.
— Mes amis, je pense que personne ne voit d’objection à ce qu’Alexandre se joigne à nous.
Il marqua une courte pause. Personne ne le contredit.
— Alexandre, reprit-il donc, sache qu’il te reste une dernière tâche à accomplir avant d’être membre à part entière de notre Ordre. Une dernière, mais pas des moindres.

*

Ton premier acte de Chevalier devra être noble et courageux, mais surtout flamboyant. Nous comptons sur toi, Alexandre.

— Céline ?
— Mmh ?
Ils se trouvaient toujours dans le salon de Rolland. L’après-midi avait laissé place à une paisible soirée de printemps. Les fauteuils moelleux et quelques verres aidant, Alex se sentait glisser doucement vers le sommeil.
— Qu’avez-vous accompli, vous, pour votre première mission ?
Elle sourit. Encore, pensa Alex.
— Je ne peux pas vous le dire.
Il soupira.
— Comment est-ce que je suis censé être flamboyant ? Je suis gentil, je suis serviable. J’aide les personnes âgées à traverser la route, j’ai été bénévole chez Emmaüs, j’ai même donné des cours de français à des gosses étrangers. J’essaye d’être un mec bien, mais je ne suis pas flamboyant.
La plupart des Chevaliers étaient partis. Rolland et François discutaient dans la pièce d’à côté. Des chansons folk tournaient à bas volume dans la chaîne hi-fi.
— Vous voulez un conseil ? finit par dire Céline.
Alex se redressa, intéressé.
— N’essayez pas d’être quelqu’un d’autre. Faites avec ce que vous êtes.
Il se renfonça dans son fauteuil. Facile à dire. Qui était-il, déjà ? Un gars de trente ans un peu paumé, un peu solitaire. Un futur Chevalier, peut-être. Un doux rêveur, à coup sûr.
Un vendeur de canapés…

*

Les négociations avec son chef durèrent quelques semaines, mais se révélèrent fructueuses.
Un bel après-midi de juin, une flopée de canapés de toutes tailles et de toutes formes envahit la Place de la Mairie. D’un côté se tenaient les canapés-jeux-pour-enfants, de l’autre, les canapés-concerts. En face, les canapés-siestes côtoyaient les canapés-terrasses-de-bar. Une banderole multicolore affirmait : “Redonner leur place aux canapés, c’est redonner leur place aux habitants !”.
La foule prit possession des lieux avec plaisir.
Dans un coin, héros anonyme, Alex se félicitait d’avoir su réunir trois acteurs majeurs : un coup de pub, un acte chevaleresque, et un soleil flamboyant.
Son adoubement se déroula le soir même. Tous les Chevaliers répondirent à l’appel : Rolland, François et Céline, mais aussi Marguerite et Abel, Giovanna, Gustave… Ils troquèrent leurs jeans et leur pulls pour de vraies chausses et tuniques de Chevalier. Chacun portait sur sa poitrine un blason unique qui le différenciait de ses compagnons. Celui de François était un chêne, celui de Céline un renard blanc. Alex savait qu’il allait lui aussi devoir choisir le sien. Lorsque François acheva son discours (un peu trop pompeux, comme toujours), et qu’il lui demanda avec son air de patriarche quelles armoiries il souhaitait porter, Alex se tenait prêt.
— Je devrais peut-être choisir une panthère, un volcan ou une étoile filante. Cependant, en souvenir de ce jour et de mes premiers pas à vos côtés, je souhaiterais devenir le premier Chevalier du Sofa.

*

Le lendemain, Alex retrouva Céline dans un café. Elle avait une dizaine d’années de plus que lui. Quelques mois plus tôt, ce décalage lui aurait paru insurmontable. Désormais, il savait que Céline était précieuse : drôle, intelligente… et surtout chevaleresque. Il lui attrapa la main.
— J’ai décidé de reprendre le contrôle de ma vie, annonça-t-il. Je prends mon envol. Je vais monter ma propre boîte. Business international.
— Dans les canapés ? suggéra Céline.
— Mieux que les canapés : les chevaux à bascule.
« Modifié: 24 Juin 2019 à 18:02:09 par Elk »

Aahraz

  • Invité
Re : [AT n°4 - T08] Couchdreaming
« Réponse #1 le: 30 Juillet 2014 à 15:19:14 »
Bon, bah du louuuuuuuurrrrrddd, comme on dit chez moi. C'est simple, frais, bien amené. Il y a un paquets de très bonnes choses, de bons délires et une écriture impeccable, au service de l'histoire qui se déroule toute seule. D'excellentes valeurs, une sorte de poésie qui ressort de tout ça. J'ai surkiffé. Surtout que le thème porte à partir sur des décalages temporels machin, alors que là, c'est tout simple et ça porte pourtant loin.

Je prends, au fil du texte, les rares trucs qui m'ont fait tiquer  (ou que j'ai kiffé) :
Citer
A seize ans, il commença à reconsidérer sérieusement ses options. Hors de question d’entrer dans l’armée : ces mecs-là, c’étaient des mercenaires, même si certains se faisaient passer pour des chevaliers. Il pouvait rejoindre les pompiers, les chevaliers du feu, mais l’entraînement physique lui semblait un peu trop intense. Ou avocat, le chevalier des opprimés ; mais l’idée d’avaler des tomes et des tomes de lois lui donnait le tournis. Il aurait bien aimé devenir médecin – le chevalier des malades... mais il ne supportait pas la vue du sang.
Il finit par devenir commercial. Cela fit très plaisir à sa mère.
De temps à autre, lorsqu’il n’arrivait pas à trouver le sommeil, il se disait qu’il était un peu le chevalier de son entreprise, et s’endormait bercé par la bascule imaginaire d’un cheval de bois. Mais pour être honnête, il n’avait jamais rêvé d’être le chevalier d’un grossiste en canapés.
Ca c'est excellent. Mais vraiment.
Citer
Après trois bonnes minutes d’hésitation - il se voyait mal sonner chez un habitant au hasard, Bonjour, je suis Alexandre, Chevalier Anonyme - des bruits de pas le firent sursauter, et il se retourna pour se retrouver face à la secrétaire de M. Dubois.
Bon, là, par contre, il me manque des guillemets ou un truc pour que je ne relève pas la tête en me disant "wut liaison ?".

Et en fait c'est le seul truc qui m'a fait tiquer. Le coup de la mafia en doute, les petites piques lancées régulièrement, le sujet est déjà plutôt original et il est traité sous toutes ses formes. C'est classieux, j'aime bien. Chapeau et merci pour le partage. Gros niveau !

jake07

  • Invité
Re : [AT n°4 - T08] Couchdreaming
« Réponse #2 le: 30 Juillet 2014 à 16:39:47 »
Comme Aahraz, j'ai adoré ton texte. C'est le genre d'histoire que tu peux résumer facilement : "un type qui voulait être chevalier découvre que des gens se réunissent pour être des chevaliers modernes" et qui aurait pu être écrite comme un bon somnifère mais il n'en est rien. C'est très très bien écrit, on se laisse porter, les personnages ne s'appellent pas John ou Jack et tu racontes plein de choses par ton histoire, bravo ! L'introduction est extrêmement réussie, les premiers paragraphes. Le reste suit.

J'ai relevé deux passages qui m'ont tiqué, mais trois fois rien.

Citer
et sous peu Alex se sentit l’intrus du groupe

"sous peu" m'a gêné. Je veux pas m'avancer mais il me semble que sous peu sous entend un futur. Sous peu il allait se sentir. Je crois pas que ça soit correct formulé comme ça, mais je dis ça au feeling autant c'est juste moi qui tique sur ça.

Citer
Ils étaient enseignant, comptable, directeur des ressources humaines, chômeur…

Faut pas des pluriels ? C'est le genre de cas où je sais pas. Oui car ils sont plusieurs mais non car peut-être un de chaque ? I don't know.

Ce sont les deux seules petites choses qui m'ont tilté, le reste j'ai adoré.

Hors ligne Spes

  • Calliopéen
  • Messages: 597
Re : [AT n°4 - T08] Couchdreaming
« Réponse #3 le: 30 Juillet 2014 à 16:46:56 »
Coucou,

Je commence par quelques remarques chronologiques, parmi lesquelles se trouvent des remarques d'ordre plus générales. J'ai commenté au fil du texte.


Lui restait constant > il manque une virgule après "lui"
d’adultes d’où il sortait toujours vaincu > virgule avant "d'où", je pense
Il s’apprêtait à passer la porte lorsque l’autre le rappela. > virgule avant "lorsque"

J'arrête ici de les relever mais, de façon générale, je trouve le texte économe en virgules. A part ça, je ne vois pour l'instant aucun souci de forme  ^^ ni de fond, d'ailleurs.

Alex n’osait pas lui retourner la question. > cette phrase et le passage qui précède sont très bien menés, je trouve. le dialogue est crédible, tout comme les pensées du personnage.

Il se sentit brusquement dépouillé de son secret de gosse et affiché en place publique. > est-ce lui qui est affiché, ou le secret ?

personne ne semblait le désigner du doigt ou lui lancer des sourires moqueurs > "ni", je pense

 Sur le chemin du retour (qu’il passa à regarder par-dessus son épaule) > un peu rapide, la phrase me semble un peu maladroite (le "que" s'appliquant logiquement au chemin, et non pas au retour)

Le paragraphe qui suit cette phrase me semble moins soigné dans l'écriture que ce qui précédait.

Bonjour, je suis Alexandre, Chevalier Anonyme > pas mal ^^ (après lecture, j'ajouterai  qu'à plusieurs endroits, j'ai eu envie de relever : il y a beaucoup de petites trouvailles sympas)

grand gaillard en tee-shirt et pantalon de sport, les cheveux en bataille retenus par une paire de lunettes de soleil. L’homme s’essuya le front d’un geste vif et, sans plus de cérémonie, vint s’installer avec les autres. > description efficace ! Le personnage est bien brossé.

De nouveau un sourire espiègle sur le visage, François ajouta : > la partie non-verbale me parait un peu longue

Il leur dit aussi > "dire" me parait un peu faible

L'idée d'utiliser les canapés est drôle et innovante ^^ Donc, à mon goût : la première fin est réussie, et la deuxième aussi. Je plussoie Aahraz quant à la qualité du texte.

Hors ligne Loïc

  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 8 764
  • Prout
Re : [AT n°4 - T08] Couchdreaming
« Réponse #4 le: 30 Juillet 2014 à 20:41:46 »
Citer
Il finit par devenir commercial. Cela fit très plaisir à sa mère.

 :D

Je suis plutôt enthousiasmé par ce début. C'est bien mené, drôle, ça s'enchaîne bien.

Citer
La rue des Acacias était d’une banalité à pleurer, songea Alex, sans savoir si ce constat le rassurait ou l’angoissait.

Je trouve tes songea, dit, etc. souvent mal placés et qu'ils rompent avec la fluidité du texte. Tu pourrais peut-être les supprimer, tourner autrement tes phrases, ça améliorerait tes débuts de paragraphe à mon sens.

J'ai beaucoup aimé. C'est très bien raconté, super mignon, le genre de texte qui mettent de bonne humeur. Maîtrisé de bout en bout, avec même une fin surprenante.
Par contre j'aime pas le titre.

Merci pour ce texte :D
"We think you're dumb and we hate you too"
Alestorm

"Les Grandes Histoires sont celles que l'on a déjà entendues et que l'on n'aspire qu'à réentendre.
Celles dans lesquelles on peut entrer à tout moment et s'installer à son aise."
Arundhati Roy

MillaNox

  • Invité
Re : [AT n°4 - T08] Couchdreaming
« Réponse #5 le: 31 Juillet 2014 à 10:47:54 »
Salut !

au fil du texte :
Citer
A cinq ans, ç’avait été une révélation. A huit ans, ça se transforma en défi.
je bloque un peu sur le "ç' " et le "ça", à l'oreille j'entendrai plutôt des "cela", mais pas sûr que d'autres butent, faut voir

Citer
Mais pour être honnête, il n’avait jamais rêvé d’être le chevalier d’un grossiste en canapés.
:D

Citer
Alex sentit sa façade de vendeur plein d’assurance glisser peu à peu et se faire avaler par la moquette vert bouteille à ses pieds.
excellente l'image

Citer
— Je dirais qu’il s’agit de… de l’altruisme.
ahah je m'attendais à la bravoure ou à l'honneur avec son trip de chevalier, tu m'as eu  :D

Citer
Il déverrouilla la porte de son appartement le cœur battant, jeta sa veste, sa cravate et sa mallette sur le vieux sofa, et lança Internet.
ça me gêne un peu les deux "et" très proche

Citer
L’interphone le laissa perplexe, puisqu’il n’avait aucune idée du nom qu’il devait appeler.
tu as une écriture super fluide depuis le début, je sais pas pourquoi c'est la première phrase que je trouve lourde à la sensation, mais j'ai du mal à identifier le problème. à voir si d'autres tiquent, sinon c'est moi qui trippe !

Citer
En l’occurrence, il préférait ne s’attendre à rien.
sagesse de chevalier  ^^

Citer
Céline toqua à une porte banale, et un homme d’une cinquantaine d’années vint leur ouvrir.
est-ce que "vint est utile ou est-ce que "leur ouvrit" directement serait + fluide ?

Citer
Céline lui sourit – elle avait un sourire facile et mystérieux à la fois.
bof la réutilisation de sourire après sourit

Citer
La sélection des membres se faisait par les membres, au hasard des rencontres.
bof le double "membres"

Citer
Bref, s’il décidait d’entrer dans l’Ordre, Alex n’y rencontrerait que peu de contraintes. Quelques cérémonies solennelles, des séances de réflexion collectives, éventuellement une ou deux rencontres costumées
répétition

hop, tout lu !

sur la forme, c'est structuré, bien mené, il y a une vraie histoire qui tient la route, le thème de l'AT fonctionne, et pis c'est écrit de façon tellement fluide qu'on oublie qu'on est en train de lire des mots, je me suis faite happée, un délice  :coeur:
Pas compris le titre, une référence qui me manque ?

sur le fond, j'ai aussi beaucoup aimé. un enfant qui rêve, c'est toujours sympa, mais un adulte qui rêve, c'est  :coeur: :coeur:

Merci pour cette belle lecture  :)

Milla

Hors ligne Elk

  • Palimpseste Astral
  • Messages: 2 658
Re : [AT n°4 - T08] Couchdreaming
« Réponse #6 le: 01 Août 2014 à 16:56:16 »
Salut, et merci à tous pour vos réponses !

Vos compliments m'ont fait très plaisir ^^

Pour ce qui est du titre, j'ai un peu galéré à le trouver ; c'est calqué sur le mot "couchsurfing", mais je veux bien admettre que ce n'est pas exceptionnel ^^ (je réfléchis à autre chose).

Citer
La rue des Acacias était d’une banalité à pleurer, songea Alex, sans savoir si ce constat le rassurait ou l’angoissait.

Je trouve tes songea, dit, etc. souvent mal placés et qu'ils rompent avec la fluidité du texte. Tu pourrais peut-être les supprimer, tourner autrement tes phrases, ça améliorerait tes débuts de paragraphe à mon sens.
J'essaye de modifier ça !

Citer
Il se sentit brusquement dépouillé de son secret de gosse et affiché en place publique. > est-ce lui qui est affiché, ou le secret ?
Lui a priori ; ce n'est pas clair ?

Citer
"    Ils étaient enseignant, comptable, directeur des ressources humaines, chômeur…"


Faut pas des pluriels ? C'est le genre de cas où je sais pas. Oui car ils sont plusieurs mais non car peut-être un de chaque ? I don't know.
Je me suis aussi posé la question... mais je n'ai pas trouvé la réponse  :D'

Citer
"    Après trois bonnes minutes d’hésitation - il se voyait mal sonner chez un habitant au hasard, Bonjour, je suis Alexandre, Chevalier Anonyme - des bruits de pas le firent sursauter, et il se retourna pour se retrouver face à la secrétaire de M. Dubois."

Bon, là, par contre, il me manque des guillemets ou un truc pour que je ne relève pas la tête en me disant "wut liaison ?".
L'italique avait sauté en passant au forum, j'ai remis ^^.

Encore une fois, merci beaucoup pour vos remarques !!

Hors ligne Spes

  • Calliopéen
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Re : Re : [AT n°4 - T08] Couchdreaming
« Réponse #7 le: 01 Août 2014 à 17:45:26 »

Citer
Citer
Il se sentit brusquement dépouillé de son secret de gosse et affiché en place publique. > est-ce lui qui est affiché, ou le secret ?
Lui a priori ; ce n'est pas clair ?

L'expression être affiché en place publique ("afficher quelqu'un") me semble incorrecte ^^

Bon courage pour les corrections !

Hors ligne Elk

  • Palimpseste Astral
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Re : [AT n°4 - T08] Le vendeur de canapés (ex "Couchdreaming")
« Réponse #8 le: 06 Août 2014 à 14:19:58 »
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L'expression être affiché en place publique ("afficher quelqu'un") me semble incorrecte ^^
OK, c'est modifié ^^. Merci !

J'ai fait quelques changements (notamment sur les verbes de parole), et choisi un autre titre, moins incompréhensible j'espère !

Hors ligne Zacharielle

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Re : [AT n°4 - T08] Le vendeur de canapés (ex "Couchdreaming")
« Réponse #9 le: 20 Août 2014 à 08:35:04 »
B'jour, Mout !

Quelques commentaires au fil du texte :

Citer
Alex sentit sa façade de vendeur plein d’assurance glisser peu à peu et se faire avaler par la moquette vert bouteille à ses pieds. Il fit un effort pour ne pas trop fixer la moquette en question, puis se racla la gorge.
je le trouve un peu trop penaud / contrit pour quelqu'un dont le métier c'est de se montrer souriant et avenant en toute circonstance, tout en restant ferme.

Citer
Le téléphone sonna. M. Dubois raccrocha sans ciller.
Si tu dis "le" téléphone on pourrait croire que c'est celui du bureau, donc d'Alex. "Un" téléphone ?

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Il se préparait à une proposition de contrat parallèle, à une offre de braquage de banque, qui sait, peut-être à un emploi dans le trafic d’opium…
haha carrément dis donc les canapés ça lui fait donne de ces idées.

Citer
— Vous pouvez partir, Alexandre.
je ne pense pas que ce soit très crédible, de traiter de la sorte un partenaire commercial.  Il pourrait juste dire "Merci, nous avons fini. Je vous en prie" en indiquant la porte. Sans répéter son prénom, qui infantilise.

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Il avait bien aimé l’idée de dévoiler sa vieille passion à un cercle d’inconnus.
pas si inconnu, s'il connait déjà M. Dubois ?

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Bref, s’il décidait d’entrer dans l’Ordre, Alex n’y rencontrerait que peu de contraintes.
pas très beau ce Bref. "La présentation se poursuivit. On expliqua que s'il décidait..." quelque chose comme ça ?

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Quelques cérémonies solennelles, des séances de réflexion collectives, éventuellement une ou deux fêtes costumées.
ah quand même, ça ça fait un peu flipper lol

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— Qu’est-ce que tu as accompli, toi, pour ta première mission ?
j'aurais bien vu un vouvoiement généralisé, pour faire plus chevalresque

Citer
Un bel après-midi de juin, une flopée de canapés de toutes tailles et de toutes formes envahit la Place de la Mairie.
trop bien !

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— Je devrais peut-être choisir une panthère, un volcan ou une étoile filante. Cependant, en souvenir de ce jour et de mes premiers pas à vos côtés, je souhaiterais devenir le premier Chevalier du Sofa.
OUAIIIS lol

Sinon : putain, c'est super bien écrit !! Quel travail sur le rythme ! Et puis il y a juste ce qu'il faut de description pour planter de décor. La narration est fluide, il n'y a rien de trop. En plus l'idée est top, le déroulé impeccable, la fin tombe comme il faut... Bref, j'ai beaucoup aimé. Comme les autres, je trouve qu'il y a ici du très, très lourd. Bravo !

Hors ligne Elk

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Re : [AT n°4 - T08] Le vendeur de canapés (ex "Couchdreaming")
« Réponse #10 le: 21 Août 2014 à 16:32:28 »
Merci Zach pour ce commentaire ! :)

J'ai fait quelques modifs en conséquence. C'est vrai que mon M. Dubois était un peu paternaliste au début, j'ai essayé d'atténuer ^^.

Hors ligne ernya

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Re : [AT n°4 - T08] Le vendeur de canapés (ex "Couchdreaming")
« Réponse #11 le: 21 Août 2014 à 17:15:43 »

Citer
— Ravi d’avoir fait affaire avec vous, M. Longchamp, dit le client en lui serrant la main par-dessus son énorme bureau en acajou.
:D

Sinon, euh, désolée, je vais être beaucoup moins enthousiaste que mes camarades.  :-X

J'ai bien aimé le début, le ton de la narration, l'énumération des âges, tout ça. Mais j'ai décroché lors de la deuxième partie où il devient vendeur. J'ai trouvé le dialogue avec Dubois long. En fait j'ai trouvé toute la deuxième partie longue. Il n'y a plus ce rythme qu'on avait auparavant. J'ai pas non plus été très fan de l'Ordre que t'as créé, enfin je m'attendais à quelque chose de plus ouf, de plus farfelu (un truc, jsais pas, un peu The big Bang Theory version pas geek mais chevalier). Et du coup, la dernière phrase m'a paru un peu parachutée au vu de la deuxième partie alors qu'elle me semblait mieux aller avec la première sauf que j'étais plus dans l'ambiance de la première partie. (Je ne sais pas si c'est super clair ce que je raconte).
Enfin bref, j'ai pas accroché à la grosse moitié du texte, peut-être que je n'ai pas saisi le côté humoristique de la chose, je ne sais pas. Pourtant j'aimais vraiment bien le début mais après je t'ai perdu en cours de route :/
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Hors ligne Baptiste

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Re : [AT n°4 - T08] Le vendeur de canapés (ex "Couchdreaming")
« Réponse #12 le: 21 Août 2014 à 18:17:04 »
Salut

Bon ben moi, j'ai franchement pas grand chose à dire.
J'ai trouvé ça très chouette bien rythmé, bien drôle.

Je suis assez fan du concept de réappropriation de l'espace public, c'est peut être pour ça que j'ai beaucoup aimé.

et surtout
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— Mieux que les canapés : les chevaux à bascule.

je trouve la chute super chouette

Bref, merci pour ce texte

Hors ligne Rémi

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Re : [AT n°4 - T08] Le vendeur de canapés (ex "Couchdreaming")
« Réponse #13 le: 21 Août 2014 à 22:44:11 »
Salut Mout,
Superbe texte, j'ai dévoré (j'ai encore un ressort coincé dans une molaire).
Pas mal de commentaires déjà faits, donc je ne rentre pas dans le détail avec citations.

Le style est dynamique, vivant, français impeccable, pas le moindre accroc. Tes choix d'écriture servent parfaitement le texte du début à la fin, nickel.
L'histoire est sympa, mignone mais c'est aussi touchant et drôle par moment. Y'a le moment "qu'est-ce qu'il me veut" qui ajoute une petite touche de stress. Bref, bel équilibre.
La fin est chouette, fraîche et pétillante (le rassemblement sur canapés + fin avec Céline).

Que du bon donc, bravo !

Rémi
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

Hors ligne Milora

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Re : [AT n°4 - T08] Le vendeur de canapés (ex "Couchdreaming")
« Réponse #14 le: 22 Août 2014 à 15:22:05 »
Citer
Il leur décrit aussi les disputes
Décrivit

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Mais j’ai bien envie de tenter l’aventure avec vous. On verra bien où tout cela m’emmène !
Quelqu’un s’exclama “bien dit !”.
bien x3

Je suis désolée, mais... j'ai rien réussi à relever en lisant. J'étais trop prise par le texte :D Je suis incapable de dire pourquoi, mais il a pile ce petit truc qui fait qu'on est accroché et qu'on ne peut plus se décrocher, qu'on lit en souriant, en s'interrogeant sur la suite tout en savourant la situation présente. J'ai vraiment beaucoup aimé !
J'ai juste été un petit peu déçue par la fin : l'acte flamboyant passe un peu à la trappe, je trouve. Il n'est pas présentée de façon très flamboyante, on ne voit pas en quoi Alex se démène pour remporter cette victoire, du coup j'ai eu l'impression que tu avais, en fait, accéléré pour rentrer dans la limite de taille de l'AT. De même, la dernière partie avec Céline... La chute est chouette, vraiment, j'aime beaucoup la dernière phrase de fin - une histoire toute simple, toute réaliste et pourtant enchantée - mais j'ai eu l'impression que le passage qui l'amène était un peu trop résumé, accéléré. Manque de place, là aussi ?
Bref, j'aime beaucoup, merci pour cette lecture qui va me donner le sourire pour la journée ! C'est frais, c'est simple, c'est joli :)


Des gens intéressés pour fonder réellement l'Ordre des Chevaliers Anonymes avec moi ?  :-¬?

Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

 


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