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Le Monde de L'Écriture » Salon littéraire » L'Atelier » Cuisiner la langue : ustensiles et méthodes » La question du plan

Auteur Sujet: La question du plan  (Lu 8305 fois)

Hors ligne Identité Provisoire

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La question du plan
« le: 15 Avril 2013 à 16:04:45 »
Bonjour à tous !

Je suis une nouvelle venue sur ce forum aussi passionnant et exigeant que je l'espérais (je me suis bien sûr présentée là où il faut :-) )
J'ai beaucoup lu les questions posées dans cette rubrique "atelier d'écriture",  je crois que c'est bien là que je dois lancer le sujet qui m'obsède, et je vous demande de m'excuser s'il a été rabâché moult fois auparavant (j'ai cherché, j'ai pas trouvé).

Il s'agit de la question du plan.

Je développe.
Je lis beaucoup d'interview d'écrivain où, détaillant leur manière de travailler, ils expliquent pour certains ne pas poser un mot sur une feuille avant d'avoir bâti un plan ultra détaillé de leur futur roman.
Beaucoup plus rarement, je lis que certains autres auteurs (je pense par exemple à Zadie Smith que j'adooore) seraient bien incapable d'en faire autant, et n'ont pas la moindre idée de la manière dont va se terminer le chapitre qu'ils écrivent quand ils le commencent.

Vous allez me dire, c'est peut-être du bluff.
Vous allez aussi me dire "et alors? chacun sa méthode, trouve la tienne".
Et je vous répondrai "certes... mais..."
Je n'en suis malheureusement pas à tenter d'écrire un roman, j'en suis encore au stade des nouvelles.
Et justement, j'aimerai tenter de dépasser la vingtaine de pages un jour!
Je me demande donc si, entre autre, le fait que mes textes tournent court n'est pas lié à cette question du plan. Je ne fais pas de plan, non pas par flemme, mais simplement parce que ça ne vient pas comme ça.

Bref, j'en viens à ma question : et vous ?!!
Faites-vous des plans?

Si oui pourquoi?!!
Attendez-vous de les avoir peaufinés à fond pour vous lancer, ou au contraire n'est-ce qu'une trame très générale?
Les suivez-vous à la lettre? Où parvenez-vous à vous laisser la liberté de vous en écarter?

Si non (vous ne faites pas de plan), pourquoi ?
Essayez-vous de vous y mettre ou ne voyez-vous pas l'intérêt?

En gros : comment se bâtit l'architecture de vos écrits?

J'ai hâte de connaître vos expériences.
Merci d'avance à ceux que cela intéressera de me répondre!

Hors ligne Kerena

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Re : La question du plan
« Réponse #1 le: 15 Avril 2013 à 16:14:00 »
Quand je commence une histoire, je pars d'une simple idée. Un personnage, une scène, un "truc". Et je gratte, je gratte... Sans savoir où ça va me mener. Et je trouve ça fun, parce que du coup l'histoire se conduit elle-même.

Après, parfois, j'ai une idée générale, je sais comment l'histoire va finir, je sais vaguement ce qu'il va s'y passer, mais je ne fais jamais de plan. Je laisse les personnages prendre la rote qu'ils veulent pour aller à la fin de l'histoire.
Je crois qu'il y a dans le coeur des hommes une place créée pour l'émerveillement, une place endormie qui attend de s'épanouir ~ Les Aventuriers de la mer


Hors ligne Ned Leztneik

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Re : La question du plan
« Réponse #2 le: 15 Avril 2013 à 16:35:53 »
J'ai expliqué ma manière de faire ici

Si tu as des questions, vas-y  !
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Hors ligne OliveDuWeb

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Re : La question du plan
« Réponse #3 le: 15 Avril 2013 à 16:59:57 »
Il me semble avoir déjà répondu à cette question ailleurs sur le forum, mais je vais la résumer ici :
Avant, quand je ne faisais pas de plan, je ne terminais quasiment aucun texte (court ou long). Un jour, je me suis décidé à en faire et là, miracle, j'ai enfin réussi un texte long. Depuis, je ne peux plus ne serait-ce que commencer à rédiger si je ne sais pas d'avance ce que je vais écrire (au minimum un plan détaillant les étapes et le dénouement), aussi bien pour une nouvelle d'une page qu'un roman de 400.
Je conçois tout à fait que d'autres puissent avoir des méthodes différentes, je n'ai aucun problème avec ça. Donc, pour moi, il est tout à fait possible qu'un auteur puisse écrire tout un roman sans jamais rien planifier (mais il doit malgré tout avoir un minimum de choses dans sa tête, pour avoir un peu de cohérence).
Cela ne veut pas dire que je ne me laisse jamais aller à inclure des idées au fur et à mesure de la rédaction. Des chapitres peuvent évoluer du tout au tout (tant que ça reste dans la logique de l'histoire globale).

Bon, je ne m'étale pas plus, sinon ce message va commencer à ressembler au bordel qu'il y a dans ma tête  :mrgreen:
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Anlor

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Re : La question du plan
« Réponse #4 le: 15 Avril 2013 à 17:16:16 »
Les seuls textes longs que j'ai réussi à écrire, c'était à l'occasion de NaNo, c'est à dire que j'étais presque obligée d'écrire quotidiennement mes trois pages. Sans ça, je ne suis pas sûre de parvenir à mener un gros projet à terme (du moins, pour l'instant).

Après, côté plan, tout se passe dans ma tête. Avant de tout cracher sur un feuille, il faut que ça marine. C'est une étape qui peut durer assez longtemps ; le temps que je me remplisse le crâne de noms, d'images, de saynètes, de phrases même parfois. Au moment d'écrire, j'ai donc tout ce bordel dans la tête et, comme Kerena, l'idée d'une trame mais rien de très précis. Enfin, si, certains détails très précis justement, et des grands passages de blancs qu'il faut que je remplisse.
Et là, je sais pas, ça se fait un peu tout seul. Pendant que je tape (j'écris essentiellement à l'ordi) un passage que j'avais bien en tête, je réfléchis à ce que pourrait être la suite logique et le machin se construit petit à petit.
Bon, des fois je bloques complètement aussi, hein.

Donc si je voulais résumer, je dirais que pour moi, si je veux écrire un roman, il faut que j'y ai pensé pendant très longtemps avant et que je sois plus ou moins contrainte de l'écrire d'une traite.

(et j'en profite pour te dire que, si tu veux tenter un NaNo en novembre prochain, ça pourrait peut-être t'aider)

Hors ligne Ned Leztneik

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Re : La question du plan
« Réponse #5 le: 15 Avril 2013 à 17:23:34 »
C'est ainsi que j'avais procédé pour mon premier roman, Anlor, juste quelques lignes en début de chaque chapitre, pour dégager les idées générales et en tournant et retournant dans ma tête des situations que je voulais idéales.

J'en ai fait 300 et quelques pages ... Avec le recul, et maintenant que j'utilise cette méthode, je me suis rendu compte que j'aurais écrit 200 à 250 pages de plus. D'ailleurs j'y travaille, en vue d'une reédition du premier, tout en poursuivant les deux autres.
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Hors ligne Kasprzak

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Re : La question du plan
« Réponse #6 le: 15 Avril 2013 à 17:28:56 »
J'ai envie de dire, tout dépend aussi de ce que tu veux écrire. Regarde Dosto, il avait des pages et des pages sur la structure de ses romans, sur ses personnages, etc. tout dépend de ce que tu veux écrire
"le public ne retient d'un écrivain, ou de ses écrits, que ce qu'il souhaite, et se moque du reste. or ce qu'il en retient lui est, la plupart du temps, le moins indispensable, alors que ce qu'il laisse filer lui ferait le plus grand bien."

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Re : La question du plan
« Réponse #7 le: 15 Avril 2013 à 19:33:33 »
Hey. :)
Moi j'écris d'abord le noyau, des bouts, des passages.
après j'ordonne.
et je vois ce qu'il manque, et je l'ajoute.

les différentes méthodes sont bonnes.
attention quand même à ne pas trop "corseter" ton écriture.
faire un plan ultra-détaillé avant de commencer à écrire, ça me semble très casse-gueules. dans le meilleur des cas, ton plan n'aura pas été hyper utile ; dans le pire des cas, il t'aura bridé dans ton écriture.
pour dire les choses autrement : vivent les plans, à condition soit de ne pas les faire trop tôt, soit de s'autoriser à les modifier (soit les deux :--)).

il faut mettre son plan à l'épreuve de ce qu'on a écrit, et vice-versa.
faire dialoguer ordonnancement général et "morceaux de bravoure", pages qu'on aime bien, qu'on trouve assez réussies.

j'imagine que kerouack ne faisait pas de plan (si?)
le plan de la recherche du temps perdu a pris forme au fur et à mesure, au tout début c'était un article critique, après c'est devenu un truc plus gros, encore après le milieu a pris de l'ampleur, bref.
pareil pour la plupart des bons livres je pense.

tu es sûr(e), Identité provisoire, que beaucoup d'écrivains n'écrivent pas une ligne avant d'avoir un plan hyper détaillé ?

(moi avant de savoir si ce que je veux écrire vaut le coup, si l'idée vaut le coup d'être poussée, il me faut écrire quelques pages; tant que j'ai pas fait ça, pas moyen de savoir si ça vaut le coup d'écrire).
 :)

je crois par ailleurs qu'il y a un fil quelque part un peu sur le même thème, où est développée l'idée selon laquelle il y a deux tendances dans la mémoire de construire : des architectes (plan précis, puis écriture) et des jardiniers (une fleur, on la fait pousser, on la taille, on fait pousser une autre fleur à côté éventuellement, etc.)
à cette aune, moi je suis plutôt jardinier.
Dostoïevski serait plutôt architecte.
Kerouack peut-être plutôt jardinier (quoique... le paradoxe, c'est que si il écrivait du début à la fin, il ne correspond pas tellement au modèle de l'architecte, mais pas tellement non plus à celui du jardinier qui commence + par le milieu que par le début (ou en tout cas qui commence par écrire des choses sans se demander si ce sera le début ou la fin, qi raisonne + en termes de noyau/autour du noyau que de début/fin, je pense).

mais on est tou.te.s un peu les deux par la force des choses
« Modifié: 15 Avril 2013 à 19:37:07 par Meilhac »

Hors ligne Menthe

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Re : La question du plan
« Réponse #8 le: 15 Avril 2013 à 21:44:57 »
Moi j'ai pas écrit grand chose en textes longs, juste un Nano entier, et puis une moitié, et un vieux projet que je menais quand j'avais quinze ans mais ça c'était y a longtemps.
En tout cas de mon côté, j'ai trouvé bien de faire des fiches-projet en cours d'écriture. C'est-à-dire que je laisse le fil de l'histoire se dérouler tout seul, pour laisser courir toute l'inspiration comme il se doit, mais en même temps je garde un carnet sous la main et dans le métro pour les idées fugaces et fulgurantes qui peuvent me prendre et m'émouvoir, en vue de les transposer et transmettre dans le tout. Je ne dis pas que je les utilise systématiquement, mais je pense que c'est du carburant pour le fond de l'histoire. Du coup, ce sont des pistes pour l'avenir des personnages, mais aussi des précisions/spécifications concernant le contexte dans lequel ils évoluent, leur histoire personnelle, leurs antécédents, et leur portrait psychologique. Moi j'aime bien savoir avec qui je bosse, et mes persos sont assez élaborés côté personnalité, voire trop (ils ont tendance à faire un peu n'importe quoi comme ils veulent ces cochons et ça me brouille toutes les pistes alors bon...).
Moi personnellement c'est la méthode que j'ai trouvée pour me motiver assez pour continuer à écrire, sans pour autant trop m'engoncer dans un plan strict, parce que sinon j'en perds le plaisir, et moi ce qui me pousse à raconter c'est la curiosité, alors bon...
Voilà pour moi.
C'est pas que je suis loin du but, c'est que je suis à côté de la plaque !

Hors ligne OliveDuWeb

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Re : La question du plan
« Réponse #9 le: 16 Avril 2013 à 09:14:51 »
Encore un truc :
Parfois il m'arrive de faire une nouvelle, puis de la développer pour en faire un roman, si je trouve l'idée prometteuse et si les idées viennent naturellement (le fait qu'on m'y incite peut jouer dans la balance également). Ça fait au final une sorte de résumé/plan  :mrgreen:
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Hors ligne Milora

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Re : Re : La question du plan
« Réponse #10 le: 16 Avril 2013 à 10:29:25 »


Après, côté plan, tout se passe dans ma tête. Avant de tout cracher sur un feuille, il faut que ça marine. C'est une étape qui peut durer assez longtemps ; le temps que je me remplisse le crâne de noms, d'images, de saynètes, de phrases même parfois.
Avant je faisais comme dit Anlor. J'avais essayé d'écrire avec un plan une fois, mais ça m'avait totalement dégoûtée de l'histoire, j'avais l'impression de remplir des cases.
Mais bon, depuis quelques temps, j'essaie un truc intermédiaire qui a l'air de marcher chez moi : en bas de là où j'en suis décrire (à la suite du document, donc), je me mets un rappel des principales étapes à atteindre, avec une liste à tirets. Genre :
- rencontre avec truc
- tasse cassée
- "[réplique que j'ai décidé de caser"]
- explications sur tel élément
Quand c'est à l'échelle de la suite de l'histoire c'est juste les grands points de "passage", et le haut de la liste c'est parfois la suite de la scène ou des scènes que j'ai bien claires en tête, et du coup c'est plus fourni en éléments.
Du coup pour le moment c'est surtout pour m'aider à partir totalement en vrille comme j'ai fait une fois (je pense que je vais devoir effacer les 20 dernières pages pour revenir à un truc plus maîtrisé, et ça m'éneeeerve  :mrgreen: ).
Pour le moment j'ai fait ça que pour trois histoires (une courte, une moyenne et une longue), et ça marche bien chez moi : ça me donne l'impression d'avancer quand j'efface un tiret, ça m'aide à ne pas oublier de caser telle ou telle info et à ne pas partir en vrille et à savoir quel point je suis censée rallier maintenant, et c'est suffisamment souple pour que j'aie pas l'impression de suivre un mode d'emploi ; d'ailleurs souvent je déplace un tiret ou je l'efface en intégrant le truc à un autre moment ou différemment.


Sinon, pour la "représentativité" de la méthode, j'ai jamais rien terminé de plus de 250 000 signes environ (à peu près 75 pages), donc voilà, peut-être que pour une trilogie de 1000 pages, vaut quand même mieux faire un plan ; je sais pas du tout  :-X
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

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Re : La question du plan
« Réponse #11 le: 16 Avril 2013 à 11:00:58 »
Milora, ce que tu décris ressemble à ce que je fais aussi.
Mon plan est découpé, avec les éléments qui figureront obligatoirement dans les chapitres.
Et je remplis ce plan lors de la rédaction.

Je reconnais que ça fait un peu "remplissage de trous" comme tu le dis, mais en tout cas, ça me permet de garder en permanence les objectifs que je veux atteindre à court terme (et à plus long terme en faisant défiler le reste du document).

Cela me laisse bien évidemment de la liberté d'écriture, tout en gardant une cohérence avec l'idée générale.


P.S. : zut, j'ai cassé mon 999. J'ai pas tenu longtemps  :mrgreen:
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Hors ligne Milora

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Re : Re : La question du plan
« Réponse #12 le: 16 Avril 2013 à 11:28:28 »
Milora, ce que tu décris ressemble à ce que je fais aussi.
Mon plan est découpé, avec les éléments qui figureront obligatoirement dans les chapitres.
Et je remplis ce plan lors de la rédaction.

Je reconnais que ça fait un peu "remplissage de trous" comme tu le dis, mais en tout cas, ça me permet de garder en permanence les objectifs que je veux atteindre à court terme (et à plus long terme en faisant défiler le reste du document).
:\? Hm, non, du coup c'est pas vraiment comme toi que je fais, je crois... Je ne mets pas tout dans l'espèce de liste que j'ai en bas du texte. C'est un peu comme si je planifiais un long voyage :
- je pars en stop
- descendre à Florence
- pizza ? Glace ?
- Slovénie
- passer forcément par la Transylvanie. Emporter des gousses d'ail.
- Retour.
- caser : achat d'un guide Assimil, louer un monocycle, faire une partie du chemin en marche arrière (?)
Entre la Slovénie et la Transylvanie je sais pas encore ce que je ferai, on verra le moment venu. De même, ça ne m'interdit pas de faire une croisière dans l'Adriatique si, sur le moment, je sens que ça me plait, ou virer la Slovénie parce que j'ai pu trouver la carte postale que je cherche au marché noir de Ravenne (je raconte absolument n'importe quoi...  >< Bref, c'est pour l'idée ^^)

Le "remplissage de trous", c'est plus l'impression que j'avais eue quand j'avais voulu planifier toute mon histoire avant d'écrire, en ayant bien rempli toutes les cases de événement A => événement B => changement d'attitude => événement C, information pour la fin... Là je m'étais énormément ennuyée à écrire...  :-X
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Identité Provisoire

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Re : La question du plan
« Réponse #13 le: 17 Avril 2013 à 11:14:13 »
Bonjour à tous,

Très intéressant toutes ces réponses... merci beaucoup !

Kerena, je crois que je démarre un peu de la même manière que toi. Le problème du coup en ce qui me concerne est que je finis trop vite, comme si le fait de ne pas savoir où je vais me faisait craindre d'abandonner en route. Du coup mes histoires se "clôturent" d'elles-même, mais au bout de 20 pages.... c'est frustrant!

Ned je suis bluffée par votre sens de l'organisation !!! J'en suis bien incapable...

Oliveduweb, ce que tu décris est exactement ce que je pressens, et qui me pousse à me poser cette question. J'imagine bien que faire un plan doit aider, sinon motiver à écrire des textes plus longs que ce que l'on est porté à faire en suivant le fil de la plume (surtout si comme moi on est atteint du syndrome obsessionnel du bouclage de boucle, qui dans mon cas intervient toujours trop tôt...). Contrairement à ce que tu décris je n'ai jamais réussi à reprendre une nouvelle pour en faire un texte plus long, même s'il m'est arrivé d'en avoir envie. Une fois fini, c'est comme s'ils étaient "verrouillés", je n'arrive plus à y toucher, et l'idée d'en remanier la structure pour développer l'ensemble m'angoisse presque!

Anlor, grâce à ta réponse je me suis penchée sur la question du NaNo (je découvre...), qui m'intéresse beaucoup même si je ne me sens pas du tout à la hauteur pour le moment !!! J'en ai profité pour commencer la lecture de ton texte Lulu, qui me bluffe carrément! j'ai hâte d'être à ce soir pour poursuivre et probablement finir. Chapeau!

Kasprzak, en quoi le type de texte que je voudrais écrire conditionne la nécessité ou non d'un plan? Explique toi si tu veux bien, cela m'intéresse!

Meilhac, ta métaphore de l'architecte et du jardinier me parle complètement ! Je suis donc une jardinière qui admire les architectes ;-)
A ce même sujet, Zadie Smith parle pour sa part de Macroplanificateurs et de Micromanagers, ce qui me parle aussi pas mal. Je vais essayer de mettre un lien dans la rubrique adaptée sur son interview, pour ceux que ça intéresse.
Pour te répondre je ne suis pas sûre du tout que beaucoup d'auteurs fassent des plans très détaillés, je suis sûre en revanche d'avoir lu beaucoup d'auteurs le dire. Il me semble d'ailleurs qu'il s'agissait principalement d'auteurs de polar, mais je n'en suis plus très sûre.

Menthe, le coup du carnet est aussi un vieux truc sur lequel je m'interroge depuis un moment, et qui a priori ne fonctionne pas pour moi. J'en ai toujours un, je ne m'en sers jamais :-)
En revanche je m'envoie des mails de mon bureau plusieurs fois par jour pour ne pas oublier certaines idées qui me passent par la tête. C'est un genre de carnet finalement, en un peu plus schizophrène!

Milora, pour la nouvelle que je suis en train d'écrire, je fais exactement ce que tu décris! Une liste d'étapes à ne pas oublier en bas du texte, des extraits de dialogue, une phrase résumant la fin que je modifie à mesure que j'avance. C'est la première fois que je procède ainsi et pour l'instant ça me convient pas mal.

Merci à tous pour vos interventions, n'hésitez pas à continuer !

Hors ligne OliveDuWeb

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Re : Re : La question du plan
« Réponse #14 le: 17 Avril 2013 à 11:21:12 »
Oliveduweb, ce que tu décris est exactement ce que je pressens, et qui me pousse à me poser cette question. J'imagine bien que faire un plan doit aider, sinon motiver à écrire des textes plus longs que ce que l'on est porté à faire en suivant le fil de la plume (surtout si comme moi on est atteint du syndrome obsessionnel du bouclage de boucle, qui dans mon cas intervient toujours trop tôt...). Contrairement à ce que tu décris je n'ai jamais réussi à reprendre une nouvelle pour en faire un texte plus long, même s'il m'est arrivé d'en avoir envie. Une fois fini, c'est comme s'ils étaient "verrouillés", je n'arrive plus à y toucher, et l'idée d'en remanier la structure pour développer l'ensemble m'angoisse presque!

Si tu ne peux plus modifier ton texte une fois qu'il est écrit, c'est un tout autre problème, que j'ai eu moi aussi étant plus jeune, mais que j'ai réussi à combattre en me disant que le texte ne doit pas être la finalité. Ce qui doit rester dans la tête des gens après leur lecture, leurs impressions, l'histoire, c'est ça le plus important. Le texte n'est que le moyen d'y parvenir. Changer un mot, une phrase, un paragraphe, un chapitre, ou la quasi totalité d'un texte quand on se rend compte qu'on n'atteint pas son but, c'est impératif ! Même si l'on est fier d'un passage ou d'un personnage (on peut le mettre de côté pour le ressortir à l'occasion). Il faut parvenir à modeler ses écrits pour vraiment arriver là où on veut. Et pas seulement laisser filer la plume sans jamais revenir dessus.
Enfin, c'est mon avis. Chacun fait comme bon lui semble.
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