Le Dépeupleur décrit l'intérieur d'un cylindre de seize mètres de haut dans lequel 200 bonshommes s'activent, cherchent une issue. L'intérieur du cylindre est décrit sous toutes les coutures, le comportement des chercheurs aussi, sans qu'on ne cesse de les voir d'un point de vue extérieur.
Si vous connaissez les récits de Beckett, vous ne serez pas dépaysé. Même recherche de dépouillement, mêmes thématiques (déambulation forcenée, anéantissement de la mémoire, enfermement), même approche stylistique (rectifications constantes, syllepses à n'en plus finir), même mythologie littéraire (quelques allusions à Dante notamment).
Nouvelle en bien des points contre-utopique.
Beaucoup de belles phrases, par leur concision ou par certains éclats de poésie.
Ca donne à réfléchir (ce fut une chance

).
Si vous connaissez
La Bibliothèque de Babel, de Borges, on ressent le même genre d'angoisse et de vertige dans
Le Dépeupleur.
Pour le reste, faites-vous votre opinion... ça fait dix pages, je l'ai sur mon ordi. (

appuyé.)
Qui l'a lue
