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Auteur Sujet: Une destinée  (Lu 3960 fois)

Hors ligne TaGaDa

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Une destinée
« le: 17 Février 2012 à 18:37:46 »
Bonjour à tous. Ce texte est un peu long aussi je remercie d'avance tout ceux qui prendront le temps de le lire et de me dire si ils ont aimés ou non,  de me donner des conseils pour améliorer le style  :)


Je me réveille. Il fait sombre, je suis allongée sur le bitume. Je vois de multiples étoiles. La tête me tourne. Une voix me tire de ma rêverie et me demande comment je vais. Je me tourne dans sa direction. Tiens, on dirait que mes deux amis font le même rêve que moi.

Je me lève, j’ignore où nous sommes. Nous nous décidons à aller explorer la ville inconnue. J’ai le cœur qui bat sourdement et résonne dans ma tête. Sentant mon malaise, ils me prennent par la main. Merci.
Leurs mains me transmettent une douce chaleur. Alors que nous marchons, les ruelles me semblent familières. Un ancien sentiment ressurgit. Une nostalgie qui me rappelle le gouffre dans lequel je succombe à chaque fois que je pense à « elle ». Oui « elle », « elle » qui me hante tant, que j’ai toujours voulu explorer. Grande Egypte. J’avais dépensé mon tout premier salaire dans un voyage dans ce pays. L’Egypte et ses mystères qui me tiraillaient dès que je l’évoquais. Je l’annonce aux garçons. Mais comment pourraient-ils me croire ? Et je leur montre alors tout les petits détails qui leur avaient échappés dans la nuit. On distingue les bibelots pour touriste au travers des rideaux mal fermés des boutiques. Décorations représentatives de ce pays. Je vois l’éclat vert de leurs yeux brillé au clair de lune. Mes deux amis sont des hommes et il y a  ce lien curieux entre nous, remplit de non-dits et de sentiments ambigus.

Nous venons à peine de réaliser où nous nous trouvons. Je peux voir les questions qui se multiplient dans leur esprit. Pourquoi ? Comment ? Mais aucun d’entre nous ne possède la réponse.
Alors nous continuons, toujours soudés. Quel drôle de groupe, quel drôle de chaîne. Je frissonne, ma tenue est bien légère face au froid de la nuit. Un tee-shirt, un jean et une paire de botte. J’essai de ne rien laisser paraitre. Pourtant cette sensation de froid grandit peu à peu en moi.

Puis je la voie. Cette silhouette dans l’ombre de la ruelle. Un cavalier. Immobile. Il nous regarde. Et là je sens. Je sens que cet homme nous cherche. J’entends des bruits de sabots dans notre dos. Mes compagnons se retournent. Il fonce, il fonce droit sur nous. Le bruit du cheval semble ralentir le temps. Il faut partir, il faut courir, je le crie aux garçons. Nous nous élançons dans une ruelle de côté afin d’éviter cet autre cavalier. Quand surgit un autre cavalier devant nous.

Dans la panique nous nous séparons. Il ne faut pas se retourner, perte de temps. Heureusement je retrouve un de mes compagnons peu après.  Il décide de rester pour attirer le cavalier. Je lui jette un dernier regard, et plonge mon regard dans ses yeux, si verts, si profonds. Je vois le cavalier se diriger vers lui. Puis son image disparaît.
J’entends mon autre compagnon qui m’appelle. Ne crie me dis-je, ne crie pas ou ils vont te trouver. Je me dirige malgré tout vers sa voix, en mesurant l’ampleur du risque que je prends.

Nous nous retrouvons finalement, je lui prends la main et nous fuyons dans ce labyrinthe. Mais nous continuons de les entendre où que nous allions. Le bruit de leurs montures et leurs cris. Dans une langue inconnue.
J’ai l’impression que mon cœur va exploser, je n’ai plus de souffle. Je ralentis mon compagnon. Comprenant mon état, Fred nous engouffre dans une ruelle encore plus sombre que les précédentes. Avec un peu de chance, nous passerons inaperçus. Je tremble. Il me caresse les cheveux en un geste apaisant. Je lui suis reconnaissante et serre plus fort sa main. Je me tourne vers lui mais mes yeux voient plus loin. Le mystérieux cavalier, le premier, avec son allure si fière nous a vu.

Lisant sur mon visage, Fred me demande s’il est là. Je hoche la tête. Je tremble, je tremble si fort. Que faut-il faire ? Fred me chuchote qu’il va sortir et qu’il faudra que j’en profite pour monter sur l’échelle de secours juste à côté de nous. Les toits sont plats, j’aurais peut être ainsi la chance de leur échapper. Alors qu’il s’apprête à se lancer, je l’arrête, contemple ses yeux bleus et l’embrasse brièvement. « Pour la chance » lui dis-je. Sauf qu’en réalité, c’était plus moi qui en avait besoin. Il part et je m’élance sur l’échelle. Un instant surpris, le cavalier comprend rapidement le but de la manœuvre et crie des ordres à ses compagnons. Je grimpe aussi vite que je peux. Le toit est plat, je peux courir, encore… mais des ruelles séparent ces plateformes providentielles. Je m’arrête à la bordure et risque un coup d’œil dans mon dos. Il est là, derrière…..

Il faut que je saute, mais j’ai peur, si peur. Je recule. Prend mon élan et tente ma chance. Au pire j’aurai une jambe cassée, ce n’est pas si haut. Je me rattrape de justesse en face et me hisse rapidement sur le toit suivant. Je me retourne et je le vois qui s’élance. On peut dire que son temps de réflexion a été largement moins long que le mien. Je repars mais pas bien loin. Un autre saut m’attend. J’avise une échelle de secours, autre opportunité plus séduisante qu’un nouveau saut improvisé.

Mais dans ma précipitation, je suis imprudente, il y a un cavalier en bas. Pas le choix, je suis dans une impasse. Je fonce vers lui, sur le cheval il sera moins prompt pour m’attraper. Je fais un écart, sa monture recule, et je m’engouffre dans la brèche. Vite, il faut aller toujours plus vite. J’entends le cheval qui se rapproche, le bruit de ses sabots se fait plus net de secondes en secondes. Je bifurque à chaque nouvelle ruelle pour tenter de le semer mais je l’entends de plus en plus. Ce bruit m’obsède.

Soudain, je sens que je ne touche plus le sol, je pousse un cri de surprise. Mon cœur manque un battement. Je me retrouve couchée sur un cheval. Le temps que je reprenne mes esprits il s’est arrêté. Je me débats vainement contre la poigne de fer qui me retient. Et je lève les yeux vers mon agresseur. Il a le visage fier, un visage fin et carré entouré par une chevelure noire qui s’échappe de sa coiffe. Un fine barbe entoure sa bouche et ses yeux noirs brillent dans l’obscurité. Plus surprenant encore sont les tatouages sur son front : des hiéroglyphes. Je m’immobilise un instant, ne pouvant m’empêcher de chercher dans mon esprit leur signification. Il fut un temps où je m’étais lancé dans leur découverte. Et cette nostalgie reprend possession de mon être. Il parle mais je ne l’entends pas.

On me fait descendre. Ils sont nombreux. Plus loin j’aperçois mes deux compagnons, aucun n’a l’air d’être blessé. Des ordres sont donnés, et on nous hisse chacun derrière un cavalier. Et notre cortège se met en marche. Nous nous jetons des regards inquiets, nous ne comprenons pas.

La ville est maintenant derrière nous, ses lumières se font moins brillantes.
Le désert… nous sommes dans cette immense étendue de sable. Impossible de savoir où nous nous rendons. Pendant ce qui me semble des heures, nous pataugeons dans cet océan et je finis par m’assoupir. Des voix me réveillent. Il semble que nous ayons atteins notre destination : un campement. Des femmes aux voiles transparents nous accueillent et nous mènent dans différentes tentes. Et toujours pas d’explication. Cet univers de femmes ne me rassure pas. Mais la tente est grande, la chaleur accueillante, de même que les tapis et les coussins. Au fond de la tente, les femmes m’amènent devant un bain. Elles veulent me déshabiller mais je les repousse violement. Je ne veux pas qu’on me touche. Trop d’effort et de fatigue. Je ne me sens pas bien. L’une des femmes se rapproche. Je lui crie de partir. Elle semble comprendre et s’éloigne. Je tire sur le rideau faisant office de cloison. Me déshabille et entre dans l’eau chaude, bien trop attirante pour qu’on puisse y résister après une épopée dans le désert. Et je me laisse sombrer, la fatigue anéantissant tout mes efforts pour rester éveillée.

Lorsque je me réveille, l’eau est tiède. Je me sèche et cherche mes vêtements. Mais rien. Mes yeux tombent sur un tout autre type de tissus. Une robe comme celle que portent les autres femmes quoiqu’un peu plus… osée. Noire, brodée de perle, en dentelle presque transparente, laissant apparaitre mes bras et mes jambes nues. Dans ma frustration, je ne perçois pas la beauté de l’habit. Je suis furieuse. De quel droit ont-ils pris mes vêtements et m’on t’ils enlevés ? Je veux sortir mais les femmes veulent m’en empêcher, mais leurs protestations sont faibles, elles ne comprennent pas.

Je m’agite et finalement parvient à sortir. Je suis arrêtée net dans mon élan. Leur chef, mon cavalier, est là et me regarde. Je l’ai interrompu dans une discussion avec ses lieutenants. Cinq hommes ont maintenant les yeux rivés sur moi. Et lui, me détaille comme un animal. Cette lueur dans ses yeux me déplaît. Je reste ainsi, paralysée en réalisant ce que je portais réellement et sentant la gêne montée en moi. Il sourit, un sourire satisfait qui me fait serrer les poings. Puis il retourne à sa conversation. Puisqu’il ne prête pas attention à moi et semble si sûr que je n’irai pas loin, je décide de rechercher mes compagnons et d’explorer le campement. Marcher dans le sable m’épuise plus vite que je ne le pensais. Je finis par m’asseoir dans le sable et contempler les étoiles.
Sa voix me tire de ma rêverie.
-   «  cette robe vous va très bien »
Il parle notre langue….

Il me demande de le suivre, je décide de faire face, après tout qu’ai-je à perdre ? et lui demande ce qu’il fera si je refuse. Il me dit qu’il me contraindra. Je lui jette un regard haineux et finit par le suivre. Il me mène dans une tente dans laquelle je retrouve mes compagnons de voyage. La question qu’on nous pose nous prend tous au dépourvu. Nous mettons quelques secondes à comprendre.
Il nous demande alors de nous déshabiller et de regarder notre corps. Il nous montre des paravents. Nous ne trouvons rien pour protester. Aucune envie de me retrouvée nue devant tout ces regards…

Elle est si petite que je ne l’avais pas remarquée. Cette minuscule croix Ankh sur mon poignet. Comment est-ce possible ? Je n’ai jamais été chez un tatoueur. Mon esprit se brouille et j’ai du mal à réfléchir correctement. Dois-je leur dire que je suis la personne qui porte le tatouage qu’ils recherchent ? J’entends les autres sortir. Si je tarde, j’éveillerai encore plus leurs soupçons. Tous les regards convergent vers moi. Et je lis de l’incrédulité sur leurs visages. Il me demande de lui montrer. Que faire ? Devant mon silence, ile me saisit brusquement le poignet. Et là il le voit. Impossible, murmure-t-il. Et là j’ai la sensation que tout s’écroule autour de moi. On m’emmène. Les garçons tentent de demander des explications mais on les écarte sans ménagement. Adieu liberté.

Une femme, comment est-ce possible ? Une erreur ? Et pourtant le tatouage prouvait bien sa nature.
Seker décida de réunir le conseil des Anciens. Ils décideraient ce qu’il convient de faire. La terreur qu’affichait la jeune femme lui revint en mémoire. Il fallait qu’il interroge ses compagnons. Lorsque les garçons le virent s’approcher, ils firent silence. Il posa la question qui le tenaillait. Qui est-elle ? Face à l’obstination silencieuse de ses interlocuteurs, il comprit rapidement qu’utiliser la contrainte ne servirait à rien. Il inspira et tenta de leur expliquer qu’il voulait simplement la protéger. Sentant qu’ils étaient en position de force, ils demandèrent enfin les explications de leur enlèvement.

Seker prit le temps de la réflexion et décida d’accéder à leur requête. Peu importe que ces étrangers le croit, il avait besoin d’informations. Il commença son récit.
«  Votre amie est ce qu’on appelle un élu. Un être qui apparait lorsque le moment l’exige. Et nous gardiens, devons le former et le protéger afin qu’il combatte. »
Fred et Seb ne purent mettre en doute la parole de leur interlocuteur. Son visage trahissait une vérité qui aussi improbable qu’elle semblait, existait.
« Nous vous avons enlevés tous les trois parce que nous ignorions lequel d’entre vous était l’élu. »
Fred sentit une gêne chez Seker et lui demanda quel était le problème.
« C’est une femme ».
Les deux garçons affichèrent un air surpris. Ne leur laissant pas le temps de le questionner, Seker enchaîna en leur posant des questions. Elle s’appelle Tenelia. Oui elle s’intéresse à l’Egypte depuis longtemps. Non, rien de spécial ne s’est passé autour d’elle.
Finalement ils ne savaient pas grand-chose. Il prit congé. Il n’avait pas hâte de faire face au conseil des Anciens. Ils étaient très attachés aux traditions et peu souple dans leurs décisions. A vrai dire, il redoutait leur jugement sur cet élu surprenant.

La solution adoptée ne lui plaisait pas vraiment. Le conseil avait opté pour une solution radicale. Transférer les pouvoirs de l’élu à une personne plus apte, à savoir un homme : lui, Seker, Chef de la plus grande tribu des gardiens. Même si le procédé pour y parvenir n’était pas fondamentalement déplaisant, il ressentait une certaine appréhension. Comment expliquer à la jeune fille la situation ? Elle le détesterait lui et son clan à tout jamais. Comment lui annoncer la nouvelle ?

Atterrée. Oui c’est bien le mot qui me vient à l’esprit. Peu à peu les paroles de Seker me parviennent dans toute leur ampleur. Je déglutis. Ainsi, je serais une élue. Une élue devant combattre. Mais quoi ? Il fallait qu’ils me trouvent avant….cette chose. C’est pour ça qu’ils nous ont pourchassés comme de vulgaires lapins à travers tout le Caire. Et voilà qu’il me dit que je vais devoir coucher avec lui. Juste parce que je suis une femme et que ce n’est pas …. Normale ! Je lui dis qu’il est fou. Il me répond que suivre un entraînement d’élu quand on est un homme est déjà difficile, alors quand on est une femme…. Il me dit qu’il m’épargne des souffrances inutiles, que faire face à un adversaire, lorsque sa vie est en jeu, lorsqu’on doit tuer est une épreuve dont je ne pourrai jamais me remettre. Il s’approche et je le préviens de ne pas me toucher. Je sens la colère monter en moi. Je ne comprends pas, comment le pourrais-je ?  Je lui demande comment des Dieux auraient pu se tromper d’élu ? Comment peut-il porter le titre de Gardien s’il ne croit plus en l’ancienne religion ? Qui est-il pour juger qui doit être élu ? Il n’est pas digne de son titre. Je vois la fureur dans ses yeux. Mes paroles sont autant de coups qu’il ne supporte pas. Et surtout je lis le doute face à la vérité que je lui assène.
Finalement il tourne les talons et m’informe que le conseil me rencontrera ce soir. Et que ses membres ne seront certainement pas aussi patients que lui.
Je le hais, jamais cet homme ne me touchera. Ma fureur m’étouffe, si j’en avais eu le pouvoir, je crois que je les aurais tous massacrés jusqu’au dernier.

Je m’avance dans la grande tente en essayant de faire taire la peur qui m’envahit. Ils ne doivent pas la voir. Je ne leur accorderais pas ce plaisir. Je sens leurs regards sur moi. Ils m’étudient. Certains sont concupiscents, d’autres impitoyables. Je suis coupable, je suis une femme. J’essaie d’être indifférente. Dire qu’il est assis à côté de ces vieillards immondes. L’un d’eux me demande mon nom. Face à mon silence et mon air insolent, il se dirige vers moi. Je crois avoir rarement reçu gifle plus retentissante. Le goût du sang envahit ma bouche. Mais je ne réponds toujours pas.
«  Comment oses-tu ? » Tonne-t-il. « Tu n’es qu’une erreur que nous allons réparer, soumise à notre volonté ».
Ses paroles me blessent plus profondément à chaque fois. Je me tourne vers Seker et le fixe. Il finit par baisser les yeux. Et là je sais, je sais que cet homme si fier n’approuve pas l’attitude de cette parodie de conseil.
L’affrontement m’a épuisée. On me ramène. Une question me lancine. Quand ? Quand vais-je devoir partager son lit ? Le conseil voulait simplement me jauger, pas une fois je n’ai pu me défendre. Leur décision était déjà prise.
J’essaie de faire de l’ironie en me disant que j’aurais pu tomber plus mal. Après tout il est bel homme avec sa silhouette de prince du désert. Je finis par m’endormir sur de telles pensées. Et mon sommeil se peuple alors de songes étranges, dont il ne restera qu’une vague sensation au réveil.
La chaleur me réveille. Je sors et laisse les rayons du soleil me réchauffer. J’aime sentir sa chaleur sur mon visage. Si douce et apaisante….
Je vois les hommes en train de marchander avec une caravane. Puis je l’aperçois. Cet étrange animal. Je me dirige vers lui. Il s’éloigne. Et je le suis. Comme dans un rêve, je le suis encore et encore. Comme si mon esprit avait perdu tout sens de la réalité, du danger. Il disparait et je me retourne, le village de tente a disparu. Soudain, je sens la peur qui monte en moi. Mon instinct me souffle que quelque chose cloche. Et c’est alors que je la voie. Ce brouillard qui se dirige vers moi. Effleurant le sol. Elle se rapproche encore. Pour finalement se dissiper. Un homme apparaît. Un homme ? Pas tout à fait. Mon instinct me souffle qu’il s’agit d’autre chose. Il porte les mêmes tatouages que Seker….

Lorsque Seker s’aperçut qu’elle avait disparue, il commença à s’inquiéter. Pourvu qu’elle ne soit pas sortie des limites du campement. Il interrogea ses deux compagnons, qui ne savaient rien. Elle ne leur avait pas parlé d’une éventuelle tentative de fuite. Il refusa qu’il l’accompagne. La situation présentait un danger, il le sentait dans son âme de gardien.
Il prit plusieurs hommes avec lui. Ils repèrent vite les traces de la jeune fille, que le vent n’avait pas encore effacé. Une terreur sourde commença à le tenaillé.

L’apparition fit quelques pas dans ma direction. Je suis si surprise que je reste là sans bouger, à la détailler. Est-ce seulement possible ? Réel ? Sa voix rauque me tire de ce songe.
« Tu es bien seule ». Il me détaille lui aussi. « Une femme…. Surprenant… ils ont du être déroutés ».
Je fronce les sourcils et il devine, il devine tout.
Il me dit qu’ils avaient du me haïr, me reprocher mon sexe. Que jamais ils ne m’accepteraient.
Chaque parole m’atteint de plein fouet, dure réalité contre laquelle je refuse de me soumettre. Je revois le conseil des anciens, leurs visages méprisants. Je rouvre les yeux. Son visage est tout près du mien. Il dit qu’il comprend ce que j’ai enduré, qu’il a lui aussi subit le rejet des autres. Qu’il voit la colère dans mes yeux. Que j’ai raison de me battre. Il peut m’apprendre, je n’ai qu’un geste à faire. Prendre sa main. Tout s’arrangerait. Je pourrais montrer à tous qu’une femme est aussi capable qu’un homme.
Comment parvient-il à comprendre tout ce que je souhaite entendre ?

C’est du sommet d’une dune que Seker l’aperçoit enfin. Elle n’est pas seule. Tous les poils de son corps se hérissent. Il a réussi à la trouver. Et là il la voie, si menue, si frêle qui commence à tendre le bras vers la créature.
« NON » crie t’il.
Il lance son cheval, maudite dune, trop éloignée, beaucoup trop éloignée….
Elle l’a entendue et tourne la tête vers lui. Lui aussi la vu.

En entendant le cri de Seker, tout me revient. L’histoire qu’il ma raconté. Cette histoire d’élu. Je prends alors conscience de la véritable chose qui est en face de moi.
Il voit la panique dans mes yeux et me saisit le bras. Il me dit que je lui appartiens.
Appartenir, décidément, je ne suis qu’un simple objet pour eux tous. Je me débats et l’aveugle avec le sable. Avec un hurlement, il me lâche et je me mets à courir dans la direction de Seker. Je sens le vent derrière moi et toute sa colère. Je sais que si je me retourne c’est fini. Le temps semble se figer. Une foule d’émotions contradictoires m’envahit. Je trébuche et ne me relève pas. Je vois des choses, des choses hors de mon monde. Je revois le passé. Des prêtres, ils entourent une personne. Brusquement j’ai le souffle coupé et la vision s’estompe. Seker m’a saisie juste avant que le vent ne me happe. Je le vois sortir un bijou d’une de ses sacoches. Et là je n’en crois pas mes yeux. La créature pousse un cri effroyable….. Et disparait.
Nous rejoignons les autres. Mon cœur bat vite, trop vite. Arrivés au campement, mon prince du désert me soulève et m’emmène dans la tente. Je n’ai pas la force de protester. Et son corps est si chaud… je suis si bien contre lui. Peut être que je devrais accepter…..

Seker avait du mal à croire qu’il était parvenu jusqu’à elle à temps. Mais pourquoi avait-il eu si peur ? Ce n’était pas la peur de la voir rejoindre cet ennemi. Non, elle semblait si fragile… cette fille, depuis son arrivée… Elle était si légère dans ses bras. Lorsqu’il l’avait déposé dans son lit, son souffle s’était emballé. Il avait envie d’elle. Mais elle était parfois si… rebelle. Il revoyait la colère dans ses yeux. Le haïssait-elle ?

Je dormis deux jours. Deux jours durant lesquels mon sommeil était peuplé de monstres terrifiants. Je m’éveillais brusquement en nage pour sombrer de nouveau. De la fièvre selon les femmes du campement. Une forte fièvre venue d’on ne sait où. Parfois lorsque je me réveillais, je distinguais son visage inquiet non loin de moi. Je crois qu’en réalité je ne voulais pas me réveiller. J’avais peur. Peur de ne jamais découvrir ces soi disant pouvoirs, peur de ne pas être à la hauteur. A la fin du deuxième jour, ma fièvre commença à baisser, mais je n’avais toujours pas la réponse à mes questions.
Je finis par reprendre quelques forces. Seker vint alors me parler seul à seule. Rien que de le voir, je sens mon cœur s’agiter. Des images érotiques commencent à se matérialiser devant mes yeux. Je secoue vivement la tête pour m’en débarrasser. Concentration, concentration revient ! Il s’assoit près de moi. Mes yeux ne peuvent s’empêcher de fixer ses tatouages avant de parvenir à me concentrer sur ses paroles. Il a décidé et ce contre l’avis du conseil de me laisser mes pouvoirs. Je tique discrètement. « Me laisser », je ne lui appartiens toujours pas. Je le sens guetter une réaction de ma part. De la gratitude ? Une part de moi-même est heureuse de cette décision mais une autre est plus mitigée. Je décide de lui poser la question qui me hante depuis des jours, comment activer ces pouvoirs. Il me dit qu’il existe un rituel, selon la légende les visions qu’ils procurent sont particulièrement puissantes et ont vocations et dévoiler les capacités des élus. Mais rarement utilisé puisque nécessitant une volonté de fer de la part de l’élu. Mon cas étant spécial, il semble que ce soit la seule solution.

Et j’ai accepté. Oui j’ai donné mon accord pour cette chose insensée. Un risque de devenir folle. A la condition qu’ils renvoient mes compagnons dans leur pays d’origine.
Les préparatifs ne devraient pas tarder à se finir. Ils viennent me chercher pour m’emmener dans la vallée des Rois. J’ai peur. J’ai peur de l’inconnue qui m’attend.
Je sens l’atmosphère sacrée autour de moi. Un domaine dans lequel l’homme n’a pas droit de résidence. Un domaine où il est simple esclave.
Les hommes de Seker ont tout préparés. Des bougies éclairent le lieu du rituel.
Seker se tient à mes côtés. Il me dit que si j’ai encore des doutes, il peut encore prendre ma place. Après tout ce rituel est selon la légende destiné à des hommes. Pourquoi faut il toujours que ses paroles me blessent ? Un homme ? Pendant combien de temps encore me reprochera t’on mon sexe ? Je m’éloigne sans lui répondre. Sinon la colère montera encore et le stress aidant, je ne suis pas sûre de parvenir à me contrôler. A chaque seconde qui passe, je sens ma volonté qui faiblit.

Il me saisit le poignet. Surprise, mon cœur manque un battement et je lui crie de ne pas me toucher. Peut être trop rapidement… Il me demande si il y a un problème. Et là, c’est comme si tout ce que je ressentais jusqu’à aujourd’hui s’exprime. Je ne peut plus endiguer le flot de mes paroles. Je lui dit que c’est lui le problème, que c’est cette situation. Que je ne suis pas un objet soumis à leur bon vouloir. Qui s’est préoccupé un seul instant de comprendre ce que je ressentais ? D’être traitée ainsi ? Personne. Alors qu’il n’essaie même pas, comment pourrait-il seulement penser m’aider ? J’ai du mal à retenir mes larmes.

Il m’attire vers lui brusquement et je sens ses lèvres sur les miennes. Pas un simple baiser, non un baiser sauvage, avide au parfum d’une frustration trop longtemps retenue. Je sens le désir monter en moi. Des sentiments que j’avais décidé d’ignorer prennent possession de moi. Et c’est le retour à la réalité. Hors de question que je me laisse faire, qu’il croit que je lui appartiens. Je le repousse de toutes mes forces. J’ai le souffle coupé et le visage brûlant. Qu’est ce qu’il lui a pris ? Il sourit et me dit qu’il est certain de n’être pas le seul à avoir apprécié. Le rouge me monte aux joues. Sale mufle.  Je ne peux pas retenir la gifle qui je lui assène spontanément. Encore pire que les autres. Comment ai-je pu être prise d’un tel moment de faiblesse ? Il me répond qu’il préfère me voir ainsi. Vivante et non pas morte de peur. Avec de la volonté et de la rébellion.
Il a fait ça pour me réveiller. Je suis paralysée de stupeur. Puis je scrute l’endroit du rituel, c’est l’heure. Très bien il l’aura cherché. Je me dirige vers lui et prends son visage entre mes mains. Son souffle m’effleure. Je lui retourne la pareille. Je quitte ses lèvres à regret. Egalité lui dis-je en m’en allant.

Je m’assois au centre des bougies et bois la mixture censée m’aider pour les visions. Les gardiens se regroupent autour de moi et commencent à psalmodier dans une langue inconnue mais dont les intonations sont nostalgiques. Je laisse mon esprit dériver sur ces paroles comme on me l’a expliqué. Pourvu que je ne m’endorme pas. J’ai des frissons sur tout le corps. Le froid m’envahit. Pourquoi fait-il si froid ? J’ai l’impression que mon esprit quitte mon corps. Peut être suis-je en train de mourir. Les paroles m’entraînent. Peu à peu leur sens profond me pénètre. La paix m’envahit. Et là je les vois. D’autres gardiens se sont joins aux vivants. La voix des morts et des vivants appellent la mémoire des anciens élus, ils doivent me montrer le chemin, me restituer la parole divine.
Des visions apparaissent. Ainsi, chaque élu est désigné par un Dieu différent. Lorsque ce fut au tour de Seth d’accorder ses pouvoirs, les autres Dieux décidèrent d’intervenir dans le choix du futur élu. Cet élu disposerait d’un pouvoir tellement grand qu’il pourrait inverser le cours des événements. Et le pouvoir le consumerait, esprit et raison. Ils donnèrent donc les pouvoirs à une femme. Car qui mieux qu’une femme sait se servir de la colère pour protéger les siens sans perdre la raison ? Mais il faut la tester, être certain que sa volonté sera suffisamment forte pour résister aux pressions et à la tentation. Aujourd’hui est donc le jour de mon jugement. Suis-je digne des antiques habitants de ce pays ? Je me concentre. Bien sûr que j’en suis digne ! N’ai-je pas résisté aux pressions des anciens ? N’ai-je pas pris la défense des anciens Dieux ? Oui je veux me battre et anéantir cette créature pour accomplir ma mission. Pour leur prouver qu’ils n’ont pas eu tort de me choisir. Je sais que ces motivations ne sont pas aussi nobles que celle de l’habituel héros qui veut sauver l’humanité. Mais n’est-ce pas aussi pour ma loyauté et mon sens du devoir que j’ai été choisie ? Ils savent que le devoir prend toujours la première place dans mes actions. Que lorsque le besoin s’en fait sentir je suis tout à fait capable de mettre mes émotions en cage.

Soudain, je la sens. Elle est ici. Je vois les gardiens s’agiter au travers de mes yeux fermés. Seker m’a prévenue. Si le rituel venait à être interrompu, le pouvoir des visions pourrait m’anéantir. Mais elle est ici. Et là je sais. Je sais que tout cela a été prévu depuis la nuit des temps. Cette rencontre… afin que j’appelle la volonté cachée au plus profond de moi-même. Afin que je prenne le pas sur les visions.  Elle s’attaque aux gardiens. A mes gardiens…je sens la colère, je dois la maîtrisée sinon mon esprit s’échappera. Je sens mes mains irradié de chaleur. Elle se répand dans tout mon corps. Une aura noire m’entoure. Une colère maîtrisée. Je force ma volonté pour dompter ce pouvoir qui n’attend qu’un instant de faiblesse pour s’échapper.
Elle se dirige vers moi sous sa véritable forme. Un énorme loup, aux yeux rouges flamboyants, une mâchoire prête à me broyer à la moindre intention. Je la fixe. Elle passe à l’attaque. Je sens le pouvoir monter en moi, trop puissant… je ne parviens pas à le contrôler comme je le souhaiterais et fini par le décharger dans le sable devant moi. Il m’aveugle. Je comprends mon erreur. La créature possède un odorat particulièrement développé, le sable n’est qu’un problème mineur pour elle. Je dois retrouver mon calme. Je ferme les yeux et me remémore le chant rituel. Mon esprit s’envole à la recherche de la créature. Je sens le lien ténu qui le relit à mon corps. Je la vois bondir sur moi. Guidez-moi. Je sens le sang. Elle m’a touchée au flanc. La douleur me rend le contrôle. Je laisse les visions s’emparer de moi, une seule m’intéresse. Le temps semble se suspendre. Je sais, je sais d’où proviendra le prochain coup. Mon corps répond instantanément. Et je l’imagine, je créé une lance de brume noire, elle se matérialise dans ma main. Mon bras se détend et l’empale, au même moment, je sens ses griffes me déchirer l’épaule gauche. Mauvais choix, je suis droitière….
Elle retombe pesamment à côté de moi, dans un nuage de poussière.

 Le combat n’est pas encore fini. Je sens la pression sur mon esprit. Mon esprit qui commence à dériver dans les visions, sans contrôle. Je dois le forcer à revenir à la réalité. Sinon je ne reviendrais pas. Tout sera définitivement terminé. Et cette solution n’est même pas envisageable. J’ai une leçon à donnée à mes gardiens.  Et surtout je dois m’occuper de l’un d’entre eux en particulier….
Je reprends conscience, à genoux dans le sable, le souffle brisé. Mes gardiens sont là. Ils me fixent et s’inclinent la main sur le cœur. J’ai gagné leur respect à tout jamais. Je me lève, la tête me tourne. Je prends conscience du sang sur mon corps. J’en suis recouverte, le mien, celui de la créature… je ne saurais dire à qui il appartient vraiment. Une fin plutôt inattendue fut la seule pensée à me traversée alors que je m’écroulais.

Seker l’a pris dans ses bras, tel un objet fragile. Si fragile… Mais si fort. Comment avaient-ils pu douter un seul instant du choix des Dieux ? Même si tout cela faisait partie d’un test de leur part, jamais il n’aurait du douter d’eux. Cette femme… il se remémora le goût de ses lèvres, son souffle. Ses yeux pleins colère contre leur attitude. Il en était tombé amoureux. Eperdument. Il la désirait à se rendre fou. Par pour le plaisir de la voir soumise, non il l’a voulait pour lui. Rien qu’à lui. Elle faisait partie de lui. Ils étaient liés. Et il avait fallu toute cette souffrance pour qu’il s’en aperçoive. Il aurait du la soutenir, l’aider et peut être, alors, qu’elle n’aurait pas eu à risquer sa raison dans ce rituel.

Elle ne reprit conscience que plusieurs semaines après le combat. Seker était là, près d’elle. Elle ne put s’empêcher d’admirer de nouveau ses traits. Un véritable prince du désert. Son prince. Qui lui appartenait autant qu’elle lui appartenait. Elle avait pris conscience de cette vérité après son combat. Tout comme lui. Deux êtres destinés à se rencontrer, à se transformer, à s’affronter…. Les Dieux l’avaient t’ils prédits ? Ces sentiments devaient-ils entrer en ligne de compte pour accomplir sa destinée?
Lorsqu’elle put enfin se mouvoir sans trop de souffrance, elle décida de le rejoindre un soir. Trop d’attente les consumaient tout les deux. Trop de frustration. Ils firent l’amour avec une passion dévorante. Chacun savourant son pouvoir sur l’autre. Mais Seker savait bien au fond de lui qu’elle ne lui appartiendrait jamais totalement. Comme lui, lui appartenait. Cette élue était bien trop spéciale. Une partie de son cœur demeurerait un secret. Son jardin secret, qu’elle ne permettrait à personne de visiter. Il avait perdu. Oui il avait perdu. Elle dominait son corps, son âme, son esprit. Il l’a protégerait tant qu’il vivrait et même au-delà.
TaGaDa des Bois

adrien709

  • Invité
Re : Une destinée
« Réponse #1 le: 17 Février 2012 à 20:18:52 »
Bonjour,

Désolé je n'ai pas lu tout ton texte, cependant je vais tout de même te dire ce que j'en pense.
Alors l'histoire commence bien, mais tu as des manques de compréhension.
Par exemple tu dis que tu retrouves ton ami mais tu ne dis pas que tu l'as perdu avant.
Tu parles que tu rentres dans un labyrinthe mais, encore une fois, tu n'en parles pas avant.
Enfin, on les poursuit mais pourquoi ? Pour quelles raisons ?

Voilà. Ne t'inquiète pas moi aussi, je fais des fautes comme cela et en lisant ton texte, je me rend compte que c'est fort déplaisant.

Excuse moi si je t'ai blessé, mon but n'était pas de le faire.

Hors ligne malfaou

  • Tabellion
  • Messages: 25
Re : Une destinée
« Réponse #2 le: 17 Février 2012 à 21:19:41 »
Bonjour à tous. Ce texte est un peu long aussi je remercie d'avance tout ceux qui prendront le temps de le lire et de me dire si ils ont aimés ou non,  de me donner des conseils pour améliorer le style  :)

Bonjour TaGaDa,
J'ai lu ton texte et j'aime beaucoup, même s'il y a certains points qui mériteraient d'être retravaillés. Je passe sur les quelques fautes d'orthographes (coquilles, étourderies), je pense qu'un post de forum n'est pas le format le plus facile pour les rectifier (mais si tu veux qu'on échange par mail, pas de soucis).

Contrairement à adrien709, les imprécisions, ou erreurs de cohérence, ne me gênent pas. Les détails surprenants, le présent de narration d'un protagoniste qui ne sait pas ce qui va se passer ensuite, les sauts un peu abrupts d'une situation à une autre, les personnages qui apparaissent ou disparaissent sans explication, tout ça ne fait que renforcer l'atmosphère onirique. Nous sommes clairement dans un rêve, en tous cas, c'est la forte impression que j'ai eue, et je trouve que ton style est très adapté pour ça.

La course poursuite dans les ruelles entre les cavaliers et les trois personnages est à mon avis très bien menée, avec assez de tension pour qu'on se demande ce qui va se passer ensuite, si elle va s'en sortir ou pas... Le suspense fonctionne bien.

Dans le désert les choses se gâtent un peu pour moi. :) Pour deux raisons principales
1) Au niveau des alternances de point de vue entre Seker et Tenelia. Je comprends que tu passes d'une narration à la première personne à une narration interne (Seker est bien l'un des personnages de l'histoire) à la 3e personne, mais le changement présent / imparfait passe assez mal je trouve, c'est assez déroutant. A la limite, pourquoi ne pas adopter totalement la narration alternée en nous présentant les passages de Seker également à la 1ère personne du singulier, en nous mettant carrément dans sa tête? Bref, c'est une idée pour améliorer ce que je vois comme un ptit bug stylistique mais qui du coup distrait l'attention de l'histoire...

2) En parlant d'intrigue, tu cèdes un peu à la facilité sur le plan de la relation amoureuse naissante entre les deux. Bien sûr rien n'interdit de céder au cliché de l'occidentale indépendante au caractère bien trempé qui tombe amoureuse du Prince du désert macho, taciturne et pétri de préjugés au départ, mais qui va bien vite se rendre compte que cette peste est en fait la femme de sa vie. C'est convenu, tout le monde s'y attend, mais si c'est bien traité, ça ne me pose pas de problème, je suis midinette comme tout le monde :D Mais là tout va trop vite, ils ont a peine échangé 4 phrases, un baiser, deux gifles et une robe noire olé-olé qu'ils sont déjà irrévocablement liés l'un à l'autre. Et puis, les émotions de Seker sont traitées de la même manière que celles de Tenelia, et ça me chiffonne aussi. Je m'explique :
Citer
Mais pourquoi avait-il eu si peur ? Ce n’était pas la peur de la voir rejoindre cet ennemi. Non, elle semblait si fragile… cette fille, depuis son arrivée… Elle était si légère dans ses bras. Lorsqu’il l’avait déposé dans son lit, son souffle s’était emballé. Il avait envie d’elle. Mais elle était parfois si… rebelle. Il revoyait la colère dans ses yeux. Le haïssait-elle ?
Là c'est pas les réflexions d'un Prince du désert, c'est celles d'une ado, ou à la limite d'un adolescent timide et peu sûr de son coup. Ca cadre plus du tout avec le fier cavalier du début du texte. Moi je le vois plus ténébreux que ça, plus réservé et pudique dans ses réflexions. En tous cas, j'aimerais sentir la différence entre son mode de pensée et celui de Tenelia.

Encore deux remarques et j'arrêterai là pour l'instant :
Citer
J’ai gagné leur respect à tout jamais.
Ce genre de phrase et d'expression, "à tout jamais", "tant qu'il vivrait et même au-delà" me donne envie de coller des baffes à ton personnage car tant de suffisance et d'auto-satisfaction c'est insupportable. Si tu as calé ça là à dessein, pour que ton personnage soit un peu moins parfait et surpuissant, ok, mais alors, j'aimerais un petit signe que les gardiens ne sont pas vraiment en extase devant elle.

Enfin, ton personnage principal ressemble fort à ce que dans les fandoms de fanfiction anglophones on appelle une Mary Sue (http://forum.fanfiction.net/topic/93035/48428248/1/ pour les anglophones) Nom impossible (et ses deux potes s'appellent Seb et Fred! Eux ok, ils existent, mais Tenelia? Pas besoin d'un nom aussi spécial pour que ton histoire reste captivante, ça marche aussi avec Fanny, Lily, Laura ou Catherine), sautes d'humeurs extrêmes dûes à la situation de stress dans laquelle elle se retrouve, kidnappée, super-superpouvoir (elle a pas seulement le pouvoir des anciens, mais le pouvoir de Seth qui déchire tellement qu'il fallait que ça soit une fille qui le reçoive) etc. C'est ton choix, mais du coup, ça enlève de la substance à ton personnage principal, ça lui ôte de la crédibilité et c'est à mon avis dommage.

Tout ceci étant dit, j'ai passé un bon moment en lisant ton texte, j'aime ton style et ta manière de raconter les histoires, je pense simplement que ce texte gagnerait à être retravaillé selon les quelques pistes que j'ai énumérées...
Bien à toi,
Malfaou xx




Hors ligne ernya

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Re : Une destinée
« Réponse #3 le: 17 Février 2012 à 21:21:22 »
Citer
Je me réveille. Il fait sombre, je suis allongée sur le bitume. Je vois de multiples étoiles. La tête me tourne. Une voix me tire de ma rêverie et me demande comment je vais. Je me tourne dans sa direction. Tiens, on dirait que mes deux amis font le même rêve que moi.
je comprends pas du tout ce que la dernière phrase vient faire là :o
tu parles d'éveil et en fait il est dans un rêve, je visualise pas du tout ce qui se passe !

Citer
Je me lève, j’ignore où nous sommes. Nous nous décidons à aller explorer la ville inconnue. J’ai le cœur qui bat sourdement et résonne dans ma tête. Sentant mon malaise, ils me prennent par la main. Merci.
là encore le "merci" me paraît sorti de nulle part
depuis le début tu t'acharnes à nous détailler chaque mouvement et là bim, on passe d'un coup à une réflexion/parole. Ca détonne.

Citer
Une nostalgie qui me rappelle le gouffre dans lequel je succombe à chaque fois que je pense à « elle ».
je trouve cette phrase assez maladroite parce que j'ai l'impression que tu voulais nous parler de cette nostalgie et que finalement tu nous parles de la réaction que suscite la nostalgie (cette histoire de gouffre) et en fit finalement tu nous parles de quelque chose d'encore différent avec "elle", on s'y perd !

Citer
J’avais dépensé mon tout premier salaire dans un voyage dans ce pays.
la répétition des "dans" est très lourde, tu peux pas simplifier ?

Citer
Et je leur montre alors tout les petits détails qui leur avaient échappés dans la nuit.
échappé

Citer
Décorations représentatives de ce pays.

pourquoi tu veux absolument mettre des démonstratifs ? c'est hyper lourd ! Pourquoi pas simplement "du pays" ?

Citer
Je vois l’éclat vert de leurs yeux brillé au clair de lune.

briller (faudrait préciser que tu parles des potes sinon on comprend pas du tout de quoi tu parles)

Citer
Mes deux amis sont des hommes et il y a  ce lien curieux entre nous, remplit de non-dits et de sentiments ambigus.
rempli
euh ouais, quel rapport avec ce qu'ils sont en train de découvrir ? Ca manque de transitions^^

Citer
J’essai de ne rien laisser paraitre.

J'essaye/ j'essaie


Citer
Puis je la voie.
vois

Citer
  Nous nous élançons dans une ruelle de côté afin d’éviter cet autre cavalier. Quand surgit un autre cavalier devant nous.
répèt de "autre"
"cet autre cavalier" est très lourd, privilégie les pronoms.

Citer
Le mystérieux cavalier, le premier, avec son allure si fière nous a vu.
vus

Citer
Prend mon élan et tente ma chance.

prends

Citer
Au pire j’aurai une jambe cassée, ce n’est pas si haut.

c'est vrai que c'est dix fois rien une jambe cassée :-¬?

Citer
et ses yeux noirs brillent dans l’obscurité.

du noir qui brille dans le noir, c'est pas mal ! :mrgreen:

 Il fut un temps où je m’étais lancé dans leur découverte.
lancée

Citer
Et cette nostalgie reprend possession de mon être. Il parle mais je ne l’entends pas.
euh c'est pas très crédible...

Citer
Elles veulent me déshabiller mais je les repousse violement.

violemment

Citer
Et je me laisse sombrer, la fatigue anéantissant tout mes efforts pour rester éveillée.
tous

Citer
De quel droit ont-ils pris mes vêtements et m’on t’ils enlevés ?
m'ont-il enlevée

Citer
Je veux sortir mais les femmes veulent m’en empêcher, mais leurs protestations sont faibles, elles ne comprennent pas.
répèt de "mais" pas terrible

Citer
Je m’agite et finalement parvient à sortir.

parviens

Citer
Je reste ainsi, paralysée en réalisant ce que je portais réellement et sentant la gêne montée en moi.
monter

Citer

-   «  cette robe vous va très bien »
entre les tirets et les guillemets, il faut choisir


Citer
Aucune envie de me retrouvée nue devant tout ces regards…
retrouver / tous

Citer
Juste parce que je suis une femme et que ce n’est pas …. Normale !
normal

 
Citer
Je lui demande comment des Dieux auraient pu se tromper d’élu ?
pas de point d'interrogation

Citer
. Et c’est alors que je la voie.
vois

Citer
Il prit plusieurs hommes avec lui. Ils repèrent vite les traces de la jeune fille, que le vent n’avait pas encore effacé.
effacées

Citer
Une terreur sourde commença à le tenaillé.
tenailler

Citer
« Tu es bien seule ». Il me détaille lui aussi. « Une femme…. Surprenant… ils ont du être déroutés ».


Citer
Il me dit qu’ils avaient du me haïr, me reprocher mon sexe.



Citer
Et là il la voie, si menue, si frêle qui commence à tendre le bras vers la créature.
voit

Citer
« NON » crie t’il.
crit-il

Citer
Lui aussi la vu.
l'a vue

Citer
L’histoire qu’il ma raconté
m'a racontée

Citer
Je me débats et l’aveugle avec le sable.

hein ?

Citer
Peut être que je devrais accepter…..
peut-être
(trois points suffisent)

Citer
Lorsqu’il l’avait déposé dans son lit, son souffle s’était emballé.

déposée

Citer
Pendant combien de temps encore me reprochera t’on mon sexe ?
reprochera-t-on

Citer
Peut être trop rapidement… Il me demande si il y a un problème.
peut-être / s'il

Citer
Je ne peut plus endiguer le flot de mes paroles.

peux

Citer
Je ne peux pas retenir la gifle qui je lui assène spontanément.
que

Citer
Car qui mieux qu’une femme sait se servir de la colère pour protéger les siens sans perdre la raison ?

mdr

Citer
Je sens mes mains irradié de chaleur.

irradier

Citer
et fini par le décharger dans le sable devant moi.
finis

Citer
Et je l’imagine, je créé une lance de brume noire
crée

Citer
Sinon je ne reviendrais pas.
reviendrai

Citer
Une fin plutôt inattendue fut la seule pensée à me traversée alors que je m’écroulais.
traverser

Citer
Même si tout cela faisait partie d’un test de leur part, jamais il n’aurait du douter d’eux.


Citer
Par pour le plaisir de la voir soumise, non il l’a voulait pour lui.
la
euh c'est pareil...

Citer
Il aurait du la soutenir, l’aider et peut être, alors, qu’elle n’aurait pas eu à risquer sa raison dans ce rituel.


Citer
s’affronter…. Les Dieux l’avaient t’ils prédits ?
avaient-ils prédit

Alors, déjà corrige les nombreuses fautes parce que ça aide pas à rentrer dans ton texte !

Sinon j'ai vraiment eu du mal à rentrer dans l'histoire. L'ensemble me parait assez nébuleux en fait. Surtout le début. Je pense que tu ne tiens pas assez compte du fait qu'ils sont dans un autre monde. Ils s'étonnent pas beaucoup, je trouve. Et les amis de la fille décident de la laisser toute seule ? Un peu bizarre, non ? Ils doivent pas tellement tenir à elle.
Quant à cette histoire d'élu, j'ai pas compris ce qui se passait avec la créature, j'ai trouvé ça assez flou mais ça vient peut-être de moi, à la fin, je commençais à trouver le récit fort long (les fautes aident pas ::)). Mais sinon je trouve pas ça très original, comme par hasard ils tombent amoureux, comme par hasard elle est en fait super forte avec un jardin secret impénétrable etc. Pour moi, tout ça, c'est de trop. C'est pas assez réaliste. Ok, ton texte ne se donne pas comme un texte réaliste mais je trouve que la plupart des réactions de tes personnages sont trop simples, trop schématiques. Peut-être que si tu rentrais plus dans leur intériorité, ça donnerait plus de profondeur à ton texte. Là, je n'y crois pas en fait.  :-[

Quoi qu'il en soit, je pense que tu devrais vraiment retravailler le début. Eviter de mettre trop de phrases courtes les unes à la suite des autres. Mieux nous donner à voir la scène (c'est très flou, on se représente mal la ville) et revoir quelques transitions parce qu'on saute trop vite d'un truc à un autre, je trouve.

Voilà, repolis un peu tout ça  ^^
« Modifié: 17 Février 2012 à 22:22:52 par ernya »
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

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  • Tabellion
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Re : Une destinée
« Réponse #4 le: 17 Février 2012 à 22:07:41 »
Je ne suis pas d'accord avec toi quand tu parles d'incohérences, Adrien. Peu après le début on apprend que les trois amis de séparent, donc il n'est pas illogique qu'elle en retrouve un plus tard. Le labyrinthe est une métaphore caractérisant le schema des rues de la ville du Caire.
Quant à la raison qui pousse ces mystérieux chevaliers à poursuivre l'héroïne et ses amis (cannabis et ecstasy... Je suis déjà dehors :D) je me contenterai de te dire que si notre petite fraise s'est donnée la peine d'écrire un texte en entier, c'est pour qu'on le lise en entier.

Passons aux choses sérieuses :) tout d'abord avec quelques remarques sur la forme:

Citer
Merci

Je trouve que cette espèce de discours indirect libre n'a pas trop sa place ici. "Je les remercie" conviendrait mieux, amha.

Citer
Ne crie me dis-je

Il ne manque pas un pas après crie?

Citer
Le bruit de leurs montures et leurs cris.

Je rajouterais un de avant le deuxième leurs.

Citer
Sauf qu’en réalité, c’était plus moi qui en avait besoin.

Jusque là tu as tout mis au présent, pourquoi changer maintenant pour de l'imparfait? Je comprends le procédé pour les passages concernant Seker mais là tu aurais pu (dû) rester au présent.

Citer
Cet univers de femmes ne me rassure pas

J'ai pas trop compris le pourquoi de cette phrase, pour moi elle n'apporte pas grand'chose à l'intrigue. Il aurait fallu plus développer ce passage peut-être.

Citer
Je veux sortir mais les femmes veulent m’en empêcher, mais leurs protestations sont faibles, elles ne comprennent pas

La répétition du mais sonne assez mal. Le premier n'est pas nécessaire, je pense que tu peux le remplacer par une virgule.

Citer
Juste parce que je suis une femme et que ce n’est pas …. Normale !

Normal sans e

Citer
Des images érotiques commencent à se matérialiser devant mes yeux.

Jusque là tu as preuve d'une bien plus grande finesse, je pense que tu pourrais rendre cette scène un peu moins froide.

Citer
Concentration, concentration revient

Tu peux supprimer le premier concentration; en ajoutant une virgule entre concentration et revienS je pense que ça rendrait mieux les efforts de l'héroïne pour se concentrer, justement :)

Citer
Un risque de devenir folle

Au vu du contexte littéral de la phrase (j'aime beaucoup cette idée de contexte littéral  :relou:) j'aurai écrit Au risque de devenir folle

Citer
J’ai peur de l’inconnue

Pas de e à inconnu. Quand c'est d'une façon générale comme ici on parle d'un inconnu, donc c'est masculin, désolé  :-[

Citer
Encore pire que les autres

Quelles autres? De la façon dont c'est tourné on dirait qu'elle mer des baffes à tire l'arigot hors je n'en ai pas le souvenir, bien qu'elle en est prise une visiblement violente, de torgnole.

Citer
jamais il n’aurait du douter d’eux

A la première lecture je n'avais pas comprit que eux se rapportait aux Dieux. Ça mérite peut-être un petit éclaircissement.

Citer
Les Dieux l’avaient t’ils prédits

Oh la la beeuuurk : les dieux l'avaient-ils prédit :D
En plus la ligne en dessous tu reprends la même formule en l'ecrivant bien :)

Citer
Ils firent l’amour avec une passion dévorante

Comme la scène érotique plus avant cette scène de sexe mériterait un traitement plus fin et plus développé. Obscédé? Moi? Non, non :)

Citer
Oui il avait perdu.

Répétition inutile, le premier il avait perdu se suffit à lui-même, ait confiance en ta puissance littéraire :)


J'ai bien aimé ton histoire, je ne lis pas beaucoup de fantastique et là je suis parti en Égypte avec l'élue. Contrairement à Adrien, je ne parlerai pas d'incohérences, mais de zones d'ombre. Enfin d'une zone d'ombre surtout. Je me demande bien comment elle et ses amis de sont retrouvé en Égypte durant leur sommeil :)

Le souci qu'il y a en fait, c'est du au rythme de ton texte par moment. Je m'explique. Tu utilises beaucoup de phrases courtes, ce qui donne beaucoup d'action. C'est pratique dans les moments d'actions, mais par exemple au tout début, quand ils émergent au beau milieu de la route, si tu avais utilisé des phrases plus longue ça aurait mieux retranscrit l'impression de tête dans le pâté qu'ils semblent avoir.
L'autre passage où tu vas un peu trop vite, c'est au moment du rituel. On apprend que tout est écrit depuis la nuit des temps, on aimerait en savoir un peu plus sur la question :)
Ça aurait été bien aussi qu'on en sache plus sur son entrainement au combat, toute cette partie a sauté :) ça aurait permis de souffler un peu, d'apporter du calme avant de repartir dans l'action pure lors du combat final contre la chose, qui mériteraient d'être plus développés (aussi bien le combat que la chose).

Donc au final un bon texte je trouve, une bonne intrigue, mais il faudrait qu'il y ait des moments de relâchement, de calme pour pouvoir respirer de temps en temps :)



Mon cousin a pour habitude de dire que sa grande sœur est un brouillon et lui le chef d'œuvre. Pour ma part fils unique, je suis les deux. Mais suis-je un brouillon de chef d'œuvre, ou un chef d'œuvre de brouillon? Là est toute la question.

Hors ligne TaGaDa

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Re : Une destinée
« Réponse #5 le: 18 Février 2012 à 09:39:55 »
Merci à tous d'avoir pris le temps de le lire. :coeur:

Et je m'excuse platement pour les fautes d'orthographes, j'avoue ne pas avoir fait de relecture après l'avoir tapé à partir de mes notes manuscrites  >< Mille pardons !

Je vais tenter d'expliquer le pourquoi du style du texte.

- j'ai voulu écrire une nouvelle courte, et j'ai donc pensé qu'il n'était pas nécessaire de faire trop de descriptions, le but étant de se focaliser sur les émotions de l’héroïne. Mais au vu de vos commentaires je m'aperçois que je n'ai pas su atteindre le juste équilibre. Ce que je vais tâcher d'améliorer de ce pas !

- Maintenant au niveau des phrases courtes: je voulais que le lecteur ne relâche pas son attention. C'est la raison pour laquelle je me suis dit que l'utilisation de telles phrases permettrait d'ajouter un peu de suspens. Mais là idem que ma réflexion précédente je n'ai pas su atteindre le bon équilibre :)

- L'atmosphère nébuleuse est voulue, puisque je ne voulais pas non plus écrire un roman, cela rejoint ma première réflexion.
- Je suis malgré tout contente que tu ai envie d'en savoir plus LeSolitaire sur l'histoire de fond. Pour moi, c'est essentiel, cela signifie que, mis à part mes maladresses d'écriture, tu es rentré dans l'histoire. Je vais donc essayer d'améliorer cela.

- J'avoue que j'ai l'esprit medinette ^^,,,, j'aime bien les histoires qui se finissent bien. Cependant, pour sauver le texte de son schéma classique, je peux tout à fait le rendre plus sombre si c'est ce que tu entends Ernya.

- Malfaou, j'ai longtemps hésité à mettre les scènes avec Seker à l'imparfait. Au vu de tes comentaires, je vais donc le mettre au présent  ;)

- Il faut avouer que ce n'est pas toujours évident de rentrer dans la tête de ses personnages surtout lorsqu'on utilise le présent et la première personne. Je pensais avoir bien retranscrit les émotions que telle ou telle personne pourrait ressentir dans ce contexte. Mais bon je ne suis pas psychologue, à revoir donc  ><

En tout cas merci beaucoup pour vos comentaires! Je vais améliorer tout ça!
Est-ce que quelqu'uns d'entre vous accepteraient que je leur envoie par mail la nouvelle version d'ici quelques jours afin d'avoir leurs avis? Pleaz pleaz :-[
TaGaDa des Bois

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Re : Une destinée
« Réponse #6 le: 18 Février 2012 à 12:13:52 »
Citer
Je suis malgré tout contente que tu ai envie d'en savoir plus LeSolitaire sur l'histoire de fond. Pour moi, c'est essentiel, cela signifie que, mis à part mes maladresses d'écriture, tu es rentré dans l'histoire. Je vais donc essayer d'améliorer cela

Aucun soucis sur ce point là, j'étais dans l'histoire. La course poursuite dans les rues du Caire par exemple est très bien rendue, à la fin j'étais presque aussi vide que tes persos :) c'est précisément là qu'il aurait fallu un petit moment de répit, pour souffler :D
Tu l'as dit toi-même c'est une question de dosage et tu verras qu'au final n'allongera pas tant que ça ton texte.

PS: volontaire pour avoir ton texte par mail, je t'envoie mon adresse par mp :)
Mon cousin a pour habitude de dire que sa grande sœur est un brouillon et lui le chef d'œuvre. Pour ma part fils unique, je suis les deux. Mais suis-je un brouillon de chef d'œuvre, ou un chef d'œuvre de brouillon? Là est toute la question.

Hors ligne TaGaDa

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Re : Une destinée
« Réponse #7 le: 21 Février 2012 à 18:32:46 »
Bonjour à tous. Voici la deuxième version du texte modifiée en tenant compte de vos commentaires. Le scénario comporte quelques différences. Merci à tout ceux qui prendront le temps de la lire  :-[


Je me réveille dans l’obscurité, allongée sur le bitume. Mes yeux contemplent des petits points lumineux. Avec un peu de retard, je réalise que ce sont les étoiles. Je me lève et la tête me tourne. Une voix me demande comment je vais, je me tourne dans sa direction. Mes deux amis sont là eux aussi. Je me rappelle… nous étions allés boire un verre tous ensemble au bar.

Je scrute les alentours, le quartier ne me rappelle rien. Je ne me sens pas rassurée, sentant mon malaise, mes deux compagnons me prennent par la main. Je les remercie d’un signe de tête. Cela ne sert à rien de rester sur place, il nous faut trouver où nous sommes. Peut être que l’obscurité modifie notre jugement et que nous ne sommes pas si loin de chez nous. Nous avons pu abuser au bar et nous être égarés.
Leurs mains me transmettent une douce chaleur. Alors que nous marchons, les ruelles me semblent familières. Un ancien sentiment ressurgit. La nostalgie de cette contrée si chère à mon cœur. L’envie de voir à nouveau ses monuments et de me promener entre ces architectures uniques au monde apparaît.
Cette nostalgie  m’entraîne bien loin de ma réalité. «Elle » qui me hante tant, que j’ai toujours voulu explorer. Grande Egypte, mon rêve éveillé. L’Egypte et ses mystères qui me tiraillent dès que je les évoque.
Je l’annonce aux garçons. Mais comment peuvent-ils me croire ? Je leur montre alors les petits détails qui leur échappent dans la nuit. On distingue les bibelots pour touriste au travers des rideaux mal fermés des boutiques. Statues, papyrus,... Le Caire et ses souks apparaissent dans l’ombre, la maigre lumière lunaire leur confère un aspect menaçant. Les étals sont branlants et l’odeur des épices nous titillent les narines.

Le moindre bruit nous fait sursauter et mon cœur s’emballe. La ville est tentaculaire, de multiples ruelles de croisent et se décroisent. Je revoie la ville dans mes souvenirs, en plein jour et pendant la majeure partie de la  nuit, c’est une métropole très agitée. Il doit être particulièrement tard.
Je peux voir les questions qui se multiplient dans l’esprit de mes amis. Pourquoi ? Comment ? Mais aucun d’entre nous ne possède la réponse. Ils réfrènent leur peur, afin de ne pas me la transmettre. Ils pensent qu’ils doivent me protéger. Il est trop tard de toute façon, je suis déjà morte de trouille et nous tremblons tous intérieurement.
Alors nous continuons, toujours soudés ; nous formons une drôle de chaîne. Je frissonne, ma tenue est bien légère face au froid de la nuit. Un tee-shirt, un jean et une paire de botte. J’essaie de ne rien laisser paraitre, pourtant une sensation de froid grandit peu à peu en moi. Un bruit attire mon attention, il y a quelque chose au bout de la ruelle derrière nous, dans l’obscurité.

Peu à peu une silhouette se dessine, elle se rapproche et le peu de lumière me laisse entrevoir un cavalier. Immobile. Il nous regarde. Cela n’a rien d’étonnant, je suis déjà allée au Caire, et je sais que les équidés sont des montures encore classiques dans cette ville. Plus les ânes que les chevaux, mais pourquoi pas ?

Cependant, mon instinct me souffle que ce n’est pas si simple. Cet homme cherche quelque chose, et lorsque je le fixe, je comprends qu’il a trouvé ce qu’il désirait. Il avance, le bruit des sabots résonne comme une menace imminente. Puis tout s’accélère. Il fonce, il fonce droit sur nous. Le bruit du cheval semble ralentir le temps. Il faut partir, il faut courir, je le crie aux garçons. Nous nous élançons dans une ruelle de côté. Quand surgit un autre cavalier devant nous.
Dans la panique nous nous séparons. Il ne faut pas se retourner, perte de temps. Heureusement je retrouve l’un de mes compagnons lors d’un croisement. Il décide de rester pour attirer le cavalier. Je plonge mon regard dans ses yeux, si verts, si profonds. Je vois le cavalier se diriger vers lui. Puis son image disparaît.
J’entends mon autre compagnon qui m’appelle. Ne crie pas me dis-je, ne crie pas ou ils vont te trouver. Je me dirige malgré tout vers sa voix, en mesurant l’ampleur du risque que je prends.
Nous nous retrouvons finalement, je lui prends la main et nous fuyons dans ce labyrinthe. Mais nous continuons de les entendre où que nous allions. Le bruit de leurs montures et de leurs cris dans une langue inconnue résonne dans les ruelles étroites.
J’ai l’impression que mon cœur va exploser, je n’ai plus de souffle. Je ralentis mon compagnon. Comprenant mon état, Fred nous engouffre dans une ruelle encore plus sombre que les précédentes. Avec un peu de chance, nous passerons inaperçus. Je tremble. Il me caresse les cheveux en un geste apaisant. Je lui suis reconnaissante et serre plus fort sa main. Je me tourne vers lui mais mes yeux voient plus loin. Le mystérieux cavalier, le premier, avec son allure si fière nous a vus.
Lisant sur mon visage, Fred me demande s’il est là. Je hoche la tête. Je tremble, je tremble si fort, mes mains sont glacées. Que faut-il faire ? Fred me chuchote qu’il va sortir et qu’il faudra que j’en profite pour monter sur l’échelle de secours juste à côté de nous. Les toits sont plats, j’aurais peut être ainsi la chance de leur échapper. Alors qu’il s’apprête à se lancer, je l’arrête, le contemple et l’embrasse brièvement. « Pour la chance » lui dis-je. Pieu mensonge, c’est moi qui ai besoin de ce baiser pour me rassurer. Il part et je m’élance sur l’échelle. Un instant surpris, le cavalier comprend rapidement le but de la manœuvre et crie des ordres à ses compagnons. Je grimpe aussi vite que je peux. Le toit est plat, je peux courir, encore… mais des ruelles séparent ces plateformes providentielles. Je m’arrête à la bordure et risque un coup d’œil dans mon dos. Il est là, derrière…..
Il faut que je saute, mais j’ai peur, si peur. Je recule. Prends mon élan et tente ma chance. Je me rattrape de justesse en face et me hisse rapidement sur le toit suivant. Je me suis égratignée les mains. Je me retourne et je le vois qui s’élance. On peut dire que son temps de réflexion a été largement moins long que le mien. Je repars mais pas bien loin. Un autre saut m’attend. J’avise une échelle de secours, opportunité plus séduisante qu’un nouveau saut improvisé avec mes mains qui me brûlent.
Mais dans ma précipitation, je suis imprudente, il y a un cavalier en bas. Pas le choix, je suis dans une impasse. Je fonce vers lui, sur le cheval il sera moins prompt pour m’attraper. Je fais un écart, sa monture recule, et je m’engouffre dans la brèche. Vite, il faut aller toujours plus vite. J’entends le cheval qui se rapproche, le bruit de ses sabots se fait plus net de secondes en secondes. Je bifurque à chaque nouvelle ruelle pour tenter de le semer mais je l’entends de plus en plus. Ce bruit m’obsède.
Soudain, je sens que je ne touche plus le sol, je pousse un cri de surprise. Mon cœur manque un battement. Je me retrouve couchée sur un cheval. Le temps que je reprenne mes esprits, il s’est arrêté. Je me débats vainement contre la poigne de fer qui me retient. Et je lève les yeux vers mon agresseur.
Il a le visage fier, un visage fin et carré entouré par une chevelure noire qui s’échappe de sa coiffe. Un fine barbe entoure sa bouche et ses yeux bleus brillent dans l’obscurité. Plus surprenant encore sont les tatouages sur son front : des hiéroglyphes. Je m’immobilise un instant, ne pouvant m’empêcher de chercher dans mon esprit leur signification. Il fut un temps où je m’étais lancé dans leur découverte, et cette nostalgie qui me fait tant souffrir se ranime.
On me fait descendre et je constate qu’ils sont nombreux. Plus loin j’aperçois mes deux compagnons, aucun n’a l’air d’être blessé. Des ordres sont donnés, et on nous hisse chacun derrière un cavalier. Notre cortège se met en marche. Nous nous jetons des regards inquiets, nous ne comprenons pas. Je suis au bord de la crise de panique, malheureusement je ne peux rien faire contre ce qui est en train d’arriver.
La ville est maintenant derrière nous, ses lumières s’estompent.

Le désert… nous sommes dans cette immense étendue de sable, il nous est impossible de savoir où nous nous rendons. Pendant ce qui me semble des heures, nous pataugeons dans cet océan et je finis par m’assoupir. Des voix me réveillent, il semble que nous ayons atteins notre destination : un campement. Des femmes aux voiles transparents nous accueillent et nous mènent dans différentes tentes. Et toujours pas d’explication.
La tente est grande, la chaleur accueillante, de même que les tapis et les coussins. Les femmes m’entraînent au fond, devant un bain. Elles veulent me déshabiller mais je les repousse violemment, je n’ai jamais été très tactile. Les efforts fournis pendant la course et la fatigue qui en résulte se font ressentir, et je m’agrippe à la baignoire pour ne pas tomber. L’une des femmes se rapproche, je lui fais signe de partir. Elle semble comprendre et s’éloigne. Je tire sur le rideau faisant office de cloison, me déshabille et entre dans l’eau chaude, bien trop attirante pour qu’on puisse y résister après une épopée dans le désert. Je me laisse sombrer, la fatigue et la chaleur anéantissant tous mes efforts pour rester éveillée.

Je reviens à moi dans une eau tiède, je me sèche vigoureusement afin de me réchauffer et cherche mes vêtements. Rien. Mes yeux tombent sur un tout autre type de tissus : une robe comme celle que portent les autres femmes quoiqu’un peu plus… osée. Noire, brodée de perle, en dentelle presque transparente, laissant apparaitre mes bras et mes jambes nues. Dans ma frustration, je ne perçois pas la beauté de l’habit. De quel droit ont-ils pris mes vêtements et m’ont-ils enlevée?

Je veux sortir, les femmes tentent de m’en empêcher, mais leurs protestations sont faibles, elles ne comprennent pas. Je m’agite et finalement parviens à mes fins. Je suis arrêtée net dans mon élan. Leur chef, mon cavalier, est là et me regarde. Je l’ai inopinément interrompu dans une discussion avec ses lieutenants. Cinq hommes ont maintenant les yeux rivés sur moi. Et lui, me détaille comme un animal. Cette lueur dans ses yeux me déplaît. Je reste ainsi, paralysée en réalisant ce que je porte réellement et sentant la gêne monter en moi. Cet homme semble si froid, ses yeux sont comme deux blocs de glace. Puis il jette un regard sur les femmes agglutinées devant l’entrée de ma tente, prises en faute. Je pense alors que je n’aimerai pas être l’ennemie de cet homme. Il retourne à sa conversation et puisqu’il ne prête pas attention à moi et semble si sûr que je n’irai pas loin, je décide, malgré la peur qui me tenaille, de rechercher mes compagnons et d’explorer le campement. Dans mon errance, j’entends un nom qui revient souvent dans les conversations des occupants de quartier nomade. Seker. Il semble que ce soit le nom de notre kidnappeur.

Marcher dans le sable m’épuise plus vite que je ne le pensais. Je m’assois et contemple les étoiles. J’essaie vainement de trouver des explications à ce qui nous arrive. J’imagine des scénarios tous plus improbables les uns que les autres. Je dois avoir trop d’imagination, ils veulent peut être simplement de l’argent, une rançon. La télévision montre si souvent ce genre de scénarios.
Sa voix me tire de mes spéculations, qui il faut l’admettre, sont bien hasardeuses.
«  Cette robe vous va très bien »
Ainsi, il parle notre langue….La conversation ne dure pas longtemps.
Il me demande de l’accompagner. Que veut-il donc ?  Je panique, et imagine les pires choses, il va me violer ou s’en prendre à mes compagnons. J’ai une telle envie de pleurer. Comme je ne réponds pas, il me dit qu’utiliser la force ne lui pose pas de problème. Je me reprends, sentant que mes jambes allaient céder, lui jette un regard haineux et finit par le suivre. Il me mène dans une tente dans laquelle je retrouve mes compagnons de voyage. La question qu’on nous pose nous prend tous au dépourvu, nous mettons quelques secondes à comprendre.

Il nous demande de nous déshabiller et de regarder notre corps en nous désignant des paravents auxquels nous n’avions pas fait attention quelques secondes auparavant. Nous ne trouvons rien pour protester. Et surtout, je n’ai aucune envie de me retrouver nue devant tous ces regards…
Je me dirige vers la subtile protection de bois et commence mon inspection. C’est alors que je la vois. Elle est si petite que je ne l’avais pas remarquée. Cette minuscule croix Ankh sur mon poignet. Mon esprit se brouille et j’ai du mal à réfléchir correctement. Je n’ai jamais été chez un tatoueur, du moins consciemment. Dois-je leur dire que je suis la personne qui porte le tatouage qu’ils recherchent ? J’entends les autres sortir. Si je tarde, j’éveillerai encore plus leurs soupçons. Je sors et tous les regards convergent vers moi. Je lis de l’incrédulité sur les visages. Seker me demande de lui montrer. Que faire ? Devant mon silence, ile me saisit brusquement le poignet. Et là il le voit. Impossible, murmure-t-il.

J’ai la sensation que tout s’écroule autour de moi. On m’emmène sans explication. Les garçons tentent d’en demander mais on les écarte sans ménagement. Adieu liberté. Je crois que j’aurai préférée une prise d’otage, au moins j’aurai su à quoi m’en tenir, alors que là je navigue en pleine inconnue et c’est particulièrement déplaisant.

Une femme, comment est-ce possible ? Une erreur ? Et pourtant le tatouage prouve bien sa nature.
Je m’appelle Seker et je suis le chef de la plus grande tribu des Gardiens. Mon clan assume la lourde tâche de protéger l’humanité contre les démons créés par la magie des prêtres de l’Egypte ancienne. Ces créatures sont de plus en plus nombreuses à se réveiller en raison du mal ambiant qui règne dans les pays du monde. La souffrance les attirent, et ce malgré les précautions prises dans les temps anciens pour les maitriser. Les sceaux cèdent, et les constructions ne sont plus aussi solides pour contenir la force de ces créatures. Cependant, pour faire face, un clan fut créé et spécialement entrainé aux anciennes techniques de protection occultes : le clan des gardiens, que je dirige actuellement. Malgré les siècles, nous sommes demeurés fidèles à notre mission. Chaque enfant deviendra un jour un gardien, afin de préserver l’équilibre des forces. Par ailleurs, les anciens Dieux, conscients du danger que représentent ces créatures ont créés un autre pion, une dernière barrière lorsque le pouvoir des gardiens s’avère insuffisant. Celui qu’on appelle l’Elu. Un homme investi d’une partie des pouvoirs d’un Dieu. Un Dieu dit de « tutelle ». Chaque Elu est protégé par un Dieu différent. Notre mission est de développer ses capacités au combat et de l’aider à maitriser ses pouvoirs. Nous lui transmettons toutes nos connaissances.
Mais aujourd’hui, les choses se sont compliquées. Jamais dans toute notre histoire nous n’avons entendu parler d’un élu au sexe féminin.
Je dois réunir le Conseil des Anciens. Ce dernier est composé des représentants des différentes tribus du clan des gardiens. De graves décisions doivent être prises pour faire face à la situation.
La terreur inscrite dans les yeux de la jeune femme me revient en mémoire. Je dois interroger ses compagnons afin de savoir qui elle est vraiment.

Lorsque les garçons me virent approcher, ils firent silence. Je leur pose mes questions. Qui est-elle ? A-t-elle quelque chose de spécial ? Face à l’obstination silencieuse de mes interlocuteurs, je comprends rapidement qu’utiliser la contrainte ne servirait à rien. Je leur raconte alors que mon devoir est de la protéger contre quelque chose qui les dépasse tous. Que s’ils m’aident, ils lui épargneront bien des souffrances. Mais ils insistent pour avoir des explications. Je me décide à leur raconter notre histoire, peu importe que ces étrangers me croit, j’ai besoin d’informations.
Je leur explique également, que nous ignorions lequel d’entre eux était l’élu, et que c’est la raison pour laquelle nous les avons enlevés tous les trois.
Fred et Seb ne peuvent mettre en doute la parole de leur interlocuteur. Son visage trahit une vérité qui aussi improbable qu’elle semble, existe.
Cependant, Fred sent que je ne lui ai pas tout dit. Il me demande s’il y a un problème.
Je hoche la tête et lui répond que c’est une femme.
Les deux garçons affichent un air surpris. Ne leur laissant pas le temps de me questionner plus avant, j’enchaîne en leur posant des questions. Elle s’appelle Adela. Oui elle s’intéresse à l’Egypte depuis longtemps. Non, rien de spécial ne s’est passé autour d’elle par le passé.
Finalement ils ne savent pas grand-chose. Je prends congé. Le conseil des anciens doit être au complet maintenant. Je redoute leur décision mais nous devons remplir notre devoir avant tout, ce que nous ressentons n’a pas sa place face aux menaces des créatures.
Le conseil a opté pour une solution radicale. Transférer les pouvoirs de l’élu à une personne plus apte, à savoir un homme : lui Seker, Chef de la plus grande tribu des gardiens. Cette solution ne me satisfait pas totalement. Mon instinct me souffle que nous pourrions regretter une telle décision. Cependant, je refuse de m’opposer au conseil, ses membres sont les plus sages et les plus instruits de notre communauté. Mais comment expliquer à la jeune fille la situation ? Elle le détesterait lui et son clan à tout jamais.

Atterrée. Oui c’est bien le mot qui me vient à l’esprit. Peu à peu les paroles de Seker me parviennent dans toute leur ampleur. Je déglutis. Ainsi, je serais une élue. Une élue devant combattre. C’est la raison pour laquelle ils nous ont pourchassés comme de vulgaires lapins à travers tout le Caire.
Et voilà qu’il me dit que je suis une femme et que ce n’est pas …. Normal ! Qu’ils vont prendre mes pouvoirs afin de les transmettre à une personne plus apte.
Je lui dis qu’il est fou. Il me répond que suivre un entraînement d’élu quand on est un homme est déjà difficile, alors quand on est une femme…. Il me dit qu’il m’épargne des souffrances inutiles, que faire face à un adversaire, lorsque sa vie est en jeu, lorsqu’on doit tuer est une épreuve de laquelle je ne pourrai jamais me remettre. Il s’approche et je le préviens de ne pas me toucher. Je sens la colère monter en moi. Je ne comprends pas, comment le pourrais-je ?  Je lui demande comment des Dieux auraient pu se tromper d’élu ! Comment peut-il porter le titre de Gardien s’il ne croit plus en l’ancienne religion ? Qui est-il pour juger qui doit être élu ? Il n’est pas digne de son titre. Je vois la fureur dans ses yeux. Mes paroles sont autant de coups qu’il ne supporte pas. Et surtout je lis un infime doute face à la vérité que je lui assène.
Finalement il tourne les talons, m’informe que le conseil me rencontrera ce soir. Et que ses membres ne seront certainement pas aussi patients que lui.
Je le hais, ma fureur m’étouffe, si j’en avais eu le pouvoir, je crois que je les aurais tous massacrés jusqu’au dernier.

Je m’avance dans la grande tente en essayant de faire taire la peur qui m’envahit. Ils ne doivent pas la voir. J’ai les mains glacées et malgré la chaleur qui règne je ne parviens pas à les réchauffer. Je sens leurs regards sur moi. Ils m’étudient. Certains sont concupiscents, d’autres impitoyables. Je suis coupable d’office. Ils ne me laisseront pas la possibilité de plaider ma cause. J’essaie d’être indifférente. Dire qu’il est assis à côté de ces vieillards immondes. L’un d’eux me demande mon nom. Face à mon silence et mon air insolent, il se dirige vers moi. Je crois avoir rarement reçu gifle plus retentissante. Le goût du sang envahit ma bouche. Mais je ne réponds toujours pas.
«  Comment oses-tu ? » Tonne-t-il. « Tu n’es qu’une erreur que nous allons réparer, soumise à notre volonté ».
Ses paroles me blessent plus profondément que la gifle. Je me tourne vers Seker et le fixe. Ces yeux froids me font un instant frissonner. Je comprends qu’il ne fera rien pour me défendre, sa mission est sa priorité. Finalement lui et moi nous nous ressemblons. Dans mon autre vie, je faisais toujours passer mon travail avant toute autre chose. Je sais alors que je suis seule, personne ne viendra pour m’aider. Seule pour faire face à toute une tribu. Puis peu à peu les regards se détournent et je les entends débattre, sans même comprendre les horreurs qu’ils peuvent dire, et moi je dois rester là, au centre de leur cercle, attendant leur bon vouloir. Mon dos me fait souffrir, si seulement je pouvais m’asseoir un instant, mes yeux piquent, les effets de la tension qui m’entoure se font sentir.
Finalement, le silence recouvre l’assemblée, je sens qu’ils ont pris leur décision sans savoir de quoi il s’agit réellement. On me ramène dans ma tente. Une question me lancine. Quand vont-ils prendre mes pouvoirs ? Comment cela va-t-il se passer ? Le conseil voulait simplement me jauger, pas une fois je n’ai pu me défendre. Ils voulaient certainement débattre une dernière fois afin de mettre au point le moyen le plus sûr pour me priver de mes pouvoirs.
Une fois dans la tente, je m’écroule sur le lit. Et mon sommeil se peuple alors de songes étranges, dont il ne restera qu’une vague sensation au réveil.
La chaleur me réveille. Je sors et laisse les rayons du soleil me réchauffer. J’aime sentir sa chaleur sur mon visage. Si douce et apaisante….Je vois les hommes en train de marchander avec une caravane. Un chat vient réclamer quelques caresses. Je souris, j’adore les chats. Si indépendants, si beaux… Celui-ci possède des yeux verts émeraude. Je le prends dans mes bras et ses moustaches me chatouillent, son pelage couleur sable est doux et son ronronnement apaisant. Comme s‘il cherchait à me dire que tout ira bien, que tout ceci n’est qu’un cauchemar qui finira bientôt. Je le dépose par terre. J’ai besoin de voir mes compagnons, d’entendre des voix connues et rassurantes. Le chat me suit. Je les aperçois devant l’entrée de leur tente. Ils me font signe, eux aussi sont heureux de me voir. Ils me parlent de ce que Seker leur a raconté et me demandent si je sais pourquoi il y avait autant d’agitation dans le campement hier. Je mens, je leur réponds que je l’ignore. Ils ont bien assez de soucis en tête, je refuse les mêler à ma triste histoire. Nous nous asseyons dans le sable, le petit chat vient dormir sur mes genoux. Je lance la conversation sur des sujets plus anodins, des choses que nous avons vécues ensemble puis je leur raconte mon premier voyage en Egypte, sa splendeur, ma passion pour son histoire. Nous parvenons à sourire, cela me réconforte. Les heures défilent plus vite grâce à eux. Autour de nous le campement s’agite, des hommes arrivent, d’autres repartent.

La lumière décline, on vient nous chercher pour le repas du soir, et je ne sais toujours rien. Pas un gardien n’est venu pour me donner des explications. Je touche à peine à la nourriture, et je vois que mes compagnons s’inquiètent. Mais je refuse de leur dire ce qui m’attend. Puis on nous ramène chacun dans notre tente. Seker entre dans la mienne quelques secondes après, il me fait signe de le suivre. Je ne lui demande rien, je sais qu’il ne me répondra pas, maigre réconfort, le petit chat me suis.
Il me mène dans une autre tente. Des femmes m’attendent, une odeur d’encens flotte dans l’air, elles tiennent différents petits pots dans leurs mains qui contiennent des mixtures noires, dorées, beiges.
Seker m’abandonnent parmi elles. J’ai peur mais je ne peux rien faire contre cet enchaînement d’événements. Alors je me laisse faire, la peur au ventre, tremblante comme une feuille. Elles me déshabillent, et commence à peindre mon corps avec leurs étranges mixtures. Des hiéroglyphes prennent forme, des représentations classiques de l’Egypte ancienne aussi : Isis avec ses ailes, le Ba ou âme, curieux oiseau à tête humaine. Je suis recouverte de tous ces symboles mystiques. On ne distingue même plus mes parties intimes. Je suis telle une statue. Curieusement, lorsque je vois mon reflet dans un miroir, je me trouve belle. Mes cheveux sont tressés, et retenu par des bijoux. Le maquillage de mon visage met mes yeux en avant. Les femmes semblent satisfaites de leur travail. Même mon petit chat n’ose pas s’approcher. Deux gardiens viennent me chercher. Je commence à former une carapace autour de mon cœur, être nue devant ces étrangers est un calvaire, heureusement la peinture masque tout.

On m’amène un cheval et je l’enfourche. Les gardiens m’entourent, peut être ont-ils peur que je fuie ? Mais où irais-je ? Je les suis et nous parvenons dans un endroit que je connais : la Vallée des Rois. Un désert montagneux, avec de nombreuses grottes abritant les tombes des anciens rois et reines. Nulle végétation ne pousse ici. Nous nous arrêtons pour continuer à pied. Des feux éclairent notre chemin. Le lieu du rituel est délimité par un cercle de bougie. Au centre, deux anciens piliers, je distingue encore les anciens hiéroglyphes qui l’ornent. Et puis mes yeux se posent sur les chaines. Deux chaînes incrustée chacune dans un des piliers, avec des bracelets. Je sens mes jambes trembler, j’ai l’impression que je vais m’évanouir d’une seconde à l’autre. Je ne sais dire s’il vaut mieux que je sois consciente ou inconsciente. On me pousse et j’avance machinalement vers ma scène de torture. On m’attache alors les poignets avec les chaînes.
Mes yeux ne peuvent quitter son corps maquillé. Je la trouve magnifique. Elle s’avance et j’ai l’impression de voir une véritable déesse. La lumière de la lune renforce cette impression. J’étais parvenu à faire taire le doute qui s’est insinué en moi lorsque le conseil avait pris sa décision. Mais plus j’y réfléchis plus je sens que nous faisons une erreur, une immense erreur. Je me reprends, il est trop tard pour penser à cela, le processus est désormais enclenché. C’est à mon tour d’avancer. Je m’approche mais un reflet fugitif attire mon regard. Deux yeux verts me scrutent, un chat. Je n’y prête pas plus d’attention que nécessaire, tous m’attendent.

Je sens son regard sur moi et le cherche. Je le vois qui s’avance vers moi. Il est torse nu, lui aussi est recouvert de peintures mystérieuses. Malgré tout, ces dernières ne cachent pas sa musculature de guerrier. Il se rapproche, telle une menace, un oiseau fondant sur sa proie, un oiseau magnifique. Je ne peux m’empêcher de le trouver séduisant. Pensée alternative qui me détourne un cours instant de la panique qui broie de plus en plus ma raison et mon cœur.
Son visage est à quelques centimètres du mien. Ses yeux sont magnifiques sous les reflets de lune. J’ai l’impression que ce n’est qu’un rêve. Que je vais bientôt me réveiller. Il pose sa main sur mon front et commence à psalmodier dans une langue que je ne connais pas. Puis brusquement, la douleur. Je crie. Il est dans mon esprit. Je sens comme un tentacule qui fourrage à l’intérieur de moi, je vois des images défiler, des choses que je ne comprends pas, des rituels antiques, des créatures monstrueuses. Comme si une mémoire autre que la mienne s’était réveillée. J’ai l’impression qu’on scrute ma personnalité, qu’on cherche mes secrets, tout ce que je suis. Et cette douleur, j’ai l’impression qu’on me viole. Un viol mental. J’ai la sensation qu’il n’enlève enfin sa main qu’au bout de plusieurs heures. Mon esprit est broyé. Je n’ai plus de souffle. Je sens ma raison qui vacille. Mes jambes ne me portent plus, seules les chaînes me maintiennent un tant soit peu debout. Je finis par perdre conscience.

Lorsqu’elle s’est mise à crier, je faillis lâcher prise. Je n’aurai jamais pu imaginer la souffrance que je lui cause. Et pourtant je continue. J’ai besoin de ses pouvoirs pour protéger mon peuple. Des images inondent mon esprit, des courants électriques pénètrent mon corps. Des images, des connaissances semblent s’incruster en moi.
Puis plus rien. Je retire ma main. Elle tremble, la souffrance se lit encore sur son visage, c’est à peine si elle tient debout. Je vois ses yeux perdrent peu à peu de leur éclat, elle perd conscience. Seules les chaînes la retiennent. Je m’approche et la détache, elle tombe dans mes bras. Je la porte jusqu’aux montures, le silence règne, tous les regards sont tournés vers moi, le nouvel élu, et pas un ne se pose sur elle. Ma conscience s’agite. Qu’avons-nous fait ? Qu’ai-je fait ? J’ai abusé d’une femme pour une question de pouvoir. Une femme… elle est si légère dans mes bras, mes mains ont effacés quelques uns des tatouages, mais pour moi, elle conserve cet aspect qui m’avait un instant rendu perplexe au moment du rituel. Cet aspect de Déesse et de véritable élue.

Le rituel s’est déroulé il y a trois jours. Elle n’a repris connaissance que depuis quelques heures, hantée par une forte fièvre. J’ai le plus grand mal à refuser l’accès de la tente aux deux garçons. Je prétexte qu’il ne faut pas qu’ils attrapent la fièvre eux aussi, mais je vois bien dans leurs regards qu’ils savent que je leur mens.
Tout le campement est en ébullition. En effet, il semble que tout ne ce soit pas déroulé comme nous le souhaitions. Les pouvoirs que je suis censé posséder ne se sont pas réveillés. Ce n’est pas normal. Je ne me sens pas différent malgré le rituel. Le conseil des anciens ne sait qu’en penser. Mais tous sentent que la décision prise était une erreur monumentale, malgré tout jamais ils ne se l’avoueront. Le rituel a échoué. Pourquoi ? Je ne cesse de me poser la question. Puis un détail me revient. Un détail auquel je n’avais pas prêté attention, ce chat, oui ce chat et ses yeux vert émeraude qui m’avaient scruté alors que je m’avançais vers la jeune fille.
Et là, les pièces du puzzle commencent à se rassembler, chaque élu possède son dieu de tutelle, et cet élu est une femme, or le chat n’est-il pas le symbole de la déesse Bastet ? Déesse du foyer, et qui mieux qu’une femme pouvait la représenter.  Comment avait-il été assez idiot pour ne pas faire le lien ? Comment avait-il pu douter du choix d’un élu ? Présomptueux il a été lui et le conseil. On l’appelle, une des femmes de la tente lui explique qu’il y a un problème. Elle s’est réveillée.

Je la suis et entre dans la tente. Il y règne une atmosphère noire, qui me saisie à la gorge. J’aperçois enfin la jeune fille. Elle s’est réfugiée dans un coin de la tente, elle est assise, les bras entourant ses genoux, comme prostrée. Une aura sombre l’entoure, mes poils se hérissent, une aura de haine, de peur et de souffrance. Elle relève la tête et me regarde. Ses yeux sont devenus noirs, comme la colère qu’elle porte contre nous, contre le clan tout entier. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas connu la peur. Lorsque je la vois ainsi, je sais que si elle décide de me tuer je ne pourrais rien faire. J’ai le sentiment que mes actes ont engendrés une des créatures que nous combattons depuis des siècles. Cependant, comment une élue de la Déesse Bastet a-t-elle pu devenir aussi noire ? De plus, comment une Déesse du foyer aurait-elle pu les aider dans leur combat ? Alors que je me pose la question, une autre pièce du puzzle se met en place. Je me rappelle, dans les textes anciens, Bastet possède une double personnalité. Elle à la fois Bastet, Déesse du foyer mais aussi Sekhmet Déité guerrière. Toute la haine et la souffrance qu’Adela à connu a réveillé les pouvoirs de la terrifiante Déesse. Une terreur sourde monte en moi. N’est-elle pas la divinité qui faillit anéantir la race humaine ?
Je repars, et en informe le conseil. Je vois la panique sur leurs visages, chacun rejetant la responsabilité du rituel sur l’autre. Et là je vois que ce conseil n’est qu’arrogance et qu’il a oublié les anciens préceptes dont on nous berce depuis notre enfance. Dorénavant, comment pourrons-nous convaincre l’élue de nous aider. Nous l’avons détruite. Notre arrogance l’a détruite. C’est un miracle qu’elle ne nous ait pas déjà tous anéantis.
Je dois prendre mes responsabilités. Tout ceci est aussi ma faute. N’est-ce pas moi qui lui ai infligé cette désolation ?  Je retourne sous la tente. Elle est toujours au même endroit, dans la même position. Je m’approche mais c’est comme si une force m’empêchait d’aller plus avant. Non, je dois arriver jusqu’à elle, je dois lui faire comprendre que nous avons commis une erreur, que je suis allé trop loin. Mes muscles se tendent et je parviens devant elle. Je m’agenouille. Et je lui propose un marché. Ma vie contre sa protection. Je n’arrive pas à soutenir son regard noir, si ténébreux et détourne les yeux. Je suis persuadé qu’elle va refuser et me tuer sur place.
Sa voix s’élève dans l’obscurité.
« Ta vie ne vaut rien, tu n’as pas su accomplir ta mission de gardien, tu t’es contenté d’être un pion au service d’un conseil qui depuis longtemps a perdu la croyance en nous autres anciens Dieux. Ce n’est pas ta vie que je souhaite, mais celle du conseil. Eux seuls sont responsables. Alors seulement je rendrai la raison à mon élue. Et c’est elle qui décidera si elle accepte de protéger ton clan inutile »
Cette voix est désincarnée et semble sortir du néant. Comment pourrais-je promettre la vie du conseil ? La décision ne m’appartiens pas. Elle relâche la tension autour d’elle afin que je transmette son message. La vie du conseil contre celle de l’humanité, n’avons-nous pas fait de même ? Une vie contre le pouvoir de protéger l’humanité.
Lorsque j’annonce le marché, je vois les anciens se divisés. Au bout de quelques heures, le campement se vide. Tous des couards. Seuls quatre sont restés, ils admettent leur faute. Ils souhaitent que la Déesse leur accorde un peu de temps pour former la jeune fille si cette dernière l’acceptait, en guise de maigre repentir. De nouveau je m’engouffre dans cette tente maudite, je lui annonce la nouvelle. Elle se lève et me suis à l’extérieur. Les quatre anciens nous attendent et s’agenouillent. Elle se tient majestueuse dans la lumière du soleil. Je m’aperçois qu’elle est toujours nue mais ce que je prenais pour le reste de peinture est en réalité de véritables tatouages. Ma gorge se serre. Elle regarde les anciens, leur vie est entre ses mains, mais sera-t-elle suffisante ? Trop peu sont restés. Une aura noire commence à nous entourer, l’heure des comptes à sonner. Ce halo nous entoure puis commence à se diviser et à former des sortes de tentacules. Je frissonne. Je n’ai pas su honorer son marché. Le froid nous entoure. Soudain des visions nous apparaissent. Je vois les autres membres du conseil, ceux qui ont fuis, qui ont refusés d’assumer leurs décisions. Je vois des groupes de lionnes se diriger vers eux. Il y a beaucoup de sang, les membres sont arrachés, et leurs cœur s’arrête de battre. Ils ont payés de leur vie le sacrilège qu’ils avaient commis. Pas un ne s’en est sortis. Le pelage des félins est recouvert de sang. Une fois leur tâche achevé, ils se fondent dans le sable puis disparaissent.
Je retiens la bile qui remonte de mon estomac face à ce massacre en règle. L’aura noire qui nous entoure commence à disparaitre. Je lève les yeux. Et je rencontre enfin les siens. Ils sont redevenus humains même si leur couleur a changé. Ils sont mordorés, comme les yeux des félins, mais j’y distingue un soupçon d’espoir. Le soleil l’aveugle, elle met ses mains en visière et nous voient, agenouillés devant elle.

«  Je vous hais tous » furent les premières paroles qu’elle prononça. Elles nous figèrent tous. Les dés sont jetés, nous laissera-t’elle plaider notre cause alors que nous même lui avions refusé ce droit ? Je sens que quelque chose a changé en elle, j’ai la sensation qu’il émane d’elle une nouvelle autorité. Autorité dont elle aurait pris conscience.
Je lui demande alors si elle accepte de nous aider, de protéger mon peuple malgré les souffrances que nous lui avions infligées. Je lui dis que nous sommes prêts à expier nos fautes et ferons tout pour obtenir son pardon. Elle me fixe de ses yeux de feu.
Sa question me prend au dépourvu. Pourquoi, pourquoi ne l’ai-je pas aidé, lui ai-je infligé cette souffrance ? Je ne sais que répondre tellement j’ai honte. Mes mains sont glacées et le souffle me manque lorsque je me rappelle la manière dont je l’ai traitée. Alors je dis que dans mon arrogance je n’ai pas cru qu’une femme pourrait remplacer un homme dans sa tâche d’élu, que j’ai porté crédit aux remarques du conseil qui insistait sur ce fait. Que je ne suis pas digne d’être un gardien car je n’ai pas su la protéger et respecter mon serment sacré. Que j’accepterai son châtiment quel qu’il soit.
Elle me répond que dorénavant je serai son gardien jusqu’à ma mort afin d’expier mes erreurs. Lorsqu’elle me dit ça, ses yeux sont si doux… et ses paroles me paraissent tellement irréelles, j’en avais oublié qu’elle est aussi la digne représentante de Bastet la Déesse du foyer.

Lorsque je reviens à la raison, ils ne restent qu’eux. Par l’esprit de Sekhmet j’ai su quel marché avait été passé. Je les regarde, ces hommes, cause de mon malheur. Ils m’ont souillé, arraché ma raison, transformé. Sekhmet me laisse le choix : la vie ou la mort de ces être qui lui ont manqué de respect.  Je sais qu’elle m’a vengée, mais je sens encore de l’amertume en moi. Disparaîtra-t-elle jamais ? Je sens quelque chose de doux contre mes jambes. Mon chat, cher petit chat avec tes magnifiques yeux émeraude. Une douce paix m’envahit, mon esprit se calme et la tension disparaît. Ma mission est de protéger, et même si j’ai souffert, il n’en demeure pas moins que je suis une élue. Ceux qui devaient être punis l’ont été, ceux qui se repentent doivent être mes protecteurs.
Seker doit me former. Je souhaite qu’ils m’apprennent les techniques de combat des gardiens qui viendront compléter les pouvoirs qui me sont inhérents. Ainsi, en cas de défaillance de ces derniers, je ne serai pas inutile. Nous passons des heures dans le sable à nous entrainer. Sans cesse je suis à terre et me relève. Mes bras et mes jambes souffrent, recouverts de bleus et des brûlures du sable. Seker ne m’épargne pas et c’est mieux ainsi, car je sais qu’il respecte les choix que j’ai faits. Il sait que je dois être préparée pour faire face à ces créatures. Peu à peu la distance qui nous sépare s’estompe. Nous mangeons ensemble autour du feu et il me fait prendre part à la vie du campement, et à ses décisions. Ses yeux bleus me paraissent plus brillants que pendant mes heures sombres. Un soir je l’ai rejoins dans sa tente et nous sommes devenus amants. Mes compagnons n’ont appris bien plus tard ce qu’il s’était réellement passé. Je leur annonce que je ne veux pas voir de la pitié dans leurs yeux, et que j’ai choisi ma voie. Je reste ici, en Egypte. Après s’être assuré que j’allais bien, ils quittèrent le pays quelques semaines après.

Aujourd’hui, je maîtrise mes pouvoirs. Lorsque les temps sont cléments, j’amuse les enfants du campement en faisant danser une ombre ou une flamme. Et lorsque, nous devons combattre, je me transforme, même mes gardiens conservent une distance de sécurité afin que je ne les blesse pas lors du déchainement de mes pouvoirs. Mon premier combat n’est pas celui dont je suis le plus fier, sans Seker à mes côtés, mes blessures auraient sûrement été plus graves.

Je me rappelle... Un énorme loup, aux yeux rouges flamboyants, une mâchoire prête à me broyer à la moindre intention. Je la fixe. Elle passe à l’attaque. Je sens le pouvoir monter en moi, trop puissant… je ne parviens pas à le contrôler comme je le souhaiterais et finis par le décharger dans le sable devant moi. Il m’aveugle. Je comprends mon erreur. La créature possède un odorat particulièrement développé, le sable n’est qu’un problème mineur pour elle. Je dois retrouver mon calme. Je ferme les yeux et me remémore un chant rituel. Mon esprit s’envole à la recherche de la créature. Je sens le lien ténu qui le relit à mon corps. Je la vois bondir sur moi. Guidez-moi ! Je sens le sang. Elle m’a touchée au flanc. La douleur me rend le contrôle. Je laisse les visions s’emparer de moi, une seule m’intéresse. Le temps semble se suspendre. Je sais, je sais d’où proviendra le prochain coup. Mon corps répond instantanément. Et je l’imagine, je crée une lance de brume noire, elle se matérialise dans ma main. Mon bras se détend et l’empale, au même moment, je sens ses griffes me déchirer l’épaule gauche. Mauvais choix, je suis droitière….
 Seker m’a aide à me relever et me ramène pendant que les gardiens scellent de nouveau l’esprit de la créature.
Je me suis bien rétablie et n’ai pas conservé de séquelles. Mon corps a souffert maints fois depuis ce premier combat. Malgré la douleur, je ne regrette pas ma décision.

TaGaDa des Bois

Hors ligne malfaou

  • Tabellion
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Re : Re : Une destinée
« Réponse #8 le: 21 Février 2012 à 21:22:49 »
Bonjour à tous. Voici la deuxième version du texte modifiée en tenant compte de vos commentaires.
Allez, replongeons nous en Egypte!  :)

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Je ne me sens pas rassurée, sentant mon malaise, mes deux compagnons me prennent par la main.
répétition de sentir. Et j'aurais mis un point après entre rassurée et malaise, parce que là tu changes de point de vue en milieu de phrase, c'est un peu strange.

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Je les remercie d’un signe de tête.
Plus explicite que le simple Merci de la v1  ;)
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Cette nostalgie  m’entraîne bien loin de ma réalité. «Elle » qui me hante tant, que j’ai toujours voulu explorer. Grande Egypte, mon rêve éveillé. L’Egypte et ses mystères qui me tiraillent dès que je les évoque.
Je l’annonce aux garçons. Mais comment peuvent-ils me croire ?
La tournure "m'entraîne bien loin de ma réalité" perturbe la compréhension du lecteur. On a plus l'impression qu'elle rêvasse d'Egypte plutôt qu'elle se rende compte petit à petit qu'ils se trouvent en Egypte. A mon avis, La nostalgie lui donne plutôt la clé de sa réalité présente... Mais jdis ça, jdis rien :)
Citer
Le Caire et ses souks apparaissent dans l’ombre
C'est précis ça dis-donc comme géolocalisation, 3 bibelots, deux étals et elle trouve qu'il s'agit du Caire!  ;)

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de multiples ruelles de croisent et se décroisent.
Et se recroisent? et s'entrecroisent?

Citer
Je peux voir les questions qui se multiplient dans l’esprit de mes amis.
Je ne pense pas... Elle les devine, elle les imagine, elle voit dans leur regard que leur esprit est plein de questions, mais ça m'étonnerait qu'elle voie les questions se bousculer dans leur tête...

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morte de trouille
Ok, c'est sûrement vrai, mais l'expression très familière cadre peu avec le début du texte. Peut-être que morte de peur suffirait?

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une paire de bottes.


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pourtant une sensation de froid grandit peu à peu en moi.
Peu naturel, je suis sûre que tu peux mieux faire!

Citer
Immobile. Il nous regarde.

Très haché. Immobile, il nous regarde, ça laisse le temps de pause mais tu ne casses pas ton lecteur...

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Cela n’a rien d’étonnant, je suis déjà allée au Caire, et je sais que les équidés sont des montures encore classiques dans cette ville. Plus les ânes que les chevaux, mais pourquoi pas ?
Léger problème. Le cela n'a rien d'étonnant semble faire référence à il nous regarde, plutôt qu'à il y a un cavalier en plein milieu de la rue... Et puis bon, cela a certainement quand même quelque chose d'étonnant puisqu'il est seul dans cette ruelle désertée et qu'il fixe les personnages. Attention à la cohérence...

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Cependant, mon instinct me souffle que ce n’est pas si simple.
Aie un peu confiance en tes lecteurs, ils s'en doutent aussi. Là, ce commentaire gâche un peu le plaisir, c'est comme si tu nous tenais trop la main. On est grands, on peut marcher tous seuls. :)

Citer
Cet homme cherche quelque chose, et lorsque je le fixe, je comprends qu’il a trouvé ce qu’il désirait.
Comment? Tu n'es pas dans sa tête, qu'est-ce qui te fait dire qu'il a trouvé?

Citer
Puis son image disparaît.
Si nous ne sommes pas dans un rêve (comme je l'avais imaginé à la lecture de la v1), alors image n'est sans doute pas le bon mot. Et puis il ne disparaît pas, il est emporté ou alors la narratrice s'élance et le laisse derrière elle, mais il ne disparaît pas.

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Ne crie pas, me dis-je, ne crie pas ou ils vont te trouver.

Citer
Je me tourne vers lui mais mes yeux voient plus loin.

Jolie phrase.

Citer
Lisant sur mon visage, Fred me demande s’il est là.
Lisant quoi? Lisant la peur / terreur/stupéfaction/défaite ou alors, voyant mon visage?

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Que faut-il faire ?
Je dirais plutôt "que faire?", ici.

Citer
Pieu mensonge, c’est moi qui ai besoin de ce baiser pour me rassurer.

Un pieu mensonge c'est quand tu mens pour la bonne cause, non? Si elle avait dit "j'ai peur, embrasse moi," alors qu'elle voyait que c'était lui qui avait besoin d'un baiser, là j'aurais appelé ça un pieu mensonge... bref, je chipote un peu, mais c'est parce qu'elle me plaît bien ta v2.

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ces plateformes providentielles.
Je trouve plateforme maladroit ici... Terrasses?

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Je recule. Prends mon élan et tente ma chance.

Et hop, moi je mettrais une virgule pour pas casser ce bel élan justement!

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Je me suis égratignée les mains.
Soit de trop, soit trop court. Je me suis égratignée les mains, mais je sens à peine la douleur / mais peu importe / et la douleur ne fait qu'aiguillonner ma peur. je sais pas, il faut que tu me dises pourquoi je dois savoir qu'elle s'est égratigné les mains... :)

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Je me retourne et je le vois qui s’élance.
(...) à son tour?

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On peut dire que son temps de réflexion a été largement moins long que le mien.
Alors justement, je dirais plutôt "qu'il s'est décidé beaucoup plus vite que moi", vu que tu veux souligner sa rapidité...

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Je repars mais pas bien loin. Un autre saut m’attend.
Haha. Dommage, bien tenté! ;)

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J’avise une échelle de secours, opportunité plus séduisante qu’un nouveau saut improvisé avec mes mains qui me brûlent.
D'où les mains égratignées, d'accord... raison de plus pour glisser un mot là-dessus avant.

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Mais dans ma précipitation, je suis imprudente, il y a un cavalier en bas.
Je dirais pas que c'est pas de l'imprudence, plutôt un manque de jugement. Elle a pas franchement le temps d'être prudente. Ce je suis imprudente est à mon avis trop faible. En découvrant le cavalier en bas, je suis sûre qu'elle se dit plus "merde, putain, raaah nan!" que "j'ai été imprudente". Pas besoin de jurer dans le texte, mais un peu plus de force dans les sentiments ne me paraîtrait pas de trop :D

Citer
J’entends le cheval qui se rapproche, le bruit de ses sabots se fait plus net de secondes en secondes.
Je bifurque à chaque nouvelle ruelle pour tenter de le semer mais je l’entends de plus en plus. Ce bruit m’obsède.
Plus que le bruit des sabots, qui doit de toute façon être assourdissant dans ces ruelles désertes, c'est le souffle du cheval ou l'écume de sa bouche qu'elle doit sentir juste avant de décoller. Là encore, du chipotage de perfectionniste...
 
Citer
Mon cœur manque un battement.
Alors ça, je me trompe peut-être mais ça fait traduction litérale de my heart skips a beat :D

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Il a le visage fier, un visage fin et carré entouré par une chevelure noire qui s’échappe de sa coiffe. Un fine barbe entoure sa bouche et ses yeux bleus brillent dans l’obscurité. Plus surprenant encore sont les tatouages sur son front : des hiéroglyphes. Je m’immobilise un instant
Belle description mais 1) elle s'immobilise pas elle est coincée et 2) on n'a pas l'impression qu'elle décrit ce type alors qu'elle est elle-même à bout de souffle, terrorisée et saucissonnée sur le dos d'un cheval en pleine nuit. On dirait qu'elle est devant sa tv et qu'elle vient de mettre pause parce qu'elle vient de voir un pur beau gosse débarquer à l'écran... et 3) à moins qu'il ne soit très spécial ses yeux ne brillent pas dans l'obscurité :) ils sont éventuellement illuminés par le reflet de la lune/des étoiles/ des lampadaires...

Citer
et cette nostalgie qui me fait tant souffrir se ranime.
Really? Là, en sac à patate sur le garrot du cheval, après une course poursuite de dingue elle a de la place pour de la nostalgie?

Citer
il semble que nous ayons atteint notre destination

Citer
Elles veulent me déshabiller mais je les repousse violemment, je n’ai jamais été très tactile.
:D moi non plus :D

Citer
Les efforts fournis pendant la course et la fatigue qui en résulte se font ressentir
Se font sentir.

Citer
Rien.
Bizarre et abrupt. Je ne les trouve pas, je ne les vois nulle part, ils sont introuvables...

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quoiqu’un peu plus… osée.
Pourquoi? Parce que c'est l'héroïne elle a droit à une robe osée. Pour se moquer d'elle? Pour que les fiers guerriers puissent la mater en souriant? C'est un peu... gratuit, non?

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De quel droit ont-ils pris mes vêtements et m’ont-ils enlevée?
On a l'impression que tu mets l'enlèvement et le changement de vêtements sur le même plan. je pense qu'il y a une différence dans le degré de "frustration", non?

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Je veux sortir, les femmes tentent de m’en empêcher, mais leurs protestations sont faibles, elles ne comprennent pas. Je m’agite et finalement parviens à mes fins. Je suis arrêtée net dans mon élan. Leur chef, mon cavalier, est là et me regarde. Je l’ai inopinément interrompu dans une discussion avec ses lieutenants.
Scène confuse, on dirait que le chef et ses lieutenants sont en plein conseil de guerre dans l'entrée de la tente des femmes. Ca m'étonnerait...

Citer
Puis il jette un regard sur les femmes agglutinées devant l’entrée de ma tente, prises en faute. Je pense alors que je n’aimerais pas être l’ennemie de cet homme.
Alors s'il est censé faire peur, il ne jette pas un regard, comme ça négligemment. Il les foudroie/fusille du regard, ou au moins il les fixe avec une rage contenue. La deuxième phrase fait un peu cliché à mon goût.

Citer
et semble si sûr que je n’irai pas loin,
pas besoin du si

Citer
je décide, malgré la peur qui me tenaille, de rechercher mes compagnons et d’explorer le campement. Dans mon errance, j’entends un nom qui revient souvent dans les conversations des occupants de quartier nomade. Seker. Il semble que ce soit le nom de notre kidnappeur.
Non, trop facile. S'il parle dans une langue inconnue, comment fait-elle pour distinguer les noms des adjectifs ou des verbes? A la limite tu pourrais t'en sortir avec un des lieutenants de Seker qui l'appelle pour reprendre la conversation interrompue...

Citer
Sa voix me tire de mes spéculations, qui il faut l’admettre, sont bien hasardeuses.
qui, il faut bien l'admettre + formule lourde.

Citer
«  Cette robe vous va très bien »
Ainsi, il parle notre langue….La conversation ne dure pas longtemps.
Une ligne de drague moisie, c'est même pas du tout une conversation...

Citer
J’ai une telle envie de pleurer.
pas besoin de "une telle"

Citer
Je me reprends, sentant que mes jambes allaient céder, lui jette un regard haineux et finit par le suivre.
Début de phrase lourd et maladroit.

Citer
Il nous demande de nous déshabiller et de regarder notre corps en nous désignant des paravents auxquels nous n’avions pas fait attention quelques secondes auparavant.
paravent / auparavant

Citer
Nous ne trouvons rien pour protester. Et surtout, je n’ai aucune envie de me retrouver nue devant tous ces regards…
regards me paraît maladroit, pourquoi pas tout simplement, devant tout le monde ou devant eux?
Citer
Je me dirige vers la subtile protection de bois
non, pas subtile. Délicate, ouvragée, fine, mais pas subtile...

Citer
et commence mon inspection. C’est alors que je la vois. Elle est si petite que je ne l’avais pas remarquée. Cette minuscule croix Ankh sur mon poignet.
Euh c'est ptêt moi, mais si le tatouage se trouve sur un poignet, pourquoi ont-ils tous besoin de se déshabiller? Pourquoi pas juste retrousser leurs manches? Et puis le poignet c'est pas crédible. Si elle a bien des raisons d'être distraite et de ne pas l'avoir remarquée, Seker lui, sait ce qu'il cherche et aurait eu plusieurs fois l'occasion de voir le tatouage...

Citer
J’ai la sensation que tout s’écroule autour de moi.
Je vois pas pourquoi, elle ne sait pas quelle est la signification de ce tatouage. Son monde ne s'écroule pas encore. Là, elle se dit juste que le type à barbiche est gravement atteint. Enfin, je me mets à sa place...

Citer
Adieu, liberté. Je crois que j’aurais préféré une prise d’otage, au moins j’aurais su à quoi m’en tenir

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Là pour le coup je faciliterai la tâche de tes lecteurs en leur indiquant le changement de chapitre
****

Citer
Et pourtant le tatouage prouve bien sa nature.
Euh, dis comme ça, on a envie de lui répondre que sa paire de seins est une preuve on ne peut plus flagrante de sa nature... :D

Citer
Je m’appelle Seker et je suis le chef de la plus grande tribu des Gardiens. Mon clan assume la lourde tâche de protéger l’humanité contre les démons créés par la magie des prêtres de l’Egypte ancienne.
Wow, l'humanité toute entière? rien que ça? Pas la région... pas le pays... l'humanité? Hé bé...

Citer
Ces créatures sont de plus en plus nombreuses à se réveiller en raison du mal ambiant qui règne dans les pays du monde. La souffrance les attire, et ce malgré les précautions prises dans les temps anciens pour les maitriser.
Nan. Nan, pitié, pas ça, c'est trop bateau comme prétexte...

Citer
Les sceaux cèdent, et les constructions ne sont plus aussi solides pour contenir la force de ces créatures.
les [socède]? Pas très joli comme son... Plus assez solides pour ou plus aussi solides qu'avant et ne suffisent plus à
Citer
Cependant, pour faire face, un clan fut créé et spécialement entrainé aux anciennes techniques de protection occultes : le clan des gardiens, que je dirige actuellement.
TaGaDa, c'est pas logique, si les démons se réveillent parce que le 21e siècle est mauvais, pourquoi le clan a-t-il été créé dès le départ?

Citer
Par ailleurs, les anciens Dieux, conscients du danger que représentent ces créatures ont créés un autre pion, une dernière barrière lorsque le pouvoir des gardiens s’avère insuffisant.
Par ailleurs, ça fait trop dissert', trop discours argumentatif.

Citer
Celui qu’on appelle l’Elu. Un homme investi d’une partie des pouvoirs d’un Dieu. Un Dieu dit de « tutelle ».
Si c'est un dieu ou des dieux, pas de majuscule. Seul Dieu en prend une.

Citer
d’un élu au sexe féminin.
de sexe féminin

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Je dois réunir le Conseil des Anciens. Ce dernier est composé des représentants des différentes tribus du clan des gardiens. De graves décisions doivent être prises pour faire face à la situation.
Pas cohérent, on est censés être dans sa tête, là, pas l'entendre exposer la situation à quelqu'un qui n'y connaît rien. Faut que ça soit plus naturel. A mon avis, ça donnerait plus un truc du genre "Il va falloir réunir le conseil des Anciens.  Palabrer et discuter pendant des heures, avant de finalement pouvoir prendre la seule décision possible..." C'est juste un exemple, pour te montrer comment on pourrait avoir son ressenti. On n'a pas besoin à ce stade de savoir de qui se compose le conseil. Tu ne rédiges pas l'entrée wikipedia pour conseil des anciens, ni Elu... ;)

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La terreur inscrite dans les yeux de la jeune femme me revient en mémoire. Je dois interroger ses compagnons afin de savoir qui elle est vraiment.
Il pense comme un robot Seker... Faut que ça soit plus fluide...

Citer
Lorsque les garçons me virent approcher, ils firent silence. Je leur pose mes questions.
Passé ou présent, tu choisis, mais pas les deux.

Citer
Qui est-elle ? A-t-elle quelque chose de spécial ? Face à l’obstination silencieuse de mes interlocuteurs, je comprends rapidement qu’utiliser la contrainte ne servirait à rien.
Pas d'accord. Tu ne comprends que la contrainte ne servira à rien qu'après avoir au moins mis une baffe ou deux, sans réaction des interrogés. :)

Citer
Je leur raconte alors que mon devoir est de la protéger contre quelque chose qui les dépasse tous. Que s’ils m’aident, ils lui épargneront bien des souffrances. Mais ils insistent pour avoir des explications. Je me décide à leur raconter notre histoire, peu importe que ces étrangers me croient, j’ai besoin d’informations.
répétition de raconter.

Citer
Fred et Seb ne peuvent mettre en doute la parole de leur interlocuteur. Son visage trahit une vérité qui aussi improbable qu’elle semble, existe.
Aaaah! changement de corps astral brutal, tout à coup nous voilà dans la peau de Fred et Seb. Et la fin de la deuxième phrase est très très lourde.

Citer
Cependant, Fred sent que je ne lui ai pas tout dit. Il me demande s’il y a un problème.
Je hoche la tête et lui répond que c’est une femme.
Euh pas clair, laisse penser que le c' fait référence à Adela (Fred et Seb sont au courant que c'est une femme...). Peut-être "je hoche la tête et réponds que c'est la première fois que l'élu est une femme." ?
 
Citer
j’enchaîne en leur posant des questions. Elle s’appelle Adela. Oui elle s’intéresse à l’Egypte depuis longtemps. Non, rien de spécial ne s’est passé autour d’elle par le passé.
Pas clair tu parles de questions, puis tu listes les réponses, on s'y perd un peu...

Citer
Finalement ils ne savent pas grand-chose. Je prends congé. Le conseil des anciens doit être au complet maintenant.
Ah bon? quand est-ce qu'il l'a convoqué? Ils se réunissent en un quart d'heure? Ptain, rapides les mecs!

Citer
Le conseil a opté pour une solution radicale. Transférer les pouvoirs de l’élu à une personne plus apte, à savoir un homme : lui Seker, Chef de la plus grande tribu des gardiens.
Aaaaah! Re-voyage astral brutal. Moi, Seker, puisqu'on est dans sa tête. et pis c'est bon, on le sait que c'est le chef (pas de majuscule), et on le sait que c'est la plus grande tribu blabla. tes lecteurs s'en souviennent, n'insiste pas...
Citer
Cette solution ne me satisfait pas totalement. Mon instinct me souffle que nous pourrions regretter une telle décision. Cependant, je refuse de m’opposer au conseil, ses membres sont les plus sages et les plus instruits de notre communauté.
Naaaan , c'est un chef. Le plus grand chef de la plus grande tribu etc. Ca ne fait pas des années qu'il règne sur une fédération de tribus en étant timoré. Et puis franchement, quand tu es mis devant une solution radicale, la réaction doit être forte. Soit tu es pour, soit tu es contre. Mais "pas totalement satisfait" c'est très très tiède...

Citer
Mais comment expliquer à la jeune fille la situation ? Elle le détesterait lui et son clan à tout jamais.

Aaaaaaaaaah! reste dans la tête de Seker! Elle me détestera à tout jamais est dans ce contexte plus correct.

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Bon je m'arrête là pour ce soir et je te fais la suite demain, si tu veux, bien entendu. Ce qui est sûr c'est que ton texte fait beaucoup plus travaillé que la v1. Ce qu'il perd en puissance brute et en naturel, il le gagne en contexte et en continuité. Attention à ne pas passer à côté du naturel ni de l'intensité du point de vue de tes personnages...
A demain pour de nouvelles aventures xx

Hors ligne LeSolitaire

  • Tabellion
  • Messages: 43
Re : Une destinée
« Réponse #9 le: 21 Février 2012 à 21:47:50 »
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Il fonce, il fonce droit sur nous.

Répétition du "il fonce" pas utile.

Citer
mais j’ai peur, si peur

Idem, répétition de peur pas utile. "mais j'ai si peur" passerait mieux je trouve.

Citer
réflexion a été largement moins long que le mien.

"bien plus court" sonnerait mieux.

Citer
Fred et Seb

Je ne suis pas certain que Seker, même intérieurement, s'adresse de cette façon à ses "invités"

Citer
à savoir un homme : lui Seker

Je pense que tu peux remplacer "lui Seker" par "moi". On a déjà appris son nom un peu plus haut et comme tu écris tout à la première personne autant continuer.

Citer
Elle le détesterait lui et son clan à tout jamais.

Pareil qu'au dessus, continue à la première personne.

Citer
Mes yeux ne peuvent quitter son corps maquillé.

Passe une ligne avant cette phrase, tu changes de personnage et au premier abord ça fait bizarre.

Citer
Lorsqu’elle s’est mise à crier, je faillis lâcher prise.

Pourquoi tu changes de temps? Continue au présent.

Citer
Je vois ses yeux perdrent

Perdre

Citer
Comment avait-il été assez idiot pour ne pas faire le lien ? Comment avait-il pu douter du choix d’un élu ? Présomptueux il a été lui et le conseil.

Tu vas dire que je radote, mais reste à la première personne et au présent :)

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j’ai la sensation qu’il émane d’elle une nouvelle autorité. Autorité dont elle aurait pris conscience.

Répétition d'autorité inutile.

Citer
Et lorsque, nous devons combattre

La virgule est de trop

Citer
Et je l’imagine, je crée une lance de brume noire

Formulation maladroite, quelque chose du genre "j'imagine et crée une lance de brume noire" est plus percutant je trouve.

Citer
maints

Maintes


Ben c'est pas mal tout ça :) bon fait attention quand même aux temps et à la personne à laquelle tu conjugues mais ça se corrige facilement. Tu as bien fait de remettre le combat contre le loup dans une version plus punchy.

Je reste malgré tout persuadé que le passage où Seker explique les clans, le rituel... Aurait plus sa place au moment du rituel en lui même, ça te permettrait de garder la petite aura de mystère qu'il y a jusque là encore un peu plus longtemps. Mais je suis peut-être le seul à penser ça :D

Et puis fais aussi attention aux petites répétition que tu mets de temps en temps. Je pense que tu fais ça pour accentuer ce passage là, mais je trouve ton style assez percutant "au naturel" sans que tu ais besoin d'utiliser cet artifice.

Dernière petite chose, je t'en avais parlé en mp et je ne m'étais peut-être pas très bien exprimé. Je ne remet pas en doute le fait qu'il soit juste et honnête, mais je trouve que dans les passages racontés à travers lui il manque un peu de profondeur. Par exemple Adela reste elle même bien qu'elle passe par tout un tas de de sentiments différents. Seker lui semble toujours sur la même fréquence. Ce qui m'a fait dire qu'il me semblait manquer un peu de caractère pour un si puissant chef de clan. A la limite il semble presque être plus complexe au travers des yeux d'Adela que quand il s'exprime directement :)
Peut-être que tu maitrises mieux les personnages féminins :)

Enfin je critique, je critique, mais au final je suis parti dans le désert avec ton histoire, j'ai accroché donc rien de grave :)


EDIT: rrraaaahhhh zut à la fin de poster pendant que j'écris mon commentaire. Enfin bon y a pas vraiment de doublon avec notre cormoran mystique bien aimé, alors je laisse tel quel. En même temps ça me conforte dans l'idée que Seker, il manque un peu du panache du chef  :-¬?
« Modifié: 21 Février 2012 à 22:04:12 par LeSolitaire »
Mon cousin a pour habitude de dire que sa grande sœur est un brouillon et lui le chef d'œuvre. Pour ma part fils unique, je suis les deux. Mais suis-je un brouillon de chef d'œuvre, ou un chef d'œuvre de brouillon? Là est toute la question.

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Re : Re : Une destinée
« Réponse #10 le: 21 Février 2012 à 23:20:28 »

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Re : Une destinée
« Réponse #11 le: 22 Février 2012 à 12:39:00 »
Merci à tous les deux pour vos critiques  ;) Vous avez vraiment l'oeil perçant !

Du coup je vais encore retailler mon petit joyau en fonction de vos commentaires! J'espère que vous aurez de nouveau le courage de le lire encore une fois  >:D (en espérant qu'il soit parfait).

Seker un cormoran?  :o
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Re : Une destinée
« Réponse #12 le: 22 Février 2012 à 16:17:28 »
Mes œils ne percent pas grand'chose, d'ailleurs il faut qu'ils du mettent à deux pour en faire un à peu près potable :)

On va attendre la V3 alors ;)

Non, c'est malfaou le cormoran mystique  :huhu:
Mon cousin a pour habitude de dire que sa grande sœur est un brouillon et lui le chef d'œuvre. Pour ma part fils unique, je suis les deux. Mais suis-je un brouillon de chef d'œuvre, ou un chef d'œuvre de brouillon? Là est toute la question.

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Re : Re : Une destinée
« Réponse #13 le: 22 Février 2012 à 22:00:41 »
Allez hop on y va, en route pour l'aventure! On ne résiste pas, à l'appel de Tagadaaaaaa!
Oui, c’est bien le mot qui me vient à l’esprit.

Citer
Peu à peu, les paroles de Seker me parviennent dans toute leur ampleur.

Un peu étrange le "parvenir dans toute son ampleur", je verrais plutôt m'apparaissent dans toute leur ampleur ou alors une autre tournure, du style je prends la mesure, je réalise la portée de ses paroles...

Citer
Je déglutis. Ainsi, je serais une élue. Une élue devant combattre.

La répétition est lourde, je trouve.


Citer
Et voilà qu’il me dit que je suis une femme et que ce n’est pas …. Normal ! Qu’ils vont prendre mes pouvoirs afin de les transmettre à une personne plus apte.
Allez, soyons fous, un 2e point d'exclamation après apte! Elle a grave la mort la notre narratrice!!

Citer
que faire face à un adversaire, lorsque sa vie est en jeu, lorsqu’on doit tuer, est une épreuve de laquelle je ne pourrai jamais me remettre.


Citer
Je lui demande comment des dieux


Citer
Je vois la fureur dans ses yeux. Mes paroles sont autant de coups qu’il ne supporte pas. Et surtout je lis un infime doute face à la vérité que je lui assène.
Ne surestime pas ta narratrice, elle est peut-être super en rogne, mais ça m'étonnerait que Seker ne supporte pas les vérités qu'elle lui assène. Que son discours le mette en rage, ok, là, je te suis à 100% mais à mon avis, ces "vérités" assénées par une étrangère, une femme qui connaît l'ancienne religion depuis moins d'une demi-journée, ça a forcément moins d'impact profond sur sa nature intime. L'infime doute que la narratrice lit quand même dans son regard, c'est très bien. Mais ne diminue pas ton grand chef, il sait encaisser, j'en suis sûre.

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Je le hais, ma fureur m’étouffe, si j’en avais eu le pouvoir, je crois que je les aurais tous massacrés jusqu’au dernier.
Concordance des temps, je le hais = présent donc si j'en avais le pouvoir, je les massacrerais, c'est plus logique...

Citer
Je m’avance dans la grande tente en essayant de faire taire la peur qui m’envahit.

Comment Adela essaye-t-elle de faire taire sa peur? Donne nous du concret!

Citer
Certains sont concupiscents, d’autres impitoyables.
Dire qu’il est assis à côté de ces vieillards immondes.
Sympa, l'organe décisionnel du clan des gardiens... :)

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L’un d’eux me demande mon nom. Face à mon silence et mon air insolent, il se dirige vers moi. Je crois avoir rarement reçu gifle plus retentissante. Le goût du sang envahit ma bouche. Mais je ne réponds toujours pas.
«  Comment oses-tu ? » Tonne-t-il. « Tu n’es qu’une erreur que nous allons réparer, soumise à notre volonté ».
Bon ok, mais ça fait un peu... gratuit, juste pour voir souffrir l'héroïne. Un peu comme dans les films de VanDamme ou sa copine se fait toujours violer avant le combat final par un méchant sans aucune profondeur qui n'existe que pour faire ressortir la noblesse du gentil... J'exagère, mais cette violence inexpliquée du conseil des Anciens me perturbe...

Citer
Si douce et apaisante…
Euh, en plein désert égyptien?

Citer
Je lance la conversation sur des sujets plus anodins
Et ils se laissent faire, Seb et Fred, pas envie d'en savoir plus sur cette histoire d'élue, sur les tatouages qui apparaissent comme ça?

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le petit chat me suit.

Citer
Seker m’abandonne parmi elles
Citer
Elles me déshabillent, et commencent à

Citer
On m’amène un cheval et je l’enfourche.

Nue?! Punaise, ils sont franchement pas cool les gardiens. Et puis ça va abîmer la peinture intégrale, non?

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qui les ornent
Il y a deux piliers

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Deux yeux verts me scrutent, un chat. Je n’y prête pas plus d’attention que nécessaire
Ca c'est antinomique. On vient de passer trois phrases sur le chat, donc Seker y prête attention. Et le plus que nécessaire est maladroit. Après tout, est-il nécessaire de prêter attention à un chat qui vous scrute?

Citer
Il pose sa main sur mon front et commence à psalmodier dans une langue que je ne connais pas. Puis brusquement, la douleur. Je crie. Il est dans mon esprit. Je sens comme un tentacule qui fourrage à l’intérieur de moi, je vois des images défiler, des choses que je ne comprends pas, des rituels antiques, des créatures monstrueuses. Comme si une mémoire autre que la mienne s’était réveillée. J’ai l’impression qu’on scrute ma personnalité, qu’on cherche mes secrets, tout ce que je suis. Et cette douleur, j’ai l’impression qu’on me viole. Un viol mental. J’ai la sensation qu’il n’enlève enfin sa main qu’au bout de plusieurs heures. Mon esprit est broyé. Je n’ai plus de souffle. Je sens ma raison qui vacille. Mes jambes ne me portent plus, seules les chaînes me maintiennent un tant soit peu debout. Je finis par perdre conscience.

Joli. Une belle aspiration télépathique brutale et imagée, comme on les aime, bien joué!

Citer
Lorsqu’elle s’est mise à crier, je faillis lâcher prise. Je n’aurais jamais pu imaginer la souffrance que je lui cause.

Présent ou passé, tu choisis. Et puis moi je crois qu'il s'en doutait bien et que c'est pour ça qu'il était pas chaud-chaud pour la solution radicale. Ne le dédouane pas par ignorance, c'est trop facile :)

Citer
quelques uns des tatouages,
C'était pas des peintures?


Citer
Les pouvoirs que je suis censé posséder ne se sont pas réveillés.

Hin hin, bien fait, bande de bourrins. Bien mal acquis ne profite jamais, ça vous dit quelque chose?

Quant à la fin, notre cher Solitaire a déjà fait les remarques grammaticales ou orthographiques... Je dirais pour ma part qu'il y a des images cool (les lionnes qui se matérialisent pour dévorer le conseil, le fight avec le loup), des élipses pleines de goût, comme lorsqu'on apprend que Seker et Adela deviennent amants.

Ca se termine un peu abruptement à mon goût, on passe du combat en pleine action, on a encore l'adrénaline qui fuse, puis une toute petite mini phrase et hop, fini? Gloups, j'ai pas eu le temps de redescendre, moi...

Bref, un joli texte. Il reste des clichés, quelques facilités d'intrigue et une ou deux platitudes émotionnelles mais ça reste un très bon moment de lecture, et surtout, on sent vraiment l'amélioration par rapport au premier jet! Au plaisir de te relire!!

Hors ligne TaGaDa

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Re : Une destinée
« Réponse #14 le: 23 Février 2012 à 19:13:07 »
Merci pour tes commentaires!

Je les aient pris en compte pour la V3. Il ne me reste qu'une petite relecture à faire et je la poste !  :noange:

TaGaDa des Bois

 


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