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12 Mai 2026 à 18:07:04
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » [Défis] ø*/( |`*''§ ¡:

Auteur Sujet: [Défis] ø*/( |`*''§ ¡:  (Lu 7999 fois)

Hors ligne Gros Lo

  • ex Lo
  • Clochard céleste
  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 9 903
    • olig marcheur
[Défis] ø*/( |`*''§ ¡:
« le: 11 Décembre 2011 à 16:27:56 »
VERA : Bonjour à tous.
LO : Et à toutes.
VERA : Votre présence nous touche beaucoup car nous vous avons concocté une très grande surprise. Noël en avance, un peu. Nous y avons même involontairement répondu au défi de décembre !
LO : Et dieu sait qu'on la prépare depuis un certain temps. Nous avons attendu que votre gout littéraire atteigne un certain stade car, disons-le, ce n'est pas un texte à mettre entre toutes les mains.
VERA, frétillant d'impatience : Alors voici pour vous, avides lecteurs et, tous autant que vous êtes j'en suis sûre, adroits défieurs !
LO : Nous vous invitons avec solennité. Ce texte présente l’intérieur et l'extérieur d’une flaque surbaissée ayant cinquante mètres de pourtour et seize de profondeur pour l’harmonie.
VERA : Si cette notion est maintenue.
LO : Vous les avez perpétrées, attendues, oubliées, voici nos réponses à vos défis.
VERA : Cette liste est exhaustive et nous extrait temporairement mais d'une façon parfaite des membres défiables.
LO : Parfaitement. Quinze mois que nous rédigeons ce texte d'arrachepied.
VERA : Coinze. Cahincaha. Nous vous souhaitons une bonne lecture ; tous nos vœux galeux vous accompagnent.
LO, rectifiant : Tous nos vœux de toutes les maladies non évoquées dans ce texte.
Rideau

*

Liste des défis relevés (enfin, c'est à vous de nous le dire !)
(La plupart du temps. Parfois c'est à nous de nous le dire.)

Citation de: Rain
Lo', je te défie d'écrire  un texte au choix : a) de SF ou b) de  fantasy cyberpunk. La différence  majeure est que la SF prend place  dans l'un de nos futurs possibles  alors que la fantasy cyberpunk est un  univers complètement nouveau, mais  plus ou moins futuriste. Avec des  technologies avancées. Ce qui  n'empêche pas, évidemment, tout le fatras  de la fantasy en général.

Citation de: Mil
Anlor  et Loredan, je vous défie d'écrire un texte ensemble.


je te défie d'écrire un texte sur cette musique, devant se passer à la Préhistoire.


Citation de: Mil
Vera, pour avoir participé à un texte à 6 mains, je te défie d'écrire un texte sur cette musique. (Funny Bear)

Citation de: Lial
Vera, je te défie d'écrire un texte avec ces bestioles

Citation de: Kei
Verasoie, dans ton texte les triops devront être considérés comme mignon par une majorité de personnages.

Citation de: Lo
Vera, dans ton texte les triops resteront moins mignons que les axolotls.

Citation de: Lo
Vera, je te défie d'écrire un de ces défis à la manière de Kei

Citation de: Ambre
Vérasoie, je te défie d'écrire un conte macabre correspondant à cette musique.

Citation de: Rain
Et moi, je vous défie  tous les trois (oui oui, toi aussi, Vera)  d'écrire un texte sur un chien  errant durant tout lequel il y a un  orage violent et sur cette musique

Citation de: ernya
Lo', je te défie d'écrire un texte s'intitulant " La coulée de boue, le vomi et la vulve" 

Citation de: Rain
Verasoie, je te défie d'écrire un texte - comique, parce que ce serait pas un vrai défi sinon - commençant par les mots :
"Hello darkness, what's your name today ? I heard you were back in town".
Je te laisse le choix de la langue.

Citation de: Mil
Verasoie, je te défie d'écrire de la SF.

Citation de: Jezy
Mélo, je te défie d'écrire un texte qui traite de l'ordinaire, et le fait sembler plus lumineux que sombre (pour changer).

Citation de: Darkpoulette
Vera ma petite vera, dessine moi un mouton! Nan je déconne
Je te défie d'écrire un texte qui se passe dans une salle d'attente.
Au   fil des dialogues les gens se rendent compte qu'il viennent tous voir   le même "F.G.Duschtröm" mais pour des trucs complètement différent.
Tu   devra caser les mots "trapèze" "rituel d'initiation" "yoghourt" dans   cet ordre et un des personnages devra utiliser le mot "pintade" comme   insulte suprême.

Citation de: Rain
Vera, je te défie d'écrire l'histoire du poulet qui traverse l'anneau de Moebius.
Bazinga.

Citation de: Verasoie
Loredan, je te défie d'écrire un texte où tu caseras des citations authentiquement tirées de Qui veut épouser mon fils.

Citation de: Kathya
Verasoie, si tu l'acceptes, je te défie d'écrire un texte basé sur cette musique !

Le tout fondé sur celui de notre cher Krapou :
Citation de: Krap
Lo, Rain et Vera, je vous défie d'écrire un texte à trois. Il s'agira d'un texte joyeux ET humoristique. Il y fera toujours beau, le poison est proscrit et il ne peut y avoir de cadavre en décomposition, le tout, bien sûr, dans un monde totalement imaginaire. Le héros sera, comme tout le monde s'y attend - j'en suis sûr -, un canard lépreux accompagné d'un sanglier claustrophobe et prisonnier dans un scaphandre. Une rencontre avec des humains cannibales s'y trouvera aussi.
Et oui, Rain et Anlor ont quelques lignes à eux.



ø*/( |`*''§ ¡:, ou Marasmes

 
 
Acte II
 
Des plaines désertées. Un océan de feu à perte de vue.
Au loin, sous un soleil de granite, un canard titube. Il perd des lambeaux de chair. L'érosion dermique ne semble pas l'importuner outre mesure. On entend tinter son grelot. Le mal ne l'a pas toujours rongé autant. Voilà comment tout a commencé.
 
La lèpre a sévi en ces lieux jusqu’à la fin du coinzième siècle. Si ses victimes faisaient partie, encore en ces jours, de l’imaginaire populaire lié aux âges canards sombres, c’est avant tout du fait de l’exclusion qu’elles ont subie. La lèpre, c’était le son du grelot qui rendait les rues désertes. C’était, pour les canards historiens amateurs, les dernières heures de la Sainte Mare en la figure pacifique de Colvert IV.
La lèpre, c’était avant tout une croyance populaire non pas contemporaine mais plus ancienne, tout à la fois symbole et salaire du péché. La dégénérescence physique sanctionnait une dégénérescence morale. Cette idée, un temps véhiculée par l’exégèse canarbiblique, fut suffisamment enracinée pour influencer les traités de médecine ornithologique de l’époque et, dans le même temps, engendrer un appel à la charité et bénéficier du développement de l’assistance hospitalière.
Préoccupation récurrente dès le Bas-Empire Nénufar et non apportée des Mares Pacifiques par les canards Croisés comme il fut parfois dit, l’endémie connut son apogée au début du ploufième siècle, puis un recul relativement rapide dès le cointorzième siècle. La longue durée d’incubation et la lenteur du développement de la maladie a nécessité des structures spécifiques, tandis que la contagiosité virulente dont on la croyait porteuse a dicté les sévères règles d’implantation et d’organisation des léproseries canardes et a mis en place un système d’exclusion efficace. Au-delà de ces conséquences matérielles, la ségrégation qu’ont connu les canards atteints de lèpre fut enracinée dans l’opposition antique entre le canard pur et le canard impur (mundus anas immundusque anas), la souillure s’étendant alors aux plumes, aux nids et à l’eau alentour . Afin de mieux comprendre la présente situation - drôle de canard titubant ainsi au gré de ses pertes d'épiderme ! -, il semble nécessaire de dégager les mécanismes de l’exclusion et de voir de quelle façon la recherche ornithologique en témoigne. Par une approche historique, nous étudierons le contexte complexe au sein duquel se développent parallèlement les fantasmes attachés à la maladie et l’assistance hospitalière.
 
Durant tous les âges canards sombres, la lèpre connait une forte connotation symbolico-religieuse. Dès lors que le corps est vu comme le reflet de l’âme, la lèpre est le signe d’une flétrissure morale. Guérir l’âme guérira le corps : c’est ainsi que, durant toute la période, le canard-vaudou a gardé priorité sur le canard-soignant. Les représentations culturelles de la lèpre anatologique accentuaient l’attitude de la mare à l’égard des malades, et pouvaient même s’avérer déterminantes. Le Grimoire aux Canards en fournit de nombreux exemples.
 
En résumé, la lèpre apparait moins comme une maladie que comme un châtiment. De ce fait, on en attend moins une guérison qu’une purification. Dans l’exégèse, le sens allégorique de la lèpre était la condition pécheresse du canard, son naufrage. Si cette vision de la maladie était le plus souvent entretenue par la prédication, elle venait à être la plupart du temps modérée par les clercanards, qui veillaient à ne pas aboutir à des condamnations systématiques. Malgré ces efforts pour éviter l’amalgame entre lèpre et rançon du péché, la croyance populaire persistait ; on le sait notamment par les contes qui nous sont parvenus (Père Canard, Les contes canards, Les histoires de Petit Coin...), mettant parfois en scène des canards lépreux malfaisants. Le principal évènement historique qui a contribué à la mauvaise réputation de la lèpre et de ses victimes fut les conséquences de la rumeur du « complot des canards lépreux », qui éclate en 1321, accusant les canards lépreux de vouloir décimer la population christocanarde en asséchant les sources du royaume. Cet évènement a donné lui à de nombreuses noyades forcées et à l’édification d'arrache-ailes un peu partout en l'Isle aux Canards, particulièrement en Petite-Flaque et plus généralement dans tout le Sud-ouest, foyer de la rumeur.
 
 
La lèpre est une maladie lente. Elle peut se manifester au bout de plusieurs années d’incubation et n’a rien de foudroyant. Cette caractéristique fonde une certaine approche de la maladie : ceux qui en sont atteints ne mourant pas tout de suite, il devient nécessaire, à partir du moment où l’épidémie croît significativement, de fournir des structures où ils peuvent passer le reste de leurs jours, d’autant que la croyance en sa contagiosité est fortement exagérée tout au long des âges canards sombres. Le canard malade est défendu d'aspirer à aucune charge publique et doit s’en démettre s’il en exerçait une avant la maladie. Sa navigation est entravée par des barrages et surveillée par une police de castors plus ou moins présente et efficace.
 
 
La médecine médiévale a longtemps été héritière de la théorie antécanardienne des humeurs. Dans ce cadre, la lèpre était analysée comme un excès d’atrabile. Pour des sommités comme Compote de Coin ou encore Coin des Tagères, la lèpre était vue comme une corruption, pour l’essentiel cloaquement transmissible. L’accent était mis sur le risque très élevé de contagion, ce qui légitimait l’exclusion que subissaient les canards malades. La contagiosité de la lèpre n’a été relativisée que très tard. En outre, nombre de fantasmes scientifiques ont été véhiculés à leur sujet : l'odeur de bec du canard lépreux, notamment, fétide et fatale à ceux qui la humaient ; sans compter les esprits corrompus qui infectaient l’eau alentour.
Les traités de médecine ornithologique affirmaient que la voie d’infection était aqueuse, cloaquale ou héréditaire. Cette dernière croyance dépasse les âges canards sombres : Coin Treau, en 1573, considère le fait comme une évidence.
 
Intermède.
 
Salade de vulves gourmande
 
Préparation : 30 min
Cuisson : 15 min
 
Ingrédients (pour 2 personnes) :
- 300 g de vulves (les cons servent)
- salade mélangée
- 4 pommes de terre moyennes cuites avec leur peau
- 150 g de trompettes de la mort
- 4 figues sèches
- 1 ognon rouge
- 1 sachet de croutons
- vinaigre balsamique, huile
- 1 cuillère à soupe de cyprine
- sel et poivre
 
Préparation :
 
Laver et éplucher les champignons. Les faire suer dans une poêle sans matière grasse.
 
Eplucher les pommes de terre et les couper en dés. Les ajouter aux champignons. Faire cuire les vulves au bain-marie.
 
Couper les figues en petits morceaux et l'ognon en rondelles.
 
Dans  les assiettes de service, mettre la salade, les champignons et les  pommes de terre, les ognons, les croutons, les figues et les vulves.
 
Au moment de servir, arroser de vinaigrette, délayée au préalable avec la cyprine.
 
 
 
La mythologie particulière de la lèpre canarde et la croyance populaire ont construit l’idée selon laquelle le canard malade est coupable. Cette culpabilisation a des répercussions sur les diagnostics et la terminologie liée à la maladie ; elle se manifeste enfin sous couvert de raisons médicales (notamment la contagiosité) dans les mesures de prévention de l’expansion épidémique.
 
Le diagnostic s’efforçait d’être circonspect : un canard était déclaré lépreux seulement s’il présentait une multiplicité de symptômes strictement attribuables à la lèpre et que son plumage était altéré. La notion de « bénéfice du doute » intervenait fréquemment, bien qu’elle fût rarement invoquée officiellement. Il arrivait que le canard-soignant « acquittât » son patient du diagnostic de la lèpre, et par là d’un sort peu enviable. La priorité demeurait bien sûr de prévenir toute expansion de la maladie, objectif cohérent avec les connaissances médicales de l’époque. Néanmoins, il est intéressant de relever cette fonction silencieuse du canard-soignant, un canard-soignant qui pouvait se faire juge-canards et qui était enjoint à la prudence. Il n’était cependant pas totalement exclu que les canards-soignants réagissent en christocanards et voient dans l’altération corporelle une altération morale. Quoi qu’il en fût, les canards-soignants, jusqu’à l’aube de l'âge des Plumes, n’étaient pas ceux que l’on écoutait en priorité.
 
 
La médecine s’est constituée tardivement en discipline scientifique. Elle reste, jusqu’à la fin du ploufième siècle, définie comme une partie de la philosophie. C’est à partir du frisième siècle que le développement des écoles de canetons et des canards universitaires réduit l’importance des monastères de canards dans la connaissance médicinale. La profession canard-soignante apparait à la fin du ploufième siècle et, dans la pratique, les canards-soignants n’ont pas une influence considérable avant le coinzième. Outre la prépondérance du canard-vaudou, il faut donc évoquer, pour le cas particulier de la lèpre, l’existence jusqu’au courant du coinzième siècle, de jurys de canards lépreux.
C’est à eux que l’on confiait « l’épreuve » des suspects de lèpre ; ils étaient secondés par un chirurgien canard (ou, plus souvent, un plumeur), à même de pratiquer une saignée. Les archives de Saint-Coin  font état de l’existence d’un jury mixte (canards lépreux et canard-soignant) jusqu’au XVIe siècle ; rappelons que, jusqu’à la fin des âges canards sombres, les canards-soignants interviennent peu dans les diagnostics. 10% des cas de lèpre de Saint-Coin ont plus tard été reconnus sains, ce qui permet l’hypothèse selon laquelle les jurés canards lépreux avaient probablement plus de facilité à déclarer le patient coupable, que les canards-soignants avaient plus de freins psychologiques à l’égard du sort réservé à l’individu : les autres jurés, eux, vivaient de l’autre côté de ce qu’on pourrait appeler la « mare saine ». Si leur opinion semblait prépondérante, la symptomatologie qu’ils utilisaient ne nous est pas parvenue.
La terminologie révèle la culpabilisation que connaissent les souffrants en « comparution » : on parle de « suspects » de lèpre ; le « jugement » coûte trente-deux coins d'or, à charge du patient s’il est reconnu lépreux – s’il est reconnu coupable. Ceux qui sont reconnus sains après un premier verdict semblent graciés. Quelle meilleure preuve que cette citation de Beaunid, jurisconsulte canard du glaisième siècle : « Les canardreries furent fondées sur aumosnes et pour li commun porfit, por dessevrer les casnards sains des enfers de liepvre »  ! Les enfers, ce sont les malades.
 
 
L’entrave à la navigation constitue l’un des éléments majeurs de ségrégation. Si la règlementation adoptée et l’application qui en découlait variait d’une région à l’autre, il semble généralement admis que les canards lépreux étaient interdits de naviguer dans les centres-mares et, pour tout dire, dans toute flaque qui présentait une forte densité de population (notamment les étangs).
A partir du glaisième siècle, ils sont parfois enjoints de signaler par une insigne et des extensions de plumes spécifiques ; l’élément le plus remarquable et celui qui est resté gravé dans l’imaginaire collectif est sans doute la cliquette qu’ils devaient porter au cou et qui arraisonnait les barboteurs ; d'où l'appellation dégradante de "canards vibrants". En outre, ils ne devaient jamais becqueter la nourriture commune et leur présence dans une pisciculture était parfois interdite ; des restrictions similaires à l’égard des élevages d'algues sont également connues. Enfin, les règlements des canardreries, sur lesquels nous reviendrons, stipulaient une discipline plus ou moins stricte, faisant systématiquement figurer le devoir de chasteté. A nouveau, on remarque qu’il s’agit la contagiosité de la maladie légitime l’instauration d’une discipline morale.
 
 
Le renouveau religieux qui anime les ondième et ploufième siècles est à l’origine d’un développement progressif de l’assistance hospitalière, essentiel en particulier dans le cas des maladies lentes. Des mares se sont organisées puis, progressivement, des hôpitaux spécialisés ont été créés, animés par des canards vaudous hospitaliers. L’évènement qui donne une forte impulsion à cette évolution lente est la tenue, en 1179, du IIIe concile de Canebourg, au cours duquel le Canard Gourou Coin Coin Coin, dit Coin III, lance un appel à la charité et affirme la prééminence du devoir d’assistance dans la charité christocanarde. Le concile mené par le Vaticancan permet une codification sans précédent de l’assistance à accorder aux canards lépreux : droit à un canard-vaudou, à un nid de prières, à une nécrocanarpole. Une façon de maintenir leur spiritualité en dépit de l’exclusion – et des marques du péché ?
Cette proclamation rappelle qu’à partir de 1150, et continument jusqu’au milieu du glaisième siècle, la lèpre représente un problème social au sein de la mare. On assiste à une multiplication des œuvres de miséricorde, phénomène qui commence à prendre du poids après Canebourg et, s’il peut être lu comme une prolifération assez soudaine et pour le moins incoordonnée, du moins contribue-t-il largement au financement et à l’entretien des premières grandes canardreries.
 
 
Le développement de l’hygiène des mares et l’essor de l’assistance hospitalière favorisent l’apparition des premières léproseries de canards, dès 1100. Elles se multiplient plus ou moins parallèlement à la forte poussée endémique que connait l'Isle aux Canards entre 1150 et 1250. Les premières mesures clairement définies sont prises sous Coin VI le Gros ; l’une des premières ladreries est bâtie en périphérie de Tour Coin. Les causes de cette expansion restent obscures ; sans doute faut-il y voir, pour une part, les conséquences de l’essor canargraphique et le renouveau commercial et aquatique que connait le pays entre le ondième et le glaisième siècle.
Les canardreries sont traditionnellement définies par l’association de canards lépreux et de macareux moines dans un bâtiment partagé entre les nids de chacun et une chapelle. D’abord fondées par un groupe de canards malades préexistant grâce à un don venant d’une mare ou d’un chapitre de macareux d’un nid général où s’installer, les canardreries ont vite été construites préalablement afin d’accueillir les malades de toutes flaques. La présence d’une chapelle est importante puisqu’elle entérine le soutien du Nid de prières et l’aval de la hiérarchie eccoinsiastique.
Certains établissements bénéficiaient même de protections cointificales : c’est le cas de la léproserie de Coin-sur-Mare (située dans le centre-mare actuel de Coin-sur-Etang)  à partir de 1174, à laquelle le  Canard Gourou  Oinc Oinc Oinc, dit Oinc III, cinq ans avant le IIIe concile de Canebourg, offre sa protection (on comprend qu’il s’agit essentiellement d’un soutien financier), décision qui fut actualisée par ses successeurs.
Entrer dans une canardrerie signifiait, au-delà de la discipline et de l’exclusion, vivre le restant de ses jours à l’abri du besoin, considération peu négligeable face à une maladie qui durait parfois des années. S’il apparait que les premiers canards malades furent plutôt des bourgeois, de mare sociale moyenne, les canardreries s’ouvrirent vite à tous, sans distinction de mare. Ce fait peut être considéré en regard de la remarque de Beaunid affirmant pour le canard malade la perte de toute capacité civile : « si tost comme il est pris de cele maladie, il est mors quant a l'estang ».
 
La lèpre a créé une ségrégation incontestable, qui fut loin d’être entièrement fondée sur une sorte de « politique intercanarde de prévention médicale », mais dont les racines s’enfonçaient dans une culture populaire pétrie de déformations exégétiques du corpus du Grimoire aux Canards et dans l’invention d’une relation de cause à effet entre la pureté de l’âme et la pureté des plumes. La charité, au cœur de l’endémie, s’est finalement traduite par un effort pour remédier aux conséquences de cette ségrégation et jamais pour l’abolir.  Rarement reclus dans les léproseries, les canards malades ont souvent vécu dans un semi-barbotage qui a participé à ce que l’on appellerait aujourd’hui des « légendes [péri]estangères ».
 
 
 
En guise de coinclusion ; face à des mesures parfois inopérantes, notamment la réclusion souvent partielle des canards malades dans les établissements hospitaliers ainsi qu’une police cygne des ladres dont on trouve peu de témoignages d’efficacité, et une médecine tout à la fois désarmée et peu consultée, le constant reflux de l’endémie, jusqu’à sa disparition au cours du XVIe siècle, parait tenir du miracle. L’explication la plus plausible à l’heure actuelle semble le développement de la tuberculose, un bacille très proche de celui de la lèpre et qui aurait provoqué chez le canard malade une immunisation relative de l’ancien fléau.
La lèpre a créé une ségrégation incontestable, fondée à la fois sur les connaissances médicales de l’époque et la réinterprétation populaire d’un certain visage de l’exégèse du Grimoire. L’essor de l’hygiène aquatique et le développement de centres hospitaliers spécialisés au plus fort de l’endémie s’est doublé d’une vague de charité non négligeable dans le financement et l’entretien des nids d’accueil. Parfois strictement encadrés par les établissements hospitaliers, les canards malades ont souvent vécu dans un semi-barbotage qui a participé à leur mauvaise réputation (vilains petits canards, canards boiteux...).
 
 
Et le canard titubant, me direz-vous ? Il était certes heureux car il venait de trouver dans son fatal désert une soudaine explosion de verdure et un bel étang doux au regard ;
Crachin de décembre
Miroir d'eau vaguement trouble
La carpe fait gloups.

Mais enfin, il était lépreux.
C'était bien l'un des seuls à faire fi de ce contexte sociopathologique. Son mal, il le tenait d'une bonne fée, qui lui avait jadis, au-dessus de son berceau de branchages, promis la décomposition prélétale. Et c'était un sacré coup de chance, car l'irradiante Isle aux Canards était soumise à un sort bien contrariant : celui de la croupissure. Or, tout canard mourant dans sa mare se trouvait pris au piège d'une stagnation éternelle. Ne se son corps jamais décomposait ; à dire, en langue prévenant toute esthétique de décomposition, que son corps ne se décomposait jamais, ou que jamais son corps ne se décomposait, ou que son corps jamais ne se décomposait. Ainsi, notre bon canard voyait tous ces futurs déboires balayés par la prévenance de sa marraine. En se décomposant de son vivant, il pourrait accéder au Septième Coin, au lieu de vergéter pour l'éternité dans une flaquasse moisie.
 
La seule éventuelle déconvenue relative, d'une façon ou d'une autre, bon gré mal gré, quoi qu'il en fût cahincaha de cela ou d'autres choses propres à ce fait fort contingent, ainsi non nécessaire, mais par cela dénué de longueur, la seule déconvenue, donc, s'opérait dans le fait que notre affable canardeau n'avait pas que la chair en constante décomposition, mais également le verbiage, autrement dit, le coincoin, le cancan, le qu'en dira-t-on. Il ne savait parler qu'au détriment de toute règle syntaxique/-iale élémentaire. Ainsi, causant avec les joncs :
"Beau il aujourd'ce fait qu'hui !"
Les joncs acquiescèrent vivement de la tige.
"Soleil dans chaud quel brille le ciel !" pourrissait-il encore.
 
Il était accompagné de son plus fidèle ami, un charmant quoiqu'encombrant sanglier. Lui n'avait malheureusement pas une vie agréable : frappé d'un mal psychologique - la claustrophobie -, il devait à chaque minute faire face à ses pires cauchemars puisque le pauvre était enfermé dans un scaphandre.
En arrivant aux abords de la mare, notre bon canard eut une idée. "Compère mon bon ! Si et tu cette ta mare mauvaise coiffe d'enlever tentais ? Ton coup à cou lubrifierait sûr l'eau."
Le sanglier avait conscience de l'immense sagesse du ladre canard et il s'empressa de mettre ses conseils pourrissants en pratique.
Quatre splatchgroumpfs plus tard, il fallait avouer que la technique préconisée par la lèpre volante ne portait pas ses fruits. Compère Sanglier se laissait aller aux larmes et commençait à se noyer dans son scaphandre. C'est alors que notre lépreux volaillot aperçut dans l'eau trouble des milliers d'êtres minuscules, tétards et néotènes d'une beauté fort dissemblable. Sans parler leur langage, il comprit qu'ils voulaient aider la naufrageante cochonaille et il se hâta de faire sombrer son ami.
Les habitants tout petits se glissèrent dans le scaphandre quelque peu désétanchéifié et bullèrent, bullèrent jusqu'à ce qu'explosion il se produisit. Les bouts de verre se détachèrent nonchalamment dans l'eau freinante et Compère Sanglier revint à la surface en toussant (Dieu sait qu'un sanglier, quand ça tousse, ça groumpfe).

Interlude
 
Pour faire comprendre à notre bon canard le passage du mythos au logos, voici une histoire qu’on raconte depuis d’étangs très anciens.
Un jour un robot cricotta maladroitement jusqu'à la mare. Le soleil était bleu, il faisait grand ciel. Le robot s'appelait Tobor. Il avait des yeux brulants et son charme était incontesté. Vanessa la biche nous avait dit qu'il était un cerf à tout point de vue (même en contre-plongée).
Tobor était là en vacances, il voulait juste bronzer ses boulons et peut-être trouver une amoureuse dans la vase si l'occasion se présentait.
Tobor jeta négligemment sa serviette de beau gosse sur la vase séchée. Et,
dans un frisson,
dans un remue-ménage d'essieux et d'éclats d'acier,
il s'allongea.
Mais c'était trop tard pour bronzer, c'était trop tard pour l'insouciance car Tobor avait aperçu une fleur fraiche éclose, au ras de l'eau.
C'étaient de beaux pétales de nénufar (mes braves petits enfants, si vous voulez entendre la belle histoire de la naine du phare, elle reste à écrire ; vous ne la voulez pas ? très bien, je ne l'écrirai pas ou je la garde en punition). Tobor se sentit trembler comme une feuille. Il en faisait, un boucan. Mais l'amour doit parfois s'élever contre le silence.
De longs jours et de longs nuits il passa dans la contemplation de la belle et douce fleur de nénufar. Au clair de lune comme en plein soleil, la fleur lui communiquait son charme lamartinien (les enfants, c'est un poète, il était benêt mais il aimait les fleurs et les flaques).
Mais la belle fleur ne répondait pas à ses demandes pressantes.
Une nuit, alors que la lune restait cachée, il n'y tint plus et s'avança dans l'eau.
Flouic flouoc, faisaient les vaguelettes à ses orteils froids.
La vase s'enfonçait. Il fit quelques pas. La jolie fleur devait être encore loin. Il ne parvenait pas à apprécier la distance qui les séparait encore.
Bonnant malant (bonner signifie chanceler, maler signifie sanglotant), il tentait de s'approcher de la douce fleur. L'eau lui arriva au cou. Une décharge le dézingua. Il coula à pic.
Longtemps on chanta la triste fin du robot dont le cœur d’acier avait succombé à la poésie du joli nénufar. Longtemps, l’écho de ce chant sur les bords de la mare.
 
 
Tandis que notre brave sanglier s'envoie en l'eau par de larges borborygmes de noyade, s'étant fait pulvériser le scaphandre et libéré par là de ses angoisses périnatales, observons un tant soit peu le bucolique décor au sein duquel se fondent nos doux héros.
La végétation qui habite la mare consiste soit en un conglomérat de plantes flottantes sans extension au-dessus de la surface (à l'exception des fleurs - et c'en est le point cocasse), à dire, une végétation hydrophyte, mêlant le bleu profond des renoncules aquatiques à l'herminale pureté des pétales des flûteaux nageants, ce complaisant tableau liseré des impressionnistes mouchetures de nymphéas charnus ; soit en un univers inextricable de racines subaquatiques laissant émergées tiges et feuilles raffinées, à dire, une végétation hélophyte : ainsi s'y épanouissent l'humilité effarouchée du saule, la gaieté diaphane des iris aux gorges profondes, l'intime robustesse du roseau, le flegme carnassier des caustiques droseras, l'arrogance paraphylétique des prêles ; soit, parlant d'hygrophilie stricte, tout un merveilleux panel de joncs/carex/théières/herbasse/syncopes/paupiettes/etc.
 
Dotée d'une pente douce et verdoyante, la mare est cernée d'une indescriptible ceinture de végétation.
 
De multiples espèces d'amphibiens, de bactéries, et de nombreux invertébrés (des vers téméraires aux sangsues lippues, des insectes infects aux frusques mollusques) ont colonisé la mare (nous le verrons dans l'acte I).
 
Et c'est part du spectacle qui s'offrit à la vue mouillée du compère sanglier : devant ses gros yeux vitreux gigotait tout un dansant monde de mollusques antédiluviens, arborant une rutilante carapace tenant moins de la crevette que de l'abat fraichement excisé et qui les dotait d'un charisme juvénile et d'une sérénité fort attendrissante. Il s'agissait, et cela, compère sanglier l'ignorait encore, du monde merveilleux des placides triops. Ecoutons un instant leurs considérations sur la mare et sur les récentes perturbations liées à l'arrivée splatchante du sanglier :
 
- *ø*/( *''§ ¡: § lança **** en ondulant de la carapace.
- }* *¡* #'/§, osa ù]ù.
- ~ *ø*/( -|| [[[r u=u *µu "''/( %}°, reprit ****.
- )^)¿èèèè, dit ¨'¨.
- $* -"#] ] #£*.
- )^)¿èèèè, insista ¨'¨.
- *ø*/( )²¡², dit 'øø'.
Tous s'esclaffèrent.
- +; :u::^ #*<! (§*, s'emporta ****.
- ... ... ..., cliquetèrent quelques timides syndiqués.
 
Compère sanglier, évaporé, s'intéressait mollement au débat triops.
 
- )^)¿èèèè, continuait ¨'¨.
- |@ {u-ø` *&*, coupa Glutl avec une grammaire hasardeuse.
 
Glutl, axolotl de son génome, détonait quelque peu dans cette cliquetante assemblée du peuple triops, pour le moins fort gouleyante en propos. C'était Napoléon passant le Saint-Bernard en piétinant l'Italie, Hannibal asservissant le Rhône par ses barges pachydermiques, Artaxerxès fouettant l'Hellespont afin d'en obtenir ses grâces ; Glutl, beau comme un Christ au sermon, de la race élue des axolotls, surpassait en superbe ainsi qu'en toute chose l'orgasme mesuré que procurait l'observation du peuple triops.
 
Punition
 
Les enfants vous ne vous tenez pas correctement. On lit mieux que ça un texte de cette envergure. Allons.
Je dois donc vous raconter l’histoire de la naine du phare.
La  naine du phare était une personne féminine ventrue, qui avait accepté  ce travail parce qu’elle en avait assez de travailler sous les vaches,  extrayant le lait telle la nourrice.
Seule sur son perchoir, elle se posait énormément de questions.
« Si l'on considère que l'Ordinaire possède, d'une part, une étoile de la mort, un melon pourri et une tache d'encre de chine de la taille d'un terrain de football, et d'autre part trois supernovas, une troupe de lucioles danseuses de hip-hop et Britney Spears, tout en gardant à l'esprit que l'absolu ne doit pas être annihilé par l'immuable précarité de nos amours destituées, et que l'encre de chine sue à travers l'étoile de la mort au rythme d'une goutte par minute ainsi que d'un demi litre supplémentaire à chaque fois qu'on ouvre la porte pour le livreur de pizzas, que le volume en bruit d'une cigarette est égal à atchoum sur cinq, que les lucioles ont déjà attaqué le melon pourri  mais que Britney Spears mettra plusieurs années à sortir de la période "Blackhole", calculez (sans vous aider de Pythagore mais en donnant  bien les  effectifs absolus, effectifs cumulés et effectifs cumulés croissants) la part d'obscurité et de lumière que contient l'Ordinaire. La conclusion attendue doit résoudre éthiquement parlant  l'interrogation : l'univers est-il plus lumineux qu'obscur ? »
Un  jour une grande tempête vint, mit fin à ses questionnements et démolit  le phare. La naine du phare, on n’en retrouva que le ventre, rejeté sur  la plage du petit bourg d’où elle était originaire, et sur laquelle les enfants venaient faire des pâtés. Hm, un pâté de ventre ! Voilà qui  plairait à nos amis anthrophotopopho- cannibales !
 
                           
#~{(-é(!§:/*+-, appela-t-il et son interprète se posta tout à côté de lui. Alors Glutl se mit à parler la langue commune que comprenait le sanglier. 
 
« Avant que nous passions à table », fait-il, « laissez-moi vous raconter une surprenante anecdote. Trois personnes, Riri, Fifi et Loulou, se trouvaient dans la salle d'attente d'un étrange et obscur centre de magnétiseurs, ou peu s'en faut. Alors qu'ils pensaient se rendre chacun chez une personne différente puisque leurs rendez-vous étaient à la même heure, ils réalisèrent qu'ils venaient tous voir le même F.G.Duschtröm. Pourtant, leurs problèmes étaient tellement différents ! En effet Fifi était là pour se faire décoincer un trapèze qui, par un regrettable accident, avait atterri dans son fondement. Riri quant à lui ne cherchait qu'un rituel d'initiation à l'art de fabriquer des canettes vaudou, tandis que Loulou ce petit bout de chou avait été attiré par ces mots d'un homme rencontré à la sortie de l'école : 'va chez Duschtröm si tu veux qu'il te donne à manger du yoghourt'. Alors que leur conversation s'échauffait, et qu'ils s'apprêtaient à en venir aux ailes, F.G.D. entra et se mit à hurler : « CESSEZ DONC VOS CAQUETTEMENTS, BANDE DE PINTAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAADES ». Quelqu'un comprend-il la morale de cette histoire ? »
 
Un silence s'installa à la place des cliquètements des triops (qui, au passage, sont super canons). Glutl depuis longtemps savait que ces moments d'incompréhension de leur part n'étaient pas dus à la médiocrité de son interprète mais bien à l'infériorité intellectuelle de cette race pourtant très très vieille. Avec un soupir, il conclut que la sagesse ne s'acquérait que par la méditation, et détourna ses nageoires pour s'adresser au sanglier. 
 
Le sanglier préférait faire des tours de mare, la hure sous la surface, barbotant comme un bienheureux et se racontant une histoire, toujours la même.
« Toujours j'entends chanter, j'entends chanter la fille damnée.
Voici son histoire.
Il était une fois deux petits enfants qui, depuis aussi loin qu'ils s'en souvenaient, étaient enfermés dans une sorte de grotte obscure, humide et nauséabonde. Jamais ils n'avaient vu la lumière du jour et jamais personne d'autre ne leur avait parlé. Mais ils se connaissaient très bien. Ils étaient plus liés que quiconque sur cette terre ; et dans leur malheur, dans leur enfermement, ils attendaient.
L'un d'eux était un garçon, l'autre une petite fille. Malgré leur très jeune âge ils étaient continuellement enlacés et leurs corps n'étaient pas loin de ne faire qu'un.
- Crois-tu qu'un jour on pourra sortir ? demandait la petite fille.
- Bien sûr, répondait le garçon, je te le promets. Je suis là pour te protéger.
Et il refermait ses bras autour d'elle dans une position protective, pendant que des bruits étouffés venaient du dehors de la grotte. Parfois ils avaient l'impression d'entendre de la pluie, mais la grotte elle-même était très humide et ils ne pouvaient pas en être sûrs. Parfois aussi ils entendaient des voix, de terribles voix, effrayantes ; ils savaient qu'ils ne pouvaient pas appeler à l'aide, alors ils se faisaient tout petits, bougeaient le moins possible et attendaient que les voix se soient tues.
- C'est aujourd'hui, dit le garçon une fois.
La fille ne disait rien. Elle avait très mal, étrangement. Et elle avait l'impression que la grotte avait rétréci autour d'eux. Elle savait au fond d'elle que s'ils n'en sortaient pas aujourd'hui, ils y resteraient prisonniers pour toujours, mais elle était trop faible pour décider de sortir avant, alors elle attendait que le garçon le fasse. Et il venait de le dire. Aujourd'hui. Elle se sentait heureuse, mais elle avait également peur.
- Je suis pas sûre d'y arriver...
- Bien sûr qu'on va y arriver. On ne peut pas rester ici.
Quelque chose fit trembler toute la grotte et, enlacés, les enfants attendirent la fin de la secousse. Une deuxième eut lieu avec un bruit effrayant. Elle ne tiendrait plus longtemps.
- MAINTENANT ! fit le garçon
Ils joignirent leurs forces et tout d'un coup, la voûte se déchira, la lumière apparut. De la grotte ne restaient que des débris humides et chauds, une charpille de ce qu'avait été leur cocon pendant toute leur vie. Le garçon se releva et releva la fille en même temps. Ils vacillèrent un instant sur le monceau rouge dont ils émergeaient.
Puis les deux monstres siamois enjambèrent le corps de la fille damnée à l'utérus déchiqueté et, s'éloignant maladroitement de son corps ouvert, s'éloignèrent vers le monde. »
Et barbotait notre compère sanglier en continuant ses joyeux tours dans la mare.
 
Glutl décida donc de s’éloigner un peu, récitant quelques poèmes courts qu’il avait appris en Extrême-Etang.
 
Sous le cerisier
Une celtique tristesse
Les chênes me manquent.
 
Cot cot cot cot cot
Cet anneau me rendra fou !
Cot cot cot cot cot

Lueur dans la nuit
Un croc a trouvé sa proie
La lune était rouge
 
L'ourson rigolo
Dans sa lingerie coquine
A un peu grossi.
 
Waf waf waf waf waf
L'éclair déchire le ciel.
Waf waf waf waf waf
 
 
Notre bon canard s’était un peu éloigné de l’assistance. Il ne comprenait pas les triops et il trouvait Glutl un peu pédant. Surtout, il sentait qu’il ne donnait pas assez d’importance aux § dans sa traduction. Mais que pouvait bien en savoir un canard qui cointait sans dessus dessous, ironisait-il pour dissimuler sa tristesse.
Il entendit quelqu’un chuchoter dans les joncs. Intrigué, il fit quelques palmes.
 
"Hello darkness, what's your name today? I heard you were back in town."
 
Notre bon canard paniqua en entendant ces mots. En anglais il pourrissait plus que jamais. Heureusement l'individu qui avait prononcé ces mots disparut aussi vite qu'il était venu et notre canard eut tout juste le temps d’argumenter sans fondements : « Mon fils vous fera rouler dans les plus belles voitures ».
(La coulée de boue, le vomi et la vulve.) Notre canard profita du beau temps quelques heures.
Hélas, cette tranquillité pérenne éclata comme un vieux têtard dans du formol éventé. "Il brrr froid qu'gla fait gla voilà", faisait notre héros en se frottant les plumes.
"Brrr", faisait la montagne.
"On tombe la dirait en température flèche, caille les monde se tout le, les même cailles, flicaille la même, la même montagn- montagne ?!"
"Brrr", continuait de faire la montagne à la voix glaireuse.
Quand soudain ! il n'en crut pas ses yeux tout pourris.
Surgit des tréfonds rocheux et des agglutinations de basalte
une gigantesque coulée bosselée, purulente et qui ne donnait pas faim, une coulée de boue d'une rare densité, "On aurait dit de la soie" a pensé notre héros, c'était un peu vrai mais de la soie tombée dans la boue.
La coulée de boue dévalait les pentes de la montagne et nos pauvres axolotls nageotaient sans y prêter attention,
Et le gros sanglier déscaphandrait dans les fonds,
Et les triops, se préparant à la soirée du concours de beauté, n'avait pas leur grosse tête flasque à ça.
Notre valeureux canard battit des ailes tant et si bien que les vents colverts qu'il déclencha repoussèrent la coulée vers la forêt.
Les caniculaires califourchonnés caninés cannibales se mirent à courir tel le troupeau aveugle. "Boue ! boue !" criaient-ils, et leur langage était invertébré.
 
Durant des mois ils vécurent dans la belle boue et y bougeaient leur boule. Ils se sentaient l'âme artiste et fabriquèrent des milliers de pots, de plats, d'assiettes, d'amphores, de vases, d'aryballes, d'œnochoés, à fond plat, à fond annulaire, globulaires, carénés, à anse, à bord trilobé, à décor couvrant, linéaire, curviligne, métopé, et bien d'autres formes encore que les fouilles approfondies du secteur G9 devraient nous révéler au cours de la saison prochaine. Cette inqualifiable surproduction céramique, menée d'une main pâteuse, les rendit fort gras, puisqu'ils prenaient très à cœur le fait que chaque pièce de vaisselle soit employée sur-le-champ ; c'étaient pâtés de doigts, cuisses cuites à la bière, bébés salés aux lentilles d'eau, magrets d'oreilles et sa confiture de muscles, charlottes de bassins, et d'incommensurables salades de vulves.
Nous vous donnerons la recette quand la narration ressentira un besoin d'intermède.
La narration ne ressent pas actuellement un tel besoin.
Ils se bâfraient tant et tant et si bien de tant de biens bien tentants qu'ils finirent par aller vomir, chancelant chacun vers son bord de mare et restant agenouillé dans la vase le temps (ah non hein, ça commence à bien faire !) que leur estomac soit aussi propre qu'une main d'infirmière. "C'est difficile à avaler", témoignèrent plusieurs d'entre eux.
 
Punition
 
Les enfants vous n’avez pas été sages !
Je dois donc vous raconter à nouveau l’histoire de la naine du phare.
Pour prévenir toute tentative de survol de ce passage, la narration vous informe qu'elle vous y a glissé des insultes.
La naine du phare était une personne féminine ventrue, qui avait accepté ce travail parce qu’elle en avait assez de travailler sous les vaches, extrayant le lait telle la nourrice.
Elle se posait énormément de questions, seule sur son perchoir.
« Si  l'on considère que l'Ordinaire possède, d'une part, une étoile de la  mort, un melon pourri et une tache d'encre de chine de la taille d'un  terrain de football, et d'autre part trois supernovas, une troupe de  lucioles danseuses de hip-hop et Britney Spears, tout en gardant à  l'esprit que l'absolu ne doit pas être annihilé par l'immuable précarité  de nos amours destituées, et que l'encre de chine sue à travers l'étoile  de la mort au rythme d'une goutte par minute ainsi que d'un demi litre  supplémentaire à chaque fois qu'on ouvre la porte pour le livreur de  pizza, que le volume en bruit d'une cigarette est égal à atchoum sur  cinq, que les lucioles ont déjà attaqué le melon pourri mais que Britney Spears mettra plusieurs années à sortir de la période "Blackhole",  calculez (sans vous aider de Pythagore mais en donnant bien les  effectifs absolus, effectifs cumulés et effectifs cumulés croissants) la  part d'obscurité et de lumière que contient l'Ordinaire. La conclusion  attendue doit résoudre éthiquement parlant l'interrogation : l'univers  est-il plus lumineux qu'obscur ? »
Un jour une grande tempête vint (peut-être parce que les lecteurs étaient sales et laissaient couler sur leur torse mou des rivières de morve, et en plus d'être sales ils ne comprenaient rien à la métaphysique du présent texte, métaphysique niveau 6ème la narration tient à le préciser), mit fin à ses questionnements et démolit le phare. La naine du phare, on ne retrouva que son ventre, rejeté sur la plage du petit bourg d’où elle était originaire, et sur laquelle les enfants venaient faire des pâtés. Hm, un pâté de ventre ! Voilà qui plairait à nos amis !
 
 
Notre canard en fut époustouflé : des flots de vomi comme il n'en avait jamais vu, comme s'ils préféraient rejeter la nourriture plutôt que la laisser leur pourrir le métabolisme, enfin c'est le système naturel d'ingestion digestion (gestion) et début de germination, croyait-il, pauvre canard, pauvre canot couacouatant à l'envers.
Cette longue période historique connue sous le nom de "De la boue au vomi de vulves : vers un bouleversement de l'écosystème."
La narration décide de vous faire grâce d'un développement universitaire à ce sujet.
Fin de l’acte II.
 
 
Acte I
 

La Préhistoire de cette région : formation géologique, apparition des ancêtres des triops, chambardements jurassiques, extinctions de masse, apparition des axolotls, apparition de l'homme, premiers silex taillés, on fabrique des bifaces, des grattoirs, des perçoirs, des aiguilles, des pointes de flèches, on biseaute, on émousse, on avive, premiers harpons, chasse au renne, pêche, traditions, on s'organise en sociétés, un charismatique s'intrônise Pharaon, on lui construit des obélisques, des pyramides, des abris à foin, des chars miniatures parce que c'est rigolo, des phares. La narration décide qu'il est temps d'un petit intermède. Vous le trouverez il y a trois pages, intitulé : intermède !
 
Mais les impôts écrasent la population et un jeune agriculteur au joli profil décide de l'assassiner. Un scribe raconte : "C'était horrible, j'étais à deux mètres du trône et le rustre a sorti son bâton et a tabassé Pharaon Fils de Râ Maitre des Deux Terres jusqu'à ce qu'aplatissage de la couronne et mort de l'individu sacré s'ensuivent. J'étais aberré. Ah Horus protège-moi !" Le scribe a raconté. La narration disjoncte et reprend sur une autre fréquence : pendant ce temps-là, au bord de la mare que nous racontons par le menu depuis des pages et la narration s'y perd et a l'impression qu'elle y travaille depuis des années sans repos, une population aborigène ne s'est pas assimilée au peuple de Pharaon. Les siècles passent. Les pharaons s'assassinent, les scribes s'écoutent parler, Horus ne protège personne. La civilisation jadis prospère est réduite en charpie, mise en ruine, oubliée, avalée par le désert, la mare devient oasis, puis le climat fraichit et elle redevient une belle mare proprette pleine de bactéries et de la lie de l'animalité. Nous arrivons au présent. Des hommes s'installent. Ils sont cannibales. La suite, ça fait des heures que la narration la narre, alors suivez.
 
 
Acte III
 
On s’approchait à grands pas, à grandes palmes, à grandes nageoires et, disons-le, à grandes vulves, du dénouement.
Les cannibales se remettaient de leur mauvais festin, ayant interrompu la production céramique et signé avec les autorités triops, les surautorités axolotles et l’autorité sanglière des accords comprenant le nettoyage des bords de mare et le retraitement des eaux polluées par leurs régurgitations, ainsi que la réforme des sociétés marasmes tendant à la vénération des axolotls par les triops : financement des temples, tribut d’offrandes, mise en place d’une plomberie acheminant le soufre nécessaire au bon fonctionnement des activités pythiques.
 
Le soleil brillait, notre bon canard était en forme et son verbiage était intenable comme jamais ; Glutl rédigeait on-ne-sait-quoi à toute vitesse et trouvait ça très bon. Compère sanglier batifolait dans l’eau avec ses nouveaux petits amis qui avaient colonisé ses grosses narines. On lui avait même prêté un tuba.
 
Le monde était heureux.
 
Le soir vint, les cannibales apportèrent enceintes et amplis.
 
Tous se disposèrent en un fabuleux ensemble esthétiquement viable. Au premier rang émergèrent de la mare les triops menés par Glutl, tous arborant de magnifiques couleurs pour l'harmonie. (Cette notion fut maintenue.) Derrière eux s'égrenait la longue queue de la population cannibale, parée de pagnes de chanvre et de nombreux instruments de musique à bec. Les hommes entrechoquaient des os humains comme de surprenants xylophones, et les femmes s'étaient confectionnées? des castagnettes en céramique. Cette ribambelle de joyeux drilles étaient orchestrés par un léprosard canardot qui n'avait rien perdu de la fougue de ses premières années. Tout le monde l'aimait beaucoup. Avant la représentation, une cannibale vint même lui offrir un service en barbotine.
Lorsque tout le monde fut prêt et que les premiers accords orientaux résonnèrent au-dessus de l'eau trouble, le sanglier enfin débarrassé de ses psychoses groumpfa avec entrain :
"Jai ho !"
La danse commença, tous s'animèrent les chairs en une incroyable chorégraphie, jeux de chandelles, de voiles et de sourires. L'harmonie était parfaite.
"Jai ho !"
Les tambours des cannibales, qu'ils avaient passé l'après-midi à tester après un dépeçage de masse, battaient leur plein.
Notre bon canard au foie bien gras, claquant du bec et frottant les ailes, swinguait devant l'assemblée et se mit à chanter d'une voix de stentor. Il perdait de plus en plus ses plumes et des lambeaux de peau se déposaient délicatement dans la vase. Qu'il était heureux !
"Heureux je que suis !" osa-t-il entre deux couplets.
Le sanglier groumpfait avec un entrain démesuré, invitait les cannibales au bal, se démenait comme un forcené, c'était une superbe fête.
Notre bon canard savait qu'à la fin du spectacle il se serait désagrégé  entièrement, il s'en félicitait ; les cannibales gouteraient enfin à un  bon effiloché de canard, ce que c'est bon ce genre de choses.
Les triops, par des caractéristiques de leur espèce héritées de la préhistoire, faisaient tant buller l'eau de la mare qu'elle se déversait sur les convives par salves, tantôt mousse tantôt champagne.
"Jai ho !"
Les triops furent bientôt tous assemblés en un grand cercle aquatique. Au centre, une fontaine d'axolotls divinisés s'éleva sur plusieurs dizaines de mètres de haut.
Alors que la chanson arrivait vers le solo final, le sanglier s'approcha timidement du canard, son compagnon de route depuis tant d'années, et, faisant fi de la maladie comme lui avait été indifférent à ses encombrantes psychoses, il l'entraîna dans un langoureux slow. Il l'avait toujours aimé, si secrètement qu'un lecteur soigneux aurait dû relire le texte pour en détecter tous les indices. Notre canard dansant bientôt râpé se laissa aller et bientôt, le bec et la hure se mêlèrent comme dans les grands films. Les axolotls n'en finissaient pas de monter au ciel et de répandre sur la mare une nouvelle ère de paix et de divinité. Les triops les chantaient sans relâche. Les cannibales se préparaient au festin en préparant, pour la première fois de leur vie, de petits toasts zoophages. Tout le monde dansait encore,
"Jai ho !"
Les axolotls n'en finissaient pas de s'élever dans le ciel nocturne, se panthéonisant à tour de nageoire. Les auteurs twistaient, tout émus d'avoir produit un texte d'une telle teneur, bientôt Antoine Gallimard les rejoignit dans la danse, tenant un contrat signé à la main et de l'autre le ventre de la naine qu'il avait ramassé dans un texte.
Les lecteurs, touchés jusqu'au cœur par une telle ardeur, se précipitèrent dans le texte et se mirent à déhancher allègrement la chorégraphie, l'âme pleine de la sensation d'aboutissement que procure le travail des autres, lorsqu'il est si magnifiquement accompli.
La mare sombre vibrait d'extase.


Crédits

Nous tenons à remercier les personnes dont les idées ont permis de conférer à l'intrigue de ce texte une vraie qualité.
Rain, Milora, Ambrena, Kei, Kailiana, Ernya, Jezy, Darkpoulette, Kathya, Krap.
Nous tenons également à remercier le thé noir, nos devoirs d'archéologie médiévale et Titanpad, qui nous ont soutenus pendant cette aventure. Ainsi que les burgers écossais et les pâtes écossaises, dont le mariage équivaut à celui de nos deux héros.
Enfin, Lo tient à remercier Vera !
Vera tient aussi à remercier Lo !
Pour tous vos encouragements et surtout vos dons d'argent, vous adresser à l'un des auteurs.


********************
« Modifié: 11 Décembre 2011 à 21:59:51 par Loredan »
dont be fooled by the gros that I got ~ Im still Im still lolo from the block (j Lo)

Anlor

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Re : [Défis] ø*/( |`*''§ ¡:
« Réponse #1 le: 11 Décembre 2011 à 21:22:25 »
LOL

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Re : [Défis] ø*/( |`*''§ ¡:
« Réponse #2 le: 17 Décembre 2011 à 21:03:12 »
Anlor a bien résumé!
J'adore la fin!


Citer
. Le principal évènement historique qui a contribué à la mauvaise réputation de la lèpre et de ses victimes fut les conséquences

Cette phrase est pas top.


La police des castors :o

Citer
  L’accent était mis sur le risque très élevé de contagion, ce qui légitimait l’exclusion que subissaient les canards malades.

Vous vous répétez

Citer
- 1 ognon rouge

Cette nouvelle orthographe est une horreur.

Citer
Coin Coin Coin, dit Coin III

Je suis content d’être seul chez moi, comme ça je peux rigoler tout seul.

Citer
La lèpre a créé une ségrégation incontestable
Citer

Déjà écrit dans le paragraphe au-dessus.

Citer
Il était accompagné de son plus fidèle ami, un charmant quoiqu'encombrant sanglier. Lui n'avait malheureusement pas une vie agréable : frappé d'un mal psychologique - la claustrophobie -, il devait à chaque minute faire face à ses pires cauchemars puisque le pauvre était enfermé dans un scaphandre.

WTF ?


Sinon, je veux le nom du dealeur!
"We think you're dumb and we hate you too"
Alestorm

"Les Grandes Histoires sont celles que l'on a déjà entendues et que l'on n'aspire qu'à réentendre.
Celles dans lesquelles on peut entrer à tout moment et s'installer à son aise."
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Re : Re : [Défis] ø*/( |`*''§ ¡:
« Réponse #3 le: 18 Décembre 2011 à 01:22:04 »

Citer
Le principal évènement historique qui a contribué à la mauvaise réputation de la lèpre et de ses victimes fut les conséquences

Cette phrase est pas top.
c'est pour faire passer le charme des redondances, élément majeur dans le gongorisme traditionnellement rapprochable de la poésie coinrtoise


Citer
Citer
  L’accent était mis sur le risque très élevé de contagion, ce qui légitimait l’exclusion que subissaient les canards malades.

Vous vous répétez
voir justification en-dessous


Citer
Citer
- 1 ognon rouge

Cette nouvelle orthographe est une horreur.
"conteste la pas modernité se ne" a dit notre bon canardot effilochi end d'autres aventures

Citer
Citer
Coin Coin Coin, dit Coin III

Je suis content d’être seul chez moi, comme ça je peux rigoler tout seul.
après Coin Coin Coin Coin Coin, dit Coin V, ils ont décidé que ça faisait trop, d'où Coin Treau


Citer
Citer
La lèpre a créé une ségrégation incontestable

Déjà écrit dans le paragraphe au-dessus.
c'est en fait une esthétique de dossier estudiantin ; on ressent à la lecture une certaine lassitude professorale autant qu'une fameuse ironie sur la politique du gouvernement qui ressasse et perd en efficacité à chaque nouvelle mesure. Cette phrase fait partie d'un projet de décrédibilisation d'une syntaxe mise au service de la rédaction scolaire.

Citer
Citer
Il était accompagné de son plus fidèle ami, un charmant quoiqu'encombrant sanglier. Lui n'avait malheureusement pas une vie agréable : frappé d'un mal psychologique - la claustrophobie -, il devait à chaque minute faire face à ses pires cauchemars puisque le pauvre était enfermé dans un scaphandre.

WTF ?
c'est le défi de Krap

« Modifié: 18 Décembre 2011 à 01:24:05 par Loredan »
dont be fooled by the gros that I got ~ Im still Im still lolo from the block (j Lo)

Verasoie

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Re : [Défis] ø*/( |`*''§ ¡:
« Réponse #4 le: 18 Décembre 2011 à 10:52:05 »
Anlor. Loïc.

 o><o

N'hésitez pas à répandre notre bonne parole  :coeur:

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Re : [Défis] ø*/( |`*''§ ¡:
« Réponse #5 le: 18 Décembre 2011 à 18:37:26 »
Citer
De longs jours et de longs nuits il passa dans la contemplation de la belle et douce fleur de nénufar.
Longues ?
 
Citer
Un silence s'installa à la place des cliquètements des triops (qui, au passage, sont super canons).
MDR
 
 
Moi qui voulais lire ce texte pour oublier un peu Lautréamont, c’en est finalement pas si différent. Au niveau des thèmes et du plagiat éhonté de manuels historiques.
C’est vachement confus quand même, vous auriez pu essayer de rendre ça plus digeste. Au niveau des défis, j’ai pas trop vu le SF/Cyberpunk et y a pas beaucoup de citations de QVEMF. Et je vois plus du Lo’ que du Vera mais bon. Et le début... assez facile quand même de reprendre un de ses travaux.

Voilà disolée de pas loler plus que ça, jpréfère vos vrais textes. :P



"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Verasoie

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Re : [Défis] ø*/( |`*''§ ¡:
« Réponse #6 le: 18 Décembre 2011 à 19:07:50 »
Citer
Citer
De longs jours et de longs nuits il passa dans la contemplation de la belle et douce fleur de nénufar.

Longues ?

L'anaphore a ici plus d'importance que la grammaire.

Citer
Moi qui voulais lire ce texte pour oublier un peu Lautréamont, c’en est finalement pas si différent.

Cela ne fait que suivre certains défis : D

Citer
C’est vachement confus quand même, vous auriez pu essayer de rendre ça plus digeste.

Ainsi Aristote aurait pu découvrir la relativité ; mais il jugea que le monde n'était pas prêt.

Citer
Au niveau des défis, j’ai pas trop vu le SF/Cyberpunk et y a pas beaucoup de citations de QVEMF.

La SF se trouve dans la fable du robot, et il y a trois citations de QVEMF disséminées.

Citer
Et je vois plus du Lo’ que du Vera mais bon.

Car nos stratégies diffèrent : l'application à répondre de façon complète à tous les désirs des défieurs, contre la concision et le rendement de façon à charmer les lecteurs.

Citer
Voilà disolée de pas loler plus que ça

Normalement on ne pardonne plus, on tue ; mais comme tu es ma pourriture ça passe  :coeur:

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Re : Re : [Défis] ø*/( |`*''§ ¡:
« Réponse #7 le: 21 Décembre 2011 à 18:44:34 »
Citation de: ernya
plagiat éhonté de manuels historiques.


C'est de la diffamation. Preuves ? J'affirme qu'il n'y a aucun passage relevant de ces accusations.

*

Visionnaires.
Et oui.
dont be fooled by the gros that I got ~ Im still Im still lolo from the block (j Lo)

 


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