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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » [AT n°8 | T16] En cellule

Auteur Sujet: [AT n°8 | T16] En cellule  (Lu 5433 fois)

Hors ligne Marygold

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[AT n°8 | T16] En cellule
« le: 05 Septembre 2016 à 10:21:16 »
En cellule


Le médecin est calme à côté de moi. Il pianote sur la machine dans laquelle il a inséré mon prélèvement sanguin il y a quelques minutes. Il y a tant de visages autour quand je lève la tête. Tout le monde est suspendu à ses lèvres. Que vont-ils me faire quand ils auront leur réponse ?
Je tourne les yeux vers ma mère. Elle est là, droite et fière, au milieu d’hommes à l’air dur. Elle ne sourit pas, mais son regard m’enveloppe tout entier. Je me sens protégé par la confiance qu’elle dégage. Confiance en quoi ? Peut-être a-t-elle fait en sorte de truquer le test, puisqu’elle a été forcée de me le faire passer devant des Officiels. Peut-être exulte-t-elle intérieurement de voir tous ces gens, ces politiciens mielleux, trépignant devant la vitre, n’en pouvant plus d’attendre le verdict : suis-je, oui ou non, le fruit d’une faute honteuse ?
Il y a aussi la présence de mon père. Sa haine et son dégoût ne sont jamais apparus si clairement sur son visage. Je les lis dans le pli de sa bouche que je n’ai jamais vu sourire, dans le froncement de son nez qui dit sa répugnance. Sa honte, je la vois à la rougeur de ses oreilles mais il la cache bien. Il doit enrager de subir cela publiquement, lui qui a porté ce fardeau en silence toute ma vie. Je le plaindrais si je ne le détestais pas autant.
Je ne sais pas quel genre de contrat mes parents ont passé à ma naissance. Surtout que la question des relations entre notre peuple et les Terriens était déjà brûlante. La famille de mon père a toujours eu des responsabilités importantes sur notre planète, et ses opinions xénophobes n’ont jamais fléchi – mon père n’a, bien sûr, pas dévié de ce chemin. Ma mère est certes du même milieu mais il faut croire qu’elle a cédé au goût de l’exotisme. Par faiblesse ? Ou par rébellion ?
Dans tous les cas, je n’ai jamais su ce qu’ils ont décidé en me voyant. À part le fait de cacher ma tare à toute autre personne que nous. Si seulement je n’avais pas été si irréfléchi…

— Le test est formel. C’est positif.

***

Les bruits de coups de pied sur un corps à terre m’ont toujours révulsé. Gizo remet ça. Ce type est une brute, il faut être de son côté si l’on veut vivre tranquille. Heureusement pour moi, nos parents se côtoient, il était donc normal qu’on soient amis. Ou disons : pas ennemis. Mais pour Qeth, c’est autre chose. Rien ne le protège. Recroquevillé par terre, il supporte les coups mais j’entends d'ici sa respiration sifflante.
Je serre les poings mais ce serait suicidaire d’intervenir. Personne n’ose le faire d’ailleurs alors que je crois qu’aucun de nous n’aime vraiment ça, sauf quelques-uns que cette violence excite. Tout le monde sait que Qeth a un problème de respiration, il est incapable de nous suivre lors des entraînements de course aquatique. Une tare inacceptable pour Gizo – et beaucoup d’autres – même si ce n’est pas la pire. La pire c’est la mienne, évidemment.
Gizo lui lance un dernier coup de pied et nous fait signe de le suivre. Je réprime un soupir de soulagement mais la culpabilité m’empêche de me retourner pour vérifier que Qeth va bien.
On sort du bâtiment pour aller jusqu’à la plage. Les vêtements volent dans tous les sens, c’est à qui ira le premier à l’eau – après Gizo, évidemment. Je vois sa silhouette trapue courir vers la mer.
— Hé, Enid, tu gardes tes gants même dans l’eau ?
Surtout dans l’eau, ai-je envie de répondre.
— Oui, j’ai pas le droit de les enlever.
— Je croyais que c’était juste à cause du Soleil.
— Ouais, le Soleil mais aussi d’autres trucs. Je sais pas trop en fait, j’ai jamais tout compris mais ce que je sais c’est que si je ne les mets pas, ça finit par me gratter et j’ai des grosses plaques rouges et ça met longtemps à guérir. Alors je préfère les garder tout le temps, c’est plus simple. Et puis, c’est cool non ?
Le mensonge est devenu une seconde nature. Lohl acquiesce d’un sourire franc. Je sais qu’il y a deux ou trois petits comme lui qui rêveraient d’avoir des mitaines comme les miennes. Un effet seconde peau dans une matière très souple et douce. Ma mère a demandé à un graphiste de les concevoir et leur gris anthracite rehaussé de reflets métalliques bleutés dans les zones palmées les rend vraiment beaux.
Mais ce qui, chez eux, ne seraient que des accessoires, sont pour moi des prothèses indispensables.

***

— Je ne veux plus parler de ça.

Quand ma mère hausse la voix, c’est quelque chose d’assez exceptionnel pour être dangereux. Et quand elle parle sur ce ton froid et dur, c’est un avertissement qu’il ne faut pas prendre à la légère. Il n’y a que mon père pour oser le braver.

— Même en considérant qu’il est un pur Siltur, ce serait aussi bon pour lui d’en être sûr, tu y as pensé ?

Mon père prenant ma défense. J’éclaterais de rire si ce n’était pas aussi pathétique. Et si je n’étais pas en train d’épier leur conversation en secret. La dernière fois que mon père m’a rendu un regard, c’était il y a neuf jours. Et parce que nous étions en public. En général, il se contente de m’ignorer, tout en me faisant clairement comprendre que je n’ai rien à espérer de lui. Je ne suis pas son fils. Je l’ai compris il y a quelques années déjà. Je l’appelle ‘papa’ pour éviter des bourdes devant les autres. C’est comme ça que nous fonctionnons. Et que nous nous meurtrissons.

— Il est un pur Siltur, soupire ma mère.

Combien de fois a-t-elle répété cette phrase ? J’ai déjà entendu cette conversation quelques dizaines de fois, et pourtant j’ai peu d’occasion d’épier leurs discussions privées.

— On peut lui faire passer le test Dzo en toute discrétion, je suis sûr que…

— Il en est hors de question. Cela se saurait de toute façon, et je ne veux pas attirer l’attention sur Enid. Et franchement, si je refuse d’accéder aux pressions des lobbyistes de Dzo pour mettre en place le Test Systématique Infantile, je ne vais pas les solliciter pour un test privé ! Dans quelle position cela me mettrait ? C’est ridicule.

— Ce qui est ridicule c’est ton obstination à me certifier que cet enfant est de moi en refusant pourtant de me le prouver, alors que nous avons les moyens de le faire !

— Je n’ai pas à te le prouver, murmure ma mère en faisant tomber tout à coup la violence de leurs échanges. Ma parole devrait te suffire.
 
Ses yeux cherchent ceux de mon père mais il se détourne en silence. Je le hais tellement de fois par jour mais, à cet instant, je le comprends. J’aimerais croire ma mère quand elle dit ces choses de ce ton si doux ; elle est la personnification de la franchise et de l’innocence bafouée. On oublierait presque la politicienne en elle. C’est difficile de se sentir à la fois troublé par cette innocence feinte, et se savoir manipulé par nos sentiments. Mon père l’aime peut-être encore, malgré moi, malgré sa faute.

A la tête du gouvernement siltur sur Terre, ma mère se bat contre la mise en place du TSI, le Test Systématique Infantile, qui est souhaité par une bonne partie des colons. Le test permettrait de savoir si les enfants sont de purs silturs ou des terrjik, des hybrides. Nul besoin d’expliquer pourquoi elle s’y oppose. Je devrais être heureux qu’elle se batte pour me protéger, mais le fait-elle vraiment ? En niant sans cesse que je suis métis tout en cachant ma nature aux yeux du monde, j’ai l’impression que c’est sa propre honte qu’elle protège. Et cela m’écœure encore plus de la voir publiquement défendre le métissage.

***

Contre un adversaire à sa taille – ce qui arrive rarement – Gizo se bat bien. Mais lorsqu’il s’acharne sur plus faible que lui, il devient simplement monstrueux. Mes poings se serrent alors qu’il joue avec Ioriw, lui assénant insulte sur insulte tout en l’acculant dans un recoin du couloir. Ioriw est son souffre-douleur depuis des années, depuis le jour où le père de ce dernier l’a ramené du secteur terrien en le reconnaissant comme son fils. Je ne sais pas comment il était traité chez les Terriens, mais il les regrette probablement.
— Tu n’es qu’une abomination, terrjik ! Rentre chez toi ! Retourne chez ces minables Terriens !
Le premier coup de poing part. Ioriw crie. Mes doigts s’enfoncent dans ma paume à en déchirer mes mitaines. Je ne dois pas réagir, ne pas attirer l’attention, rester indifférent. Mais ces derniers temps, je suis de plus en plus sensible à ces mots, à leur violence. La question du TSI a fait naître des débats d’opinion dans toute la colonie, avec leur lot d’argumentaires pro- et anti-métis. Ma mère a essayé de m’en protéger, mais je m’en suis nourri avec frénésie. Il fallait que je sache, que je connaisse les arguments.
Les gémissements de Ioriw répercutent les coups de pied de Gizo sur ma propre chair.
— Laisse-le tranquille !
Mon cri est autoritaire, il l’arrête dans son geste. Je regrette immédiatement mon impulsion alors qu’il revient lentement devant moi.
— T’as un problème ? crache-t-il en approchant son visage du mien.
— T’en prend pas à lui, Gizo, tente timidement Lohl.
Gizo le regarde haineusement. Il n’aime pas les petits comme Lohl, et surtout pas le fait qu’ils m’apprécient.
— T’en prend pas à lui, Gizo, singe-t-il avant de reporter son attention sur moi avec un sourire cruel : On va juste jouer un peu hein ? Si je t’enlève tes gants, tu tiens combien de temps avant de te recouvrir d’horribles pustules rouges ?
Ma respiration se bloque. Ne fais pas ça, ne fais pas ça. Mais je n’ai pas le temps de réagir que Gizo s’est déjà saisi d’un bout de mitaine et l’a violemment arraché.
Des cris de surprise et de dégoût jaillissent immédiatement.
— Ses mains ! T’as vu ses mains ?!
— Aaah, horrible !
— Il est pas palmé !
Gizo considère encore silencieusement ma main à découvert avant de relever la tête. Dans ses yeux étincellent la haine et le triomphe du chef vainqueur.
— Sale terrjik ! crache-t-il avant de se jeter sur moi.

***

— Positif ?
Je répète ce mot, mes yeux allant du médecin au groupe derrière la vitre. Mon cœur tambourine violemment. La réaction de mes parents me désoriente : le sourire de ma mère, petit arc discret, dont la candeur me désarçonne ; et le visage de mon père où ne se lisent plus ni haine, ni dégoût, ni répulsion, ni honte. Mais de l’incompréhension.
— Positif de quoi ? je répète encore en dévisageant le médecin.
— Tu es à cent pour cent Siltur. Aucune trace de Terrien en toi.
Le choc m’abat. C’est impossible. Je me tords les mains, ces mains qui clament si fort mon métissage. Elle a gagné, elle a truqué le test, le mensonge est entériné. Je lutte contre les larmes tandis qu’un sentiment de solitude m’enveloppe comme un courant d’air glacé. Je ne ferai jamais partie d’un groupe, d’un ensemble, d’une race : ma mère vient de m’enlever ce droit. En voulant me protéger, ou protéger sa faute, elle m’a abandonné. Je ne serai jamais officiellement métis, mais officieusement je ne me sentirai jamais Siltur.
— Quelque chose ne va pas ?
L’inquiétude du médecin me touche.
— Non, rien.
— Tu n’as pas l’air très heureux de cette nouvelle.
— C’est que…
Je m’arrête, jette un œil au groupe d’Officiels, toujours visible de l’autre côté de la vitre. Je ne dois pas anéantir les efforts de ma mère.
— C’est juste que j’ai du mal à y croire, dis-je d’un ton amer.
Le médecin me regarde intensément.
— Viens, tu peux sortir par là pour les rejoindre, m’indique-t-il en me guidant vers une porte.
Je le suis sans broncher. La porte donne sur un petit couloir, qui dessert probablement la pièce où se trouvent mes parents.
— Je sais ce que tu penses, me dit-il soudain lorsque nous sommes seuls.
Je lève des yeux surpris.
— Tu n’es pas et tu ne seras pas le seul à le penser. Mais je peux t’assurer que ce test est sûr. Et non truqué.
Je ne dis rien.
— C’est moi qui l’ai mis au point. Je travaille pour Dzo.
J’écarquille les yeux. Ma surprise et mon dégoût doivent se lire sur mon visage car il soupire d’un air las.
— Je n’avais pas prévu que Dzo s’en serve pour tester tous les enfants et pointer le métissage comme la tare ultime. Je suis généticien, pour moi cela n’a aucun sens. Je considère que le brassage génétique est essentiel à la survie des espèces.
— Alors pourquoi avez-vous accepté de continuer à travailler pour eux ? A trouver un test valable ?
— Parce que cela sert ma théorie. J’en avais besoin pour prouver que les Silturs évoluaient toujours. Tu sais que notre espèce a été très évolutive, à l’époque des grandes colonisations. Aujourd’hui beaucoup l’ont oublié et ont le sentiment que notre forme actuelle est la plus aboutie. Mais j’ai toujours supposé que notre espèce n’était pas figée, et qu’elle manquait simplement d’une occasion de muter. Et la voilà : la colonisation de la Terre.
Il marque une pause et me sourit.
— Tu es cette preuve, Enid.
— Moi ?
— Oui ! Tes doigts non palmés, ce n’est pas Terrien au sens génétique. Même si c’est à cause de cette planète que tu es né ainsi. Ta famille a trop longtemps évolué sur cette planète, et quelque chose dans les molécules qui ont été ingérées, respirées, etc. ou bien dans le fait que tes ancêtres ont davantage évolué sur le sol que dans l’eau, quelque chose a fait que la palmation a disparu de tes gènes. Reste à trouver ce quelque chose mais c’est déjà un progrès énorme que …
Je ne l’écoute plus.
— Vous voulez dire que je suis handicapé ?
Il secoue la tête.
— Ce n’est pas un handicap, Enid. Tu ne dois pas le voir comme ça : ce n’est pas un manque, mais une partie de toi qui a évolué !
— Bien sûr que c’est un manque, crié-je. Si je ne peux pas nager comme un Siltur sans mes mitaines !
— C’est que tu n’as plus besoin de cette capacité sur Terre. Les infrastructures que nous utilisons sont celles des Terriens, construites majoritairement sur le sol. Cela fait longtemps que je n’ai pas eu besoin de me déplacer dans l’eau, autrement que pour mon plaisir. Pas toi ?
Je ne lui réponds pas. La porte de la pièce s’ouvre et les bruits de conversation nous parviennent.
— Ne te pense pas comme handicapé, Enid, me murmure le médecin, tu es le premier d’une nouvelle population silturienne. Et, qu’elle te plaise ou non, moi je défendrai cette position de toutes mes forces !
Son regard, rempli de chaleur et de fierté, m’émeut profondément. Je me retourne pour chercher ma mère des yeux, et trouver ce même regard que j’accepte, cette fois, comme une vérité.
« Modifié: 18 Janvier 2017 à 07:22:10 par Zacharielle »
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Hors ligne Rémi

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Re : [T16] En cellule
« Réponse #1 le: 05 Septembre 2016 à 21:22:53 »
Salut Mout' !

Le détail (je chipote) :

Citer
Elle est là, au milieu d’hommes à l’air dur, droite et fière.
j'aurais mis "droite et fière" avant "au milieu"

Citer
Surtout que la question des relations entre notre peuple et les Terriens était déjà brûlante.
wééé

Citer
mais j’entends sa respiration sifflante d’ici.
je mettrais "d'ici" après "entends"

Citer
A la tête du gouvernement siltur sur Terre, ma mère se bat contre la mise en place du TSI, le Test Systématique Infantile, qui est souhaité par une bonne partie des colons.
pas utile je pense, on a compris

Citer
¤-¤-¤
tu utilises ces symboles ou des astérisques, faudrait unifier je pense

Citer
- T’en prend pas à lui, Gizo, tente timidement Lohl.
Gizo le regarde haineusement. Il n’aime pas les petits comme Lohl, et surtout pas le fait qu’ils m’apprécient.
- Arrête Gizo, singe-t-il
Puisqu'il singe, je le ferais répéter exactement les mêmes mots
Et des demi cadratins pour les dialogues :        —

Citer
En voulant me protéger, ou protégé sa faute,
protéger

Globalement :
Ton texte est bien écrit, agréable à lire et je ne m'y suis pas paumé même si tu as créé une histoire complexe et de nombreux personnages. Du coup j'ai apprécié d'être plongé dans le mystère (premier paragraphe : ils sont pas humains ? deuxième : c'est quoi cette histoire de gants ?), mais les paragraphes "de résolution" m'ont semblé un poil trop explicatifs, surtout le dernier. La fin est chouette sur le fond, sur la forme elle pourrait être un peu plus dynamique (raccourcir ?). Je pinaille, parce que le texte m'a bien plu.

Au plaisir,
Rémi
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

Hors ligne Marygold

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Re : [T16] En cellule
« Réponse #2 le: 06 Septembre 2016 à 19:39:10 »
Salut RémiDeLille !

Merci pour ton commentaire éclairé ! J'ai modifié en suivant la plupart de tes suggestions. Pour l'instant je laisse la phrase que tu juges superflue, je verrai avec les autres lecteurs. Comme tu le dis, le texte est un peu complexe et c'était une de mes craintes que tout ne soit pas compréhensible. Donc attendons...

Je vais réfléchir à raccourcir les explications de la fin (je comprends bien ce que tu veux dire, c'est déjà une version beaucoup plus dynamique que la première  ;)).

Merci encore de ton passage !
Oh yeah ! 8)

Hors ligne Kerena

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Re : [T16] En cellule
« Réponse #3 le: 07 Septembre 2016 à 15:12:33 »
Bonjour Mout !

Pour ma part, j'ai bien aimé le texte, pas de soucis. C'est bien écrit, l'histoire et le contexte sont bien plantés, on comprend tout assez vite.
Il y a juste quelque chose qui me chiffonne : pas de chute à ton texte ; et puis le monde bien développé pourrait laisser entendre que ce texte n'est qu'un extrait d'un tout, d'une histoire plus longue.
Parce que sinon, l'histoire de fond finalement, c'est le racisme et le métissage. Et finalement, cette histoire aurait pu se dérouler à notre époque, ou dans le passé ; aujourd'hui notre population souffre toujours de (trop de) racisme.
Alors je me posais simplement la question de ce choix de construction.
Je pense que je me ferai une meilleure idée de ton texte en connaissant son contexte et ton point de vue ^^

Autre chose : je ne comprends pas bien le titre !
Je crois qu'il y a dans le coeur des hommes une place créée pour l'émerveillement, une place endormie qui attend de s'épanouir ~ Les Aventuriers de la mer


Hors ligne Chouc

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Re : [T16] En cellule
« Réponse #4 le: 08 Septembre 2016 à 16:10:42 »
Salut Mout !

Au fil de la lecture :

Citer
Je le hais tellement de fois par jour mais, à cet instant, je le comprends.
Oui je n'ai rien relevé avant cette phrase parce que tout coule de source. Mais je bute un peu sur celle-ci, la construction est étrange et j'ai dû m'y reprendre à deux fois pour la comprendre.



Alors, que dire ?
J'ai kiffé.
Et pourtant, c'est vraiment pas ma came ce genre de récit fantastique à la base (je dis fantastique mais si ça se trouve c'est de la fantasy ou de la SF, j'y connais rien).
Enfin là c'est bien écrit, ton univers est solide, c'est maîtrisé de bout en bout, j'aime ce que ça raconte.... Tu m'as captivée, et à l'instar de Rémi, je ne me suis pas perdue non plus malgré les nombreux personnages et l'angle de vue inhabituel, celle de l'envahisseur.
S'il faut pinailler, je dirais que je trouve un peu dérangeant qu'un tel test se tienne non seulement en public, mais également en présence du sujet testé, surtout s'agissant d'un adolescent. Une analyse sanguine ne requiert pas que le sujet reste présent lors de la lecture des résultats et sur le plan moral, il semble difficile à concevoir que les personnes en présence aient jugé de bon ton d'en faire la révélation devant le narrateur.
Mais bon, c'est un point de détail qui risque de s'avérer hautement chiant si tu décides d'en faire la modification, alors tu n'as qu'à faire comme si j'avais rien dit  :mrgreen:

Merci pour cette lecture !

Au plaisir  ;)
Tel esprit qui croyait se pendre.

Hors ligne Kailiana

  • Palimpseste Astral
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  • Lial' | Calamar placide
Re : [T16] En cellule
« Réponse #5 le: 09 Septembre 2016 à 15:14:13 »
Citer
Dans tous les cas, je n’ai jamais su ce qu’ils ont décidé en me voyant.
peut-être quand même un peu ? "décidé" me parait fort, "pensé" peut-être mieux ?
Citer
Mais pour Qeth, c’est autre chose. Rien ne le protège. Recroquevillé par terre, il supporte les coups mais j’entends d'ici sa respiration sifflante.
Je serre les poings mais ce serait suicidaire d’intervenir.
Citer
ce serait aussi bon pour lui d’en être sûr,
formulation bof
Citer
J’ai déjà entendu cette conversation quelques dizaines de fois, et pourtant j’ai peu d’occasion d’épier leurs discussions privées.
"qqs dizaines" pour moi ce n'est pas "peu"
Citer
Je le hais tellement de fois par jour mais,
formulation bizarre : on ne hait pas qq'un à un moment précis de la journée, enfin, pour moi on hait qq'un plutôt de manière générale, on peut pas trop dire "je compte cb de fois j'ai haï qq'un dans la journée" (par contre ça pourrait être "le nb de fois où machin m'a énervé")



Dans l'ensemble je trouve que c'est pas mal, mais j'ai trouvé que ça manquait de, je sais pas, d'ambition ? Enfin j'ai du mal à m'exprimer car je n'arrive pas à trouver précisément pourquoi je n'ai pas plus accroché au texte, alors qu'il est bien.

Mais niveau style ça se lit mais c'est un peu basique, très factuel, disons que je voyais le monde que tu décrivais et ses personnages mais ça m'est resté extérieur, je n'y "vivais" pas.
En fait ça me fait un peu penser à certains bouquins jeunesses, où tout va très vite et où on reste un peu extérieur quand on les lit plus âgés (c'est pas le cas de tous hein). Et je sais que avant j'aimais bien ça de temps en temps mais là j'ai trouvé que c'était un peu dommage, le texte aurait pu me marquer davantage si le monde était plus "vivant" et si j'avais plus vécu les événements comme si j'étais Enid.
Après je dis tout ça pour essayer de t'expliquer mon impression, mais ça reste MA lecture, chaque lecteur est différent ^^
Mais voila, j'ai trouvé que ça restait un peu trop superficiel, ou alors que ce ton et cette histoire serait plus adaptés à un texte plus long (novella/roman). Et que peut-être, pour un très court texte, il manquait des moments vraiment "marquants", et de trouver vraiment les formulations qui amènent le plus d'infos/font ressentir le plus de trucs possibles en étant le plus court possible.

Bref selon moi c'est juste que c'est pas totalement adapté au format, et qu'il y a en même temps des réflexions/phrases pas toujours 100% utiles dans une nouvelle où il faut aller au plus important.

A relire mon commentaire j'ai l'impression d'être surtout négative alors que c'est pas si mal quand j'y réfléchis, mais, je sais pas, j'ai pas trop accroché durant la lecture.
Si la réalité dépasse la fiction, c'est parce que la réalité n'est en rien tenue à la vraisemblance.
Mark Twain

La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi.
Einstein

MillaNox

  • Invité
Re : [T16] En cellule
« Réponse #6 le: 12 Septembre 2016 à 16:03:52 »
Salut Mout !

au fil de la lecture...
RAS

alors alors...
sur la forme déjà, j'ai beaucoup apprécié ta plume. c'est très fluide, agréable à lire, dès la toute première partie j'étais dedans, ton écriture fonctionne :) Pour le scénario, tu plantes bien le décor, on se repère dans le texte avec aisance, on capte bien les enjeux, les persos. Et c'est intrigant.
Mais mais mais. Je ne sais pas vraiment quoi mettre après ce "mais" j'ai dû mal à mettre le doigt sur ce qui me gêne. Clairement, ça coince vers la fin, parce que ça s'est terminé et je me suis sentie, frustrée, comme s'il n'y avait pas eu de chute, comme si l'enjeu s'effaçait, ou que ça se finissait trop tôt, avant même d'avoir pris son envol. :\?
T'as tous les ingrédients, reste à monter la mayonnaise qui n'a pris qu'à moitié, je crois  :D

merci pour ce texte :)

Milla

Hors ligne Kanimp

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Re : [T16] En cellule
« Réponse #7 le: 13 Septembre 2016 à 10:06:40 »
Bonjour Mout,

Je suis mitigé sur ce texte.
Le bon côté – Le texte traite d’une naissance par adultère et possède une symbolique forte que la vie se développe malgré les règles établies. Ce sujet est traité dans la foulée d’ailleurs.
Le côté mitigé – Le texte met en avant divers points d’intérêts, colonisation de la Terre, structure et organisation de la société Siltur. Mais dans le même temps n’y répond pas, le format court imposé ne le permet pas.
 Le mauvais côté – Des intervenants sont introduit et participe à l’histoire. Mais ne sont pas introduit et on a du mal à suivre. Le personnage de Gizo est celui qui possède la meilleure introduction. Je suppose sans certitude que c’est un sergent instructeur, car le protagoniste principal semble le connaître depuis un certain temps. Mais d’un autre côté, il pour être un maton, à cause du test. Mais dans ce cas pourquoi ce connaissent-ils ?

J’ai l’impression que c’est une histoire créée à partir d’un univers complet.
Le format court empêche de détailler, mais le texte fait des références externes qui sont ignorées du lecteur.
Ce texte suscite de l’intérêt, mais je suis resté sur ma faim.


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Hors ligne Miromensil

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Re : [T16] En cellule
« Réponse #8 le: 13 Septembre 2016 à 11:25:57 »
Hello Mout !

Bon, pas grand chose à dire pour la forme.

Citer
mon père n’a, bien sûr, pas dévié de ce chemin. Ma mère est certes du même milieu mais il faut croire qu’elle a cédé au goût de l’exotisme.
Le fait qu’il y ait un bien sûr suivit d’un certes me dérange un peu, 2 adverbes (si je dis pas de bêtise) qui se suivent c'est pas le top.

Citer
Mon père prenant ma défense.
Mmmmh c’est un choix mais perso j’aurais mis « prenait » ?

J'ai bien aimé ta façon de t'approprier le thème, c'est simple mais fallait y penser ! Ce qui m'a personnellement manqué ce sont des descriptions, j'ai eu beaucoup de mal à m'imaginer les personnages. Je pense que décrire un peu les parents et le perso principal donnerait de la profondeur au texte et permettrait de mieux visualiser. En l'état, j'ai imaginé une sorte d'humain non palmé donc un humain, mais j'imagine que ces Siltur doivent avoir des caractéristiques animales non ? Bref, manque de visualisation de mon côté. Par contre, j'ai bien aimé le ton un peu, euh, "c'est perdu d'avance". Je trouve que tu retranscris bien les pensées du narrateur qui est persuadé d'être un hybride et a besoin qu'on le nomme ainsi pour se construire une identité (si j'ai bien compris). Niveau forme pas de grande prise de risque certes, mais au moins tu ne cherches pas à en faire trop. Peut-être que le style est un peu trop lisse, je sais pas, pour emporter une adhésion franche de ma part ? En même temps, je crois que c'était nécessaire pour ne pas perdre le lecteur, donc je comprends ton choix.

Merci pour la lecture, somme toute très sympathique !

Nocte

  • Invité
Re : [T16] En cellule
« Réponse #9 le: 17 Septembre 2016 à 07:07:38 »
Il pianote sur la machine dans laquelle il a inséré mon prélèvement sanguin il y a quelques minutes. Il y a tant de visages autour quand je lève la tête. Tout le monde est suspendu à ses lèvres. Que vont-ils me faire quand ils auront leur réponse ?
Trop de "il" à mon goût.

Personne n’ose le faire d’ailleurs alors que je crois qu’aucun de nous n’aime vraiment ça,
Maladroit.

J'ai été un peu déçu par la fin, le dialogue avec le généticien est de trop je trouve, j'aurai préféré rester dans l'incertitude (si sa mère a truqué ou non le test), c'est une des choses qui m'a réellement emballé, cette dualité mère/politicienne. Pour le reste c'est sans doute  un peu trop manichéen sur les bords, mais si on se place du point de vue d'un enfant/ado pourquoi pas finalement, après faut faire gaffe aux facilités quand même, entre le père xénophobe, la grosse brute, puis le scientifique idéaliste, je me sentais un peu suffoquer.


Hors ligne gage

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Re : [T16] En cellule
« Réponse #10 le: 02 Octobre 2016 à 18:37:06 »
Alors, cher Mout, je suis extrêmement perplexe...
parce qu'en lisant les commentaires qui précèdent, je me demande qui n'a rien compris... si c'est moi ou d'autres lecteurs.

Je suis étonné qu'on parle de naissance par adultère, de trucage du résultat, et qu'on dise qu'il n'y a pas de chute...
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.

J'espère avoir compris, et pas inventé moi-même un autre sens à ton texte, ce qui ne serait pas agréable pour toi, j'en conviens.

En tout cas, j'aime bien ton récit, je le trouve abouti et profond,
je te souhaite bonne chance cher Mout !
"Tous ceux qui survenaient et n'étaient pas moi-même
Amenaient un à un les morceaux de moi-même". Apollinaire

Nocte

  • Invité
Re : [T16] En cellule
« Réponse #11 le: 02 Octobre 2016 à 18:48:05 »
On a compris la même chose, je dis juste que certains choix ne me plaisent pas, car je voyais d'autres trucs qui me paraissaient plus intéressants à exploiter. Mais c'est totalement personnel.

Hors ligne Marygold

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Re : [T16] En cellule
« Réponse #12 le: 14 Octobre 2016 à 17:42:39 »


Bonjour à tous !

Désolée de ne pas être revenue ici suite à vos nombreux messages. J’attendais d’avoir plusieurs avis pour voir ce que je pouvais reprendre, et les avis étant assez divergents, je n’étais pas trop sûre du sens dans lequel aller pour modifier. Et ensuite, eh bien, j’ai pas eu le temps… :-[


Hello Kerena,

Merci pour ta lecture !

Citer
Il y a juste quelque chose qui me chiffonne : pas de chute à ton texte ; et puis le monde bien développé pourrait laisser entendre que ce texte n'est qu'un extrait d'un tout, d'une histoire plus longue.
Alors non ce n’est pas un extrait. Pour moi il y a bien une chute, celle du gamin qui se rend compte qu’il pensait tout faux depuis longtemps. Je ne sais pas si c’est que tu ne l’as pas sentie ou que pour toi cela ne constitue pas une chute ?
Citer
Parce que sinon, l'histoire de fond finalement, c'est le racisme et le métissage. Et finalement, cette histoire aurait pu se dérouler à notre époque, ou dans le passé ; aujourd'hui notre population souffre toujours de (trop de) racisme.
Yep, et c’est ce que j’aime dans la SF, la possibilité de parler de notre société en prenant un axe ou une thématique différent(e).
Citer
Autre chose : je ne comprends pas bien le titre !
Gage l’a en partie expliqué. En fait on peut percevoir le mot cellule pour son aspect carcéral (le gamin a l’impression d’être prisonnier de son secret, et de sa « tare ») ou pour son aspect génétique (ce qui est finalement l’explication de sa différence).


Bonjour Choucroute !

Merci pour ton commentaire !

Citer
S'il faut pinailler, je dirais que je trouve un peu dérangeant qu'un tel test se tienne non seulement en public, mais également en présence du sujet testé, surtout s'agissant d'un adolescent. Une analyse sanguine ne requiert pas que le sujet reste présent lors de la lecture des résultats et sur le plan moral, il semble difficile à concevoir que les personnes en présence aient jugé de bon ton d'en faire la révélation devant le narrateur.
Pour le coup, la présence du public c’était un peu parce que la mère est politicienne et que ça devient donc presque une « affaire d’état ». La présence du sujet testé : je voyais comme un truc ultra rapide donc le narrateur était resté le temps des quelques minutes avant le résultat. Par contre, le fait que ce soit un ado, là j’avoue que tu as raison :mrgreen: Sacré manque de tact. Mais on va dire que c’est une société extraterrestre, ils font pas comme nous, ces gens  ::)


Salut Kailiana,

Citer
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Dans tous les cas, je n’ai jamais su ce qu’ils ont décidé en me voyant.
peut-être quand même un peu ? "décidé" me parait fort, "pensé" peut-être mieux ?
Non, « décidé » c’est très fort effectivement et c’est ce que je voulais. Il pense à un genre de contrat qu’ils ont passé à ce moment-là.

Citer
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J’ai déjà entendu cette conversation quelques dizaines de fois, et pourtant j’ai peu d’occasion d’épier leurs discussions privées.
"qqs dizaines" pour moi ce n'est pas "peu"
Ouais, tu as raison. Je voulais insister sur le fait qu’elle avait certainement dû revenir de très nombreuses fois, mais qq dizaines, c’est effectivement déjà beaucoup !

Citer
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Je le hais tellement de fois par jour mais,
formulation bizarre : on ne hait pas qq'un à un moment précis de la journée, enfin, pour moi on hait qq'un plutôt de manière générale, on peut pas trop dire "je compte cb de fois j'ai haï qq'un dans la journée" (par contre ça pourrait être "le nb de fois où machin m'a énervé")
Peut-être que le mot est effectivement mal choisi mais je voulais qqch de plus fort que « énervé », un genre d’accès de haine répétés envers ce type qui ne le regarde pas, qui ne l’aime pas, qui lui montre qu’il n’existe pas.

Je n’ai pas tout cité de tes remarques parce que je suis totalement d’accord avec les autres. Dommage que je n’ai pas eu le temps de corriger cela.

Citer
Dans l'ensemble je trouve que c'est pas mal, mais j'ai trouvé que ça manquait de, je sais pas, d'ambition ? Enfin j'ai du mal à m'exprimer car je n'arrive pas à trouver précisément pourquoi je n'ai pas plus accroché au texte, alors qu'il est bien.
Alors honnêtement, ce texte n’a pas abouti comme je le voulais. J’étais partie sur un truc plus ambitieux mais en écrivant, ça a un peu changé, et de toute façon en 3000 mots je crois que c’était impossible de faire ce que je voulais au départ. Bref, peut-être que ce quelque chose que tu n’arrives pas à exprimer vient de là, du fait que le texte a lui-même dévié de sa route.

Citer
Mais niveau style ça se lit mais c'est un peu basique, très factuel, disons que je voyais le monde que tu décrivais et ses personnages mais ça m'est resté extérieur, je n'y "vivais" pas.
En fait ça me fait un peu penser à certains bouquins jeunesses, où tout va très vite et où on reste un peu extérieur quand on les lit plus âgés (c'est pas le cas de tous hein). Et je sais que avant j'aimais bien ça de temps en temps mais là j'ai trouvé que c'était un peu dommage, le texte aurait pu me marquer davantage si le monde était plus "vivant" et si j'avais plus vécu les événements comme si j'étais Enid.
Je vois ce que tu veux dire. Mais là encore, je crois que j’ai été bloquée par la limite des 3000 mots. J’étais assez frustrée d’ailleurs de ne pas pouvoir développer plus les scènes et les pensées d’Enid.

Merci pour ton commentaire détaillé en tout cas !


Hey MillaNox

Merci pour ton commentaire, je ne pense pas que tu repasseras mais tant pis ! Je ne sais pas trop quoi te répondre sur ce qui t’as gênée, pour moi l’enjeu du texte tient jusqu’à la révélation finale et je suis bien déçue que tu ne l’aies pas ressenti comme tel.


Salut Kanimp,

Merci pour ta lecture !

Citer
Le bon côté – Le texte traite d’une naissance par adultère et possède une symbolique forte que la vie se développe malgré les règles établies.
Alors, pas tout à fait. En tout cas, ce n’est pas ce que la fin révèle…
Citer
Le côté mitigé – Le texte met en avant divers points d’intérêts, colonisation de la Terre, structure et organisation de la société Siltur. Mais dans le même temps n’y répond pas, le format court imposé ne le permet pas.
Là je suis d’accord, sur le fait que je n’ai pas les moyens de tout développer. Mais en même temps il me semble qu’on peut lire une nouvelle de SF qui se tient dans un monde inconnu sans avoir besoin de toutes les clés pour comprendre ce monde, non ? Le lecteur peut comprendre ou imaginer des explications par lui-même, aussi.
Citer
Le mauvais côté – Des intervenants sont introduit et participe à l’histoire. Mais ne sont pas introduit et on a du mal à suivre. Le personnage de Gizo est celui qui possède la meilleure introduction. Je suppose sans certitude que c’est un sergent instructeur, car le protagoniste principal semble le connaître depuis un certain temps. Mais d’un autre côté, il pour être un maton, à cause du test. Mais dans ce cas pourquoi ce connaissent-ils ?
Gizo est en fait un autre ado, dans les mêmes âges que le narrateur, et il s’agit plutôt d’un genre de chef de bande tyrannique.

Citer
J’ai l’impression que c’est une histoire créée à partir d’un univers complet.
Le format court empêche de détailler, mais le texte fait des références externes qui sont ignorées du lecteur.
Bien sûr c’est un univers plus grand que le texte que j’ai essayé de créer, j’ai toujours peu de manquer de cohérence en n’imaginant pas assez la société dans laquelle mon texte se place. Mais j’ai quand même essayé de faire en sorte que les références ignorées du lecteur ne soient pas indispensables à la compréhension du texte OU soient expliquées plus loin dans le texte. Mais apparemment, j’ai dû échoué quelque part…


Hello Miromensil

J’en suis toujours à essayer de savoir si oui ou non je suis d’accord avec ta première remarque :D Sinon le prenant > prenait, why not…

Citer
Ce qui m'a personnellement manqué ce sont des descriptions, j'ai eu beaucoup de mal à m'imaginer les personnages. Je pense que décrire un peu les parents et le perso principal donnerait de la profondeur au texte et permettrait de mieux visualiser.
Ok !

Citer
Je trouve que tu retranscris bien les pensées du narrateur qui est persuadé d'être un hybride et a besoin qu'on le nomme ainsi pour se construire une identité (si j'ai bien compris).
Yep, c’est exactement ça, merci !

Citer
Niveau forme pas de grande prise de risque certes, mais au moins tu ne cherches pas à en faire trop. Peut-être que le style est un peu trop lisse, je sais pas, pour emporter une adhésion franche de ma part ? En même temps, je crois que c'était nécessaire pour ne pas perdre le lecteur, donc je comprends ton choix.
Oui j’avoue que c’est un peu froid mais je ne voyais pas mon narrateur autrement donc c’était un package.

Merci pour ce commentaire !
 

Salut WEG,

Je pense que dans un texte plus long, l’incertitude aurait été une bonne idée, surtout si on veut creuser la dualité mère/politicienne, comme tu dis. Mais dans un texte court comme celui-ci, je crois que ça n’aurait pas été bien perçu (déjà qu’on me reproche une absence de chute, j’imagine même pas si je laissais libre interprétation au lecteur :D)

Citer
Pour le reste c'est sans doute  un peu trop manichéen sur les bords, mais si on se place du point de vue d'un enfant/ado pourquoi pas finalement, après faut faire gaffe aux facilités quand même, entre le père xénophobe, la grosse brute, puis le scientifique idéaliste, je me sentais un peu suffoquer.
Yep, pour la grosse brute j’avoue qu’il est un peu caricatural. Le père, je ne l’aurais pas qualifié de xénophobe, il renie le narrateur plus parce qu’il pense que ce n’est pas son fils que parce qu’il le croit métis (mais je ne l’ai peut-être pas assez bien fait sentir). Le scientifique : bah, il fallait bien qqn de positif dans tout ça. Mais je comprends bien ta remarque, parce que j’ai effectivement manqué de place pour être plus nuancée.

Merci pour ta lecture !


Hey Gage,

Alors non, cher gage, ne te remets pas en question car c’est bien toi qui a tout compris ^^ Ou en tout cas, tu m’as comprise, et ça m’a fait extrêmement plaisir ! Et ton spoiler est donc exact et c’est au contraire très agréable de voir que rien ne t’a échappé. 

Merci beaucoup pour ta lecture et ton commentaire !
Oh yeah ! 8)

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Re : [T16] En cellule
« Réponse #13 le: 15 Octobre 2016 à 12:58:37 »
Salut Mout' !

Texte intéressant que celui-ci. La métaphore est n'empêche assez subtile, je veux dire que même si elle est évidente, tu ne tombe pas dans le pathos ou le cliché (à part peut-être le discours de fin du docteur, mais je suppose qu'il est nécessaire). L'organisation des passages est bien gérée je trouve, le début nous questionne bien. Finalement tu traite pas mal de chose en peu de mot, c'est chouette.

Merci pour ce texte en tout cas :)
aucun : les artichauts n'ont aucun rapport avec le Père Noël. Ce ne sont pas des cadeaux et on ne peut pas faire de Père Noël en artichaut.

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Re : [T16] En cellule
« Réponse #14 le: 16 Octobre 2016 à 22:42:29 »
Hey,

J'ai bien aimé ton texte. J'ai trouvé la lecture fluide et agréable, l'histoire se tient bien pour moi et j'aime bien cette sorte de préquel à l'état actuel de l'humain. :P
La fin m'a surprise parce que j'étais bien dans le texte et je m'attendais à quelque chose de plus long mais en même temps, elle fonctionne.

Merci pour ce texte.
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

 


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