Etant médiéviste à des heures que je ne voudrais pas perdre, j’ai pu constater l’importance de mot n’ayant pas connus d’évolution jusqu’à nos jours.
A l’instar des plus grands dinosaures, incapable de s'adaptés, leur lignées évolutives s’est brusquement éteinte emportant avec eu tout un potentiel linguistique perdu.
En bonne archéologue de la langue, j’ai donc entrepris de fouiller les strates oubliées de la littérature à la recherche de perle qui mériteraient de refaire jour dans la langue moderne.
Vous avouerez que les mots sont plus faciles à ressusciter que les dinosaures.
En voici donc quelques-uns :
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Absterger : nettoyer
Broigne : n. f. Cuirasse formant tunique, faite d'étoffe épaisse ou de cuir recouvert d'anneaux ou d'écailles de métal ou bien de métal
Borc : n.m. bourg, agglomération.
Charaude : n.f. sortilège, sorcellerie, charme.
Et ses composé
charaudie (science des sortilège),
charauderesse (sorcière),
charaudeusement (adv, par le moyen d'un charme).
Dahaz : n. m. formule de malédiction, "que la haine de dieu soit sur qqn/qqc", "malédiction, enfer et damnation"
Autres formes : deshait, dehé, hatjan
Faer : v. enchanter, tenir sous le pouvoir d'un charme, séduire comme par l'effet d'un sortilège.
Et ses composés : enfaer v. (ensorceler), faeement adv. (par l'effet d'un enchantement), faoison n. f. (destin), faé adj. (enchanté)
Les mots "fée", "féerique" ont la même racine.
Gnomon : n. m. tige verticale d'un cadran solaire.
Gaudéamus : n. m. Chant de réjouissance. Divertissement de table.
ajouté par MegadonutGuerpir : v. abendonner quelque chose ou quelqu'un.
On l'a conservé dans déguerpir.
Guerredon : n. m. prix d'un service, d'une bonne action, salaire, récompense.
Et ses composés
guerredonable (adj, digne d'être récompensé),
guerredonance (n. f., récompense),
guerredoneur (n. m., rémunérateur),
guerredoner (v. récompenser).
Iluec : adv. en ce lieu, là.
Mammone : n. f. argent, richesse.
Mitan : n. m. milieux
Exemple : "le mitant du chemin" > le milieu du chemin
Muser : v. dépenser, perdre, son temps en pur perte
On l'a garder dans "s'amuser", mais avouez qu'un synonime de "poireauter" qui soit littéraire c'est quand même chouette
Mortecouille : insulte construite sur la base de "mort" et "couaille" (canaille, lâche) [rien à voir avec un testicule trépassé

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ajouté par BricomanNigromance : n.f. nécromancie.
Et ses composé
nigromant /
nigromancien (nécromantien),
nigromantique (adj, relatif à la nécromantie).
Note :
nigromance et
nécromancie on exactement la même racine étymologique latine,
nigromance a simplement suivit l'évolution phonétique naturel depuis le latin (palatalisation de K en G, chute de la consomne final, évolution du E bref vers I), alors que
nécromantie a été refait plus tardivement sur la base des paradygmes latins.
Pentacol : n. m. bijou que l'on porte autour du cou
Poruec : prép. pourvu
Et son composé
neporuec (néanmoins).
Récréant : (n.m.) à l’ origine il désigne un chevalier renonçant à soutenir sa cause dans un duel judiciaire, et donc qui avoue ses crimes. Par extension il désigne un chevalier ayant renoncé au code d’honneur de la chevalerie. Il s’agit de la pire insulte qu’on puisse dire contre un chevalier.
Et ses composés
récréantie (s.f., renonciation, lâcheté),
récréantise (s.f. acte de récréant, faire preuve de lacheté),
récréanment (adv, lâchement, mollement, à regret).
Remanoir : v. il signifie rester, demeurer, au sens figuré il signifie également « ce qui reste après la mort ». Il a notamment donné l’anglais « remain » en conservant surtout le sens figuré.
Et ses composés
rémanance (s. f, action de rester, droit de séjour, ressource ou moyen de rester, reliquat),
rémanant (adj, qui reste, mot conservé en français moderne mais vieilli),
rémanatise (s. f., bien laissés par un mort).
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Si j’en débusque d’autre je completerais la liste

Pour les traductions je me suis appuyé sur le dictionnaire de
Godefroy et sur le
Dictionnaire de Moyen Français (DMF)Si vous avez d’autres mots ancien, vieillies ou régionaux ils seront les bienvenues
