Aussi incroyable que cela puisse paraître, il n'existe pas dans notre bibli de fil consacré à Dosto. Du coup, je vais proposer un début de discussion.
La littérature russe, je l'ai abordée plutôt avec Tolstoï. J'ai un peu de mal avec la longueur sans parler des doubles noms pour parler des personnages. Dosto, j'en ai entendu pas mal parler à la fac, mais je n'avais jamais essayé de moi-même. Alors j'ai tenté
Crime et Châtiment.
De quoi ça parle ?On suit le parcours de Rodion Romanovitch Raskolnikov, étudiant sans le sou, qui a dû abandonné ses études et vivre dans un quartier mal famé de Saint-Pétersbourg. Rongé par la pauvreté, il s'isole peu à peu du reste du monde. Alors qu'il vend son dernier bien, la montre de son père, à une usurière, une idée lui vient à l'esprit : un meurtre est-il moralement tolérable s'il conduit à une amélioration de la condition humaine ? Comment vit-on ensuite avec cette idée que l'on a tué ?
Avec un tel résumé, on pourrait s'attendre à une oeuvre essentiellement réflexive, psychologique. Pourtant, actions, il y a bien. L'action est sans cesse relancée par les rencontres que fait Raskolnikov et on a une trame qui se dessine et qui met en scène des personnages complexes qui viennent assombrir ou éclairer la route de Rodion.
Les plus selon moi du livre : -le mélange action/réflexion
- les personnages (Sonia qui se condamne à devenir prostituée pour en venir en aide à sa belle-famille, le flic qui use de psychologie dans ses interrogatoires, Dounia, la soeur de Rodion associée à des types louches, la phtisique belle-mère, l'ami de Rodion....) et leur générosité
- les va-et-vient de l'intrigue
- le côté sentimental qui reste présent mais en arrière-plan
- les réflexions sur le crime, la souffrance, le sacrifice de soi pour les autres
-la recherche identitaire des personnages
Après, ça reste un livre un peu long (plus de 500 pages) donc y a des parties que j'ai trouvées un peu longues mais je pense avoir été bien plus dans le livre que dans
Anna Karénine, par exemple.
Si l'on en croit wiki, le livre est aussi intéressant pour son développement des thèses religieuses et existentialistes de Dosto. Perso, le côté religieux avec les idées de souffrance et de salut ne m'a pas beaucoup touchée dans ce livre.
Et vous, qu'en avez-vous pensé ?