Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Dernière tranche de vie

Auteur Sujet: Dernière tranche de vie  (Lu 10086 fois)

Hors ligne Aelays

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Dernière tranche de vie
« le: 02 Octobre 2014 à 17:26:13 »
Je me réveille doucement. Vient un moment où on fait tout doucement. Je me suis encore fait insulter hier pour ma prétendue lenteur.
Mais vient un moment où on s'habitue à tout.
Je me réveille doucement. Sans surprise, la place à mes côtés dans mon lit double est vide. Ça par contre, j'ai toujours du mal à m'y faire.
 A me lever seul. A vivre seul. A manger seul. Elle est partie.
Je pose les pieds au sol, et ma chambre cesse de tourner. Le contact de mes orteils sur la moquette encore douce me raccroche à la réalité.
On trouve sa motivation où on peut.
Je me douche assis au fond de ma baignoire, comme quand j'avais dix ans. Je crois qu'on ne cesse jamais d'avoir dix ans.
Les angoisses changent, c'est tout. Aujourd'hui tu peux me voler mon goûter sans que j'en pleure. Encore que.
Si c'était mon café, par contre, le coup serait dur à accuser. Je n'aimais pas ça enfant, mais désormais je ne me sens bien qu'une fois ma tasse vide.
Elle aussi tiens. Les choses autour de moi semblent s'effacer.
J'ai quinze ans, elle aussi, et on accroche un cadenas à code sur le Pont des Arts. Les numéros magiques, la combinaison de l'amour.
Et puis un matin on se réveille seul.
Je n'ai plus de pain, et cette absence de plus me pèse. Voilà que je pourrais pleurer pour un quignon.
Ce n'est pas bon de ressasser les souvenirs. C'est mauvais pour le cœur. Je m'abîme l'âme.
Fichue nostalgie. Bien fichée en moi, oui. Elle s'est bien fichée de moi. Ma pauvre tentative de jeu de mots résonne dans notre cuisine déserte.
Je baisse la tête sur ma tasse. Je me tais.
Si j'avais réussi à lui faire un môme, peut-être qu'elle serait restée. Elle y aurait trouvé la force de se battre, notre vie en aurait valu la peine.
Et si je lui avais dit que je l'aimais ?
Je débarrasse. Si seulement c'était aussi simple pour moi aussi. Me débarrasser. De tout ce qui pèse tellement, tous ces regrets qui me ravagent.
Un coup d'éponge et on en parle plus. Prêt à resservir.
Mon alliance glisse dans l'évier. Ce rond d'or n'a pas suffi, lui, à la retenir. Payé cher pourtant. D'ailleurs elle est partie avec.
Je le ramasse et le remet. Moi aussi je le garde. Bien fait pour toi.
Mes gestes sont devenus mécaniques. Je suis devenu lent, prudent. C'était mon premier amour.
Et puis, quand il n'y a plus personne pour prendre soin de toi, il faut faire attention tout seul. C'est dur parfois.
J'ouvre le journal du matin. La dépêche du dimanche. Je prends un plaisir malsain à consulter la rubrique nécrologique.
Cette suite de noms inconnus me rassure. J'ai encore le temps.
Mes pensées digressent encore, mais je préfère les laisser faire. Je bascule la tête en arrière sur mon vieux fauteuil défoncé, le plus confortable que je connaisse.
Pour un peu, sans ces images déprimantes dans la tête qui me broient de l'intérieur, je me rendormirais bien.
Son visage est encore là, intact, belle comme au premier jour. Sa robe blanche vole au rythme de ses pas quand je l'entraîne danser.
Elle rit, et ses joues sont rouges. On était jeunes et cons.
J'ouvre les yeux, le quotidien reprend doucement sa place. Un besoin impérieux se fait ressentir, une nécessité absolue, une habitude qui a appris à dépasser ma volonté.
Je me sers un whisky en soupirant.
L'éclat dans ses yeux. L'ourlé de ses seins. La couleur et l'odeur de ses cheveux. Ses mains de pianiste. La cambrure de ses reins. La délicatesse de sa voix.
Je me souviens, des années après. De tout.
L'ambré plus vieux que moi me réchauffe, avec une pointe de culpabilité. Elle n'aurait pas aimé. Qu'importe, elle n'est plus là.
 Mais je continue à espérer me conformer à celui qu'elle aurait voulu que je sois.
Je lave mon verre, et mon anneau tombe pour la deuxième fois. Je le regarde se perdre dans la mousse.
Trop gros pour choir dans le siphon, et j'ai l'habitude : deux raisons qui font que je ne m'inquiète pas.
L'eau le ballote d'un côté à l'autre de l'évier. Je contemple les remous l'agiter et lui donner vie ; il devient moi.
Impuissant face à la colère liquide, incapable de résister à la pression, poids mort ayant cessé de débattre.
Je tique. Depuis quand ai-je cessé de me débattre ?

                                                                                                    Depuis qu'elle est morte.

Le mot est lâché. Je lâche prise. Je le laisse m'envahir, prendre toute la place. Elle - est - Morte. Il faut que je m'habitue.
Je sens tout son poids m'écraser, me fracasser, il rebondit dans ma poitrine, me compresse les artères, me déchire l'âme, explose dans mes os. Morte.
Une larme trop lourde se faufile entre mes rides crispées.
Je me réfugie dans notre chambre,  ferme les fenêtres de mon corps, tente de fuir ma tristesse, de la transformer en normalité.
Un quotidien de vieux veuf comme il y en a tant. Comment font les autres ?
Je me sens enfermé chez moi, chez nous, dans ce pluriel que je n'ai jamais réussi à transformer en singulier, en solitude assumée. Il faut que je sorte. Il faut que je me libère. J'ai mal comme jamais.
Je prends le temps de lacer mes chaussures. C'est fou comme le temps complique les choses. Mes dix ans sont si loin.
Je marche doucement vers ma porte, que j'ai oublié de fermer à clé hier soir. Mémoire...
Je traîne ma carcasse dans la rue. Un abribus abrite deux jeunes, engoncés dans leur portable comme moi dans ma veste en tweed.
Ils sont si proches, et ne se regardent même pas. Je leur dis bonjour et leurs yeux ne se lèvent pas, leurs bouches ne s'ouvrent pas.

 Je suis seul dans la multitude.

J'entends le bus arriver.
Je descends du trottoir.
« Modifié: 06 Octobre 2014 à 17:00:51 par Aelays »
Chaque début d’écriture est un retour à la case départ. Et la case départ, c’est un endroit où l’on se sent très seul. Un endroit où aucun de vos accomplissements passés ne compte.
- Q.T

trinicoc3

  • Invité
Re : Dernière tranche de vie
« Réponse #1 le: 02 Octobre 2014 à 17:36:49 »
Magnifique, j'aime beaucoup. Les mots pèsent lourdement sur la corde de mes sentiments.  :-\

Hors ligne BettYY

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Re : Dernière tranche de vie
« Réponse #2 le: 02 Octobre 2014 à 17:38:51 »
Franchement...j'ai trouvé ça magnifique. Toute cette tristesse que les gens emmagasinent silencieusement, et qui explose de par leurs actes, c'est très touchant.
La chute, en revanche, on la sentait depuis le début, mais on n'y est pas insensible quand elle arrive. Et le fait que le personnage prenne vraiment conscience de cette mort des année plus tard, ça semble très peu probable.

Mais ça, on ne le voit qu'après réflexion, or la première impression est la plus importante : j'ai trouvé ton texte vraiment très émouvant.
En attendant les autres !  ;) 
"Sans conducteur, au milieu des ténèbres, en bête aveugle et sourde qu’on aurait lâchée parmi la mort, elle roulait, elle roulait, chargée de cette chair à canon, de ces soldats, déjà hébétés de fatigue, et ivres, qui chantaient."

Hors ligne Aelays

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Re : Dernière tranche de vie
« Réponse #3 le: 02 Octobre 2014 à 17:44:08 »
@trinococ3 :

Merci... Pardon pour le poids ajouté.

@BettYY :

C'était le but recherché.
Ce n'est pas une vraie chute, elle n'était pas cachée, juste distillée au fil du texte. Tant qu'elle touche malgré tout...
Il n'en prend pas conscience d'un coup, c'est tous les jours que ce scénario se répète.
Y'en a déjà trois ou quatre ici, deux poèmes... Je crois que c'est tout. (Non je ne fais pas ma pub  :-X)
Chaque début d’écriture est un retour à la case départ. Et la case départ, c’est un endroit où l’on se sent très seul. Un endroit où aucun de vos accomplissements passés ne compte.
- Q.T

Hors ligne ernya

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Re : Dernière tranche de vie
« Réponse #4 le: 02 Octobre 2014 à 18:00:18 »
Citer
Sans surprise, le lit double à mes côtés est vide.
y a un lit double à côté de son lit ? ou il dort dans un  lit double ?

Citer
Le contact de mes orteils sur la moquette encore douce me raccroche à la réalité.
jpige pas trop le "encore douce"

Citer
Si j'avais réussi à lui faire un môme, peut-être qu'elle serait restée.
:\? (l'idée de faire un môme à quelqu'un me dépasse)

Citer
Ce rond d'or n'a pas suffi, lui, à la retenir. Payé cher pourtant. D'ailleurs elle est partie avec.
:mrgreen:

La petite "chute" m'a fait un peu plus accroché au texte que le début. En fait, je trouve ça un peu trop nombriliste à lire, je sais bien qu'on est comme ça quand ça va pas, mais à lire, je trouve ça pas hyper digeste. Mais y a quand même des trucs cool : l'image de l'anneau par exemple, j'ai trouvé ça sympa.  ^^
Je crois que j'aurais préféré s'il y avait eu plus de discours indirect libre, moins de "moi, je + pensée".
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Hors ligne Aelays

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Re : Dernière tranche de vie
« Réponse #5 le: 02 Octobre 2014 à 18:07:58 »
@ernya :

Il dort dans un lit double.
Le "encore douce" renvoie au fait que la moquette, comme lui, est vieille, mais pas encore rêche et pourrie. Pas très clair en effet :/
Moi aussi. C'est la vision un peu datée d'un homme venant d'une société encore patriarcale...

C'est vrai que c'est lourd, la répétition (volontaire pourtant !) de "je", "je me", "moi"... Mais c'est pour appuyer sa solitude. Faut supporter une vie comme ça sans tomber dans l'ego... J'ai essayé de rester réaliste.
Merci pour ton commentaire constructif !
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Hors ligne Vir

  • Aède
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Re : Dernière tranche de vie
« Réponse #6 le: 02 Octobre 2014 à 18:55:11 »
  C'est mignon.   :)
  En revanche, pour plus de fluidité, tu pourrais essayer d'alterner des phrases courtes et des phrases longues, au lieu de ne faire que des phrases courtes. Enfin d'un autre côté, ça reflète la tristesse du personnage...
« Modifié: 02 Octobre 2014 à 19:01:24 par Vir »

MillaNox

  • Invité
Re : Dernière tranche de vie
« Réponse #7 le: 02 Octobre 2014 à 19:08:05 »
Salut,

Citer
Je n'aimais pas ça enfant, mais désormais je ne sens bien qu'une fois ma tasse vide.
je ne me sens

Citer
Mais je continue à me conformer à celui qu'elle aurait voulu que je sois.
ben non du coup

Hop, effectivement, on se doute très rapidement qu'il ne s'agit pas d'une rupture. J'ai trouvé le début un peu long, un peu laborieux, et la fin bien meilleure. les mots glissaient mieux, transmettaient davantage d'émotions, le narrateur paraissait + sincère. ceci dit, au vu du scénario avec une sorte de déni au début, ça parait plutôt logique !
donc voilà, je garde un goût très positif alors que le début m'emballait un peu moyen.

au plaisir

Milla

Hors ligne Aelays

  • Scribe
  • Messages: 73
Re : Dernière tranche de vie
« Réponse #8 le: 03 Octobre 2014 à 13:46:05 »
@Vir :

Mignon ?  :o
Oui j'ai un problème de fluidité  >< Dans tous mes textes... Merci du conseil !

@MillaNox :

Merci d'avoir relevé les coquilles. Je modifie ça.
Le décalage début/fin est un peu voulu, un peu pas exprès... Je me sis laissée porter par mon personnage à deux à l'heure. Et quand ses vraies émotions font surface ça accélère, d'où ton impression. Contente que tu aies changé d'avis au fil de la lecture !
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- Q.T

Hors ligne Grisebouille

  • Tabellion
  • Messages: 24
  • J'suis la souillon des possibles.
    • Gribouille du bleu.
Re : Dernière tranche de vie
« Réponse #9 le: 04 Octobre 2014 à 00:00:21 »
B'soir, m'sieur,

au début, j'étais assez déconcertée en bonne adolescente ramassée, je sors un wtf à la volée pour montrer tout mon éclat d'intelligence ; et puis, il y a eu CA. Le ça, qui a tout changé. Tout bouleversé. LA phrase qui vibre, qui cogne, qui frappe et qui brise !

"Je débarrasse. Si seulement c'était aussi simple pour moi aussi. Me débarrasser. De tout ce qui pèse tellement, tous ces regrets qui me ravagent. "
WOW c'est bon ! Mes neurones éjaculent, mon cerveau jouit : c'est l'érection cérébrale !
La comparaison est subtile, bien menée, intelligente... MEUGNEUGNEU.

A partir de là, comment refuser le goût acide de ta prose ? Comment fuir face à ce délice lettré ? Comment ? Impossible.
J'aime ton style saccadé, tes mots coupés, le rythme happé par la ponctuation. J'apprécie la réflexion qu'il y a derrière ; cette façon de temporaliser le récit : "Je me douche assis au fond de ma baignoire, comme quand j'avais dix ans. Je crois qu'on ne cesse jamais d'avoir dix ans. "

Réflexion qui prend tout son sens plus tard quand on commence à réellement saisir la profondeur du récit.
Et que de délice dans cette cadence brutale aux arrêts inattendus : "Mes gestes sont devenus mécaniques. Je suis devenu lent, prudent. C'était mon premier amour. "

C'est lent, prudent, mécanique ET BAM : C'était mon premier amour. Tu casses tout. J'adore !
"Et puis, quand il n'y a plus personne pour prendre soin de toi, il faut faire attention tout seul. C'est dur parfois."
La dureté et l'innocence qui s'accentuent : véritable retour en enfance, à 10 ans.
L'anneau qui tombe, la remise en question de l'homme, cette lâcheté, cette abattement, ce désespoir, cette innocence, cette presque puérilité tout ça habillé par un style dur, qui tape et casse dans une lente dynamique. Comment, comment, comment ne pas aimer ?

Là, BAM, deuxième coup de latte dans la tronche. Elle est morte. Immense, grandiose.
" Elle - est - Morte." Il articule, il déglutie, les mots résonnent, tout se confond, il s'abat. "Morte.", son écho le poursuit et revient bercer le récit avec sa silhouette macabre. "Je me réfugie dans notre chambre" : il est dans le déni, le refus. Elle est encore là, mais ailleurs ; c'est encore "notre" chambre. J'aime !
"Je me sens enfermé chez moi, chez nous, dans ce pluriel que je n'ai jamais réussi à transformer en singulier, en solitude assumée." Tu nous offres un bouquet de frissons !

" Je suis seul dans la multitude."
Le texte se fini, brut.
BAM.
Terrible mal du siècle.

Je suis une grande fan de ce texte, mon cher ! Au très grand plaisir de te lire à nouveau !

Hors ligne douce

  • Plumelette
  • Messages: 11
Re : Dernière tranche de vie
« Réponse #10 le: 04 Octobre 2014 à 20:07:29 »
Bravo!

J'ai adoré à un point que j'ai laisser une larme couler. J'avoue que je suis à la base sensible mais là !!!

"Impuissant face à la colère liquide, incapable de résister à la pression, poids mort ayant cessé de débattre.
Je tique. Depuis quand ai-je cessé de me débattre ?"

 Et BAM "Depuis qu'elle est morte."

Tout le texte prend une autre tournure.

Quelle profondeur!! Pour le coup je l'ai relu à voix vive, qu'elle merveille!

Par contre il y a bien une  chose que je n'arrive pas à comprendre.
"Mon alliance glisse dans l'évier. Ce rond d'or n'a pas suffi, lui, à la retenir. Payé cher pourtant. D'ailleurs elle est partie avec.
Je le ramasse et le remet. Moi aussi je le garde. Bien fait pour toi. "
Je ne vois pas l’intérêt du "bien fait pour toi" , elle est morte..

Mais surtout la fin, j'adore! Elle laisse un champs libre à l'imagination. Peut être que ce n'est pas voulu.
"J'entends le bus arriver.
Je descends du trottoir."
Peut être qu'en descendant du trottoir il quittera sa solitude.



Hors ligne voile59

  • Troubadour
  • Messages: 339
Re : Dernière tranche de vie
« Réponse #11 le: 06 Octobre 2014 à 13:24:00 »
Bonjour

Rien à ajouter à tout ce qui a été dit. J'ai tout simplement adoré. Certaines phrases m'ont frappé comme des évidences.
Avant de juger l'indien, Chausse ses mocassins

Hors ligne La Marquise de Carabas

  • Prophète
  • Messages: 729
    • Domaine de la Marquise
Re : Dernière tranche de vie
« Réponse #12 le: 06 Octobre 2014 à 13:52:55 »
J'avais besoin de lire ce texte aujourd'hui je crois ...

Du coup j'ai rien à dire dessus ( peut être si vaguement au début on comprends qu'il dort dans un lit à côté du lit deux places ... c'est le cas ? )

Bref ... merci...

Hors ligne Aelays

  • Scribe
  • Messages: 73
Re : Dernière tranche de vie
« Réponse #13 le: 06 Octobre 2014 à 14:17:13 »
Merci à tous pour vos réponses.

@Grisebouille :

Merci pour le relevé précis de qui t'a plu, j'apprends ainsi les points forts de mon texte. ContentE (oui, navrée,  je suis pas un m'sieur mais une m'dame...) que tu aies aimé, il y en a d'autres en aval si tu veux d'autres textes, je n'ai pas encore écrit autre chose digne d'être posté ici. Au plaisir !

@Champdefaye :

J'avais envie d'un texte triste...
Je ne savais pas qu'on accrochait pas encore de cadenas  :-[ désolée pour l'anachronisme.
Certains aiment la chute, d'autres non ; moi je l'ai écrite comme ça...
Merci pour ton passage.

@douce :

Pardon de t'avoir faite pleurer  :(
Le "bien fait pour toi" est une tentative d'humour de la part du vieux monsieur, un "na !" jeté à a face de la mort. Mais effectivement ce n'est pas du meilleur goût... Je vais sans doute l'enlever. Merci !
La fin est volontairement ambigüe ; je m'amuse beaucoup à voir vos diverses réactions. Prenez-la comme bon vous semble, je ne compte pas vraiment vous dire la façon dont moi je l'ai perçue en l'écrivant, c'est plus beau si vous inventez votre propre apothéose...
Merci beaucoup, j'espère t'avoir convenablement éclairée.

@voile59 :

"Certaines phrases m'ont frappé comme des évidences." Pourrais-je savoir lesquelles s'il te plait ?
Merci en tout cas.

@La Marquise de Carabas

Heureuse d'avoir pu t'aider si tu étas dans le besoin :-\
Non, il dort dans ledit lit deux places, mais dont la place à ses côtés est vide... Oulàlà, c'est pas clair du tout ce truc, je vais le retravailler.
De rien, avec plaisir, et au plaisir...
Chaque début d’écriture est un retour à la case départ. Et la case départ, c’est un endroit où l’on se sent très seul. Un endroit où aucun de vos accomplissements passés ne compte.
- Q.T

Hors ligne voile59

  • Troubadour
  • Messages: 339
Re : Dernière tranche de vie
« Réponse #14 le: 06 Octobre 2014 à 16:20:50 »
Re,

"Je crois qu'on ne cesse jamais d'avoir dix ans. "
"Ce n'est pas bon de ressasser les souvenirs. C'est mauvais pour le cœur. Je m'abîme l'âme."
"Et puis, quand il n'y a plus personne pour prendre soin de toi, il faut faire attention tout seul. C'est dur parfois."
"Je me réfugie dans notre chambre,  ferme les fenêtres de mon corps, tente de fuir ma tristesse, de la transformer en normalité. "
Avant de juger l'indien, Chausse ses mocassins

 


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