Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

21 Avril 2026 à 14:54:20
Bienvenue, Invité. Merci de vous connecter ou de vous inscrire.


Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » L'émeute de la cloque du verre

Auteur Sujet: L'émeute de la cloque du verre  (Lu 1616 fois)

Hors ligne Babataher

  • Troubadour
  • Messages: 389
L'émeute de la cloque du verre
« le: 01 Septembre 2013 à 10:19:48 »

Pour un sans emploi, La fin du mois rime avec faim. C’est le début du parcours mensuel du combattant : des exercices d’acrobate  parcimonie, d’ingénieuse restriction et de frugale  alimentation. La période de disette et d’extrême tension. Rafael se sent, corps et âme, révolutionnaire. Il se persuade qu’il n’est pas le seul. Si une émeute éclate à l’instant, il serait, à coup sûr, aux premiers rangs, il s’armerait volontiers d’une machette pour décapiter, sans état d’âme, certaines têtes. Dans sa langueur mélancolique, il ne se doute pas le moins du monde que sa journée sera mouvementée.

Le moral en loques, le caractère irascible, Rafael s’attable au café Le Mandragore, rue Lamartine ; il demande une bouteille d’eau. Le garçon rapplique vite avec sa commande. −Autre chose monsieur ? Rafael, le bilieux, s’efforce de rester calme, mais  répond par le regard d’un séditieux sourcilleux. L’eau est effectivement fraîche, sa colère n’éclatera pas pour ce motif. Il  observe alors le verre. Propre ! Rien à dire. Il l’approche de son nez mutin afin de le sentir, des fois des odeurs de détergents restent fixées au gobelet. Non ! Là aussi, rien à dire ! Le calice, bien rincé, est clair, cristallin. La tension de Rafael allait retomber lorsqu’il écarquille ses yeux globuleux : sur le buvant du verre perle une boursouflure. Une phlyctène ! Et  pour un renfrogné, impatient de vomir sa bile, c’est la goutte pour se noyer dans son verre.

Sa susceptibilité, déjà mise à rude épreuve, exaspère sa rancune ;  l’enflure, pourtant à peine visible, est là, elle attire son attention, elle le nargue, le met mal à l’aise, elle excite sa colère. Sa colère, irrépressible, telle une envie de gueuler gronde dans sa poitrine. Sa poitrine comprimée ne parvient pas à étouffer tout ce flot d’injustices et d’offenses à sa personne. Sa personne accablée est à bout de nerfs. Et tout lui écorche les nerfs. Une misanthropie soudaine s’empare de lui.

Rafael, longiligne, se redresse, irrité et tremblant, il lève le bras au ciel, le verre dans la main et s’apprête à le briser. Mais, voyant les autres clients attablés s’inquiéter de son geste, il se ravise par crainte de blesser quelqu’un. Voulant gagner leur compréhension, il s’approche du premier couple à sa gauche, deux jeunes hommes :
−Regardez-moi, ce verre comme il est tordu ! Vous le voyez bien ! Leur indique-t-il avec frénésie.
−Effectivement ! Répondent surpris les autres. Il est vraiment tordu !

Ils approuvent son mécontentement, ils lui donnent raison. Il explique son emportement, en se tournant, vers le groupe de droite, il rencontre, auprès d’eux, le même soutien et ainsi de suite, en trois minutes, l’ensemble des clients, présents dans le café, se rallient à sa cause. Après un spasme clonique transitoire, et fort de l’approbation des autres qui, apparemment, attendent la suite de sa réaction, il scrute de nouveau la petite boursouflure du bord puis élève sa voix aigue pour que tout le monde puisse l’entendre :
−Qui sait ? leur dit-il, Ce furoncle, aussi insignifiant soit-il, pourrait  renfermer du plomb, minéral lourd hautement toxique ! Peut être que la minuscule cloque quartzeuse contient-elle un peu d’air vicié du verrier et que ce dernier serait, c’est une éventualité fort probable, phtisique !

Le patron du café, qui est accouru, essaye de calmer tout le monde ; et, dans la plus factice des sérénités, dit en s’adressant à Rafael :
− Allons donc monsieur calmez-vous ! Apportez, au monsieur, un autre verre ! Et puis sur un ton conciliant : avec la température de fonte de verre vous comprendrez bien monsieur qu’aucune bactérie ne puisse résister !
− Pas sûr ! Réagit avec colère Rafael. Certaines de ses bestioles survivent  même au fond des océans au cœur des bouillonnants rifts.

Rafael, de plus en plus fébrile, perçoit nettement la clameur de la foule délirante qui se masse aux alentours du café, beaucoup de mécontents, de simples curieux, passant dans la rue, s’arrêtent puis se joignent spontanément à la cohue. Ils encouragent la victime à manifester devant le palais justice.
− Une manif ! Une manif ! scande la petite foule excitée.
− Ah c’est l’occasion de marcher dans une manif ! Pensent d’autres désœuvrés qui n’ont jamais eu l’occasion de manifester, sans savoir au juste la cause qui anime ce rassemblement.

Tout le monde veut marcher, Rafael, convulsif,  discerne bien cet élan dans leurs yeux. Il se sent l’étoffe d’un chef, d’un meneur d’hommes. Aussitôt, on improvise des pancartes, des feutres apparaissent et écrivent en grandes lettres : Justice ! Justice ? Que justice soit faite ! La justice maintenant ? Augmentez les salaires tout de suite ? Les allocations de chômage aussi ! N’oubliez-pas les retraités ! Nous sommes là ! Les homos, les prostituées ! C’est nous la société ! Chaque mécontent, présent au niveau du café Le Mandragore, trouve et rédige  son slogan. Sur  les pancartes on peut même lire : Tous pour un, la manif pour tous ! Le droit à la manif ! Manif pour manif !

Quinze minutes après, l’attroupement se mue en rassemblement. La manifestation prend corps et s’ébranle pour se diriger vers le palais de justice. Rafael, en chef, tenant le haut du pavé, bien entendu,  exulte en criant et invoquant les autres à le soutenir. Bientôt le nombre des badauds atteint le millier. La police, alertée, quadrille immédiatement les lieux, les forces de l’ordre cernent de loin la foule qui se multiplie et vocifère son ras-le-bol. Ils se positionnent, les manifestants d’un coté et les bastonneurs de l’autre. Ils s’accordent une pause pour se regarder en chiens de faïence.

Pas d’algarade, la haine d’un coté, la crainte de l’autre. Matraques et bombes lacrymogènes pour les uns, canifs et trousseaux de clefs pour les autres. L’intervention reste suspendue dans l’air. Les manifestants, apeurés, quoique nombreux,  respectent, sous les ordres du téméraire  Rafael, la circulation : ils crient certes, mais dans le calme ! Ils manifestent, c’est évident, mais dans la discipline ! Ils attendent le feu vert avant de traverser les passages cloutés. Les policiers, impétueux  mais désarçonnés, ne savent quoi faire, toute ingérence de leur part provoquera inévitablement du désordre.
− Ah les manifestants sont devenus plus roublards ! se lamente un chef de police.
− Ils sont devenus plutôt trouillards ! Déplore un autre.

Le préfet de police alerté, circonspect et ne sachant quelle est la décision à prendre, devant une émeute spontanée, ne tarde pas à alerter le ministre de l’intérieur. Ce dernier embarrassé ne sachant, lui aussi que faire, la manifestation n’étant pas autorisée, tout aussi pointilleux sur la responsabilité, avise Monsieur le président de la République. La tête de Rafael s’affiche aussitôt dans les commissariats et les imprimeries des journaux. Bientôt tous les médias se relayent la nouvelle de l’émeute en gestation qui se déroule, en temps réel, sur les trottoirs de la rue Lamartine.
− Le vrai coupable est le cupide patron du café Le Mandragore. Il s’approvisionne de matériel de second choix. C’est lui qui mésestime ses clients, ce sera lui le vrai responsable du futur bain de sang !

 Ainsi fulmine Rafael. Ce n’est pas parce qu’il est un anonyme, un chômeur qu’on devrait le servir avec un verre de rebut, tout juste bon à jeter. − Un peu de considération tout de même ! Il conçoit la laideur de la paraison, telle est une insulte à sa personne, une entorse au civisme voire un signe de racisme. Il brandit le verre en l’air, il y a dessus, l’œdème et les empreintes digitales du serveur, preuve qu’il provient bien du café Le Mandragore.
− Mais comment peut-on laisser sortir d’une usine un verre aussi véreux ? enflamme-t-il la foule autour de lui. C’est inadmissible !

 Non ! Il ne laissera pas passer cet affront. Il portera plainte. Oui une plainte parfaitement ! Il formule déjà l’accusation : «  Servir un humble et respectable citoyen  en utilisant du verre  frelaté ». Ce délit pourrait bien être considéré aux yeux de la clairvoyante loi comme  un préjudice qui mérite réparation. L’association des consommateurs se constituera sûrement partie civile dans cette affaire et le soutiendra lors de l’instruction.

Au niveau du boulevard du Dubouchage, la foule doubla, les manifestants forment maintenant une imposante procession presque incontrôlable.  Elle continue toujours d’avancer en direction du palais de justice.

Conformément à la manœuvre prescrite par la directive du prévoyant ministre de l’intérieur, la police se tient éloignée des manifestants, sans animosité, ni signe apparent d’une imminente intervention. Les CRS tiennent en respect leurs lanceurs d’eau. L’affrontement direct serait le dernier recours. Donc pas de jets d’eau, pas de grenades lacrymogènes. Ce préambule à l’échauffourée  se déroule plutôt dans la bonne humeur, et ne semble être ni du goût des manifestants, qui s’impatientent de voir  entrer en action les jets d’eau et les matraques, ni des surveillants de l’ordre que démange l’irrésistible envie de cogner.

Arrivé au niveau de la rue Pastorelli, Rafael, surexcité, voit se dresser devant lui la première barricade. Il se tourne vers les autres derrière lui et, toujours le poing levé et le sourire sardonique, les encourage à le suivre. D’autres barrières se dressent pour entraver l’avancée de la foule qui s’épaissit et se dilate : Celle du FIPN, du GIPN et du RAID.
−Ne craignez-rien ! s’époumone Rafael. J’en ai affronté d’autres !

Des voitures blindées et une ambulance sont stationnées en face. Normal se dit le héros, il y aura certainement des blessés. Toujours courageux, le poing  brandissant le verre tel la torche de la statue de la liberté, Rafael plane, pantelant, encouragé par la clameur. Martyr de sa propre souffrance, Il défie  la bastonnade. Deux costauds infirmiers surgissent avec une camisole et le prient de l’endosser sans résistance. − En avant beugle-t-il !
Une phrase n'est bien construite que si elle est écrite de telle manière que personne ne remarque qu'elle a été construite.

Jon Ho

  • Invité
Re : L'émeute de la cloque du verre
« Réponse #1 le: 01 Septembre 2013 à 10:36:16 »
Excellent !!
Enfin une raison valable pour manifester sa haine.
Et si la goutte d'eau pouvait venir d'un si petit détail ?
Une belle réflexion sur notre société et la capacité mimétique de ses membres.

Hors ligne Baptiste

  • Palimpseste Astral
  • Messages: 3 616
  • Pingouin de Patagonie
    • Rêves de comptoir
Re : L'émeute de la cloque du verre
« Réponse #2 le: 01 Septembre 2013 à 11:18:25 »
J'ai trouvé ça très chouette aussi. Très bien écrit.
Je regrette un peu la chute, je pense que ça peut être plus percutant

Merci pour ce texte
Au plaisir

Jon Ho

  • Invité
Re : L'émeute de la cloque du verre
« Réponse #3 le: 01 Septembre 2013 à 11:21:32 »
Seul hic, le titre.
Y'a moyen de trouver un truc qui percute plus et interpelle le mdien ;)

Hors ligne Baptiste

  • Palimpseste Astral
  • Messages: 3 616
  • Pingouin de Patagonie
    • Rêves de comptoir
Re : Re : L'émeute de la cloque du verre
« Réponse #4 le: 01 Septembre 2013 à 11:25:06 »
Seul hic, le titre.
Y'a moyen de trouver un truc qui percute plus et interpelle le mdien ;)

Tout à fait d'accord avec Jon

Hors ligne Babataher

  • Troubadour
  • Messages: 389
Re : L'émeute de la cloque du verre
« Réponse #5 le: 01 Septembre 2013 à 15:00:19 »
salut,
Merci Jon Ho pour ton commentaire.
Merci également Baptiste.
Effectivement le titre! Au début c'était : 'se noyer dans son verre' , mais il rendait mal la mesure du délire du personnage. Même chose pour la chute. Oui comme vous le soulignez y'a moyen de trouver des éclats de verre plus percutants!
En tout cas merci.
Une phrase n'est bien construite que si elle est écrite de telle manière que personne ne remarque qu'elle a été construite.

Hors ligne Obsydyen

  • Tabellion
  • Messages: 20
    • Running Time
Re : L'émeute de la cloque du verre
« Réponse #6 le: 01 Septembre 2013 à 16:56:27 »
Salut !

J'ai vraiment apprécié ton texte, la montée de l'énervement, la foule qui se met à suivre, on se sent comme emporté par cette marée humaine en te lisant.

Ensuite, petit détail :

Citer
[...]plomb, minéral lourd hautement toxique[...]

Je dirai plutôt métal lourd, ou simplement [...]plomb, réputé pour sa toxicité[...]

Au plaisir de te lire une nouvelle fois !
"C'est encore dans la marine qu'il y a le plus de marins."
Proverbe Shadok

Hors ligne Lordius

  • Troubadour
  • Messages: 369
    • Le journal de Lordius
Re : L'émeute de la cloque du verre
« Réponse #7 le: 02 Septembre 2013 à 09:20:35 »
Beau texte, du rythme, de la verve.

Pour donner plus de crédibilité à l'emballement initial des gens au café, tu pourrais mentionner un déclencheur physique (chaleur ou alcool) ou psychologique (le gouvernement a décidé d'équilibrer subitement le budget de l'État au mépris de toutes nos règles ancestrales de mauvaise gestion, taillant ainsi à la hache dans le social).

Pour annoncer la chute, la folie, tu pourrais mettre des effectifs d'hommes en blanc aux côtés des forces de l'ordre. Peut-être même une course-poursuite avec les infirmiers.
Je pense en tout cas qu'il faut donner quelques signes annonciateurs de la folie du personnage principal.

Hors ligne Kerena

  • Comète Versifiante
  • Messages: 5 675
  • Schrödinger cat
    • Dans les nuages
Re : L'émeute de la cloque du verre
« Réponse #8 le: 03 Septembre 2013 à 16:54:30 »
Coucou !

Première remarque : quand on crève la dalle et qu'on a du mal à arrondir ses fins de mois, on va pas acheter sa bouteille d'eau dans un café...  :/ Plutôt dans une supérette ! (et encore, on boit l'eau du robinet...). Donc, bref, grosse incohérence pour ma part.

Une phlyctène : j'ai été obligée d'aller chercher la définition...  :-\ En plus, si tu parles du verre, je suis pas sûre que le mot soit vraiment adapté : je le vois plus comme synonyme direct d'ampoule.

Citer
Ils approuvent son mécontentement, ils lui donnent raison. Il explique son emportement, en se tournant, vers le groupe de droite, il rencontre, auprès d’eux, le même soutien et ainsi de suite, en trois minutes, l’ensemble des clients, présents dans le café, se rallient à sa cause.

Un peu abusé. Un taré qui me montre son verre, perso je lui dis "ouioui" pour m'en débarrasser... Les clients de ton café sont un peu trop aimables et tarés eux-mêmes, bref, improbables.

Citer
Aussitôt, on improvise des pancartes, des feutres apparaissent et écrivent en grandes lettres

Tu te promènes souvent dans la rue avec des feutres et des pancartes, toi ?  :mrgreen:

Citer
Pas d’algarade

Pas de quoi ?

Citer
Ce dernier embarrassé ne sachant, lui aussi que faire, la manifestation n’étant pas autorisée, tout aussi pointilleux sur la responsabilité, avise Monsieur le président de la République.

Euh... Je crois que c'est un peu abusé. Y'a d'autres personnes dans la hiérarchie avant d'atteindre Papa Président. Pis honnêtement, je pense qu'il a autre chose à faire  :mrgreen:

 
Citer
la foule doubla

double. Tu peux pas mettre un verbe au passé dans un texte au présent.

Citer
Celle du FIPN, du GIPN et du RAID.

Pour une manif:o Faut arrêter la fumette, le RAID c'est pour l'anti-terrorisme !



Bon, tu l'auras compris, je n'ai pas aimé. Ça va te paraître abrupt comme remarque, mais écrire de l'absurde n'est pas donné à tout le monde, et là tu ne maîtrises vraiment pas. Pour écrire de l'absurde, il faut que ton style en soit imprégné, or tu nous écris ça comme tu écrirais n'importe quelle autre histoire, et ça ne prend pas. Résultat, ton texte paraît seulement exagéré : pour monter une révolution à partir d'un verre, il faut plus qu'un pauvre gars qui délire, et tes clients du café ont besoin d'un sacré prétexte pour le suivre. Idem pour le président et le RAID : tout est trop.

Bref. J'espère ne pas t'avoir vexé par mon commentaire un peu rude.

Merci quand même pour ce partage et au prochain texte !
Je crois qu'il y a dans le coeur des hommes une place créée pour l'émerveillement, une place endormie qui attend de s'épanouir ~ Les Aventuriers de la mer


Hors ligne Meribald

  • Plumelette
  • Messages: 16
Re : L'émeute de la cloque du verre
« Réponse #9 le: 06 Septembre 2013 à 01:14:28 »
Idem de Kerena.

A la base, c'était une bonne idée ; le fait qu'un mec lance une manifestation à partir d'un verre un peu fêlé sur le rebord (j'pourrais faire une manif dans ma maison tiens  :mrgreen:), c'est bien drôle et absurde, tout en dénonçant au passage notre société actuelle, les manifestations pour tout et n'importe quoi etc.
Si tu avais bien su maîtriser le style, les exagérations qu'a soulignées Kerena ; "le mec qui va chercher de l'eau au bar, les gens qui suivent sans poser de questions, le président, le RAID" etc. ça aurait pu passer si ça avait été un texte "chaleureux". Sauf que là, effectivement, ça ne se passe pas. J'ai trouvé ta manière d'écrire très "prétentieuse" ; tu n'es pas avec le lecteur, t'as envie de l'épater avec des mots savants et des tournures de phrases compliquées, mais du coup ça donne un texte très froid, sans aucun humour, avec en prime l'impression d'être pris pour un abruti. Non pas que j'aime pas les mots savants, mais c'est pas du tout approprié à ta manière d'écrire et/ou à ce type de texte.
J'ai trouvé aussi que ça manquait de beaucoup de rythme entre le moment où Rafael appelle les gens à se manifester et le moment où la manif débute, voire même quelques paragraphes avant la chute. Ou alors c'est simplement parce que je décrochais à presque toutes les phrases :/

Après je dois bien admettre que ce genre de texte "dénonciateur de la société" est pas du tout fait pour moi, donc peut-être que mon avis est aussi très subjectif.
Je ne parle pas Humain.

 


Écrivez-nous :
Ou retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :
Les textes postés sur le forum sont publiés sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Merci de la respecter :)

SMF 2.0.19 | SMF © 2017, Simple Machines | Terms and Policies
Manuscript © Blocweb

Page générée en 0.02 secondes avec 23 requêtes.