Dans le monde de la critique littéraire, la "Marie-Sue" est un personnage fictif,
idéalisé à l'excès, et ouvertement identifiable comme l'alter-égo de l'auteur.
Sa principale caractéristique est d'accaparer toute l'attention dans l'histoire
et d'y changer des éléments importants sans explications, pour son propre bénéfice.
Les traits permettant d'identifier la "Marie-Sue":
- Personnage souvent de même sexe que l'auteur
- personnage jeune, souvent un/une adolescent(e)
- la Marie-Sue retient l'attention des autres personnages, de manière disproportionnée,
indépendamment des circonstances, et est le sujet du dialogue entre les autres
personnages lorsqu'elle n'est pas présente.
- Sa personnalité est généralement peu définie("coquille vide") et elle subit ce qui
lui arrive plutôt que de produire des actions
- Elle possède un pouvoir surnaturel, magique ou de tout autre type et est supérieure
aux autres personnages
- Elle peut maîtriser un art
- Elle a peu de défauts, tant physiques que psychologiques
- Plus rarement elle se distingue par un trait physique particulier (p.ex. couleur des
cheveux ou des yeux)
- Un ou plusieurs personnages en tombent amoureux, ce qui rend l'histoire difficilement crédible.
- Son passé est tragique, et similaire à celui de l'un ou plusieurs des protagonistes
si elle n'est pas elle-même protagoniste
Ce terme de "Marie Sue" trouve son origine dans le nom d'un personnage crée par Paula
Smith en 1973 pour son roman satyrique "A Trekkie's Tale".