Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

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Auteur Sujet: La Mort  (Lu 18659 fois)

Hors ligne Cauzart

  • Troubadour
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    • Julien Usseglio - Poèmes, nouvelles et théâtre
La Mort
« le: 06 Juillet 2013 à 20:07:57 »
J'ai pas trouvé de sujet correspondant, je me permet de le poster ici.
Parlons de la mort, l'influence de la mort par rapport à l'écriture.
Peut-on écrire sans avoir un peu de mort dans un coin de conscience ou d'inconscience ?
Est-ce pour une recherche d'immortalité que nous écrivons ?
Pour dompter la mort ? La peur de mourir ?
Cette main froide est souvent sur l'épaule des poètes et des auteurs.
Est-ce systématique ?
C'est quoi votre rapport à la mort ?
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Re : La Mort
« Réponse #1 le: 06 Juillet 2013 à 20:15:40 »
 :o
Ah, j'aurais jamais pensé à établir un lien entre l'écriture et l'idée de la mort, j'avoue ! :D Je crois pas que ça soit relié (du moins chez moi) ^ ^

Citer
Est-ce pour une recherche d'immortalité que nous écrivons ?
Pour dompter la mort ? La peur de mourir ?
Euh, non, pas du tout...

Enfin bon, je ne parle que pour moi, bien sûr...
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Cauzart

  • Troubadour
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    • Julien Usseglio - Poèmes, nouvelles et théâtre
Re : La Mort
« Réponse #2 le: 06 Juillet 2013 à 20:22:21 »
Jamais, vraiment ?
Pour moi, elle a toujours été là ^^
Et on la retrouve dans beaucoup de texte...
Il n'y a pas de règles, bien sûr, mais la Mort tout de même, enfin... La mort !
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Hors ligne Ludo

  • Aède
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  • "Le bonheur ne s'acquiert pas, il se prend."
Re : La Mort
« Réponse #3 le: 06 Juillet 2013 à 21:03:54 »
J'ai fait une nouvelle (non finie) sur la mort. Mais contrairement à ce que tu dis, je n'ai pas peur d'elle. Justement, dans mes textes je la met au centre. Je ne peux m’empêcher de rabâcher les mêmes choses : L'homme n'est pas bon et la mort n'est pas mauvaise.
Pour ma part, la mort est donc profondément ancrée dans mes pensées. (Ayant, en plus, étudié Épicure au cours de l'année écoulée, je n'ai pu que me rendre compte que mon avis est très proche du sien.)
Je ressens l'envie, voir le besoin, d'écrire sur la mort pour mieux la comprendre et je souhaite que grâce à (ou à cause de) mes textes les gens se rendent compte qu'avoir peur de la mort n'est, au final, qu'un empoisonnement  de la vie que l'on a. Vivre en ayant peur de la mort, ce n'est plus vivre.
A l'inverse, la vie aussi est au centre des pensées d'un écrivain car écrire c'est faire vivre les mots, les personnages, les paysages,... . Je pense donc (vu que tu demandes) que la vie et la mort sont deux concepts présent à l'esprit d'un grand nombre d'écrivain passés, présents et à venir.

Qu'elle en est son influence ?
Chacun détermine à quel degré il souhaite être imprégné d'une idée, d'un concept. Tu peux partir dans l'optique d'écrire sur la mort, pour la mort (ou la vie). Ou tout simplement te retrouver malgré toi à phraser sur ce concept. L'influence se choisie et se subie contrairement à ce que l'on peut penser.
Tout ceci n'est que mon humble avis, il peut vous paraître faux ou vrai mais ce n'est pas cela qui importe.
" Ne rien dire ou en dire trop, quel est le pire ? "

Hors ligne Cauzart

  • Troubadour
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    • Julien Usseglio - Poèmes, nouvelles et théâtre
Re : La Mort
« Réponse #4 le: 06 Juillet 2013 à 21:09:03 »
Je suis tout à fait d'accord avec toi Ludo. Quand on écrit, on parle de la vie et comme la mort est à priori son point final, on parle aussi forcément de la mort, parlant de la vie.
Quand je parle de peur de la mort, je ne penses pas qu'il faut en avoir peur. Il faut, comme tu dis, se débarrasser de cette peur. Et écrire aide à comprendre la mort, l'appréhender. Et si on recherche tant à l'appréhender, n'est-ce pas que quelque part, nous en avons peur ? Celui qui n'a vraiment aucune peur face à la mort, est un Homme libre. L'écrivain cherche aussi la liberté à travers son écriture (peut-être pas tous, mais la plus part tout de même) et pour être complètement libre, il faut avoir vaincu la mort.
Mais qui est prêt, à mourir demain ? Le sommes nous seulement un jour ?
Ecrire, c'est aussi être en-dehors du monde. C'est être seul. On est seul face à une page pendant que d'autres font la fête, ou passent le temps devant la télé. Ecrire, c'est aussi mourir, je pense.
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Hors ligne Ludo

  • Aède
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  • "Le bonheur ne s'acquiert pas, il se prend."
Re : La Mort
« Réponse #5 le: 06 Juillet 2013 à 21:20:15 »
Ne pas être prêt à mourir ne signifie pas que l'on a peur. On ne peut rien face à la mort, ce n'est pas une absence de peur ou non qui nous fait écrire sur la mort, c'est la résignation. Tout homme doit être résigné à mourir car tout homme ne peut y réchapper.
L'écriture n’empêche pas les fêtes :mrgreen:
Blague à part. Les questions de ce qu'est un écrivain, quel rapport il entretient avec l'écriture et d'autres sont des questions qui ne trouveront surement jamais de réponses. D'une part, parce que tous les écrivains n'écrivent pas dans le même but. D'autres part, parce qu'il est presque impossible de quantifier les rapports que l'écriture entretient avec l'âme de l'écrivain.
La seule chose dont je sois sur est la suivante : On écrit mieux lorsque notre âme est tourmentée de quelques manières que ce soit. Personnellement écrire avec une âme sereine n'aboutit qu'à un ramassis de phrases niaises et à une écriture insipide, un amoncellement de clichés et finalement aucune profondeur dans le texte.
" Ne rien dire ou en dire trop, quel est le pire ? "

Hors ligne Cauzart

  • Troubadour
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    • Julien Usseglio - Poèmes, nouvelles et théâtre
Re : La Mort
« Réponse #6 le: 06 Juillet 2013 à 22:25:20 »
On peut écrire et faire la fête, oui, mais pas en même temps.
Et écrire demande du temps.
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  • Aède
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  • "Le bonheur ne s'acquiert pas, il se prend."
Re : La Mort
« Réponse #7 le: 06 Juillet 2013 à 22:45:26 »
L'écriture ne demande que le temps que l'on lui donne.
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Anlor

  • Invité
Re : La Mort
« Réponse #8 le: 06 Juillet 2013 à 22:54:04 »
Et la sensibilité, vous en faites quoi ? A trop tourner en rond, on ne rencontre que son nombril, et c'est rarement ce qui donne les meilleurs textes. Je ne suis pas d'accord, on ne doit pas nécessairement être torturé pour écrire, on peut "faire la fête" et écrire.
Y a des écrits qui peuvent donner l'impression d'agir comme une thérapie, qui servent à cracher tout le noir qu'on a à l'intérieur. Pour autant, la création, j'trouve que c'est un processus plutôt heureux, et que c'est pas parce qu'on est joyeux qu'on est niais.

(justement, pour moi, c'est plutôt le poète maudit dans son bouhouhou que la vie est dure et pourrie et moche et heureusement que j'ai mon clavier pour le dire que bouhouhou la vie est quand même vachement dure et pourrie et moche, qui est dans le cliché)

bref. C'est tout pour moi. J'ai le cerveau d'un bulot ce soir. Désolée. (et désolée aussi pour les bulots que je ne voudrais pas offenser par cette dernière phrase)

Hors ligne Cauzart

  • Troubadour
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    • Julien Usseglio - Poèmes, nouvelles et théâtre
Re : Re : La Mort
« Réponse #9 le: 06 Juillet 2013 à 23:20:13 »
Et la sensibilité, vous en faites quoi ? A trop tourner en rond, on ne rencontre que son nombril, et c'est rarement ce qui donne les meilleurs textes. Je ne suis pas d'accord, on ne doit pas nécessairement être torturé pour écrire, on peut "faire la fête" et écrire.

Heureusement qu'on peut faire la fête et écrire ! La littérature ne manque pas d'exemple.
"Faire la fête" était un mauvais exemple et je me suis mal fait comprendre. Je m'excuse.
Au reste j'aime beaucoup tes phrases : " A trop tourner en rond, on ne rencontre que son nombril" c'est génial ça.

Il faudrait aussi définir "torturer". Un torturé est un passionné. L'être Humain est paradoxale, les plus heureux portent une grande tristesse, et Baudelaire riait beaucoup, j'en suis sûr. (ses poésies sur la Belgique sont à mourir de rire). Mais je penses qu'il faut être "habité" par quelque chose. Il faut aller chercher dans la profondeur, et profondeur ne veux pas dire lamentation de la vie.
La mort est un grand sujet.
On écrit sur la vie, donc sur la mort.
Je suis moi-même très heureux. Rien n'empêche de se tenir la tête et de se "torturer" l'esprit pendant des heurs. Est-ce nécessaire pour écrire ? Je ne crois pas, mais ça va tout de même assez souvent ensemble. Ecrire soulève des questions en sois. Questions souvent existentielles.
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Hors ligne Ludo

  • Aède
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  • "Le bonheur ne s'acquiert pas, il se prend."
Re : La Mort
« Réponse #10 le: 07 Juillet 2013 à 01:11:07 »
Je parle personnellement Anlor pas la peine de dénigrer ainsi ce que je dis. Si tu penses que tu écris mieux en étant de bonne humeur libre à toi, moi c'est pas le cas. Et je n'ai pas non plus dis qu'il fallait nécessairement être torturé pour écrire non plus. Je ne suis pas torturé quand j'écris mais généralement c'est qu'il s'est passé un truc "pas cool" dans ma vie. Pas la peine d'avoir frôlé la mort pour écrire bien. Je pense qu'il y a une nuance que tu n'as pas compris.

"A trop tourner en rond, on ne rencontre que son nombril" Tu es gentille mais j'ai dis que c'était personnel, pas la peine de te mettre dans cet état non plus. Il pose une question, je réponds par ce que je connais, c'est tout.

"(justement, pour moi, c'est plutôt le poète maudit dans son bouhouhou que la vie est dure et pourrie et moche et heureusement que j'ai mon clavier pour le dire que bouhouhou la vie est quand même vachement dure et pourrie et moche, qui est dans le cliché)" Encore une utilisation détournée du mot, ce n'est pas un cliché de faire comme certains ou de se démarquer d'autres. Si tu pars comme ça, tout dans la vie est un cliché. Et je pense que ce n'est pas le cas, tu es d'accord ?
« Modifié: 07 Juillet 2013 à 01:32:33 par Ludo »
" Ne rien dire ou en dire trop, quel est le pire ? "

Hors ligne Meilhac

  • Comète Versifiante
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Re : Re : La Mort
« Réponse #11 le: 07 Juillet 2013 à 07:50:53 »
J'ai rien compris à la question de départ (la mort et l'écriture), ou alors ce que j'en ai compris, c'est que c'est pas une question hyper intéressante. le rapport entre la mort et l'écriture, c'est que y a des fois faut se dépêcher d'écrire parce que si on attend trop il sera trop tard parce qu'on sera mort. ça ok. mais pour le reste, je vois pas...

Le sujet du lien entre bonheur et écriture ça me parle +.
à mon avis pour écrire il vaut mieux qu'il y ait un problème quelque part. l'adage qui dit que les gens heureux n'ont pas d'histoire ne me semble pas complètement débile. l'écriture va avec la réflexivité, la honte peut-être. la spontanéité et la légèreté, ça va assez bien avec le bonheur, et assez mal avec l'art à mon avis.
il me semble qu'il y a un lien étroit entre inquiétude et création. pas d'inquiétude, pas de création.
si on n'a pas de problème avec le monde, on ne le refait pas, on le prend tel qu'il est, on s'y meut tranquillement, on en jouit, et certes on agit dessus, mais tranquille ; écrire c'est un peu créer un monde, 'refaire le monde' en quelque sorte ; et se prendre la tête à faire ça n'a de sens que si on a (ou - note d'espoir :--) - si on a eu) un problème avec le monde. sinon il vaut mieux faire des choses plus immédiatement agréables je pense (prendre un bain, se promener, faire du sport...)

(et sinon j'ai pas compris ce que le nombril venait faire dans la conversation - parce qu'on peut être torturé et ne pas parler de soi, et être heureux/pêchu/en mode teuf et parler de son nombril, donc bon - mais c'est parfois les auteurs qui parlent de leur nombril qui touchent à l'universel et sont le plus émouvants, et les auteurs qui prétendent faire des grandes fresques où ils embrassent le monde entier qui sont les plus fades et les plus stéréotypés.

bref, parler de son nombril à mon avis, en soi, c'est ni bien ni mal ; ça peut donner de la merde ou des chefs-d'oeuvre.

(je serais tenté de dire que partir de son nombril (dans tous les sens de l'expression) ça peut être très bien, mais ce serait + pour l'amusement de l'ambiguité de l'expression "partir de" que pour éclairer la discussion  :mrgreen: )
« Modifié: 07 Juillet 2013 à 07:56:40 par Meilhac »

Anlor

  • Invité
Re : Re : La Mort
« Réponse #12 le: 07 Juillet 2013 à 08:21:23 »
Oula, Ludo, je ne t'attaque pas hein ! Moi je réagissais juste à ça :
Citer
La seule chose dont je sois sur est la suivante : On écrit mieux lorsque notre âme est tourmentée de quelques manières que ce soit. Personnellement écrire avec une âme sereine n'aboutit qu'à un ramassis de phrases niaises et à une écriture insipide, un amoncellement de clichés et finalement aucune profondeur dans le texte.
Qui n'est finalement pas présenté comme ton avis, mais comme une généralité ("la seule chose dont je sois sûr c'est...") et qui utilise le terme "cliché" que j'ai repris.
C'est vrai que j'ai une façon brutasse d'exprimer mon point de vue, mais c'est que j'aime bien que mes idées passent et ne pas m'entortiller dans des explications nuancées qui seront de toute façon mal interprétées.

à mon avis pour écrire il vaut mieux qu'il y ait un problème quelque part. l'adage qui dit que les gens heureux n'ont pas d'histoire ne me semble pas complètement débile. l'écriture va avec la réflexivité, la honte peut-être. la spontanéité et la légèreté, ça va assez bien avec le bonheur, et assez mal avec l'art à mon avis.
je trouve quand même ça bizarre comme idée. Pour moi la création ne vise pas à refaire le monde mais à l'exprimer à sa façon. Je ne saisis pas bien pourquoi quelqu'un qui se sent bien dans ce monde et qui le trouve chouette n'aurait pas besoin/envie de l'exprimer aussi ?

Citer
(et sinon j'ai pas compris ce que le nombril venait faire dans la conversation - parce qu'on peut être torturé et ne pas parler de soi, et être heureux/pêchu/en mode teuf et parler de son nombril, donc bon - mais c'est parfois les auteurs qui parlent de leur nombril qui touchent à l'universel et sont le plus émouvants, et les auteurs qui prétendent faire des grandes fresques où ils embrassent le monde entier qui sont les plus fades et les plus stéréotypés.
je sais pas. C'est dur d'être torturé sans penser à soi... Pour moi les deux vont ensemble, si tu ne peux pas t'accrocher au monde parce qu'il ne te convient pas, tu te trouves nécessairement seul avec toi-même, non ? Et si le problème vient de l'intérieur de toi (c'est chelou ce que je raconte, je suis pas sûre qu'on me suive...) c'est encore pire, tu vois ce que je veux dire ?

Citer
bref, parler de son nombril à mon avis, en soi, c'est ni bien ni mal ; ça peut donner de la merde ou des chefs-d'oeuvre.
oui, bien sûr, on peut dire ça avec tous les thèmes. C'est juste que l'expression du soi qui se sent mal et ne trouve pas sa place dans le monde, je trouve ça vu et revu, surtout à notre époque.

(mais vous inquiétez pas hein, je sais qu'il faut pas que j'aille dans la section des questions existentielles parce que je ne sais pas argumenter  :mrgreen: )

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Re : Re : Re : La Mort
« Réponse #13 le: 07 Juillet 2013 à 08:45:55 »
J'ai rien compris à la question de départ (la mort et l'écriture), ou alors ce que j'en ai compris, c'est que c'est pas une question hyper intéressante. le rapport entre la mort et l'écriture, c'est que y a des fois faut se dépêcher d'écrire parce que si on attend trop il sera trop tard parce qu'on sera mort. ça ok. mais pour le reste, je vois pas...

Je trouves ça très surprenant que la plus part d'entre vous ne trouve aucun rapport entre l'écriture et la mort. C'est comme l'amour et la mort. C'est complètement lié. Enfin, ce n'est pas moi qui le dis, mais un très grand nombre d'auteur (que ce sois Céline ou Bukowski, en passant par Genet etc, etc...). La Faucheuse est celle qui inspire l'art en général. S'il n'y avait pas de mort au bout de la vie, il n'y aurait, je pense, très peu de chef d'oeuvre, et très peu de vie aussi...

Citer
je trouve quand même ça bizarre comme idée. Pour moi la création ne vise pas à refaire le monde mais à l'exprimer à sa façon. Je ne saisis pas bien pourquoi quelqu'un qui se sent bien dans ce monde et qui le trouve chouette n'aurait pas besoin/envie de l'exprimer aussi ?
Ah ! Oui, oui, oui, tout le monde peut s'exprimer ! Bien sûr ! Tout le monde a le besoin de s'exprimer, ça c'est certain. C'est pas pour autant que tout le monde dit quelque chose d'intéressent. Et quelqu'un qui se sens très bien dans ce monde, n'a pas la nécessité de le changer, donc de l'inventer, et de le réinventer, et donc de créer. La création est une nécessité je pense. Ca ne veux pas dire qu'il faut être malheureux, mais être légèrement torturé, ou fou, c'est primordiale je pense. Si on veux écrire quelque chose d'intéressent en tous cas.
Les histoires niaises où tout va bien.... Enfin, voilà quoi.
Des auteurs profondément à l'aise dans le monde, avoué qu'il y en a peu (je parle de bons auteurs)
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Hors ligne Vivi

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Re : La Mort
« Réponse #14 le: 07 Juillet 2013 à 08:47:02 »
J'ai pas trouvé de sujet correspondant, je me permet de le poster ici.
Parlons de la mort, l'influence de la mort par rapport à l'écriture.
Je te conseille de lire ''La Mort cette Inconnue.'' de Francis Razorbak qui possède toutes les réponses  :mrgreen:


Peut-on écrire sans avoir un peu de mort dans un coin de conscience ou d'inconscience ?
Perso, je y pense pas, sauf si c'est le thème du texte. Pour les autres, ça peut juste être un formidable accélérateur de motivation :D


Est-ce pour une recherche d'immortalité que nous écrivons ?
Je crois que l'immortalité, on peut s'asseoir dessus :huhu:. Très peu d'élus au panthéon de la littérature (j'entends avoir une oeuvre qui transcende les siècles et la mémoire collective).


Pour dompter la mort ? La peur de mourir ?
Cette main froide est souvent sur l'épaule des poètes et des auteurs.
Est-ce systématique ?
Là, je vois pas trop de lien avec l'écriture, à part pour un névrosé morbide suicidaire... :-¬? (ou un type atteint d'une longue maladie et qui tente d'échapper à ladite mort par son écriture)


C'est quoi votre rapport à la mort ?
M'en occupe pas, viendra quand elle viendra. Moi c'est plutôt Carpe Diem, si tu vois ce que je veux dire. :cendrillon:
Je suis capable du pire comme du meilleur, mais c'est dans le pire que je suis le meilleur (^.^)v

 


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