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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » La clé du bonheur (conte de fées)

Auteur Sujet: La clé du bonheur (conte de fées)  (Lu 3094 fois)

Hors ligne Huitieme

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La clé du bonheur (conte de fées)
« le: 17 Mai 2013 à 09:30:32 »
Bonjour à tous,

Connaissant mon goût pour les envolées lyriques mâtinées de violence un peu trash, mes amis mis au défi d'écrire un "conte de fées avec une fin heureuse". Je pense qu'il est à retoucher un peu pour certaines choses que je voulais exprimer, mais je vous le livre tel quel :)


Edit : petites corrections suite aux différents commentaires

Prologue

Il était une fois, dans un royaume enneigé, un roi particulièrement cruel. Son cœur était plus froid encore que la glace qui recouvrait son royaume. Sa peau était plus blanche encore que la neige qui enveloppait son royaume. Ses yeux étaient plus gris encore que les nuages qui survolaient son royaume. Ce roi était extrêmement jaloux de ses voisins.

À l’Ouest se trouvait un royaume regorgeant de cultures à perte de vue. Des quatre royaumes, il était le plus fertile et le plus abondant. Les arbres étaient continuellement couleur ocre et les chemins sentaient le maïs et le blé. Le peuple de ce royaume était toujours rassasié et la nourriture abondait.

À l’Est se trouvait un royaume regorgeant de champs de fleurs à perte de vue. Des quatre royaumes, il était le plus beau et le plus vert. Les animaux gambadaient gaiement dans la nature qui semblait s'offrir aux hommes. Le peuple de ce royaume était toujours souriant et en communion avec la faune et la flore.

Au Sud se trouvait un royaume regorgeant de plages à perte de vue. Des quatre royaumes, il était le plus chaleureux et le plus ensoleillé. Les plages de sable d’or interminables se confondaient dans le bleu profond de l’océan. Le peuple de ce royaume était toujours heureux et chantait et dansait jusqu’à la tombée de la nuit.

Or, il advint que ce roi eût trois fils. Le premier était fort, mais stupide. Le deuxième était intelligent, mais méchant. Le troisième n’était ni le plus fort, ni le plus intelligent, mais curieux de tout. Lorsqu’ils atteignirent l’âge de raison, le roi leur père tomba très malade. Il les réunit et leur parla en ces termes : « Mon royaume n’est pas l’apanage des faibles. Si vous voulez régner après moi, il faudra prouver votre valeur. Chacun d’entre vous ira dans un royaume voisin et me ramènera la clé de leur bonheur ».

Le premier fils, qui ne comptait que sur ses gros muscles, dit quelque chose de stupide : « Je vais partir à l’Ouest, et, par la force de mes bras, je ramènerai toutes les récoltes qui poussent dans leurs champs, car je suis sûr que c’est là la clé de leur bonheur ».

Le deuxième fils, qui privilégiait uniquement sa cervelle, dit quelque chose de lâche : « Je vais partir à l’Est, et, grâce mon intelligence supérieure, je les tromperai et découvrirai ce qu’ils cachent, car je suis sûr que c’est là la clé de leur bonheur ».

Le troisième fils, qui croyait en lui-même, ne dit rien, ce qui était fort curieux. Ses frères ne cherchèrent pas à le comprendre, car il était le plus jeune, et le royaume du Nord ne pouvait pas lui appartenir.

Les trois princes se mirent d’accord pour se retrouver un an plus tard devant le roi, chacun promettant au deux autres de revenir avec la clé du bonheur.

Le Premier Fils

Le premier fils partit à l’Ouest, comme il l’avait dit. Quand il arriva à l’orée du royaume de son père, il ne jeta pas un seul regard en arrière et s’enfonça dans les champs de blé dorés. Il marcha lourdement, faisant luire ses muscles saillants trempés de sueur. Lorsqu’enfin il s’arrêta pour manger un morceau, quelqu’un vint lui parler d’un ton courroucé.

C’était une jeune paysanne, les cheveux couleur paille et les yeux couleur ciel. « Et qui es-tu donc, toi qui te permets d’écraser ainsi nos récoltes que nous avons tant de mal à ramasser !? », dit-elle en désignant d’un doigt furibond les énormes traces de pas dans le champ.

Le jeune prince ne sut que répondre. L'air perdu, il la regarda tandis qu'elle lui faisait la morale. Tout penaud, il proposa de l’aider pour la récolte de son champ. La jeune fille se rendit bien compte que l’homme à ses côtés n’était pas un garçon ordinaire, et elle le questionna tant et si bien qu’il finit par avouer son identité et sa mission. À force de l’aider dans les champs, le prince tomba amoureux de la jeune fermière et finit par l’épouser.

Quand l’année fut écoulée, il la quitta pour rejoindre le royaume du Nord.

Le Deuxième Fils

Le deuxième fils partit à l'Est, comme il l’avait dit. En chemin, il échafauda un plan retors. Il se ferait passer pour un mendiant, obtiendrait une audience avec le roi qu’on disait fort généreux avec les malheureux, et lui volerait la clé du bonheur. Malheureusement pour lui, étant habitué à des vêtements princiers, il ne possédait pas l’attirail des gens du peuple. Il traversa des forêts verdoyantes, rencontra des villageois crédules et leur soutira quelques deniers en chemin. Mais d’habits, point il ne trouva. C’est alors qu’apparût un mendiant sur le chemin qui le menait au palais. « Quelle chance j’ai, se dit-il. Je vais amadouer ce pauvre hère ».

Il héla l’homme ainsi : « Holà, manant, je désire échanger mon habit princier avec ton vieux manteau ». « Pourquoi donc ? » lui demanda le pauvre homme en souriant. Le méchant prince trouva vite une ruse : « Je désire rendre visite à une femme que je dois épouser, mais je ne veux pas qu’elle sache que je suis riche. Aveuglée par mon argent, comme toutes les femelles, elle ne verrait pas quel homme bon je suis vraiment ». Le mendiant accepta de faire l’échange et le prince continua son chemin.

En arrivant au château, le méchant prince prit une démarche de mendiant et commença son laïus : « Je suis un pauvre malheureux, je vis de la gentillesse des gens qui m’aident, mais la vie est dure. Pourriez-vous m’accueillir pour la nuit ? ». Le roi, ému par son jeu d’acteur, accepta de l’héberger, mais à une condition : « Mon écurie est très sale, je souhaiterais que tu apportes ton aide à mes gens pour la nettoyer. Pour te remercier, je te donnerai le gîte et le couvert ». Le prince accepta volontiers, pensant qu’il avait trouvé la situation parfaite pour fouiller le château et interroger les serviteurs.

Le nettoyage de l’écurie lui prit plus de temps et d’énergie que prévu, et quelque chose qu’il n’avait pas imaginé se produisit. En se faisant passer pour un être humble et en parlant aux serviteurs, il se prit d’affection pour eux et devint leur ami Une activité ingrate et physique était peut-être ce qui manquait à ce prince habitué à tout recevoir sans efforts.

Quand l’année fut écoulée, il les quitta pour rejoindre le royaume du Nord.

Le Retour

Quand le premier et le deuxième fils arrivèrent dans le royaume du Nord, ils ne virent pas leur jeune frère. Sans vraiment se soucier de lui, ils décidèrent de se rendre devant le roi pour lui annoncer qu’ils n’avaient pas trouvé la clé du bonheur bien qu’une année se fût écoulée. En chemin, ils échangèrent sur l’année passée.

Le premier prince, fort mais stupide, parlait de sa tendre épouse, et des champs qu’il devait labourer pour vivre. Passionné par le sujet, il ne se rendait pas compte qu’il était devenu un expert dans son domaine.

Le deuxième prince, intelligent mais méchant, parlait de ses nouveaux amis, comment il avait trouvé un moyen de réduire leur labeur grâce à une meilleure gestion de leurs capacités et les nombreux moments qu’ils avaient partagés. Passionné par le sujet, il ne se rendait pas compte que sa méchanceté avait fondu et qu’il était devenu sincèrement bon à leur contact.

En arrivant devant leur ancien château, ils découvrirent que le roi avait changé. Leur jeune frère était désormais leur monarque. Le premier prince, sous le choc, ne comprit pas la situation. Le deuxième prince, fou de rage, accusa son jeune frère d’avoir usurpé le trône. Le troisième frère sourit et leur dit simplement : « Bienvenus chez vous, mes frères, j’ai trouvé la clé du bonheur ».

Et le troisième frère raconta son histoire.

Le Troisième Fils

« Lorsque Père nous donna pour mission d’aller chercher la clé du bonheur des autres royaumes, vous êtes partis sans vous poser de question. Moi, je me pose des questions. Je me suis d’abord demandé : ‘Qu’est-ce qui rend les gens heureux ?’

J’ai donc décidé d’aller dans le royaume du Sud, car le peuple de ce royaume arbore toujours un grand sourire. J'ai marché, et marché, et marché. J’ai rencontré des gens, me suis lié d’amitié avec eux, et je leur ai demandé ce qui les rendait heureux. ‘Le ciel est bleu, la mer et belle, le soleil brille. Voilà ce qui nous rend heureux’, me répondirent-ils. Je ne pouvais pas ramener le ciel, la mer ou le soleil avec, alors j’ai fait un échange. J’abandonnai ma condition de prince pour celle de mendiant, et ils m’apprenaient à sourire.

J’ai continué ma route, et je suis arrivé dans le royaume de l’Est. Dans un champ, je suis tombé sur une jeune femme à qui j’ai demandé ce qui la rendait heureuse : ‘Avec nos récoltes, nous produisons suffisamment à manger et à boire pour tous les gens d’ici, voilà ce qui nous rend heureux’, me répondit-elle. Je l’ai alors mise en garde que quelqu’un était passé à travers champs et avait écrasé ses récoltes. En la regardant partir, je me dis que je ne pouvais pas ramener les champs dans notre royaume, alors j’ai fait un échange. Je lui donnai mon frère, et je récupérai un fermier expérimenté.

J’ai continué ma route, et je suis arrivé dans le royaume de l’Ouest. À la cour du roi, qui fut fort bon avec un simple mendiant, je lui ai demandé ce qui rendait son peuple heureux. ‘La nature est bonne avec nous, tout autour n’est que beauté et volupté. Voilà ce qui nous rend heureux.’ Je lui fis cependant remarquer que ses écuries étaient fort sales. Il me proposa de l’aider à les nettoyer, mais je refusai, car ce n’était pas là la clé du bonheur. En chemin, je tombais sur mon frère. Je ne pouvais pas ramener la beauté de la nature dans notre royaume, alors j’ai fait un échange. Et comme j'avais déjà appris à sourire, j’abandonnai ma condition de mendiant à mon frère et je redevins un prince.

L’année n’était pas écoulée de moitié que je rentrai déjà dans mon royaume. Père me demanda : ‘As-tu trouvé la clé du bonheur ?’ et je répondis : ‘J’ai voyagé à travers tous les royaumes, rencontré toute sorte de gens, et j’ai compris une chose. Le bonheur n’existe que dans ce qu’on en fait. Tous ces gens ne jouissent pas des mêmes bienfaits, mais ils sont heureux. Nous pouvons être heureux aussi, si nous savons tirer parti de ce qui nous entoure. Il suffit de sourire et de savoir poser des questions’. Notre père, le roi, parut comprendre ma réponse, et il partit avec un sourire calme et satisfait.

Et vous aussi, vous avez trouvé la clé du bonheur. L’un dans l’amour, l’autre dans l’amitié. Le bonheur est malléable ».

Les deux princes regardèrent leur jeune frère, devenu leur jeune roi. L’un puis l’autre s’agenouillèrent devant lui et lui rendirent hommage. « Nous vous saluons, votre majesté. Vous êtes désormais le roi, non car vous avez ramené la clé du bonheur, mais car ce faisant, vous avez offert bonheur, stabilité et respect aux gens du peuple. Et c’est là, la marque d’un grand homme ».

Épilogue

Le premier prince rentra chez lui, auprès de sa femme. Il vécu heureux avec elle et lui donna sept beaux enfants, forts et braves. Son travail devint vite si renommé dans le pays qu’il prit la tête d’une association d’agriculteurs, éleveurs et cultivateurs et devint vite une des têtes pensantes du royaume dans ce domaine.

Le deuxième prince retourna auprès de ses amis. Il leur dévoila sa véritable identité et continua à travailler à leurs côtés. Sa gentillesse et son esprit devinrent vite si renommés que le roi du royaume de l’Est lui proposa sa fille en mariage. Ils vécurent heureux, aidant les moins fortunés du pays, car jamais plus le prince ne redevint méchant.

Le troisième fils régna sur son royaume avec bienveillance et tenta d’apporter le bonheur à tous ses sujets, ainsi qu’aux royaumes voisins. Cette tâche, bien qu’ardue, fit de lui un homme heureux. Il ne trouva jamais le temps de se marier, ni de fonder une famille, car il était marié à son devoir, et les hommes de tous les pays étaient sa famille. Les rendre heureux suffisait à son bonheur.

Fin
« Modifié: 28 Mai 2013 à 22:37:58 par Huitieme »

Hors ligne Baptiste

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Re : La clé du bonheur
« Réponse #1 le: 17 Mai 2013 à 11:57:47 »
Salut
Citer
Son cœur était plus froid encore que la glace qui recouvrait son royaume. Sa peau était plus blanche encore que la neige qui recouvrait son royaume. Ses yeux étaient plus gris encore que les nuages qui recouvraient son royaume
La répétition de recouvrait est un peu malheureuse je trouve. Je comprends bien que c'est volontaire, mais je trouve ça pas très beau. A mon avis, même si tu utilise des verbes différents, la structure restant identique, on aura quand même cet effet de répétition.

Citer
la nourriture coulait à flot.
J'allais dire que ç'est un peu bizarre, puis je me suis rappelé que la bière, c'est du pain liquide  :)

Citer
Il me proposa de l’aider à les nettoyer, mais je refusai, car ce n’était pas là la clé du bonheur. En chemin, je tombais sur mon frère. Je ne pouvais pas ramener la beauté de la nature dans notre royaume, alors j’ai fait un échange. J’abandonnai ma condition de mendiant et je redevins un prince.
Je trouve ce raisonnement un peu bancal.

Bon, juste une remarque sur la forme, a mon avis tu peux supprimer les titres des paragraphes, il sont pas nécéssaire et beaucoup trop gros (enfin, je sais as, c'est peut être personnel mais ça m'a pas déranger)
Sinon pour le reste, j'ai bien aimé. C'"est un peu Bancal, un peu trop lisse je pense, mais bon c'est un conte, on accepte le truc.
J'aime bien l'idée que le troisième frère soit responsable du bonheur des deux autres

voilà
Au plaisir

Hors ligne Huitieme

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Re : La clé du bonheur (conte de fées)
« Réponse #2 le: 17 Mai 2013 à 19:02:22 »
Bonjour Baptiste,

En effet, les répétitions étaient volontaires, mais tu n'es pas le premier à me faire remarquer que la tournure de ce paragraphe devient lourde à cause du verbe recouvrir. J'ai donc modifié les phrases en conséquence ^^

La bière, c'est la vie :D Mais ce n'est pas le thème cette fois-ci ^^

Le raisonnement derrière le mendiant et le deuxième frère, c'est que le troisième frère accepte ce qu'il est, car il a appris à sourire sans artifice. De plus, ainsi, il enseigne de manière indirecte à son frère à sourire, puisque se faisant passer pour un mendiant, ce dernier deviendra bon et humble.

Après, j'avoue que le tout mérite un peu de remaniement, j'avais en tête plusieurs thèmes communs aux contes en général que je voulais creuser, mais il ne faut pas non plus tout raconter au premier plan.

J'ai la prétention d'avoir essayé de mettre plusieurs couches de lecture dans ce texte, mais j'ai aussi l'humilité de dire que ce n'est pas encore parfait ;p


Hors ligne Baptiste

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Re : La clé du bonheur (conte de fées)
« Réponse #3 le: 17 Mai 2013 à 19:09:20 »
Citer
Le raisonnement derrière le mendiant et le deuxième frère, c'est que le troisième frère accepte ce qu'il est, car il a appris à sourire sans artifice. De plus, ainsi, il enseigne de manière indirecte à son frère à sourire, puisque se faisant passer pour un mendiant, ce dernier deviendra bon et humble.
Oui j'avais compris, mais c’est pour ça que je dis bancal, parce que c'est pas franchement très clair

Citer
Après, j'avoue que le tout mérite un peu de remaniement, j'avais en tête plusieurs thèmes communs aux contes en général que je voulais creuser, mais il ne faut pas non plus tout raconter au premier plan.
J'ai la prétention d'avoir essayé de mettre plusieurs couches de lecture dans ce texte, mais j'ai aussi l'humilité de dire que ce n'est pas encore parfait ;p
Je suis d'accord avec l'idée de pas tout raconter au premier plan, et sur les plusieurs couche de lecture.

Je le redis, en soi, il marche bien ton conte mais un peu plus de finesse justement, ça ne ferais que le bonnifier


Hors ligne Huitieme

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Re : La clé du bonheur (conte de fées)
« Réponse #4 le: 19 Mai 2013 à 01:12:30 »
Citer
Je le redis, en soi, il marche bien ton conte mais un peu plus de finesse justement, ça ne ferais que le bonnifier
Je suis d'accord avec ça, mais c'est justement ce qui est dur dans ce cas-là ^^

Pour tout te dire, je voulais jouer sur les saisons, les quatre points cardinaux évoquant bien sûr l'hiver, le printemps, l'été et l'automne (mais ça, c'est assez évident). Et en fait, chacun des frères ne vit que dans une saison, un seul "temps" de la vie.

L'automne renvoie au mariage et aux enfants = automne de la vie, soit la maturité d'un adulte et les responsabilités qui vont avec. Ainsi le premier fils grand et fort travaille, se marie, a des enfants, devient quelqu'un d'important, etc.

Le printemps renvoie aux jeux et insouciances de la jeunesse = printemps de la vie, enfance, d'où le côté égoïste du deuxième fils, car on est tous égoïstes étant enfants. D'ailleurs, il trouve des amis et non l'amour. À la fin de son enfance, il entrevoit l'amour par le mariage avec la fille du roi. C'est-à-dire que "réussir" son enfance donne un bon départ pour attaquer l'adolescence avec sérénité :p

L'été renvoie à l'adolescence et à la prise de conscience = j'essaie de transmettre le message (peut-être un peu hippie :p) qu'il s'agit de la "période dorée" de la vie, ou en tout cas qu'on peut la voir telle quelle. En gros, c'est la plage, le soleil, la mer, le bonheur avant les premières grosses responsabilités. Et il faut en profiter pour affronter la vie qui arrive sans regret.

Et enfin, on a l'hiver. L'hiver renvoie au froid, et bien sûr à la vieillesse (avec le vieux roi malade et aigri). Il s'agit de la dernière destination, celle vers laquelle on se dirige tous.

Chacun des frères voyage et semble trouver une fraction de bonheur personnel, mais ce n'est pas suffisant. Le troisième fils, lui, voyage à travers ces pays et époques. Il récupère quelque chose dans chaque endroit et y laisse quelque chose. Là, j'ai voulu écrire un métaphore de la vie. Le thème général étant qu'on grandit, on vieillit, et que le bonheur ne se trouve pas dans une seule de ces périodes (à la "c'était mieux avant"), le bonheur se trouve dans le fait de savoir profiter au mieux de chaque période de la vie.

Voilà pour la longue explication d'une des couches que j'estime être le message fort du texte  (que je sens devoir remanier pour une meilleure cohérence quand même  ::)).

Une autre explication toute bête mais qui marche, c'est que les voyages rendent heureux (je suis un grand voyageur, et c'est un peu ma drogue, donc bon :D).
« Modifié: 23 Mai 2013 à 07:28:41 par Huitieme »

Hors ligne Papillote

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Re : La clé du bonheur (conte de fées)
« Réponse #5 le: 19 Mai 2013 à 14:56:55 »
C'est pas mal du tout. Je partage les remarques des autres.
Trois tournures de phrase me gênent  : "intensivement jaloux" , j'aurai écrit "excessivement"
"Un doigt courroucé". , un doigt accusateur, plutôt .
"Il décida d'un plan" , il échafauda un plan. Juste mon avis.
Des que les gosses reviennent, je leur lis!! Merci pour cette belle histoire.

Hors ligne Huitieme

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Re : La clé du bonheur (conte de fées)
« Réponse #6 le: 20 Mai 2013 à 13:26:07 »
Merci Papillote, je compte sur toi pour me dire ce qu'en ont pensé les petits ^^

Je suis d'accord sur tes propositions de tournures de phrase, et d'ailleurs, je mets à jour le texte avec la correction :)

Hors ligne Osmahane

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Re : La clé du bonheur (conte de fées)
« Réponse #7 le: 21 Mai 2013 à 14:42:42 »
En cliquant sur "conte de fées" je me demandais comment je pourrais être encore surprise en lisant un conte, et quelle agréable surprise! Je l'ai lu jusqu'au bout, et certes, petit problème de composition à un moment, et petites fautes d'orthographe, mais le plaisir n'en a pas été sali!
Je le lirai aussi à des enfants!
et j'ai beaucoup aimé les répétitions moi, s'il n'y a pas de répétitions, il n'y a pas de conte!
Et le petit décalage ici : "Le troisième fils, qui ne croyait qu’en lui-même, ne dit rien, ce qui était fort curieux."
Osmahane.

Hors ligne Huitieme

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Re : La clé du bonheur (conte de fées)
« Réponse #8 le: 22 Mai 2013 à 10:12:23 »
Merci du compliment, Osmahane :)

Les fôtes d'orthographe que tu mentionnes me gênent profondément (c'est surtout mon manque d'attention qui me turlupines, pour tout dire ^^).

Concernant la phrase : "Le troisième fils, qui ne croyait qu’en lui-même, ne dit rien, ce qui était fort curieux." Je cherchais à faire ressortir un fois encore le caractère curieux du personnage, qu'il s'agisse d'une curiosité intellectuelle comme on peut l'entendre généralement, ou même de son côté étrange.
J'ai la prétention d'imaginer que les enfants, qui devraient s'identifier à ce conte, comprendraient qu'être différent n'empêche en rien de trouver le bonheur ^^

Hors ligne Aquarelle

  • Aède
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Re : La clé du bonheur (conte de fées)
« Réponse #9 le: 22 Mai 2013 à 21:05:31 »
Salut !

Citer
et la nourriture coulait à flot.
ça me fait drôle, de la nourriture qui coule à flot...
Ah, je viens de lire les autres commentaires et je vois que je ne suis pas la seule à m'y être arrêtée. Après, ça ne me dérange pas plus que ça, mais ça m'a tout de même stoppée.

Citer
À l’Est se trouvait un royaume regorgeant de champs de fleurs à pertes de vue.
à perte de vue

Citer
Les animaux gambadaient gaiement dans la nature qui semblait s’ouvrir aux hommes. Le peuple de ce royaume était toujours souriant et en communion avec la nature.
J'ai bien compris qu'une partie des répétitions était tout à fait volontaire et participait au langage du conte, mais ici celle de "nature" ne me convainc pas trop.

Citer
il ne se rendait pas compte que sa méchanceté avec fondu et qu’il était devenu sincèrement bon à leur contact.
que sa méchanceté avait fondu (pas "avec")

Citer
Notre père, le roi, parût comprendre ma réponse, et il partit avec un sourire calme et satisfait.
parut

Un joli conte, ma foi ! Tu gardes la structure traditionnelle et le point de départ "un roi avait trois fils..." et tu bâtis un récit intéressant, avec une morale gentille de conte, mais sans que ce soit non plus un récit à la morale rebattue.

Hors ligne Huitieme

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Re : La clé du bonheur (conte de fées)
« Réponse #10 le: 22 Mai 2013 à 22:14:16 »
Merci de ton commentaire Aquarelle :)

Tu remarqueras que j'ai apporté les corrections dont tu me fais part.

Citer
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Les animaux gambadaient gaiement dans la nature qui semblait s’ouvrir aux hommes. Le peuple de ce royaume était toujours souriant et en communion avec la nature.
J'ai bien compris qu'une partie des répétitions était tout à fait volontaire et participait au langage du conte, mais ici celle de "nature" ne me convainc pas trop.
Euh... En fait non, ça, c'est bien une maladresse de l'auteur :p

Pour tout dire, j'ai lu il y a quelques années "La psychanalyse des contes de fées" qui décortique et explique les contes. Dans ce traité, l'auteur expose la place des contes de fées dans la psyché d'un enfant, et surtout l'importance des symboles.

Dans mon écrit, j'ai voulu me servir de cette lecture pour placer des messages plus ou moins subtils, mais autres que "le prince trop mignon tua le vilain dragon, épousa la princesse blonde et écervelée et lui fit gamin sur gamin" ^-^

Hors ligne kosmos

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Re : La clé du bonheur (conte de fées)
« Réponse #11 le: 23 Mai 2013 à 06:06:57 »
Salut Huitieme,

tres tres beau texte dabord, et quell plus beau sujet que le Bonheur!

sur les tournures de phrase:

"abondait sans limite" => pas besoin de "sans limite", l'abondance suffit!

le troisieme frère "qui ne croyait qu'en lui-meme" => c'est le frère le plus sage des trois et c'est sans doute ce que tu as voulu transmettre mais ici ca sonne comme un defaut, comme de l'egoisme ou de l'egocentrisme... Peut-etre as-tu une meilleure facon de le mettre en valeur?

"Il la regarda, l’air perdu, qui lui faisait la morale" => tournure un peu bizarre

" Aveuglée par mon argent, comme toutes les femelles" => l'emploi du mot femelle. Le prince est mechant, oui, nous sommes des animaux, oui, mais ce n'est pas une etude zoologique...


Voila voila, a part ca ca coule vraiment bien, moi qui aime bien les belles morales j'ai ete servi :-), et d'ailleurs je trouve l'epilogue inutile. Le punch de l'histoire du troisieme frère est assez fort et assez beau pour nous laisser, enfants que nous sommes, rever la suite!

Hors ligne Huitieme

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Re : La clé du bonheur (conte de fées)
« Réponse #12 le: 24 Mai 2013 à 10:19:59 »
Bonjour Kosmos, tout d'abord, merci de tes compliments  :-[

Citer
"abondait sans limite" => pas besoin de "sans limite", l'abondance suffit!
En effet, peut-être ai-je voulu trop en faire ^^

Citer
le troisieme frère "qui ne croyait qu'en lui-meme" => c'est le frère le plus sage des trois et c'est sans doute ce que tu as voulu transmettre mais ici ca sonne comme un defaut, comme de l'egoisme ou de l'egocentrisme... Peut-etre as-tu une meilleure facon de le mettre en valeur?
Hmm, c'est en effet sa sagesse que j'ai voulu mettre en avant, mais si ce n'est pas clair, ça peut être problématique. J'ai donc opté pour un simple "qui croyait en lui-même", peut-être le message passera-t-il mieux ^^

Citer
" Aveuglée par mon argent, comme toutes les femelles" => l'emploi du mot femelle. Le prince est mechant, oui, nous sommes des animaux, oui, mais ce n'est pas une etude zoologique...
Cette phrase par contre, je refuse de la changer. Elle sert à montrer, non pas que le prince est méchant, mais surtout qu'il est complètement inadapté socialement. Là, on le voit essayer de se faire passer pour un bon gars alors que l'utilisation inconsciente du mot "femelle" le montre comme il est vraiment.

Quant à l'épilogue, c'est vrai qu'il n'est pas forcément utile pour renforcer la morale de l'histoire, mais j'aime bien quand même. Et je voulais faire un truc dans le style de, mais plus original que, "ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants".

Hors ligne Ambriel

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Re : La clé du bonheur (conte de fées)
« Réponse #13 le: 25 Mai 2013 à 17:01:16 »
Plop !

Un petit conte comme on les aime ^^ peut-être un côté un peu trop naïf quand le méchant prince devient magiquement gentil juste en cotoyant des gens, mais c'est rafraichissant ^^ Tout est bien qui commence, continue et finit bien, c'est plus "gentil" que la plupart des contes que j'ai lu dernièrement (qui sont plus cruels qu'on ne le pense en fait en général)

Par contre je vois pas pourquoi le roi du début est cruel. Je veux dire, ça n'apporte rien à l'histoire et ça n'a pas trop de sens je trouve (après c'est que mon avis hein !). J'ai l'impression que "triste" lui irait mieux. Ou alors qu'il a été cruel mais que maintenant il est triste...

C'est quoi un "conte de fées" ? Pourquoi pas un "conte" tout simplement ?

Bref tout ça pour dire que la lecture était fraîche et sympathique (pis j'aime bien les contes)

Bonne continuation !
Et s'ils prenaient ta mère comme otage ou ton frère,
Dit un père béret basque à un jeune blouson d'cuir
Et si c'était ton fils qu'était couché par terre,
Le nez dans sa misère,
Répond l'jeune pour finir

- Renaud, les charognards -

Hors ligne tim gab

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Re : La clé du bonheur (conte de fées)
« Réponse #14 le: 27 Mai 2013 à 15:17:31 »
Salutation

Ton récit était sympathique et tout à fait dans la forme des contes.
tu évites habillement les clichés du genre et la morale est assez bien trouvé.
Bref une lecture rafraichissante que j'ai apprécié.
"I am the bone of my sword
Steel is my body and fire is my blood
I have created over a thousand blades
Unknown to death
Nor known to life
Have withstood pain to create many weapons
Yet those hands will never hold anything
So, as I pray, Unlimited Blade Works."


archer FSN

 


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