Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

28 Juin 2026 à 12:18:07
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Le Monde de L'Écriture » Salon littéraire » Salle de débats et réflexions sur l'écriture » Et pourquoi ne pas écrire ?

Auteur Sujet: Et pourquoi ne pas écrire ?  (Lu 10656 fois)

Hors ligne Chouc

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Re : Et pourquoi ne pas écrire ?
« Réponse #15 le: 30 Juin 2017 à 15:34:08 »
Tu sais Moy, j'espère aussi que tu reviendras me voir bien vite en me disant qu'il y a moyen de moyenner, en moyenne. En attendant, ce qui a (un tout petit peu) marché, pour moi, c'est d'arrêter d'essayer.

Ça va faire un an, à vu de pied, que je bloque sur les 2 mêmes projets. Aucun des deux n'avancent, ils restent bloqués dans ma tête. J'essayais de me forcer à faire un choix, à en avancer au moins un des deux, mais ça les faisait se télescoper. Aucun résultat.

Alors j'ai arrêté d'essayer. J'ai laissé ces deux projets dans un coin. J'ai décidé de pousser les autres à écrire, plutôt, histoire de rester en contact avec le feu sacré. D'organiser la Fan-Friction m'a obligé à me replonger un peu dans la lecture et l'écriture. Et de fait, depuis que je me suis mise cette idée en tête, j'ai sortir un, puis deux, puis trois textes courts. Moi qui n'en écris d'habitude jamais. Alors c'est pas du grand spectacle évidemment, mais ça déverrouille quelques mécanismes. Et cette semaine, pof, j'ai pondu un prologue pour l'un de mes projets abandonnés. Alors bon, c'est jamais que 400 mots, ça va pas bien loin. Mais hey, c'est 400 mots de plus que la semaine dernière.

Bref, peut-être que lâcher prise, c'est la clé. Abandonner un projet, le meilleur moyen d'y revenir. Se forcer si on est pas prêt, ça ne peut pas fonctionner.
Tel esprit qui croyait se pendre.

Hors ligne Alan Tréard

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Re : Et pourquoi ne pas écrire ?
« Réponse #16 le: 30 Juin 2017 à 16:39:59 »
J'ai trouvé le témoignage de Choucroute très parlant.

Pour ma part, j'ai dû recommencer quatre fois l'écriture de mon projet pour aboutir enfin à quelque chose.

C'est au moment où m'est venue l'idée de transformer un roman à la première personne en une multitude de contes féériques que j'ai su trouver le juste équilibre. Combien de temps ne m'a-t-il pas fallu pour surmonter tous ces obstacles ? Et pourtant, pendant ces deux années d'impuissance pour un projet qui me paraît fondamental, j'ai travaillé sur d'autres thématiques importantes, mon Contre-Attentat, mon recueil Poèmes différents dont je fais la promotion en ce moment, quelques enquêtes journalistiques, un peu de théâtre ou des travaux sur l'économie du livre.

C'est de sortir d'un format, qu'on s'était défini de comment j'aurais voulu être auteur, qu'on parvient alors à construire une voire plusieurs démarches d'écriture, à se surprendre réellement et à s'offrir de belles trouvailles. Les projets annexes deviennent parfois nos plus grands champs de bataille !

Je t'encourage à tenter l'impossible ou à t'intéresser à ce que tu pensais hors de tes limites, même si tu commets quelques étrangetés, tu auras toujours plus de chances de t'établir.

Hors ligne cyamme

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Re : Et pourquoi ne pas écrire ?
« Réponse #17 le: 30 Juin 2017 à 17:05:15 »
Et en plus de l'aspect "arrêter d'essayer", je crois qu'il y a aussi le "commencer à agir, n'importe comment" parce que laisser tomber des activités en espérant écrire plus est malheureusement illusoire. Moi aussi, je suis coincée dans le grand marécage du "j'ai envie, bientôt, peut-être, demain". Et en fait, si je n'écris pas, ce n'est clairement pas par manque de temps. Parce qu'objectivement, les 5 minutes ou le quart d'heure qu'il me faudrait pour m'y mettre, je l'ai, tous les jours. Donc, dégager plus de temps est une fausse solution et je ne l'ai jamais vue marcher.
Au contraire, comme Choucroute, commencer un autre projet, n'importe lequel et le voir se construire, c'est une super solution pour attaquer l'écriture sournoisement, par le coté et paf! avant de s'en apercevoir, on a écrit. J'ai fait un truc similaire en me mettant à utiliser LaTeX (bon, c'était pour rédiger des trucs scientifiques en général, hein). Et du coup, j'étais concentrée sur les problèmes de code et pif paf ! j'ai écris sans même m'en apercevoir parce que la partie "gnnaaaah, noooon, mais laisse tomber, t'façon c'est nase ce que tu fais. Oh tiens, si tu allais plutôt lire ces articles débiles ou regarder ces vidéos abrutissantes pour t'oublier un peu" était bien obligée de se tenir tranquille. C'est la partie "en avant, on va régler ce souci d'informatique" qui prenait le pas.

T'as essayé les défis, Moyen-Moyen ? Je te défie d'écrire un texte, le plus mauvais possible, imitant les confidences d'une préado à son journal intime.

Hors ligne Chouc

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Re : Et pourquoi ne pas écrire ?
« Réponse #18 le: 30 Juin 2017 à 17:09:16 »
Citer
T'as essayé les défis, Moyen-Moyen ? Je te défie d'écrire un texte, le plus mauvais possible, imitant les confidences d'une préado à son journal intime.

Réponds pas Moyen, c'est un piège, elle essaye de t'envoyer sur mon terrain  :ronchon:
Tel esprit qui croyait se pendre.

Hors ligne Elk

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Re : Et pourquoi ne pas écrire ?
« Réponse #19 le: 01 Juillet 2017 à 12:08:33 »
Je me reconnais beaucoup dans ce que vous dites aussi, Chouc et Moy Moy. J'ai deux gros projets de réécriture en patinage depuis 2, 3 ans... ? J'ai du passer des heures à réfléchir à ce qu'il fallait modifier, comment réorganiser les chapitres, comment enrichir tel morceau de l'histoire, comment mieux mettre en valeur tel personnage, etc.
Mais je n'ai pas dépassé la (douzième) réécriture du prologue/chapitre 1 pour l'un et pour l'autre, tout en me disant à chaque fois que j'avance sur un des projets que je ne devrais pas laisser tomber l'autre. Je pense que j'ai clairement trop d'attentes/trop envie de bien faire, parce que ce sont des réécritures et donc il faut que ce soit bon. Résultat, rien du tout |-|

Et donc, je fais aussi des textes courts et des projets cools sur le MDE pour ne pas complètement laisser tomber.

commencer un autre projet, n'importe lequel et le voir se construire, c'est une super solution pour attaquer l'écriture sournoisement
Et aussi pour arriver à se dire qu'on est capable de se lancer dans un truc et de le mener à bout (même si c'est juste une présentation de personnage pour la Fan-Friction, ou une réponse dans le fil "pourquoi ne pas écrire" :-¬?)

Hors ligne Milora

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Re : Re : Et pourquoi ne pas écrire ?
« Réponse #20 le: 01 Juillet 2017 à 16:42:03 »
C'est d'amorcer la première bretelle sans destination qui nous amène le plus loin, s'arrêter, c'est sortir. Laisser la voiture de marque Passion mener le trafic, les pneus abnégations et obstinations à l'avant, motivation et courage à l'arrière. Les deux mains sur le rêve, conduire cet enfin chimérique jusqu'à son maximum, sans oublier de ne faire des pauses que pour reprendre le chemin avec des outils à niveau. (On oublie pas la pression des pneus.)
:coeur:  :coeur:  :coeur:


J'ai eu un gros blocage d'écriture y a quelques années. J'ai cru que j'avais juste "perdu" la capacité à écrire. Je me rappelle plus exactement de ce que je ressentais, je crois que j'arrivais pas à coucher sur le papier les idées que j'avais en tête, elles étaient comme "figées" dans mon esprit et ne prenaient pas forme, et quand je me forçais à les écrire, ça faisait pas naturel, forcé, ne correspondant pas du tout à ce que je voulais exprimer.
Et en fait, j'ai compris après coup que c'était parce que j'allais pas bien, à ce moment-là (c'était quand je vivais avec ma grand-mère atteinte d'Alzheimer). Sur le moment, j'avais pas fait le lien, mais après coup c'était évident. Et je pouvais rien faire pour lutter contre cette "page blanche", alors j'ai attendu que ça passe. Et c'est passé. Tout seul. Petit à petit, je sais pas trop comment, je suis revenue à mon état d'avant (sans doute que nerveusement aussi, pas que pour l'écriture).
Du coup, je me suis dit qu'il fallait jamais croire qu'on a "perdu la capacité d'écrire" (qu'on l'appelle inspiration ou autre). C'est toujours des phases, plus ou moins longues, et ça revient. Penser ça retire du stress aux moments de blocage, et les rend plus courts ou moins bloquants, je trouve.



Sinon en ce moment, j'ai un autre type de blocage (mais je pense que ça passera tout seul). J'ai passé des mois (voire dans une moindre mesure, des années) à me dire "tu ne peux pas écrire maintenant parce que tu fais ta thèse, mais dès que t'as fini le doctorat, tu t'y remets !". Et j'ai plein d'idées, de trucs que j'ai imaginés pendant les phases où je pouvais pas écrire et qu'il ne reste "que" à mettre sur papier.
Et j'ose pas  :-X
C'est idiot, mais j'éprouve une sorte de trac. Comme si, d'une part, j'en avais toujours pas le droit (parce qu'il y a toujours des choses plus obligatoires à faire à la place) ; et d'autre part, comme si j'osais pas. Un peu comme quand on n'ose pas traverser un magasin de porcelaine où on n'aurait pas le droit d'entrer, de peur qu'on vous voie et de peur de casser quelque chose au passage.
(Du coup je tente de passer outre en prenant de vieux textes et en les corrigeant).
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Moyen Moyen

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Re : Re : Et pourquoi ne pas écrire ?
« Réponse #21 le: 03 Juillet 2017 à 11:25:46 »
 :)

Merci WEG, Nexwall, ChoucrouteEstivale, Alan Tréard, cyamme, Elk et Milora d'avoir pris le temps de partager vos expériences en la matière.

Je vous ai tous lu avec le plus grand intérêt et je tiens à répondre à deux trois trucs en particulier:

Tu sais Moy, j'espère aussi que tu reviendras me voir bien vite en me disant qu'il y a moyen de moyenner, en moyenne. En attendant, ce qui a (un tout petit peu) marché, pour moi, c'est d'arrêter d'essayer.
[..]
Bref, peut-être que lâcher prise, c'est la clé. Abandonner un projet, le meilleur moyen d'y revenir. Se forcer si on est pas prêt, ça ne peut pas fonctionner.

C'est possible mais ça fait peur. Peur de lâcher et de ne jamais revenir. En même temps je ressens bien ce que mon obstination actuelle a d'infructueuse. J'ai l'intuition d'être comme ce bourdon frénétique qui cherche a s'échapper et qui s'épuise a se cogner contre la même vitre depuis des heures alors qu'en se posant paisiblement dans un coin il finira bien par passer quelqu'un pour ouvrir. Je vais peut-être prendre le risque de desserrer l'emprise voir.

En tout cas je mets un point d'honneur à ne pas oublier de venir essayer de débriefer ici le jour où, par bonheur, je sors de là.


T'as essayé les défis, Moyen-Moyen ? Je te défie d'écrire un texte, le plus mauvais possible, imitant les confidences d'une préado à son journal intime.

Alors oui je crois que j'en ai fait un ou deux en cinq an de présence sur le forum, c'est dire le stakhanoviste du défi que je suis!
Alors bon je vais voir.. ton défi m'a l'air amusant et cruel, j'ai trempé une patte dans la fan-friction de Choucroute aussi..
Oui je vais voir  :mrgreen:

Sinon, je me permets de mettre en parallèle ces deux réponses:

Je pense que j'ai clairement trop d'attentes/trop envie de bien faire, parce que ce sont des réécritures et donc il faut que ce soit bon. Résultat, rien du tout |-|

et

Sinon en ce moment, j'ai un autre type de blocage (mais je pense que ça passera tout seul). J'ai passé des mois (voire dans une moindre mesure, des années) à me dire "tu ne peux pas écrire maintenant parce que tu fais ta thèse, mais dès que t'as fini le doctorat, tu t'y remets !". Et j'ai plein d'idées, de trucs que j'ai imaginés pendant les phases où je pouvais pas écrire et qu'il ne reste "que" à mettre sur papier.
Et j'ose pas  :-X
C'est idiot, mais j'éprouve une sorte de trac. Comme si, d'une part, j'en avais toujours pas le droit (parce qu'il y a toujours des choses plus obligatoires à faire à la place) ; et d'autre part, comme si j'osais pas. Un peu comme quand on n'ose pas traverser un magasin de porcelaine où on n'aurait pas le droit d'entrer, de peur qu'on vous voie et de peur de casser quelque chose au passage.

Parce que ça relève du même phénomène et clairement c'est quelque chose que je ressens très fortement aussi. D'ailleurs, le jour, s'il arrive, ou je bricole un premier chapitre, je ne pourrais pas m'empêcher de le relire en me disant "Fichtre.. tout ça pour ça!". Mais si c'est le prix à payer, peut-être que je peux accepter l'insatisfaction.
Disons que ça sera d'autant plus facile que je sais que c'est normal (puisque vous aussi.. ça devient normal, on est d'accord?  :mrgreen:)

Et pour finir:

Et en fait, j'ai compris après coup que c'était parce que j'allais pas bien, à ce moment-là (c'était quand je vivais avec ma grand-mère atteinte d'Alzheimer). Sur le moment, j'avais pas fait le lien, mais après coup c'était évident. Et je pouvais rien faire pour lutter contre cette "page blanche", alors j'ai attendu que ça passe.

Alors là... comment dire je ne suis pas tout à fait sûre. Je n'avais jamais fais de lien non plus.
Mon père souffre d'une maladie neurodégénérative qui le grignote aimablement de l'intérieur depuis une quinzaine d'année. J'ai l'impression de bien surmonter la chose, de l'accepter et de faire le nécessaire, tout ça. Mais en te lisant j'ai quand même entendu un écho lointain dans ma tête. Mon "moi" gamin qui essaie de me dire que oui ça fait mal et que j'ai tendance à le refouler pour pas souffrir. Il y a peut-être un rapport mais si c'est le cas, je suis pas super rassuré...

Et que pour faire le lien avec la proposition de défi, je me demande si je devrais pas essayer d'écrire un texte pour parler de ça.
Je vais y penser.
« Modifié: 03 Juillet 2017 à 14:01:18 par Moyen Moyen »
Si tu veux tout savoir, moi aussi.
Jette-lui la pierre dans le doute.
Les grandes choses sont celles qui ne s'achètent pas.

Hors ligne Milora

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Re : Re : Re : Et pourquoi ne pas écrire ?
« Réponse #22 le: 03 Juillet 2017 à 18:02:24 »

Et en fait, j'ai compris après coup que c'était parce que j'allais pas bien, à ce moment-là (c'était quand je vivais avec ma grand-mère atteinte d'Alzheimer). Sur le moment, j'avais pas fait le lien, mais après coup c'était évident. Et je pouvais rien faire pour lutter contre cette "page blanche", alors j'ai attendu que ça passe.

Alors là... comment dire je ne suis pas tout à fait sûre. Je n'avais jamais fais de lien non plus.
Mon père souffre d'une maladie neurodégénérative qui le grignote aimablement de l'intérieur depuis une quinzaine d'année. J'ai l'impression de bien surmonter la chose, de l'accepter et de faire le nécessaire, tout ça. Mais en te lisant j'ai quand même entendu un écho lointain dans ma tête. Mon "moi" gamin qui essaie de me dire que oui ça fait mal et que j'ai tendance à le refouler pour pas souffrir. Il y a peut-être un rapport mais si c'est le cas, je suis pas super rassuré...

Et que pour faire le lien avec la proposition de défi, je me demande si je devrais pas essayer d'écrire un texte pour parler de ça.
Je vais y penser.
Déjà, :calin: , parce que c'est dur à vivre (et ça crée des situations et des émotions que, souvent, ne peuvent comprendre que les gens qui sont passés par la même chose. C'est rare que quelqu'un qui n'a pas pris soin d'une personne malade ou âgée puisse comprendre ce que vit quelqu'un qui le fait).
Après, ça n'est pas une relation de causalité : toi seul peut le sentir. Mais dans mon cas, c'était quelque chose qui me grignotait lentement (tristesse + pas avoir de vie), et je me rendais pas compte d'à quel point, pour écrire, je devais avoir de l'énergie constructive en moi, énergie que la situation de ma grand-mère me pompait totalement. Mais c'est à chacun de voir comment il le ressent...


Citer
Parce que ça relève du même phénomène et clairement c'est quelque chose que je ressens très fortement aussi. D'ailleurs, le jour, s'il arrive, ou je bricole un premier chapitre, je ne pourrais pas m'empêcher de le relire en me disant "Fichtre.. tout ça pour ça!". Mais si c'est le prix à payer, peut-être que je peux accepter l'insatisfaction.
C'est pas exactement pareil mais l'un des principaux enseignements de la rédaction de thèse, que tous les doctorants partagent, et qui s'applique bien ici, c'est : *voix de vieux sage chinois* Ecrire sa thèse, c'est faire le deuil de la thèse qu'on voulait écrire.
Je pense que ça s'applique carrément pour les romans, aussi.
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Elk

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Re : Re : Re : Re : Et pourquoi ne pas écrire ?
« Réponse #23 le: 04 Juillet 2017 à 09:13:17 »
Ecrire [son roman], c'est faire le deuil [du roman] qu'on voulait écrire.

 _/-o_

Je propose que nous gravions tous dans nos esprits ces propos de la vénérable Milora.

Et plus sérieusement, je vais essayer de le garder dans un coin de ma tête pour la prochaine fois que je tenterai d'avancer mes réécritures (ce qui ne tardera peut-être pas, parce que cette discussion m'a donné envie de m'y remettre :) )

Hors ligne Alan Tréard

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Re : Re : Re : Re : Re : Et pourquoi ne pas écrire ?
« Réponse #24 le: 04 Juillet 2017 à 18:24:01 »
Ecrire [son roman], c'est faire le deuil [du roman] qu'on voulait écrire.

 _/-o_

Je propose que nous gravions tous dans nos esprits ces propos de la vénérable Milora.
o><o Je n'aurais pas dit mieux !

Hors ligne Milora

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Re : Et pourquoi ne pas écrire ?
« Réponse #25 le: 04 Juillet 2017 à 19:21:38 »
 :D

Y a quand même une nuance : quand on rédige sa thèse, y a un vrai sentiment de deuil genre "c'est pourri et en plus c'est douloureux à faire" ; alors qu'un roman, ouais, ça sort moins bien que ce qu'on aurait voulu et forcément différent de ce qui était prévu, mais au moins c'est agréable à écrire quand même. ^^
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne cyamme

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Re : Et pourquoi ne pas écrire ?
« Réponse #26 le: 04 Juillet 2017 à 19:27:53 »
Mais, pour les lettres de motivation et les rapports/mémoires, c'est un bon truc à avoir à l'esprit ! :)

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Re : Re : Et pourquoi ne pas écrire ?
« Réponse #27 le: 05 Juillet 2017 à 00:37:05 »
J'y viens Ernya  ^^

A vrai dire, cette phrase est très con mais je ne me la suis jamais posée. Certainement parce que je ne m'imagine pas le faire. Depuis que j'ai commencé (putain, dix ans !) j'ai jamais arrêté. Pas un jour sans y penser, sans griffonner dans un coin de timbre. Et à vrai dire, la seule réponse que je trouve à répondre c'est : parce que plus d'encre ?

Après, je comprends le point de vue de ceux qui préfèrent ne pas lutter contre la panne d'inspiration. Ce blocage est les menottes de l'écrivain. Et j'ai toujours eu du mal à lutter. Mais c'est aussi très gratifiant de relire un passage écrit pendant cette période, une fois sorti, et se dire que finalement, il n'est pas si mal que ça.

Pourquoi ne pas écrire ? Pourquoi ne pas te taire.

C'est drôle que je retombe sur ce message en ce moment. Il me paraît appartenir à une autre époque. Avoir été écrit par quelqu'un d'autre.

Parce qu'aujourd'hui je suis dans la situation inverse : je n'arrive plus à écrire. Pour toutes les raisons décrites par Anlor, en début de thread. Et parce je fais un blocage : écrire faisait partie d'une autre vie. Il y a eu une scission et écrire me donne l'impression de ne plus faire partie de moi. Ou pas comme avant, en tous cas. Je n'ai pas encore trouvé la solution, pour concilier les deux : du coup je n'écris pas. Je me contente de relire ce qu'ai écrit, en espérant.
La curiosité est le remède à l'ennui.
Il n'y a pas de remède à la curiosité.

- Dorothée Parker

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Re : Et pourquoi ne pas écrire ?
« Réponse #28 le: 05 Juillet 2017 à 10:51:28 »
Les passages à vide... C'est normal... Selon les personnes cela peut durer quelques jours à plusieurs mois/années. Dans ce cas, je pense qu'il faut vraiment laisser de côté et ne plus y penser du tout. Laisser le temps agir. Et un jour, sans savoir pourquoi, l'envie revient.

Ces derniers mois, j'avais un peu un manque de conviction pour avancer sur mon deuxième texte long... Ça n'avançait pas vraiment et puis j'ai posté le début sur le MdE et cela m'a mis une sorte de contrainte, une sorte de pression extérieure. Et moi, je ne fonctionne que comme ça, sinon je procrastine à mort.

Sans contrainte, il n'y a pas de création.
Avec des Si on fait de la musique monotone...

 


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