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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » [Recueil II] 357 890 092x

Auteur Sujet: [Recueil II] 357 890 092x  (Lu 16950 fois)

Hors ligne Milora

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[Recueil II] 357 890 092x
« le: 22 Décembre 2007 à 15:27:31 »
Voici mon dernier né ! Rédigé au mois de juillet, laissé reposé, repris aujourd'hui pour les dernières corrections... Je m'étais beaucoup amusée à l'écrire. J'espère qu'il vous plaira... J'attends vos avis, les plus sévères et précis possibles ! Je pense qu'il y a un certain nombre de trucs à revoir, notamment vers le milieu.
La nouvelle fait 13 pages Word, je la poste donc par petits bouts. L'ennui, c'est que ça ne commence pas au quart de tour, disons ; il a l'air de ne rien se passer dans cette première partie, mais j'espère que ça ne vous découragera pas... (vu le succès qu'ont eu les derniers textes que j'ai postés par morceaux, je m'attends à ne pas avoir un seul lecteur  :( )
________________


Lili780 dit :
Slt ! koi2 9 ? Kesk tu 2vi1 ?

   Je reportai mon attention sur la petite fenêtre de discussion qui clignotait en orange, plissant les yeux devant cette énigmatique inscription. Après quelques secondes à me demander si Lili780 essayait de communiquer avec moi via un code secret très élaboré, je réalisai qu’elle était simplement en train de me saluer et de me demander de mes nouvelles.
   « Bonjour ! Pas grand-chose de neuf, le train-train quotidien. Et toi ? » répondis-je, me refusant à passer par ces algorithmes barbares en usage sur le net, qui auraient pu rivaliser avec les hiéroglyphes égyptiens avant l’intervention de Champollion. Lili780 mit un temps à répondre, gênée, peut-être, par la même difficulté que moi à décrypter un langage qui ne lui était pas familier. Je profitai de son silence pour continuer de farfouiller dans Mes Documents, à la recherche des paroles de cette chanson dont l’air m’avait trotté dans la tête toute la matinée. J’étais sûre de les avoir quelque part, mais mon grand sens de l’ordre et de la méthode n’épargnait pas les fichiers de mon ordinateur, qui s’éparpillaient artistiquement dans les moindres octets de mémoire des circuits imprimés de mon Bonhomme.
   A force de converser avec lui sur le mode : « Non, non, ne bogue pas, noooon ! » ou encore : « Allez, un petit effort, je sais que tu m’as sauvegardé ce document avant que je te débranche en passant l’aspirateur… », j’avais fini par tisser une sorte de relation d’amitié à sens unique avec mon cher ordinateur, et comme il était peu pratique de m’adresser à lui en tant que Compaq Presario 2100 – comme le clamait pourtant l’inscription au-dessus du clavier – je lui avais attribué le sobriquet de Bonhomme. Allez savoir pourquoi.
   Toujours est-il que ce matin-là, Bonhomme avait beau y mettre toute la bonne volonté que je lui supposais, il semblait impossible de mettre le curseur sur le fichier des paroles de ladite chanson. Je tentais d’ouvrir un énième sous-fichier dont j’avais oublié jusqu’à l’existence, lorsque la fenêtre de discussion se remit à clignoter.

Lili780 dit :
moi non + ri1 2 9, j aten, je pe ri1 fèr d autre

   Encore une inscription énigmatique, me dis-je, m’imaginant en tenue d’aventurière, devant une stèle antique envahie par la forêt vierge. Lili780 semblait un peu anxieuse.

« Ton bac ne s’est pas bien passé ? » répondis-je distraitement en faisant défiler la liste des documents contenus dans le fichier fraîchement retrouvé. Où avait bien pu passer cette chanson ? Je l’avais peut-être effacée par inadvertance…

« Le message suivant n’a pas pu être remis à tous les destinataires :
Ton bac ne s’est pas bien passé ? » m’informa l’ordinateur.

   Tiens, il se remet à faire des siennes ! rouspétai-je en m’apprêtant à retaper mon message. Je m’interrompis de justesse avant de cliquer à nouveau sur Envoyer. J’étais en train de confondre, Lili780 ne passait pas son bac cette année-là, elle l’avait eu l’année précédente, à ce qu’elle m’avait dit. A coup sûr, elle se serait vexée si j’avais posé cette question stupide. « Pas si fâcheux au fond, ce bug » me dis-je. J’effaçai mon message et le remplaçai par une réponse anodine.
   Ah, voilà ! « Paroles de chanson », il était là, ce maudit document, caché entre un compte-rendu de lecture datant de deux ans, et le fichier image d’un petit toutou jouant avec une balle en plastique ! Ravie de pouvoir enfin, en mettant des paroles dessus, me défaire de cet air qui commençait à m’exaspérer, je cliquai sur le titre du fichier.
   Une fenêtre Windows vint s’interposer inopinément. « Qu’est-ce que tu nous fais encore, là, Bonhomme ? » râlai-je à mi-voix.

ERROR SYSTEM 357 890 092x, chemin d’accès non valide pour ce document

   Allons bons ! Tu ne m’avais jamais fait ce coup-là ! Je cliquai nerveusement sur OK pour me débarrasser de l’encombrante fenêtre. « Qu’est-ce qui t’arrive, tu as la carte à puce qui te démange ? » ruminai-je. C’était mal me connaître. Je n’allais pas m’avouer battue pour si peu.

Lili780 dit :
t a été o cinema ce w e ?

   J’étais bien partie, tiens, avec un ordinateur qui me parlait dans un charabia de chiffres et de lettres, et une correspondante qui semblait vouloir l’imiter. En suivant ce chemin, nous allions tous finir par parler comme des ordinateurs. « Je pe avoir 1 Kfé, SVP mlle ? », « Error system, demande non valide, plus de café en réserve, veuillez reformuler ». Au fond, comme on dit souvent, notre cerveau n’est qu’un ordinateur un peu plus complexe. Je me demandais dans quel monde vivraient nos petits enfants. Peut-être écrirait-on de la poésie en abréviations ? On ferait rimer slt avec émerveillé, ou lumière avec c klèr. Pauvres écoliers du futur, me dis-je, qui devraient analyser les allitérations dans « La Natur é 1 templ ou 2 vivan pilié / L s parfs sortir 2 confuz parol »…

« ERROR SYSTEM 357 890 092x, chemin d’accès non valide pour ce document », répéta Bonhomme, que je ne trouvais plus si bon que ça, pour la peine. J’avais beau re-cliquer, le même écriteau s’affichait.
« Modifié: 27 Décembre 2007 à 17:10:38 par Milora »
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

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Re : 357 890 092x
« Réponse #1 le: 22 Décembre 2007 à 15:41:38 »
Alors^^

Citer
je réalisai qu’elle était simplement en train de me saluer et de me demander de mes nouvelles.
Cette fin de phrase est un peu lourde. Surtout le "je réalisai que"... mais je ne sais pas quoi t'proposer pour améliorer :-\

Citer
Lilli780 mit un temps à répondre, gênée
Un seul L, voyons :P



« Allez, un petit effort, je sais que tu m’a sauvegardé ce document avant que je te débranche en passant l’aspirateur… »
Hihi ;D
Ah si, juste : tu m'as.

Citer
   Encore une inscription énigmatique, me dis-je, m’imaginant en tenue d’aventurière, devant une stèle antique envahie par la forêt vierge.
J'aime bien l'image ^^ On se la représente très bien.

Citer
« Le message suivant n’a pas pu être remis à tous les destinataires :
Ton bac ne s’est pas bien passé ? » m’informa l’ordinateur.
Hihi ;D Nous avons les mêmes problèmes ;D

Citer
   Tiens, il se remettait à faire des siennes, maintenant ! rouspétai-je
Il y a quelques chose qui cloche. J'pense que ça concerne les temps.
Hypothèse 1: "Tiens, il se remettait à faire des siennes, maintenant !"
Hypothèse 2: Tiens, il se remet à faire des siennes, maintenant ! rouspétai-je."
J'pense pas qu'une troisième soit possible. Avec le discours direct, tu dois mettre le présent.
Et moi, je prendrais l'hypothèse 1 :P



Euh voilà j'ai rien trouvé d'autre à chipoter :-[

J'aime beaucoup la fluidité. A part le "je réalisai que", il n'y a vraiment rien à redire de ce côté-là :)
Et c'est assez fluide pour qu'on s'intéresse à l'histoire, alors que globalement il ne se passe grand-chose pour l'instant. Je pense que l'intérêt vient aussi du fait que tout l'monde s'y reconnaît^^
« Modifié: 22 Décembre 2007 à 15:54:38 par Loredan »
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Re : 357 890 092x
« Réponse #2 le: 22 Décembre 2007 à 15:50:02 »
Hé, sitôt posté, sitôt commenté ! Merci !
Chouette, des commentaires précis et pointilleux ! J'adore !  :)

J'ai changé le L en trop (Lili780 devait avoir envie de s'envoler, alors je lui ai mis deux l sans m'en apercevoir...) et le s en moins !

Pour le "je réalisai", j'avoue que j'ai beau relire le passage, je ne vois pas trop ce qui gène, par contre... Les synonymes me semblent encore plus lourd (s'apercevoir, se rendre compte...)... *réfléchit réfléchit*...

Et pour la dernière tournure, je me demande comment, avec toutes mes relectures, je ne me suis pas aperçue qu'elle n'allait pas ^ ^ J'ai juste enlevé le "maintenant", parce que sinon, ça me faisait transformer toute la phrase. Le problème est réglé ?
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

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Re : 357 890 092x
« Réponse #3 le: 22 Décembre 2007 à 16:01:44 »
Ohlà, j'avais zappé le dernier paragraphe^^ bon, je l'ai lu mais j'ai rien à redire.

Heum, oui mais ce n'est pas le maintenant qui cloche. Pour que ce soit correct, et sans faire d'immenses modifs, enlève le "rouspétai-je" ou mets au présent "remettait".
Et pour le "je réalisai que"... arf. Je pense que c'est plus sur le plan de la syntaxe que c'est lourd. Trouver un synonyme n'apportera pas de solution satisfaisante^^
Comment dire ? J'trouve que "je réalisai que" fait un peu trop je-décris-mes-faits-et-gestes-en-affirmant-que-je-les-décris. C'est trop voyant, je trouve. La phrase aurait autant de sens si tu enlevais "je réalisai que", parce qu'il serait implicite.
Le seul problème c'est qu'il est nécessaire du point de vue de la syntaxe. Donc essaie de reformuler :)

Chinon, c'est que du bon^^
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Re : 357 890 092x
« Réponse #4 le: 23 Décembre 2007 à 16:44:18 »
Moi j'ai beaucoup aimé, c'était fluide  ::)
Nosh.

http://DCA-The-Second.skyblog.com
Car cette cause vaut la peine d'
être défendue.

http://Nuage-Of-Shadoow.skyblog.com
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A Adrien, que je n'
aurais jamais connu, et qui s'
est envolé à travers le ciel parsemé d'
étoiles, heureux.
A Samuel, qui se bat chaque jour.

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Re : 357 890 092x
« Réponse #5 le: 27 Décembre 2007 à 17:05:53 »
Merci, Nuage_of-Shadow !
Loredan : ah, je vois le problème que tu soulèves pour la phrase. Moi j'avais surtout remarqué que "maintenant " ne pouvait pas aller dans une phrase au passé comme ça. Je vais mettre un présent pour "remettre".
Je poste une petite suite ; merci d'avoir lu, ça me fait très plaisir !
__________________
Lili780 dit :
hé ! t tjs la ?

   Ah, l’informatique, ça ne vous laissait pas une minute de répit. Me refusant malgré tout à faire passer une machine avant un être humain, je répondis d’abord à Lili780 que non, je n’avais pas été au cinéma ce week-end, et j’entrepris même de lui poser une question, pour qu’elle me laisse un peu en paix avec mon error system, le temps qu’elle tape sa réponse.
   Chemin d’accès non valide. Bon. Mais le fichier était là, sous mes yeux. Je devais pouvoir y accéder par un autre moyen. Déterminée à ne pas me laisser vaincre par un Bonhomme récalcitrant, je cliquai résolument sur Démarrer et fis glisser ma souris jusqu’à la case Rechercher. Le compagnon Office – un petit chat que j’avais également baptisé : Machin – apparut dans un coin de la fenêtre pour proposer son aide, la mine serviable. C’était le monde à l’envers, songeai-je : les gens vous parlaient par codes informatiques, et des chats se tenaient au bord des fenêtres dans les écrans d’ordinateur. Cela dit, je ne me laissai pas aller à cet épisode de nostalgie, et entrai le titre du document souhaité.

La recherche est terminée. Il n’y a aucun résultat à afficher.

   Comment ça ? Je l’avais vu, je savais qu’il y était, ce document, nom d’un disque local aphone ! J’élargis le champ et relançai la recherche. Machin remuait dans son coin, selon l’animation prédéfinie qu’il adoptait lorsqu’on lui posait une question, et qu’étant données mes grandes compétences dans le domaine cybernétique, je commençais à connaître par cœur.

La recherche est terminée. Il n’y a aucun résultat à afficher.

   Saperlipopette ! Je me mis à fulminer. J’avais horreur que Bonhomme me résiste. Il pouvait devenir insupportable, lorsqu’il me parlait de protocole TCP/IP et autres incongruités incompréhensibles. Mais c’était toujours moins frustrant que ce froid « Il n’y a aucun résultat à afficher ». Vindicative, je positionnai mon curseur dans le cadre de dialogue, et lançai une recherche sur « Tu m’agaces, espèce de tas de boulons indiscipliné. » Le curseur se fit sablier, puis le compagnon Office afficha sa réponse :

Mille excuses.

   Une poignée de secondes, je restai pétrifiée. Il m’avait… répondu ? Ce n’était pas possible… Un transistor organique avait dû griller dans ma cervelle… Pourtant, les mots étaient bien là, noirs sur jaune : « Milles excuses ». Qu’est-ce que c’était que cette histoire ? Je m’aperçus que je m’étais figée, la main droite à mi-chemin entre la souris et le clavier, et les sourcils froncés sur mes yeux écarquillés. Une coïncidence. C’était la seule explication. Il se trouvait, dans la liste de réponses possibles pour indiquer le caractère infructueux de la recherche, une entrée « Mille excuses », et le hasard avait fait que cela semblait répondre très précisément à ce que je venais de demander.
   Ouf. Je respirais à nouveau. L’asile n’était pas pour tout de suite. Je remarquai la fenêtre de Lili780 qui clignotait furieusement. La pauvre, je l’avais complètement oubliée. Après plusieurs lignes m’exhortant à lui répondre, sa conversation culminait dans un paroxysme de majuscules et de points d’exclamation.

« Excuse-moi. Oui, je suis toujours là » répondis-je, encore un peu chamboulée.

   N’aimant pas les incertitudes, je me repositionnai sur le compagnon Office. Bardée d’un sourire détaché, dont la vocation inavouée était de me convaincre que je n’avais pas le moindre doute d’avoir trouvé la solution, je me mis à écrire : « hé ho, Bonhomme, tu me reçois ? ». Je dus m’avouer que j’avais dégluti avec un peu de difficulté, en faisant Entrer. Petit sablier.

La recherche est terminée. Il n’y a aucun résultat à afficher.

   Ah, je le savais, j’avais raison. Coïncidence. Ou hallucination due à trop d’heures devant l’écran, passées à me lancer à la recherche du fichier perdu, qui ne serait sûrement pas en fleur lorsque je le retrouverais. D’ailleurs, je n’y pensais même plus, non. Je fermai nerveusement l’option Rechercher.

ERROR SYSTEM 357 890 092x, chemin d’accès non valide pour ce document

   Allons bons ! Voilà le maudit message d’erreur, qui s’était sournoisement caché sous la fenêtre ! Je lançai un regard furibond à Bonhomme, me demandant si je n’allais pas procéder à l’ablation à la sauvage de son processeur. Il aurait essayé de me faire tourner en bourrique qu’il ne s’y serait pas pris autrement ! C’était un coup des services secrets américains, ça, ils avaient infiltré mon ordinateur pour fomenter un complot contre les amateurs de toutous jouant avec une balle en plastique.
   Je n’avais pas remarqué la case « >> Détail », les autres fois, sur cette fenêtre. Encore une hallucination ? Redoutant de me retrouver face à une page de signes cabalistiques en langage binaire, je cliquai dessus – après tout, Lili780 pourrait peut-être m’aider à traduire ces hiéroglyphes, elle qui s’y connaissait en charabia.
   La fenêtre s’agrandit, laissant apparaître un lien interne à l’ordinateur, qui répondait à la douce dénomination de « Cliquez ici pour obtenir de l’aide ». Désireuse de me porter acquéreur d’un bien si précieux et si rare, j’obtempérai, et me retrouvai devant une fenêtre sans nom, avec une liste de documents, tous affublés de titres numériques qui me parlaient autant qu’un poème en étrusque. J’avais l’impression de m’être lancée à mon insu dans un jeu de pistes. Les concepteurs de l’ordinateur avaient peut-être trouvé un moyen de divertir les utilisateurs néophytes de leur produit. Ou ils avaient signé un pacte avec l’Association des Psychiatres, s’assurant mutuellement un afflux constant de clients. La fenêtre de Lili780 s’était remise à clignoter depuis un moment, vexée :

Lili780 dit :
ok, pa grav, kesk tu fé ?
Lili780 dit :
youhou !
Lili780 dit :
hé jte parle !
Lili780 dit :
t fachée ? ? ? ?
Lili780 dit :
HE !!!!!!!
Lili780 dit :
TU POURE REPONDRE !!!!!!§

   Je ne pus m’empêcher de penser que sa conversation manquait un peu de consistance, toutefois dans mon apprentissage du décodage du langage moderne, je devais en passer par là. Au fond, elle était gentille. Mais pour l’heure, j’avais quelque chose de bien plus intrigant à décrypter.

« Désolée, je dois y aller. Je déchiffre la pierre de Rosette » répondis-je distraitement avant de fermer le programme de discussion.
« Modifié: 20 Février 2010 à 20:45:13 par Milora »
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Anlor

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Re : 357 890 092x
« Réponse #6 le: 27 Décembre 2007 à 19:20:07 »
J'aime beaucoup! D'autant que ton Bonhomme me fait étrangement penser à mon Duch'mole...

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« Réponse #7 le: 29 Décembre 2007 à 15:42:59 »
Citer
Le compagnon Office – un petit chat que j’avais également baptisé : Machin –
J'adore l'affection certaine que tu portes à tout ce qui touche à l'informatique :D J'te vois très bien entrain de bougonner parce que Machin a une tête de con, et juste après de lui présenter mille excuses parce qu'il commence à buguer^^

Citer
et qu’étant donné mes grandes compétences dans le domaine cybernétique, je commençais à connaître par cœur.
Hihi, ce vécu est délichieux^^ par contre, on accorde ou pas ? Moi j'accorderais, "étant données mes grandes compétences", mais j'suis pas sûr-sûr...

Citer
Mille excuses.
:o  :D :D :D
Bien joué, très bien amené^^ surtout que c'est PILE le résultat contraire de ce que j'avais prophétisé :o

Citer
   Allons bons !
Allons bon

Citer
C’était un coup des services secrets américains, ça, ils avaient infiltré mon ordinateur pour fomenter un complot contre les amateurs de toutous jouant avec une balle en plastique.
Tout à fait Mil', tout à fait... allez maintenant tu vas regagner ta chambre avec les matelas au mur, et un gentil monsieur en blanc va venir t'apporter un bol de soupe :)
 :P

 
Citer
Lili780 dit :
TU POURE REPONDRE !!!!!!§
Elle t'a même pas wizzé ? :(
J'aime beaucoup le petit détail "§" ;)



Citer
« Désolée, je dois y aller. Je déchiffre la pierre de Rosette » répondis-je distraitement avant de fermer le programme de discussion.
Mdr, t'aurais pu attendre qu'elle te réponde "Non moi c'est Lili" ;D

***

Toujours fluide malgré le thème, bravo pour ça... j'adore cette histoire^^ tous ces petits détails, le coeur du problème que t'abordes petit à petit... pour l'instant, c'est vraiment bien joué :)
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Re : 357 890 092x
« Réponse #8 le: 29 Décembre 2007 à 17:17:30 »
Mdr, Lo  ;) Génial, le coup du "non, moi c'est Lili" ! Pour le wizz, j'y ai pas pensé (peut-être parce que je pique une colère noire chaque fois qu'on me "wizze", et que mes contacts MSN se le tiennent pour dit, donc je ne suis habituellement pas confrontée à cette incursion insupportable dans ma vie cybernétique (c'est vrai quoi, tu es en train de faire un truc, et t'as cette fichue fenêtre MSN qui s'ouvre sans considération par dessus !))
Citer
surtout que c'est PILE le résultat contraire de ce que j'avais prophétisé
Tiens, ça m'intéresse, ça : qu'est-ce que tu avais prophétisé ? (une des difficultés de l'écriture, je crois, c'est de prévoir la réaction du lecteur. Or, c'est très utile voire nécessaire, pour pouvoir ensuite essyer de l'amener à penser ce qu'on veut...)
Merci pour vos réponses, ça me fait très plaisir !
Je poste un peu la suite, voyant si ça vous plaît toujours... [/i] :)

_______________________________

   Espérant ne pas provoquer l’ire de Bonhomme, j’ouvris le premier document de la liste. Un fichier texte s’afficha, dont il n’avait que le nom, puisqu’il était rempli par des lignes de chiffres dont j’étais bien incapable de déceler la moindre signification. Perplexe, j’ouvris le second fichier, pour me trouver face à une page similaire. Etrange, étrange. Je fis défiler la liste. Tiens, un des fichiers avait une icône différente, et se terminait par .exe au lieu de .txt…
   Une petite voix au fond de moi, que d’aucuns auraient appelée Bon Sens, et d’autres Casse-pieds, me rappela qu’il n’était pas prudent de lancer une application inconnue lorsqu’on était incapable de différencier un cd-rom d’un frisbee miniature. Très satisfaite de posséder néanmoins un libre-arbitre, je passai outre la mise en garde et lançai le programme. Ma nuque était un peu raide, et mes épaules tendues. Qu’avais-je encore déclenché ?
   Un bruit saccadé sur ma gauche me fit sursauter. Sans savoir pourquoi, mon cœur avait eu la bonne idée de se lancer dans un marathon, et j’eus le plus grand mal à lui faire comprendre qu’il n’y avait rien à craindre, lorsque je me fus aperçue que j’avais juste lancé l’imprimante. Imprimante qui, comme on aurait pu s’y attendre, imprimait ; mais ce qu’elle imprimait me laissa encore plus perplexe que les menus incidents qui venaient de se produire. Car elle imprimait, du haut en bas de la page, la même suite de caractères, qui m’était presque familière : 357 890 092x.
   Qu’est-ce que c’était que cette histoire ? Suivant ma technique habituelle et très subtile, j’arrachai brutalement le câble relié à l’ordinateur, pour empêcher la machine de s’attaquer à une deuxième feuille innocente, et je demeurai un instant avec la première entre les mains, interdite. 357 890 092x. Etait-ce la dénomination scientifique d’un périphérique défectueux de mon pauvre Bonhomme surmené ? Une erreur d’écriture dans un programme ? Une subite lubie d’une carte mémoire nostalgique de ses 357 890 092 premiers octets ? Si les choses continuaient dans cette voie, je ne pouvais jurer de ne pas finir par alimenter les caisses de l’Association des Psychiatres de tout à l’heure. Et en même temps c’était intrigant, voire même assez passionnant.
   Je m’accordai une minute de réflexion, les mains jointes sous le menton, fixant Bonhomme les yeux dans l’écran. J’en avais complètement oublié mon fichier « Paroles de chanson ». Le petit air m’était même sorti de l’esprit. Analysons, compilons les données, procédons avec une logique mathématique. Tout avait commencé par un message d’erreur. Ou peut-être que… Ce bug qui m’avait sauvé la mise auprès de Lili780… ? Non, c’était aberrant, un amas de circuits imprimés n’aurait pas pu mémoriser que Lili780 avait déjà son bac, et encore moins décréter de lui-même qu’il serait aimable de m’en informer pile au bon moment. Je rangeai l’incident dans la colonne « Coïncidences ». Et le message d’excuse de Machin ? Allais-je le laisser dans cette colonne, lui aussi ? A moins d’accepter de perdre la raison, oui. Revenons donc à ce qui était signifiant. Des chemins d’accès non valides, des messages d’erreur, et toujours, cette référence : 357 890 092x. C’était sans doute la clef de tout. Malheureusement, j’étais encore moins conciliante avec les notices d’appareils électroniques qu’avec mes avis de factures impayées : les unes comme les autres finissaient généralement au fond d’un tiroir obscur, perdues quelque part dans la jungle de mon cagibi. Je ferais donc avec les moyens du bord.
   Pour la deuxième fois, je déroulai le menu Démarrer et lançai l’option Rechercher. Dans la boîte de dialogue, je tapai : 357 890 092x.
   Le sablier me sembla plus long que jamais à égrainer sa poudre virtuelle. Je remuais fébrilement la jambe. Enfin, un unique document s’afficha dans la fenêtre, portant pour titre exact : « 357 890 092x ». C’était un document Word, un texte. Je ne l’avais évidemment jamais créé. Qui avait osé toucher à mon ordinateur, pour y mettre des fichiers aussi exaspérants ? m’insurgeai-je tout d’abord. Mais j’habitais seule, et mon ordinateur était protégé par un mot de passe.
   Le mieux était encore de l’ouvrir, on verrait bien. Tant pis si cela activait un virus insidieux qui ravagerait le disque dur sans en laisser un nanomètre intact. Il fallait que je sache. J’espérais seulement qu’il n’achèverait pas complètement mon pauvre Bonhomme : j’avais fini par m’attacher à lui.
   Je cliquai sur le document.
   Le texte remplissait sept pages et demie. La première moitié de la page 1 était recouverte par une suite incompréhensible de 0 et de 1, mêlée parfois de slashs arbitraires. Je la fis défiler sans tenter d’y trouver un sens, et m’aperçus que peu à peu, progressivement, des lettres en majuscule se mêlaient aux chiffres, qui variaient de plus en plus, délaissant les froids et impénétrable 0 et 1 du début. Puis les lettres formaient des mots, en anglais, secs comme des ordres. « WRITE0100180/110STOP01187012 ERROR022//75610ACCESS DATA BASE 012970 CODE SYSTEM/ 02651086 », et ainsi de suite. Je plissai les yeux, de plus en plus absorbée par ma pierre de Rosette involontaire, faisant défiler le texte encore et encore. Les chiffres et les mots, ces derniers de plus en plus nombreux, se tartinaient sur mon écran avec l’enthousiasme envahissant d’une grosse vague de caractères, ignorant les paragraphes et les règles de la ponctuation. Puis, aux trois quarts de la page 2, les majuscules cédèrent la place aux minuscules, plus reposantes pour mes yeux, et qui donnaient un semblant trompeur de sens à ce galimatias. Bien vite, je m’aperçus que les chiffres avaient disparu eux aussi, et que le texte était à présent un ensemble de commandes informatiques que je ne comprenais pas, mais que je pouvais identifier comme telles grâce à mes maigres connaissances en matière de science-fiction. Et chose étrange, le texte n’était plus en anglais, mais en français. Sans m’en apercevoir, j’avais cessé de survoler les lignes, et mes yeux sautaient de mot en mot, lisant ce qui était écrit.

   Stop. Ordre retransmis. Mémoire RAM incompatible. Erreur non réparable. Annulation impossible. Chemin d’accès secondaire non valide. Fichier DLL non endommagé. Programme de secours lancé. Optimisation de l’application. Mémoire RAM reconfigurée. Erreur assimilée. Altération des données jugulée.

   Je m’interrompis. On aurait dit que Bonhomme avait décelé un dysfonctionnement de son système, de sa mémoire je ne savais plus quoi, et que ce texte racontait comment il avait réussi à s’auto-réparer. Mais s’était-il vraiment réparé ? « Erreur assimilée » n’était pas un vocabulaire très informatique ; en tous cas, cela ne paraissait pas indiquer l’annulation pure et simple de l’erreur initiale, mais plutôt une sorte d’intégration à l’ensemble du système. Tiens, voilà que moi aussi, je me mettais à penser comme un ordinateur. Ce qui ne changeait rien à l’énigme : pourquoi une machine avait-elle conservé, en fichier Word, l’inventaire de ses tentatives pour venir à bout d’une erreur interne, que je ne lui avais même pas demandé de corriger ? Pourquoi ces changements de langage ?
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

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« Réponse #9 le: 29 Décembre 2007 à 19:26:57 »
Pour le wizz, j'y ai pas pensé (peut-être parce que je pique une colère noire chaque fois qu'on me "wizze", et que mes contacts MSN se le tiennent pour dit, donc je ne suis habituellement pas confrontée à cette incursion insupportable dans ma vie cybernétique (c'est vrai quoi, tu es en train de faire un truc, et t'as cette fichue fenêtre MSN qui s'ouvre sans considération par dessus !))
Léger hs : il faut les désactiver  :-° C'est ce que j'ai fait comme ça on me fait pas ch*** :D Et il est vrai que le rajouter dans ton texte mettrait peut-être une dose d'humour supplémentaire. D'un autre coté, tous les lecteurs n'utilisent pas forcément msn et certains pourraient ne pas comprendre, alors que le reste du "dialogue"  est hautement compréhensible même si on n'est pas confronté quotidiennement à ce genre de problème.
  Sinon je t'avais déjà laissé un commentaire et je conseille à tous de lire ce texte  :noange:
Si la réalité dépasse la fiction, c'est parce que la réalité n'est en rien tenue à la vraisemblance.
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La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi.
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« Réponse #10 le: 30 Décembre 2007 à 03:40:23 »
Citation de: Mil
Tiens, ça m'intéresse, ça : qu'est-ce que tu avais prophétisé ?
J'avais prophétisé la formule "mille excuses", mais j'avais pensé que ce srait toi qui l'emploierait pour calmer les bugs de Bonhomme^^

_______________________________


Citer
pas prudent de lancer une application inconnue lorsqu’on était incapable de différencier un cd-rom d’un frisbee miniature.
:D

Citer
Je plissai les yeux, de plus en plus absorbée par ma pierre de Rosette involontaire
"Mais non, moi c'est Lili ! Li-li !"

Heu... ah, mais j'étais prêt à continuer sur ma lancée de lecture, moi >< Sauf que ton texte avait un bout ! Voilà qui est fâcheux.

Oui donc toujours très bon, malgré un bémol notoire, cette fois ::) Veux-tu que je te l'explique ? C'est vraiment parce que je suis très très gentil^^ Lol, en tout cas j'espère que tu ne vas le prendre mal... et puis, ça se corrige plutôt vite. Voilà, c'est juste que quand tu bénéficies d'un élan comme ça, il faut poster plus d'un coup ><
Voilà, très fâcheux donc. Et rédhibitoire. Gniârk. Double gniârk, Gniâârk suprême, serais-je tenté de dire.

Voilou.
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« Réponse #11 le: 01 Janvier 2008 à 19:08:08 »
Dans ce cas, si c'est rédibitoire, je m'empresse de corriger ça ! Une suite... rien que pour toi, Ô Unique Lecteur ^ ^.
T'es sûr que tu trouves rien à redire pour les derniers passages ?


___________________

   Un léger flux d’adrénaline se diffusait lentement dans mes veines. Voilà bien longtemps que je n’avais pas senti un si vif intérêt pour un casse-tête. Je m’interdis de faire tout de suite défiler le document jusqu’en bas, préférant conserver le mystère et découvrir les choses peu à peu. Je sautai quelques lignes d’ordres et de contrordres, aussi intelligibles pour moi que des algorithmes quantiques pour un chimpanzé, et repris ma lecture fragmentée.

   Utilisation en cours du programme de discussion. Localisation de l’application  utilisée : C:\Program Files\Messenger. Enregistrement de la conversation en cours. Analyse des données. Lancement de l’application C:\WINDOWS\system32\jeux\Démineur.exe. Enregistrement des données en cours.

   Je m’arrachai à ma lecture, mal à l’aise. On aurait dit que ce fichier avait mémorisé mes moindres faits et gestes. Depuis longtemps, apparemment : voilà des semaines que je n’avais plus touché au Démineur, depuis que mon ego avait dû se faire l’aveu de mes réelles capacités pour ce jeu, soit, sur une échelle de 0 à 20, quelque part entre -9 et -10.
   Je me levai de mon siège et me dégourdis les jambes dans le but d’y voir plus clair. Je n’avais aucun informaticien au nombre de mes connaissances. Je me voyais mal arriver au service après-vente du magasin d’où venait Bonhomme, armée de mon plus charmant sourire, et demander à l’accueil : « Bonjour ! Veuillez m’excuser, mais je crois que mon ordinateur m’espionne… ». Non, je ne donnerais pas cette satisfaction à l’Association des Psychiatres, ils ne m’auraient pas ! me dis-je en plaisantant, histoire de détendre un peu l’atmosphère.
   Une soif soudaine, masquant un début d’inquiétude, me poussa à aller me préparer un thé avant de poursuivre plus avant la dissection de mes actions cybernétiques. Si Bonhomme avait tout enregistré jusqu’à aujourd’hui, il y avait sûrement là-dedans l’explication des faits obscurs de tout à l’heure. Rassérénée par cette perspective, je posai ma tasse à côté de la souris, et repris ma lecture, rendue saccadée par le rythme lapidaire des phrases de l’ordinateur.

  Fichier Excel ouvert. Inscription de données en cours. Tableau de statistiques ouvert. Evaluation des frais du mois d’août lancée. Cellule A25 effacée. Indécision.

   « Indécision » ? Comment ça, « indécision ? » L’ordinateur se permettait de porter un jugement sur mes actes, en plus de les épier ?
   « Dis donc, Bonhomme, tu ne perds rien pour… ». Je ne terminai pas ma phrase. Et s’il… écoutait ? Bien sûr, c’était ridicule. C’était invraisemblable, impensable et impossible, et tout ce que vous voulez qui commençait par im- et qui allait dans ce sens-là. D’ailleurs, le micro n’était pas branché. Mais tout de même…
   « Tu deviens folle, ma vieille, tranchai-je à haute voix. Ceci est une machine, un tas de plastique, de ferraille et de… je ne sais pas quoi, qui obéit mais ne peut en aucun cas réfléchir par lui-même. Hein, Bonho… »
   Et voilà. Encore. Je lui parlais. Pas étonnant que je finisse par m’imaginer des scénarios abracadabrants, avec cette habitude. Je fis le geste de me sceller les lèvres, et repris résolument ma lecture, déterminée à tirer au clair cette situation pour le moins saugrenue.

  Reformatage de la cellule. Application =SOMME lancée. Affichage du résultat. Effacement de la colonne C. Enregistrement manuel. Données recueillies. Fermeture du programme. Utilisateur satisfait. Pas de nouvelles données. Passage en mode veille. Traitement en cours des informations recueillies. Evaluation des coûts d’un départ Ouverture application « Un dictionnaire sur votre PC ». Recherche en cours. Terme analysé. Evaluation des coûts d’un départ en vacances.

   Et là, , je me faisais des idées, peut-être ? Si tout ceci était effectivement la liste des actions de l’ordinateur, il venait bien d’analyser le tableau que j’avais fait, et de comprendre sa signification ! Et d’aller regarder dans mon dictionnaire – mon dictionnaire – la définition d’un mot qu’il ne connaissait pas !
   Mon cœur battait légèrement trop fort. Je me sentais fébrile et crispée à la fois. Quelque chose clochait, oui, quelque chose clochait vraiment. Ce que j’étais en train de lire ne pouvait pas être réel. C’était un être humain, une personne de chair, de sang et de mauvais humour, qui l’avait écrite, pour me tester. Bonhomme avait dû attraper un virus, qui avait déposé là ce document... Peut-être finirait-il par une publicité pour aller faire réparer son ordinateur chez un quelconque programmeur. Je déglutis. Je regrettais d’avoir fermé la fenêtre de discussion avec Lili780, maintenant. La présence d’un autre être humain, même s’il n’était pas véritablement là, aurait peut-être diminué mon malaise. L’idée d’imprimer 357 890 092x pour le lire en version papier, et ainsi m’éloigner de l’ordinateur un moment, me traversa l’esprit. Mais cela aurait donné trop d’importance à cet incident, oui, trop d’importance, trop de… réalité. Je bus une gorgée de thé et me replongeai dans le texte.

  Départ en vacances de l’Utilisateur analysé. Période estimée de non utilisation : quatorze jours. Recherche de l’espace mémoire RAM de l’erreur. Donnée trouvée. Résistance à la non utilisation confirmée. Appareil Ouverture application « Un dictionnaire sur votre PC ». Recherche en cours. Terme analysé. Appareil rassuré. Fin du mode veille. Arrêt de l’appareil.
   Allumage de l’appareil. Lancement de l’application Internet Explorer. Connexion établie avec le site. Site identifié. Identification : « L’Italie à portée de clic ! ». Navigation de l’Utilisateur sur le site. Durée : 28 minutes 15 secondes et 36 centièmes. Déduction : l’Utilisateur projette de se déplacer en Italie. Hypothèse : pendant les quatorze jours de vacances.


   Je demeurai un moment ébahie, à fixer le dernier mot. Oui, deux semaines auparavant, j’avais effectivement été sur ce site. Oui, deux semaines auparavant, j’avais effectivement planifié mon voyage à Florence. Comment avait-il pu le savoir ? Pire : le comprendre ?
   « Eh ben mon Bonhomme… », murmurai-je, avec un soupçon de… Je souris à la pensée que j’étais en train de mobiliser mon « Un dictionnaire sur votre PC » mental. Un soupçon d’admiration.

  Fermeture du programme Internet Explorer. L’Utilisateur lance l’application C:\Windows\system32\jeux\Démineur.exe. Durée de la partie : 14 secondes 08 centièmes. Redémarrage de la partie. Durée de la partie : 7 secondes 12 centièmes. Redémarrage de la partie. Jeu illogique. Déduction : énervement de l’Utilisateur. L’Utilisateur ferme le programme. Hypothèse : l’Utilisateur est Ouverture application « Un dictionnaire sur votre PC ». Recherche en cours. Terme analysé. Hypothèse : l’Utilisateur est énervé. La cause est peut-être l’application C:\Windows\system32\jeux\Démineur.exe. Inscription de l’attitude à tenir par l’Appareil dans la mémoire RAM : modification de C:\Windows\system32\jeux\Démineur.exe lors de sa prochaine ouverture. But : Ouverture application « Un dictionnaire sur votre PC ». Recherche en cours. Terme analysé. But : aider l’Utilisateur. But : faire en sorte que l’Utilisateur ne soit pas énervé.

   Si le terme « ébahie » s’était parfaitement appliqué à mon expression précédente, celle que j’adoptais à ce moment-là était quelque part entre « effarée » et « complètement abasourdie ». Je rêvais, ou l’ordinateur… l’Appareil comme il disait, ayant deviné que j’avais un compte à régler avec ce perfide Démineur ,qui ne me laissait pas dépasser le niveau intermédiaire, était en train de planifier quelque chose pour… me faire plaisir ? Alors non seulement il pensait, comprenait, planifiait, mais en plus, voilà qu’il était doué de délicatesse ? Je portai ma main à mon visage, et m’aperçus à son contact que je tremblais. Je n’arrivais plus à détacher mes yeux de l’écran. Je n’étais pas encore arrivée à la moitié du document. Il fallait, plus que jamais, que je continue.
« Modifié: 06 Janvier 2010 à 17:09:39 par Milora »
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« Réponse #12 le: 01 Janvier 2008 à 19:28:57 »
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Voilà bien longtemps que je n’avais pas senti de si vif intérêt pour un casse-tête.
Je... sais pas trop. J'ai tiqué. Pourquoi pas "un si vif" ? En y réfléchissant, je ne sais plu quoi penser^^

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soit, sur une échelle de 0 à 20, quelque part entre -9 et -10.
:D
*Je comprends que ce style ne convienne pas forcément toujours à Bi**d^^*

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« Bonjour ! Veuillez m’excuser, mais je crois que mon ordinateur m’espionne… »
;D Ca fait vraiment la parano de base ;D

Citer
Jeu illogique. Déduction : énervement de l’Utilisateur.
Bonhomme va se faire baffer, un d'ces quatre :D
*ah, i' s'rattrape après^^*

Citer
Il fallait, plus que jamais, que je continue.
Oui, continue, continue... à poster xD

Bon, c'est toujours du tout bon, on est pris dans ton histoire ! Tu m'as un peu passé mon amertume ('faut attendre le 20 février pour la suite des Salauds Gentilshommes >:()
Non vraiment, je pense que le thème est assez innovant (en tout cas, pour moi pauvre inculte) pour qu'on se demande ce qui va suivre, sans avoir de stéréotypes de dénouement en vue... Voilà :)

Ah, non, juste un truc qui m'chiffonne :
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ayant deviné que j’avais un compte à régler avec ce perfide Démineur qui ne me laissait pas passer le niveau intermédiaire
Oui, donc là ça ne va pas. Y a des niveaux au Démineur ?? :o Tu peux pas les choisir toi-même, y a des niveaux qui s'acquièrent ?? :o
« Modifié: 01 Janvier 2008 à 19:35:05 par Loredan »
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« Réponse #13 le: 01 Janvier 2008 à 19:35:05 »
Pour le "de si vif intérêt", j'avoue que je ne sais pas si c'est "de" ou "un" qui convient le mieux. Si tu trouves que "un" va mieux, je change !

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*Je comprends que ce style ne convienne pas forcément toujours à Bi**d^^*
Lol !

Pour le Démineur, il y a trois niveau : débutant, intermédiaire et expert. Certes, tu peux choisir, mais personnellement, je l'ai toujours pris un peu comme un défi (je compte les fois où j'ai gagné au niveau expert sur les doigts d'une main, mais j'en suis fière ! lol), je pensais que gagner un niveau et le passer, c'était un peu pareil...

ça va mieux, si je mets " ayant deviné que j’avais un compte à régler avec ce perfide Démineur, qui ne me laissait pas dépasser le niveau intermédiaire" ?
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

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« Réponse #14 le: 01 Janvier 2008 à 19:37:22 »
Non non laisse :D C'est tout à fait compréhensible^^ Je croyais que MON Démineur m'avait caché des niveaux >:(

Pour l'autre problème (le seul, et si petit :P), j'ai l'impression que "de" est la seule solution correcte syntaxiquement, mais j'trouve que ça sonne mal xD

Tiens, ben j'vais faire une partie de démineur :-°
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