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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Egarement temporel

Auteur Sujet: Egarement temporel  (Lu 2029 fois)

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Egarement temporel
« le: 11 Mars 2013 à 20:11:05 »
Je suis pas encore très satisfait de ce texte, mais je pense en faire quelque chose, comme un genre de prologue...



Un jour  tout aussi paisible que les autres, quelque chose de petit, de presque invisible, commença à germer. Cette petite chose fut comme plantée et débutait maintenant sa germination au cœur d’une petite forêt que veinait un petit ruisseau. Loin de tout cela et pourtant si près, deux hommes oisifs s’asseyaient littéralement dessus. Ils profitaient tranquillement du bruit léger des vagues et du bruissement du vent dans les arbres, en discutant du tout et du rien, de ce qui est et de  ce que n’est pas.
Ils finirent, après que de nombreux nuages soient passés, par se relever et aperçurent sur la rive d’en face deux ânes.
« - Ils ont l’air bien là-bas tu ne trouves pas ?
- C’est vrai qu’ils ont l’air bien. Une vie si simple, un pré pour eux tout seul, de la nourriture partout, de la compagnie et on leur a même construit une cabane pour s’abriter.
- La liberté.
-  Dis-toi, c’est là, juste en face. A cinq mètres à tout casser... On en est juste séparés par le courant de ce ruisseau qui coule sans jamais se fatiguer…. Le blond semblait captivé par les remous.
- Quand on voit ça, on se demande sur laquelle des deux rives se trouvent les ânes. » Rétorqua le brun plus attentif.
Et ils s’en allèrent, sortir du bois par un trou sombre pour se retrouver, à un peu plus d’une centaine de pas de là, à l’orée d’une ville. Ils finirent par s’engouffrer dans les artères de plus en plus purulentes des rues de verre et d’acier, puis le groupe de deux s’éparpilla dans les veines du colosse aux pieds bétonnés comme deux petites fourmis ouvrières.

Pourtant ils revinrent tout les deux un jour, bien décidés à longer le ruisseau  pour en remonter jusqu'à la source. Les voilà ainsi désertant vers les champs, suivant les sentiers de randonnée. Ils prenaient leur quête, à vrai dire, tout à fait à la rigolade et poursuivaient leur chemin avec comme seul bagage des blagues et quelques traits d’esprit, ainsi qu’une idée en terre qui poussait toujours, la gardant de coté pour plus tard surement.
Alors qu’ils dissertaient et débattaient sur un trou dans le sol qui s’apparenterait à une éventuelle empreinte de dinosaure (Le blond affirmant que c’était un Tyrannosaure, l’autre disait que c’était plutôt un Spinosaure), le ruisseau bifurqua dans un glissement hors de la parallèle qui la liait à la route, passant sous un trou de clôture et obligeant si l’on voulait la suivre à escalader un mur. Un mur qui s’étendait d’ailleurs à perte de vue en pleine ligne droite.
Les deux hommes étaient autant désemparés qu’agacés.
« - Bon qu’est ce qu’on fait ?
- On saute le mur ?
- T’es fou ! Il doit être gardé, on ne peut  pas faire ça. Il enchaîna,
Que dit la météo temporelle ?
- Hm, quelques légères perturbations mais rien qui ne devrait altérer le bon déroulement, à priori.
- Ca pourrait expliquer les empreintes de dinosaures… Ca se saurait si la météo donnait toujours les bonnes prévisions.
-  On a qu’à camper là pour la nuit.
-Bonne idée. »

Alors que la nuit noire tombant sur la terre se retrouvait parsemée d’étoiles, les deux compères allumaient un feu de camp tandis qu’à quelques mètres d’eux poussait encore, et de plus en plus vite, un arbuste d’une bonne taille.
Ainsi assit face au mur, le feu dans leurs dos renvoyant leurs ombres en grand format sur les briques brunes. Ils discutaient en contemplant le ciel, l’espace dit-on la nuit, qui paraissait ne pas toucher sol et être infini, caché derrière ce mur comme seul rempart face au vide.
«  -Alors nous voilà au pied du mur.
- Même si on voulait abandonner maintenant, on se retrouverait encore et toujours dos au mur…
- On pourrait le longer encore par là…
- Le suivre comme pour le ruisseau ? Ca me parait sans fin ni solution…
- …
-  Tu sais, les empreintes, je ne pense pas que la météo soit aussi fausse au point de ne pas signaler un remappage temporel de plusieurs millions d’années… Il doit y avoir quelque chose d’autre, dans les parages…
- Tu crois que c’est lié au mur ?
- Dis pas de conneries non plus!
- Tu ne trouves pas ça bizarre que l’on ait rencontré personne près de ce mur ? Des champs, quelques rares oiseaux, sinon rien, le vide…
- C’est vrai, un sorte de minutie à vouloir s’en détourner, à en vivre loin, à en détourner les yeux à tout prix…
- Et si on l’escaladait ?
- Regardes bien cette lune, ces étoiles, cette étendue. Regardes bien le vide qu’il y à coté terre et imagines toi un vide encore plus infini et invivable de l’autre coté. Voila tout ce qu’il peut y avoir.
- C’est justement ça ! Cette étendue ultime de liberté où se réfugient tous nos rêves la nuit. Sens au moins cette curiosité ! On a qu’à faire le mur et on sera fixé. »

Quand il disait cela, l’arbre continuait de pousser à une vitesse folle et, le feu renvoyait son ombre, une ombre immense et difforme, pleine de crocs et de griffes apparu juste à coté des deux silhouettes, prenant toute la hauteur du mur.
« - Tu vois, on ne peut pas le faire. Dit l’un avec un calme effrayant. Il y a ce monstre qui nous en empêche.
Silence.
- Et si ce mur c’était l’humanité ?
-L’Humanité ?
- Oui, les gens depuis s’en serait légèrement détournés pour bâtir leurs propres murs, leur propre humanité, leurs propres villes, et de temps en temps certains viendraient là et poseraient leur pierre à l’édifice.
- Le dernier rempart, pour nous, vers quelque chose de plus grand non ?
- Oui.
- Alors pourquoi on nous en empêche ?  C’est quoi cette ombre à la fin ?!
- Regardes d’où elle vient. Du feu, du feu naturel, une puissance fondamentale de la nature. Voilà ce qui nous en empêche, la nature même.
- C’est pourtant bien nous qui l’avons apprivoisé cette force de la nature, nous les hommes !
Nouveau silence.
- Moi, je crois que ce qui nous en empêche, c’est la nature, le grand tout, notre intégrité même au monde vivant et sensible. Cette ombre c’est notre physique et le monde naturel qui nous contraint à nous détourner de ce qu’il y a derrière le mur. Pourtant, avec nos esprits nous pouvons voir ce ciel d’infini de liberté, parce que nous avons apprit à voir et à réfléchir. C’est comme une petite part du tout qui sommeille en nous, comme un héritage ou un signe.
 Voilà ce que dit le brun. Après un temps, le blond lui répondit :
- Je pense plutôt que cette ombre, comme tu dis c’est la nature, mais plus encore, notre nature humaine même. Nous avons dompté le feu, nous pouvons presque comprendre ce qu’il y a derrière et qui nous attire, mais nous sommes trop limités dans notre réflexion par rapport aux possibilités de cette étendue. Les possibilités de réflexion et d’imagination sont infinies et nous, nous sommes limités par notre corps et nos dépendances en toutes sortes, c’est cette double nature humaine qui a accès à la réflexion et physique qui nous empêche d’atteindre l’infini des possibilités. »

Il y eu un tremblement de terre et un bruit assourdissant. Le sol se fendit sous les pieds des deux hommes, et une racine immense en sortit pour se balancer et faire voler un pan du mur dans un éclat de briques. Des branches monstrueuses fouettaient l’air et frappaient parfois le sol d’un bruit assourdissant.  Le feu était éteint, balayé au loin, et à cet endroit le sol trembla encore un peu. Après de légères secousses une sorte de vaisseau spatial d’une dizaine de mètres se déterra du sol. Les deux hommes étaient en fait dans un cockpit.
Une voix métallique beuglait à tue-tête
« ALERTE ! ALERTE ! ZONE DE TURBULENCE !
- Qu’est ce que c’est que ce bordel ?!
- Putain voilà la faille !!
L’idée même de l’ «ALERTE ! ALERTE ! ZONE DE TURBULENCE ! », Tomba dans l’oreille d’un sourd.
Les branches s’abattaient tout autour du pare brise du vaisseau, des feuilles grandes comme des maisons tombaient un peu partout. A l’intérieur ça tremblait de tout les cotés, des objets volaient et un silence tendu entre les deux hommes semblait tirer leurs traits.
- Tu te rends compte de tout ce qui, là à l’instant présent peut bien se passer partout dans le monde, les milliards de petites chosent uniques qui se déroulent et qui n’arriveront peut plus jamais dans le futur, comme des choses qui sont déjà arrivées et qui n’arriveront plus. ALERTE ! ALERTE ! ZONE DE TURBULENCE ! Et surtout de la durée de notre vie, et de notre présence physique non unique, mais petite et de passage, juste comme une feuille de printemps qui ne connaîtra jamais les quatre saisons.
- Nom de Dieu mais regardes  moi ça… C’est  pas une faille, c’est une tempête temporelle !
ALERTE ! ALERTE ! ZONE DE TURBULENCE ! »
Le vaisseau tentait de s’enfuir en esquivant les branches, zigzaguant comme une mouche que l’on balaye. Il fit le tour de l’arbre dont on ne voyait même plus la cime, et monta en piqué vers le ciel.
Alors qu’ils s’éloignaient enfin, dans les turpides du ciel noir et mauve un coup de foudre temporel frappa le vaisseau de plein fouet, pour le faire disparaître.
Qu’est il advenu de nos deux héros ?
Ce livre ne racontera évidement pas leur histoire.
« Modifié: 14 Août 2013 à 17:38:03 par Ben.G »
Le style c'est comme le dribble. Quand je regarde Léo Messi, j'apprends à écrire.
- Alain Damasio

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Re : Puisqu'il faut poser les bases...
« Réponse #1 le: 11 Mars 2013 à 21:39:16 »
Référence à RRRRRR non ?
-Pourquoi ?
-Pourquoi pas ?
      -Le fou de gouttière

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Re : Egarement temporel
« Réponse #2 le: 13 Mars 2013 à 23:08:58 »
non?
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Re : Egarement temporel
« Réponse #3 le: 13 Mars 2013 à 23:12:37 »
Ah désolé, la fin ressemblait à une blague du film (excellent d'ailleurs, si tu t'emmerde je te le conseille, peu de gens ne l'aime pas), du coup bien joué, la fin retentit bien, ça fini sur une note originale.
Mais dans ton idée de prologue, tu continuerai avec une toute nouvelle histoire ?
-Pourquoi ?
-Pourquoi pas ?
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Re : Egarement temporel
« Réponse #4 le: 14 Mars 2013 à 03:47:38 »
Ca fait tellement longtemps que je l'ai pas vu faudrait que je remate ca  :mrgreen:

Oui un truc qui à rien à voir, j'ai une petite idée de scenar, un peu compliqué à mettre en place, et en gros je souhaite seulement réeutiliser en quelque sorte les deux persos de ce texte séparement, en gros, pour assaisoner ma..soupe. Merci pour le passage en tout cas  ^^
Mais le reste du texte?
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Re : Egarement temporel
« Réponse #5 le: 01 Avril 2013 à 14:33:05 »
J'ai pas tout capté, là ???

Les types, c'est qui ? La plante géante, c'est quoi ? Le mur ? Planter des tonnes de mystère, c'est bien, mais si on a pas un bout d'élément de réponse, c'est difficile d'en tirer quelque chose, non ?  ::)

De toute façon, à l'école, j'étais nul en philosophie temporelle :'(


La dernière phrase, y'a pas une boulette ? :mrgreen:
Je suis capable du pire comme du meilleur, mais c'est dans le pire que je suis le meilleur (^.^)v

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Re : Egarement temporel
« Réponse #6 le: 02 Avril 2013 à 01:03:00 »
Re salut!

Les types c'est des gens, le mur c'est relativement expliqué quand meme! Sinon je note, le surréalisme c'est bien, mais trop c'est peut etre trop justement... Des reponses y'en a pas forcement, ni  toujours...

Non pour la derniere, c'est que je pensais en faire un prologue, mais finalement je j'ai peur que ca perde plus qu'autre chose, donc la j'essaye de trouver l'elan pour ecrire, et je train plus trop ici aussi :(

Merci encore pour ton travail de lecture, t'as vraiment été les deterrer ceux la (merci aussi pour l'autre texte, je pense pas le retoucher de toute facon mais ca fait plaisir et ca cible un peu mes lacunes ;) )

Au plaisir!
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