Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Grizzli

Auteur Sujet: Grizzli  (Lu 12245 fois)

Hors ligne Mnemosyne

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Re : Re : Grizzli
« Réponse #30 le: 02 Mars 2013 à 21:56:16 »
Je comprends, j'ai une amie qui dessine comme tu écris.

Je me bats contre elle, car elle fait des choses magnifiques qui dorment dans des pochettes...

Mais je comprends.
Ah, elle aussi elle a le syndrome de la "Vainattitude"? :)

Pour être honnête, je vis parfois des moments de découragement. Ou tout simplement de lassitude.
Une femme avertie en vaut deux.

"Toute l'écriture est de la cochonnerie (...) Toute la gente littéraire est cochonne", Artaud.

Hors ligne azerta

  • Calliopéen
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Re : Grizzli
« Réponse #31 le: 02 Mars 2013 à 22:05:43 »
Je te demanderais bien si le découragement est lié à l'écriture ou à autre chose. Mais là je suis trop curieuse et hors sujet :mrgreen:

En lisant les com, je vois que mon enthousiasme est partagé.

Allez, haut les coeurs!

Hors ligne Mnemosyne

  • Prophète
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Re : Grizzli
« Réponse #32 le: 02 Mars 2013 à 22:07:29 »
C'est lié à l'écriture. Mais je reprends du poil de la bête ces temps-ci.

Merci pour vos encouragements en tout cas.
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Hors ligne lepion

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Re : Grizzli
« Réponse #33 le: 02 Mars 2013 à 22:10:40 »
Salut Mnémo, ton texte est sec et nerveux, profond, opaque, intéressant. J'adhère pour une suite, également.
amitiés
rien ne sert de partir à point, il faudra courir.

Hors ligne Mnemosyne

  • Prophète
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Re : Grizzli
« Réponse #34 le: 04 Mars 2013 à 02:46:56 »
Troisième partie

Bien sur, ne jamais dire tout ce que l’on pense haut et fort. Le penser oui, le dire ?  Jamais. C’est ce qu’on apprend à l’être humain : Refréner l’animal en lui. Pour ma part, c’est l’animal qui m’a toujours tenu en laisse jusqu’à ce que je cède. L’Homme m’a fait fuir, la bête m’a repêché. La bête m’a appris. Nous  vivons  désormais en harmonie loin du monde. Question de survie. Je devais m’isoler pour ne pas devenir fou. J’avais le choix entre éteindre mon regard pour ressembler à tous ces gens, ces zombies qui me montraient du doigt ou alors craquer et m’écrouler vaincu. Dans les deux cas, c’était l’échec. J’avais choisi la solitude. Il fallait que je m’éloigne de la plèbe pour préserver le peu d’humanité qui me restait. Et surtout, n’allez pas croire que ce choix a été dur pour moi, ce serait faux. Maintenant que j’y repense, choisir la solitude était la solution la plus facile pour moi. Parce que feindre est au dessus de mes forces, parce que tous ceux que je connaissais m’avaient déjà renié, et parce que suivre la bête est plus facile qu’on ne le croit. Ce qui a été le plus dur, par contre, c’était de tout recommencer. Vivre de ma passion dans un monde où il fallait travailler pour les autres pour se sentir utile. Un monde où les idéalistes étaient relégués au rang de fainéants. Fainéant, je devais l’être d’une certaine manière, puisque je travaillais à mon rythme, et il m’arrivait de demeurer oisif des jours et des jours, à ne rien foutre de mes dix doigts, si ce n’est cloper cigarette après cigarette, à regarder des films en noir et blanc me rappelant ma jeunesse heureuse avec mes parents. Cependant, il m’arrivait aussi de m’acharner sur moi-même quand mes arabesques ne ressemblaient en rien à ce que j’avais imaginé dans mes rêves de fou à lier. J’entrais alors dans des colères terribles. Myriam pensait alors pouvoir me calmer avec ses « Si tu n’en veux pas, je le prends pour le mettre dans mon petit salon tout vide ». Ma colère ne faisait alors qu’empirer. L’art n’est pas là pour nous distraire, l’art n’est pas là pour meubler les vides. Comment faire comprendre cela à cette femme ? C’est tout juste si elle ne se servait pas de mes toiles pour allumer le feu dans sa cheminée. Je suis certain qu’elle l’a déjà fait dans ses fantasmes les plus fous, la bougresse.
Si j’avais pu écrire un livre sur ma vie, Myriam aurait été un non-personnage, quelque chose qui aurait été là sans être là. Un objet avec une âme prenant de la place, mais qu’on oublie vite par habitude ; le regard passe en travers avec facilité, comme cette main  passant sur une surface lisse. Cependant, cette même main qui passe est parfois entravée par une petite bosse disgracieuse qui dépasse sortant de nulle part. C’est ainsi que surgit Myriam dans ma vie en sortant des murs. Des murs qu’elle épouse parfaitement si elle daignait m’écouter. J’avais beau chercher des écorchures en elle, et d’éventuelles vilaines bosses, mais rien. J’aurais voulu qu’elle soit écorchée. Nous aurions été à égalité, tous deux en échec devant le monde, mais en harmonie l’un avec l’autre. Au lieu de cela, elle m’a laissé gagner. Je suis le plus fort, parce que moins amoureux qu’elle. Je ne sais même pas si j’en suis amoureux, tiens. Surement qu’on finit par tomber amoureux de la première ombre qui passe et repasse sans cesse dans notre vie. J’aime Myriam, autrement, je l’aurais éjectée définitivement de ma vie. Je l’aime. A ma manière.
Une femme avertie en vaut deux.

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Hors ligne azerta

  • Calliopéen
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Re : Grizzli
« Réponse #35 le: 05 Mars 2013 à 21:17:01 »
 :o  Je découvre juste la seconde partie !

J'avais sauté les commentaires donc je ne l'ai pas vue.
Peut-être peux-tu l'indiquer en bas de ton premier message.


Donc au sujet de la deuxième partie :

Pour moi il manque un peu d'action, nous sommes encore dans la reflexion et le ressenti. Comme on en déjà eu un bon bout en première partie, moi j'ai envie que ça commence à bouger.
Réfléchir sur l'art dans l'abstrait m'irrite vite, mais c'est vraiment un sentiment perso.

Sur le forme le style est toujours agréable. Tu manies vraiment bien la métaphore. Plusieurs sont bien trouvées.


La dernière phrase : Je lui donne toute la haine que j’ai envers le monde, elle me le rend propre et aseptisé. C’est abject.
Si ce pronom remplace la haine, il faut mettre "la".

Et j'adore cette phrase  :mrgreen:

Hors ligne Mnemosyne

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Re : Re : Grizzli
« Réponse #36 le: 05 Mars 2013 à 21:27:50 »
:o  Je découvre juste la seconde partie !

Pour moi il manque un peu d'action, nous sommes encore dans la reflexion et le ressenti. Comme on en déjà eu un bon bout en première partie, moi j'ai envie que ça commence à bouger.
Réfléchir sur l'art dans l'abstrait m'irrite vite, mais c'est vraiment un sentiment perso.

T'inquiète, ça vient. Je voulais montrer un personnage concentré dans son "moi". ça me sert aussi de support pour raconter un peu grosso modo sa façon de voir les chose. Ca servira plus tard, tu verras.
Ma prochaine partie devrait répondre à ce que tu attends (l'action).
Patience:)
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Hors ligne azerta

  • Calliopéen
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Re : Grizzli
« Réponse #37 le: 06 Mars 2013 à 09:03:04 »
troisième partie :

"C’est tout juste si elle ne se servait pas de mes toiles pour allumer le feu dans sa cheminée. Je suis certain qu’elle l’a déjà fait dans ses fantasmes les plus fous, la bougresse. "


Ah Ah Ah. Et comme je la comprends.

Petit à petit, elle deviens plus attachante que lui.
Par contre le héros me plait de moins en moins avec ses petites compromission et son mépris affiché.



"Des murs qu’elle épouse parfaitement si elle daignait m’écouter" problème de concordance des temps. Ou bien il manque une virgule. Mais comme ça ce n'est pas clair.



J'attends l'action  :mrgreen:

Hors ligne Mnemosyne

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Re : Grizzli
« Réponse #38 le: 06 Mars 2013 à 12:56:06 »
Tant mieux, si le personnage féminin est attachant aussi parce que je n'ai pas l'intention d'en faire un personnage effacé.
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Hors ligne Bukobar

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Re : Grizzli
« Réponse #39 le: 09 Mars 2013 à 00:15:01 »
Pas mal du tout, rien à redire au texte, hormis d'infimes bricoles, anecdotiques et inutiles. On aimerait aussi en savoir un peu plus. Toujours étonnant de voir une femme se mettre avec tant d'à propos dans la silhouette d'un homme, qui plus est dans son esprit. Et d'ailleurs, pas n'importe quel homme. Fiction ou réalité? Inspiration ou expérience? Un mix? S'il vous plait, mlle, une réponse claire et concise... Pas de "je botte en touche"... Votre pudeur, dans ce texte, n'en est plus une... D'ailleurs, on peut aussi penser que c'est de vous dont vous parlez.... Voyez comme je parle du fond, et non de la forme...

Hors ligne Mnemosyne

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Re : Re : Grizzli
« Réponse #40 le: 09 Mars 2013 à 00:45:38 »
Pas mal du tout, rien à redire au texte, hormis d'infimes bricoles, anecdotiques et inutiles. On aimerait aussi en savoir un peu plus. Toujours étonnant de voir une femme se mettre avec tant d'à propos dans la silhouette d'un homme, qui plus est dans son esprit. Et d'ailleurs, pas n'importe quel homme. Fiction ou réalité? Inspiration ou expérience? Un mix? S'il vous plait, mlle, une réponse claire et concise... Pas de "je botte en touche"... Votre pudeur, dans ce texte, n'en est plus une... D'ailleurs, on peut aussi penser que c'est de vous dont vous parlez.... Voyez comme je parle du fond, et non de la forme...

Ce qui m'importe avant tout, c'est de savoir si l'idéologie mise derrière tient la route. Si le personnage est crédible. Je voudrais qu'on le trouve dérangeant, pas au sens "je l'aime pas" mais au sens "intrigant" ou "je ne sais pas si j'aime ou pas".

Sinon, c'est un mix entre réalité et fiction, oui.
Beaucoup de fiction hein, j'ai pris cet exercice très au sérieux: Me mettre dans la peau d'un homme.
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Hors ligne Bukobar

  • Tabellion
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Re : Grizzli
« Réponse #41 le: 09 Mars 2013 à 00:59:22 »
Haha. Ben en tout cas, ton personnage tient très bien la route, pour ne pas dire la corde (dans les deus sens du terme  ;)). Qui plus est, tu n'as pas pris le facile des hommes. Mais bravo. On le cible, on le visualise très bien. Pour moi, en tant qu'homme, c'est presque un confrère ; un collègue. Il existe.

Hors ligne LeBossu

  • Grand Encrier Cosmique
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Re : Re : Grizzli
« Réponse #42 le: 09 Mars 2013 à 01:05:51 »
Pour moi, en tant qu'homme, c'est presque un confrère ; un collègue. Il existe.
Ça, c'est un beau compliment.  :mafio:
Et alors ?

Hors ligne Mnemosyne

  • Prophète
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Re : Re : Re : Grizzli
« Réponse #43 le: 09 Mars 2013 à 01:07:04 »
Pour moi, en tant qu'homme, c'est presque un confrère ; un collègue. Il existe.
Ça, c'est un beau compliment.  :mafio:

D'ailleurs, ma main en tremble d'émotions  :s
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Hors ligne Bukobar

  • Tabellion
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Re : Grizzli
« Réponse #44 le: 09 Mars 2013 à 01:21:59 »
Ta main en tremble d'émotions, parce que tu l'as beaucoup regardé cet homme, et avec amour.... Nan?

 


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