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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » [blind texte] Le procès de Cupidon

Auteur Sujet: [blind texte] Le procès de Cupidon  (Lu 3033 fois)

Hors ligne Elhora

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[blind texte] Le procès de Cupidon
« le: 25 Février 2013 à 15:40:46 »
Salut  ;D

Alors il faut impérativement que je retravaille ce texte -en particulier la fin- mais je n'ai pas eu le temps. Donc je vous laisse vous exprimer, ça m'aidera surement pour le reprendre.

- J'ai corrigé les fautes que tu m'as indiquées Bossu, merci à toi  ;x -

Bonne lecture



Le Procès de Cupidon
[/size]

Procès de Cupidon, Prise de note. 5 décembre 2041, 6h32, Yorn.

Je ne sais pas comment j’aurais pu arriver là si la police n’avait pas ouvert les voies d’accès souterraines aux journalistes. La foule ne cesse de croître devant le tribunal. Certains sont là depuis plusieurs jours mais ce matin, la ville est paralysée. J’entends dire par mes collègues qu’on atteindra bientôt les cinq cent mille manifestants. Je regrette de n’avoir pas suivi la thérapie que mon père m’avait proposée pour lutter contre ma claustrophobie. Je sais que nous sommes plus en sécurité à l’intérieur, mais qui peut m’assurer que nous pourrons ressortir ? Nous sommes une quinzaine de journalistes ou écrivains aux abois, sirotant nos cafés, agrippés à nos blocs notes, guettant les sons, les mouvements, attendant impatiemment d’être introduits dans la salle du procès. Personne ne l’a vu et le public ne le verra jamais puisque les photos sont interdites. Est-ce qu’il ressemble vraiment à un bébé avec des ailes ? Sera-t-il nu ? Son arc et ses flèches ont été confisqués lors de son arrestation, donc il ne peut pas nous atteindre, on ne risque rien, ils nous l’ont certifié.
Des mois de traque infernale depuis qu’un octogénaire l’avait aperçu dans un bois et ils ont fini par l’arrêter ! Ficelé comme un saucisson, embarqué le Cupidon ! La liste de ses crimes est longue car de nombreux collectifs se sont établis en partie civile réunissant 356 241 plaintes uniquement pour notre pays.
Je n’ai pas d’opinion sur ce procès. Je n’ai personnellement jamais eu à me plaindre de Cupidon. Je suis jeune et l’amour ne fait pas partie de ma liste de déboires. S’ils le condamnent, vais-je regretter de ne pas l’avoir connu ou serais-je au contraire chanceux de pouvoir m’en passer ? Je l’ignore encore.
Les hurlements de la foule s’intensifient. J’entends distinctement les mots « crève ordure » repris en cœur par « qu’il crève qu’il crève ». Les anti-cupidon sont déchainés, enragés. Il y a de fortes chances pour que le préfet fasse intervenir l’armée si la foule se densifie. Pourquoi ne peuvent-ils pas simplement laisser la justice faire son travail ?

Huit heures, on est introduit dans la salle d’audience. L’endroit est majestueux. Le jury est déjà en place, le greffier collé à sa machine. C’est un procès en huis clos, nous sommes le seul public autorisé avec pour consigne de prendre des notes et de nous tenir tranquilles. Le silence est lourd, la tension palpable alors qu’au dehors la foule hurle sa haine. C’est un moment historique. Cupidon va arriver, tout le monde retient son souffle. Je suis au troisième rang, j’ai laissé mes collègues plus petits s’installer devant. Je suis un grand bonhomme et je ne louperais pas un détail de ce qui va se jouer pendant ces prochaines heures. Il entre, encadré par deux militaires de la section spéciale. Il est … affreusement pathétique. Il mesure moins d’un mètre. Il est vêtu d’une espèce de toge grossière dans laquelle deux trous ont été faits pour laisser passer ses ailes. Il est menotté mais au vu de son visage pâli et des larmes qui coulent en cascade sur ses joues, je doute qu’il ait l’intention de s’enfuir. C’est un bambin joufflu qui marche avec difficulté et renifle sans cesse. Il regarde le sol, portant la culpabilité sur son visage et l’incompréhension dans son regard. Son avocat l’accueille avec chaleur et je l’entends murmurer que « tout ira bien ». Il s’assoit avec difficulté, gêné par les entraves à ses poignets et par ses ailes attachées.

La juge s’installe et énonce les chefs d’accusation : « Monsieur Cupidon, vous êtes accusé de crime contre l’humanité pour tortures volontaires sur 315 698 personnes et homicides volontaires de 40 523 ressortissants de notre état. Prenant en compte votre immortalité, vous encourez la peine de prison à vie, une interdiction d’exercer votre profession ainsi que différents travaux d’intérêts publics à effectuer également pour l’éternité. Vous avez choisi de plaider « non coupable », je laisse la parole au procureur de la République ».

Cupidon éclate bruyamment en sanglots. Il gémit et se tord sur sa chaise. La juge tape trois fois avec son marteau lui ordonnant de se reprendre. Je vois son avocat lui attraper la main et la serrer. Ses gémissements s’atténuent.
Le procureur se lève et se tourne vers le parterre des jurés. « Mesdames et Messieurs les jurés, comme vous le savez … ».

Les quatre heures qui suivent sont exténuantes, je n’arrive pas à tout noter. C’est une litanie de souffrances décrites dans le détail. « Madame A a trouvé son mari au lit avec une autre, de douleur, elle l’a tué ainsi que sa maîtresse avec une arme à feu. Monsieur P allait très bien avant qu’il ne soit touché par son amour pour Madame K qui ne l’aimait pas en retour. Monsieur P a fait une dépression, est devenu alcoolique, a perdu son travail et s’est retrouvé à la rue. Monsieur J épris de Madame H s’est suicidé lorsque sa compagne est morte de maladie dans ses bras. Madame X a subi les coups et la violence de Monsieur M par amour pour lui sans se plaindre jusqu’à ce qu’il la tue etc. » Voilà la liste d’exemple (forte de détails) que nous avons entendue pendant plus de deux heures. On sentait la colère monter dans le jury et certains avaient du mal à retenir leurs larmes. Cupidon ne cessait de sangloter bruyamment jusqu’à ce qu’il finisse par s’endormir (ce qui fût une bénédiction pour nos oreilles et je soupçonne d’ailleurs son avocat de lui avoir fait boire un somnifère).
Une pause de dix minutes est bienvenue. Quand nous retournons dans la salle d’audience, j’entends Cupidon ronfler. Plus aucun doute, les médicaments fonctionnent sur les anges. Personne ne s’en plaint cependant et la juge fait comme si elle n’avait rien vu. L’énumération de ses méfaits reprend. Après les différentes morts par amour, le procureur rentre dans les détails de la torture quotidienne. A la cinquantième minute, Cupidon se réveille affolé et repart en cascades de larmes quand il entend ce qui lui est à nouveau reproché. Je vous livre un petit extrait de discours travaillé du procureur : « Pouvez-vous imaginer ce qu’a ressenti Eva quand Matthieu, qu’elle avait passé des jours et des nuits à écouter, à consoler, à essayer de comprendre, Matthieu pour qui elle avait changé de travail, perdu certaines de ses amies (qu’il ne supportait pas) élevé presque toute seule leurs trois enfants, quand celui-ci lui dit qu’il allait la quitter pour une autre ? Imaginer la douleur de cette pauvre femme! Ces années de sacrifice, de dévotion, par amour et pour quoi ? Pour rien ! Pour tout perdre d’un coup ! Vous connaissez ces situations Mesdames et Messieurs les jurés, soyons honnêtes, regardons la vérité en face. Qui a détruit cette femme ? Qui l’a mise en lambeau au point qu’elle cessa de se nourrir pendant plusieurs mois, que ses chers petits furent contraints de subir la violence d’un divorce ? Qui ? Si ce n’est ce lui ! Ce manipulateur fourbe qui se joue de tout et de tout le monde, qui nous promet le bonheur et nous offre l’horreur, lui et lui seul a créé ces situations. Regardez le Mesdames et Messieurs, regardez bien en face ce meurtrier, ce monstre : Cupidon ! » Il le pointait du doigt avec colère et Cupidon se bouchait les oreilles pour ne plus entendre, tout en continuant à renifler toujours aussi bruyamment.
A ce moment-là, il faut bien dire que j’étais perplexe. Le réquisitoire contre ce petit bonhomme était lourd et je tremblais de constater les terribles dégâts que peuvent causer l’amour. J’avoue que je n’étais pas très tenté par l’expérience à priori mais ces dernières heures venaient de me décider définitivement à y renoncer. Pourtant, j’avais toujours du mal à croire que ce bébé pleurnichard était responsable de tant de violence. Mes pensées furent très vite détournées par le bruit dans la rue qui s’amplifiait. La juge demanda une pause et nous fûmes informés que l’armée intervenait car les militants avaient passé les barrages de police pour forcer la porte du tribunal. On nous fit attendre dans une pièce voisine sans fenêtre qui cependant, ne nous protégeait pas des hurlements ni du bruit des hélicoptères qui envoyaient des jets d’eau sur la foule pour qu’elle se disperse. On  nous apporta tout de même des sandwichs et le procès reprit vers quatorze heures.
Cupidon n’était plus que l’ombre de lui-même. Il ne pleurait plus, il ne bougeait plus en fait. Il restait prostré avec des yeux grands ouverts, hébétés et je m’en inquiétais.
La juge invita l’avocat de la défense à plaider. J’avais hâte qu’on entende enfin la version de notre coupable. Dans la rue, le calme semblait être revenu. Plus aucun cri ne nous parvenait et je me dis que je pourrais rentrer chez moi sans encombre le soir même.

Un flash de lumière blanche m’aveugla. Une femme immense apparut au centre de la salle d’audience. Elle était très belle, habillée de rouge avec de longs cheveux noirs.
Elle prit la parole sans s’adresser à aucun d’entre nous comme si nous n’étions que des moucherons posés sur une vitre.
« Mon chéri, viens ici, je t’en prie. » Les liens de Cupidon se détachèrent et il s’envola avec grâce dans les bras de la jeune femme. « Excuse-moi mon cœur d’avoir été si longue, mais j’étais en pleine conciliation avec les Zeldons. Enfin, une affaire importante, comme tu le sais. » Elle le serra contre elle. « Tu  sais très bien qu’il est interdit de se rendre sur Terre. N’est-ce pas ? » Le bambin qui avait retrouvé ses couleurs et un charmant sourire, hocha plusieurs fois la tête en signe d’assentiment. « Ils sont dangereux ! Ils sont primitifs, indélicats, stupides, égoïstes et n’oublie pas qu’ils sont encore en sursis et que le Conseil peut décider à tout moment d’éradiquer leur planète.  Tu imagines le risque que tu prends mon amour en te rendant sur Terre? » Encore une fois, le bambin, collé sur les seins de sa mère qui le regardait avec compassion et tendresse, acquiesça.
« Hum hum, excusez-moi » intervint la juge. « Qui êtes-vous ? ».
« Oh pardon, je suis malpolie. Gabriella, troisième du nom, la mère de cet enfant polisson !» Elle prit conscience de notre présence, plissa les sourcils. Elle semblait se demander si oui ou non nous méritions son intérêt. Pensée qu’elle chassa rapidement : « Nous devons partir, nous sommes pressés, alors passez une bonne journée ». Elle était sur le point de s’éclipser quand Cupidon lui murmura quelque chose à l’oreille. « Ah oui, bien sur mon ange ». Elle posait son regard sur lui avec beaucoup d’admiration et de bienveillance toute maternelle.

Elle se tourna vers l’assemblée et nous dit ceci : « Mon fils souhaite que la vérité soit rétablie. Il s’appelle Alex et non « Cupidon ». Il adore chasser des fruits dans les arbres avec son arc. Il vous pardonne pour tout ça car il sait que vous êtes stupides donc ce n’est pas de votre faute. En ce qui concerne les crimes dont il a été accusé, Il dit que vous êtes responsable de vos sentiments amoureux, de vos choix et de vos déchirements. Evidemment ! » Elle leva les yeux au ciel, exaspérée de devoir énoncer une telle évidence. «  L’amour est réel ou illusoire et c’est à chacun d’entre vous de reconnaître le véritable amour du fantasme. Vous ne pouvez en aucun cas accuser un autre de vos erreurs de jugement. » Se tournant vers son fils : « c’est bien ça mon chéri ? » Il acquiesça à nouveau. « Très bien. Mais tu sais qu’ils ne vont probablement rien comprendre n’est-ce pas ? Mais oui, tu as raison, on peut toujours essayer. »
Puis de s’adresser de nouveau à nous sur un ton de confidence « C’est qu’il est de nature très généreuse voyez-vous. Et bien je vous souhaite le bonjour. »

Et en un instant elle n’était plus là emmenant son fils avec elle sans rancune.
« Modifié: 02 Mars 2013 à 13:08:55 par Elhora »

Hors ligne OliveDuWeb

  • Calame Supersonique
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    • Page auteur
Re : [blind texte] Le procès de Cupidon
« Réponse #1 le: 26 Février 2013 à 13:58:57 »
Voilà donc le texte que plusieurs ont tenté de m'attribuer.

J'en suis flatté, soit dit en passant, car l'idée est excellente.

(Rien de bien constructif pour l'instant, mais je repasserai, promis)
"Les seuls beaux yeux sont ceux qui vous regardent avec tendresse" (Coco Chanel)

Jon Ho

  • Invité
Re : [blind texte] Le procès de Cupidon
« Réponse #2 le: 26 Février 2013 à 15:36:14 »
Je repasserai aussi, faute de temps.
Juste pour dire que c'est vraiment bon :)

 :mrgreen: :oxo: :mrgreen:


Hors ligne Meilhac

  • Comète Versifiante
  • Messages: 4 000
Re : [blind texte] Le procès de Cupidon
« Réponse #3 le: 26 Février 2013 à 16:23:52 »
décidément Elho je trouve que tu as un su-per style.

fautes aperçues en passant :
choeur, par coeur
Etat, pas état
bloc-notes, vérifie l'orthographe

hyper classe ta langue, une espèce d'équilibre entre simplicité et intensité, ta manière de balancer tes phrases par moments on dirait du genet. tes passages d'un temps à l'autre, tes virgules et absences de virgules...  :)

(je suis moins convaincu par l'idée mais l'idée au fond on s'en fout un peu, et puis c'était un exercice de style saint-valentin)

texte que tu as beaucoup travaillé j'imagine.
félicitations anyway
biz ;)
« Modifié: 26 Février 2013 à 17:00:25 par Meilhac »

Hors ligne Freakazoid

  • Calliopéen
  • Messages: 405
Re : [blind texte] Le procès de Cupidon
« Réponse #4 le: 26 Février 2013 à 16:56:32 »
Vraiment très sympa. Dans un premier temps, j'étais un peu déçu par la fin qui donnait un récit vraiment misanthrope. Mais en écrivant mon message, j'ai revu mon jugement en me disant qu'après tout, ça restait un texte absurde et humoristique.

Bref, j'appose mon sceau d'approbation (il vaut ce qu'il vaut ^^)

Hors ligne Tomoyo

  • Calliopéen
  • Messages: 578
Re : [blind texte] Le procès de Cupidon
« Réponse #5 le: 26 Février 2013 à 20:26:23 »
saaalut,

Citer
et je ne louperais pas un détail de ce qui va se jouer pendant ces prochaines heures.
louperai

Citer
pour lui sans se plaindre jusqu’à ce qu’il la tue etc. »
le etc. est après le guillemet

Citer
Voilà la liste d’exemple
Exemples

Citer
Cupidon ne cessait de sangloter bruyamment jusqu’à ce qu’il finisse par s’endormir
Si c’est pas chou ça  ^^

Citer
ce qui fût une bénédiction
fut

Citer
et je soupçonne d’ailleurs son avocat de lui avoir fait boire un somnifère).
Ah non dommage, je préfère l’idée du bambin qui s’endort à force d’avoir trop pleuré  :(

Citer
Imaginer la douleur de cette pauvre femme!
Pour le coup, j’aurais mis « imaginez » et manque un espace devant ton « ! »

Citer
Qui l’a mise en lambeau
Lambeaux

Citer
Si ce n’est ce lui !
« ce» en trop

Citer
Regardez le
Regardez-le

Citer
l’expérience à priori
a priori

Citer
des sandwichs
je pense qu’on met « sandwiches » comme en anglais

Citer
Encore une fois, le bambin, collé sur les seins de sa mère qui le regardait avec compassion et tendresse acquiesça.
manque une virgule avant « acquiesça » , je crois

Citer
dont il a été accusé, Il dit que vous
pas de maj à « il »

Citer
que vous êtes responsable de vos sentiments amoureux,
responsables


J’aime bien ton cupidon  ^^
Il fait pleurnichard, capricieux, faible et sur la fin extrêmement condescendant  :huhu:
J’aime bien l’idée, c’est fun un procès, trouvons un responsable, trouvons quelqu’un à blâmer de tout ce tralala :bonpublic:. J’aime moins la conclusion de la maman. Sommes-nous responsables de nos sentiments hum… des choix et décisions qui en découlent oui, mais du sentiment en lui-même… enfin bref c’est pas tant le sujet, c’est juste que j’ai trouvé que ça manquait … de quelque chose : elle commence comme si elle allait nous annoncer un truc qui fout une claque et puis pas tellement. Je crois que j’aurais aimé un petit passage sur la nature contradictoire et lunatique de l’humain face à ce sujet, je veux le vivre VS l’amour est un traquenard, fuyez. Non mais en fait je crois juste que c’est parce que tu abordes sans rentrer dans le sujet  :\?. Mais je vois bien que le délire était le but ...  je sais pas  :lecon:
Hé tu sais quoi, j’arrive pas à mettre le doigt sur ce qui me chiffonne sur ton texte et c’est pas bien grave  :huhu:.
Le fait est que j’aime ton écriture, comme d’hab  :mrgreen:

Mais sinon quand la mère arrive j’ai d’abord cru que c’était une entourloupe de cupidon, que tout le monde dans la salle tombe amoureux les uns des autres et homme-la, lui il se carapate  :mrgreen:

Merci pour ce texte :D
Mes goûts sont simples : je me contente de ce qu'il y a de meilleur [Oscar Wilde]

Hors ligne Doctor Grimm

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    • Gribouillis
Re : [blind texte] Le procès de Cupidon
« Réponse #6 le: 26 Février 2013 à 20:35:15 »
Salut Elho !


J'ai beaucoup apprécié ton texte. Au début, je savais pas trop par quel bout le prendre (ironique ? tragique ?) puis j'ai arrêté de me prendre la tête et j'ai kiffé. Ton cupidon est trop mignon, et j'aime beaucoup le problème que tu soulèves, et la moralité que tu apportes à la fin. Les gens ont une trop fâcheuse tendance à reporter la faute sur d'autres qu'eux.
J'ai eu un petit problème avec la fin, par contre. Finalement, c'est Cupidon ou c'est pas Cupidon ? Est-ce que ça veut dire que Cupidon n'existe pas ? Est-ce que ça voudrait dire que tu as poussé le message encore pluuuuuuus loin et que je dois tirer mon chapeau et m'excuser d'être passée à coté ?

Bravo en tout cas, et merci pour ce texte ^^
Toute ma peau est maladésir.

Hors ligne Meilhac

  • Comète Versifiante
  • Messages: 4 000
Re : Re : [blind texte] Le procès de Cupidon
« Réponse #7 le: 26 Février 2013 à 20:38:38 »
Citer
Cupidon ne cessait de sangloter bruyamment jusqu’à ce qu’il finisse par s’endormir
Si c’est pas chou ça  ^^
si je puis me permettre : c'est + que chou, c'est bouleversant.

99,99% des auteurs, des pro aux amateurs, des bons aux nuls, n'aurait pas fait cet enchaînement imparfait (ne cessait)/jusqu'à ce que + subjonctif (qu'il finisse), (sauf pour dire "habituellement il sanglotait jusqu'à ce qu'il finisse par" mais là c'est pas le cas j'ai l'impression).
rarissime, et très très très beau.
j'ai jamais vu ça ailleurs que dans genet.
ça fonctionne génialement, je trouve ça très très beau, surprenant, saisissant, épais, troublant.

garde le "imaginer" à l'infinitif

ta dernière phrase est carrément sublime.
l'enchaînement avec/sans
l'absence de virgule
la fin pialatienne...
« Modifié: 26 Février 2013 à 20:49:38 par Meilhac »

Hors ligne western

  • Aède
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Re : [blind texte] Le procès de Cupidon
« Réponse #8 le: 01 Mars 2013 à 12:44:37 »
oui, très beau. avec la pointe d'humour et de subtilité qui va bien. "Prenant en compte votre immortalité, vous encourez la peine de prison à vie, une interdiction d’exercer votre profession ainsi que différents travaux d’intérêts publics à effectuer également pour l’éternité."

peut etre "ad vitam aeternam" plutot qu'a vie, pour renforcer l'effet comique.

moi ce qui m'a marqué, c'est le sens de la durée des phrases, casi proustien.

l'épilogue est un peu bizarre. bien que j'apprécie l'ellipse, " Evidemment ! » Elle leva les yeux au ciel, exaspérée de devoir énoncer une telle évidence. " , belle pose picturale qui m'évoque plein de chose, l'argumentaire bat un peu de l'aile.  que vient faire le choix, la responsabilité, l'erreur de jugement <sic>  dans l'élan amoureux? de'd'ju !

question subalterne  et suppositoire. "Gabriella", je vois bien. mais Alex?

autre question   : chasser des fruits dans les arbres?   c jouli.

Hors ligne Elhora

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Re : [blind texte] Le procès de Cupidon
« Réponse #9 le: 02 Mars 2013 à 11:53:25 »
@ODW : Contente que ça t'ait plu, j'attends tes commentaires plus approfondis  ^^

@Jon : Tout pareil, j'ai envie de dire  :mrgreen:

@Meilhac : Oh, comme tu es gentil  :-[ Mais en fait ce texte je l'ai écrit en trois heures à peu près et je n'ai pas du tout travaillé le style... Mais ça me touche beaucoup que tu sois fan de mon écriture parce que beaucoup de gens détestent  :coeur:

@Freakazoid : Mais ton sceau d'approbation me touche et a de l'importance!  ;D  -Par contre, oui, ce texte est totalement mysantrope et c'était son but  :-¬?-


@Tomoyo :
Citer
Ah non dommage, je préfère l’idée du bambin qui s’endort à force d’avoir trop pleuré 
Toujours de bonnes idées petit pingouin  ^^. J'aime bien mais comme il n'est pas humain, je vais gardé l'idée qu'il a bien besoin d'un somnifère... (mais si tu argumentes encore, je changerais peut-être  :huhu:)
Citer
Je crois que j’aurais aimé un petit passage sur la nature contradictoire et lunatique de l’humain face à ce sujet, je veux le vivre VS l’amour est un traquenard, fuyez.
Surement pas justement  :P Ce serait accorder beaucoup trop d'importance aux êtres humains que de prendre le temps de leur expliquer comment ils fonctionnent  :noange: Mon Cupidon n'est pas condescendant, il est juste bien trop loin de toutes les basseries humaines... Je trouve qu'il est même plutôt sympa parce qu'avec tout ce qu'il a subi, il a largement le pouvoir de se venger et il ne le fait pas. (C'est un vrai bisounours ! ) Oui, ce texte est mysantrope, j'assume totalement   :-¬?
Citer
Non mais en fait je crois juste que c’est parce que tu abordes sans rentrer dans le sujet  . Mais je vois bien que le délire était le but ...  je sais pas 
C'était effectivement le but  ^^ -Comme tu es forte...  ;D-   Sinon, après il faut que  j'ouvre un débat sur la relation des êtres humains à leur sentiments et là... On est pas sorti. Donc je me contente de ça  ;x
Citer
Le fait est que j’aime ton écriture, comme d’hab
  :coeur:
 :calin:

@Doctor Grimm : Oh Merci Merci  :coeur:
Citer
Les gens ont une trop fâcheuse tendance à reporter la faute sur d'autres qu'eux.
C'est exactement ça!  ;D - Je crois que tu dois bien être la seule à valider l'idée de fond de mon texte - Merki  :banane: Et pour répondre à ta question : ce petit chou n'est absolument pas Cupidon. D'ailleurs Cupidon n'existe pas. c'est juste un bambin extra-terrestre qui se baladait sur Terre en tirant des flèches dans les arbres pour faire tomber les fruits (il adore faire ça). Il s'appelle Alex et n'a strictement rien à voir avec Cupidon si ce n'est qu'il lui ressemble physiquement. Il est télépathe et seul sa maman l'entend (sur terre en tous cas) ... Ca t'éclaire?  :mrgreen:

@Meilhac : Oh mais Merci merci! Mais je en susi pas sure de mériter tous ces compliments    :-[

@Western :
Citer
que vient faire le choix, la responsabilité, l'erreur de jugement <sic>  dans l'élan amoureux? de'd'ju !
Héhé  ^^ Toute la question est là effectivement. Grand débat.  :noange: Euhhh... Je te répondrais ceci (pour résumer l'idée dutexte) : le sentiment amoureux n'est pas un choix ( quoi qu'on puisse l'analyser et le détruire. Oups, mais là, je vais me faire huer. Je fais un grand coucou à papa Freud!) mais les décisions qui en découlent et la gestion de celui-ci en est un. Voili. (mais on ne sera probablement pas d'accord  :mrgreen:)
Merci en tous cas pour ces beaux compliments stylistiques. (Et je réfléchis pour l'histoire du "ad vitam eternam"  :\?)

Merci à tous pour vos commentaires!  :coeur: Je m'en vais à la pêche des fautes d'orthographe maintenant.

Des  :oxo:

Have a nice day!


Hors ligne ElodieF17

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Re : [blind texte] Le procès de Cupidon
« Réponse #10 le: 02 Mars 2013 à 13:35:39 »
J'ai beaucoup ce texte, en fait je l'ai trouvé très originale. La fin était vraiment intéressante... Ces Hommes qui comprennent rien. J'ai trouvé le petit Alex juste adorable.

Citer
Il regarde le sol, portant la culpabilité sur son visage et l’incompréhension dans son regard.

J'adore ce passage, je sais pas pourquoi  :coeur: Je le trouve super beau.

Bref Bravo.
"Past is a nice place to visit but not to stay "

"L'art est l'ennemie des barrières, l'art est l'alliée de la liberté." [M]

Hors ligne Vivi

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Re : [blind texte] Le procès de Cupidon
« Réponse #11 le: 31 Mars 2013 à 03:24:51 »
Aaarrgh !!! :aah:

Le texte et l'idée de départ (<- très important) sont excellents. C'est bien décrit, l'ambiance et sympa, j'adore.

Pour la fin : déjà c'est bon quand même, hein. Mais comme c'était parti, je m'attendais de plus en plus à ce que ce soit bel et bien le vrai cupidon, et non un malentendu avec un extra-terrestre ou entité d'univers parallèle. Je voyais déjà Cupidon coupable, pleurant à chaudes larmes, non pas d'être prisonnier (il ne peut pas l'être, c'est un ange, un vrai), mais d'être condamné à être l'amour, triste comme un rat mort de voir les humains renier l'amour. Je le voyais quitter la terre définitivement (suite à sa culpabilité reconnue), et voir la conclusion décrire un monde sans amour et passion. Et là, c'était beau !  ;)
Je suis capable du pire comme du meilleur, mais c'est dans le pire que je suis le meilleur (^.^)v

 


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