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Auteur Sujet: Débat parité & cie  (Lu 150552 fois)

Hors ligne Lordius

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Re : Débat parité & cie
« Réponse #375 le: 03 Mai 2014 à 22:01:35 »
Vu la façon dont on a étrillé son texte, je doute que l'auteure ait envie de rejoindre le forum.

Je ne crois pas non plus que Ned va lui relayer nos commentaires comme il s'y est si hasardeusement proposé.  ;)

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Et alors ?

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Re : Re : Débat parité & cie
« Réponse #378 le: 10 Mai 2014 à 18:10:18 »
Un article nécessaire sur l'éducation des garçons
Je n’ai pas réalisé de citations pour éviter des conflits avec les droits d’auteurs.

J’aime les textes d’extrémistes de tout poil qui pour avoir du poids dans leurs argumentations, valide l’antithèse de la cause qu’ils défendent.

Les recommandations données ne sont pas sexuées à l’exception d’une. À une fille on lui dirait « fais attention à ce que ton partenaire en mette une ».

Le texte demande pour améliorer l’intégrité physique de la femme.  D’apprendre aux garçons que l’on ne peut pas taper dedans et qu’on ne peut pas la violer.
En clair, le message dans ce texte est la version moderne d’un des fondements de la société patriarcale pour asservir la femme « On ne tape pas sur une femme même avec une rose ». Sous entendu c’est un être fragile qui doit rester à la maison.
Autant que je sache, cela n’a jamais rien empêché. Bien au contraire.

Il est difficile de parler de viol ou de femme battue, d’entrée de jeu avec son enfant. Par contre, rebondir sur un article de journal, le permet facilement.
Voir d'utiliser à cette fin, les sorties en boîte.
D’ailleurs l’auteur du texte en est conscient. Dans la liste de recommandations, il y en a une qui fait directement référence à l’injonction de GHB dans un verre.
Il n’y a pas besoin de trouver d’autres argumentations pour décrédibiliser ce texte. Il le fait très bien lui-même.

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Re : Débat parité & cie
« Réponse #379 le: 10 Mai 2014 à 18:21:19 »
Je ne suis pas d'accord, Kanimp. L'un des fondements de la culture du viol, c'est justement que personne ne dit jamais aux garçons que "c'est mal" de forcer une fille - et que ce qu'ils ne qualifieraient pas spontanément de violence sexuelle eux-mêmes peut tout de même en être une - alors qu'on dit et répète aux petites filles de faire attention dans la rue, que si on leur a tiré les cheveux "c'est comme ça", que les ptits malins qui ont regardé sous leurs jupes, ben "boys are boys", etc.

Je n'ai rien compris du tout à ta dernière phrase sur e GHB par contre.  :???:
"J’ai soudain la sensation limpide d’avoir gaspillé ma jeunesse… L’avoir vue s’échapper de mes mains comme l’anguille effrayée et m’appeler à présent sur le lierre du tombeau, où patiente depuis toujours le chant des enfants, les raisins volés…"

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Aahraz

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Re : Débat parité & cie
« Réponse #380 le: 10 Mai 2014 à 22:34:32 »
Il fait peur, ce sujet, d'un côté comme de l'autre...

"Personne ne dit jamais aux garcons que c'est mal de forcer une fille" : o_O On a pas eu les mêmes cours d'éducation sexuelle.

Après, faut pas non plus oublier l'image et la société dans laquelle on vit, hein : hypersexualité, du cul pour des yaourts, l'image d'une certaine forme de sexualité fast-food et des apparences reines : forcément, ça aide pas les étriqués à prendre du recul.

Maintenant, perso, ça me fait péter les plombs, le comportement de certaines nanas. Genre j'ai déjà lu qu'une fémininobrain qui demandait aux mecs de changer de trottoir s'ils marchaient derrière une nana la nuit, parce que son éducation et tout ça font qu'elles puent (oui, la peur se sent) le stress à des kilomètres. Non, je vais pas passer mon temps à me retourner sur les minijupes des biatchs avec les écriteaux "regardez-moi, j'existe, mais surtout, ne me parlez pas", non, je vais pas baver devant cette nana en string pour une lessive, non, j'ai pas que ça à foutre de retenir de pseudo-pulsions de "mâles" (que les féminilols stigmatisent aujourd'hui autant que ce qu'elles dénoncent pour elle) qui ne pense qu'avec son entrejambe. J'ai des envies de meurtre, parce qu'au lieu de responsabiliser les gamins, au lieu de tendre vers une gestion saine de ses pulsions, on dresse des "victimes" qui craquent (et les pulsions pour un être humain normal sont moindres, même à 14 ans, j'ai jamais passé une main au cul, ou watever, et même, toutes les nanas que j'ai dragué vont dire "c'est ouf, ça passe limite pour de la timidité tellement tu as peur de nous déranger"); bah oui, parce qu'aujourd'hui, on est toujours réduit au pauvre connard dépendant de sa testos, qui se retrouver à serrer les dents pour pas vous sauter dessus, et on nivelle par le bas tous les comportements : l'homme est un monstre sexuel, la femme un outil, une image, "le soulier de verre de notre génération", et ça se fight entre les deux. C'est d'ailleurs effarant, aussi, qu'il n'y ait pas un conseil, où une structure dédiée, qui ne condamne pas les différences salariales violemment (facon prud hommes), qui ne s'arrête pas sur certains discours télévisés de commentateurs sportifs, qui n'agisse pas au quotidien pour rentrer de gré ou de force dans les esprits que c'est une véritable aberration pour la démocratie, la société et les citoyens.

Du coup j'en viens à haïr autant les gros machos guignols que les féministes sans recul qui ne font pas évoluer les choses, bien au contraire. Et y'a un paquet de liens sur ce fil qui me font péter les plombs. (notamment sur les mères au tribunal, incriminée, alors que souvent le facteur scolaire, environnemental, etc, joue bien plus). On oublie souvent de préciser que la plupart des violeurs, agresseurs, etc, sont de gros frustrés, souvent avec peu d'expérience de "sexualité saine et réelle", et une accumulation assez folle qui finit sur un "j'en ai plus rien à foutre, je le fais, on verra après", et, qui, selon moi encore, relève plus de la maladie acquise et psychologique que d'une quelconque démarche réfléchie qui prendra en compte autre chose que le vécu.

Edit alone : je dois paraitre un peu violent, là. En gros et plus simplement, l'arbre qui tombe fait plus de bruit que la forêt qui pousse. Au lieu de raisonner comme "on est tous phéromonés et il est difficile pour un homme d'oublier son entrejambe et pour une femme de vivre tranquille au milieu d'hypersexués", je pense que, pour tous et toutes, il faut qu'on condamne le sexisme (dans les deux sens) et certains comportement hyper fermement, dans la vie de tout les jours, comme le racisme, et toutes les bêtes noires que l'humanité trimballe depuis bien trop longtemps. C'est à nous, aussi, de faire ça: quand nous y sommes confrontés, il faut y réagir et montrer à l'auteur-e que c'est une véritable tare sociale. (au même titre que l'homophobie & co : c'est à reprendre fermement.).
« Modifié: 10 Mai 2014 à 23:28:05 par Aahraz »

Hors ligne Kanimp

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Re : Débat parité & cie
« Réponse #381 le: 11 Mai 2014 à 00:40:44 »
Je ne suis pas d'accord, Kanimp. L'un des fondements de la culture du viol, c'est justement que personne ne dit jamais aux garçons que "c'est mal" de forcer une fille - et que ce qu'ils ne qualifieraient pas spontanément de violence sexuelle eux-mêmes peut tout de même en être une - alors qu'on dit et répète aux petites filles de faire attention dans la rue, que si on leur a tiré les cheveux "c'est comme ça", que les ptits malins qui ont regardé sous leurs jupes, ben "boys are boys", etc.
Nous ne parlons pas de la même chose. Ni le texte ni moi ne parlons de la culture du viol.

Personnellement je n’aime pas le concept « culture du viol », il va à terme avoir l’effet inverse de ce pourquoi il a été créé.
Les deux derniers condamnés à la guillotine ont été exécuté pour des crimes à caractère sexuel.
Preuve que les exactions envers les femmes étaient bien poursuivies. Même si à cette époque, des crimes de cette nature étaient implicitement autorisé entre époux. Ce qui a fort heureusement changé.
Ce concept est trop générique. Il positionne toute femme à self-service sexuel.
Ma plus grosse crainte, c’est qu’une fois que monsieur tout le monde aura assimilé le concept. Il demande de revenir à cette période glorieuse où l’on pouvait violer en toute impunité. Même si cette période n’a jamais existée.

Revenons au texte.
Y considéré que tout viol ou femme battue par un enfant est de la responsabilité des parents.
Il omet qu’une des causes principale des femmes battues, est la reproduction du mode de vie des parents. Donc à la les parents avaient un comportement criminel ce qui n’a rien à voir avec l’éducation que le texte suppose normale sans exaction criminelle.
Cette responsabilité est montrée du doigt, sous la forme de parents qui amoindrissent  le crime de leur enfant quand il s’avère être un viol.
Pourtant, si les parents réagissent ainsi pour ce type de crime, ils le feraient aussi pour d’autre tel que : tuer un flic, braquer un commerce, ou que sais-je encore.
Cela n’est difficile à comprendre et n’a rien d’anormal. C’est traumatisant si on fait partie des victimes. Un parent assistera son enfant quelques soient les conneries qu’il a réalisé ou alors le reniera, si le crime est d’une extrême gravité. La fougue dont le parent fera preuve sera proportionnelle à la peine encourue. Le tarif est élevé pour un crime de nature sexuelle.
Le parent aura tout intérêt à mettre le maximum sur la victime, s’il veut revoir son enfant rapidement.
Il faut aussi garder à l’esprit qu’un parent ne va jamais penser que son enfant est un criminel ou alors les symptômes sont tellement flagrants que l’enfant est irrécupérable.
Le texte trompe donc le lecteur, en faisant passer une relation parental logique et indépendante de la nature du crime, comme une justification au crime sexuel dont les parents sont jugés responsables.
 D’autant que j’ai été jeune avant d’être adulte, le gros se passe dans la cours d’école entre jeunes coqs et va vraiment à la maison.
Ce que je trouve d’intéressant dans ce texte c’est qu’il ne « combat pas les exactions contre les femmes ». Il « justifie les exactions contre les femmes, les normalise et ensuite il les combat ».

Je n'ai rien compris du tout à ta dernière phrase sur e GHB par contre.  :???:
Le texte considère que la cause première des crimes à l’encontre des femmes est soit l’absence d’éducation spécifique, soit une éducation parentale qui y amène.
Le GHB est la drogue du violeur. Elle est souvent utilisée en boîte de nuit. Maintenant, certaines discothèques donnent  des verres à couvercles. Pour empêcher des tiers de mettre ce type de produit dans le verre des clients.

Le texte dans une des recommandations dit que le garçon ne doit boire que dans son verre.
Donc les parents ont bien expliquées à leur enfant mâle, la pratique des substances que l’on peut insérer dans un verre. Les parents sont donc obligés d’expliquer à leur enfant pourquoi cela peut être dangereux pour eux. (Pratique du viol, devenir client d’un dealer).
Je trouve logique que si un parent explique que quelque chose est dangereuse pour lui, dans le même temps un enfant est informé qu’il ne peut pas pratiquer cette même action à l’encontre d’un tiers.
Comment expliquer que le texte pointe du doigt l’absence d’éducation des parents concernant le viol, alors qu’elle est présente d’une manière standardisée sous la manière « fait attention à ton verre ».
Simple, « Chéri, fait attention à ton verre. Mais si une fille ne l’a pas fait. Bourre la, elle est làn pour cela ».
Ce texte créé de toutes pièces ce qu’il combat.

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Hors ligne Ambrena

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Re : Débat parité & cie
« Réponse #382 le: 11 Mai 2014 à 10:56:41 »
@ Aarhaz

Citer
Il fait peur, ce sujet, d'un côté comme de l'autre...
Ouh la la, les vilaines féministes femens parlent de leurs droits, en effet, c'est mal. :D

Citer
"Personne ne dit jamais aux garcons que c'est mal de forcer une fille" : o_O On a pas eu les mêmes cours d'éducation sexuelle.
Si cela peut t'aider à remettre du contexte à mon discours, sache qu'en dehors d'un trimestre de SVT en 4ème, je n'ai jamais eu de cours d'éducation sexuelle, non. Et c'était d'ailleurs très théorique, je ne me souviens même pas d'avoir entendu le mot "viol" durant le cours, seulement des termes qui concernaient la reproduction en soi. Ensuite, bon, j'étais dans une école catholique privée sous contrat, donc ceci explique probablement cela...

Citer
Après, faut pas non plus oublier l'image et la société dans laquelle on vit, hein : hypersexualité, du cul pour des yaourts, l'image d'une certaine forme de sexualité fast-food et des apparences reines : forcément, ça aide pas les étriqués à prendre du recul.
(Cela me rappelle le dernier épisode du Joueur du Grenier, qui se demande si une pub est 1) de parfum 2) de bain douche alors qu'en fait, c'est pour des yaourts XD ) Erm. Qu'est-ce que tu appelles "les étriqués" ?

Bon, après personnellement les termes "féminobrains" et "féminilol" m'ont hérissé le poil, donc si je deviens acerbe dans la suite de ce commentaire, c'est normal. :-¬?

Un mec qui marche juste derrière toi la nuit, OUI, ça fait peur, même s'il ne te fait finalement rien. De là à dire de changer de trottoir aux gens, non, ce serait en effet abusé; MAIS de demander qu'au moins ils ne "collent" pas les filles, je trouve que c'est au moins la moindre des choses. En fait, j'aimerais bien un lien vers l'article dont tu parles, parce que je pense que la personne l'avait plutôt formulé de la manière dont je le fais.

Le fait que tu emploies l'insulte "biatch" est assez éloquent, je trouve ; donc pour toi, une fille est une salope à partir du moment même où elle se met en mini-jupe ? Okay, d'accord, ça pose le cadre... (Je précise immédiatement que je ne parle pas pour moi : je suis pratiquement toujours en pantalon. Mais quand même, ça m'interpelle.)

Citer
[...] non, j'ai pas que ça à foutre de retenir de pseudo-pulsions de "mâles" (que les féminilols stigmatisent aujourd'hui autant que ce qu'elles dénoncent pour elle) qui ne pense qu'avec son entrejambe. J'ai des envies de meurtre, parce qu'au lieu de responsabiliser les gamins, au lieu de tendre vers une gestion saine de ses pulsions, on dresse des "victimes" qui craquent (et les pulsions pour un être humain normal sont moindres, même à 14 ans, j'ai jamais passé une main au cul, ou whatever, et même, toutes les nanas que j'ai dragué vont dire "c'est ouf, ça passe limite pour de la timidité tellement tu as peur de nous déranger"); bah oui, parce qu'aujourd'hui, on est toujours réduit au pauvre connard dépendant de sa testos, qui se retrouver à serrer les dents pour pas vous sauter dessus, et on nivelle par le bas tous les comportements : l'homme est un monstre sexuel, la femme un outil, une image, "le soulier de verre de notre génération", et ça se fight entre les deux.
J'ai beaucoup relu la suite de ce paragraphe et en fait, ben j'y pige pas grand-chose, désolée. ^^" J'en saisis le sens global, qu'en gros toi tu es un gentil garçon et que les généralisations t'énervent, mais hey, le message du féminisme, ce n'est PAS "presque tous les hommes menacent les femmes" ; c'est "presque toutes les femmes sont ou ont été menacées par des hommes". Nuance de taille.

Je suis d'accord pour l'idée de tribunal, à part ça. ^^

Ensuite, cette idée (fausse) comme quoi les violeurs sont tous des déséquilibrés frustrés... fait aussi partie de la banalisation. Et beaucoup de violeurs le font de sang-froid, sans parfois comprendre que si la fille a dit "non", c'est une violence. Je n'ai pas les chiffres à portée de main mais je peux en trouver si tu demandes.

Et puis l'expression "sexisme à deux sens" m'énerve ) à tous les coups ; c'est comme dire "racisme inversé" : le mot implique en soi qu'il y a discrimination, donc à partir de là, qu'importe le "sens" dans lequel il se fait, c'est scandaleux de toute manière.

J'ai beaucoup dit "m'énerve", désolée. :-\

@ Kanimp :

Ce texte "explique" (ou plutôt, parle, si tu préfères) de l'éducation des enfants masculins, et de la manière dont leurs parents ne précisent pas assez bien ce que c'est que le consentement. Sachant que c'est donc une donnée culturelle, pour moi, ce texte parle en filigrane de la rape culture.

Citer
Personnellement je n’aime pas le concept « culture du viol », il va à terme avoir l’effet inverse de ce pourquoi il a été créé.
Je veux bien que tu m'expliques un peu mieux en quoi. Le fait de nommer le phénomène permet aussi de mieux l'éradiquer. Après, quand je vois par exemple que dans Game of Thrones, on rajoute trois scènes de viol qui ne sont pas dans les bouquins juste pour "vendre", je me pose de sérieuses questions.

Citer
Même si cette période n’a jamais existé.
*tousse* Moyen-Âge *tousse* Antiquité *tousse*
Bon, ensuite, je ne suis pas spécialiste, hein, faudrait demander à Milora ou à Marygold ce qu'il en était exactement...

Citer
Il « justifie les exactions contre les femmes, les normalise et ensuite il les combat ».
D'accord, je comprends mieux le problème que ce texte te pose, du coup. C'est vrai que je n'aime pas la justification qu'il donne, en renvoyant la faute aux parents : c'est erroné. De plus, cela simplifie aussi le problème à outrance.

Je sais ce qu'est le GHB, merci.  ;) Je ne comprenais simplement pas ce que cela avait à faire ici.

Citer
Comment expliquer que le texte pointe du doigt l’absence d’éducation des parents concernant le viol, alors qu’elle est présente d’une manière standardisée sous la manière « fais attention à ton verre ».
Simple, « Chéri, fait attention à ton verre. Mais si une fille ne l’a pas fait. Bourre la, elle est là pour cela ».
Ce texte créé de toutes pièces ce qu’il combat.
Tiens, je n'avais pas vu cette phrase dans le texte ; ensuite, ton interprétation pourrait marcher, du coup cela décrédibilise beaucoup l'article à mes yeux.
"J’ai soudain la sensation limpide d’avoir gaspillé ma jeunesse… L’avoir vue s’échapper de mes mains comme l’anguille effrayée et m’appeler à présent sur le lierre du tombeau, où patiente depuis toujours le chant des enfants, les raisins volés…"

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Re : Débat parité & cie
« Réponse #383 le: 11 Mai 2014 à 11:04:43 »
Citer
J’aime les textes d’extrémistes de tout poil qui pour avoir du poids dans leurs argumentations, valide l’antithèse de la cause qu’ils défendent.

C'est ça que tu appelles extrémisme ? Sérieusement, je crois que c'est un des textes les plus mesurés que j'aie posté dans ce topic.

Pour le reste, Ambrena a répondu.

Aahraz :

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"Personne ne dit jamais aux garcons que c'est mal de forcer une fille" : o_O On a pas eu les mêmes cours d'éducation sexuelle.
En effet. Perso je me rappelle de rien.
Et on ne parle pas que du viol sordide dans la rue. On parle de tous ceux (et celles hein) qui font des "surprises", qui mettent des mains aux fesses, qui insistent lourdement...

J'ai pas tout compris à ton 1er paragraphe. Mais ouai, changer de trottoir, dans la mesure du possible, ou être rassurant, ne me semble pas une demande illégitime aux hommes (pro)féministes. Parce qu'actuellement, ne pas avoir peur de la rue (en général) reste notre privilège et que c'est une façon de faire que ça ne le soit plus. C'est chiant pour tout le monde de devoir en arriver là, mais on est dans une situation où ce serait une bonne chose. C'est pas non plus tuant à faire, changer de trottoir...

Citer
n oublie souvent de préciser que la plupart des violeurs, agresseurs, etc, sont de gros frustrés, souvent avec peu d'expérience de "sexualité saine et réelle", et une accumulation assez folle qui finit sur un "j'en ai plus rien à foutre, je le fais, on verra après", et, qui, selon moi encore, relève plus de la maladie acquise et psychologique que d'une quelconque démarche réfléchie qui prendra en compte autre chose que le vécu.

Haha, le bon vieux mythe des violeurs frustrés sexuellement.
Non, les violeurs sont comme toi et moi pour la plupart. Et souvent ne savent même pas qu'ils ont commis un viol (cf. ce que disait Ambrena plus haut)

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Edit alone : je dois paraitre un peu violent, là. En gros et plus simplement, l'arbre qui tombe fait plus de bruit que la forêt qui pousse. Au lieu de raisonner comme "on est tous phéromonés et il est difficile pour un homme d'oublier son entrejambe et pour une femme de vivre tranquille au milieu d'hypersexués", je pense que, pour tous et toutes, il faut qu'on condamne le sexisme (dans les deux sens) et certains comportement hyper fermement, dans la vie de tout les jours, comme le racisme, et toutes les bêtes noires que l'humanité trimballe depuis bien trop longtemps. C'est à nous, aussi, de faire ça: quand nous y sommes confrontés, il faut y réagir et montrer à l'auteur-e que c'est une véritable tare sociale. (au même titre que l'homophobie & co : c'est à reprendre fermement.).
Y a que le patriarcat pour dire que les hommes sont pleins de désirs irrépressibles et savent pas se contrôler... d'ailleurs ça sert d'excuse aux violeurs et c'est pour ça qu'on dit aux filles de se protéger.

Citer
Personnellement je n’aime pas le concept « culture du viol », il va à terme avoir l’effet inverse de ce pourquoi il a été créé.
Euh, en quoi ?

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Preuve que les exactions envers les femmes étaient bien poursuivies. Même si à cette époque, des crimes de cette nature étaient implicitement autorisé entre époux. Ce qui a fort heureusement changé.

2000 condamnations sur 80 000 viols par an (estimés). Sinon je te conseille Histoire du viol de Vigarello. Oui, il y avait des poursuites. Peu et avec un examen bien profond de la moralité de la femme. Ce qui a pas tellement changé d'ailleurs.

Citer
Y considéré que tout viol ou femme battue par un enfant est de la responsabilité des parents.
Il omet qu’une des causes principale des femmes battues, est la reproduction du mode de vie des parents. Donc à la les parents avaient un comportement criminel ce qui n’a rien à voir avec l’éducation que le texte suppose normale sans exaction criminelle.
Cette responsabilité est montrée du doigt, sous la forme de parents qui amoindrissent  le crime de leur enfant quand il s’avère être un viol.

On parle pas forcément de quelque chose de récurrent. On parle aussi des mains aux fesses, des cheveux tirés, du boys will be boys
Et non, le texte ne considère pas que tout viol ou toute maltraitance est de la faute des parents, ils ne sont pas les seuls facteurs d'éducation.
En revanche, il considère que si les parents investissaient un peu plus se créneau (de même qu'ils disent de ne pas voler, etc.), les choses iraient sans doute mieux...

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Il faut aussi garder à l’esprit qu’un parent ne va jamais penser que son enfant est un criminel ou alors les symptômes sont tellement flagrants que l’enfant est irrécupérable.
S'il n'y avait que les parents dans les cas de viol...
Et on parle de prévention là. Le fait qu'on prenne la peine de dire aux gosses de ne pas faire plein de chose parce qu'on suppose qu'ils peuvent le faire ; et qu'on ne le fait pas pour les agressions sexuelles.

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Ce que je trouve d’intéressant dans ce texte c’est qu’il ne « combat pas les exactions contre les femmes ». Il « justifie les exactions contre les femmes, les normalise et ensuite il les combat ».
HEIN ? Mais où est-ce que tu as lu ça ?

Et oui, dire "fais attention à toi" ne signifie pas "fais attention aux autres". De même que "fais attention à tes affaires" n'a jamais signifié "ne vole pas".

Et Ambrena a posté avant moi.

Edit : je vais tenter de te retrouver un article sur le changement de trottoir si Aahraz ne le fait pas avant.
« Modifié: 11 Mai 2014 à 11:09:52 par Loïc »
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Aahraz

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Re : Débat parité & cie
« Réponse #384 le: 11 Mai 2014 à 11:21:27 »
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La nuit, les mecs on évite de marcher derrière une fille, on la dépasse pour qu'elle soit rassurée. Merci
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Voilà, je parlais de ça. Sachant que c'est une conv privée, je vois mal de quoi tu veux parler avec ton "si tu ne le fais pas avant", loic. *

Pour le reste, oui, je parle de fémininobrain, oui, concernant les pauvres nanas qui censurent des affiches qui dénoncent le sexisme, justement, la femme marchande, etc. Je dénonce celle dont le mode de vie plastique et superficiel pousse certains mononeuronaux à les considérer comme des objets de basse consommation, j'exècre l'image simple des relations amoureuses d'aujourd'hui et le comportement de certaines meufs à la télé, et qui me débectent tout autant que n'importe quel mec qui pense avec sa queue, qui passe des mains au culs, ou watever. Après, la limite est ténue, hein : maternité, le rôle masculin est violent. De plus en plus, les standards de mode et publicitaires s'attaquent à l'homme et à son image comme ils ont détruit la richesse féminine en 20 ans pour en arriver aux "biatchs" (oui, oui, pour moi, la métaconnasse qui jouit de son 34 en kiffant sur son Thight hag est une biatch, imbue d'elle même et voulant uniformiser le monde à son image, c'est ce que j'entends par biatch), et y'a pas une meuf (ou peu, cela dit) pour dire "hey mais on est en train de devenir aussi sectaire et conne que ce qu'on dénonce."

Après on vit peutêtre pas dans le même pays, ou la même ville, je sais pas : je n'ai jamais croisé une seule nana qui ait été violée autre par que dans la famille, les TRES proche, et qui ne soit pas (et j'aime pas trop qu'on extrapole mes propos) UNE MALADIE PSYCHOLOGIQUE ACQUISE (non, je parle pas du type qui bave en gueulant wadat, mais bel et bien du psycho frustré incapable de se contrôler sexuellement, mais qui à côté, dira "bonjour, merci, s'il vous plait, pardon m'sieur l'agent" aux autres personnes. C'est en ça que je parle de malades° : des mecs toujours hypersollicités qui deviennent des espèces de bombes à retardement dégueulasse...
Concernant vos cours, je suis pourtant bien plus vieux que vous, et je me souviens comme si c'était hier de la nana qui est passée avec des capotes (facon Mr garrison) et qui a passé la journée à éclaircir certains points qui nous semblaient obscur (nous étions en5ème). Bien évidemment, je tends à m'éloigner absolument de toute éducation qui puisse être autre chose que laïque et le plus éloigné possible des théories de chritine boutin ;p

Mais y'a pas grand monde pour réagir quand on voit une main dégueulasse laver un lavabo en disant "Marre des poils" (et tout au fond, on voit un petit homme qui devient la bactérie de salle de bain féminine (que... la femme lave, donc, selon la pub, et pas l'homme, qui la salit), par contre. Un poids, deux mesure, faites que que je dis pas ce que je fais, voilà, pour moi, le gros souci d'une partie actuelle du féminisme, qui tend à accuser et à réagir plutôt qu'à éduquer et à agir.

Je connais bien ma définition de sexisme, va. Justement, le à deux sens est un parfait pléonasme. Maintenant demande autour de toi ce qu'est le "sexisme", et on en reparle : moi, je rajoute désormais "à deux sens", parce que les maternités, et certains endroits (asso parentale, école, maternelle) sont des nids à sexisme, et que, quand tu le fais souligner, c'est un superbe "oh, ca va, comparé à nous, vous avez pas trop à souffrir..." sauf que va pas y avoir des masses de souci quand il va s'agir de dire "bah t'es un mec, tu peux bien me fixer cette porte, nan?", où "oh, j'imagine bien la gueule de ton appart", t'es un mec", ou encore un superbe "de toute façon vous ne pensez qu'à ça." Et c'est souvent les meufs qui se plaignent de ne pas pouvoir vivre avec leurs seins qui tiennent ce genre de discours.
Cela dit, maintenant, je ne me prends plus la tête : j'insulte à tour de bras.

Exemple de fémininobrain (surtout à 8:52) : http://www.dailymotion.com/video/xcit42_damien-saez-ce-soir-ou-jamais-franc_music

edit : ajoutons-y également les pubs des sacrosaintes antisceptiques, genre, la pub de la crème pour les mains avec la fille toute pimpante qui se tient au métro et le bras velu à côté d'elle (dont on ne voit pas le propriétaire, mais ça semble être king-kong), et un magnifique "agression bactériennes ? Achetez notre crème hydroalcoolique!",  etc". De plus en plus, j'ai l'impression qu'une partie du féminisme devient extrémiste, irréfléchi, et s'approche du niveau 0 de la crédibilité.
« Modifié: 11 Mai 2014 à 13:05:15 par Aahraz »

Verasoie

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Re : Débat parité & cie
« Réponse #385 le: 11 Mai 2014 à 11:54:51 »
Juste le coup du trottoir je trouve ça abusé aussi...

L'idée c'est quand même d'informer les gens sur le viol, sur les comportements d'abus sexuel qu'on peut tous avoir sans savoir que c'en est, etc, etc.

Et je trouve que demander à tous les mecs de changer de trottoir s'ils sont derrière une fille le soir est le meilleur moyen de braquer tout le monde et d'arrêter le dialogue.

Oui il faut dire les choses parce que c'est important, oui le sentiment d'insécurité de certaines (pas moi perso) est important, mais non c'est pas cette mesure-là qui va changer les choses...
« Modifié: 11 Mai 2014 à 11:57:42 par Verasoie »

Hors ligne Milora

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Re : Débat parité & cie
« Réponse #386 le: 11 Mai 2014 à 13:02:04 »
Citer
Et je trouve que demander à tous les mecs de changer de trottoir s'ils sont derrière une fille le soir est le meilleur moyen de braquer tout le monde et d'arrêter le dialogue.
Exact.

Après, quelqu'un dans le fil a dit qu'une fille a peur dans la rue et pas un gars ; je trouve que c'est un peu ramené sur le tapis pour les besoins de l'argumentation. Les agressions dans la rue c'est pas que sur des filles : un coup de couteau pour prendre votre porte-feuille, ça peut arriver à tout le monde. Personnellement, si un soir je suis ne pas rassurée dans la rue en rentrant tard, je me dis pas "je suis une fille, je risque un viol !", je pense à un danger plus vague  (d'ailleurs je me dis pas souvent ça parce que j'ai grandi dans un petit village et je suis pas habituée à avoir peur dans la rue, mais ça n'a pas beaucoup d'importance en l'occurrence)
Je veux dire que je pense pas que la peur dans la rue soit spécialement sexuée. C'est pas parce que t'es une fille que t'as peur et que t'es un homme que t'as pas peur.

Ensuite, je pense que je vois un peu ce que veulent dire Kanimp et Aahraz : des fois, le féminisme lance de grands cris contre certaines choses, tout en ne voyant pas qu'il y a d'autres gros problèmes. Je suis d'accord avec Aahraz sur le fait que les images, non de la femme, mais des gens en général dans les pubs sont hallucinantes. Pour moi, on n'en est pas (plus ? Je suis pas sûre qu'il y ait eu une évolution si nette) à un simple problème de femme-objet-sexuel. C'est le comportement et les modèles de toutes les tranches de la société, qui sont stéréotypées et aliénantes : il y a la femme qui doit être jolie, propre, féminine ; il y a l'homme qui doit être viril, aimer sa voiture, réussir ; il y a les plus de 50 ans qui doivent être habillés à l'ancienne, avoir des activités calmes et porter des pantoufles confortables ; il y a les ados qui doivent être rebelles - de façon normée bien sûr - et boire des bières en groupe en portant des habits de marque, etc. etc. Et les images négatives que relevait Aahraz.
Et, en fait, je trouve effectivement que l'image stéréotypée de la femme libérée - soit façon Sex and the City, soit façon la flic d'élite qui est très belle mais sait aussi casser la figure aux méchants en restant féminine - c'est aussi aliénant que le stéréotype de la douce maman qui reste faire le ménage pendant que le mari va au bureau faire de l'argent. Parce que c'est des modèles imposés. Parce que, en tant que tel, ça formate. Parce que ça instrumentalise la femme, dans un sens ou dans un autre. Mais c'est pareil pour les autres catégories de la société ; c'est juste que comme les autres catégories de la société n'ont pas eu à lutter pour faire valoir leurs droits, n'ont pas subi de discrimination (je parle de catégories d'âge et de sexe, seulement), eh ben ça semble moins oppressant.
Du coup, l'image stéréotypée de la femme libérée n'est finalement pas si libre. Avoir le droit par exemple de coucher à droite et à gauche au motif d'être une femme libérée : oui, il y a libération à partir du moment où il y a le droit, être libérée, ce n'est pas nécessairement le faire. Comment dire. C'est pas parce qu'une fille couche à droite et à gauche qu'elle est libérée ; en un sens, si elle agit comme ça parce qu'elle a intégré que c'était ça le modèle de femme libérée, elle n'est pas plus libérée que la femme des années 50 qui restait à la maison pour jouer le rôle de bonne épouse soumise. Paradoxalement, c'est le contraire qui se passe. Du coup, on protestant contre certaines choses et en clamant la liberté de la femme, c'est le contraire qui arrive.
Je parle ici en termes d'images et de modèles de comportement, pas du tout en termes de droits ou de conditions professionnelles.
Je pense - enfin je crois comprendre - que c'était plus ou moins ce que voulait dire Aarhaz dans son premier paragraphe ?

Par contre :
Citation de: Aahraz
y'a pas une meuf (ou peu, cela dit) pour dire "hey mais on est en train de devenir aussi sectaire et conne que ce qu'on dénonce."
Là justement, c'est toi qui généralises abusivement ;)


« Modifié: 11 Mai 2014 à 13:03:42 par Milora »
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Aahraz

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Re : Débat parité & cie
« Réponse #387 le: 11 Mai 2014 à 13:09:58 »
Exactement. Un jour, j'arriverai à m'exprimer.

En effet, aussi, je ne tiens pas à mettre tout le monde dans le même panier, hein, mais j'ai vraiment rarement vu des femmes tenir ton discours, quand elles hurlent (parce que la blogosphère c'est ça, le cheval de bataille actuellement c'est ici). J'ai l'impression, pour le féminisme, d'un serpent qui se mord la queue (et vous m'excuserez cette image un peu comique quand on y pense^^).
Si, en plus, l'homme est bisexuel, ou gay, alors là, y'a de quoi sortir un fusil, parce qu'on passe notre vie à se dire "mais mon dieu, mais mon dieu, pourquoi je suis né ici, bordel?"

Quant au changement de trottoir, poussons le raisonnement au bout : aujourd'hui, la peur des cités et un certain climat de stress des jeunes règne encore. Ce n'est pas la faute de la mamie, si la ghettoïsation trouve de tels échos encore dans nos rues aujourd'hui. Ainsi, je ne vois pas ce qu'il y a de gênant à demander à un jeune capucheux de changer de trottoir lorsqu'il suit une personne âgée qui respire la peur façon pernaud TF1 1 CO. Je vais finir par marcher au milieu de la rue et à ma faire renverser pour ne plus déranger les psychoses des gens, alors...
« Modifié: 11 Mai 2014 à 13:29:52 par Aahraz »

Hors ligne Loïc

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Re : Débat parité & cie
« Réponse #388 le: 11 Mai 2014 à 13:27:28 »
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Ensuite, je pense que je vois un peu ce que veulent dire Kanimp et Aahraz : des fois, le féminisme lance de grands cris contre certaines choses, tout en ne voyant pas qu'il y a d'autres gros problèmes. Je suis d'accord avec Aahraz sur le fait que les images, non de la femme, mais des gens en général dans les pubs sont hallucinantes. Pour moi, on n'en est pas (plus ? Je suis pas sûre qu'il y ait eu une évolution si nette) à un simple problème de femme-objet-sexuel. C'est le comportement et les modèles de toutes les tranches de la société, qui sont stéréotypées et aliénantes : il y a la femme qui doit être jolie, propre, féminine ; il y a l'homme qui doit être viril, aimer sa voiture, réussir ; il y a les plus de 50 ans qui doivent être habillés à l'ancienne, avoir des activités calmes et porter des pantoufles confortables ; il y a les ados qui doivent être rebelles - de façon normée bien sûr - et boire des bières en groupe en portant des habits de marque, etc. etc. Et les images négatives que relevait Aahraz.
Mais les féministes se battent contre ça justement... Bien sûr, elles réclament - puisque tu parles de la culture - des personnages féminins forts, par exemple des flics, pour montrer que ce ne sont pas que des métiers d'hommes ou autres, mais elles luttent aussi contre l'obligation de virilité (qui est un effet négatif de la domination masculine pour les hommes : ceux qui s'éloignent du modèle hétéro-viril sont mal vus, etc.), comme les antiracistes se battent contre la représentation stéréotypée des personnes racisées...
Et d'une manière générale, j'ai quand même l'impression que les féministes aimeraient aussi plus de modèles féminins proches de la réalité (qui font autre chose que du 34, par exemple, mais aussi des racisées, des pas belles, etc.)
Et tous les mouvements féministes ne sont pas pro-sexes ; et même les pro-sexes, il me semblent, gardent une attitude critique envers la sexualité.

Pour l'histoire du trottoir, parce que ça ne vient pas que de ce qu'a donné Aahraz, il me semble que c'était surtout une demande aux hommes féministes qui demandent ce qu'ils peuvent faire. Je ne peux pas parler par rapport à la peur dans la rue étant donné que je ne suis pas à la bonne place pour mais il faut reconnaître qu'on éduque plus les femmes à avoir peur que les hommes. Despentes donne de bons exemples aussi...

En fait je suis d'accord avec beaucoup de ce que tu dis Milora, et il me semble que les féministes luttent contre les normes, quelles qu'elles soient.
Et c'est vrai qu'au niveau de la sexualité des femmes, difficile de naviguer entre la frigide et la putain. (Quand pour les hommes c'est entre le "pédé" et le Don Juan, c'est donc un peu plus facile, Don Juan n'étant pas vraiment un stigmate)

Et pour la place prise dans les transports - je crois qu'Anlor ou Vera avait posté le lien vers ce tumblr et observez un peu, vous verrez que les hommes ne laissent souvent pas de place et aux autres, ni surtout aux femmes.
(Alors que croiser les jambes est mauvais pour les femmes hein)
Et quant à ton lien, "le féminisme devrait se recenter sur les vrais sujets", "oui mais l'égalité salariale", etc. Ça fait au moins trois cases de bingo  |-|
"We think you're dumb and we hate you too"
Alestorm

"Les Grandes Histoires sont celles que l'on a déjà entendues et que l'on n'aspire qu'à réentendre.
Celles dans lesquelles on peut entrer à tout moment et s'installer à son aise."
Arundhati Roy

Aahraz

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Re : Débat parité & cie
« Réponse #389 le: 11 Mai 2014 à 13:33:20 »
Tiens, c'est marrant, j'ai mis le même tumblr juste au dessus de toi. Moi, j'y vois une vindicte populaire qui fait fi du droit à l'image, du droit commun et d'une certaine violence sociale pour tenir des conclusions sexistes, violentes et qui enflamme plus le débat qu'il ne prouve quoi que ce soit (je peux te trouver un paquet de fêtarde qui fument dans le bus le soir, où qui pichent les trois pieds sur les sièges : je les cherche encore sur ce tumblr.) Encore une fois, ne focalisons que sur une partie du problème !
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Pour l'histoire du trottoir, parce que ça ne vient pas que de ce qu'a donné Aahraz, il me semble que c'était surtout une demande aux hommes féministes qui demandent ce qu'ils peuvent faire
http://www.superchlo.com/?p=2425
Le point dont je parlais plus haut, c'est à dire le trottoir, perso, je l'ai lu sur ce blog. Donc je sais pas de quoi tu parles, mais je parlais bien, dès le départ, de ce billet-là. J'aimerai bien le lien dont tu parles, d'ailleurs. Désolé de ne pas être calé sur la source originelle, mais moi, le "post qui m'a fait péter les plombs sur le féminisme", c'est celui-là. Et vu le nombre de link, il a eu un gros écho sur la blogosphère.
« Modifié: 11 Mai 2014 à 13:38:42 par Aahraz »

 


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