C'est un roman à la couverture haute en couleur, qui cache des pages bien noires...
Pour ceux qui connaissent Chris Cleave par son autre roman "Incendiaire", je vous conseille VIVEMENT de lire "Et les Hommes sont venus" ! C'est un chef-d'oeuvre contemporain !
On y découvre Petite Abeille (qui se surnomme comme ça depuis un triste jour à la plage), une jeune nigériane qui a perdu sa soeur, sa mère, ses amis, bref, tout, à cause des hommes qui veulent toujours plus d'argent. Une femme, Sarah O'Rourke, se trouvait avec son mari, Andrew O'Rourke, sur la plage, le jour où Petite Abeille fuyait avec sa soeur le village. Sarah, pour sauver Petite Abeille, va tout sacrifier : son doigt, son couple, sa vie.
Après quelques années, on se rend compte des dégâts qu'ont apportés ces sacrifices : Andrew s'est suicidé. Petite Abeille sort d'un centre de rétention administrative avec des autres réfugiées, l'une d'elles se suicide, Petite Abeille quitte le groupe, et va rejoindre Sarah, qui lui avait malencontreusement laissé quelques informations sur là où elle vivait. C'est à partir de là qu'on suit la vie d'une femme qui essaye de se reconstruire, malgré les horreurs du passé...
Pour l'auteur, je vous réécris la petite biographie qui est derrière le livre ! ;-x
Né en 1973, Chris Cleave a passé son enfance au Cameroun. Après des études à Oxford, il a exercé divers métiers en France, en Australie et en Grande-Bretagne. Son premier roman,
Incendiaire (Robert Laffont, 2006; prix des lecteurs du Livre de Poche 2007), a été acclamé dans le monde entier.
Et les Hommes sont venus, nommé au Costa Prize 2008, Best-seller en Grande-Bretagne, a été traduit dans quinze pays.
Mon avis personnel ? Le meilleur livre que j'aie jamais lu de toute ma vie ! C'est tellement bien raconté, tellement de choses sont lancées crues, comme ça. Une ambiance glauque qui contraste bien avec l'Angleterre rose bonbon. Des pages noires, qui contrastent bien avec la couverture orange. D'ailleurs, je trouve que la première de couverture est presque une définition à elle-même du livre : un monde avec un vernis bien flashie, craquelé, qui cache mal des faces détruites.
Voilà ! Tant que j'y pense : si quelqu'un a lu Incendiaire, s'il voulait bien faire une p'tite fiche (en fait ça m'a fait penser à une fiche d'histoire des arts ça ! ._.) pour que je voie s'il vaut vraiment la peine d'être commandé et acheté.