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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » La rédemption d'Irisa

Auteur Sujet: La rédemption d'Irisa  (Lu 2033 fois)

Hors ligne Ned Leztneik

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La rédemption d'Irisa
« le: 21 Novembre 2012 à 18:05:44 »
Irisa le rencontra pour la première fois à la fin du mois de novembre. Elle s'était fâchée la veille avec Robert et avait décidé de se promener de bonne heure pour se changer les idées. Elle n'avait pas déjeuné, et entra dans un salon de thé, pour commander un café.

Elle n'avait pas encore été servie lorsqu'il franchit la porte, et vint s'asseoir à la table à côté d'elle. Elle ressentit immédiatement de l'attirance pour lui, et engagea la conversation. La situation s'y prêtait d'autant mieux qu'ils étaient les seuls clients.

 — Bonjour, lui dit-elle avec un grand sourire. Je ne crois pas vous avoir déjà rencontré ici, vous venez souvent ?
 — Non, et je suis un peu perdu. Je viens d'arriver en ville. J'ai trouvé un foyer pour me loger et je suis étudiant en littérature, en dernière année. Je m'appelle Samy, mais c'est un diminutif. En réalité, mon prénom est Samir, ma famille est d'origine maghrébine, mais elle est installée dans le sud de l'Espagne depuis longtemps. Comme j'étudie également les langues étrangères, j'ai voulu venir ici, pour me perfectionner.
 — C'est amusant, lui dit-elle. Ma famille aussi est d'origine espagnole. Je m'appelle Irisa.
 — Vous portez un nom de fleur, cela vous va bien, répondit-il en la regardant au fond des yeux. Vous m'autorisez à m'asseoir à votre table ?
 
Sans attendre sa réponse, il s'assit en face d'elle. Elle se sentait en confiance, et lui raconta qu'elle vivait dans un petit logement, en compagnie d'un autre locataire avec qui elle partageait les frais. La compagnie de Samy la changeait agréablement de celle de Robert. Ils discutèrent plus d'une heure, essentiellement de littérature. Samy était cultivé et cela plaisait à Irisa. Elle avait envie de le revoir.

 — Je dois rentrer, mais j'aimerais vous retrouver encore.

Elle lui nota son numéro de téléphone et son adresse sur la facture avant de rajouter

 — N'hésitez pas à m'appeler, lui dit-elle en lui faisant la bise avant de repartir.

Sur le chemin du retour, elle se prit à imaginer une autre vie.

Depuis sa rencontre avec Samy, sa vie de débauche commençait à lui peser. Elle avait eu le temps d'y réfléchir toute une semaine avant qu'il ne l'appelle. Elle commença par ne plus répondre aux nombreux coups de fil qui lui étaient destinés chaque jour. Elle raccrochait sans dire un mot. Robert s'était aperçu de ce changement. Elle était de plus en plus distante et silencieuse. Elle passait de longs moments, les yeux vagues, pensant à un improbable futur. Elle n'attendait qu'une chose, revoir Samy.

Robert tenta sans succès de la dérider. Elle ne voulut rien savoir, et lui demanda de la laisser tranquille. Il était intrigué par ce changement inhabituel, et tenta d'en savoir davantage mais elle ne voulut rien lui dire, si ce n'est qu'il comprendrait bientôt. Samy l'appela un après-midi. Il avait envie de la voir et lui proposa de la retrouver au salon de thé. Elle dit à Robert qu'elle sortait et qu'elle ne savait pas à quelle heure elle rentrerait. Lui aussi s'était habitué à ses frasques et il n'insista pas.

 — Tu m'as manqué, lui dit-elle. Tu ne peux pas imaginer comme cette semaine a été longue pour moi. Je pensais que tu m'appellerais plus tôt, j'avais peur que tu m'oublies.
 — Comment pourrais-je. Tu me plais énormément et je suis heureux de te revoir. Mais j'ai été occupé par mes cours. Ce n'est pas si simple, et cela me prend du temps. Pour l'instant j'ai surtout envie de te connaître davantage. Je veux tout savoir de toi, dit-il en riant. Et si tu me parlais d'abord de ta famille et de ce que tu fais ?

Irisa ne lui cacha rien. C'était la première fois qu'elle se sentait autant en confiance avec un homme. Il apprit que ses parents s'étaient réfugiés en France après la guerre civile, que son père était chef de chantier, qu'elle avait une sœur avec qui elle était fâchée et qu'il n'était pas le premier. Elle lui parla de Robert, en précisant qu'il ne comptait pas pour elle, mais qu'il l'aidait comme il pouvait. Elle lui raconta encore avoir eu des aventures répétées sans lendemain, et qu'elle n'avait jamais rencontré quelqu'un qui l'attirait comme lui.

 — J'ai souffert une seule fois, mais je l'avais mérité, dit-elle encore. Je fréquentais quelqu'un d'aisé, mais cela n'a pas duré. Il avait compris que je ne valais pas grand-chose et que c'était son argent qui m'intéressait. C'est à cause de lui que je me suis fâchée avec ma sœur, je la soupçonne d'avoir été amoureuse de lui, et elle m'en voulait pour mon comportement. Un jour, il m'a chassé. J'ai appris ensuite qu'il s'était marié. Sa femme était mariée auparavant avec mon colocataire.

 — Pour moi, ton passé ne compte pas, ce qui est fait est fait et tu ne pourras rien y changer. L'argent est tellement important pour toi ?

Elle lui répondit en lui demandant s'il pensait qu'elle était une putain. Il la rassura en disant qu'il la considérait simplement comme une jolie femme, et que rien d'autre ne comptait.

 — Il faut laisser aux sentiments le temps de mûrir, rajouta-t-il.
 — J'ai pensé à cela toute cette semaine. Crois-tu qu'il soit trop tôt pour que je puisse te dire que j'éprouve quelque chose de profond pour toi ?
 — Tu dois le demander à ton cœur, lui seul connait la réponse. Elle se rapprocha de lui.
 — Je ne sais plus où j'en suis. Serre-moi dans tes bras, j'en ai besoin. Si tu savais comme tout a changé pour moi, lui dit-elle, presque timidement. Je n'arrive pas à comprendre ce qui m'arrive. J'aurais tellement aimé ne connaître personne avant toi.
 — Tu ne dois rien regretter, dit-il en la serrant entre ses bras et en caressant ses cheveux, mais ne parle pas encore d'amour, les mots sont parfois superflus, il arrive aussi qu'ils gâchent tout.

Elle avait les yeux embués de larmes. Elle s'interrogeait ... pourquoi elle, pourquoi maintenant ? En quittant le salon de thé, ils se tenaient par la main. Beaucoup plus tard, elle réussit enfin à lui dire les mots qui lui brûlaient les lèvres. Pour la première fois de sa vie, elle prononça « Je t'aime ».
« Modifié: 21 Novembre 2012 à 22:13:42 par Ned Leztneik »
Il est dit parfois que toutes les guerres ne sont que des guerres de religion. Alors dites-moi le nom de ce Dieu qui les autorise à tuer l'amour. (apologue d'Alegranza)
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Re : La rédemption d'Irisa
« Réponse #1 le: 21 Novembre 2012 à 18:25:22 »
C'est mignon au possible ! Beau texte ( avec sans aucuns morts, ouah !!!! ) qui se lit comme du Nutella sur une belle tranche de pain. J'aime beaucoup.

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Re : La rédemption d'Irisa
« Réponse #2 le: 21 Novembre 2012 à 20:56:13 »
Ouais...c'est mignon et plein de bons sentiments.  C'est assez  prévisible. Pour qu'une telle histoire tienne la route il faudrait muscler ton style ou ...muscler l'histoire. A toi de choisir.

Mais ce n'est que mon avis et il est discutable.
"Le rire a été donné aux hommes par Dieu pour les consoler d'être intelligents."

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Re : La rédemption d'Irisa
« Réponse #3 le: 21 Novembre 2012 à 21:07:16 »
J'aime bien, mais je suis d'accord avec les précédents commentaires...c'est "mignon". L'histoire d'amour est belle, un peu moins originale, mais bien racontée, les mots sont juste...
C'est simplement assez cliché, la femme qui a aimé pour l'argent, qui aime pour de faux, et qui trouve un homme cultivé de qui elle tombe amoureuse...
Mais ça va un peu vite...il est dit qu'il faut laisser aux sentiments le temps de mûrir, et là, il n'y est pas ce temps...
Je dirais donc que c'est un beau texte, un exercice de style réussi.
Chuis censé signer là ? Mais j'ai même pas eu le temps de lire le contrat !

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Re : La rédemption d'Irisa
« Réponse #4 le: 21 Novembre 2012 à 22:26:41 »
Bon, je vais bodybuilder l'histoire ...

Ned1: Tu as une idée ?
Ned2: ben, pas trop, non, tiens, si Samy avait un but non avoué ?
Ned1: tu vois ça comment ?
Ned2: il pourrait la manipuler
Ned1: j'achète

 :) :)
« Modifié: 21 Novembre 2012 à 22:32:06 par Ned Leztneik »
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Re : La rédemption d'Irisa
« Réponse #5 le: 21 Novembre 2012 à 22:47:19 »
Samy ne la raccompagna pas. Elle passa devant une église, hésita quelques instants, puis poursuivit son chemin. Robert était levé lorsqu'elle entra chez elle. Il était excité, une fois encore, à l'idée de ce qui allait se passer. Il voulut l'embrasser, mais elle le repoussa en disant qu'elle était fatiguée, et qu'il ne fallait rien lui demander de plus.

Elle rejoignit sa chambre et s'allongea, puis pleura à nouveau. Avant de s'assoupir, elle prit conscience de tout ce qu'elle avait gâché. En se réveillant, deux heures plus tard, elle allait mieux. Elle avait rêvé de Samy. En se levant, la première chose qu'elle fit fut de jeter son stock de phéromones à la poubelle, malgré la somme non négligeable que représentaient ces produits. Robert, qui travaillait le matin, venait de partir, et lui avait écrit un mot, qu'il avait posé sur la table, pour lui souhaiter une bonne journée.

Robert était sur le chemin du retour. Il avait passé toute la matinée à alimenter en rames de papier les différentes machines à imprimer. Il détestait ce travail, mais il n'avait pas d'autre choix. En arrivant chez lui, il fut surpris de trouver un repas qu'Irisa avait préparé pour lui. Elle ne s'occupait plus de ses repas depuis qu'ils faisaient chambre séparée, et il se demanda ce qui se passait. Elle avait même rédigé un mot pour lui souhaiter bon appétit. Il voulut lui parler, mais elle avait quitté leur logement avant qu'il ne rentre. Il décida de la questionner plus tard. Elle était repartie en fin de matinée pour retrouver Samy.

Elle le trouva en train de réviser des cours. Il habitait une simple chambre au mobilier réduit à une table, une chaise, un lit et une armoire. Elle s'imaginait mal vivre ici en sa compagnie, et lui proposa de venir habiter chez elle.

 — Il y a plus de place, et mon colocataire ne posera pas de problème, Je lui en parlerai ce soir. Je t'en prie, ne dis pas non.

Cette idée convenait à Samy. En arrivant en France, il n'avait pas imaginé qu'il se retrouverait dans un simple foyer pour travailleurs immigrés. La proposition d'Irisa convenait mieux à la mission qui était la sienne.

**********

Elle avait décidé de parler avec Robert en fin de soirée. Elle lui expliqua que leur vie commune ne lui convenait plus, et qu'elle souhaitait y mettre un terme. Mais elle ne voulait pas le pénaliser, et s'il supportait de la voir vivre avec un autre, elle acceptait qu'il continue à occuper la chambre qui était la sienne.

 — C'est plus fort que moi, dit-elle. Celui que j'ai rencontré compte maintenant plus que tout pour moi. Je ne voudrais pas que tu m'en veuilles pour cela, tu n'y peux rien.

Il s'était rendu compte, au ton de sa voix, qu'il ne réussirait pas à la faire changer d'avis. Il fit toutefois preuve de générosité en lui disant qu'il maintenait leur séjour en Andalousie, même s'il n'y avait plus rien entre eux.

 — Accepte-le comme cadeau de rupture. Je déménagerai au retour.
 — Tu es gentil, mais n'imagine pas qu'il se passera quoi que ce soit.

 Le lendemain, après le travail, il se promena. Il voulait surtout penser à autre chose et ses pas le menèrent vers le centre-ville. Au détour d'une rue, il rencontra Nicole. Marie l'avait mise en garde contre son ex-mari, mais elle eut presque pitié de lui en le voyant. Elle remarqua qu'il se laissait aller, ce qui l'étonna. Elle avait gardé de lui l'image d'une personne soignée, du temps où elle travaillait à l'imprimerie municipale. C'est ainsi qu'il apprit grâce à Nicole le départ pour la capitale de Marie et Denis.

**********

Samy et Irisa, qui l'attendaient, le virent arriver. Il affichait une feinte indifférence alors qu'en réalité il avait l'impression de n'être qu'un invité. Elle lui présenta celui qui accaparait toutes ses pensées, sans aucune gêne. Il constata immédiatement leur complicité et dut s'en faire une raison.

 — Il faut que nous parlions, dit-elle.
 
Il répondit que c'était superflu et qu'il n'avait aucune intention de leur causer du tort.

 — Je me contenterai de continuer à vivre comme avant, et je partirai dès que je pourrai. J'ai bien compris ce qui importe pour vous.
Il rajouta en fanfaronnant que cela n'avait aucune importance pour lui. Samy, qui n'avait encore rien dit, lui fit remarquer qu'il avait pris la meilleure décision possible et lui tendit la main.

 — Sans rancune ?
 — Sans aucune rancune, dit Robert. C'est le destin qui le veut. D'ailleurs je vais vous laisser la soirée et j'essaierai pour l'avenir de me faire le plus discret possible pour ne pas vous déranger.
 — Je m'excuse sincèrement, Robert, dit-elle. J'ai honte aussi d'avoir détruit ton couple et je voulais te le dire.
 — Cela n'a plus d'importance non plus, je ne méritais pas Marie. C'était la première fois qu'il prononçait son prénom depuis bien longtemps. Et elle est heureuse avec celui  qu'elle aime. De toute façon, ils ne sont plus ici. J'ai rencontré une ancienne collègue de travail, qui est maintenant chez Arts-Graphiques, et elle m'a dit qu'ils étaient partis à Paris. Ils sont tous les deux à l'Imprimerie Nationale, si j'ai bien compris.

Le nouveau compagnon d'Irisa pensa qu'il détenait enfin une information importante.
« Modifié: 22 Novembre 2012 à 07:12:07 par Ned Leztneik »
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Re : La rédemption d'Irisa
« Réponse #6 le: 22 Novembre 2012 à 07:00:17 »
Ahah !
C'est, à mes yeux, beaucoup mieux... Il y a en effet maintenant quelque chose en plus dans l'histoire, avec ce "but non avoué", et le fait qu'ils mettent, en gros, Robert à la porte, même si ce n'est pas consciemment volontaire...
Et l'écriture est toujours aussi fluide, donc ça s'améliore :)
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Re : La rédemption d'Irisa
« Réponse #7 le: 25 Novembre 2012 à 18:38:17 »
(...)

Samy s'était installé définitivement chez Irisa et Robert durant ces deux jours, en y apportant les quelques affaires qui étaient restées dans la chambre qu'il louait auparavant. Robert lui avait proposé de lui servir de chauffeur, et son vieux break fut mis une fois de plus à contribution.
 
Leur cohabitation se passait bien, et Robert se sentait de plus en plus détaché d'Irisa. Comme s'il s'éveillait d'un rêve. Il pensait souvent à quitter ce logement, et avait fini par dire à Irisa qu'il louerait un studio dès leur retour d'Espagne. Il en avait décidé en toute lucidité, sachant qu'il n'y avait plus d'espoir pour qu'Irisa et lui puissent renouer.

Un peu avant la fin du mois de février, Samy apprit à Irisa qu'il devait s'absenter quelques jours pour raison familiale et se rendre, lui aussi, en Espagne. Il lui inscrivit son adresse sur un papier en lui disant que c'était la maison de ses parents à Séville, et qu'elle pourrait aller le retrouver quand elle serait là-bas.

**********
Ils atterrirent à Séville le dernier jour du mois de février. En sortant de l'aéroport, la première chose que fit Irisa fut de prendre un taxi pour aller chez Samy.
 Le taxi les déposa à l'adresse indiquée par Irisa, c'était un terrain vague avec un immeuble en démolition. Après s'être renseignée, elle apprit que cet immeuble était auparavant un squat avec des étrangers de passage.

Robert eut envie d'éclater de rire, mais il se retint. Elle a tout perdu,  songea-t-il tristement ...

Irisa ne savait pas encore qu'elle ne le reverrait jamais. Définitivement seule.

"Vêtue de voiles noirs,
elle pense que le monde est bien petit
et le coeur immense
Vêtue de voiles noirs.
Elle pense que le tendre soupir,
le cri, disparaissent
au fil du vent.
Vêtue de voiles noirs.
Elle avait laissé sa fenêtre ouverte
et à l'aube par la fenêtre
tout le ciel a débouché.
Ah!
Vêtue de voiles noirs!"


F.G. Lorca, la soléa  :coeur:

 
« Modifié: 25 Novembre 2012 à 18:46:00 par Ned Leztneik »
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Re : La rédemption d'Irisa
« Réponse #8 le: 25 Novembre 2012 à 18:51:16 »
C'est très beau, mais c'est aussi très étrange...
L'écriture, rien à dire.
Par contre, l'histoire en elle même...je ne sais pas si c'est fini, mais si ça l'est ( et c'est l'impression que ça me donne ), ça fait un peu écrit pour terminer, le plus vite possible...pour en finir, comme si l'histoire t’embarrassait et que tu ne savais pas quoi en faire.
C'est la seule chose que je trouve un peu étrange...
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Re : La rédemption d'Irisa
« Réponse #9 le: 25 Novembre 2012 à 19:01:25 »
Je comprends ton point de vue, mais ce n'est pas terminé, loin de là. Je vais d'ailleurs rassembler les éléments et poster prochainement une compilation du tout.

Cela dit, que trouves-tu particulièrement étrange ? Le poême de Lorca, dont une double lecture permet d'évoquer la mort OU la solitude ? Ou toutes les deux ?  ;)

dans la première suite, il y avait:

"Cette idée convenait à Samy. En arrivant en France, il n'avait pas imaginé qu'il se retrouverait dans un simple foyer pour travailleurs immigrés. La proposition d'Irisa convenait mieux à la mission qui était la sienne."

Par ailleurs, et je te cite:

"Il y a en effet maintenant quelque chose en plus dans l'histoire, avec ce but non avoué"

suspense ?
étrange, non ? :)
« Modifié: 25 Novembre 2012 à 19:30:12 par Ned Leztneik »
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Re : La rédemption d'Irisa
« Réponse #10 le: 25 Novembre 2012 à 19:05:16 »
Ah ok, désolé de casser le truc...mais c'était tellement définitif, avec le poème à la fin...très joli d'ailleurs.
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