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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Un petit café, léger

Auteur Sujet: Un petit café, léger  (Lu 2378 fois)

Hors ligne Ham

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Un petit café, léger
« le: 18 Novembre 2012 à 17:17:12 »
Pour prévenir, il y a quelques phrases crues dans ce texte... bonne lecture!

Un petit café, léger

Nous étions assis dans un café, l’air léger de ce début d’automne était agréable et nous donnait de succincts frissons. Je la regardais dans ses doux yeux verts. Ses cheveux châtains clairs étaient attachés en chignon. Je lui parlais de sa vie mais elle ne voulait rien entendre. Elle était désinvolte avec elle-même. Elle ne s’acceptait pas elle-même. Je ne sais même pas pourquoi elle restait là, en face moi, à m’écouter parler tellement elle haïssait ce que je lui disais. Elle était libertine et je le lui reprochais. Cet après-midi j’essayais une nouvelle fois de lui faire entendre raison en essayant de mettre en parallèle son langage cru et le mien. Je voulais lui faire comprendre la différence entre son monde et celui qui pourrait l’accueillir.

« Arrête de baiser à tout va, Cassandre. Tu vaux bien mieux que ça. As-tu connu l’amour ? Non. Tu ne laisses aucun homme te conquérir corps et âme. Cet air que tu prends, cet air féroce, insoumise, rebelle, laisse ton cœur impénétrable. Faire l’amour Cassandre, c’est prendre l’autre dans ses bras, échanger un regard pétillant de tendresse, l’embrasser, le caresser, le survoler. Ne faire plus qu’un. »

Et puis, il y avait cette petite mamie aux airs anglais, assise à la même terrasse que nous : à mesure que je tenais mon discours, sa mignonne bouille ridée avait pris la même teinte que le pudding qu’elle mangeait. Elle s’était empressée de payer son dessert sans même l’avoir fini, puis s’était éclipsée rapidement, sans demander son reste. Nous avions rit de cette pauvre grand-mère. Ensuite j'avais repris mon sermon d'une manière différente:

«Le monde est un océan où les gens se partagent l'eau, Cassandre. Sois la même vague qu'un homme pour partager vos forces. Vous serez trois fois plus puissants que seul face aux tempêtes. Parfois même, au gré des courants, vous profiterez d'un moment calme dans une petite baie paradisiaque. Mais l'océan est le plus souvent agité... Tu es faible toute seule, une petite vaguelette qui se fracasse sans cesse contre le même caillou. En parallèle, beaucoup d'autres vagues passe cette petite pierre, sans problème. Réagis!

Toi tu baises Cassandre,  tu profites de tes atouts pour avoir n'importe quel homme dans ton lit, tu vis une vie plate avec des gens faux. Tu te détruis.»

Cassandre me regardait, je sentais qu’elle retenait une réplique dévastatrice et cruelle. Mais elle me respectait trop pour me faire de la peine, elle ne répondit donc pas. Et c’est ce qui me faisait le plus mal. Nous nous sommes alors regardé pendant une ou deux minutes. Nous communiquions silencieusement. Parfois les mots sont de trop. Au bout de ce laps de temps, elle prit la parole d'une manière naturelle pour me raconter des anecdotes sur sa vie. Nous en suivions une différente, mais dans ces moments-là je souriais et profitais de chacun de ses sourires.
Après une heure à se parler de choses sans importances, nous nous quittions. Je lui disais à chaque fois qu’on se séparait : « Tu as les yeux qui brillent, prend soin de toi et à la prochaine. ». Les yeux qui brillent… c’est une expression qu’on utilise chez moi pour dire que la personne est fatiguée.

Le cœur lourd, je poussai le micro et descendis de l’estrade. En jettant un regard à l'assemblée, des larmes me montèrent aux yeux, des larmes de colère, de frustration, de tristesse. Tous ces gens l’avaient fait courir à sa perte. Il y avait là des bikeurs qui attendaient que ce soit fini pour aller prendre un verre, des bimbos sans contenance n’ayant pas pris la peine de s’habiller correctement pour l’occasion, une famille dévastée par les remords.  Je traversai la foule pour laisser derrière moi mon amie, tuée par les siens. J’avais l’impression que dans le cimetière, les seuls bruits transcendant le silence provenaient de mes chaussures noires, qui couinait à cause du chemin mouillé par le temps pluvieux.
« Modifié: 18 Novembre 2012 à 19:42:10 par Ham »

Hors ligne Noisette

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Re : Un petit café, léger
« Réponse #1 le: 18 Novembre 2012 à 19:12:19 »


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Cela pour lui faire comprendre la différence entre son monde et celui qui pourrait l’accue

C'est subjectif, mais le cela en commencement de la phrase c'est bizarre avec la fin de l'autre fin j'aurais plutôt mis Tout cela

A part ça, j'ai bien aimé ton texte, il ne m'a pas du tout choqué. J'aurais cependant aimé que Cassandre parle elle aussi...
Sinon, je ne m'attendais pas du tout à la fin, donc belle chute enfin belle pas vraiment vu qu'elle est morte, mais tu m'a comprise, enfin j'espère  :D

J'ai juste une question le dernier paragraphe est complètement a par du début ? Fin tout ce qu'il lui dit au début, il ne le répète pas dans le micro ?

Hors ligne Ham

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Re : Un petit café, léger
« Réponse #2 le: 18 Novembre 2012 à 19:41:16 »
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C'est subjectif, mais le cela en commencement de la phrase c'est bizarre avec la fin de l'autre fin j'aurais plutôt mis Tout cela
C'est vrai c'était pas beau, j'ai même changé par Je voulais je trouve que ça fait mieux  :)

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J'ai juste une question le dernier paragraphe est complètement a par du début ? Fin tout ce qu'il lui dit au début, il ne le répète pas dans le micro ?
Ouf ! Heureusement que tu poses la question! En effet ça n'était pas bien compréhensible, merci beaucoup! J'ai changé le placement de la phrase et donc oui il racontait en fait ce moment à toute l'assemblée (de guignols  :mrgreen:).

Citer
A part ça, j'ai bien aimé ton texte, il ne m'a pas du tout choqué. J'aurais cependant aimé que Cassandre parle elle aussi...
Sinon, je ne m'attendais pas du tout à la fin, donc belle chute enfin belle pas vraiment vu qu'elle est morte, mais tu m'a comprise, enfin j'espère
Ça me fait plaisir.  :) C'est vrai mais j'avais peur qu'en faisant parler Cassandre je fasse fuir tout les lecteurs ( :mrgreen:). Nan plus sérieusement c'est à moitié voulu, simplement je pense que je m'y serai mal pris, mais je vais voir ça. :)

 Merci de ton commentaire,
Cdt,

Hors ligne Noisette

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Re : Un petit café, léger
« Réponse #3 le: 18 Novembre 2012 à 21:31:54 »
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J'ai juste une question le dernier paragraphe est complètement a par du début ? Fin tout ce qu'il lui dit au début, il ne le répète pas dans le micro ?
Ouf ! Heureusement que tu poses la question! En effet ça n'était pas bien compréhensible, merci beaucoup! J'ai changé le placement de la phrase et donc oui il racontait en fait ce moment à toute l'assemblée (de guignols  ).

De rien :D Juste si je peux te dire un conseil, fin c'est peut-être moi, attend d'autre avis, mais pour une meilleure compréhension j'aurais rajouté avant de " Le coeur lourd" Une petite phrase qui transmet l’amertume de ton perso, fin d'après ce que j'ai ressenti il en a une. Du genre " Mon discours pris fin " bon la y'a pas vraiment d'amertume mais bon à toi de voir ...

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C'est vrai mais j'avais peur qu'en faisant parler Cassandre je fasse fuir tout les lecteurs ( ). Nan plus sérieusement c'est à moitié voulu, simplement je pense que je m'y serai mal pris, mais je vais voir ça.

Je comprend, tu peut toujours essayer puis au pire si c'est pas bien ben t’enlèves et si c'est bien bah t'auras gagné le gros lots  :mrgreen:

Hors ligne Penruet

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Re : Un petit café, léger
« Réponse #4 le: 18 Novembre 2012 à 21:45:07 »
J'ai bien aimé, mais ( et oui, toujours commencer par le mais !):
C'est trop court à mon goût. La qualité du texte est remarquable, mais je pense que maintenant tu peux sans doute l'étoffer un peu, l'épaissir, et surtout...
Soigner un peu le passage d'un instant à un autre. Le silence n'est, à mes yeux, pas assez approfondi, et on passe sur ces anecdotes trop vite. On ne fait que survoler ce qui est un dialogue silencieux, lequel peut être très fort et donc peut mériter un bonne description, pas nécessairement énorme, mais quand même...
Enfin, une plongée plus profonde dans la pensée, la psychologie des persos ne serait pas superflue. Tu joues beaucoup là dessus, mais légèrement, j'ai l'impression que c'est le pivot de ce texte, et ce pivot est mince...

Voilà !
Fais en ce que tu veux, ce n'est que mon avis amical :)
Sinon, je réitère, bon texte, bien écrit et immersif, donc: bon travail ;D

Au plaisir :)
Chuis censé signer là ? Mais j'ai même pas eu le temps de lire le contrat !

Hors ligne Pierre.René-France

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Re : Un petit café, léger
« Réponse #5 le: 18 Novembre 2012 à 22:29:31 »
Hello !

J'ai bien aimé ce texte, comme dit plus haut c'est immersif, j'aime bien la conversation et le ton du récit. Tu devrais relire vite, fait il y a quelques lourdeurs que tu pourrais corriger rapidos (genre le "laps de temps" par exemple, et quelques autres petits trucs ici et là).

En revanche j'ai trouvé la fin de l'histoire extrêmement décevante. C'est vraiment "déjà vu, déjà fait", si tu voulais finir le texte ici tu avais tout sauf besoin de la faire mourir. Terminer la conversation sur un ton nostalgique, genre "leurs vies se séparents et son très différentes", un truc du genre aurait été parfait. Au lieu de cela et comme 80% des fictions courtes d'auteurs amateurs il a fallut que tu la fasses mourir...

D'ailleurs ce commentaire vaut pour une très grosse partie des textes sur ce site, je vais chercher un endroit où faire un article général là-dessus car c'est insupportable ces textes où quelqu'un meurt pour rien. C'est un génocide abominable et totalement inutile.

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Hors ligne Ham

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Re : Un petit café, léger
« Réponse #6 le: 18 Novembre 2012 à 22:55:09 »
@Noisette

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De rien  Juste si je peux te dire un conseil, fin c'est peut-être moi, attend d'autre avis, mais pour une meilleure compréhension j'aurais rajouté avant de " Le coeur lourd" Une petite phrase qui transmet l’amertume de ton perso, fin d'après ce que j'ai ressenti il en a une. Du genre " Mon discours pris fin " bon la y'a pas vraiment d'amertume mais bon à toi de voir ...
Ouais il en a gros sur la patate... Je note (également pour Cassandra) !

@Penruet

Bonjour,
Merci pour tes compliments!
Je prends note pour étoffer (surtout pour le silence ton idée m'a séduite)

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Enfin, une plongée plus profonde dans la pensée, la psychologie des persos ne serait pas superflue. Tu joues beaucoup là dessus, mais légèrement, j'ai l'impression que c'est le pivot de ce texte, et ce pivot est mince...
Ça rejoint indirectement ce que m'a dit Noisette, c'est vrai que j'aurai du rendre Cassandra plus vivante, présente avant de la faire mourir...

@Pierre.René-France

Bonjour,
Je trouve que la fin donne son sens au texte. Toute son histoire, la passion que met l'homme dans sa narration, cela se comprend par l'émotion qu'il ressent sur l'instant, devant tout ces gens qui lui font horreur... Terminer sur "leurs vies se séparent et sont très différentes", ça ça aurai été une fin raté, d'après moi.
Désolé que la fin ne t'ai pas conquise, par sa récurrence. Perso, je pense que tout dépend du texte, comment il est mené jusqu'à sa fin.


Merci pour vos commentaires,
Cdt,


Hors ligne Pierre.René-France

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Re : Un petit café, léger
« Réponse #7 le: 18 Novembre 2012 à 22:58:42 »
Je ne suis pas convaincu du tout, ta fin aurait été très bien en finissant sur "fatiguée" par exemple. Tu laissais en suspens des particules de nostalgie et d'amitié, on avait passé un très bon moment en compagnie de Cassandre et de la narratrice, franchement c'était très bien. D'ailleurs je l'ai relu en arrêtant à "fatiguée" et vraiment cela m'a beaucoup plu, je resterai sur cette impression. Cassandre est certes une libertine et ce n'est pas bien mais non, elle ne mérite pas de mourir.

PRF
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Re : Un petit café, léger
« Réponse #8 le: 18 Novembre 2012 à 23:01:19 »
PS d'ailleurs je ne vois pas comment le narrateur pourrait être un homme ? Je n'ai relevé aucune preuve et à mon sens il s'agit d'une narratrice, vu le ton de la conversation et les répliques...?
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Hors ligne Ham

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Re : Un petit café, léger
« Réponse #9 le: 18 Novembre 2012 à 23:19:11 »
C'est vrai, en s'arrêtant à "fatiguée" et en étoffant comme l'a dit Penruet, ça pourrait le faire, bien que je ne sais pas si alors quelques lecteurs auraient le sentiment d'un texte... inachevé.

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d'ailleurs je ne vois pas comment le narrateur pourrait être un homme ? Je n'ai relevé aucune preuve et à mon sens il s'agit d'une narratrice, vu le ton de la conversation et les répliques...?
Si en fait c'est écris noir sur blanc... dans ma tête ( :mrgreen:). En fait dans ma tête (et oui il s'y passe plein de chose), l'interlocuteur de Cassandre était le seul homme à qui elle acceptait de parler, de s'ouvrir un peu. Mais bon ça personne pouvait deviner  :mrgreen:.

Hors ligne Kath

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Re : Un petit café, léger
« Réponse #10 le: 19 Novembre 2012 à 00:11:35 »
Alors étoffe là-dessus, ton narrateur pourrait bien être juste un ami, un frère, un cousin, ou alors avoir des sentiments cachés pour Cassandre qu'il n'ose lui avouer de peur de briser leur amitié.

Comme PRF, je ne  vois pas non plus l'intérêt de la faire mourir, surtout sans savoir les circonstances : que font ces bikers et bimbos à la cérémonie? Sont-ils des libertins qui la connaissaient? UN peu étrange si elle ne faisait que"baiser" avec eux, s'en servir, qu'ils viennent ainsi...Et ton avant-dernière phrase me laisse interrogative :"tuée par les siens", oui, mais comment, pourquoi?

Il y a d'autres façons de finir ton texte: il la retrouve quelques temps plus tard car elle a finalement ouvert son cœur à quelqu'un, et les conséquences peuvent être positives ou négatives, ils sont finalement en couple,  il se perd dans ses réflexions sur le libertinage. Tout sauf un enterrement, auquel en plus je ne comprends pas grand-chose, par pitié! et tant pis si tu laisses le lecteur sur sa fin, moi j'aime bien, le texte continue de vivre dans ma tête, je me demande ce qui aurait pu arriver etc..
Relectrice-Correctrice pro, et fière et enthousiaste correctrice du Mout'!

Hors ligne Pierre.René-France

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Re : Un petit café, léger
« Réponse #11 le: 19 Novembre 2012 à 00:12:02 »
Effectivement ! Perso vu la teneur de la conversation et les points de vue développés par le narrateur, ce ne peut être qu'une femme. Mais en même temps l'ambiguité est très bien comme ça, chacun imagine ce qu'il veut - oui je milite pour plus de liberté au lecteur, merde à la fin c'est bien lui qui va la lire l'histoire on ??  :D
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Hors ligne Tina

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Re : Un petit café, léger
« Réponse #12 le: 19 Novembre 2012 à 01:22:05 »
Pierre.René, je milite avec toi !   :P

Par contre je ne suis pas d'accord avec le fait de dire que le libertinage c'est pas bien. Qui est-on pour dire que quelqu'un fait les choses bien ou mal ? C'est notre corps et on a le droit de vivre ses expériences... Voici mon point de vue à ce sujet.

J’aime ce texte. J’ai le sentiment que le manque de soutien et le jugement sévère du narrateur, malgré tout ce  qu’il prône l’a aussi tuée…
Et qu’il ne s’en rend pas compte.
Elle, elle le respecte trop pour placer un mot plus haut que l’autre, et lui finalement est plus virulent qu’elle… Elle sort des clous ça c’est sûr, et lui se permet de remettre en question sa capacité à aimer… C’est très actuel ce genre de jugement réchauffé.
 Enfin, peut être que ce n’est pas du tout ce que tu a voulu démontrer mais en tout cas c’est ainsi que je le ressens.  La fin je ne comprends pas est-ce qu’il raconte ce souvenir à son enterrement ?

Quoi qu'il en soit je comprend ici que la teneur de l'amitié consisterait plutôt à apporter des ondes positives à ses amis en respectant et acceptant leurs vies et leurs choix tels qu'ils sont... Plutôt qu'à vouloir à tout prix les "raisonner" et les conduire à ce qui nous semble "mieux".
"Il faut commencer par éprouver ce qu'on veut exprimer." Vincent Van Gogh

Hors ligne Zouga

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Re : Un petit café, léger
« Réponse #13 le: 19 Novembre 2012 à 04:26:32 »
J'adore l'expression "succints frissons" qu'on retrouve au début  :-[ (Je repasserais plus tard pour une vraie critique mais je voulais juste dire faire ce petit commentaire :P)


Hors ligne Ham

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Re : Un petit café, léger
« Réponse #14 le: 19 Novembre 2012 à 11:42:57 »
Bonjour à tous,

La supprimer cette fin, c'est envisageable, mais la changer non désolé.

A travers Cassandre, je voulais dessiner le profil d'une femme complètement paumée qui ne trouve pas sa place dans le monde. Simplement, c'est le serpent qui se mange la queue, à se renfermer sur elle-même, elle se détruit. Elle ne dit rien, mais n'en pense pas moins; je pense que c'est un point important.

Les bikeurs et les bimbos c'est cliché, c'était pour retranscrire ce que son entourage aurait pu être, vu son mode de vie. Bien sur, c'est un exemple et ce n'est pas très proche de la réalité mais je pensais que ça pourrais bien l'approcher, cette réalité (enfin la réalité de la fiction, hein). On aurait pu penser que son côté libertine a entraîné une perte de contact franche avec sa famille, d'où les remords de celle-ci, ayant délaissé leur fille/soeur/que sais-je/ "juste" par intolérance et incompréhension. Tuée par les siens en fait c'était pour ne pas dire qu'elle s'était suicidée, elle l'a fait par la faute de son entourage, des relations qui finalement n'en était pas... je ne sais pas si c'est très compréhensible. Je suis d'accord que c'est horrible de faire mourir quelqu'un de la sorte mais de la à dire que c'est inutile, non. Tout dépend de ce que l'on veut faire vivre au lecteur, l'émotion, la réflexion, les deux (dur ça). C'est la première fois que j'entreprenais l'entreprise de faire mourir un personnage, je ne m'y reprendrais pas, soyez rassurer ! :vaurien:

Je laisse quand bien même vous m'avez convaincu que cette fin "barbare" aurai pu être autre,

Merci pour vos commentaires,
Cdt,

@Tina
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Quoi qu'il en soit je comprend ici que la teneur de l'amitié consisterait plutôt à apporter des ondes positives à ses amis en respectant et acceptant leurs vies et leurs choix tels qu'ils sont... Plutôt qu'à vouloir à tout prix les "raisonner" et les conduire à ce qui nous semble "mieux".
Bien sur le narrateur se montre trop instant, d'ailleurs un moment il se pose la question "pourquoi elle reste alors qu'elle haït ce que je dis". Mais raisonner ces amis, c'est un belle preuve de son amitié je trouve, en effet si les amis ne le font pas, qui d'autres ? Bien sur toujours le plus gentiment et en insistant le moins possible, au bon moment, tout ça tout ça... ;)
Mais c'est sur qu'on pourrait se poser la question si le narrateur n'a pas également conduit Cassandre à son acte, c'est un point de vue pertinent.

@Zouga
Tu as le droit à la petite histoire: au début j'avais mis "de légers frissons", je relis ça faisait beaucoup de légers, cela devenait lourd en "légers", du coup, "succints frissons" vit le jour.  :mrgreen:

@Kath

J'ai lu sur un autre fil que tu n'étais pas d'humeur a lire des textes comme le mien en ces mois hivernaux, je m'excuse donc de t’avoir infliger cela.  :-[ Pour me faire pardonner je vais essayer de te faire sourire et même peut-être te faire rire en te redirigeant vers un autre de mes textes, léger, et vraiment celui là ;) (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,4977.0.html). J'espère sincèrement que ça te donneras le sourire!

 


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