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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » le Parc du Sentier battu

Auteur Sujet: le Parc du Sentier battu  (Lu 1247 fois)

Hors ligne JeaNMatH

  • Tabellion
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le Parc du Sentier battu
« le: 13 Novembre 2012 à 18:23:10 »
Patrick est dans ses pensées, malgré l'attitude alerte qu'il donne à voir à ceux qui s'y intéressent. Si intérêt il y a. Il marche depuis 20 bonnes minutes dans son nouveau quartier sans que son attention soit attirée par un détail en particulier. Il constate bien sûr les reflets de soleil inondant les crépis des numéros pairs, découpés comme au travers d'un pochoir par les façades matriculées de numéros impairs. Mais il ne contemple pas, ou plus. Il observe plutôt la réitération des mêmes choses : les silhouettes de branches et de feuilles s'entremêlant dans un chaos assourdissant, comme découpées d'un origami puis projetées contre le macadam, éclatant en arabesques d'ombres chinoises, ne sont plus que les contours d'une végétation municipale lyophilisée, les devantures de boutiques, comme une promesse de mystères que l'on chine, que l'on déniche, en offrande à un imaginaire insatiable, ne sont plus que les bastions d'une guerre économique sans alliance car, sur le terrain, c'est chacun pour sa poire.
A ces idées peu réjouissantes, Patrick parvient à un croisement. Feu rouge muni de sa pancarte de chat perdu dont tout le monde se fout, dont même Caramel a l'air de se foutre, tellement le gros plan sur sa grosse tête tigrée révèle un air blasé. Un air qui semble signifier "Barre-toi avec ton Nikon et file-moi à bouffer."
Un panneau indique Parc du Sentier battu, sur la droite. Patrick traverse le passage clouté, avec une application digne d'un fakir, ne foulant que les larges bandes blanches sans en couper les extrémités. En fait, il passe son temps à ne pas marcher sur des lignes fictives. Il se dit que sa névrose a quelque chose d'artistique. Oui, c'est une performance. Il traverse la route à la Beatles, comme sur la pochette de leur album, sur la ligne de basse des pots d'échappement, dans le flot verbal de la dame à poussette en plein débat avec elle-même. Son simili-T.O.C. assumé est comme l'expression de sa résilience, pour être devenu une ligne de code parcourant le circuit imprimé du réseau routier urbain, substrat moulé dans l'immaculée aseptisation de cette société libéralo-bobo-sataniste sur un thème de diarrhée musicale dégénérationnelle. Du vrai Alain Soral... bah, comme performance artistique, c'est toujours plus chargé de sens que de déguster un fœtus au nom de l'Art, comme l'autre taré de chinois, Zhu Yu.
Un abris-bus et un sans-abris plus loin, une dernière route à traverser méticuleusement, et le voilà devant le parc. Lorsqu'il s'engage sur la surface à mi-chemin entre sable et gravier, Patrick laisse derrière lui le boucan des automobilistes roulant dans l'anneau de Möbius de leur immobilisme.

Ce parc n'est franchement pas dégueulasse se dit Patrick : les petits sentiers aux courbes arrondies délimitent sagement une pelouse coupée court, celle-là même qu'on retrouve dans les jardins-vitrine de certains lotissements exemplaires. Mais on y voit, dépassant malicieusement, les racines galbées et dodues d'arbres aux formes suggestives. Il y a, aussi, quelques feuilles disposées ça et là sur le gazon, figurant une immense nappe verte à pois orange. Invitation au pique-nique, d'ailleurs. Invitation à piquer un roupillon et à niquer dessus. Enfin, plutôt, à amener son casse-dalle et à se rouler dans l'herbe, tout nu.
Dispersé dans l'élaboration d'autres associations d'idées formidablement drôles, Patrick dérive vers un banc siégeant à l'extérieur du virage que prend le chemin, comme la rampe de sécurité d'une départementale qu'il se serait pris de plein fouet s'il conduisait une voiture, complètement inattentif qu'il est.
Il arrive à deux mètres de l'objectif avant de se rendre compte qu'il est déjà occupé, le banc. Son esprit pile en même temps que son corps et ses chaussures dérapent un peu. Elles produisent un raclement qui aurait pu passer inaperçu s'il n'avait pas immédiatement regardé derrière lui, l'air ahuri, les traces de vingt centimètres qui prolongent maintenant ses talons sur le sol gravillonné.
Il retourne la tête et le type à l'origine de l'occupation du banc dit :
- Salut, attention sol glissant.
Patrick lève son sourcil et son menton, pour retrouver une contenance, puis, devant l'inefficacité de sa tentative, trahie par la crispation croissante du sourire du type, lève les yeux et fait une moue en expirant un :
- Ouais... salut.
Il s’assoit derechef. Il n'a pas dit son dernier mot, ce qui est la moindre des choses quand on vient à peine de commencer une discussion :
- Bon, c'est pas la meilleure des entrées, mais ça a le mérite d'être original.
- Oui.
Patrick, penché en avant, maudit l'individu. "Oui"... Il ne sait plus quoi rétorquer et regrette de s'être arrêté ici. Il aurait dû s'allonger dans l'herbe du parc qui, elle, est attirante et ne pipe mot. Comme la nana idéale. Il regarde devant lui les deux cartes fictives qu'il vient piteusement d'abattre : dédain et humour. Reste plus que la carte de l'authenticité, la toute dernière, et tel Yu-Gi-Oh, il se prépare à passer à l'offensive dans un dernier geste de désespoir, et il sait qu'il va défoncer avec panache son adversaire parce qu'après tout c'est le scénario classique et qu'il est le personnage principal de sa propre histoire. "J'invoque l'authenticité !" :
- 'Fait beau hein ?
Le gars, lui aussi, scrute l'horizon, assis en tailleur sur le banc. Il irradie de bienveillance, ce qui ne manque pas de courroucer Patrick, à la fois énervé par son charisme, et énervé d'être énervé.
- Oui, pas un nuage à l'horizon, c'est une bonne journée qui s'annonce.
- Je suis nouveau par ici, je visite le quartier, et là paf ! Un parc. Il est franchement pas dégueulasse.
A cette familiarité de langage, le gars hausse un sourcil, ce qui réjouit Patrick dont le sourire naissant est bien vite avorté : le type, lui, sait hausser du sourcil, avec cet espèce d'étonnement digne et calme.
- C'est pas comme ça que je le décrirais, mais oui, je partage ton avis. Je viens régulièrement ici pour réfléchir.
- J'aime bien le principe, c'est un bon choix de lieu pour méditer... oh le mot n'est pas innocent, serais-tu bouddhiste ou assimilé ?
A ces mots Patrick regarde, intrigué, son pantalon très ample, toile en rouge et noir qui exile la peur et va, à sa façon, plus haut que ces montagnes de couleurs. Si montagne il y a.
- Ah non, du tout, je suis agnostique. Le pantalon c'est parce que je trouve ça joli et confortable... Si je fais le lotus, c'est pour la concentration.
- Ja ne m’assois jamais comme ça, je devrais essayer.
- Quoi ?
- Bein quoi, quoi ?
- Non, rien... Tu sembles faire partie de ces personnes à qui la méditation ferait du bien.
Patrick ne sait comment prendre cette remarque. Le gars a certainement raison, quoi qu'il en soit.
- Possible. C'est vrai que ça carbure là haut, je dois apprendre à canaliser tout ça. Comment tu t'appelles ?
- Théo. Tu m'as l'air vif d'esprit, c'est vrai. Et toi, quel est ton prénom ?
- Patrick. Oui, petit on l'a remarqué, on m'a dit que j'allais le sentir passer plus tard. Et effectivement ça n'est pas passé.
- Amusant. Tu as donc passé des évaluations. A quel point s'élève le résultat ?
- Au plafond. Tant et si bien que j'ai touché le fond, puisque les extrêmes se rejoignent... je reste un connard de jeune encore à la charge de la société.
- Hm, oui. Avant tout, tu es quelqu'un de pratique... Patrick.
Ce dernier a déjà ouvert la bouche, prêt à répliquer. Mais il reste coi. Il fixe, obnubilé, le visage amusé de Théo. Sidéré. Il échappe un ricanement nerveux qui laisse rapidement place à un rire franc et incontrôlable. Théo dévoile plein de dents en gloussant. Patrick renchérit :
- AHAHAHAH ! Ahah, Théo rit en m'disant que j'suis pratique hi hi HI HAHAHA !
- HAAAA HA HA !
- AHAHAH ! Ahah, haaa....
Ils reprennent leurs esprits, et tandis que leurs zygomatiques éprouvés se détendent en même temps que l'ambiance, les derniers vestiges de leur fou rire, par sursauts, viennent ponctuer le silence retrouvé. Patrick reprend :
- Eh ben, t'as l'air d'un sacré farceur, toi. Pour en revenir au sujet du potentiel intellectuel, j'ai l'impression qu'il constitue bien souvent un tabou... il m'est donc difficile de discuter de ça légèrement. Que penses-tu de tout ça ?
- De tout ça ? Ce que j'en pense... Beaucoup.
L'attention de Patrick est piquée au vif. Il n'aura pas à se débattre, pas cette fois. Il n'aura pas, dans ce partage, à être à l'affut des connotations affligeantes qui se sont agglutinées autour de ce terrain miné. Il n'aura qu'à écouter, et il sent qu'il va apprendre. Il se contient :
- Voilà qui attise ma curiosité. Je t'en prie.
- J'en pense... j'en pense que chaque être est unique... qu'il y a autant de façons de penser, de vérités, d'esprits, et donc de cerveaux qu'il y a d'êtres humains différents. Il y a des artistes et des fonctionnaires, des ouvriers et des littéraires, il y a des chômeurs et des scientifiques, et parmi ces derniers on trouve les mathématiciens. Il y a les topologistes, les logiciens, les géomètres, les statisticiens, les combinatoriciens, les algébristes parmi lesquels certains s'intéressent aux propriétés profondes des nombres, aux liens qu'ils nourrissent entre eux. Chacun possède son approche, chacun définit les nombres selon ses propres couleurs. La question qui en découle est, quelle est la couleur d'un nombre ? En a t-il une dans l'absolu ? Le monde de la réalité est il sensé ? Ou ne s'agit-il pas d'un chaos duquel une conscience, et à fortiori des consciences humaines conjointes en synergie au fil des générations, un chaos disais-je duquel celles-ci créent de l'ordre ? Ainsi, selon cet apport je peux revenir à ta question : Comment je conçois les différentes intelligences humaines ? Comme un tout. A l'image de ce qu'est notre espèce, une espèce sociale dont le tout est supérieur à la somme de ses parties. Depuis son mode de vie nomade où l'Homme primaire déployait des stratégies collectives rudimentaires pour chasser, jusqu'au complexe intercontinental où l'Homo Sapiens peut agir de concert d'un bout à l'autre de la planète, communiquant à une vitesse luminique. Vois-tu ? Notre réalité est mouvante et subjective, et si l'humanité regarde son reflet dans la boule à facettes de la conscience collective, chacun n'en percevra au final que sa propre image individuelle. Ainsi se compose la rançon de la conscience : l'incertitude. Qu'est-ce que la Vérité ? Ta vérité ? Notre vérité ? Ou la vérité dans l'absolu, si elle existe ? On ne peut se sortir de ce trilemme par le biais d'une logique binaire. Ici intervient la cause de cette complexité, qui devient la solution : notre point de vue subjectif. Nous ressentons le monde de manière indécidable, saurais-tu expliquer par la logique formelle le calme lisse d'une brise fraîche au petit matin ? Le bruit tactile de la feuille d'érable trempée que tu foules ? L'émoi confus au contact d'une peau vibrante que tu frôles ? Chacun a son langage, et chacun trouvera ses mots, et nous nous comprendrons, mais seulement parce que nous partageons une sensibilité proche. Chacun son langage, Patrick, et chacun sa pensée. Et c'est en ça que la vie est un miracle. Parce que dans cet innommable désordre qu'est l'Univers, 2+2 évoque quelque chose de différent pour l'algébriste, le petit élève de primaire, le taïwanais et le mésopotamien, et pourtant, tous diront 4 ! Ainsi, à chaque intelligence une approche différente et complémentaire. Le simple d'esprit peut déjà avoir acquis autant que pour le brillant d'esprit, rien est acquis. Oui, car la réalité est mouvante et subjective.
Voilà ce que j'en pense, mon gars.

Patrick sourit, ému. Quelques minutes s'écoulent dans le murmure des branches frêles. Il n'a pas encore tout intégré mais sait au fond de lui qu'il sera d'accord. Il fait mine de regarder l'heure à son poignet.
- A méditer, dit Patrick avec un clin d’œil. Je vais continuer un peu mon repérage dans le quartier, puis rentrer chez moi...
Il se lève.
- ...tu m'as dit venir régulièrement par ici pour réfléchir. Cet endroit me plaît bien, alors... à l'occasion ?
- A l'occasion, répond Théo avec un clin d’œil.
Patrick s'éloigne, et tandis qu'il retrouve sa nouvelle ville, animée par la vie et ses deux ailes, l'un comme l'autre se dit qu'aujourd'hui est un jour spécial. Car aujourd'hui, une grande amitié est née, dans le Parc du Sentier battu.
« Modifié: 13 Novembre 2012 à 18:53:56 par JeaNMatH »

Hors ligne JeaNMatH

  • Tabellion
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Re : le Parc du Sentier battu
« Réponse #1 le: 14 Novembre 2012 à 01:19:45 »
Je remonte la nouvelle dans la liste, si quelqu'un a un mot à dire !

Hors ligne OliveDuWeb

  • Calame Supersonique
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Re : le Parc du Sentier battu
« Réponse #2 le: 14 Novembre 2012 à 09:28:11 »
Bonjour,

Tu sais, c'est la période du nano, en ce moment, et un certain nombre de membres sont très occupés. Ne désespère pas, d'ici quelques semaines, les textes seront à nouveau lus et tu seras commenté.

Pour ma part :
De jolies descriptions au début.
Un dialogue savoureusement insipide au milieu.
Une tirade particulièrement indigeste vers la fin. On dirait un cours de philo.
Je trouve que ça manque d'une chute percutante venant donner un vrai sens à cette escapade dans le parc.
Mais bizarrement, l'ensemble tient la route, et me laisse une impression agréable, ce qui est le plus important.

Au plaisir,
O.
"Les seuls beaux yeux sont ceux qui vous regardent avec tendresse" (Coco Chanel)

Hors ligne JeaNMatH

  • Tabellion
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Re : le Parc du Sentier battu
« Réponse #3 le: 14 Novembre 2012 à 11:20:22 »
Bonjour O.  :)

C'est vrai ça, le NaNo, j'avais oublié. Alors, je vais me contenter de l'avis de mes proches, ainsi que de quelques-uns, épars, des membres du forum.
Dont le tien que je reprends point par point :

- Cool. Les descriptions ont donc, si appréciées, leur place dans la narration. C'était pas gagné.
- Alors là je "ne sais pas comment prendre cette remarque" (cf. la nouvelle)... J'ai voulu écrire une histoire pouvant être vraie. Du coup, "dialogue insipide" pour faire connaissance totalement d'accord. Sans que ce soit le but, je voulais créer un décalage entre la narration pendant le dialogue et celui-là. Du coup le "savoureusement" je le prends comme de l'ironie, ou comme témoignage d'un effet réussi ?
- Ahah ! Bah tu seras peut-être surpris (tu as vu je te considère comme un mec now, pas comme une femme et encore moins comme une olive irl cf. http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,6883.msg116105.html#msg116105), donc tu seras surpris(e) de savoir que j'ai suivi que 2-3 cours de philo de ma vie, et que le seul examen que j'ai passé là dessus c'est au bac en candidat libre.
- En réalité, y'a pas de vrai sens à cette escapade dans le parc au début. Patrick il erre dans son nouveau quartier, c'est tout, et là "paf ! Un parc". La chute c'est plus ou moins la "tirade particulièrement indigeste", m'enfin je comprends que ça paraisse pas comme tel si on l'interprète comme un passage de cours, apparaissant de manière inopinée. Cette chute là a un véritable sens pour moi, et je dis bien "pour moi", elle constitue le dénouement de la nouvelle parce qu'elle offre un ami à Patrick et l'apaise (peut-être que la solitude de Patrick n'est pas assez explicite).
- Ah, bah ça va si c'est positif... et oui, l'ensemble tient la route  ;)

Merci, je m'en vais commenter ton nouveau texte dans la foulée, parce qu'il est cool.
« Modifié: 14 Novembre 2012 à 11:24:32 par JeaNMatH »

Hors ligne OliveDuWeb

  • Calame Supersonique
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Re : le Parc du Sentier battu
« Réponse #4 le: 14 Novembre 2012 à 11:29:27 »
J'ai dit "savoureusement insipide" car pour moi cet absence de sens est voulue et est réussie dans ce (con)texte. Je voulais marquer le fait que cette partie manque de but, de sens, mais qu'en même temps, vu que c'est ce qui se passe dans la tête du personnage, ça colle bien. Je n'ai pas senti le décalage dont tu parles, je trouve au contraire qu'il y a une harmonie pertinente.

Merci de prendre mes remarques en considération (je parle du fait de ne pas être unE olive). Et bravo pour parvenir à faire de la philo aussi indigeste que quand j'étais moi-même au lycée ;)

Oui, je persiste, l'impression d'ensemble est positive. Et je m'en fiche si d'autres pensent éventuellement le contraire, c'est mon avis à moi !
"Les seuls beaux yeux sont ceux qui vous regardent avec tendresse" (Coco Chanel)

Hors ligne JeaNMatH

  • Tabellion
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Re : le Parc du Sentier battu
« Réponse #5 le: 14 Novembre 2012 à 17:19:18 »
Ah non non non l'absence de sens est pas du tout voulue  :o
lol
Pour moi cette partie n'est rien d'autre que la rencontre de deux mecs qui se connaissent pas. Donc ils font connaissance  :\?
Après, le dialogue est insipide au début, tout à fait, et le décalage je le trouve entre la banalité des échanges et les pensées de Patrick (il a des réactions extrêmes, il s'imagine en plein combat rhétorique, il pense à la chanson de Jeanne Mas (ué c'était tordu)) puis le sujet de discussion se précise et mène à la tirade de Théo.
C'est à partir du changement de sujet que selon moi le dialogue apporte quelque chose, il donne des faits biographiques et des caractéristiques de Patrick. Quand Théo se lance dans ce qu'il pense du sujet, puisque Patrick insiste, on rentre dans la partie que je trouve vraiment intéressante de l'histoire, une fois le contexte établi.
Hey ce n'est ni une dissertation, ni innocent. Ce que j'exprime c'est ma propre réflexion, une réflexion qui m'est nécessaire pour bien vivre. C'est pas de la "masturbation intellectuelle", et je pense que si j'avais vécu la situation de mon personnage, j'aurais été ému autant que lui (j'ai pas connu Théo, mais plein de petits morceaux de celui-ci dans mon environnement et mon cercle amical).
Bref... c'pas grave, mais ça m'embête que ça te paraisse indigeste. Parce que c'est le truc que j'avais tout particulièrement envie de partager.

Mais je relativise ! Tout n'est pas négatif, tout compte fait, comme tu le dis  :)

 


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