Je suis ODW avec un extrait de mon nano.
Je suis parti sur mon histoire de tour Eiffel et le reste a suivi.
Je sais absolument pas où je vais mais j'y vais
Bon courage !!!21 Décembre 2012.
Appartement de Glüups.
0 :05Dans le noir le plus total aussi bien dans sa tête que dans son appartement, Glüups s’étire lentement pour vérifier que tout fonctionne. Il n’a aucune idée de ce qu’il fout allongé sur le plancher de sa cuisine, nu. Près de lui, un mégot de cigarette encore fumant noircit quelques lattes avant de s’éteindre. Ca sent le cramé pourtant, à première vue, rien ne brûle autour de lui. Il se relève, récupère le caleçon à côté de lui et écrase sa cigarette dans un cendrier. Tout son intérieur est intacte et parfaitement rangé. Par contre, sa télé a littéralement explosée, ouverte en deux sur tout un bordel de matériel électrique. Des fils de toutes les couleurs comme les entrailles d’une bête décédée. L’écran qui aurait du être noir est resté sur une image des plus surprenantes. Dans le coin gauche, à peine visible à l’œil nu, un yucatan en costume traditionnel tend à Glüups le plus suggestif de ses doigts. Dans l’autre main, une pancarte avec ce nombre : 5125. Glüups s’y connait suffisamment en culture Maya et en conneries d’hypothèses autour de la fin du monde pour savoir ce que ça représente. La fin définitive de leur calendrier. Leur vision de l’aboutissement d’un cycle au-delà duquel plus rien n’est possible. Dans un élan de générosité, ils incluent bien évidemment le monde et lui promette toute une série de cataclysmes peu réjouissants. L’indigène sorti de nulle part agite la tête en souriant. Mais pas de façon sympathique. Il y a un air peu rassurant de « On va vous défoncer » dangereusement gravé sur son visage. Glüups se précipite dans sa chambre à la recherche de son appareil photo. Il lui faut une preuve, pouvoir à tête reposée constater que le le Maya n’est la le fruit d’un choc apocalyptique qu’il aurait eu avec le sol de sa cuisine. Quand il revient pour son cliché l’amérindien a disparu de l’écran. A la place en lettres de sang, une date : 21/12/2012.
Il s’assoit sur le canapé et tente de réfléchir, faire le tri dans ce qui lui reste de lucidité et essayer de dégager une explication un tant soit peu rationnelle à tout ça. Même en creusant au plus profond de son cerveau, il était incapable de se souvenir de son repas de la veille. Comme si sa vie mémorielle commençait dans la cuisine 10 minutes plus tôt. Il pianote un peu sur son ordi pour chercher des informations sur cette histoire de fin du monde. Rien de plus que ce qu’il sait déjà. De longs débats entre les persuadés et les cartésiens mais aucune information pertinente.
Il se retourne pour regarder l’écran de sa télé. Noir. Plus aucun indice pour résoudre cette énigme. Persuadé d’être dans un mauvais rêve il file au lit en se promettant un lendemain plein d’aspirines et de cocktails. Son réveil s’est arrêté à 21 :12. Bon, puisque les éléments sont contre lui ce soir il est inutile de lutter. Il avale une longue gorgée de whisky au goulot, gobe un somnifère et rabat la couverture sur ce nouveau corps qu’il allait, à 35 ans, devoir apprendre à reconnaître.