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Le Monde de L'Écriture » Salon littéraire » Salle de débats et réflexions sur l'écriture » Quand l'écriture devient une torture émotionnelle...

Auteur Sujet: Quand l'écriture devient une torture émotionnelle...  (Lu 7546 fois)

Hors ligne Milora

  • Trou Noir d'Encre
  • Messages: 10 986
  • Championne de fautes de frappe
Re : Quand l'écriture devient une torture émotionnelle...
« Réponse #15 le: 06 Novembre 2012 à 15:49:05 »
Oui oui, je répondais plutôt à Jon sur ce point-là (qui, lui, semblait impliquer une idée de qualité).
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Jon Ho

  • Invité
Re : Quand l'écriture devient une torture émotionnelle...
« Réponse #16 le: 06 Novembre 2012 à 15:55:58 »
C'est pas ce qui rend ce que j'écris meilleur, ça donne juste une touche de sincérité.
Une idée de qualité ??
C'est marrant quand même, la plupart du temps quand je participe à un débat, personne ne comprends rien à ce que je veux dire.
Va vraiment falloir que je bosse dessus.
-Tends une main chaleureuse et sincère à JeaNMatH et retourne à son nano-

Hors ligne Milora

  • Trou Noir d'Encre
  • Messages: 10 986
  • Championne de fautes de frappe
Re : Re : Quand l'écriture devient une torture émotionnelle...
« Réponse #17 le: 06 Novembre 2012 à 16:02:04 »
Non, c'est plutôt la combinaison de :

Citer
Si tu ne ressens pas ça à chaque mot que t'écris, autant aller à la pêche.
et de :

Il y a bien sûr les mauvais textes, mais ils n'ont été écris que pour cette raison : Il faisait un temps trop moche pour aller à la pêche.
Qui semblait sous-entendre qu'à ton avis, les textes écris sans avoir pour but de ressentir chaque mot ne visaient pas la qualité (et donc, qu'écrire en ressentant chaque mot visait la qualité).

Citer
C'est marrant quand même, la plupart du temps quand je participe à un débat, personne ne comprends rien à ce que je veux dire.
C'est peut-être parce que tu ne développes pas vraiment ton idée en général, tu donnes juste une phrase-choc qui est sans doute nourrie d'un tas de trucs en amont, mais du coup on peut la comprendre de travers  ;)

Je referme la parenthèse... (<-- zut c'est devenu un tic chez moi, je dis ça sans arrêt en cours  >< )

Dans ce cas, si ce n'est pas pour la qualité... pourquoi considères-tu que ressentir des trucs forts en écrivant est nécessaire ?
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Pisse tache

  • Tabellion
  • Messages: 26
Re : Quand l'écriture devient une torture émotionnelle...
« Réponse #18 le: 06 Novembre 2012 à 19:33:32 »
Pour répondre au sujet (j'ignore un peu les messages et la mini-polémique qui a traîné même si j'ai tout lu, je ne pense pas avoir ma place dans la discussion !) je pense que ce genre de réaction à la relecture d'un texte arrive forcément lorsqu'on commence à écrire des textes qui touchent aux sentiments. La raison en est simple : un sentiment ça ne s'invente pas, faut aller chercher les nôtres. Alors parfois, on cherche à décrire quelque chose de beau, un sentiment fort qui touchera le lecteur et on arrive sans le vouloir à faire sortir un truc puant qui traîne au fond de nos cerveaux planqué derrière nos névroses : c'est à ce moment que la relecture peut devenir un sport assez extrême, genre grand-huit émotionnel.
Je pense que c'est plutôt sain, c'est une bonne façon d'arriver à se comprendre, ça permet de s'examiner la cafetière en éclaté, et par ailleurs j'imagine que c'est un excellent moyen de toucher au vrai : de saisir des émotions vraiment humaines, d'insuffler un peu de vie au milieu des mots.
Sans rire, y a un texte que j'ai écrit et foutu sur le net, je sais pas le lire en entier ! Pourtant il évoque une histoire totalement fictionnelle, et je suis d'ailleurs le seul à savoir qu'en fait il possède une dimension extrêmement personnelle, mais voilà, sa lecture me chamboule tellement que quand j'essaie d'y retourner, j'arrête au milieu, c'est trop. Je trouve que c'est aussi une belle façon d'avoir une preuve physique de  ce qui se trame au fond de nos esprits : à la lecture d'un texte qui y touche, les sentiments reviennent à l'évidence, alors que quand on les cherche sans outil on ne les trouve pas forcément.

Hors ligne Ned Leztneik

  • Calame Supersonique
  • Messages: 1 942
  • Ressentir ou jouer ? C'est vous qui voyez !
    • La page de Ned
Re : Quand l'écriture devient une torture émotionnelle...
« Réponse #19 le: 06 Novembre 2012 à 19:54:52 »
J'ai lu plus haut le mot "qualité" ... mmmh (signe de profonde reflexion  :mrgreen:)

En fait j'ai l'impression que vous voudriez, comment dire, la ... mesurer !

Cela c'est impossible: ce qu'il est possible de mesurer, c'est les différences entre le "cahier des charges" et le produit fini.

Dans notre cas, le cahier des charges est variable selon l'auteur, l'histoire, le respect de l'objectif fixé au départ, etc ...
et le produit fini est bien entendu l'ouvrage. Mais il ne sera pas unique: il y aura autant de livre qu'il y a de lecteurs, pour un même texte, puisque eux aussi ressentent, et même différemment pour chacun !

Cela dit si vous souhaitez une définition plus rigoureuse, je dirais que la qualité d'un livre est l'aptitude de ce livre à satisfaire le besoin pour lequel il est écrit ... à méditer !  ;)

Il est dit parfois que toutes les guerres ne sont que des guerres de religion. Alors dites-moi le nom de ce Dieu qui les autorise à tuer l'amour. (apologue d'Alegranza)
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