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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Un rêve d'enfants

Auteur Sujet: Un rêve d'enfants  (Lu 7249 fois)

Hors ligne martlet

  • Aède
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Un rêve d'enfants
« le: 28 Juillet 2007 à 11:43:41 »
Un deuxième essai de nouvelle en français, un conte dans le même genre que Larmes de Nuit. J'ai essayé de dénicher un maximum de phaûtes cette fois...


Un rêve d'enfants

Les vieux os de la charrette ballottaient d'un côté à l'autre du large chemin de terre qui sinuait à perte de vue au pied des collines ensoleillées. Les paysages pluvieux du pays de Pan avaient brusquement laissé place à de magnifiques champs de blés, de coquelicots et à des plans de vignes poussant à flanc de coteau, baignées par un soleil éclatant. Même le vent était le bienvenue, sa brise tranquille adoucissant ce climat d'été éternel. Par bien des aspects, Laèdi et ses environs formaient un paradis sur terre.

Au milieu de ce paysage merveilleux, les habitants de Laèdi s'affairaient à la récolte des cultures et à la construction de petites maisons de bois, toujours plus nombreuses, pour accueillir la population de travailleurs venue des quatre coins du pays pour contempler ou participer à ce miracle de la nature.

La charrette ralentit à l'approche du village et son propriétaire jusque là courbé dans un état de somnolence se redressa pour admirer la vue. Un sourire se serait immédiatement dessiné sur le visage de n'importe quel voyageur dans la même situation, mais le vieil homme restait stoïque, son regard empli d'une infinie tristesse ne semblant pas voir la scène de liesse qui s'étalait sous ses yeux. Grand et très mince, les cheveux longs et le teint de cire, son apparence contrastait fortement avec les mines joviales de ses congénères.

Une brusque rafale de vent fit glisser son large feutre usé par le temps et l'envoya rouler plus loin sur le chemin. Le vieil homme n'y prêta pas un regard.

La charrette s'arrêta brusquement devant une des portes de la palissade entourant la bourgade. Aussitôt l'homme fut-il descendu de la veille machine que le bois de celle-ci commença à se désagréger à vue d'oeil. Quelques instants plus tard, alors que l'homme passait sous le porche indiquant l'entrée de la communauté, seul quelques pièces de métal restaient encore sur la voix, bientôt transformées en petits tas de poussière emportés par le vent.

L'homme poursuivit lentement son chemin à travers la grande rue pavée, observant les gens, les vies qui s'activaient autour de lui. Puis, secouant la tête de dépit, il accéléra le pas, pressé de terminer son voyage.

« Hé là, Vieil Homme ! Tu dois être fatigué de la route ? Viens donc boire un coup avec nous ! »

L'appel du charpentier qui s'avançait vers lui était vif et franc, impossible à ignorer. Le voyageur hocha la tête et se laissa conduire vers une taverne proche par le jeune ouvrier et ses compagnons de chantier. De l'extérieur, la richesse de l'établissement sautait aux yeux. L'édifice était entièrement construit en bois d'ébène et la qualité du polissage témoignait du travail d'un maitre-artisan. Au-dessus de l'entrée, le nom de la taverne était écrit en lettre dorée : Au Bonheur des Hommes.

« Alors, que viens-tu donc faire ici, l'ami ? », lui demande l'un des hommes attablés, après lui avoir offert un verre de liquide transparent au goût de jasmin.

L'étranger ne répondit pas tout de suite, examinant les toiles tapissant les murs qui entouraient les tables ovales de la grande salle. Puis, de sa voix monocorde, il déclara simplement : « Je suis attendu chez le maire. Votre village est magnifique. »

Ses compagnons de table échangèrent des regards impressionnés. « Vous allez rencontrer le maire ? Vraiment ? C'est à lui que nous devons tous. Avant son arrivée, nous n'étions qu'un tout petit hameau misérable perdu au milieu des champs et oublié des cartographes. Depuis qu'il est ici, sa magie nous a rendu la force et a fertilisé nos terres. Cet homme est un saint. »

« Ne dis pas de bêtises, Eliott, la magie n'a rien à voir là dedans », repris un homme d'âge mûr. « Si le maire était vraiment magicien comme tu le dis, il n'aurait pas l'air aussi fatigué et ne s'enfermerait pas si souvent chez lui. Ce sont ses discours enflammés qui nous donne cette joie, tout simplement, et c'est notre bonheur qui rejaillit sur les cultures. »

« Peut-être, mais je suis plutôt d'avis que c'est un puissant sorcier et que son enfermement est nécessaire pour pratiquer sa magie. N'avez-vous pas remarqué que certaines terres flétrissent lorsqu'il est dans les champs ? A chaque fois que cela arrive, il retourne s'enfermer chez lui et peu après les cultures reprennent vie. »

« Allons, n'embêtez pas notre invité avec ces histoires. Montrez-lui que nous sommes civilisés. »

Alors qu'il s'apprêtait à lever la main en signe de protestation, le vieil homme fut soudain pris de vifs tremblements et quitta sa chaise précipitamment. « Pardonnez moi, je dois vous laisser. Je suis attendu et je n'ai déjà que trop traîné. Ma vieille carcasse me rappelle à l'ordre. Bonne chance pour vos récoltes. »

La silhouette grise quitta la taverne rapidement et sans un bruit, sous les regards perplexes des nombreux clients. Une fois dehors, le vieillard se mit en marche en direction de la grande maison de pierre taillée surplombant le village. Malgré la pente raide, il marchait d'un train de possédé, les yeux fixés sur son but, ne prêtant aucune attention aux passants qu'il croisait. A mesure qu'il s'approchait, son souffle devenait plus lourd et la douleur parcourait ses jambes, emplissait son corps fatigué.

« Si vous cherchez le maire, il est dans les champs. », lui indiqua une vieille femme croisée sur son parcours. L'homme hocha la tête en remerciement, mais continua son chemin, imperturbable. Arrivé devant la demeure, il ne s'arrêta qu'un instant pour reprendre son souffle, puis actionna la poignée. La porte s'ouvrit sans un bruit et la lumière du dehors inonda le vestibule qui s'offrait à lui.

L'homme traversa la demeure, salons après couloirs, cuisines après corridors, sans hésitation sur le chemin à suivre. Arrivé dans un ancien débarras, il se pencha pour soulever une trappe que ne recouvrait aucune poussière. La cave souterraine sur laquelle s'ouvrait le passage était d'un noir d'encre et sa profondeur était telle qu'aucune lumière ne pouvait en atteindre le fond. L'homme agrippa l'échelle de corde qui pendait à l'entrée et entama sa descente verticale vers son but invisible.

Après quelques minutes d'effort, ses pieds se posèrent sur une solide surface calcaire. Laissant glisser la corde de ses mains, il continua son chemin dans l'obscurité, pour s'arrêter devant une alcôve réunissant sept cercueils sans couvercle. Dans chacun des cercueils était allongé un enfant endormi, fille ou garçon. Une sueur fiévreuse se répandait le long de leurs corps et leur visage troublés semblaient hésiter entre rêves et cauchemars.

Une flamme s'alluma derrière l'homme, qui ne se retourna pas.

« Qui êtes-vous ? Que faites-vous ici ? » lança le porteur de la torche.

« Je viens récupérer les enfants, monsieur le maire. », murmura l'homme pâle d'une voix lasse.

Pendant un instant qui sembla durer une éternité, le silence ne fut rompu que par les crépitements de la source de lumière chancelante. Soudain, le maire sursauta en réalisant l'identité de son visiteur. Il lâcha un soupir et s'assit maladroitement sur un monticule de pierre. Dans la faible lumière, sa peau grisâtre semblait se racornir.

« Ce sont eux qui vous ont convoqué ? A travers leurs rêves ? »

Le vieil homme hocha la tête et un sourire triste se grava sur le visage du maire.

« J'ai passé tant d'années à oeuvrer pour cette ville, vous comprenez. J'ai usé tant de forces à les maintenir endormis, à les faire rêver ensemble. J'aurais préféré des adultes vous savez, mais mes pouvoirs sont si maigres. Et les enfants ont tellement d'imagination...Qui d'autre aurait pu rêver de si beaux paysages et transformer cette terre rocailleuse en un reflet du paradis ? »

« Au prix de transformer leur existence en enfer ? »

« Ah ! Il est facile de me juger après toutes ses années, en voyant tous ces gens heureux qui mangent à leur faim, ces fleurs aux couleurs éclatantes, ce climat bénit ! Mais qu'auriez vous dit si vous aviez vécu ici lorsque la peste ravageait la région, que les paysans se nourrissaient du cuir de leur chaussures, qu'aucune pousse ne sortait de terre ? Aucun d'eux ne m'a jamais demandé comment mes miracles étaient accomplis, ce que je devais sacrifier chaque jour pour assurer leur bonheur. Comment croyez-vous que j'ai pu obtenir ces enfants ? Leur parents eux-même les avaient abandonnés, en plein hiver ! Je les ai maintenus en vie toutes ces années au prix de mes propres forces. »

« Autour de la ville, certains champs sont flétris. Des cauchemars ? »

« De plus en plus courants, oui. Mes pouvoirs me quittent et leur santé est irrémédiablement altérée, vous ne ferez que hâter l'inévitable. Je me demande où ils ont pu trouver la force de vous rêver. Faites donc votre travail, bourreau, et aujourd'hui vous tuerez bien plus que des enfants. »

Le vieil homme se pencha sur l'un des cercueils et caressa doucement la joue du petit garçon en son centre.

« Ne réalisez-vous pas ? Ils ont fait un choix en m'appelant, le premier et le dernier choix de leur triste vie. Comment pourrais-je le leur refuser ? »

Le vieil homme posa doucement la main sur les paupières closes de l'enfant et les traits du jeune visage se relâchèrent lentement.


* * *


Comme pour rattraper le temps perdu, l'orage battait depuis des jours les collines surplombant les ruines de l'ancienne bourgade de Laèdi, mais nul homme n'était présent pour en témoigner. Des ossements et des débris de bois d'ébène jonchaient le sol des rues de la ville autrefois prospère, avant les ravages de la guerre civile et son abandon par les rares survivants du massacre. Les mauvaises herbes gagnaient sur les fleurs fanées et les animaux se terraient sous la terre en attendant des jours meilleurs.

La pluie et le vent ne semblaient pas atteindre la plus haute des collines, habillée d'herbe verte, sur laquelle étaient alignées sept petites tombes en granite surplombées de fleurs fraîchement coupées. Ces tombes ne portaient pas de nom, mais les fleurs étaient régulièrement remplacées, et bien des années après leur édification elles gardaient toutes leur splendeur.

Alors qu'un oiseau aux plumes chatoyantes se posait distraitement sur l'une d'elles, une bourrasque balaya la colline et un vieux chapeau troué s'envola dans le ciel.
« Modifié: 28 Juillet 2007 à 11:46:02 par martlet »

Hors ligne martlet

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Re : Un rêve d'enfants
« Réponse #1 le: 06 Août 2007 à 09:52:25 »
Même pas une insulte ou une critique enflammée ?

Hors ligne Alhena

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Re : Un rêve d'enfants
« Réponse #2 le: 06 Août 2007 à 11:05:24 »
Très jolie, comme petite nouvelle, mais triste je trouve aussi.
Malgré tout, pour t'embêter un peu, j'ai relevé quelques petites phâutes... :P

Les paysages pluvieux du pays de Pan avaient brusquement laissé place à de magnifiques champs de blés, de coquelicots et à des plans de vignes poussant à flanc de coteau, baignées par un soleil éclatant.
Ce ne serait pas plutôt baignées, à cause des champs et des coquelicots?
J'aime beaucoup cette tournure et vois tout à fait le paysage devant mes yeux, comme un tableau avec des jeux de lumière...

seul quelques pièces de métal restaient encore sur la voix, bientôt transformées en petits tas de poussière emportés par le vent.
seules

le nom de la taverne était écrit en lettre dorée : Au Bonheur des Hommes.
en lettres dorées ? Je ne suis pas sûre

Ce sont ses discours enflammés qui nous donne cette joie, tout simplement, et c'est notre bonheur qui rejaillit sur les cultures. »
donnent

et leur visage troublés semblaient hésiter entre rêves et cauchemars.
leurs visages

cuir de leur chaussures, qu'aucune pousse ne sortait de terre ? (...) Leur parents eux-même les avaient abandonnés
leurs chaussures; leurs parents eux-mêmes

Sinon, ton texte est vraiment très beau *clap clap clap*



Nos plumes sont nos voix; notre encre, notre chemin; nos mots ne sont que des mots, mais ils sont nôtres...

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Re : Re : Un rêve d'enfants
« Réponse #3 le: 06 Août 2007 à 19:43:38 »
Zouper ! Je m'étais faché avec le pluriel on dirait  :o

sauf là où je pense avoir raison, car chacun des enfants a un seul visage :

leurs visages

Gracias !

Hors ligne Alhena

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Re : Un rêve d'enfants
« Réponse #4 le: 06 Août 2007 à 23:42:26 »
En ce cas, il y a un petit soucis au niveau des accords de la fin de la phrase  :o , si tu vois de quoi je veux dire ^^
Nos plumes sont nos voix; notre encre, notre chemin; nos mots ne sont que des mots, mais ils sont nôtres...

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Re : Re : Un rêve d'enfants
« Réponse #5 le: 06 Août 2007 à 23:47:43 »
Même pas une insulte ou une critique enflammée ?
Tu l'auras voulu, chatounet >:D


Citer
Les paysages pluvieux du pays
Lourd (paysage-pays et les 3 « p »)

Citer
baignées par un soleil éclatant.
baignés

Citer
Même le vent était le bienvenue
bienvenu

Citer
seul quelques pièces de métal restaient encore
seules

Citer
témoignait du travail d'un maitre-artisan
maître artisan (sans le « - »)

Citer
le nom de la taverne était écrit en lettre dorée
lettres dorées

Citer
« Alors, que viens-tu donc faire ici, l'ami ? », lui demande l'un des hommes
demanda

Citer
lui demande l'un des hommes attablés, après lui avoir offert un verre de liquide transparent au goût de jasmin.
2 phrases nous permettraient de reprendre notre respiration.

Citer
Ce sont ses discours enflammés qui nous donne
Donnent

Citer
Une sueur fiévreuse se répandait le long de leurs corps et leur visage troublés semblaient
Leurs visages troublés

Citer
Il est facile de me juger après toutes ses années
Ces années

Citer
que les paysans se nourrissaient du cuir de leur chaussures,
leurs chaussures.

Citer
Leur parents eux-même les avaient abandonnés
Leurs parents eux-mêmes les avaient abandonnés

Citer
nul homme n'était présent
n’étaient, il me semble

Hop ! je r'viens un peu en arrière...

Il y a énormément de phrases trop, voire beaucoup trop longues. Je crois bien que la plus longue est celle-ci :
Citer
Au milieu de ce paysage merveilleux, les habitants de Laèdi s'affairaient à la récolte des cultures et à la construction de petites maisons de bois, toujours plus nombreuses, pour accueillir la population de travailleurs venue des quatre coins du pays pour contempler ou participer à ce miracle de la nature.
50 mots, 2 virgules !  :o

Citer
Aussitôt l'homme fut-il descendu de la veille machine que le bois de celle-ci commença à se désagréger à vue d'oeil.
Maladroit. (Des mites, peut-être ? Sales bêtes.)

Citer
Le voyageur hocha la tête et se laissa conduire vers une taverne proche par le jeune ouvrier et ses compagnons de chantier.
Le voyageur hocha la tête et se laissa conduire vers une taverne proche. Pas besoin de plus.

Citer
Alors qu'il s'apprêtait à lever la main en signe de protestation, le vieil homme fut soudain pris de vifs tremblements et quitta sa chaise précipitamment.
Description trop rapide.

Citer
le vieillard se mit en marche en direction
le vieillard se dirigea vers

Citer
L'homme traversa la demeure, salons après couloirs, cuisines après corridors, sans hésitation sur le chemin à suivre.
C’est donc une très grande maison avec plusieurs salons, plusieurs cuisines, couloirs et corridors ?

Citer
Une sueur fiévreuse se répandait le long de leurs corps
Sueur fiévreuse, non. Corps fiévreux, oui.

Citer
Une flamme s'alluma derrière l'homme
Ce qui suppose qu’elle s’est allumée toute seule (la coquine)

Citer
Ils ont fait un choix en m'appelant, le premier et le dernier choix de leur triste vie.
"premier" est de trop pour moi. Répétition sur "choix", et ne me dis pas que c'est une figure de style ou alors je tape des pieds et je crie très fort.  >:(


Désolé, mais la fin ne tient pas. Si la mort des enfants annule tout, pourquoi alors la colline sur laquelle repose les cercueils est-elle « habillée d'herbe verte » ?

Et j'insiste sur les phrases beaucoup trop longues qui "asphyxient" le lecteur. Les virgules et les points sont très importantes dans un texte. Respiration = rythme
La science-fiction, c'est de la fantasy avec des boulons

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Re : Un rêve d'enfants
« Réponse #6 le: 06 Août 2007 à 23:48:48 »
Oups, désolé, j'ai pas vu tous les posts, avant.

Waouw ! Jamais écrit  un post aussi long !
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Re : Un rêve d'enfants
« Réponse #7 le: 06 Août 2007 à 23:52:46 »
 :D Pistolero s'enflamme!
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Re : Un rêve d'enfants
« Réponse #8 le: 07 Août 2007 à 00:06:36 »
Euh oui... j'm'enflamme, j'm'enflamme, pis j'oublie la moitié ! ::)

J'ai pas donné mon impression générale sur l'histoire, donc la voilà :

L'idée est bonne mais elle demande à être retravaillée, sur la forme plus que sur le fond, quoiqu'il y a toujours cette histoire de fin qui colle pas.

C'est pas interdit de réagir à mes critiques Alhena (je dis Alhena passke les zot', c'est rien que des grosses fainéasses qui veulent même pô donner leur avis. D'abord.)
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Re : Un rêve d'enfants
« Réponse #9 le: 07 Août 2007 à 00:29:36 »
Je vais te prendre au mot, alors ^^

Désolé, mais la fin ne tient pas. Si la mort des enfants annule tout, pourquoi alors la colline sur laquelle repose les cercueils est-elle « habillée d'herbe verte » ?
Je ne suis pas d'accord avec toi. Selon moi, l'herbe verte sur la colline est symbolique ( c'est peut-être pas le mot, mais je trouve pas mieux pour l'instant). Martlet prend le temps de décrire ce qu'est devenue la "bourgade de Laèdi", les ruines, la guerre civile, et même l'orage. Il emploi des termes assez forts comme "ossements" et "débris" pour finir par remonter sur
la plus haute des collines, habillée d'herbe verte, sur laquelle étaient alignées sept petites tombes en granite surplombées de fleurs fraîchement coupées.
Si je ne me trompe pas ce sont les tombes des enfants. Et le simple fait que l'herbe continue de verdir alors qu'autour tout n'est que désolation peut signifier que le pouvoir des enfants s'étend au-delà de leur mort, à moins que ce ne soit seulement parce qu'ils reposent sur la colline?
Bref, moi j'aime bien la fin et je trouve qu'elle se situe dans le même esprit que le reste du texte...
Mais je concède aussi à Pistolero que certaines phrases peuvent être un peu longue...
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Re : Un rêve d'enfants
« Réponse #10 le: 07 Août 2007 à 00:38:32 »
Désolé d'insister, mais je ne suis pas d'accord. Le pouvoir des enfants se situait dans leurs rêves. Lorsqu'il font des cauchemars, la terre se flétrie. Je cite :

Et les enfants ont tellement d'imagination...Qui d'autre aurait pu rêver de si beaux paysages et transformer cette terre rocailleuse en un reflet du paradis ? »

Donc s'il n'y a plus d'enfants, plus de rêves. Plus de rêves, plus de "beaux paysages".

Je sais pas, ça me semble logique.
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Re : Un rêve d'enfants
« Réponse #11 le: 07 Août 2007 à 00:50:34 »
C'est peut-être logique, mais moi je trouve l'idée magique... Peut-être est-ce leurs esprits qui... (Oula je m'emporte, avec mes esprits et ma magie :o) Après ce n'est qu'une question d'interprétation.

Tu n'aimes pas la fin parce qu'en fait, tu préfèrerais que dans Laèdi il ne reste plus rien du souvenir des ces enfants là, parce qu'ils sont morts...
Bah pas moi. Comment dire... J'aime à penser que cette terre là se souvient de l'influence des enfants et des bienfaits qu'ils lui ont apporté... même si c'est par l'intermédiaire de leurs rêves.
C'est pas logique, certes, mais ça colle avec le reste (de mon point de vue, toujours) ^^

Mais peut-être Martlet viendra-t-il éclairer nos lanternes? :-°
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Re : Un rêve d'enfants
« Réponse #12 le: 07 Août 2007 à 01:03:37 »
Citation de: Alhena
Tu n'aimes pas la fin parce qu'en fait, tu préfèrerais que dans Laèdi il ne reste plus rien du souvenir des ces enfants là, parce qu'ils sont morts...
C'est surtout que c'est une fin franchement facile et convenue. Ca fait réchauffé.

Désolé si je parais sévère, mais je tiens d'un autre forum que les critiques franches et sincères (et souvent sévères, c'est vrai) sont bien plus constructives que des avis de complaisances.
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Re : Re : Re : Un rêve d'enfants
« Réponse #13 le: 07 Août 2007 à 11:21:08 »
En ce cas, il y a un petit soucis au niveau des accords de la fin de la phrase  :o , si tu vois de quoi je veux dire ^^

en fait tu as raison.

----
Merci Pistolero pour cette critique même si je ne suis d'accord qu'avec que très peu de choses au delà des fautes d'orthographes. Je suis content de cette critique incisive mais il y a certaines remarques qui me laissent perplexes (même si la plupart sont constructives).

Citer
lui demande l'un des hommes attablés, après lui avoir offert un verre de liquide transparent au goût de jasmin.
2 phrases nous permettraient de reprendre notre respiration.

La virgule est la pour permettre la respiration, c'est même la seule raison de son existence dans la langue, ce n'est pas uniquement un signe pour faire joli à l'écrit.

Il y a énormément de phrases trop, voire beaucoup trop longues. Je crois bien que la plus longue est celle-ci :
Citer
Au milieu de ce paysage merveilleux, les habitants de Laèdi s'affairaient à la récolte des cultures et à la construction de petites maisons de bois, toujours plus nombreuses, pour accueillir la population de travailleurs venue des quatre coins du pays pour contempler ou participer à ce miracle de la nature.
50 mots, 2 virgules !  :o

ok pour cella là, même si pour le reste je ne pense pas vraiment que les phrases soient trop longues. Si je veux mettre un peu plus que sujet-verbe, il faut tout de même de la place, non ?

Citer
Aussitôt l'homme fut-il descendu de la veille machine que le bois de celle-ci commença à se désagréger à vue d'oeil.
Maladroit. (Des mites, peut-être ? Sales bêtes.)

Je ne vois pas en quoi c'est maladroit. C'est un peu le mauvais côté des critiques citron-meringue je trouve, les critiques tombent parfois un peu dans l'auto-complaisance. Ici, le bois se désagrège (disparait du rêve des enfants), c'est un fait, je ne vois pas vraiment le rapport avec les mites. Tu as un meilleur terme ?

Citer
Le voyageur hocha la tête et se laissa conduire vers une taverne proche par le jeune ouvrier et ses compagnons de chantier.
Le voyageur hocha la tête et se laissa conduire vers une taverne proche. Pas besoin de plus.

Oui, mais non, parce-que là je donne des infos complémentaires sur les gens avec lequels il sera attablés dans la scène suivante.


Citer
L'homme traversa la demeure, salons après couloirs, cuisines après corridors, sans hésitation sur le chemin à suivre.
C’est donc une très grande maison avec plusieurs salons, plusieurs cuisines, couloirs et corridors ?

Oui, c'est écrit dans le texte :

"Une fois dehors, le vieillard se mit en marche en direction de la grande maison de pierre taillée surplombant le village."

Citer
Une sueur fiévreuse se répandait le long de leurs corps
Sueur fiévreuse, non. Corps fiévreux, oui.

Sueur fiévreuse se dit, évidemment. Cela s'appelle une figure de style (je sais tu n'aime pas ça)

Citer
Une flamme s'alluma derrière l'homme
Ce qui suppose qu’elle s’est allumée toute seule (la coquine)

Figure de style encore, très simple, du type que l'on apprends à l'école. C'est dommage d'amoindrire la crédibilité de ta critique avec ce type de remarque, surtout que je suis persuadé que sais très bien que c'est correct.

Citer
Ils ont fait un choix en m'appelant, le premier et le dernier choix de leur triste vie.
"premier" est de trop pour moi. Répétition sur "choix", et ne me dis pas que c'est une figure de style ou alors je tape des pieds et je crie très fort.  >:(

Je ne vois pas en quoi "premier" est de trop. C'est justement tout l'intérêt de la phrase : ils n'ont jamais pu faire de choix dans leur vie, leur mort sera le premier et leur façon de reprendre le contrôle de leur vie. Enlever "premier" fait perdre énormément de sens. Et la répétition de "choix" et le moyen de mettre l'emphase sur un des thème fort de la nouvelle. N'oublie pas non plus qu'il s'agit d'un dialogue, pas de la narration.

Désolé, mais la fin ne tient pas. Si la mort des enfants annule tout, pourquoi alors la colline sur laquelle repose les cercueils est-elle « habillée d'herbe verte » ?

Parce-que c'est la colline sur laquelle repose les cerceuils ? qu'il reste encore un peu de rêve et de poésie ? que les enfants étaient sous l'emprise d'un sortilège qui n'a peut-être pas totalement disparu ? parce-qu'il faut bien un peu d'espoir...

Et n'oublie qu'il y a un magicien dans le texte, on est dans un monde de conte.

Et j'insiste sur les phrases beaucoup trop longues qui "asphyxient" le lecteur. Les virgules et les points sont très importantes dans un texte. Respiration = rythme

J'utilise beaucoup de virgules, tu ne crois pas ? C'est là qu'il faut respirer...


J'aimerai bien un autre avis, pour savoir si c'est vraiment moi qui me trompe sur toute la ligne ou si Pistolero a la dégaine facile  :P
« Modifié: 07 Août 2007 à 12:11:47 par martlet »

Hors ligne martlet

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Re : Un rêve d'enfants
« Réponse #14 le: 07 Août 2007 à 11:34:13 »
Par rapport au sens du texte en général, puisque c'est une des critiques.

Mon but n'était pas tant de raconter une histoire que de faire réfléchir le lecteur sur le thème : Si dans votre pays/ville (Laèdi/Idéal), une personne ou un petit groupe doit être sacrifié pour permettre à la majorité de vivre dans le bonheur, que feriez-vous en tant que membre de cette majorité ?
« Modifié: 14 Août 2007 à 19:56:53 par martlet »

 


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