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Auteur Sujet: Traverser la nuit (traduction)  (Lu 5093 fois)

Hors ligne Marygold

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  • marmotte aphilosophique
Traverser la nuit (traduction)
« le: 07 juillet 2007 à 00:06:33 »
Tadaaaam !! Voici, mesdames et messieurs, sous vos yeux ébahis, ma première traduction d'un texte de notre génial Martlet (on peut même dire collaboration, puisqu'il est heureusement repassé derrière en correction ;)) Ce ne sera pas la dernière, j'y compte bien !

Le récit original : Crossing the night , un texte magnifique que je conseille vivement de lire en anglais !


Traverser la nuit

La douleur est insupportable. Tu ressens tes péchés comme de l'acier contre ta peau. Tu contemples une fois de plus la perfection de l’édifice sphérique, du tunnel vertical, haut de centaines et de centaines de vies. Comment trouver ton chemin à travers ce dédale d’éclats de rouille scintillante ? Comment éclairer ton chemin à travers ce mélange de perte, d’avidité et de faiblesse ?

Il y en a d’autres comme toi, pas très loin. Certains se jettent dans le vide, pensant ainsi pouvoir mettre fin à leurs souffrances. Mais tu as déjà essayé, et tu sais que cela ne fonctionnera pas. Inutile. Mais ils apprendront.

Il n’y a aucun fond à atteindre. Tu peux toujours te diminuer, avilir ton corps, torturer ton âme, tu ne toucheras jamais le fond de ce sombre lac du néant, ce royaume du désespoir. Il n’y a pas de fin à ce qui n’existe pas, tout comme il y a toujours une autre histoire à raconter lorsque la fable est finie.

Tu lèves les yeux vers le ciel et tu vois de l’acier, de la rouille, et du béton. Fermement agrippé à la grille, tu regardes le lac de liquide sombre et fumant, infini, loin sous tes pieds. Le lieu sombre qui semble détenir toutes les réponses. Le lieu qui vous attire tous, l’objet de ta peur, l’abjecte tombe de tes désirs.

Tu sais que ce n'est rien qu'un voile, un voile noir entre cette vie et la suivante, un nouveau départ, menant toujours à la même fin connue. Tu en as franchi le seuil de nombreuses fois, souhaitant mettre fin à tout cela. Ton souvenir de l'ordalie revient, et ton souffle se remplit de plaintes, se remplit de craintes.

Faites que ça s’arrête, penses-tu, s’il vous plaît, faites que ça s’arrête. Tu n’as pas de voix, mais les autres t’entendent et te regardent. Tu aperçois un éclair triste de compréhension se graver sur leurs visages. Ils sont comme toi, ils savent, ils sont déjà venus ici auparavant. Pourtant, cette communion ne dure pas, et ils retournent bientôt à leurs propres peines familières, leurs vieux démons. Tu ne les blâmes pas. Comment pourraient-ils t'aider, s'ils ne peuvent pas se sauver eux-mêmes ?

Tu frappes les barreaux de ta cage suspendue, prison que tu as toi-même construite, pour toi-même. Tu avais si peur.

Vous êtes trop près, disais-tu. Ne vous approchez pas ! Laissez-moi tranquille ! Je n’ai pas besoin de vous, je suis mieux tout seul.

Tant de regrets. Et tu frappes, tu frappes la cage, jusqu’à ce que la rouille soit sang et que le sang soit rouille. Il n’y a aucun son. Vous pouvez venir, dis-tu. Vraiment, c’est parfaitement sûr. S’il vous plaît, dites un mot, juste un petit mot. Je ne suis pas si mauvais, comment aurais-je pu savoir ?

Il y a tant de barrières entre toi et eux, mais plus tu dresses de barrières, plus tu te sens faible. Tant de choses dépendent de toi, et tu es si fragile. Tant d’années perdues à essayer de comprendre ce que c’était que de vivre. Tu es homme et tu es enfant. Tu ne comprends pas la différence. Les pensées, les illusions, l’âme. Tout est terriblement sombre, impénétrable.

Il y a comme du brouillard autour de chacun de tes pas. Tu savais voir à travers, tu savais trouver la lumière quand la lune elle-même se cachait. Il y a comme des épines poussant sur ta peau. Tu veux les gratter mais tu ne fais que te blesser.

Ils ont depuis longtemps arrêté de te regarder. Ils cherchent une sortie. Le plus difficile, c’est cet espoir qui ne meurt jamais vraiment. Mais comment trouver ton chemin, avec seulement deux globes de chair et de cartilage ? C’est de lumière dont tu as besoin. C’est au feu que tu aspires.
Oh yeah ! 8)

Hors ligne avistodenas

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Re : Traverser la nuit (traduction)
« Réponse #1 le: 02 mai 2018 à 20:47:23 »
Le texte est bien troussé. Mais on ne sait pas de quoi il est question. J'imagine qu'il s'agit d'un extrait...
On ne peut pas rester suspendu (suspense) à quelque chose que rien n'étaye. Il manque donc un support, une situation. Si donc tu voulais bien préciser de quoi il est question.... peut-être qu'on accrocherait. :)

 


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