Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Desamorce

Auteur Sujet: Desamorce  (Lu 1503 fois)

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Desamorce
« le: 24 Septembre 2012 à 22:21:30 »
Un court scénario qui se veut explosif. Je m'essaye à la science fiction car c'est un sujet qui me tente, tout simplement =)

    - J'AI BESOIN DE TON CORPS ! LAISSE MOI LE CONTRÔLE !
  La fin du tonnerre de rafale retenti, suivie de quelques coups de feu supplémentaires. L'ambiance bleue électrique du générateur principal remplaça les éclaires oranges striant le sol autour du canon de Nelson. Il pointait encore nerveusement le fusil d'assaut AH 57, succinctement sur chaque membre de l'équipe qu'il venait d'abattre, en resserrant l'étreinte de ses gants autour des poignées. Puis, il renifla, releva son masque de protection et leva le regard vers moi.
    - QUOI ? s'époumona Nelson en plissant les yeux. LIEUTENANT, JE VOIS PAS TIM D'OU JE SUIS, EST-CE QUE...
    - TA GUEULE ! J'AI PAS LE TEMPS DE T'EXPLIQUER ! SI DANS DEUX MINUTES LE REACTEUR FONCTIONNE ENCORE, JE SUIS MORTE. ALORS COMME IL Y A QUE MOI QUI CONNAIT LE CODE D'ENTREE, TU ENCLENCHES FISSA TON PUTAIN DE GENERATEUR D'UBIQUITE IMPERSONNELLE, ET JE NOUS SORS DE CE SALE MERDIER, ET EN SUIVANT LE PLAN !
  Manifestement, j'étais mal barrée, et ça il le voyait bien. Ma combinaison commençait à fondre sur la surface de la pile à combustion planant au milieu de centaines d'autres dans le dôme, et les filets électriques qui entouraient mon poignet avaient terminé de déchiqueter mes gants, et s'attaquait maintenant à la chair. Mauvais point pour Nelson, me dis-je en le voyant afficher une moue négative. Mince, lui qui ne se sentait déjà pas à l'aise à l'idée de tester cette nouveauté des Forces Armées.
    - C'EST UN ORDRE, SOLDAT !
  Voyant l'urgence de la situation, Nelson négligea cinq secondes d'hésitation et ouvrit la capsule sur son plastron. Puis, il pressa le bouton orange. Je lui envoyai en signe de reconnaissance un demi clin d'oeil, qu'il approuva en hochant un coup la tête sur le côté. Après un soupir, je pressai également mon propre bouton.

  WOOOOSH !
  Woaw l'effet ! Je titube le temps de reprendre mes esprits, de m'habituer à la morphologie du Commissaire. C'est une masse ce type. Je dirais cent vingt kilos au minimum, des cuissots de boeuf dans le pantalon, une poitrine qui a néanmoins de l'espace, sans pour autant faire le poids face à la mienne. Et des bras, bon sang. Qui n'ont pas mal à cause de ce foutu canon-filet. Tiens d'ailleurs, où est Nelson ? Ah, je le vois divaguer un peu dans mon corps. J'aurais pensé qu'il serait vite réveillé par les électrochocs de dix mille Volt au poignet, mais ce n'est pas le cas. Il est étendu, immobile. En quelques secondes, il bouge le bras, puis la jambe, avant de se relever d'un trait ; enfin, encore attaché au cube de métal par le bras, il retombe et manque de tomber de la face supérieure. Je le regarde un instant remonter en suant avant de me concentrer.
  Bon, parfait. Maintenant, avec mes connaissances et son corps, je suis invincible : je n'ai plus qu'à courir le long du couloir suspendu, pirater le système informatique et arrêter toute cette saloperie d'Organisation. Il en ont assez fait les salauds, leur transit noir s'achève ce soir, et ils devront rembourser les millions qu'ils ont salement produit en vendant du crime dans toute la ville. Le directeur Maxime Le Cherant sera mis au trou pour blanchiment d'argent et homicides commandités. Et bien sûr, aucun avocat, si avide soit-il, n'aura les moyens nécessaire pour lui permettre de s'en sortir, cette fois. Chaque employé fera également l'objet d'une enquête, en particulier les principaux suspects durant ces dernières années, à savoir la tête du panier ainsi qu'une pléthore de contacts extérieurs, plus ou moins retraçables selon l'époque et les accusations du PDG. On sait d'ailleurs que, d'après les dernières sources de l'état, Maxime serait lui-même impliqué dans l'attentat Dampierre qui avait causé un millier de morts.
  Bref, me voilà devant la console et je n'ai plus le temps de réfléchir. Je pose le masque et les gants au sol, avec le fusil, et je m'accroupis. Là, mes mains parcourent le petit écran en tapotant fébrilement dessus. L'hologramme de la machine s'affiche alors, et je rentre dans la petite sphère de lumière représentant le schéma électronique de la structure. Je tâtonne quelques instants sur quelques programmes de sécurité que je gicle par des injections basiques, puis je m'approche de la partie alimentation. Une fois les routeurs de communications court-circuités, je jette un oeil vers Nelson. Après tout, il a mon corps et si je suis pas assez rapide, c'est moi qui y passe, pas lui. Mais le cube est trop haut à présent, et je ne peux plus voir mon subordonné. Planant à une trentaine de mètres au dessus de moi, il a amorcé un trajet horizontal en direction d'une des chambres de fission électromagnétiques situées à la périphérie du générateur.
  Cinq cents mètres, une vitesse approximative de dix à la seconde. J'ai une minute, et ça craint grave. Je dois localiser la bonne chambre, ou le bon cube, et désamorcer tout ça avant de me faire aplatir contre les parois des gouttières à pile. Ou pire, me faire carboniser mon corps directement dans le réacteur. Non, décidément ça je ne le permettrai pas.
    - Alors tapette, on se croit un petit génie en informatique, susurre une voix derrière moi à ce moment là.
Je me retourne et fait face à un masque aux vitres fumées noires, posé sur une costume aussi épais que ma combinaison actuelle, tout aussi noire que tout l'attirail du bonhomme qui me menace en me posant une lame en dessous du cou.
    - Tu as fait du bon travail avec ton joujou, mais ce n'est pas une raison pour te permettre de trifouiller dans ces conneries. C'est malsain, pour toi comme pour moi : une petite erreur de ta part et on pourrait bien mourir contaminés tous les deux. Alors soit gentil, laisse ça à ceux qui savent y faire avec ces choses. Ne me dis pas que tu es comme la putain qui te sert de supérieure hiérarchique. Tu sais que je l'ai baisée ta petite Doriane ? Je te la conseille, sincèrement. Mais il faut savoir l'approcher. Allez maintenant tu mets les mains sur le crâne sans histoire. J'ai jeté les quelques effets personnels que tu avais honteusement abandonnés derrière toi dans un geste pas professionnel du tout.
  En effet, je ne vois plus le AH, ni mes gants ni mon masque, et je sens le fil du couteau m'entailler le dessous du menton. Bon sang et cette voix. Effectivement, ce n'est pas la première fois qu'on se rencontre lui et moi. Je me lève doucement sous son bras, et lève les bras derrière la tête. Merde : j'ai pas le temps pour ces conneries, quelle que soit l'issue, si je ne fais rien je meurt dans quelques secondes, et ce sera peut-être le cas de ce pauvre Nelson dont le dessus du col commence à rougir au niveau de sa gorge dégoulinant de sang. Surtout s'il met autant de temps à se remettre de la transmutation corporelle que tout à l'heure. Ceci dit, ça pourrait être un moyen de diversion ou de surprise, s'il a le bon sens de réagir en conséquence. Mais de toutes façons, si il revient dans ce corps, c'est qu'il est déjà trop tard pour moi, alors c'est à moi de le surprendre.
  Je m'ancre solidement sur mes jambes, et d'un geste, ramène sa lame en dessous par une clé de bras.
  Là, je m'enroule autour par l'intérieur et ponctue par un coude dans son flanc extérieur.
  Je m'éloigne d'un pas le temps d'observer la situation : quelques milli secondes qui lui sont nécessaire pour récupérer et que je ne lui laisserai pas.
  Je m'avance à nouveau. Coup de pied circulaire, poing dans le foie. Hélas mon geste est anéanti par sa poigne. Il tente de me tordre le bras, et je riposte avec mon autre poing qui s'aplatit contre son masque en plexis. Aïe, mes phalanges craquent et il profite de ma douleur pour me retourner, m'asséner un coup de genou dans les lombaires avant de me faire basculer en arrière pour me précipiter au sol.
  Je tombe plutôt violemment, et je me dis : heureusement que l'armée nous fournit des dorsales. Pas le temps d'observer ce qu'il y a autour de moi, je dois absolument réagir vite fait bien fait pour ne pas me retrouver avec ses vingt cinq centimètres d'acier cranté d'un côté et effilé de l'autre entre les reins. Par chance, je remarque la lanière de l'arme de Nelson, accrochée à un piton sur les bords du couloir. L'agent a visiblement manqué de force dans son coup de pied tout à l'heure pour me démunir. Il va le regretter.
  D'un bond, je parcours la distance qui me sépare du fusil et l'empoigne par la main. Je me retourne alors pour pointer l'arme dans sa direction. Lui aussi a dégainé un canon : il a délaissé le couteau pour un pistolet monté sur silencieux, et nous nous menaçons mutuellement.
  Après quelques secondes de silence, je m'adresse à lui avec une certaine appréhension envers le son que les cordes vocales de Nelson pourront produire.
    - Agent Tim, on se connait ?
  Mouais, bizarre, mais ça passe. Il m'en faut plus pour retrouver son identité et, peut-être, un éventuel point faible à exploiter. Et pour ça, il faut qu'il me parle à travers son masque. Ou mieux, qu'il enlève son masque. Mais on verra après.
    - Le directeur Le Cherant nous a présenté tout à l'heure, et ça suffit amplement pour nous deux, Commissaire Renaudet.
    - Ah, je rétorque.
  Impossible de me souvenir de cette voix, pourtant je suis sûre qu'il dit vrai.
    - Dans ce cas…
  Je plonge sur le côté en appuyant sur la gâchette, en prenant soin de ne pas tomber dans le vide sur les bords sans barrières. Mais avant de m'affaler, une douleur fulgurante explose au niveau de ma cuisse gauche.
  Merde. Je suis touchée. Je vais galérer à revenir à temps sur la console pour me sauver moi. Je rampe donc en vitesse en laissant derrière moi une traînée rouge, et je me repositionne dans l'hologramme.
  Arrêt d'urgence, allez, trouves moi ça vite fait, me dis-je.
  Je n'arrive pas à me concentrer sur les filins de lumière argentée tout autour de moi, car ma blessure s'infecte en vitesse accélérée. Saleté de balles chimiques, si ça se trouve c'est Nelson qui va y rester à ma place. Bon : le générateur principal, là où se concentre l'énergie de la centrale est également une zone de transit pour les piles. Le problème est de savoir ce qui va se passer si je coupe toute l'alimentation. Je ne voudrais pas couper la sustentation des cubes, ça aurait de graves incidences sur nos deux vies (surtout la mienne), sans parler de la zone de contamination magnétique que cela produirait. Pourtant je suis convaincue qu'il n'y a pas de demi mesure dans cette usine : si je veux arrêter le trafic de piles en moins de vingt secondes, je dois tout stopper. Et ce n'est pas envisageable.
  Un coup d'oeil par dessus l'épaule pour voir où j'en suis, et le coeur de Nelson se met vraiment à palpiter d'impatience. Vite, vite ! Je repose les yeux sur le schéma, pile à la jonction du réseau des salles de recharges et des chambres à fusion : REVERSE.
  J'enfonce le poing dedans, tape un code dans la liste que j'ai ouvert dans une fenêtre sécurisée et enfin, je vois la procédure s'effectuer. Tout autour de moi, les cubes ralentissent d'un même mouvement. C'est le temps qui s'arrête, comme lorsque le titanic s'aperçoit de l'iceberg. Je perçois alors dans le ralenti toute l'organisation mécanique de précision nécessaire à une telle machine, car bien sûr, l'usine dans sa totalité en est une à part entière. Les piles alimentées par le générateur dans les salles batteries, dans l'hémisphère inférieure, qui montent une fois leur charge effectuée, et vont directement se vider dans les chambres de fusion pour alimenter le reste de la centrale. Les treuils, les ascenseurs, les robots et les outils ; les véhicules intérieur, les écrans de contrôles et les chaines de montage. Toute cette alchimie composée par les acolytes de Maxime Le Cherant se pose petit à petit, lentement. Je vois les cubes s'arrêter en l'air, et rester suspendus ainsi quelques secondes., avant de repartir en arrière.
  Parfait, j'ai maintenant une minute devant moi avant que le cube repasse à hauteur du couloir, là où l'agent Tim m'avait fusillé avec son canon-filet. Je ne connais pas la technologie qu'il utilise, mais il y a probablement une clé pour ses menottes un peu barbares, pendue à sa ceinture où dans une poche.
  Après quelques recherches sur le cadavre de mon soi-disant ex coup d'un soir (ou pas ?), je déniche enfin la télécommande cylindrique dans la gaine de ses armes : j'appuie sur le bouton en visant la pile de Nelson - celle où il est enfermé dans mon corps, en réalité.
    - CA VA COMMISSAIRE ?
  Pas de réponse. Le cube aux lueurs bleues descendait à présent en direction des chargeurs thermo-magnétiques, et je n'aurais que quelques secondes pour attraper son corps et le ramener au couloir si jamais il était inconscient. Bon, je suis prête. Ou prêt, c'est selon.
    - COMMISSAIRE ?
  Deuxième essai aussi infructueux. Je me campe dans mes bottes à l'arrivée de la pile à côté du couloir, parée à sauter sur le toit au moment où il passera, m'emparer de mon corps, plus léger que celui de Nelson - bon point pour moi - et me jeter avec lui pour revenir sur le couloir avant que la pile ne soit trop descendue, ce qui nous empêcherait de finir au fond d'une batterie nucléaire de la taille d'un ascenseur. Allez, à un mètre je saute dessus en vitesse. Deux… un cinquante…
  Finalement, c'est lui qui me tombe dessus en roulant comme une une masse du plafond de la pile. Je le rattrape dans mes bras et il me dévisage, avec mon visage. Mince, je ne suis pas symétriquement pareil que sur le miroir. Nous hésitons quelques secondes, puis je le pose à terre et il remarque la balle dans sa cuisse (ou ma cuisse, pour le coup).
    - Hey, tu devais pas désamorcer un truc, ou je ne sais quoi au lieu de jouer avec mon corps ? Sérieux je vais faire quoi maintenant, moi ?
  Je rétorque sèchement :
    - On est en mission soldat, vous pouvez m'appeler Lieutenant. Effectivement, puisque Tim m'a dérangé je n'ai pas pu terminer. Mais c'est comme si c'était fait. D'ailleurs je devrais le faire rapidement car je suis pas sûr qu'une pile chargée ne soit autorisée à repartir à la charge. Enfin bref : vous pouvez marcher ?
  Il se remet misérablement debout en se passant la main sur le poignet pour retirer les fils électrisés. Après une grimace, il m'aide à retourner à l'hologramme, et je termine les procédures d'espionnage que j'étais venue faire pour divers chefs d'accusations nécessaires au procès de Maxime. Importation de fichier, quelques virus à retardement pour des secteurs d'activités vérolés, tels que la sidérurgie et l'exploitation des ressources vitales de la ville.
  Pour couronner le tout, je parviens enfin à bloquer le générateur principal. Ainsi, c'est plusieurs hectares de zones industrielles et résidentielles que je prive de lumière, de courant, d'énergie. Les néons bleus s'éteignent successivement et sont remplacés par quelques LED rouges signalant l'alerte de procédure. J'intime mon subordonné à fuir avec moi tandis que la sustentation des cubes s'efface peu à peu, les relâchant doucement dans le vide. Leur masse d'au moins une tonne leur confère rapidement une bonne vitesse, et certains passent à deux doigts du couloir, en l'ébréchant sur les bords. Nous courrons aussi vite que nous le peuvent nos blessures respectives, et enfin, nous franchissons ensemble le sas de sortie. Enfin en sécurité, nous nous posons quelques minutes contre les murs de l'enceinte. Puis, Nelson s'adresse à moi avec ma voix, et me dit clairement :
    - Heu Lieutenant… je voudrais pas vous affoler, mais je crois que la pile à eu raison de votre équipement. Comment on fait pour retrouver nos corps si mon bouton ne marche plus ?
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Re : Desamorce
« Réponse #1 le: 28 Septembre 2012 à 20:59:52 »
Salut Dot quote!

Je ne sais pas pourquoi tu n'as pas de commentaires mais je te donne mon point de vue:
Le procédé "in media res"
+ un environnement futuriste plein de vocables inhabituels
+ des tournures de phrases un peu compliquées
... Ba moi je me suis complètement paumé.. et j'ai lâché l'affaire.

Je ne peux vraiment pas juger de la qualité de l'intrique parce que je ne comprends pas bien ce qui se passe et qu'à un moment je décroche.
Je vois bien le truc, tu as eu une idée sympa avec le transfert d'un corps à un autre mais ... je sais pas comment te dire, j'ai pas mordu à l'hameçon tellement j'étais confus...
C'est peut-être moi en même temps, je suis un lecteur paresseux de nature, il faut me prendre par la main.

Au plaisir en tout cas  ;)
Si tu veux tout savoir, moi aussi.
Jette-lui la pierre dans le doute.
Les grandes choses sont celles qui ne s'achètent pas.

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Re : Desamorce
« Réponse #2 le: 28 Septembre 2012 à 21:07:51 »
Pareil que Kodama, c'est pour cela que je n'ai pas jugé utile de laisser un commentaire auparavant, je n'ai rien compris et j'ai laché.
C'est un peu trop space pour moi (dans les deux sens), désolé.

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Re : Desamorce
« Réponse #3 le: 28 Septembre 2012 à 21:18:15 »
Ah, ben je reviens par ici aussi alors !

Je rejoins les autres sur le côté in medias res qui rebute un peu, mais moi je me suis accrochée !  :prout:
Les premiers paragraphes furent difficiles >< mais avec de la persévérance, j'ai fini par rentrer dans ton texte ^^

Donc : j'ai vraiment aimé ! Pour un premier texte de SF tu t'en tires vraiment bien, c'est assez sensass'. On est pris dans l'action ettoutettout.

Donc bah, au final... Dommage que ça ne soit qu'un extrait, ce texte aurait sa place dans un récit plus étoffé !

Voilà pour moi !
Je crois qu'il y a dans le coeur des hommes une place créée pour l'émerveillement, une place endormie qui attend de s'épanouir ~ Les Aventuriers de la mer


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Re : Desamorce
« Réponse #4 le: 29 Septembre 2012 à 09:26:15 »
Kodama, j'avais effectivement commencé le récit à la troisième personne, puis je me suis dit qu'incarner le personnage à la première serait plus compréhensif pour le lecteur, dans le sens où de ce fait il n'y a plus de confusion entre le commissaire et le lieutenant.
Enfin ça c'est ce que j'esperais, mais si vous me dites que c'est confus...
Pour les vocables inhabituelles, c'est vrai que ça reste assez vague dans l'ensemble. Je dis ça après relecture, et ce n'est pas tant les mots que je trouve vides, mais plutôt la logique de la mécanique que je ne parviens pas assez à pousser dans le détail. Que me suggèreriez vous pour remanier ça ? Tout en conservant l'aspect un peu 'technologie de pointe' inhérent à la SF, bien sûr.
Les tournures de phrases ? oui effectivement, y'en a deux trois passablement ratées, mais je ne sais pas trop comment les retoucher, d'autant plus que je ponds rarement de trucs aussi longs (et fastidieux du coup, je le concède... sur le coup je pensais que ça donnait un air un peu dynamique, mais au final c'est plutôt lourd...)

Weg, pas la peine de t'excuser de pas adhérer, c'est ton droit. D'ailleurs puisque tu à l'amabilité de me le signaler, je me permets de te demander si la longueur du texte n'y serais pas pour quelque chose (j'aurais d'ailleurs pu approfondir ici, mais le sujet s'est un peu essouflé).

Kerena, qu'est-ce qui te gènes concrètement dans ce côté in medias res ? La manière de décrire l'échange, ou la cohérence (s'il en est) de ce que cela produit comme répercutions sur l'histoire. En gros devrais-je le repenser ou changer de méthode ?
*Merci, et surtout bravo de t'être accrochée* =)
.

Hors ligne Kerena

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Re : Desamorce
« Réponse #5 le: 29 Septembre 2012 à 17:30:39 »
Le problème de ton in medias res, c'est justement on est balancé dans le texte direct, comme ça, sans aucune explication préalable.
Si on avait eu l'arrivée des personnages sur le lieu, avec le déroulement des évènements, ça serait plus lisible déjà ^^
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Re : Desamorce
« Réponse #6 le: 29 Septembre 2012 à 18:26:24 »
Aaaaah, mais pour ça il aurait alors fallut qu'il y ait un réel motif dès le début, que je sache ce qu'ils faisaient dans cette vaste salle des machines. Or je n'avais qu'une idée en tête au départ de cette nouvelle (comme souvent d'ailleurs) : échanger la conscience, dédoubler le personnage dans un autre corps. Du coup j'ai directement posé le contexte nécessitant le Générateur d'Ubiquité Impersonnelle, à savoir l'incapacité du lieutenant d'effectuer sa mission, ce qui la contraint d'échanger de corps avec son partenaire. Le tout avant même de savoir ce qu'il se passerait par la suite.

Mais effectivement tu as raison, c'est peut-être un peu abrupte, quoique je suis plutôt du genre à apprécier la technique : plonger le lecteur dans le bain pour donner de l'action, et approfondire ensuite. Au final je dois avouer que je n'explique pas tant que ça sur le coup : j'ai tenté de décrire au fur et à mesure pourquoi ils sont là, ce qu'ils y font et comment, mais c'est vrai qu'on ne sait que peu de chose sur les personnages en eux même. J'y penserai à l'avenir =)

En tout cas merci de ce point de vue, il me permet d'avancer.
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Hors ligne Freakazoid

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Re : Desamorce
« Réponse #7 le: 29 Septembre 2012 à 19:43:47 »
Je suis du même avis que les autres : il y a trop d'éléments complexes et ils s'enchaînent trop vite pour qu'on les assimile bien. On a pas le temps de savoir ce qu'ils font là avec cette histoire de générateur que déjà, ils échangent de corps, puis un type bizarre arrive et attaque. J'ai dû relire une deuxième fois pour commencer à bien saisir tout ce qui se passait.

En fait, je ne pense pas que ce soit une mauvaise idée d'aller tout de suite dans l'action mais il faut quand même prendre son temps pour poser les éléments (lieu, époque, règles de ton univers...) car sinon, on est juste perdu.

Après, la lecture sur un écran d'ordinateur n'est jamais terrible pour se concentrer et je crois qu'il aurait fallu lire ton texte à tête reposée...

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Re : Desamorce
« Réponse #8 le: 30 Septembre 2012 à 06:22:07 »

Citation de: Freakazoid
En fait, je ne pense pas que ce soit une mauvaise idée d'aller tout de suite dans l'action mais il faut quand même prendre son temps pour poser les éléments (lieu, époque, règles de ton univers...) car sinon, on est juste perdu.

Citation de: Dot Quote
Mais effectivement tu as raison, c'est peut-être un peu abrupte, quoique je suis plutôt du genre à apprécier la technique : plonger le lecteur dans le bain pour donner de l'action, et approfondire ensuite. Au final je dois avouer que je n'explique pas tant que ça sur le coup : j'ai tenté de décrire au fur et à mesure pourquoi ils sont là, ce qu'ils y font et comment, mais c'est vrai qu'on ne sait que peu de chose sur les personnages en eux même. J'y penserai à l'avenir =)


A ta guise pour la tête reposée, et merci de ton avis =)
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