Bonsoir ! Je poste ce texte écrit il y a quelques temps, pour l'instant, l'histoire n'y est pas vraiment posée mais il y aura très certainement une suite, j'aimerais avoir vos avis sur ce début, sur le style surtout

Merci d'avance, et veuillez m'excuser pour d'éventuelles fautes idiotes, l'orthographe : c'est pas mon point fort
Ah oui, puis y a le titre aussi ! Pour l'instant, je n'ai strictement aucunes idée s:$
Texte
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L'ambiance de la salle montait d'un cran à l'arrivée du second groupe. Les gens arrivaient en masse et je me retrouvais rapidement séparé des autres par la foule qui d'un extrême égoïsme, m'envoyait valser d'un bout à l'autre de la pièce au rythme des pogos endiablés.
De là où j'étais, je pouvais apercevoir Juliette , à quelques mètres de la scène, se secouer comme une épileptique, carrément débraillée. Je souriais.
A présent, la bande était éparpillée et de toute évidence, personne n'y voyait d'inconvénient. On avait besoin d'être seuls. Seuls au milieu du monde, des bières, des joints qui circulent et de la musique Dubstep, seuls dans cet univers parallèle, complètement hors du temps.
Dans ma tête, le bordel habituel avait laissé place à une extrême légèreté. J'avais troqué mon pas de danse préféré (celui qui consiste à mimer un mouvement des jambes et à taper dans mes mains) contre un sens du rythme sans pareil, dû à une ouïe ultra fine. J'avais l'impression que les «boums boums» des sons éléctro' sortaient tout droit de mes tripes. C'était fou.
«C'est de la bonne!» Pensais-je, réjouis.
En réalité, je devais ressembler à un malade qui s'amuse à secouer ses membres dans tous les sens avec un enthousiasme fou, un peu comme s'il venait de découvrir que tout ça lui appartenait. Un peu comme Juliette, un peu comme tous les gens présents dans cette salle.
Mon regard se pose sur Martin. Il semble mal en point. Il s'est rapproché des toilettes et appuyé contre un mur, il somnole. Il est en sueur.
Je devrais aller le voir et l'accompagner dans son drôle de bad trip, mais je suis trop bien ici.
C'est dégueulasse hein?
C'est si bon de lâcher prise.
Tout à coup la musique s'arrête. Il est 5heures. Les gens ont beau gueuler, le groupe se casse et le silence s'impose avec une violence extrême. J'ai très faim.
J'avais dans l'idée de rejoindre Martin mais avec tout ces gens qui se battent pour être les premiers à sortir, comme si leurs vies en dépendaient, je l'ai carrément perdu de vue.
Dehors, il fait presque jour. Je relève mon col pour me protéger du froid et inspire une grande bouffée d'aire. Mauvaise idée: je tousse aussitôt.
J'ai toujours autant faim.
Juliette arrive en courant derrière moi et se jette sur mon dos. Habitude que je déteste, mais je l'aime tellement que je ne lui avouerais jamais.
-On rentre ? Me demande t-elle les yeux brillants, pas tout à fait descendue.
-Oui.
C'est drôle qu'elle emploie cette expression. «On rentre». Tout aussi drôle que le matin, quand elle me demande si je n'ai pas eu trop froid. Le pire, c'est qu'elle ne parait même pas ironique.
C'est plus comme si ce genre de question était des habitudes qu'elle ne voulait pas perdre, des habitudes du temps où nous avions un chez nous.