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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » La fille qui rêvait d'égorger son prince charmant...

Auteur Sujet: La fille qui rêvait d'égorger son prince charmant...  (Lu 9227 fois)

World End Girlfriend

  • Invité
Re : La fille qui rêvait d'égorger son prince charmant... (deuxième partie)
« Réponse #15 le: 17 Septembre 2012 à 00:16:20 »
Merci pour les réponses  :D

Quelque chose me perturbe dans le 5ème paragraphe (celui du triple PAN). Il commence à la troisième personne pour finir à la première. Il serait, pour moi, plus judicieux de le mettre entièrement  à la première personne.
Il y a une raison bien simple qui justifie ce schéma-là.
Comme le disait l'héroine quelque part dans le texte, elle préfère parler d'elle à la troisième personne, car elle tend à ne pas se sentir elle-même quelque fois (et aussi car cela me facilite les choses, mais bon, chuuuut)
Le fait est que quand elle se débarrasse de ses pulsions (quand elle tue quelqu'un généralement), c'est comme si elle était en quelque sorte "libérée", d'où le retour à la première personne, où elle reprend le contrôle.


Citer
« Mais oui bien suw ! Et moi je suis le mawi de la weine d'Angletewwe ! » s'exclama André, habitué à ce genre de blague.

Pas fan du tout >< Pour avoir été à la Réunion, je peux t'assurer qu'ils parent français comme toi et moi - avec un certain accent des îles, certes. Mais pas à ce point.
Je le sais bien que ce n'est pas le cas.  ::)
Tout comme le fait que les actrices porno n'ont pas toutes un QI d'escargot trisomique, celui que les ados ne fantasment pas tous sur leur prof de maths, que les mères de familles ne passent pas toutes leur soirée à voir des émissions de *****, que les flics ne sont pas tous des alcooliques bouffeurs de donuts.
Bref tu l'auras compris, je préfère faire dans les vieux clichés, je sais que ça peut choquer et que c'est pas toujours drôle, mais je trouve que cela va bien avec l'esprit du texte  :P


Tu lui donnes un mobile, une justification. Notre meurtrière est plus que cela désormais, elle suit une idéologie. Tu la passe dans la classe supérieure, bienvenue dans le monde des super méchant ^^
Euh... Ben en fait non  ><
Elle tue juste pour le plaisir, ce petit paragraphe où elle parle des parasites et tout ça c'était pour montrer qu'elle considérait la société humaine comme de la merde. Cela justifie donc juste qu'elle n'ait aucun regret ou scrupule à massacrer,  et qu'au contraire elle prend du plaisir à les torturer comme un gamin qui joue à écraser des insectes.
La planète elle s'en fout royalement crois-moi.


Je trouve que le bilan est assez mitigé quand même, si chacun trouve un petit bémol c'est que le texte est pas assez travaillé.
La troisième partie tardera un peu, car je n'y ai pas encore réfléchi en détail, je sais juste que cela sera beaucoup plus rythmé, plus explosif, plus gore. Donc ça sera très facile de se rater, encore plus que celui-ci, c'est pour cela que je préfère être vraiment sûr que c'est bien avant de le jeter.
La quatrième et dernière partie quant à elle est déjà écrite.
Voilà pour les infos.
Merci encore pour vos commentaires  :)

 
« Modifié: 17 Septembre 2012 à 00:21:37 par World End Girlfriend »

Hors ligne Loïc

  • Vortex Intertextuel
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  • Prout
Re : La fille qui rêvait d'égorger son prince charmant... (deuxième partie)
« Réponse #16 le: 17 Septembre 2012 à 07:40:30 »
Citer
Le ciel était vierge de toute étoile ce soir-là, un plafond noir sans même une lune pour l'éclairer, tel un voile tissé des ténèbres les plus abyssales

Je trouve cette phrase longue, complexe et pas très belle :s

Silencieuse routine et monochrome léthargie.... bof, je suis rarement fan de ces inversions.

Citer
Il n'y avait que des plaines fertiles, s'étendant aussi loin qu'un verdâtre océan, et puis un jour, une calamité nommée homme s’abattit tel un déluge sur le pauvre territoire.

S'était abattue sonnerait mieux.

Citer
supportant les moult assauts désespérés

Moults nuit à ta phrase, je trouve.

Citer
vingt cinq

vingt-cinq

Citer
comme tout les Réunionnais

Tous

Alors j'ai vraiment pas aimé le premier paragraphe. C'est lourd, complexe mais genre qui se la joue et mal. Après, ça va, tu retrouves ta fluidité d'écriture et c'est bien mieux. Même si la tendance à l'inversion nom/adjectif est lourde aussi.
"We think you're dumb and we hate you too"
Alestorm

"Les Grandes Histoires sont celles que l'on a déjà entendues et que l'on n'aspire qu'à réentendre.
Celles dans lesquelles on peut entrer à tout moment et s'installer à son aise."
Arundhati Roy

World End Girlfriend

  • Invité
Troisième partie : Pénétration extatique dans l'orifice supra tuméfié d'un sadisme bestial qui déchire le trou à sa môman.



L'inspecteur Sigmund Spallazza n'était certainement pas un policier ordinaire.
Il ne fumait pas cinq paquets de cigarettes par heure, et surtout, ne carburait pas à l'alcool comme la plupart de ses confrères. En plus, il n’avait pas de barbe de trois jours, et lavait son vieux manteau toutes les semaines. Sans oublier qu’il proférait rarement des jurons et ne maltraitait ni les témoins ni les criminels, et pour compléter ce tableau déjà bien insolite, sachez qu’il n'était même pas en instance de divorce avec sa femme !
Bref, Sigmund Spallazza était une véritable machine à boucler les affaires, un Sherlock Holmes des temps modernes, un Victor Hugo des rapports bien rédigés, un Chuck Norris invincible au corps-à-corps, l’archétype même du superflic parfait qu’on ne trouve que dans les séries télévisées, les péripéties en moins.
Oui, mais voilà, aussi bad-ass qu’il pouvait être, notre cher inspecteur avait l'immense malchance d'officier dans la mauvaise ville au mauvais moment, car croyez-moi mes chéris, absolument rien, ni lui, ni personne d’autre, ne pouvait faire quoi que ce soit contre les évènements de cette fabuleuse journée ensoleillée du 18 décembre 2015. Celle où votre belle narratrice décida de mettre salement Blackwood à feu et à sang, dans le sens le plus propre qui soit.


Une inusuelle tension s’était invitée au poste de police ce jour-là.
Le décès de l'agent Alfred et de son coéquipier en avait choqué plus d’un, car les deux hommes n’étaient pas vraiment le genre à chercher noise aux criminels. C’est pour cela que les retrouver découpés en morceaux un beau matin semblait plus relever de la science-fiction qu’autre chose, et justement, les premiers rapports indiquaient que le tueur les avait probablement attendus durant cinq heures sur les lieux du crime, c’est dire la malchance des deux bougres. Ils avaient pioché un sacré numéro !
Quiconque avait fait cela allait sans doute le payer très cher, d'autant plus que le poste ne mit point de temps à relier le mystérieux appel de la fille à ces crimes d'une rare violence. Les adolescentes tueuses en série ne courraient – heureusement – pas les rues, et ils arrivèrent très vite à établir une liste de suspectes potentielles.
Cependant, tout cela n'allait servir à rien, car au final, ce fut la jeune femme qui abattit en premier ses cartes, et Bon Dieu, si vous permettez cette légère digression, le moins que l’on puisse dire est que son jeu était fichtrement explosif…


La gare ferroviaire de Blackwood n'avait rien à envier à celle des plus grandes villes, notamment en termes de parasites humains au mètre carré. Lors des heures de pointe, c’eut été un doux euphémisme de dire que l'endroit était noir de monde. Alors vous imaginez bien qu'un petit gamin enveloppé dans un large manteau passerait parfaitement inaperçu au milieu de cette forêt de talons aiguilles et de costumes cravates, même si ce dernier présentait tous les signes possibles et imaginables d'une grande anxiété, du visage en sueur en passant par les tremblements incessants.
C’est donc sous l’indifférence la plus totale que le garçon se faisait emporter par une jolie marée humaine de gens pressés et stressés.

Quand il arriva finalement bien au centre du hall, il déboutonna son manteau d'une main crispée et dévoila quelque chose de tellement énorme et d'inattendu qu'une femme passant à côté de lui ne put s’empêcher de pousser un grand (oui, encore un) oh mon dieu !
Alertés par cette soudaine exclamation, les voyageurs daignèrent enfin diriger leur regard vers notre malheureux petit bonhomme, et autant dire qu'il y en a eu des mâchoires de déboîtées en cet instant-là, car sous le manteau ne se cachait ni plus ni moins qu'une ceinture bourrée de fils et d'explosifs.
En voyant que toute l'attention s'était tournée vers lui, l'enfant ne put alors réprimer de grosses larmes et un mince filet de morve, et déclara d'une voix noyée de terreur :

- J-je vous en supplie... Aidez-moi... Elles m'ont dit que si je relâchai ce bouton tout allait sauter »
Autant dire que cette déclaration entraina un boom de panique dans la gare, mais il y eut tout de même des âmes assez bienveillantes pour appeler au plus vite les secours.
C'est ainsi qu'une dizaine de minutes plus tard, on entendit le bruit des sirènes se rapprocher, et une vague d'hommes en uniforme déferler pour tenter tant bien que mal de maîtriser une situation ma foi bien critique.
L'inspecteur Spallazza en faisait bien évidemment partie, et en superflic de la mort qui déchire, ce fut lui qui s’avança en premier pour parler au gamin.
- Ne t'en fais pas champion, les démineurs arrivent dans quelques secondes, dis-moi, en attendant, tu t'appelles comment ? »
Le garçon resta pensif un long moment, Sigmund remarqua alors que ce dernier portait une oreillette, il comprit que cela permettait à l’homme derrière cet attentat de rester en contact avec lui.
Après quelques secondes, le gamin déclara enfin :
- Cody »
- Bien Cody, c'est bien. Est-ce l'homme qui t'a demandé de venir ici qui te parle dans l'oreillette ? »
Nouvelle attente, puis le gamin acquiesça, avant de rajouter, un peu plus calme et rassuré :
- Elle me dit de vous dire qu'elle admire beaucoup votre travail monsieur Spallazza, et qu'elle est honorée que cette... P-p-putain de police mette enfin son meilleur élément pour l'attraper »,
Sigmund nota bien l'usage du elle, et ne mit point de temps à comprendre qu’il tenait là l'auteur du tout récent massacre de Silent street, en l’occurrence une gente demoiselle décidément bien ravagée du ciboulot.
L’inspecteur voulut lui poser une nouvelle question, mais il vit que le démineur avait terminé ses préparations, et qu'il se dirigeait désormais en direction de l'enfant.
Son énorme combinaison lui donnait des airs d'astronautes, et il marchait à pas lents et lourd, comme si le moindre mouvement pouvait lui être fatal. Ce spectacle d’un autre monde fit naître un silence pesant et une tension massacrante, renforçant encore plus les tremblements du gamin, qui prenait tout de même soin de garder le pouce bien enfoncé sur le bouton.
Soudain, Sigmund sentit son téléphone portable vibrer, il s'en empara et chuchota un petit allô. Ce fut une jeune voix féminine – tout en douceur – qui lui répondit :
- Ah au fait... Où avais-je donc la tête ? Ai-je omis de dire que toucher le moindre fil déclenchait aussi l'explosion ? »
Il eut tout juste le temps de comprendre qui lui adressait la parole, tout juste le temps de bien assimiler le sens de chaque mot, puis avant même de pouvoir réagir, il fut projeté en arrière par un énorme souffle, totalement aveuglé par des gerbes de flammes jaunes et rouges - ou était-ce du sang ? - tandis que ses oreilles bourdonnaient du son atroce d'une chair tendre qui se déchire.
Les entrailles du petit garçon apportaient désormais une chatoyante petite touche de rouge dans le gris de la gare, mais il n'y eut aucune autre victime, juste quelques blessures légères – notamment le démineur - et bien évidemment beaucoup, beaucoup de traumatisés. Il faut dire que les chaînes de télévision eurent la brillantissime idée de couvrir cet événement en direct, chapeau bas les mecs !
Cependant, ne jouons pas les vierges effarouchées pour autant, certes, ce n'est pas tous les jours qu'on pouvait admirer un gamin se faire déchiqueter par une ceinture d'explosif, mais n'oubliez pas, votre beloved héroïne avait encore en sa possession vingt-neuf innocents petits chenapans, ce qui est somme toute un chiffre bien décent pour constituer un joli Kâma-Sûtra de l'ultra gore.


L'inspecteur Sigmund Spallazza était littéralement sonné, en vingt ans de carrière, c'était la première fois qu'il assistait à un si rapide déchaînement de violence gratuite et sauvage. En l'espace de douze heures, l'adolescente avait déjà cumulé sept victimes.
Il va sans dire que quand il apprit qu’elle avait encore près de trente otages à sa disposition – tous des enfants de moins de dix ans – Sigmund ne put réprimer un soudain orgasme. Oui, vous avez bien lu, un vrai putain d'orgasme, car sachez-le: cet inspecteur est aussi taré que moi.
Si mon ultime plaisir était de torturer à mort des gens, le sien était de chasser des criminels. Plus leurs œuvres étaient tordues et sadiques, et plus il aimait cela. Quand je vous disais que c'était le flic parfait...
Bref, conscient de tenir là une perle rare, Sigmund s'empara au plus vite de son téléphone portable et recontacta le dernier numéro qui l'avait appelé, en l’occurrence celui de sa nouvelle proie.
- Je présume que vous ne comptez pas vous arrêter en si bon chemin ma chère, ce serait tellement dommage, n'est-ce pas ? »
- Oh voyons inspecteur ! Bien sûr que non, je ne fais que m'échauffer, rassurez-vous, le pire est à venir »
- Parfait ! Mais éclairez donc ma lanterne vous le voulez-bien ? Pourquoi cette famille tranquille en particulier ? Pourquoi ce bus ? Pourquoi ces enfants ? Il doit bien y avoir une raison à tout cela, c’est quoi votre histoire dites-moi, votre père vous battait, vous violait ?»
- Hélas mon cher, hélas, que n'ai-je maudit le monde de m'avoir soumise à une famille aussi pathétiquement gentille et parfaite que la mienne, moi qui fantasmais des nuits entières sur un père qui me violerait sauvagement avant de briser chacun de mes os... Ah... je mouille rien qu'en l'imaginant me torturer dans une petite cave sombre... Hmmm... Oh ! Avant que je n'oublie encore une fois, vous avez à peu près quinze minutes pour aller sauver les prochaines victimes. Petit indice : Elles crèveront de froid, j'en mettrai ma main à couper»
L'adolescente laissa échapper un dernier ricanement élégant, puis raccrocha, laissant Sigmund seul face à cette terrible énigme qu’il fallait résoudre au plus vite. Mais ne vous méprenez pas pour autant, notre superflic n’était pas le moins du monde contrarié par ce soudain contre-la-montre, bien au contraire, son adrénaline affluait déjà en un flot ininterrompu, car il ne vivait que pour ces moments-là: chasser, chasser, chasser !


Jean-Mouloud mouillait son pantalon pour la troisième fois cette matinée.
La première eut lieu quand il vit la gorge du chauffeur déverser des litres de sang sur le goudron de la route déserte, la seconde, quand il assista en direct à la télévision au trépas du petit Cody, quant à la dernière, ce fut quand il comprit qu'il allait mourir aujourd’hui.
Après avoir tué André-Pierre, la jeune femme avait conduit le bus jusque dans un vieil abattoir abandonné, puis enferma les trente enfants dans une grande salle vide. Quelques minutes plus tard, elle réapparut le temps de s'emparer de Cody, pour disparaître à nouveau, sans un mot ni même un regard pour ses pauvres otages apeurés.
Il n'y avait dans la salle qu'une petite télévision, et au bout de quelques longues minutes de silence lourd et de terreur totale, un des enfants proposa de l'allumer pour voir si le journal parlait de leur disparition. Quand ils le firent, c'est avec le plus grand effroi qu'ils virent leur camarade Cody seul au milieu d'un cercle de journalistes, de policiers, et de badauds, une main crispée sur un détonateur et une grosse ceinture d'explosifs autour de la taille.
La tension montait en flèche quand le démineur s'avança pour désamorcer la bombe, et elle atteignit son paroxysme lorsque la soudaine déflagration les fit sursauter et hurler de peur.
Les enfants étaient littéralement terrorisés, ne sachant point si leur ravisseuse leur réservait le même sort, et ils eurent bien raison de s'inquiéter, car peu de temps après l'adolescente revenait encore, pour emmener avec elle trois autres gamins cette fois-ci. Les malheureux élus étaient Jean-Mouloud la pipelette, Sygnus l'intello, et Vanille la petite choupinette.
La fille les bâillonna, les menotta et leur banda les yeux, puis les jeta tels de vulgaires sacs de patates à l'arrière d'une camionnette. Le trajet dura aux alentours d’une demi-heure, mais pour Jean-Mouloud, ce fut un voyage interminable, car chaque minute avait des allures d'éternité. Il était persuadé qu'il allait mourir, et d'une manière atroce qui plus est, lui qui avait à peine dix ans, qui venait tout juste d'apprendre à lire et à lacer ses chaussures correctement. Tout cela était décidément bien trop cruel, mis à part quelques vilaines bêtises, qu'avait-il donc fait pour mériter une fin aussi tragique ?
La camionnette s’arrêta alors et on les balança dans un endroit qui puait le renfermé, mélangé à une nauséabonde odeur de sang et d'excréments.
Jean-Mouloud ne comptait pourtant pas baisser les bras aussi facilement. Il avait vu des super héros se tirer d'affaires bien plus complexes, alors il commença à bouger ses maigres poignets pour se dépêtrer des menottes qui l'enserraient, et à sa plus grande surprise, parvint à s'en défaire aisément, puis se débarrassa dans la foulée des tissus qui lui couvraient les yeux et la bouche.
Il vit alors qu'il était seul dans une petite cellule, les murs étaient de couleur rouille, et maculée d'indéchiffrables inscriptions de sang séché. L'endroit était atrocement lugubre, cela puait la mort et la merde à plein nez.
En explorant un peu les environs, Jean remarqua un petit trou entre les barreaux, puis arriva, après moult efforts, à s'y faufiler pour se retrouver au-dehors, dans un très long couloir sombre.
Les cellules s'étendaient à perte de vue, une ancienne prison, très certainement.
Jean se mit alors en quête de ses camarades, mais l'endroit semblait totalement désert. Il chercha alors un moyen de fuir, et trouva enfin, après avoir longuement erré dans le corridor, une vieille porte qui devait mener vers un autre secteur, ou peut-être même, espérait-il sans y croire vraiment, à la porte de sa maison.
Il voulut tourner la poignée mais entendit au même moment des gémissements érotiques venant de l'autre côté, il risqua alors un œil dans un des nombreux trous jonchant la porte, et ce qu'il vit lui glaça complètement le sang.


L'adolescente, celle qui avait tué le chauffeur et les terrorisait depuis ce matin, était attachée au milieu de la salle.
Des chaînes aux deux extrémités du plafond maintenaient ses bras bien tendus en l'air, et deux autres aux deux extrémités du sol lui ouvraient les jambes, on l'aurait cru sur le point de se faire écarteler.
Le corps nu de la jeune femme était tapissé d'horribles blessures encore suintantes de rouge, et elle avait le souffle court et la bave aux lèvres, quiconque avait fait cela a dû bien se déchainer.
Jean-Mouloud ne comprenait plus rien à ce que passait, et vous aussi mes petits cons, je n'en doute point. Pourquoi notre héroïne se fait-elle torturer ? N'est-ce pas le contraire qui devrait se passer ? Eh bien… Avec tout le respect que je ne vous dois pas, permettez-moi de vous dire qu’on vous l’a mise bien profond.

Jean entendit soudain une voix féminine douce et gracile de l'autre côté de la salle, son champ de vision ne lui permettait pas de voir qui cela pouvait bien être, mais il l'entendit se rapprocher doucement de l'adolescente, et au bout de quelques pas, elle apparut enfin.
Le spectacle se dessinant sous ses yeux le laissa totalement bouche bée. Non car ladite personne embrassait goulûment la jeune femme attachée, ni même car elle lui caressait son sexe mouillé d'une main en lui agrippant un sein de l'autre, mais pour cette seule et unique raison : L'autre personne ressemblait comme deux gouttes d'eau à l'adolescente.
Deux sœurs jumelles.




Interlude: No mind's land.

Ô très cher enfant
n'es-tu point las de n'être,
du ventre originel de ta mère
jusqu'à l'éternel tombeau de ta misérable vie,
qu'un pitoyable esclave de la médiocrité convenue ?

Cette maudite sangsue nommée raison
vampirise le flot de tes pensées,
s'ingénie à barricader les envolées de ton imaginaire infini.
Ne souhaites-tu pas fuir la maléfique dictature
de ton insipide société ?

Viens donc, je t'offre un aller simple dans mon univers.
Laisse-toi bercer par les mélodies de ma folie,
et n'aie crainte, très très cher enfant,
car je ne demande qu'une infime chose en retour,
torturer la moindre petite cellule qui te compose .

Viens que je t'écrase sous mes pieds
comme le misérable insecte que tu es,
l'écarlate carcasse de ton corps déchiqueté
viendra s'ajouter à la collection tapissant le dessous

de mes chaussures ensanglantées.

Viens que je te scie bras et jambes,
ne te sens-tu point plus léger ?
À quoi bon ramper dans la merde
quand il est possible de s'envoler.

Viens mon enfant que je t'arrache les pupilles,
mes papilles me lancinent
elles quémandent une purée de tes yeux.

Ah ! Béni soit les sourds et les aveugles
insensibles aux pitoyables lamentations
de ce pathétique enfant présumé innocent.

N'ai aucune crainte voyons !
Tes orbites ne demeureront point vides,
car voici que ma vessie s'emporte.
Que dirais-tu de deux lacs de pisse pour combler tes orifices ?

Oh ! Où sont donc mes manières ?
As-tu soif ? As-tu faim ?
Repais-toi d'un peu de ton sang,
le temps que je t’éventre
et cuisine pour toi une soupe d'entrailles bien fraîches.

Tu dois te sentir vide désormais non ?
N'aie crainte mon enfant et cesse de geindre
il te reste encore le plus important
un trou béant suppliant
qu'on le viole avec acharnement.

Hurle, gémi, vomi
mon plaisir n'en sera que décuplé
mon orgasme est de te voir
implorer ta mort sous mes pieds.

J’exploserais ton crâne à coup de marteau
juste pour déguster ta cervelle à la petite cuillère
J'arracherais ta langue à coup de dents
juste pour la promener sur mon sexe en érection
Je déchiquetterais tes orifices à coup de queue
un
à
un
juste pour y déverser des torrents d’excréments
Je brûlerais tes restes tuméfiés à petit feu
juste pour le plaisir de violer tes cendres
Et je brûlerais les cendres de tes cendres
jusqu'à violer chacun des atomes qui te composent.

Hurle mon enfant,
hurle comme le ferait ta putain de mère,
en vendant son corps au plus offrant.
Hurle donc à en perdre la voix,
car nul ne te sauvera ici-bas.
Offre-moi ton noir désespoir
pour étancher mon insatiable appétit
et ne me mendie point de répit
ton éternité attendra.

Tremble mon enfant, tremble de terreur
les graines de mon cœur brisé n'en finissent plus de germer
et je me languis d'avance de l'extatique moment
où tu goûteras les fruits de ma mûre folie

 
« Modifié: 02 Mars 2013 à 23:51:47 par World End Girlfriend »

World End Girlfriend

  • Invité
Veuillez m'excuser ce petit remontage ( et double-post), c'est juste pour demander aux modérateurs s'il serait possible de déplacer ce sujet dans la partie des textes longs, car comme je l'ai dit je ne tient pas encore à boucler cette histoire.
Voilà merci (et désolé  >< )

Étincelle

  • Invité
Je suis totalement, incontestablement, en pleins dans ton texte. Je me suis surprise  à beugler un espèce de gloussement de joie lorsque, alors que je croyais que ton texte s'achevait, que tu avais écris plus loin que le prologue. Je sais, c'est dans le titre ><.
Bref je viens comme une touriste sans rien à écrire de très critique. Juste venu ajouter à l'éloge de nos congénères mon humble avis: C'est super fluide, non même pas: j'emploierais plutôt le mot accrocheur même si ça ne me parait pas encore assez fort. On va dire presque envoutant. Un critique à évoqué le déchet qu'est la saga "éternel" comme "envoutant" alors je crois que ton texte mérite largement ces dits.
Au plaisir de te lire encore et encore c'est enoooooorme!

World End Girlfriend

  • Invité
Quatrième partie : srevne'l à emêm snes nucua a'n icec siam siréhc sem éloséD



Il était une fois, dans un petit village haut perché dans la montagne, un homme qui aimait une femme. Il se trouve que cette dernière nourrissait elle aussi des sentiments pour lui, et c'est donc le plus naturellement du monde qu'ils décidèrent de se marier.
Neuf mois plus tard, la femme accouchait de leurs premiers et seuls enfants, deux mignonnes petites sœurs jumelles, Oswaldine et Penthésilée, qui grandirent au fil des années pour devenir de bien belles élégantes fleurs.
Ce conte de fées aurait été parfait, atrocement parfait et tendrement ennuyeux, s'il n'y avait ce petit grain de sable pour s'immiscer dans la magnifique machinerie. En effet, les dieux, dans leur magnanime omnipotence, jugèrent décent d'infliger à ces deux pauvres demoiselles des penchants bien malséants.
Penthésilée était une sadique invétérée, depuis toute petite, elle torturait en cachette des animaux, et les années passants, les corps et les squelettes s'empilèrent sous la terre du joli jardin familial, offrant un goût fabuleux aux légumes qu'y faisait pousser la mère !
Quant à Oswaldine, c'était une masochiste pure et dure, car aussi longtemps qu'elle s'en souvienne, son passe-temps favori était de se faire mal le plus longuement et le plus intensément possible, en atteste son corps ravagé de cicatrices.
Il va sans dire que quand les deux jumelles découvrirent la complémentarité de leurs plaisirs, elles ne se firent point prier pour unir leurs expériences, ainsi Penthésilée passait des nuits entières à torturer sa sœur, qui la suppliait toujours de la maltraiter encore plus fort. Leur amitié laissa assez vite place à de l'amour, et à l'amour succéda une folle passion incestueuse.
Et puis un jour ce qui devait arriver arriva, enfer misère et damnation s'abattirent en un soudain déluge dans la délicieuse routine de nos deux héroïnes, puisque leur mère les surprit en plein milieu d'une de leurs fornications bestiales. Autant dire qu'en épouse parfaite d'un mari parfait d'une famille parfaite avec des gamines tout aussi parfaites, voir une des sœurs en train d'élargir le trou du cul de l'autre avec un gros rouleau de pâtisserie, ça ne passait vraiment pas - sans jeu de mots - mais alors carrément pas du tout ! C'est sans doute pour cela qu'elle ne put s'empêcher de lâcher un – énième, je sais – oh mon dieu !
Ce fâcheux incident fut pourtant résolu très vite et sans trop de tracas, puisque Penthésilée prit soin de crever au tournevis les yeux maternels, avant de prendre tout son temps – et son pied - pour asphyxier avec un sac plastique le visage de sa mère, ruisselant de larmes écarlates soit dit en passant.
Oswaldine quant à elle adoptait une méthode plus expéditive, mais néanmoins tout aussi brutale, puisqu'elle achevait leur père de treize coups de couteau dans le cœur, vingt-trois dans le crâne, et trente-six dans l'entrejambe, juste pour être sûre, sait-on jamais.
Finalement mes chères et tendres groupies, malgré ces vilaines péripéties, tout est bien qui finit bien dans ce petit conte de fées, car les deux tourterelles vécurent heureuses et eurent pleins d'enfants... À massacrer !



Chez les êtres humains, la température interne normale est de trente-sept degrés Celsius.
La thermorégulation est ce qui permet de maintenir le bon déroulement des réactions chimiques et biologiques nécessaires à la vie, on appelle cet équilibre homéostasie.
L'hypothermie est une situation dans laquelle la température centrale d'un animal à sang chaud ne permet plus d'assurer correctement ses fonctions vitales, elle peut résulter d'une exposition prolongée à une ambiance froide. Le risque principal est le transfert de sang périphérique froid vers l'intérieur du corps, ce qui provoquerait un abaissement supplémentaire de la température centrale.
Dans un premier temps, on remarque des frissons, accompagnés d'une augmentation de la fréquence respiratoire ainsi qu'une vasoconstriction et une hypotension artérielle, qui évolueront ensuite en un ralentissement du cœur, une contraction des pupilles, et un début de troubles de la conscience.
Ce qu'il faut savoir, c'est qu'en cas d'hypothermie, il est nécessaire de couvrir les organes vitaux, à savoir le cœur et le cerveau, car le corps va monopoliser le sang pour les maintenir en bon état. Ceci explique l'apparition de gelures - des brûlures dues au froid – aux extrémités des membres.
Ce qu'il faut aussi savoir, c'est qu'au mois de décembre comme en mai, les parasites ont tendance à faire ce qui leur plaît, et ce qu'ils aiment par-dessus tout, c'est se dévêtir sans aucune once de pudeur, soit pour exhiber au monde ses jolies gambettes fraîchement épilées, ou alors montrer aux belles demoiselles son corps d’Apollon si ardemment sculpté.
Vous conviendrez que ce genre d'habitudes ne saurait se montrer bénéfique, surtout quand lesdits parasites se retrouvent enfermés dans une chambre froide à température négative. C'est pour cela qu'aussi vampiriques et égoïstes qu'ils puissent être, leurs pauvres organes vitaux ne pourront monopoliser assez de sang pour fonctionner correctement, et ceci conduit fatalement à un arrêt cardiaque par fibrillation ventriculaire, et donc, dans des termes moins obscurs pour vous, à une putain de mort bien longue et douloureuse.
Longue, certes, mais pas assez pour permettre à la police d'intervenir à temps. En effet, Sigmund Spallazza et ses hommes ne trouvèrent la chambre froide de l'ancien abattoir qu'au milieu de l'après-midi. Soit six heures plus tard.
Autant dire que les vingt-six gamins enlevés par l'adolescente furent retrouvés à l'état de glaçons.



Envie de pousser un gros what the fuck ?
Ne vous gênez point, faites donc, je vous conseille aussi d'aller faire une petite pause.
Prenez un café bien serré et relaxez-vous, rien ne presse, si vous avez mal à la tête, c'est tout à fait normal, alors ne vous refusez point une pincée de paracétamol. Vous devriez profiter de votre situation mes chers lecteurs, car croyez-moi, il y en a certains ici qui seraient prêt à tuer pour un petit moment de détente, à commencer par l'inspecteur Spallazza, dont le crâne éjaculait des geysers d'incompréhension à force de se poser cette question-là : Pourquoi ?
Pourquoi s'être donné autant de mal pour capturer ces enfants, si au final c'est pour s'en débarrasser d'une aussi inélégante manière, que se passait-il donc dans la tête de cette adolescente ? Qu'est-ce qu'elle fichait à avorter le fun bon sang ?
Il avait toujours réussi à boucler ses affaires en partant du postulat que ses proies suivaient une certaine logique, mais l'imprévisibilité de cette jeune femme le troublait grandement, et il n'appréciait vraiment pas tout ce gâchis, vingt-six gamins morts au même moment, cela signifiait vingt-six scènes de crimes en moins pour lui, pourquoi ? Ô monde cruel, pourquoi donc ?
Il ne pouvait même plus la contacter, puisqu'elle s'était vraisemblablement débarrassée de son téléphone portable, il était donc dans le flou le plus total, comment pouvait-il anticiper ses actions si elle agissait d’une manière aussi impulsive ?

- Chef, il manque trois gamins » fit remarquer un officier à l'inspecteur.
Tout naturellement, Sigmund avait noté cela dès son entrée ici, mais cela constituait une bien maigre consolation, lui qui s'attendait à une pluie de mises en scène macabres et originales dans les jours à venir, ne se contenter que de trois refroidissait pour ainsi dire toute sa ferveur, pire même, cela le mettait carrément en rogne.
Il tourna le dos aux regards vides des enfants et murmura d'un ton noir :
- Petite salope, je vais te broyer...»


- Plus... Fort... » chuchota Oswaldine à l'oreille de Penthésilée, cette dernière ne se fit point prier pour obéir et raffermir la pression sur le fouet qui étranglait déjà le cou de sa sœur.
Jean-Mouloud n'avait quant à lui pas bougé d'un iota, il regardait encore par le petit trou de la porte cette scène ô combien dérangeante, quand soudain, sans prévenir, les yeux de l'adolescente attachée se révulsèrent.
Un spasme d'une rare violence la secoua, et son entrejambe cracha alors une gerbe de liquide incolore qui partit claquer avec fracas au sol. L'autre sœur relâcha le fouet, se baissa pour se mettre à genoux, et commença à lécher la petite flaque qui venait de se former. Quand elle eut fini, elle se releva pour partir disparaître du champ de vision de Jean-Mouloud.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que le gamin était vraiment tombé sur deux grosses malades, même dans les films d'horreur qu'il avait – secrètement – empruntés à son grand frère, il n'avait jamais vu quelque chose d'aussi dégueulasse, et pourtant, pourquoi ne pouvait-il détourner les yeux de la scène ?
Il n'eut pas le temps, ou plutôt, n'aura plus jamais le temps de répondre à cette question-là, car le temps d'un bref battement de cils, un œil de l'autre côté du trou vint se coller au sien, il en sursauta de surprise et se retrouva cul par terre, tandis que la porte s'ouvrait et qu'une silhouette féminine apparaissait devant lui.
- Salut mon choupinou ! Ne sois pas si timide, viens donc te joindre à nous ! » déclara-t-elle en un grand sourire sadique.
Le temps qu'un influx nerveux se promène dans son petit corps et Jean-Mouloud détalait déjà comme une gazelle ayant flairé du lion, et vous savez quoi ? Il était sacrément rapide notre gars, une vraie fusée qui laissa sur place notre adolescente.
Cela dit, faut avouer que cette dernière ne fit aucun effort pour le poursuivre et se contenta d'un fou rire que n'aurait renié le Joker. La raison derrière cette incongrue behavior était pourtant bien simple : il n'y avait juste aucune échappatoire possible pour le petit...


17 décembre 2015, journal de vingt heures.
La ville, le pays, et le monde entier découvrent avec effroi les images des différentes scènes de crime qui jonchent la désormais célèbre Blackwood.
Au même moment, et cette fois-ci dans la gigantesque toile qu'est internet, un site web faisait le buzz et emmagasinait des millions de visites, car très franchement, il fallait le voir pour le croire, tellement l'idée semblait atrocement tordue.
Ce que cette adresse vraiment pas comme les autres proposait, c'était de suivre en direct deux gamins de dix ans se faire torturer, en l’occurrence Sygnus et Jean-Mouloud, car si vous ne l'aviez toujours pas compris, Vanille – ou ce qu'il en reste - avait sacrément dégusté au No Mind's Land.
Mais ce qui rendait ce site web encore plus original, c'est qu'il était possible pour les internautes de proposer différents châtiments, il y avait même un système de vote et un autre qui prenait des paris sur quel enfant allait pousser son dernier souffle en premier. Autant dire que tout ceci attira un bon nombre de pédophiles, de sadiques, de mères de famille, et d'autres personnes tout aussi charmantes dont regorgeait notre si magnifique monde. Place à l'orgie virtuelle...
« Modifié: 01 Mars 2013 à 23:17:27 par World End Girlfriend »

Étincelle

  • Invité
Ouiii!
Lu et, inexorablement, approuvé! J'aime le macabre de tes dits, ta folie funèbre et surtout l'hilarant sadisme avec la quelle tu nous raconte l'histoire de ta torché d'héroine! :mrgreen:
Je ne suis pas la mieux placé pour faire une quelconque critique négative- que je ne trouve d'ailleurs pas- donc j'attend juste la suite avec impatience!

World End Girlfriend

  • Invité

Cinquième partie : Le jour où cette salope de chance déposa son arrêt maladie.


 


Comme le disait si bien Freud dans son essai sur l'organisation génitale infantile, l'élaboration du complexe d’Œdipe représente une étape constitutive dans le développement psychique de l'enfant. Ainsi, il est tout à fait normal pour nos petites têtes blondes de passer par un cruel stade oral, anal, phallique, puis génital. Mais n'ayez crainte, car ces agrégats de pulsions seront assez vite contenus par le charmant phénomène de castration.
Cela dit, il faut croire que certains ont des couilles plus grosses que d'autres, comme Gérard Nativelle par exemple, ou Gégé la fouine pour les intimes. Un vrai gros salopard de petit Hans qui rêvait de se taper sa mère, non à cause d'une quelconque connerie freudienne, loin de là, mais simplement car c'était une pute qui s'habillait comme toute bonne putain qui se respecte : sacrément léger, et surtout bien serré.
Mais la mère de Gégé n'était sûrement pas une prostituée comme les autres, oh que non, c'était la reine des gorges profondes, la déesse des branlettes espagnoles, l’impératrice de la domination, si bien que son commerce – et sa chatte – ne désemplissait point.
Devant ce défilé de mâles en chaleurs, repartant sourire aux lèvres et bijoux de familles à sec, comment ne pas en venir à fantasmer sur la salope ? Et surtout, comment ne pas vouer une haine sans nom à ces pères potentiels ? Car Gégé n'avait pas vraiment de père, mais plutôt une bonne vingtaines apparemment, un soir où sa mère eut l'ingénieuse idée d'un happy hour improvisé, un gang bang sauvage et sans protection, où des connards firent la queue pour ramoner un trou déjà suintant de sperme, une bonne grosse bouillie d'ADN de loosers qui engendra neuf mois plus tard un super méga looser en la personne de Gérard.


Inutile de dire que notre héros eut une adolescence mouvementée, parsemée de diverses affaires pas très catholiques. Il s'était aussi abonné dès son plus jeune âge aux maisons de correction, et c’est ainsi que le plus naturellement du monde, au jour de ses dix-huit ans, il se fritta avec un autre damné de la terre. Un coup de couteau bien placé et il gagna le gros lot : Vingt ans de prison pour homicide volontaire, mais aussi propos homophobes ( fallait pas traiter le juge de pédale, surtout quand il l'était vraiment ), coups et blessures aggravées ( non, on ne s'évade pas du palais de justice en piquant ses fringues à un policier dans les toilettes), parjures divers et variés ( avec un bonus pour le style très inspiré), et pleins, pleins d'autres délits plus ou moins graves. De toute façon, quand on est dans la merde jusqu'au cou, autant se pincer le nez et plonger pour en finir, non ?


Que dire du passage à la prison de Heaven's Hill, mis à part qu'elle n'offrit rien de dépaysant à notre héros, bien au contraire, c’est dans les vieux pots d’aisance qu’on goûte aux meilleures selles, pas vrai ?
La majorité latino jouait les marchands de rêve pour les blacks trop occupés à se mettre sur la gueule. Les bouffeurs de pâtes s'injuriaient allègrement avec les bouffeurs de patates. Quant à la minorité sans étiquette, a moins d'être un Watchmen dénommé Rohrshark, chaque soir offrait son lot de sodomie bien brutale, bien virile, bie~~~n anale !
Gérard avait pourtant beau être un vrai fils de pute, il n'avait – vraisemblablement – aucune origine italienne ou irlandaise, et encore moins noire ou sud-américaine. C'est ainsi que dans un souci de préserver son trou de balle, il rejoignit les groupies d’Hitler, presque aussi hystériques que celles d'un certain Justin Bieber, l'odeur d'eau précieuse en moins, la croix gammée en plus, ce qui n’était vraiment pas un mal.
Inutile de dire que notre héros se contrefichait royalement de toutes les théories fumeuses sur la supériorité de la race arienne, fallait juste jeter un coup d’œil à la tronche de ses potes pour comprendre que la bêtise n'épargnait malheureusement personne.
Finalement sa purge entre les barreaux ne dura que dix années, et on le libéra pour « bon comportement », ce qui signifie avoir réussi à éviter les emmerdes pendant 3650 jours, 87600 heures, un putain de miracle soit dit en passant.
Le retour à la société fut quelque peu dépaysant pour notre cher ami, c'est qu'il s'en passait des choses en dix ans, plus personne n’écoute de la pop, tout est le monde est trop swaggement branché sur de la dubstep qui détruit à coup de marteaux piqueurs nos peu de neurones restants. Les slims jeans c’est plus à la mode, ou en fait si, non en fait non, bon bah comme tu veux, tant que c’est rose fluo, même un k-way c’est trop la classe. Ah la la je vous jure, on vit dans une époque de no-brain, et vous savez le meilleur dans toute cette affaire ? Tout porte à croire que cela va empirer. Putains de Mayas, ils ne s’étaient peut-être pas trompés finalement, car Gangam style en top des vues 2012, ça à vraiment des allures de fin du monde culturel.
Alas, là n’est clairement pas le moment d’aborder de si croustillants sujets, alors revenons donc à notre cher Gérard, ancien détenu dans la prison de Heaven’s hill, et accessoirement notre complice du jour.


Dix-milles dollars, dont je tairai évidemment l’origine, voilà tout ce qu’il me fallait pour m’assurer l’aide de ce beau salopard. Sa mission était toute simple, il avait juste à passer un coup de fil, donner une information, et raccrocher. Plutôt facile comme truc, et non je vous vois venir, aucune méchante entourloupe ne l’attendait, le fric était emballé, pesé et prêt à être délivré. Il m’arrive d’être cool quand même...
Gérard s’empara donc de son téléphone et porta le script à ses yeux.
« Allo police ? Puis-je parler à l’inspecteur Spallazza je vous prie ? J’ai des informations qui pourraient l’intéresser»
On le fit attendre quelques secondes, puis une voix ténébreuse lui répondit.
« Ici l’inspecteur Spallazza, je vous préviens de suite, si c’est encore un canular, je viendrai personnellement saccager votre domicile, violer votre femme et vos enfants, leur pisser dessus et les brûler à petit feu. Quand j'en aurai fini avec eux, je vous crèverai les yeux à coup de marteau piqueur, avant de vous passer au broyeur… Alors… Réfléchissez bien à ce que vous allez me dire. »
Gérard déglutit, quelque peu troublé par les propos de son interlocuteur, puis se remémorant la somme en jeu, continua néanmoins de lire son script comme un super acteur professionnel.
« Mon nom est Gérard Nativelle, et il se trouve que ce soir je me suis… M-malencontreusement retrouvé dans le site des gamins qui se font torturer. Mais vous savez quoi ? Je connais l’endroit où se trouvent ces gamins, c’est à la prison de Heaven's hill, abandonnée désormais, vous pouvez vérifier, je dis vrai !»
Petit silence. Puis l’inspecteur répondit.
« Cher monsieur Gérard, c’est bien gentil à vous de vouloir nous renseigner, mais arrêtez donc de me raconter des salades, même un imbécile saurait que vous êtes en train de lire un texte. Alors, ne tournons pas autour du pot et dites-moi quelle est l’identité de votre employeur ? »
Pas con pour un sou l'inspecteur dis-donc ! Même s'il faut avouer que la performance de Gégé était à des années-lumière d'un Oscar. Mais notre gars n'allait pas s'avouer vaincu aussi facilement, car c'est lui qui détenait l'information, et autant dire qu’avec lui, fallait cracher du flouse sévère avant de cafter !
« Vous croyez que je vais parler pour que dalle ? Elles m’ont promis dix mille dollars, dix mille putains de dollars ! Je vous file le tuyau si vous m’offrez le double »
Léger ricanement, puis Spallazza explosa littéralement d’un rire empreint d’une pointe de folie : elles m’ont promis. Elles. M’ont. Promis.
« Brillant ! Absolument brillant ! Je savais bien que quelque chose clochait dans mon raisonnement ! Merde, deux sœurs jumelles, évidemment, merci mon cher »
L’inspecteur raccrocha de suite, laissant Gérard totalement perdu.
Oublions donc ce pathétique sagouin incapable de négocier ni même de garder un misérable secret, et concentrons-nous sur l'inspecteur, qui partit vérifier dans la base de données du comté une certaine affaire, une certaine affaire non résolue, et qui avait de grandes chances de l’être ce soir même.
Elle datait de deux ans, et il ne se souvenait plus trop des détails, juste de la scène de crime, un vrai chef-d'œuvre comme il en avait rarement vu, et du nom des deux victimes, Rose et Caecum Vorillo.
Justement, parlons-en de Caecum Vorillo.


C’était un type tout ce qu'il y a de plus sympathique : aimable, serviable, père de famille modèle, membre éminent et assidu de la paroisse du coin. Un Ned Flanders sans la moustache dégueulasse en somme... Oui, mais voilà... Haha ! Je parie que vous l'attendiez celle-là ! À vous demander ce qu'elle déblatérait encore avec son type parfait, à attendre le moment fatidique où elle s'amusera à le démonter et à dévoiler son côté obscur. Eh bien vous savez quoi mes petits cons ? Caecum Vorillo était vraiment un saint qui n'avait rien à se reprocher, un ange comme il y en a si peu dans ce bas monde, et toc ! Dans les dents bandes de blasés, non, mais...
Donc, reprenons, et tentons d'éclaircir la situation, car vous vous doutez bien que je n'introduirais pas un personnage simplement pour vous faire chier (quoique). Que venait foutre ce père de famille banal dans une histoire qui parle de deux tueuses en série jumelles lesbiennes et sadomasochistes ? Petit indice : Il fut un temps où Caecum Vorillo était amoureux d'une jeune demoiselle de son âge, et il se trouve que la fille l'aimait elle aussi. Il se trouve aussi qu'ils se sont mariés, et qu'ils eurent comme enfants deux mignonnes petites gamines, sans oublier le détail le plus important dans cette affaire : notre pauvre homme est mort de treize coups de couteau dans le cœur, vingt-trois dans le crâne, et trente-six dans l'entrejambe.
Paix à son âme, au moins ne verra-t-il pas ses filles mettre Blackwood à feu et  à sang.


C'est au petit village de Rosenhall qu’eut lieu le drame, un coin tristement paisible il faut l'avouer, puisque ça sentait bon l'odeur de confitures de grand-mère et les pommades pour articulations douloureuses. Rien d’insolite cela dit, vu que le nombre de vieux chnoques au mètre carré rivalisait avec celui vaches et des moutons, c’est-à-dire beaucoup trop. Quant à savoir laquelle de ces populations avait le quotient intellectuel le plus élevé, il y avait franchement matière à réflexion, car Alzheimer et diverses pathologies tout aussi sympathiques étaient malheureusement passées par là, alors autant dire que niveau jugeote ça ne volait pas super haut dans ce petit village.
C'est pour cela qu'il fut deux longs mois pour se rendre compte de la mort de Caecum Vorillo et de son épouse. Ce fut la voisine, Bernadette, qui trouva en premier les corps, un jour où elle devait se faire changer sa couche et que l'infirmière ne pouvait – ne voulait en réalité – venir. Prise d'une innommable terreur à l'idée de rester sale, la vieille dame se souvint – comme par hasard – qu'elle avait des voisins, et c'est ainsi que munie de son déambulateur dernier cri, mémère entama son incroyable odyssée vers la porte d'à côté.
Arrivée au seuil - je vous épargne les péripéties dignes d'un escargot trisomique - Bernadette était tellement exténuée qu'elle en oublia la si belle invention nommée sonnette, et pénétra donc dans la maison sans prévenir.
Si elle n'avait pas perdu une grande partie de ses capacités olfactives, la vieille dame aurait tout de suite senti une forte odeur de cadavre en décomposition, digne d'un rectum de zombie nauséabond et diarrhéique. Si elle n'avait pas aussi une myopie couplée à un astigmatisme sévère, elle ne serait sûrement pas restée plantée comme une conne au milieu du salon, à plisser des yeux sur les asticots qui bouffaient les orbites à la mère. Ce ne fut que cinq minutes plus tard qu'elle comprit ce qui se passait, et si elle n'avait pas perdu toutes ses dents, Bernadette aurait sans doute poussé un énorme oh mon dieu !
Heureusement pour l'intrigue de notre histoire, la police et la presse mirent moins de temps que cela pour arriver sur place. Il fut très vite établi que l'auteur de ces massacres était les deux sœurs jumelles, qui avaient eu le temps en deux mois de disparaître sans laisser de trace. C'est ainsi qu'Oswaldine et Penthisélée Vorillo intégrèrent le fichier des criminels recherchés au niveau national.
C’est ainsi que Sigmund Spallazza put enfin mettre un visage sur ses proies.
Elles étaient mignonnes, vraiment mignonnes, tellement mignonnes qu’il eut l’irrépressible envie de lécher l’écran de son ordinateur, mais la poussière pullulant dessus eut raison de ses ardeurs. Il se contenta donc de sourire, avant de déclarer :
« Serrez bien les fesses mes chéries, papa arrive… »

 
« Modifié: 03 Mars 2013 à 00:33:33 par World End Girlfriend »

Hors ligne LeBossu

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 311
 :D Mais c'est un ovni ce truc!
Désolé, je n'ai rien d'autre à dire de plus, sinon que j'essaie de ne pas trop me marrer pour éviter de réveiller le chat qui dort à côté.
Et alors ?

World End Girlfriend

  • Invité


Sixième partie : Recette culinaire du jour, viande de cheval moisie et son lit de crème à la merde.

 

Il était une fois un garçon pas comme les autres.
Ce n’est pas qu’il était timide ou avait une gueule bizarre, il n’était juste pas comme les autres.
Par exemple un jour, un gentil camarade de classe n’en pouvait plus de le voir à l’écart dans son coin, alors il tenta de sympathiser avec lui…
Ce dernier disparut cinq jours plus tard, et la police eut beau le chercher elle ne trouva aucune trace du gamin. Ce que personne ne sait, c’est que le petit fut – malencontreusement – incinéré vivant dans la grande cheminée d’un manoir abandonné.
Peu après en été, le petit chiot des voisins s’était lui aussi pris d’affection pour l’enfant pas comme les autres, et il venait parfois par-delà la barrière qui séparait les deux maisons pour jouer avec lui…
L’animal disparu trois jours plus tard, et ses maîtres eurent beau poser des affiches dans chaque recoin de la ville, le chiot ne fut jamais retrouvé. Ce que personne ne sait, c’est que la petite boule de poil fut – tout aussi malencontreusement – passée au broyeur, de sorte qu’il n’en restait plus qu’une viande hachée ô combien appétissante.
Lors de la rentrée scolaire, une toute nouvelle professeure fut détachée dans son école, elle était belle et jeune et resplendissante, tout le monde l’aimait et cela était réciproque, même si elle avait un petit faible pour l’enfant pas comme les autres, qu’elle jugeait trop mignon et super intelligent.
En ce qui la concerne, le drame eut lieu sous une bonne flopée de témoins.
Ce ne devait être qu’une longue après-midi chiante comme toutes les autres, le genre de purge qu’on impose sans honte à nos petites têtes blondes cinq jours sur sept, neuf mois sur douze, et après on s’étonne qu’ils se rebellent à l’adolescence, non, mais vraiment, voyez-vous cela…
Bref, c’était censé être une journée banale, mais comme ce récit n’ira nulle part avec des histoires pareilles, vous vous doutez bien qu’il s’est passé un truc quand même.
La gentille professeure faisait donc un gentil cours sur les gentils chiffres et leurs gentilles additions, quand soudain l’enfant pas comme les autres commença à pleurer, comme ça, sans raison. Grandement alarmée, la jeune femme se dirigea en vitesse vers son protégé, puis se baissa à son niveau.
« Sigmund ? Quelque chose ne va pas ? »
L’enfant leva ses yeux rouges vers sa maîtresse, puis articula difficilement.
« Je… N’en peux plus »
Cette triste réplique tira sur la fibre maternelle de la femme, qui ne se fit pas prier pour prendre le gamin en pleurs dans ses bras. Elle avait bien remarqué que quelque chose n’allait pas avec son élève. Il avait sans doute subi un traumatisme ou alors son père le battait, le genre de truc qu’on voyait généralement dans les séries télévisées quoi, et dont elle serait l’héroïne principale dans ce cas-là !
« Je vous aime tellement, mademoiselle. Chuchota l’enfant à l’oreille de sa maîtresse.
- Moi aussi je t’aime Sigmund ! Répondit-elle avec un grand sourire.
- Alors vous ne seriez pas fâchée si je…
- Si tu ?
- …Détruisait votre si beau visage ? »
L’enfant sortit alors un tournevis de nulle part et enfonça sa lame dans la joue de sa maîtresse, il y était allé tellement fort que la pointe ressortit de l’autre côté. Elle ouvrit alors sa bouche en forme de O, dévoilant une langue transpercée et pissant le sang, on aurait dit un poisson piégé par un hameçon.
Sigmund retira son arme d’un coup sec puis se déchaina sur le visage de la pauvre maîtresse, quand il en eut assez de la trouer sauvagement avec le tournevis – son sexe était pas encore assez mûr, fallait bien compenser – il lui agrippa ses cheveux poisseux de sueur et de sang puis lui fracassa la face contre le sol une bonne dizaine de fois.
Une bouillie sanguinolente et tuméfiée, voilà ce qui restait de la gentille maîtresse maintenant. Cela fit bander Sigmund comme un taureau, alors il l’embrassa goulûment sur ce qui lui restait de lèvres. Le mouvement fut tellement brusque et bestial qu’une fontaine de sang mêlé à des dents arrachées dégoulina de la bouche de celle-ci.
Sigmund la repoussa alors violemment et fit face à ses camarades de classe, puis leva ses mains rouges d'hémoglobine en leur direction.
« Ce n’est pas ma faute, elle n’avait qu’à ne pas m’aimer, si ? »
Aucune réponse. Juste des cris de panique et des pleurs.


Sigmund Spallazza fut ensuite conduit dans un hôpital psychiatrique, le docteur qui s’occupait de son cas en avait vu passer des vertes et des pas mûres depuis qu’il officiait ici, mais ce p’tiot là, quel spécimen bon sang !
« Pourquoi as-tu fait cela ?
- Je l’aimais beaucoup beaucoup beaucoup ! Répondit innocemment le gamin en faisant un grand arc-en-ciel avec ses bras.
- Mais on ne ! On ne fait pas ce genre de chose aux personnes qu’on aime !
- Je n’allais quand même pas la baiser, si ? » Rétorqua-t-il avec une moue perplexe.
Le docteur eut envie de lui crier dessus, de le secouer un bon coup, de s’arracher les cheveux. Sa tête allait exploser, car il n’y comprenait plus rien, ce petit avait dix ans, dans quelle espèce de dimension tordue un garçon de dix ans parlerait comme ça ?
« Est-ce que tu aimes tes parents ?
- Bof, pas vraiment.
- Alors à part la maîtresse, il y a d’autres personnes que t’aimes ?
- Oui, que j’ai aimé. »
Le regard en disait long, un psychopathe en puissance…
« Combien ?
- Je n’ai jamais été fort en maths, et puis je ne suis qu’un enfant hein, je viens d’apprendre à compter et tout.
- Com-bien ? Répéta le docteur en grinçant des dents.
- Disons... Assez pour rivaliser avec un modeste cimetière chinois. »
Le docteur se releva et réajusta ses lunettes, il allait avoir du boulot, beaucoup de boulot, mais il sauvera ce petit, coûte que coûte, même s’il faut pour cela le droguer nuit et jour. Non, mieux, il allait même le transformer en justicier, un policier modèle qui sauvera la ville de Blackwood. Inspecteur Sigmund Spallazza, ça claquait sévère comme titre !
Il se dirigeait vers la sortie quand l’enfant l’interpella soudainement, ce dernier leva ses mains bien en évidence avant de s’exprimer :
« Ce n’est pas ma faute si j’ai un aussi grand cœur, si ? »
Silence. Puis le bruit d’une porte qui se referme.


Scatophaga stercoraria, plus communément connue sous le nom de mouche à merde.
Derrière ce taxon ô combien vulgaire se cachent en réalité plusieurs familles, les calliphoridae, les sarcophagidae, ainsi que les scathophagidae. Ces insectes ont une relation plus ou moins privilégiée avec les excréments puisque certaines s’en nourrissent, tandis que d’autres se contentent d’y naître, et dans ce cas-là ce sont les larves qui en consomment, un vrai délice ! Comme dirait ceux qui ont réussi à bander sur la vidéo Two girls one cup (allez la voir, elle troue le cul… D’une certaine façon).
Mais ce qu’il faut retenir de tout cela, c’est que les asticots ne bouffent pas que de la merde, car il est parfois possible de les retrouver dans de la chair en décomposition. Prenons un exemple, imaginez un cheval dont on aura explosé la cervelle au canon scié (juste pour le fun hein), puis qu’on aurait laissé pourrir – littéralement – une bonne semaine à température ambiante. Vous imaginez bien que cette viande-là deviendra riche en moult cochonneries dégoutantes, brrrr ! Ça vous donne envie de gerber mes choupinous ? Pas encore ? Alors attendez voir ! Imaginez qu’on prenne cette bonne grosse viande dégueulasse, qu’on l’assaisonne de pisse de sang et de foutre masculin, féminin et animal, avec un supplément d’excrément pour rajouter de la puissance et un goût de crème chantilly chocolatée. Ensuite, vous touillez bien le tout avec ce qui vous tombe entre les mains, n’ayez surtout pas peur d’innover, laissez votre imagination couler son bronze bien tranquille ! Puis quand vous aurez fini, versez la mixture dans… Dans… Dans…
« Ouvre bien la bouche mon Jean-Mouloud ! J’ai donné une partie de moi – pas la plus propre – pour cuisiner ce chef d’œuvre ! »
Pas besoin de décrire la suite, disons juste que notre héros eut l’occasion de goûter à du trois étoiles Michelin scatophile.
Ce fut ensuite au tour de Sygnus, qui rendit l’âme quelques secondes plus tard en s’étouffant comme un con sur un bout de… quelque chose.
L’adolescente se retourna alors vers la caméra qui filmait tout cela, puis fit un V avec ses doigts à l’intention de ses nombreux spectateurs. C’est à ce moment-là que la porte rouillée de la salle s’ouvrit avec fracas et qu’un homme surgit en courant, flingue pointé vers la jeune femme.
Elle leva les mains pour signifier qu’elle se rendait, mais ne paraissait pas si surprise que cela.
« Fait chier… Je parie que l’auteur a décidé de tuer une de nous deux juste pour avoir un semblant de rebondissement
- Ce n’est pas en cassant le quatrième mur que tu t’échapperas, Penthésilée.
- Je suis Oswaldine.
- Et moi le pape Jean-Benoît. Main en l’air gamine.
- Sinon quoi ? Vous tirez ? Allez-y ne vous gênez pas, je préfère mourir ici de toute manière, histoire que ma sœur pète vraiiiiment un câble pour une fois et qu’on ait enfin un peu de spectacle dans cette nouvelle de seconde zone !
- Mais merde à la fin ! Elle en prend cher avec toi l’immersion dis-donc ! T’espères accomplir quoi en bousillant le travail de l’auteur ? Mmmm ?
- Faire chier le monde, pour rester dans le thème du chapitre, et accessoirement… Permettre à ma sœur de vous avoir bien dans son viseur, ahahahhahahahaha ! »
Un laser rouge commença à se promener dans le corps de l’inspecteur, s’attardant longuement sur ses bijoux de familles avant de remonter doucement vers son cœur.
« Elle est du côté droit du bâtiment E, ancienne cuisine principale, le tir est possible de cette position-là, même pour un amateur. Où est-ce que vous vous êtes dégoté un Dragunov ?
- Dragunov vous dîtes ? Naaaah, je les préfère plus grosses... Ma sœur vous pointe avec un fusil de précision de gros calibre, le genre qu’on utilise pour perforer les blindés.
- Donc elle ne me ratera pas d’ici, l’ancienne salle de loisir du bloc A. Une balle et je m’envole de l’autre côté.
- Flying in the sky with gunpowder in the nuts, oh yeah baby ! »
L’inspecteur laissa tomber son arme, se tint le front avec une main, puis explosa d’un rire sadique et saccadé, se tordant parfois avant d’inspirer un bon coup et repartir de plus belle. Il s’arrêta au bout de quelques secondes, et c’est là que l’adolescente vit que le laser avait disparu.
« Vous êtes complètement connes ma foi ! T’as pas remarqué que je donnais nos positions à mes hommes ? »


BOOM !
Une énorme déflagration auréola le ciel noir, cela venait du bâtiment E, là où se trouvait l’autre sœur. Elles s’étaient promis de ne pas se laisser prendre, mais se faire sauter pour éviter cela… Merde.
Pas le temps de pleurer le sacrifice de sa jumelle pourtant, l’adolescente profita du feu d’artifice pour détaler aussi loin qu’elle le pouvait, l’inspecteur fut pris de court et se mit à sa poursuite, tout en donnant des consignes à ses sbires et en criant des run rabbit, run ! À son intention.
Elle avait prévu une échappatoire, dans le cas où les choses tourneraient mal, mais c’était juste « dans le cas », une simple probabilité, rien de plus. Jamais, jamais elle n’aurait pensé avoir à s’en servir dans les faits. Et pourtant la voilà, acculée, un animal en fuite face à un ogre, un démon qui venait de lui arracher sa moitié.
Il avait raison, elles étaient connes, naïves surtout. Les deux ne faisaient cela que pour s’amuser, massacrer par-ci par-là, comme on irait butiner des fleurs dans une journée ensoleillée. Mais là, ce n’était plus le temps de rigoler, car Oswaldine y avait laissé sa peau.
Une putain de vendetta attendait Blackwood désormais, adieu les petits meurtres en série, place au terrorisme pur et dur…

 



Interlude : Le corbeau aux neuf personnalités et ses fantômes bipolaires sodomisés.

 

Trente-cinq.
C’était le nombre de fois qu’elle avait crié pitié aujourd’hui.
Cela faisait donc un total de deux cent soixante-neuf pitiés pour cette semaine, sacré chiffre quand on y pense, surtout qu’elle n’avait le droit de parler qu’une minute par jour, le temps que je lui fasse boire de force une bonne bouteille d’eau.
Même si j’utilise le terme « de force », n’y voyez aucun signe de violence de ma part, il fallait bien qu’elle s’hydrate ma petite fleur, sinon elle aurait tôt fait de dépérir. Je suis quelqu’un de très doux voyez-vous, et comme à mon habitude, je lui laissais même le temps de tousser et recracher le surplus de liquide. Cependant quand elle eut fini, je la bâillonnai de nouveau.
Ah… Ce qu’elle était belle comme ça ! Attachée avec sa laisse au coin du mur, me fixant avec son regard de chienne battue. Quel bonheur que de voir la terreur quitter ses traits, pour laisser place à un insondable désespoir, bientôt elle allait être prête, bientôt…
« T’ai-je déjà raconté le récit de cette nuit d’hiver ? Demandai-je à ma gracieuse princesse, mais cette dernière ne répondit point, comme toujours d’ailleurs. Je me souvenais qu'elle était bâillonnée, alors je poursuivais :
- C’était lors d’une nuit de pleine lune où je n’avais pas sommeil, cela m’arrivait parfois quand j’étais gamin, je ne sais pas trop pourquoi. J’ai donc quitté mon lit pour aller flâner dehors, vu que notre domaine s’étendait sur des hectares de forêt. Je n’aimais pas y aller en temps normal tu sais, car l’endroit était plongé dans une suffocante obscurité. J’avais l’impression de plonger dans un néant sans fond, même si parfois je pouvais deviner des arbres levant leur bras nu et suppliant… C’est triste un arbre sans feuilles, non ? Bref, j’avais atrocement peur, mais j’avançais tout de même, comme si une force extérieure me poussait à agir ainsi. Je m’engouffrai de plus en plus dans la forêt, au seul bruit des cigales plaintives, et en empruntant des chemins dont je n’aurais jamais soupçonné l’existence. C’est alors que j’atteignis une clairière pour me retrouver face à l’horreur… J’ai mis du temps à le voir, car il faisait trop sombre, c’est donc la puanteur environnante qui me mit la puce au nez. Il y avait ma tante, mon grand-père, notre gouvernante, le jardinier, mon grand frère, ma petite sœur, ma mère et mon père, tous découpés en lambeaux de la plus horrible des manières, et formant une montagne de chair d’où s’écoulait des larmes de sang écarlate. J’avais peur au départ, atrocement peur même, puis je levais les yeux vers le ciel, et mon âme s’apaisa alors, car je compris… Une pleine lune avec un éclat pareil, avec une beauté aussi hypnotisante… Ce n’était forcément rien d’autre qu’un beau rêve »

 
Elle pleurait désormais, était-ce mon récit qui l’avait ainsi touchée ? Où était-elle juste effrayée à l’idée de se faire découper ?
Ah… J’avais pourtant beau la rassurer, lui dire que jamais je ne lui ferais de mal, mon ange ne voulait toujours point me croire. Peut-être que si je la libérai des chaines qui la retenaient immobile, elle allait se montrer un peu plus réceptive à mon message, mais je l’aimais tellement comme cela… Acculée et recroquevillée, tel un animal qui sentait sa fin venir.
« Oh ma petite biche en sucre, t’ai-je déjà narré le récit de cette nuit d’hiver ? Demandais-je alors, elle hocha la tête pour me signifier que oui je l’avais fait, mais je poursuivis tout de même :
- Ainsi je l’ai déjà raconté ? Ce ne devait être qu’en partie alors, c’est qu’elle est plutôt longue mon histoire. Reprenons donc, où en étais-je ? Ah oui ! Les putes des quartiers sud de Saint-Pétersbourg ! Comme je le disais précédemment, je n’ai jamais connu de jeunes donzelles aussi bonnes que celles-là, de vraies matriochkas taillées comme des déesses, mais qui se trimballaient des minous aussi serrés que mon petit doigt, bien rose et élagué au poil près. En prime, ces salopes vous suçaient le dard aussi efficacement que les bonniches à Dracula.
Ah ce bon vieux Dracula, que de bons moments passés en sa compagnie, même s’il faut tout de même reconnaitre que c’était un sacré pervers. Je me souviens encore de comment il bandait à enfoncer des crucifix aussi gros que mon bras dans le cul des nonnes qu’il kidnappait, où alors la fois où il s’était amusé à crever l’œil à une gamine, pour ensuite la violer sauvagement par son globe oculaire. J’avais parié que la petite allait clamser avant qu’il puisse jouir, mais au final faut croire que mon pote était un éjaculateur précoce… C’était tout de même plus marrant de l’entendre chialer tout le long, et puis à la fin quand la semence de Vlad commença à dégouliner sur sa joue, on aurait dit qu’elle pleurait du foutre ! Extatiquement inoubliable !
Inoubliable, comme cette nuit d’hiver que j’avais passé dans la jungle de Hyouka. Les ténèbres avaient assailli notre unité, et nous avancions dans l’obscurité la plus totale. Le lieutenant Yoshimoto s’était pris une balle dans la jambe, alors on le portait moi et Matsuda, en plus de nos sacs de survie et des munitions pesant une tonne. Le bougre transpirait aussi abondamment qu’un porc qui allait passer à l’abattoir, c’est fou ce que les gens peuvent devenir pathétique quand la faucheuse sonne à la porte, pas vrai ma chérie ? »

 

Elle recula vers le coin du mur et commença à gémir et à se débattre lamentablement, apparemment on ne partageait pas le même point de vue sur le sujet…
Je me régalais du spectacle de sa terreur un bon moment, puis je m’approchais d’elle pour la prendre dans mes bras et lui susurrer à l’oreille que je l’aimais à la folie.
« Je t’aime plus que tout au monde, et jamais, jamais je ne te ferais de mal. Mes sentiments envers toi sont purs et sincères, il n’y a pas une once de perversité en eux… Dit, je t’ai déjà raconté le récit de cette nuit d’hiver ? Aucune réponse de sa part, alors je poursuivais :
- C’est l’histoire d’un enfant comme un autre, ou peut-être pas vraiment. Il était timide et silencieux, et ne parlait à personne ni en classe ni en dehors, comme s’il n’eut jamais existé. Et pourtant, l’adolescent était amoureux d’une fille, belle et intelligente et populaire, avec un sourire aussi rayonnant que le soleil, que dis-je ! Aussi flamboyant qu’un après-midi dans un champ de tournesol !
Ah… Il l’aimait tant… Mais l'enfant ne pouvait le lui dire, car non seulement il était timide et silencieux, mais en plus la fille n’existait pas.
C’est alors qu’il eut une idée : et si je me suicidais ? Alors il prit un couteau et se poignarda le cœur, c’est alors qu’il mourut. »
Oui, c’est ainsi que je m’ôtais la vie.
Après cela j’ai erré tel un fantôme dans l’inconscient des gens, dans leurs cauchemars les plus sombres et ambigus, à la recherche de la fille qui n’existait pas, qui n’existera jamais, mais que je devais tout de même retrouver.
Ne m'accordez donc pas trop d'importance, je ne suis que de passage dans vos mémoires...

« Modifié: 03 Mars 2013 à 00:54:46 par World End Girlfriend »

Hors ligne LeBossu

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 311
Je m'étais gardé cette sex-ième partie sous le coude, alors allons-y :
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« Serrez bien les fesses mes chéries, ça risque de faire très très mal… »
Voilà, c'est là qu'on en était :mrgreen:
***
Pour la partie sur le passé de Spallazza, je l'ai trouvée un peu en dessous, je la définirais comme juste gore pour le gore, mais sans l'humour qu'il y avait avant, ni particulièrement surprenante. On va dire que c'est une pause dans le récit.

Citer
Je n’allais quand même pas la baiser, si ? Rétorqua-il avec une moue perplexe.
Voilàààà un peu de n'importe quoi qui me faisait bien marrer.  :mrgreen:
Par contre, tu as des problèmes avec tes ponctuations pour les dialogues (exemple ici : si, rétorqua-t'il ? du moins, il me semble).
Citer
il sauvera ce petit / un policier modèle qui sauvera
sauverait

Citer
Ça vous donne envie de gerber mes choupinous ? Pas encore ? Alors attendez voir !
Oh putaing, je crains le pire…
Citer
Dans… Dans…
« Ouvre bien la bouche mon Jean-Mouloud !
:D ; j'avais bien raison de me méfier, cette intro de seconde partie était en effet assez gratuitement dégueulasse.
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Fait chier… Je parie que l’auteur a décidé de tuer une de nous deux juste pour avoir un semblant de rebondissement
Hin hin hin, n'imp'… :mrgreen:
Citer
comme on irait butiner des fleurs dans une journée ensoleillée
:D mais n'importe quoi ch ch ch
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place au terrorisme pur et dur
Bon, bah, vivement la suite alors, parce que ce chapitre-ci était quand même un peu moins bandant que les autres.
***
Donc voilà, paye ton commentaire ; heureusement la deuxième nous fait retrouver un peu de ton ton et de ton second degré à mourir de rire (en ce qui me concerne, j'avoue que c'est peut-être un peu spécial). Mais sur ce chapitre, j'ai trouvé que c'était un peu plus gratuit.
Le plus gros problème que j'ai, est que je trouve que Penthésilée est partie en fumée un peu trop rapidement, dommage. Alors j'espère que ça va vraiment donner pour la fin.
++

PS : je crois qu'il est grand temps de coller un "explicite" dans ton titre. (two girls one cup, non mais on n'a pas idée  :mrgreen:)
« Modifié: 26 Février 2013 à 22:29:47 par LeBossu »
Et alors ?

Hors ligne Kerena

  • Comète Versifiante
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  • Schrödinger cat
    • Dans les nuages
Bon allez, je reprends le texte depuis le début - ça fait un moment que je devais continuer la lecture, et j'ai un peu eu la flemme  :mrgreen: Du coup jme fais pardonner (ça, c'est pour pas dire que j'ai oublié l'histoire  :-¬? )

Allez, trêve de paroles, let's go :

Citer
Elle jeta un regard dans son œillet

le terme est étrange, je n'ai pas compris de quoi tu parlais au premier abord - d'un judas, c'est bien ça ?

Citer
y'a une pauvre fille qui s'est faite agressée

agresser

Citer
en milles morceaux

mille

Citer
C'était la dernière scène de Gros nibards contre queues atomiques volume 9, non ?

 :D :D :D

Citer
Quiconque aurait levé son regard ne se serait heurté qu'à un effroyable vide, vertigineux néant sans perspective aucune, engloutissant le monde de sa menaçante infinité.

Te connaissant, j'espère que c'est fait exprès, parce que c'est loooouuuurd ^^

Citer
nous avons dégénérés quelque part

dégénéré

Citer
l'adolescente avait une histoire à raconter, et c'est bien cela qui vous intéressait, non ?

à mettre au présent

Citer
le commissariat de police de Blackwood City reçu un appel

reçut

Citer
l'adresse des supposées méfaits.

supposés (un méfait)

Citer
trois heure du matin

trois heures

Citer
Mais oui bien suw ! Et moi je suis le mawi de la weine d'Angletewwe

Euh... Loin de moi les généralités, mais à la Réunion, ils parlent comme toi et moi, et leur créole de roule pas les R...  :-¬?
Contrairement aux Martiniquais, si cela peut aider... ^^


Ah, en parcourant le sujet, je vois que j'ai déjà posté un message  :-¬?
Mais je n'ai pas u la suite à partir d'ici, donc c'est parti !

Citer
Ils avaient piochés

pioché

Citer
Plus leur œuvres étaient tordus

tordues (une œuvre)

Citer
Deux sœurs jumelles.

Joli pléonasme :huhu:
DES sœurs jumelles. Si elles sont jumelles, on se doute bien qu'elles sont deux.

Citer
deux mignonnes petites sœur jumelles, Oswaldine et Penthésilée

même remarque que ci-dessus
Magnifiques prénoms, j'admire :huhu:

Même remarque tout le long du texte, en fait, car je constate que tu persistes à nous certifier qu'elles sont deux  :mrgreen:

Citer
les parasites ont tendance à faire ce qui leur plaît, et ce qu'ils aiment par dessus tout, c'est se dévêtir sans aucune once de pudeur, soit pour exhiber au monde ses jolies gambettes fraîchement épilées, ou alors montrer aux belles demoiselles son corps d’Apollon si ardemment sculpté.

les parasites => son corps d'Apollon ? ???

Citer
et non des moindre

des moindres

Citer
La ville, le pays, et le monde entier découvre avec effroi

découvrent

Citer
on vit dans une vraie époque de no-brain(sérieux lol ptdr )

Jte kiffe sérieux  :mrgreen:

Citer
Dix-milles dollars

dix-mille

Citer
Cela ne constituait rien d’insolite, surtout quand on avait en tête que le nombre de vieux chnoques au mètre carré rivalisait avec celui vaches et des moutons, c’est-à-dire beaucoup trop. Quant à savoir laquelle de ces populations avait le quotient intellectuel le plus développé, il y avait franchement matière à réflexion, car Alzheimer et diverses pathologies toutes aussi sympathiques étaient malheureusement passées par là.

Jte kiffe !

Citer
mémère entama son incroyable odyssée vers la porte de devant chez elle.
Arrivée finalement au seuil

Attention, au premier abord j'ai cru qu'il s'agissait de la même porte.

Citer
qui bouffaient les orbites à la mère

c'est ptet fait exprès, mais décidément, de la mère, ça fait plus français ^^

Citer
mais il sauvera ce petit,

futur dans le passé : il sauverait

Citer
un policier modèle qui sauvera

même remarque

Citer
Il se dirigea vers la sortie quand l’enfant

se dirigeait

Citer
ses bijoux de familles

de famille


____________________

Bon, sur le fond, ce serait quand même cool que tu corriges les fautes qu'on relève, loulou :mrgreen:

Sur la forme : C'est bien tordu, bien parodique, bien dégoulinant et hémoglobineux à souhaits... Bref je kiffe, j'adore, comme ta façon d'écrire d'ailleurs, le pire c'est que c'est trash mais ça se lit tout seul =D

Attention tout de même, je mettrais bien la mention [explicite] à ton titre. Ça a beau être une parodie,  y'a qu'à lire les deux premières phrases pour comprendre que c'est trash :huhu:
« Modifié: 05 Février 2013 à 13:57:17 par Kerena »
Je crois qu'il y a dans le coeur des hommes une place créée pour l'émerveillement, une place endormie qui attend de s'épanouir ~ Les Aventuriers de la mer


Hors ligne Mnemosyne

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J'ai commencé à le lire hier. Rien à dire si ce n'est que j'ai kiffé. Et j'ai rigolé comme une malade.

PS: Rien que le titre mériterait des applaudissements.


Merci.
Une femme avertie en vaut deux.

"Toute l'écriture est de la cochonnerie (...) Toute la gente littéraire est cochonne", Artaud.

World End Girlfriend

  • Invité

Septième partie : Ce qu’aucun miroir ne saurait réfléchir.

 

Noël.
Un simple mot pour désigner une joyeuse féerie.
La neige s’invite dans la ville, amenant avec elle un froid d’une rare virulence, mais aussi un paysage d’une beauté telle qu’on lui pardonnerait tout. Noël, la période où les chaumières s’illuminent de chaleur humaine, où tout le monde devient gentil avec son prochain, où on offre des cadeaux à tout va… Ah oui Noel, où l’on se sent obligé de prouver aux proches qu’on les aime encore, en leur achetant des gadgets high-tech qui coûtent la peau des fesses, avec en prime le sourire bien hypocrite qui va avec. Où l’on raconte à nos enfants qu’un gros vieux pédophile avec une barbe blanche entrera par effraction dans la maison, quand tout le monde dormira la nuit, comme ça bien peinard le salaud, pour ensuite venir récompenser les gentils enfants.
C’est bien joli de déblatérer ce genre de cracks à nos mioches,  mais ce n’est pas ça qui les fera mûrir, les histoires de princesses et autres papillons multicolores, c'est un coup à produire une bande de pourris gâtés futurs déprimés suicidaires en masse ! Ca donnerait presque envie de croire au Père Noel tiens !
Ah, vous l’aurez compris, je hais Noel. Pas si surprenant que ça, zé ! Vous ne m’imaginiez quand même pas m’extasier devant dix-milles salopes d’ampoules qui clignotent sans arrêt à chaque putain de coin de rue, si ?
Bref, je déteste ce truc, les familles heureuses tout ça, les couples qui s’embrassent et tout le tralala. Je ne l’aime pas car… Je le désire, tout compte fait.
Voir tant de bonheur radier autour de moi, ces sentiments si bruts, si sincères – plus qu’on ne le croit – me fait mal, très mal. Toutes ces lumières m’aveuglent et atrophient mon ombre, mettent à nu une réalité trop dure à accepter. Je ne suis pas si folle que cela, juste une humaine au gris un peu plus foncé que la moyenne, car j’ai moi aussi un cœur qui bat, une conscience, des sentiments.
De plus en plus souvent ces temps-ci, je fais ce rêve étrange où je mène une existence normale, et j’en viens à me demander, aimer et être aimer, dans la plus pure innocence, est-ce une si lointaine chimère ? N’y aurait-il pas un moyen pour calmer cette rage, cette tumeur qui ronge mon âme depuis si longtemps ?
Questions sans réponses, sans intérêt aussi, car au point où j’en suis, il n’y a plus moyen de faire machine arrière. J’ai tué, torturé, mutilé, violé et pire encore, j’ai pris du plaisir à faire cela, énormément même, mais… Il y avait toujours cet arrière-goût amer, cette particule de culpabilité qui faisait chanceler mon peu d’humanité.
J’étais conne et naïve de penser pouvoir combler ce vide avec plus de sang, plus de spectacle, plus de trash, car au final c’eut l’effet inverse. Je n’en pouvais plus de toutes ces tueries gratuites maintenant, et rien que d’y penser me donnait une tempétueuse nausée.

 
***********

Chaos.
Un simple mot pour désigner un joyeux massacre.
La mort s’invite dans la ville, amenant avec elle une peur d’une rare virulence, mais aussi un paysage d’une beauté telle qu’on lui pardonnerait tout. Chaos, la période où les humains se tapissent dans leurs chaumières, illuminés par une faible chaleur éthérée. Où tout le monde devient parano avec son prochain, où l’on rase les murs à tout va… Ah oui le chaos, on l’on se sent obliger de dire aux proches que tout va bien, en leur promettant une fin des hostilités imminente, mais dont on a aucune idée en réalité, avec en prime le sourire faussement rassurant qui va avec. Où l’on raconte à nos enfants que non, aucun gros vieux pédophile à barbe blanche n’entrera par effraction dans la maison quand tout le monde dormira la nuit, comme ça bien peinard le salaud, pour ensuite venir les violer par tous les trous.
C’est bien joli de déblatérer ce genre de cracks à nos mioches, mais ce n’est pas ça qui les protégera, me font rire avec leur histoires de police et autres unités spéciales… Mon cul ouais bande de mythos ! Ça donnerait presque envie de croire à l’inspecteur Derrick tiens !
Ah, vous l’aurez compris, j’adore le chaos. Pas si surprenant que ça, zé ! Vous ne m’imaginiez quand même pas rechigner devant dix-milles magnifiques bombes qui exploseraient sans arrêt à chaque putain de coin de rue, si ? 
Bref, je surkiffe ce truc, les familles amputées tout ça, les couples qui s’embrasent et tout le tralala. Je l’aime car… Je suis sadique, tout compte fait.
Voir tant de détresse radier autour de moi, ces sentiments si bruts, si sincères – plus qu’on ne le croit – me fait du bien, beaucoup de bien. Tous ces espoirs atrophiés aveuglent ma raison, mettent à nu ma réelle nature. Je suis totalement folle, une humaine au noir aussi sombre que le néant, à se demander si j’ai moi aussi un cœur qui bat, une conscience, des sentiments.
De plus en plus souvent ces temps-ci, je prends mon pied à mener cette existence anormale, et j’en viens à me demander, torturer et sodomiser, dans la plus pure cruauté, est-ce suffisant ? N’y aurait-il pas un moyen pour augmenter cette douleur, cette agonie dont se nourrit mon âme depuis si longtemps ? 
Questions sans réponses, sans intérêt aussi, car au point où j’en suis, il n’y a presque plus moyen de faire pire. J’ai tué, torturé, mutilé, violé et pire encore, j’ai imaginé toutes sortes de façons de faire cela, tentées d’innover à chaque fois, et pourtant… Il y avait toujours cet arrière-goût amer, cette petite voix qui te susurre que tu peux mieux faire.
J’étais conne et naïve de penser pouvoir combler ma soif de sang, de destruction et de trash en y allant plus fort, car au final j’oubliais que j’avais affaire à des humains. Je n’en pouvais plus de ces pathétiques et fragiles créatures, prêtent à clamser à la moindre petite touchette, et rien que d’y penser me faisait entrer dans une tempétueuse rage.

 

*******

Penthilésée me croit sans doute morte, vu la puissance de l’explosion, je n’aurais pas donné cher de ma peau moi aussi, et pourtant me voilà.
J’étais salement amochée tout de même, des brûlures et des blessures à la pelle, alors que je perdais plus de sang que je n’en fis couler en une vie.
Mais malgré cela, je parvins à m’échapper de l’asile.
Si les choses tournaient mal, on avait prévu avec ma sœur de se retrouver dans une vieille usine abandonnée à l’est, cela dit, j’étais tellement fatiguée et déboussolée que je me suis retrouvée de l’autre côté, dans la forêt donnant sur l’ouest.
Pas le temps – ni la force – de revenir sur mes pas, alors je trimballai vaille que vaille mes pauvres guibolles harassées dans ce lieu ô combien accueillant ! Franchement, on se serait cru dans un film d’horreur de seconde zone, tous les clichés y passaient, du hululement des hiboux à la grosse pleine lune, en passant par les arbres se parant de silhouettes biscornues et d’un froid à vous geler les miches (ou le minou, dans mon cas).
J’en rigole maintenant, mais il faut avouer que sur le moment elle n’avait pas si bonne mine l’Oswadine ! J’ai beau être une masochiste de première, fallait pas pousser le bouchon – aucune insinuation perverse je vous prie – trop loin. Je soufflais comme un taureau au moindre effort, et ma vue se brouillait seconde après seconde. Cela dit, si mon corps quémandait grâce et repos, mon ouïe quant à elle demeurait encore alerte, grand bien lui fasse d’ailleurs ! Car je n’entendis que trop clairement des bruits de pas se rapprochant dangereusement. Les policiers piétinaient la broussaille avec vigueur, tels des bulldogs lancés à pleine vitesse, bien décidés à me fondre dessus, à me déchiqueter de leur hargne bestiale et masculine.
En temps normal, je n’aurais point refusé  – ô que non ! – un tel traitement, mais j’avais assez dégusté pour la soirée, et puis il était hors de question que j’aille en prison. Me faire ramoner le trou par des gouines sadiques, j’avais l’habitude donc ça ne posait pas vraiment problème, par contre, la bouffe dégueulasse et le confinement à perpétuité,  jamais de la vie !
Alas, il semblait bien que mon destin soit scellé, car ma course ne ressemblait plus à rien, ou plutôt si, à une marionnette désarticulée et en sédation ivre morte avec un balai au cul, qui marcherait sur des œufs avec des talons aiguilles de vingt centimètres et les yeux bandés. Bref, j’étais dans la merde jusqu’aux narines, d’autant plus que mes poursuivants ne se faisaient plus prier désormais pour me canarder à tout va.
C’est alors que je le vis.
Mon échappatoire, ou plutôt mon tombeau, si cette salope de chance souhaitait encore me jouer un dernier tour. Une chute d’eau, droit devant…
Le nombre de fois où j’ai vu des héros parvenir à s’en tirer en se jetant dans le vide, ça me donnait presque envie de croire en mes chances de survie. Non que j’aie le choix de toute manière, car retourner en arrière était tout bonnement impossible. Je rassemblais donc mes dernières forces, le temps d’implorer miséricorde – bah quoi ! – à tous les dieux existants et imaginables, et me voilà lancée entre ciel et terre, tel un ange aux ailes cadenassées.
Chute, vertige puis crash…

 
********

Oswaldine était morte.
Même pas le temps de dire au revoir ou de se taper une scène émouvante avec des violons en arrière-plan, non, rien, pouf ! Partie en fumée comme une putain de personnage secondaire.
Sur le coup j’étais sacrément en colère, mais à mesure que les heures passaient cela s’est transformé en tristesse.
Au cours de ma courte existence, j’ai rarement eu le temps de pleurer, ben faut croire que je me suis foutrement bien rattrapée ce jour-là, bon sang, ça ne s’arrêtait pas !
J’ai grandement sous-estimé mon amour pour Oswaldine, elle n’était peut-être pas juste mon punching-ball officiel.
Je pensais que notre relation se résumait à du broutage de minou passionné et des soirées SM avec fouets, latex et baïonnette, mais en fait non, faut croire que je l’aimais vraiment comme une sœur. C’est ballot de s’en rendre compte que maintenant qu’elle est morte, pas vrai ?
On avait beau être jumelles, j’étais un peu sa grande sœur en réalité, le genre de tête dure qui la protégeait des autres et qui la rassurait quand nécessaire. Oswaldine était si fragile quand même, tout mon contraire quoi, et j’avoue que cela me rendait un peu jalouse parfois.
Un miroir ne saurait nous distinguer, et pourtant nous étions si différentes à l’intérieur…
Elle me confessa un jour qu’il lui arrivait de rêver d’une vie normale, je n’en étais pas le moins du monde surprise, mais je lui fis bien comprendre que je n’accepterais jamais qu’elle me laisse tomber.
Je regrette d’avoir agi ainsi maintenant, comme me le rappellent si bien ces fichues larmes !
Il a fallu que je sois assez forte pour deux pendant tout ce temps, mais je n’en peux plus désormais, je commence même à envisager la particule de possibilité que je puisse un jour vouloir devenir normale. Ça doit être juste le stress, je vais aller me défouler un peu sur les connards qui peuplent cette cité.


Quoi de plus beau que la mélodie d’une tronçonneuse qui vrombit sous la main ?
J’adore ce moment où je réveille la bête de métal, un hurlement strident qui vient noyer les jingles bells de noël, et fait retourner tous les gens en ma direction, pétrifiés de peur.
Ils devaient être bien heureux de prendre le métropolitain ce soir, transis par l’idée qu’ils allaient retrouver la famille au complet et oublier leur tracas avec un verre de vin. Je vois aussi de jeunes couples par-ci par-là, sans doute excités en pensant aux galipettes nocturnes à venir. Tous ces visages rayonnants il y a de cela un instant, regardez-les maintenant ! Les rides se creusent, les mines palissent, la terreur s’installe.
« Oooooooorgasmique ! » Criai-je tandis que des hurlements de paniques se faisaient entendre dans ma voiture. Mais aucune échappatoire pour mes chéris, car le train fonçait à une vitesse folle dans les boyaux souterrains, une vraie prison de métal.
Il y eut un type assez bête toutefois pour activer l’alarme d’urgence, du coup je n’avais même plus à me presser avant d’atteindre la prochaine station, vu que le métropolitain s’arrêta brusquement en pleine voie.
Oh il y avait bien quelques courageux pour tenter de s’enfuir en descendant, mais un train débarquant en contresens vint broyer leur les os bien assez vite. Pendant ce temps j’affûtai mes talents de bucheronne avec les survivants, découper du tronc humain, y’avait que ça de vrai ! C’était comme croquer dans des gâteaux fourrés aux tripes, on savait jamais ce qui allait ressortir du bide !
Mais je n’allais pas juste me contenter d’éventrer mes victimes, c’est pour cela que je me dirigeai vers un couple de moches, deux geeks qui auraient mieux fait de rester – a jamais – dans leur grotte, je pris la femelle par le bout de ses longs cheveux noirs tout crades, et je fis descendre ma lame du haut de son crâne jusqu’à sa chatte. Une belle coupe verticale parfaite, idéale pour explorer l’anatomie du corps humain. Je ne vous raconte pas les litres de sang qui coulaient de sa carcasse découpée en deux.
Je m’occupais alors du mec, il couinait comme un gamin ce con ! Même pas capable de défendre sa copine en plus, à se demander s’il avait vraiment des couilles… Tiens, bonne idée !
J’enfonçais ma lame dans son entrejambe, il hurla d’une délicieuse voix aiguë pendant quelques secondes, mais clamsa juste après, me rappelant à quel point les humains étaient de si fragiles jouets.
Cependant, je n’étais plus qu’une simple tueuse en série maintenant, et donc, en ma qualité de terroriste ravagée du ciboulot, il me fallait frapper à une plus grande échelle. C’est pour cela que je sortis de mon sac à dos une combinaison de protection, un masque à gaz, ainsi qu’une magnifique fiole de gaz sarin. Incolore, inodore, et ô combien neurotoxique.
Je pris tout mon temps pour disperser la substance, car je savais que ni la police ni les pompiers ni même l’armée n’allaient rappliquer, pas avant de longues minutes en tout cas. Il faut dire qu’il y a deux heures eu lieu un incident à l’autre bout de la ville, un centre commercial qui devait être rempli à ras bord durant cette période de noël venait de sauter, puisqu’un camion transportant presque une tonne d’explosifs avait défoncé l’entrée pour aller s’écraser dans un des magasins. Il avait creusé un cratère de dix mètres à ce qu’on racontait, dix mètres !
Rajoutez à cela les hôpitaux qui ne désemplissaient plus depuis ce matin, rien de surprenant quand on sait que l’eau du robinet avait été contaminée par un poison certes non létal, mais fabuleusement douloureux une fois ingéré, un tord-boyaux dans le sens le plus littéral qui soit !
Vous en voulez encore ? Et si je vous disais que dans exactement dix secondes, une bombe électromagnétique allait péter aux alentours de la prison de Heaven’s Hill, provoquant un black-out qui plongera le lieu dans les ténèbres, et rendra le système de sécurité totalement caduque. Une chose est sûre, je ne voudrais pas être à la place du peu de pauvres gardes restés sur place, ni des habitants de Blackwood d’ailleurs, tous ces tarés en liberté, brrr !
D’ailleurs, nos anciens taulards iront rejoindre les animaux échappés du zoo de la ville, qui se baladaient déjà quant à eux dans les avenues éclairées pour noël, toute cette activité devait bien les stresser si vous voulez mon avis, et y parait que le propriétaire avait un faible pour les lions…
Ah oui ! Ai-je omis de dire que le maire venait de se suicider en sautant du dernier étage de son gratte-ciel ? Pour lui promis j’y suis pour rien ! Hu hu hu.
Même les éléments étaient en ma faveur aujourd’hui, puisqu’une tempête de neige frappait Blackwood depuis la fin de l’après-midi, rendant toutes les tentatives de secours fortement ralenties.
Merde, y’a pas à dire, j’ai vraiment frappé fort cette fois-ci…
Mais pourquoi est-ce que je me sens si vide alors ?

 

 

Dernière partie : Hein ? Déjà ? Et pourquoi écrire un tel pavé sur un personnage secondaire ? Et où est l’humour saloperie d’auteur ? Et le sang ? Et le gore ? Et cette fin est toute pourrie putain ! Et mon poing dans ta face, tu veux ? Tais-toi et lis, non, mais…

 

Depuis sa naissance en Afghanistan, Qamar Ibn Ellayali avait côtoyé la faucheuse sous toutes ses formes.
Tout commença avec sa mère, qui s’éteignit en lui donnant la vie. Faut dire qu’elle n’avait pas de grandes chances de survivre à seize ans et avec un corps si frêle, surtout à cinq kilomètres de l’hôpital le plus proche.
Ce ne fut pourtant que le début d’une longue série, puisqu’après avoir été recueilli par son oncle et sa tante, il assista impuissant au trépas de bon nombre de ses cousins, emportés par des maladies qui ravageaient les tribus alentours. Sans compter le froid et la famine qui touchaient les rares animaux dont ils disposaient.
Ensuite, ce fut au tour de la guerre. Les armes occidentales se montrèrent bien plus cruelles que les nombreux fléaux qu’il eut connu, car elles déchiquetaient la chair, défiguraient les paysages de son enfance, dévoraient des familles entières. Certaines images le hantaient encore, cicatrices impérissables.
Quand il atteignit l’adolescence, ses parents adoptifs le quittèrent eux aussi, morts de vieillesse – chose rare  –  en ce qui les concerne. Ce fut l’enterrement de trop, car il en eut assez, assez de voir son cœur se transformer en cimetière, assez de voir son monde faner petit à petit, assez d’assister à ce silencieux dépérissement sans pouvoir réagir.
Alors Qamar devint médecin, tout naturellement, et en prononçant son serment d’Hippocrate, prit la mort et la désolation pour compagnes de toujours.
Il était doué comme personne, car ne connaissant que trop bien le déchirement qui suis la perte d’un être cher. Il exerçait donc nuit et jour, souvent dans des conditions exécrables, mais avec la même hargne qui faisait de lui le meilleur.
Ses talents devinrent très vite de renommée nationale, et on lui proposa un poste dans un camp américain.
Il n’aimait pas les Occidentaux, ses cicatrices le lancinaient chaque nuit sous forme de cauchemars. Déflagration, cris, sang, panique. Autant de sentiments qui laissaient son humanité jouer au funambule, la moindre poussette sur le fil de rasoir qu’était sa raison, et il allait plonger à jamais dans un inconnu sombre, où folie et dépression l’attendaient. Mais il voulait avant tout comprendre, voir de ses propres yeux ces étrangers qui disaient se battre pour la paix, alors il accepta, et au final, ne regretta aucunement son choix.
Le monde était une nuance de gris finalement, parfois plus clair, parfois plus foncé, mais jamais au-delà. Certains Américains se montrèrent bien sympathiques avec lui, tandis que d’autres méritaient de finir en pâture chez deux sœurs jumelles.
Qamar n’en finissait plus de s’enrichir en leur compagnie, non seulement financièrement, mais surtout en tant qu’homme, car cette nouvelle perspective lui ouvrit les yeux sur bien des choses. Il gagna en sagesse, s’intéressa à d’autres sujets que la médecine, apprit à être plus tolérant envers les autres… Et la rencontra. Elle.
Elle ne payait pas de mine au beau milieu de tous ces soldats dopés aux amphétamines, et pourtant tout le monde la vénérait. Elle était une excellente tireuse d’élite, certes, une dure à cuir teigneuse, sans conteste, mais ce n’est pas cela qui la rendait si spéciale, non, la véritable raison était son charisme extraordinaire.
En la voyant pour la première fois, Qamar sut que cette femme allait changer sa vie. Ce qu’il avait sous-estimé par contre, c’est l’impact qu’il allait avoir sur elle.
Leur union était un savant mélange de contraires, deux charges opposées qui s’attiraient jusqu’à la fusion, pour former un tout parfaitement équilibré.
Elle était façonnée par le feu, lui baignait dans son sang-froid doctoral, elle ôtait des vies le jour, lui s’acharnait à combattre la mort la nuit. Et ils s’aimaient pourtant, ils s’aimaient plus que de raison, jusqu’au malheureux accident…
Ce ne devait être qu’une mission de reconnaissance comme une autre, mais le véhicule avait trouvé un moyen de se prendre une mine sur le chemin du retour. L’explosion fut tellement puissante que les quatre soldats à l’intérieur furent tués sur le coup, seule elle en réchappa, puisqu’elle s’occupait de la tourelle. Cela dit, sa carrière militaire était finie, car ses deux jambes durent être amputées.
Elle ne s’en remit jamais, malgré les efforts désespérés de Qamar. Ce n’était plus qu’une ombre s’étiolant de jour en jour, jusqu’à ce qu’une nuit elle décide de mettre fin à leur histoire… En se suicidant tout simplement.
Il en fut anéanti, tellement qu’il ne put plus exercer convenablement, ses mains tremblant à chaque fois qu’il pensait à elle, c’est-à-dire tout le temps. Il prit donc sa retraite et partit s’exiler à Blackwood.
De mésaventure en mésaventure,  Qamar se retrouva à la rue, puis sous les ponts de la ville. C’est ainsi qu’un jour, il vit le corps d’une adolescente dériver lentement sur le fleuve, elle était inconsciente et semblait gravement blessée, alors il décida de l’aider…


Bon sang, j’ai l’impression qu’un molosse s’est amusé à broyer chaque os de mon corps… C’est assez jouissif je dois avouer, mais je préfère les coups de fouet de Penthésilée tout compte fait.
Enfin bref, je ne sais pas trop comment c’est possible, mais je suis encore vivante, yay !
J’ouvre  les yeux et découvre que mon corps est tapissé de bandages, une vraie momie parée pour Halloween, manque plus que ma sœur déguisée en Catwoman et on se refait un porte-à-porte sanglant, comme à la belle époque. Même si je dois avouer que ça ne m’intéresse plus trop, tuer des gens tout ça, en réalité ça n’a jamais été mon truc, y’a que ma sœur qui mouillait sur le trash, moi je la suivais juste pour qu’elle me tabasse comme elle sait si bien le faire. Mais je trouve qu’on a dépassé les bornes avec les gamins, merde quoi, j’ai jeté un petit coup d’œil à son fameux Kâma-Sûtra de l’ultra gore, et j’ai failli gerber sur certains passages. Les tuer par le froid était tout ce que je pouvais faire pour leur éviter de subir cela, vu que c’était trop risqué de les délivrer.
Finalement Penthésilée a boudé un certain temps, mais elle a vite trouvé d’autres idées pour s’amuser, ah ça pour imaginer de nouvelles façons de torturer elle était forte, mais pour m’écouter quand je dis que j’en ai marre  y’a plus personne !
« Vous êtes réveillée ? » Fit alors une voix masculine à ma droite, je décèlais un léger accent et me retournait pour voir qui ça pouvait bien peut-être. Un afghan, pakistanais ? Bref, un bronzé était assis en tailleur près de moi, ses lunettes lui donnaient un air intello, mais les habits ne trompaient pas, le monsieur est un clochard de longue date, y’a pas que les habits d’ailleurs qui l’indiquent, ça schlinguait à mort. 
« Je vous ai trouvée emportée par le fleuve, dans un sale état qui plus est, heureusement que vous êtes tombée sur un ancien chirurgien, sinon vous y passiez.
-          Mmmm oui, je dois avouer que j’ai eu quelques soucis…  Merci.
-          Ils vous croient tous morte dehors, vous savez.
-          Hein ?
-          Quoi ? Vous êtes bien l’une des jumelles tueuses non ?
-          Euh… Je… Ouaaaais, mais si vous le saviez, pourquoi m’avoir sauvée alors ?
-          Eh bien je suis médecin d’abord, sauver des vies est la seule chose que je sache faire correctement, et puis j’ai appris à ne pas juger les autres sur les on-dit, il faut toujours se forger sa propre opinion.
-          Et si je me mets en tête de vous tuer ?
-          Vous ne le ferez pas, vous n'êtes pas comme elle.
-          …
-          Vous allez bien ? »
Et voilà, je me mets à pleurer comme une gamine.
La dernière fois remonte à tellement longtemps que je ne m’en souviens même plus, le pire c’est qu’il a rien balancé de spécial ce con ! C’est juste que, comment dire… Je voulais entendre ça, vraiment, du plus profond de mon âme.
« Vous ai-je offensé d’une quelconque manière ?
-          Nah, ne vous bilez pas doc’, j’ai de la poussière dans les yeux voilà tout »
Apparemment il avait trouvé ça marrant, puisqu’il commença à rire de bon cœur, mais son visage devint aussitôt amer, et je perçus même quelques larmes pointer le bout de leur nez, elle aurait dit la même chose, murmura-t-il, avant de reprendre le contrôle de ses émotions.
Il me donna alors à manger, le pain était si dur qu’on l’aurait cru fait de béton, mais j’avais grave la dalle et mordit donc dessus comme si c’était du velours. On discuta ensuite, je lui racontais un peu mon passé avec Penthésilée, et lui ses aventures en Afghanistan.  C’était impressionnant quand même, on avait arraché presque autant de vie qu’il en avait sauvé, un vrai saint le type ! Et comment on le récompensait ? Une vie sous les ponts a bouffer de la merde. Merde !
Quand on eut fini, je lui posais enfin la question qui me chiffonnait depuis mon réveil.
« Ma sœur a dû perdre les pédales maintenant, non ?
-          De la folie pure, la ville s’est transformée en champ de bataille, même l’armée est débordée.
-          Et avec son sponsor secret aux ressources illimitées, je parie qu’elle ne manquera jamais de nouveaux jouets…
-          Que comptez-vous faire alors ?
-          L’arrêter bien sûr ! Je vais contacter l’autre là, le flic. »


Au vu des derniers évènements qui avaient frappé la ville, l’inspecteur Sigmund Spallazza s’attendait à tout, vraiment à tout, mais sûrement pas à recevoir la visite d’une revenante. Oswaldine Vorillo, en chair et en os, lui avait donné rendez-vous dans un bar miteux de banlieue. Cela avait tout d’un piège, mais il s’en fichait un peu faut avouer, la moindre opportunité ne pouvait être gâché, même s’il devait pour cela risquer sa propre vie. Ouais, c’était vraiment la dèche ces temps-ci pour eux, faut dire que les criminels et les lions et le gaz sarin et l’intoxication et l’explosion et le suicide du maire créèrent un sacré gros foutoir international, que même un esprit éclairé comme lui ne pouvait résoudre sans peine.
Il la trouva donc dans un coin sombre du bar, elle portait une perruque noire, histoire de ne pas se faire repérer, et sirotait tranquillement un soda tout en fixant indifféremment la neige dehors. Seule, ce n’était donc peut-être pas un piège.
L’inspecteur commanda un café noir super serré sans sucre, puis partit s’asseoir en face d’elle. Ils restèrent silencieux un long moment, on aurait dit un couple d’ex qui se retrouvait après des années de séparation.
Aucun des deux ne souhaitait prendre la parole, ils se contentaient de se fixer droit dans les yeux, comme si chacun pouvait lire en l’autre à la manière d’un livre ouvert.
Ce fut finalement Oswaldine qui brisa le silence.
« Vu comment toute cette histoire avait commencée, je ne pensais vraiment pas que le final se jouerait peinard autour d’un verre.
-          Si tu étais partie la rejoindre, il aurait sans doute été plus explosif. Pourquoi un changement aussi brutal d’ailleurs ?
-          Je n’ai pas tant changé que cela, c’est juste qu’elle s’accaparait tellement les projecteurs qu’on ne voyait qu’elle depuis le début. Vous pensiez même qu’il n’en y avait qu’une seule au départ, non ? Ça a toujours été comme ça, j’étais l’ombre, et elle la lumière. Je m’étiolais, je m’étouffais à mesure qu’elle brillait. Mais depuis l’explosion, depuis qu’elle me pense morte, je veux m’émanciper, vivre en quelque sorte.
-          Parfaitement semblables et pourtant si différentes.
-          Vous êtes comme elle, vous. Elle m’avait raconté pour votre internement à l’asile. Entré en tueur, sorti en citoyen modèle, à force de médicaments, de thérapies et de tortures. Je vous envie, vous savez… Pour la transformation hein, pas la torture.
-          Vous avez tort alors, savez-vous quel a été le prix à payer pour cela ?
-          Votre enfance ?
-          Non, mon humanité. Les médecins se sont rendu compte que je détruisais tout ce que j’aimais, alors ils m’ont simplement arraché toute faculté à pouvoir chérir ce qui m’entoure. Savez ce que c’est que de mener une existence où l’on est incapable d’aimer la moindre chose, et ce, pour toujours ? »
Silence à nouveau.
L’ambiance était définitivement lourde et pesante, et la vétusté du bar n’y changeait rien, tout comme le jazz noir qui jouait en arrière-fond.
« Je vais lui donner rendez-vous demain à neuf heures du matin, dans le toit de la tour Ragnarok. Laissez-moi d’abord lui parler, d’accord ? »
L’inspecteur acquiesça lentement de la tête, avala son café cul sec, se releva et lui souffla un adieu. Laissant alors Oswaldine seule, le regard perdu au-dehors, où les flocons de neige s’écrasaient délicatement sur la ville…


27 Décembre 2015
Blackwood se réveille encore avec une atroce gueule de bois, un état de léthargie qui dure déjà depuis trois bons jours.
Les rues sont aussi remplies qu’un poisson évidé, car plus personne n’a le courage d'aller travailler. Faut dire que depuis ce noël ô combien mémorable, la population tout entière se terre chez elle, quoi de plus rassurant que le cocon familial, mmm ?
Même le quartier d’affaires est déserté, et seuls quelques irréductibles souliers et talons aiguilles viennent tonner sur les trottoirs, mais cela sonne horriblement creux, comme un cœur battant lentement en arythmie, un dernier effort avant de lâcher complètement.
Il n’y a plus de neige, juste un ciel triste et gris, d’où filtrent çà et là quelques rayons de lumière. Des perroquets d’Amazonie – échappés du zoo et non capturés – poussent quelques jurons à l’intention des hommes en uniforme faisant leur ronde, on se croirait presque en zone de guerre, sauf que l’ennemi était une aiguille dans une meule de foin.
Penthésilée s’était teint en brune, rassemblé ses cheveux en un grand chignon élégant, et mit une grosse paire de lunettes de vue. Son tailleur lui allait à la perfection, un peu trop serré au niveau des fesses, mais ça donnait un petit air sexy qu’elle aimait bien. Chaque fois qu’elle passait près d’une patrouille d’ailleurs, elle faisait exprès de dandiner son cul bien comme il faut, histoire de faire bander ces cochons qui étaient censés la capturer. Risqué, vous dites ? Pas vraiment, ils avaient pour ordre de chopper une belle blonde en jean-converse, pas une femme d’affaire qui allait bosser. C’est très important de suivre les ordres à la lettre près, au caractère près, pas vrai messieurs ? Avec un bon gros Chef oui-chef ! Pour renforcer encore plus la mentalité du parfait mouton. Me font marrer ces militaires, on leur bourre le crâne de cochonneries, on les engraisse comme des bêtes de foire, puis on les envoie dans des abattoirs se faire déchiqueter, et vous savez le plus fort ? Ils sont fiers de foutre leur vie en l’air comme cela !
Enfin bon, ça fait toujours des cons en moins dans la surface de l’univers.
Penthésilée arrive à l’entrée de la tour Ragnarok, elle jette un coup d’œil à sa montre qui affiche huit heures et demie, parfait. L’ascenseur l’emmène jusqu’au dernier étage, le quarante-cinquième.
De là-haut, la vue est carrément jouissive, comme si tout Blackwood se prosternait sous ses pieds, l’implorant de mettre un terme à sa souffrance. En cet instant, elle aurait tout donné pour que chaque habitant de cette ville se tienne là devant elle, visage en pleur et suppliant comme pas possible, et là, elle les écraserait sous ses longs talons aiguilles tels de vulgaires insectes, et leur cracherait un non cinglant.
« Toujours aussi cinglée, hein Penthi ? »
La voix venait de derrière elle, Oswaldine venait d’arriver en avance elle aussi.
« Oh ma chère et tendre petite sœurette chérie, je te pensais mooooorte ! Que n’ai-je pleuré ta perte en ces rudes nuits d’hiver, tout ce temps à me lamenter sous la seule chaleur de ma modeste cheminée, et finalement tant de larmes pour rien, j’en pleurerais presque ! Bou hou hou » acheva Penthésilée d’un air théâtral et sciemment exagéré, avant de sortir une arme de son tailleur pour la pointer sur sa sœur. Cette dernière leva les mains en signe de reddition, mais fit quand même quelques petits pas en avant.
« Toi ? Pleurer pour quelqu’un d’autre que toi ? Ne me fais pas rire.
-          J’étais la première surprise, faut croire que ton côté bisounours a déteint sur moi.
-          Mon côté humain tu veux dire, sentiments, conscience, tout cela, ça te dit quelque chose ? »
Pour seule réponse Penthésilée fit mine d’abaisser l’arme, puis la colla ensuite contre sa propre tempe. Elle semblait trembler à l’idée de presser la détente, et sa sœur profita de ce bref moment pour s’approcher encore plus, jusqu’à ce qu’elle soit en mesure de la prendre dans ses bras.
Oswaldine posa une main sur l’arme, la retira délicatement des doigts de sa sœur qui n’opposa aucune résistance, et la jeta du haut de la tour.
Elles restèrent alors un long moment comme cela, deux statues figées à jamais dans une chaleureuse étreinte.
« C’est donc cela, que d’être humain ? » murmura Penthésilée tandis que des larmes coulaient de ses joues, sa sœur raffermit alors la pression, pleurant elle aussi, puis demanda d’une voix cassée.
« Ensemble ?
-          Non. Ne me suis pas, réalise ton rêve et sois heureuse, tu le peux encore, toi.
-          Je ne t’abandonnerais jamais, tu le sais très bien. On le fait ensemble. »
Elle acquiesça et fit quelques pas avec Oswaldine en direction du rebord.
Les deux se regardèrent longuement une dernière fois, sans autre disturbance que le sifflement du vent et les sirènes lointaines des flics, et puis en un geste parfaitement synchronisé se laissèrent tomber dans le vide.

La gravité s’occupa du reste…   
« Modifié: 03 Mars 2013 à 23:58:59 par World End Girlfriend »

Hors ligne Mnemosyne

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  • Messages: 784
Ah fallait pas le remonter maintenant...  :P

Ok, je le laisse couler.  :mrgreen:
Une femme avertie en vaut deux.

"Toute l'écriture est de la cochonnerie (...) Toute la gente littéraire est cochonne", Artaud.

 


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