Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

13 Août 2026 à 15:42:46
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Ainsi massacrait Zarathoustra

Auteur Sujet: Ainsi massacrait Zarathoustra  (Lu 1942 fois)

World End Girlfriend

  • Invité
Ainsi massacrait Zarathoustra
« le: 18 Août 2012 à 17:04:12 »
Bonne canicule à tous  :mrgreen:
Je reviens après une petite absence, le panier rempli de petits textes tout chaud dont celui-ci. Comme le titre l'indique les amateurs de fleurs multicolores et de poneys volants  seront déçu, j'avais envie de sang.
Cette nouvelle est un exercice en deux étapes: Planter une ambiance avec le moins de mots possible. Décrire une scène d'action avec le plus de mot possible.
Tout le reste n'est qu'une excuse. Je n'ai d'ailleurs pas fait dans l'original puisque j'ai pompé le scenario de base de Shadow of the colossus, un excellent jeu d'ailleurs. 
Donc en gros voici un résumé:

Pour sauver sa dulcinée des enfers, Légion pénètre dans la tour de Babel. Il devra monter un à un les seize étages qui l'emmèneront chacun dans une nouvelle dimension, puis tuer les dieux et les colosses qui se mettront en travers de son chemin.

A noter qu'il n'y aura pas de suite.




                                                Ainsi massacrait Zarathoustra




La tour de Babel s'érigeait  au milieu d'une plaine noire.
Son sommet se perdait dans un ciel gris, chargé de nuages difformes.
Un vent froid soufflait en silence, se mouvant dans la lourde atmosphère environnante. Tandis qu'une pluie fine s'engouffrait dans la terre morte, stérile à jamais.
Légion marchait résolument en direction de la tour. Chaque étage exhibait sa propre architecture, offrant une structure alambiquée, tel des bouts d'enfer encastrés. Deux gracieuses statues en forme de Valkyries se tenaient immobiles à l'entrée, la pluie ruisselante sur leur immenses ailes déployés, comme pour s'envoler. Elle étaient les gardiennes de pierre d'une porte ornée d'arabesques d'or, se déliant tel des veines dorés de tout les côtés.
Légion poussa les battants qui s'ouvrirent en un grincement sourd, dévoilant une gigantesque salle plongée dans les ténèbres. Des lucioles voletaient tout autour de lui, éclairant de leur frêle lumière verdâtre les environs, tel des étoiles perdues dans l'immensité d'un ciel obscur. Il suivit un tapis écarlate qui s'étendait devant, puis arriva vers des escaliers à la langue pendue. Arrivé à leur sommet il trouva une petite porte rouge marquée du chiffre un et du nom Xolotl.
Légion inspira un bon coup et tourna la poignée.

   
Un soleil de plomb bombardait l'atmosphère d'une intense chaleur.
Il se trouvait au beau milieu d'une jungle tropicale, assourdissante de vie.
Ainsi chaque étage de la tour portait sur une autre dimension, un autre monde en aucun point similaire au précédent. Légion devait franchir les seize portes qui l'amèneront au sommet, et vaincre les seize dieux qui en étaient les gardiens. 
Quelques pas plus tard et les ruines d'une ancienne cité aztèque apparurent. Elles transpiraient sous les assauts de la sphère de feu, se décomposant à mesure que la pierre s'enflammait. Une armée de plantes sauvages y avait élu domicile, s'enroulant autour des colonnes brisés et tapissant les murs des maisons éventrées.
Un gazouillis de colombes lui fit lever les yeux, elles survolaient un grand temple en érection au centre de la cité morte. Légion monta ses innombrables marches la bouche grande ouverte, le soleil lui cuisait la tête, tandis qu'un air brûlant s'engouffrait dans ses poumons en feu. Des torrents de sueur émergèrent de ses membres endoloris, tandis que l'énorme armure sur son corps le lancinait d'une vive douleur.
Légion risqua un regard en arrière, la légendaire Tenochtitlan n'était plus qu'un vulgaire amoncellement de gravas et de colonnes squelettiques, le temps ayant rongé la cité jusqu'à l'os. Au delà un océan de verdure s'étendait, la jungle tropicale semblait sans limite.


Il parvint finalement au sommet. Devant lui l'obscurité s'étendait, ainsi qu'une fraîcheur bienvenue. Il se risqua à l'intérieur du temple, descendant des marches en pierre sans fond apparent. Ses yeux s'habituaient à la noirceur quand ses pieds touchèrent enfin un sol plat.
Il était dans une grande salle circulaire.
Un silence de mort régnait dans ce lieu abandonné, cela sentait un mélange de renfermé et de sang.
Ses muscles se raidirent. Son regard se fit plus perçant.
Un imperceptible murmure vint s'ajouter à sa tension, on aurait dit un léger, très léger craquement. Il empoigna son katana des deux mains, se préparant à un combat imminent.
Et le plafond s'éventra en un horrible hurlement.
Une intense lumière l'aveugla alors, il battit des paupières, puis, voyant une hache de plus de cinq mètres s'abattre sur lui prestement, se jeta à gauche en un réflexe salvateur. L'immense lame l’effleura pour s'écraser au sol dans une tempête de poussière et de pierre déchirée. Légion se roula par terre, souffle coupé et oreilles bourdonnantes par la soudaine attaque.
Devant lui se tenait Xolotl. L'étoile du soir.
La bête avait une tête de chien et un corps d'homme, une longue barbe de feu descendait jusqu’à ses épaules aux muscles saillants, son torse velu de flammes luisait de sueur. La bête était immense, Légion ne lui arrivait qu'au niveau des jambes, gonflés de puissance.
Le monstre arracha sa hache du sol. Légion frémit à la vue de la lame rouge de sang séché, d'autres l'avaient précédé pour se faire massacrer sans retenue, il allait sans doute les rejoindre. Puis la bête vociféra sa colère en faisant trembler la terre tout autour, faisant presque s'écrouler sur eux le temple grelottant de peur.
Légion prit alors son arbalète fétiche, transformée pour infliger le plus de dégâts possible. Elle cracha d'une petite fente une huile noire qui aspergea tout le bras du monstre, puis chargea une flèche qui s'enflamma ensuite grâce à un mécanisme qu'il avait conçu.
Il n'eut pas le temps de tirer que Xolotl abattait de nouveau sa hache. Nouvelle esquive et torrents de poussière, mais le choc était si puissant cette fois-ci qu'il brisa le sol tel une vulgaire porcelaine. Légion courra alors en direction des murs, sentant la pierre se dérober sous ses pieds, et l’inexorable chute se profiler.
En un dernier effort il encastra la lame de son katana dans une des parois, s'y agrippant d'une seule main tremblante, tandis que l'autre tenait sa grosse arbalète toujours chargée. Le vide en dessous de ses pieds l'horrifiait.
Le monstre quant à lui fut emporté par un maelström de débris, se retrouvant quelques étages plus bas. Il leva la tête vers Légion et hurla de nouveau, l'assourdissant un long moment. Ce dernier était terrorisé par la puissance qu'exhibait cette bête courroucée. Il ajusta néanmoins son arbalète vers le bras noir du monstre, puis lança la flèche enflammée.
La jointure de l'épaule sauta dans une déflagration de chair rouge.
Une fontaine d'hémoglobine coulait tandis que le colosse posait genoux à terre, tentant désespérément d'arrêter  l’hémorragie. Légion jeta son arbalète pour s'agripper d'une main à un pan fissuré de la paroi, puis dans un dernier effort entreprit d'arracher son sabre qui y était encastré. Ses muscles se tordaient tandis qu'il criait de douleur, la pointe sortit finalement et il se laissa tomber, lame la première, vers la tête du monstre plus bas.
L'arme s'enfonça dans l’œil de la bête qui s'effondra au sol dans un énorme fracas. Légion continua de frapper avec acharnement, jusqu’à creuser un trou béant dans l'orbite de la bête. Celle-ci hurlait et se débattait tandis qu'elle se vidait d'un lac de sang. Elle gémit encore quelques longues secondes, puis poussa son dernier souffle. Morte.
Légion avait vaincu.
Mais il ne pouvait se relaxer, pas encore. Il lui restait encore quinze étages, quinze épreuves à accomplir. Que ce soit des dragons, des sorciers, ou des armées entières de démons. Légion allait tous les massacrer. Jusqu'au dernier. Pour sauver sa bien aimée.


Merci pour la lecture  :D
« Modifié: 18 Août 2012 à 17:05:53 par World End Girlfriend »

Hors ligne Milora

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Re : Ainsi massacrait Zarathoustra
« Réponse #1 le: 21 Août 2012 à 11:53:57 »
Hé, zéro réponse, ça va pas, ça !

Salut !
Le titre étant trop fort, je me lance dans la lecture ^^

Citer
tel des bouts d'enfer encastrés
j'aime beaucoup la comparaison !

Citer
Elle étaient les gardiennes de pierre d'une porte ornée d'arabesques d'or, se déliant tel des veines dorés de tout les côtés.
j'aime bien l'image aussi :)
par contre c'est "tous" et il y a un problème d'accord sur "tel"

Citer
tel des étoiles perdues dans l'immensité d'un ciel obscur.
là aussi, problème sur "tel", et d'ailleurs tu introduis toutes tes comparaisons par "tel", du coup ça commence à faire répétitif  :-\

Citer
puis arriva vers des escaliers à la langue pendue.
c'est peut-être moi, mais j'ai pas compris l'expression  :-X

Citer
Légion devait franchir les seize portes qui l'amèneront au sommet
problème de temps : c'est "l'amèneraient", parce que quand tu es dans un récit au passé, comme ici, et que tu veux parler d'un événement à venir, tu dois employer le conditionnel et pas le futur (le futur, c'est dans un récit au présent)

Citer
Quelques pas plus tard et les ruines d'une ancienne cité aztèque apparurent.
le "et" ou le "plus tard" sont en trop

Citer
Elles transpiraient sous les assauts de la sphère de feu, se décomposant à mesure que la pierre s'enflammait.
j'ai pas compris =/

Citer
elles survolaient un grand temple en érection au centre de la cité morte.
euh, bug ?

Citer
La bête avait une tête de chien et un corps d'homme, une longue barbe de feu descendait jusqu’à ses épaules aux muscles saillants, son torse velu de flammes luisait de sueur. La bête était immense, Légion ne lui arrivait qu'au niveau des jambes, gonflés de puissance.
répétition de "bête"

Citer
Elle cracha d'une petite fente une huile noire qui aspergea tout le bras du monstre, puis chargea une flèche qui s'enflamma ensuite grâce à un mécanisme qu'il avait conçu.
Y a pas un petit souci de sujet ? C'est toujours l'arbalète qui charge une flèche ?

Citer
Une fontaine d'hémoglobine coulait tandis que le colosse posait genoux à terre
euh, ça me semble vraiment trop exagéré pour être lu au premier degré...  :-X

Citer
Mais il ne pouvait se relaxer
Ah oui, non, ça c'est sûr  :D
Le verbe ne convient pas, ça donne vraiment une impression de second degré ^ ^

Citer
Que ce soit des dragons
soient

J'ai vraiment eu du mal à te lire jusqu'au bout  :-[ Ça tient au côté très froid de ta narration. Au début il y a quelques jolies trouvailles stylistiques ; après, moins. Mais du début à la fin, tu nous racontes tout ça sur le même rythme, avec le même type de phrases, sans nous donner vraiment de but à l'histoire (mis à part la dernière phrases, mais elle arrive tellement tard qu'elle suscite surtout un "euh, mais pourquoi ?"). Du coup le côté "scène détachée d'un univers plus complexe mais pas expliqué" m'a vraiment gênée.
Mais, surtout, j'aurais deux reproches principaux à faire au style que tu as choisi :
- d'une, on est totalement détachés de Légion. On ne connait aucun de ses sentiments, aucune de ses réflexions, et on est toujours "à l'extérieur" de son point de vue. J'ai eu l'impression de suivre de loin et personnage de jeu vidéo en train de dégommer un monstre...
- de deux, ton texte manque - à mon avis - de rythme. Tu nous expliques tout (action, description, surgissement de l'inattendu, etc.) de la même façon, sans faire entrer d'émotion ni d'urgence. Du coup, on reste vraiment à l'extérieur du texte.
Un exemple :
Citer
Un imperceptible murmure vint s'ajouter à sa tension, on aurait dit un léger, très léger craquement. Il empoigna son katana des deux mains, se préparant à un combat imminent.
Et le plafond s'éventra en un horrible hurlement.
Une intense lumière l'aveugla alors, il battit des paupières, puis, voyant une hache de plus de cinq mètres s'abattre sur lui prestement, se jeta à gauche en un réflexe salvateur. L'immense lame l’effleura pour s'écraser au sol dans une tempête de poussière et de pierre déchirée. Légion se roula par terre, souffle coupé et oreilles bourdonnantes par la soudaine attaque.
Devant lui se tenait Xolotl. L'étoile du soir.
C'est quand même une scène-choc, l'arrivée d'un monstre, d'un danger, un truc ignoble, subit et qui ajoute de la tension dans l'histoire. Sauf que tu nous racontes ça sans faire ressentir aucun de ces trois troubles dans tes phrases. Des mots ralentissent le rythme (ex : le "alors", le "puis", les adverbes en -ment), les phrases restent aussi calmes et posées que quand tu nous as décrit la tour, et on n'a aucun accès aux sentiments de Légion.
Du coup, le passage se lit d'un œil blasé au lieu de nous happer dans l'action, d'autant que tout manque d'enjeu puisqu'on ne sait pas vraiment ce que Légion fait là ni quel est son but ou les raisons qui le poussent à agir et à traverser tous ces dangers.
D'ailleurs, j'ai pas trop saisi de lien avec le titre, du coup.
Désolée d'insister aussi lourdement, j'espère que tu ne le prends pas mal ; j'essaie de vraiment pointer le plus précisément ce qui m'a gênée.

En plus j'ai lu d'autres trucs de toi, je sais que tu peux faire mieux !
Allez, au boulot pour le suivant ou pour redonner du peps à celui-ci !  ;)
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Jon Ho

  • Invité
Re : Ainsi massacrait Zarathoustra
« Réponse #2 le: 21 Août 2012 à 12:25:14 »
Hello WEG,

Etant allergique au poneys multicolores et aux fleurs volantes ( ou inversement ) je n'ai pas été déçu par ton texte.
Je suis en plus un inconditionnel d'Ico ( introuvable dans le commerce, si d'ailleurs quelqu'un a un plan vente je suis preneur jusqu'à 50€ )
Ca m'a pas mal fait penser au combats titanesques de God of War aussi.
Enfin bref...

Pour le texte.

Sur la forme c'est super bien écrit, comme pratiquement tous tes textes. Je suis en général pas fan des longues descriptions mais je trouve qu'ici, ça n'a pas, comme chez certain, cet arrière goût de remplissage. Chaque élément du décor apporte quelque chose à ton histoire.
Quelques phrases que j'adore : Chaque étage exhibait sa propre architecture, offrant une structure alambiquée, tel des bouts d'enfer encastrés : Joli !!
Elles transpiraient sous les assauts de la sphère de feu, se décomposant à mesure que la pierre s'enflammait : Dans toute cette partie sur la description de cette cité, tu arrives à lui donner vie intelligemment en employant des termes peu courants dans l'architecture : Transpirer, érection.... Ca humanise le bâtiment et c'est bien vu je trouve.
J'ai vraiment eu le sentiment de jouer à un jeu vidéo. Il ne manque plus que la manette ^^
J'aurais bien vu une version barrée de ton texte avec une fin genre coupure de courant avant le dernier boos et la PS3 qui s'éteint douloureusement...  :mrgreen:
le temple grelottant de peur. : J'associe vraimer le verbe grelotter au froid donc ça m'a un peu gêné parce qu'il a l'air de faire très chaud dans ce temple qui transpire. Tremblotant me semble plus approprié.

Le fond.
Bien mené avec une scène de combat gore à souhait. J'ai par moments pensé à Tarentino dans les scènes de jaillissement d'hémoglobine  ;)
Dommage qu'il n'y ait pas de niveau 2. La fin est un peu trop rapide à mon gôut.
Merde, j'ai envie de les bastonner les 15 autres boss  :mrgreen:

Au plaisir WEG

@Milora : le mot érection dans un texte n'est pas forcément dû à un bug.  ;)
En plus je trouve que là c'est très bien trouvé. Ca donne une sensation de puissance à cette tour, comme un glaive tendu défiant les visiteurs imprudents.
En bon signe de virilité, ça amène joliment le dur combat à venir.
« Modifié: 21 Août 2012 à 12:35:45 par Jon Ho »

Hors ligne Milora

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Re : Re : Ainsi massacrait Zarathoustra
« Réponse #3 le: 21 Août 2012 à 12:33:44 »

@Ernya : le mot érection dans un texte n'est pas forcément dû à un bug.  ;)
En plus je trouve que là c'est très bien trouvé. Ca donne une sensation de puissance à cette tour, comme un glaive tendu défiant les visiteurs imprudents.
En bon signe de virilité, ça amène joliment le dur combat à venir.
Je ne suis pas ernya  ;)
Ce n'est pas la présence du mot qui m'a gênée, c'est que je n'ai pas su si c'était une métaphore volontaire ou une maladresse dans la tournure (puisque l'érection d'un bâtiment, c'est son édification, mais ça s'emploie avec une construction différente)
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Jon Ho

  • Invité
Re : Ainsi massacrait Zarathoustra
« Réponse #4 le: 21 Août 2012 à 12:37:42 »
Ca s'emploie NORMALEMENT avec une construction différente...
Dans érection, je pense que tu as vu ériger là où moi j'ai lu tendu vers le haut, fier et viril. 

Hors ligne Milora

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  • Championne de fautes de frappe
Re : Re : Ainsi massacrait Zarathoustra
« Réponse #5 le: 21 Août 2012 à 12:42:32 »
Ca s'emploie NORMALEMENT avec une construction différente...
Dans érection, je pense que tu as vu ériger là où moi j'ai lu tendu vers le haut, fier et viril.
Ben, euh, oui, c'est bien ce que je disais, c'est pour ça que je demandais lequel des deux voulait l'auteur ^^
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Jon Ho

  • Invité
Re : Ainsi massacrait Zarathoustra
« Réponse #6 le: 21 Août 2012 à 12:46:36 »
Je propose qu'on attende le verdict de WEG, pour savoir lequel de nous 2 avait vu juste et se verra offrir la version collector de Shadow of the Colossus... 
ma PS3 frétille d'impatience  :mrgreen:

World End Girlfriend

  • Invité
Re : Ainsi massacrait Zarathoustra
« Réponse #7 le: 21 Août 2012 à 21:36:44 »
Tiens enfin des réponses  :D

problème sur "tel", et d'ailleurs tu introduis toutes tes comparaisons par "tel", du coup ça commence à faire répétitif  :-\
Gahhhhhhhhhhhhhhh ! :aah: Méchante erreur ça. Merci pour la précieuse précision.



Citer
puis arriva vers des escaliers à la langue pendue.
c'est peut-être moi, mais j'ai pas compris l'expression  :-X

Je m'en doutai. Je voulais décrire les genres d'escaliers qu'on trouve dans les grandes demeures, ceux qui montent comme ça )( . C'est raté  >< .

J'ai vraiment eu du mal à te lire jusqu'au bout  :-[ Ça tient au côté très froid de ta narration. Au début il y a quelques jolies trouvailles stylistiques ; après, moins. Mais du début à la fin, tu nous racontes tout ça sur le même rythme, avec le même type de phrases, sans nous donner vraiment de but à l'histoire (mis à part la dernière phrases, mais elle arrive tellement tard qu'elle suscite surtout un "euh, mais pourquoi ?"). Du coup le côté "scène détachée d'un univers plus complexe mais pas expliqué" m'a vraiment gênée.
Mais, surtout, j'aurais deux reproches principaux à faire au style que tu as choisi :
- d'une, on est totalement détachés de Légion. On ne connait aucun de ses sentiments, aucune de ses réflexions, et on est toujours "à l'extérieur" de son point de vue. J'ai eu l'impression de suivre de loin et personnage de jeu vidéo en train de dégommer un monstre...
- de deux, ton texte manque - à mon avis - de rythme. Tu nous expliques tout (action, description, surgissement de l'inattendu, etc.) de la même façon, sans faire entrer d'émotion ni d'urgence. Du coup, on reste vraiment à l'extérieur du texte.
Oui tu as tout à fait raison.
Par contre je n'ai jamais eu la prétention de plonger le lecteur dans ce texte, ce n'est qu'un exercice.
Expliquer le tout et décrire les émotions du personnage m'auraient demandé bien trop de lignes en plus et je ne pouvais me le permettre.
Je voulais un texte court que je puisse poster en une fois sans pour autant pondre un joli pavé. Comme je le disais le but ici c'était surtout de décrire en utilisant le moins de mot possible. Forcément plus de place pour les sentiments  :P

D'ailleurs, j'ai pas trop saisi de lien avec le titre, du coup.
Désolée d'insister aussi lourdement, j'espère que tu ne le prends pas mal ; j'essaie de vraiment pointer le plus précisément ce qui m'a gênée.

En plus j'ai lu d'autres trucs de toi, je sais que tu peux faire mieux !
Allez, au boulot pour le suivant ou pour redonner du peps à celui-ci !  ;)
Le titre ne veut rien dire. C'est juste un jeu de mot sur le Also sprach Zarathoustra de Nietsche.
Je ne prends jamais mal les mauvaises remarques, c'est ce qui me permet d'avancer, et dieu sait que j'en ai encore besoin  :D

Etant allergique au poneys multicolores et aux fleurs volantes ( ou inversement ) je n'ai pas été déçu par ton texte.
Je suis en plus un inconditionnel d'Ico ( introuvable dans le commerce, si d'ailleurs quelqu'un a un plan vente je suis preneur jusqu'à 50€ )
Ca m'a pas mal fait penser au combats titanesques de God of War aussi.
Enfin bref...
T'as bien pensé alors  :D
J'ai fini tout récemment un God of War, d'ailleurs toute la partie combat est inspirée de ce dernier.

@Milora : le mot érection dans un texte n'est pas forcément dû à un bug.  ;)
En plus je trouve que là c'est très bien trouvé. Ca donne une sensation de puissance à cette tour, comme un glaive tendu défiant les visiteurs imprudents.
En bon signe de virilité, ça amène joliment le dur combat à venir.
Oui voilà ! Ce mot désigne la puissance de la tour. Imagine un batiment d'une centaine de mètre totalement intact dans un champ de ruine.
C'est d'ailleurs un peu ce que ressent le joueur face à certains colosses dans SOTC.


Merci pour vos commentaires vous deux. Le bilan est mitigé donc, normal pour un texte aussi "bridé" , j'ai vraiment du mal à faire court  ><
Je reviens dans pas très longtemps avec un autre texte "essai". Until then bonsoir  :D

 

Hors ligne Milora

  • Trou Noir d'Encre
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  • Championne de fautes de frappe
Re : Re : Ainsi massacrait Zarathoustra
« Réponse #8 le: 21 Août 2012 à 22:05:36 »
Je voulais un texte court que je puisse poster en une fois sans pour autant pondre un joli pavé. Comme je le disais le but ici c'était surtout de décrire en utilisant le moins de mot possible. Forcément plus de place pour les sentiments  :P

Ben en fait, c'est là où je suis pas trop d'accord  ::)
Quand je dis d'introduire des sentiments, ça ne veut pas dire rajouter des explications sur les sentiments du héros. Ça veut dire prendre en compte sa subjectivité dans la perception et donc le récit que tu fais. C'est pas une question de nombre de mots, ça joue plus sur le rythme des phrases, le choix du vocabulaire, et la façon d'amener les descriptions et les actions...

Après, tu as fait le choix de faire autrement, bien sûr. Si c'est un exercice de style, y a pas trop à le questionner. Mais du coup sur moi le texte n'a pas du tout pris...  :-[
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

MillaNox

  • Invité
Re : Ainsi massacrait Zarathoustra
« Réponse #9 le: 08 Juillet 2014 à 16:35:50 »
Salut WEG !

C'est reparti !

au fil du texte:

Citer
Deux gracieuses statues en forme de Valkyries se tenaient immobiles à l'entrée, la pluie ruisselante sur leur immenses ailes déployés, comme pour s'envoler.
déployées

Citer
Elle étaient les gardiennes de pierre d'une porte ornée d'arabesques d'or, se déliant tel des veines dorés de tout les côtés.
peut-être "telles" mais chui pas sûre / dorées / tous / si ce sont bien les arabesques qui se délient comme j'ai compris il faudrait virer la virgule avant se déliant

Citer
tel des étoiles perdues dans l'immensité d'un ciel obscur
telles

Citer
Légion devait franchir les seize portes qui l'amèneront au sommet, et vaincre les seize dieux qui en étaient les gardiens. 
amèneraient ?

Citer
Quelques pas plus tard et les ruines d'une ancienne cité aztèque apparurent
le "et" est bizarre ici

Citer
Elles transpiraient sous les assauts de la sphère de feu, se décomposant à mesure que la pierre s'enflammait. Une armée de plantes sauvages y avait élu domicile, s'enroulant autour des colonnes brisés et tapissant les murs des maisons éventrées.
brisées

Citer
voyant une hache de plus de cinq mètres s'abattre sur lui
wow ça rigole pas !!!

Citer
Légion se roula par terre, souffle coupé et oreilles bourdonnantes par la soudaine attaque
le "par" va bof

Citer
Légion courra alors en direction des murs, sentant la pierre se dérober sous ses pieds, et l’inexorable chute se profiler.
c'est quoi se futur en plein milieu ??? courut ?


Bon, j'ai l'impression que ça partait plus d'un amusement/exercice que d'une volonté de faire un texte énormissime...
C'est de la grosse action baston, menée à la WEG, j'aime bien l'arbalète et le katana, c'est plus sympa que le bazooka  :D
la fin m'a fait mourir de rire "il butera pleins de gros monstres et sauvera sa bien aimée" hihihi ! genre on est dans un conte de fée !  :D  :D
Enfin, d'habitude j'adore les noms que tu donnes à tes persos mais là, légion... bof bof.
Ce texte datant de 2012, nous avons la certitude que tu as déjà fait bien mieux, mais c'était quand même sympa à lire !

milla

Hors ligne Vivi

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Re : Ainsi massacrait Zarathoustra
« Réponse #10 le: 08 Juillet 2014 à 16:56:43 »
Citer
Légion marchait résolument en direction de la tour.
ces noms de PJ ! rhââ :coeur: :coeur:


toujours aussi joussif, mais j'ai déjà lu des trucs de ce genre. Tu as du mal à te renouveller ou tu réécrivais tes textes plusieurs fois :\? ?

et les 15 autres épisodes, hum, y sont oùùùùùùù ??? :mrgreen:
Je suis capable du pire comme du meilleur, mais c'est dans le pire que je suis le meilleur (^.^)v

 


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