Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » La femme en robe d'été

Auteur Sujet: La femme en robe d'été  (Lu 1530 fois)

Hors ligne ouimadame

  • Tabellion
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La femme en robe d'été
« le: 08 Août 2012 à 22:51:33 »
Bonjour cher(e)s internautes lecteurs et lectrices. Voici le début d'une longue histoire que je suis en train d'écrire. Je sais bien que les messieurs et dames du forum préfèrent les textes entiers mais j'ai besoin de conseils et critiques. C'est la première fois que je me lance dans une grande histoire comme celle ci. Je vous promets de commenter à mon tour très bientôt les textes des autres.
Bonne lecture, bien à vous et merci d'avance.


L'homme est âgé de 55 ans, ses cheveux encore nombreux et bien coiffés sont gris. Il est habillé d' un bermuda et d'un polo ornés du petit animal de la famille des crocodylidae. En portant la tasse de café à ses lèvres, on peut distinguer à son poignet gauche une belle montre, ni trop clinquante ni trop discrète. Ni trop clinquant ni trop discret, voilà qui pourrait assez bien qualifier notre homme.
Il affiche une mine réjouie, son regard alterne entre son journal et ce qu'il l'entoure.
Il semble ravi de la compagnie que lui offre ce café. Sur sa droite se trouvent deux
femmes visiblement journalistes du guide "le petit futé", elles préparent le terrain pour de
prochaines investigations. La discussion de ces deux-là est de celles que l'on ne peut s'empêcher d'écouter. Au bar, il y a une jeune serveuse aimable et pas débordée, et enfin, juste en face de lui s'est installé un couple dont la demoiselle à l'instar des trois autres femmes, il faut bien l'avouer, se trouve être très agréable à regarder.

Dehors le temps est mauvais, il ne fait pas plus d'une quinzaine de degrés, et une averse gigantesque vient de balayer la digue. Nous sommes pourtant en plein mois de Juillet, le temps Normand est capricieux paraît il. La mer s'est retirée pour laisser place au sable dur, ondulé et recouvert par endroits d'algues pas très ragoutantes, comme pour dissuader les quelques irréductibles baigneurs.
Il remarque au loin le ferry rentrant au port de Ouistréham. Ce même ferry à bord duquel il a embarqué plus d'une fois avec sa femme pour passer du bon temps à Londres. Elle avait toujours refusé de prendre le train sous la Manche, elle aime le bateau et considère que le voyage commence bien avant d'arriver à destination. Encore une chose qui lui fait dire que c'est une femme de goût.
Avant de rentrer dans ce café livre il eut une patiente au téléphone voulant une interprétation de ses résultats d'analyse. Il est en vacances mais n'a jamais su couper les ponts d'avec son métier.

Il ne porte pas d'alliance, le divorce sera bientôt prononcé, c'est elle qui est partie. Il ne s'en
trouve ni heureux ni malheureux, en tous cas il essaye de s'en persuader. Il préfère dire que c'est comme ça, que c'est la vie. Il a décidé d'en profiter, il aime les femmes, les
femmes aiment les médecins il s'offre une seconde jeunesse tout va pour le mieux.
Il a bien tenté de séduire certaines de ses patientes mais a vite abandonné cette idée, il tient à sa réputation de médecin de famille sans histoires, et peut-être aussi à son intégrité.
Après la séparation il s'est très vite aperçu que son réseau d'amis étaient presque exclusivement constitués de ceux de sa femme, son répertoire téléphonique lui en fut, de ce fait, assez reconnaissant.
Pour faire de nouvelles rencontres il s'est mis à tchater, il n'aurait
jamais pensé avoir recours à cette pratique mais après tout... Sur ce genre de site
l'annonce de son métier auprès des tchateuses fait son effet. La médecine est son pass,
son ticket d'or.
Dans ce café qu'il connaît bien, il se lève, il ballade son regard sur les étagères de livres.
Il ne sait pas ce qu'il cherche, il aimerait aimer la poésie, peut-être pour surprendre les
femmes, se surprendre lui-même aussi. Il leur dirait de jolies choses ,de
grands textes en se les appropriant. Les livres de poésie qu'il emprunte à la
bibliothèque municipale restent mi-ouverts mi-clos à l'image des plats trop fades qu'il a
 pourtant mis du temps à préparer. Il se résigne et préfère rester pragmatique, il aime
l'histoire, les livres concernant sa région, cette dernière n'a plus trop de secrets pour lui,
après tout ça épate certaines femmes tout de même. Il aime et connaît également
profondément le jazz, c'est sa poésie à lui, mais le jazz ça... ça n'épate pas beaucoup de femmes.
Il est inscrit sur à peu près tous les sites de tchat, il cherche de tout, le meilleur moyen de
ne rien trouver et d'oublier qu'il a beaucoup perdu. Ses trouvailles sont à la hauteur de
ses recherches, jeunes quiches, vieilles rombières, femmes sans âges aux tristes traits,
amour tarifé, misère célibataire ou misère adultère. De beaux mâles aussi, ça lui rappelle
ses jeunes années de pensionnat et sa sexualité qui ne se dit pas.
Au cœur de cette masse informe se dessine parfois une perle, intéressante et raffinée,
souvent mariée. Les femmes raffinées cela lui plaît, elles lui rappellent son ancienne vie.
Quelqu’un qui par sa simple présence donne le ton, ne tolère que le bon, avec qui le
mauvais goût et la légèreté n'est pas. Une tyrannie qui ne dit pas son nom pensa t-il un instant.
Ça lui rappelle quelque chose cela est évident, quelque chose dans
lequel il trouvait sa place finalement, il aime les femmes raffinées, il aime sa femme mais
ne préfère pas y penser.
Dans ce café il se sent bien, il se sent bien dans les cafés. Il se sent bien quand autour
de lui il y a la vie. Deux femmes journalistes, une jeune serveuse et cette jolie femme en
robe d'été. Il la regarde plusieurs fois c'est comme ça, quand le regard accroche il est
difficile de s'en dépêtrer de lutter. Cette femme est jolie mais plus que ça elle semble
heureuse.
Sa journée commence bien, parfois le bonheur des autres le touche jusqu'à
l'atteindre, du moins pendant quelques instants. L'homme qui l'accompagne, il le regarde
sans le voir, est ce lui qui la rend ainsi ?
Il ne préfère pas s'en soucier. Il préfère sortir du café et garder en mémoire l'image de ce
si doux visage. Il préfère sortir du café en laissant une chance à son cerveau de pouvoir
penser que le bien être de cette femme est de son fait. Il aime cette sensation, ça lui rappelle quelque chose.

En arrivant près de son portail et malgré une petite averse, il décide de marcher encore un peu sur la digue. Il a tout son temps en cette fin de matinée. Encore une chose que sa femme lui ait apprise. Prendre son temps, se permettre de divaguer, laisser partir son corps pour que sa tête fasse le point ou se mette à rêver. Elle a toujours su faire ça, il a  très vite observé que c'était en grande partie de ça qu'elle tirait son imagination, et qu'elle avait ainsi pu vivre de l'écriture, ça l'impressionnait.
Anna Panine l'avait toujours impressionné. Leur première rencontre du temps de la fac, fut pour lui une véritable révélation en plus d'un coup de foudre comme il n'en arrive qu'une seule fois dans une vie. Une chaude journée du mois de Septembre 1980, cette grande fille brune de deux ans plus jeune portant une robe d'été était pour lui majestueuse, l'idée qu'il se faisait de la femme parfaite, assumée, féminine et féministe. Son nom qui disait ses origines constituait pour lui un exotisme qui le fascinait. Il avait connu quelques filles avant Anna, il avait même cru en aimer, qu'une vie aurait été possible avec certaines d'entre elles. Avec Anna il bascula dans un tout autre monde. Celui de l'amour, le vrai, celui qui rend autant heureux qu'il peut faire mal. Avec Anna il connut la peur, celle de perdre ce que l'on a.
Il ne s'est jamais senti complètement légitime d'être à ses côtés, il n'a jamais vraiment compris pourquoi elle l'avait choisi lui. Bien sur il y avait eu durant ces mêmes années son engagement pour la cause humanitaire. Il venait juste de revenir d'une mission de deux mois en Angola, la seule et unique qu'il est faite, lorsqu'il rencontra Anna pour la première fois. Ce voyage et les atrocités de cette guerre civile le marqueront à jamais. A son retour il sentira le besoin de se vider, raconter, les souffrances et les espoirs. Lui et son meilleur ami Bernard seront accueillis au sein de la promotion de futurs médecins en héros. Une petite notoriété s'installera très vite, lui et Bernard se sentiront pousser des ailes, ils n'avaient jamais connu ça. C'est peut être la seule fois ou il eut le sentiment d'accomplir de grandes choses, d'être réellement utile. La seule fois ou il eut la certitude d'impressionner Anna. Il commencèrent très rapidement à se trouver, ils parlèrent énormément, il se confia encore et encore. Leur relation sera dans un premier temps uniquement spirituelle, puis totalement fusionnelle sur le plan physique. Grâce à cette femme, Jacques se sentira un autre homme.

Il ne pleut plus. Le vent est fort mais bon. Debout les yeux fermés, il se laisse caresser le visage et tout le corps.
A ce moment précis, cet homme est heureux. Il sait qu'on investit jamais autant les petits moments de bonheur que lorsqu'on est malheureux. Alors à ce moment précis cet homme est heureux.

-  Jacques ? Jacques Richard ?
L'homme ouvre les yeux, se tourne en essayant de s'extirper de sa plénitude car Jacques Richard est bien son nom. Il reste hébété, celui qui se tient debout face à lui est un parfait inconnu. Ce petit homme jovial environ du même âge que lui, encapuchonné sous un vêtement de pluie jaune, car la pluie s'est remise à tomber sans que Jacques s'en aperçoive, semble très heureux de voir notre homme. Ce dernier connaît alors un moment de vie qu'on aimerait ne jamais avoir à connaître, il tend  machinalement une main en essayant de gagner du temps.
- Bonjour … comment allez vous ?
Un instant, Jacques, l'esprit encore embrumé, pense que cet homme se trompe. Mais non, c'est idiot puisqu'il connaît son nom. Peut être un patient... C'est courant pour Jacques d'en croiser. Mais il ne se serait pas permis de l'appeler par son prénom.
L'homme, un franc sourire aux lèvres, voit bien que Jacques ne le reconnaît pas.
- Marcello ! Marcello Basini !
Ce nom sonne dans la tête de Jacques comme quelque chose de lointain mais connu. Le petit homme affichant un sourire encore plus grand, et laissant apparaître des dents trop belles pour être vraies, mima alors un jeu de piano. Jacques remarqua ses mains, et se mit à s'exclamer :
- Marcello !
Ces mains il les connaissait. Jacques se dit intérieurement qu'il était plutôt cocasse de se souvenir de quelqu'un grâce à ses mains, mais ces mains là ils les avait regarder jouer un paquet de fois.
Marcello  avait de belles mains viriles, grandes, surtout proportionnellement à la taille du bonhomme. Jacques avait scruté ces mains, et les accords qu'elles produisaient lors d' innombrables heures de musique, passées à jouer dans la cave des parents de Marcello. Ce dernier était pianiste, et bien plus avancé que Jacques à l'époque. Alors Marcello avait montré à Jacques tout ce qu'il savait de l'harmonie de jazz. Jacques transposa ensuite sur son saxophone alto toutes les idées et théories de Marcello. Grâce à lui, Jacques progressa énormément et devint un meilleur musicien.
- J'ai cru que tu n'allais jamais me reconnaître mais moi je t'ai tout de suite reconnu Jacques dit Marcello.
Jacques était un peu abasourdi de revoir ce camarade de presque quarante ans.
- Je dois dire que je suis assez confus...tu sais j'étais dans mes pensées et puis... c'est tellement improbable.
Il s'ensuit une conversation de deux anciens amis. Jacques appris tout de la vie de Marcello en cinq minutes. Il était rentré à la SNCF peu de temps après qu'ils se soient perdus de vue, à ce moment là on entrait dans une entreprise pour la vie. Qu'il s'était marié avec Jacqueline, une fille qu'il fréquentait déjà à l'époque, ils avaient eu quatre enfants. Que la musique était devenu un hobby au même titre que la marche ou les mots croisés.
Finalement à bien y regarder, Jacques se dit que Marcello n'a pas beaucoup changé. Cet homme a dans les yeux et le sourire quelque chose de profondément sincère, en plus du don de communiquer la bonne humeur.
Jacques à son tour déroula sa vie. A sa grande surprise, il découvrit que Marcello s'était intéressé à lui et avait su qu'il était devenu médecin en tapant son nom sur internet. Jacques n'avait pas eu ce réflexe, ça l'attrista. Ce vieil ami qu'il avait classé dans sa mémoire aurait mérité mieux. Marcello avait été d'une générosité et d'une patience rare en lui apprenant l'harmonie, il avait été le meilleur professeur possible.
Jacques n'échappa pas à la curiosité légitime de Marcello :
- Et le jazz Jacques ? Tu étais doué.
Jacques marqua un temps d'arrêt. Qu'était devenue la musique pour lui ?

Hors ligne Kerena

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Re : La femme en robe d'été
« Réponse #1 le: 08 Août 2012 à 23:48:58 »
Citer
Je sais bien que les messieurs et dames du forum préfèrent les textes entiers

Au contraire ! Se retrouver face à un gros pavé, c'est assez rebutant  :mrgreen: C'est plus facile d'"éplucher" un texte au fur et à mesure =)

Il y a des retours à la ligne partout dans ton texte. C'est étudié, ou bien c'est une maladresse ?

Citer
Nous sommes pourtant en plein mois de Juillet

Je chipote, mais il me semble que la majuscule n'est pas nécessaire pour les noms de mois.

Citer
Avant de rentrer dans ce café livre il eut une patiente au téléphone

Il a, ou il a eu, mais ici ton verbe au passé fait bizarre.

Citer
Il ne porte pas d'alliance, le divorce sera bientôt prononcé, c'est elle qui est partie.

Il manque un point quelque part.

Citer
les femmes aiment les médecins il s'offre une seconde jeunesse tout va pour le mieux.

Idem, il manque de la syntaxe.

Citer
Une tyrannie qui ne dit pas son nom pensa t-il un instant.

pense-t-il

 
Citer
il aime sa femme mais ne préfère pas y penser.

Préfère ne pas y penser

Citer
Il la regarde plusieurs fois c'est comme ça, quand le regard accroche il est difficile de s'en dépêtrer de lutter.

Il la regarde plusieurs fois. C'est comme ça, quand le regard accroche, il est difficile de s'en dépêtrer, de lutter.

Citer
Il ne préfère pas s'en soucier.

Préfère ne pas s'en soucier

Citer
Encore une chose que sa femme lui ait apprise

lui a apprise

Citer
Une chaude journée du mois de Septembre 1980, cette grande fille brune de deux ans plus jeune portant une robe d'été était pour lui majestueuse

Ca ne va pas, il manque quelque chose en début de phrase. Ou bien un complément de temps (par une chaude journée), ou bien un point avant cette grande fille...

Citer
Il venait juste de revenir d'une mission de deux mois en Angola, la seule et unique qu'il est faite

Qu'il ait faite

Citer
Il sait qu'on investit jamais autant les petits moments de bonheur que lorsqu'on est malheureux.

Je ne comprends pas ce que tu veux dire =s C'est dommage, car la phrase a l'air légère et spontanée.

Citer
J'ai cru que tu n'allais jamais me reconnaître mais moi je t'ai tout de suite reconnu Jacques dit Marcello.

J'ai cru que tu n'allais jamais me reconnaître, mais moi je t'ai tout de suite reconnu, Jacques, dit Marcello.

Citer
Jacques appris tout de la vie de Marcello

apprend - le récit est au présent =) Idem pour les dernières lignes, elles sont à mettre au présent.

Alors, pour la forme :

Tu sembles avoir quelques soucis avec la syntaxe (notamment avec les virgules). Si vraiment tu ne veux pas couper tes phrases, le point virgule est une belle alternative (j'en suis moi-même grande friande).
Pour une première histoire, je dois dire que c'est prenant. C'est long mais léger, et on se laisse très vite porter par le récit.

J'aime bien, et j'attends la suite avec impatience =)
Je crois qu'il y a dans le coeur des hommes une place créée pour l'émerveillement, une place endormie qui attend de s'épanouir ~ Les Aventuriers de la mer


Jon Ho

  • Invité
Re : La femme en robe d'été
« Réponse #2 le: 08 Août 2012 à 23:50:05 »
L'homme est âgé de 55 ans, ses cheveux encore nombreux et bien coiffés sont gris. : Désolé mais je bute sur la première phrase. Serais tu atteint toi aussi de monomanie dans la description capillaire ?  ;) Je me permets cette remarque : Ton texte gagnerait à ne pas commencer comme ça. L'âge, oui, ça peut apporter au récit. Mais ses cheveux nombreux, son bermuda, sa montre, c'est pas vraiment utile. Ca brode mais ça n'est pas pertinent. " L'homme, âgé d'une cinquantaine d'années, semble ravi de la compagnie que lui offre son café "... Tu pourrais commencer là et virer la description inutile. On est balancé directement dans le vif du sujet et ça gagne en efficacité je trouve.

Sur sa droite se trouvent deux femmes visiblement journalistes du guide "le petit futé" : Que l'on puisse voir que ce sont des journalistes je veux bien mais de là à deviner que ce sont des journalistes du petit futé c'est chaud quand même non ? Elles On des plumes ou un truc dans le genre ?  :mrgreen:

couper les ponts d'avec son métier. : Couper les ponts avec son métier ça sonne bizarre je trouve.

son réseau d'amis étaient presque exclusivement constitués de ceux de sa femme. : Bancal

c'est sa poésie à lui, mais le jazz ça... ça n'épate pas beaucoup de femmes. : On fréquente pas les même femmes alors  ;)

sites de tchat : des sites de rencontre plutôt non ? Sur des sites de tchat tu peux aussi bien parler aspirateur que joint de culasse, mais je ne pense pas que le bonhomme soit intéressé par ce genre de conversations.

jeunes quiches, vieilles rombières, femmes sans âges aux tristes traits,
amour tarifé, misère célibataire ou misère adultère.
: ça j'aime beaucoup. Très juste résumé de ce que sont les sites meetic et compagnie.

Dans ce café il se sent bien, il se sent bien dans les cafés. : C'est volontaire cette répétition inversée ?

Il préfère sortir du café et garder en mémoire l'image de ce si doux visage. Il préfère sortir du café : Pas très jolie non plus cette répétition.

ça l'impressionnait. Anna Panine l'avait toujours impressionné. : Pareil...

A ce moment précis, cet homme est heureux. Il sait qu'on investit jamais autant les petits moments de bonheur que lorsqu'on est malheureux. Alors à ce moment précis cet homme est heureux. : Arghhh !!  :'( ...

Il y aussi un problème récurent de ponctuation qui gêne un peu la lecture.

Sur le fond j'ai un peu de mal à voir où tu veux en venir, mais je suppose que ce texte attend une suite.
Donc je lirais certainement la suite.
Ca commence comme beaucoup trop d'histoires que j'ai pu lire sur ce forum ou ailleurs. Ca manque de passion et de folie pour que je puisse accrocher.
Peut être une autre fois, un autre texte.

Au plaisir




« Modifié: 08 Août 2012 à 23:52:42 par Jon Ho »

Hors ligne ouimadame

  • Tabellion
  • Messages: 54
Re : La femme en robe d'été
« Réponse #3 le: 09 Août 2012 à 00:16:17 »
Et bien vous êtes super efficace et rapide, merci pour ça déjà.
Pour la syntaxe oui c'est vrai que j'ai un soucis, je vais essayer de corriger ça un maximum. Le temps est aussi un soucis, j'ai décidé d'écrire cette histoire au présent pour le côté vivant, mais j'ai parfois du mal à jongler présent et autres temps.
"il sait qu'on investit jamais autant les moments de bonheur que lorsqu'on est malheureux" ? c'est juste que lorsqu'on est malheureux on apprécie plus les moments de bonheur, puisqu'ils sont rares et précieux. non ?

Jon tu as raison, cette description capillaire est bizarre. Il y a une raison à ça : ce texte est né d'un exercice d'écriture que j'ai fait. L'exercice est simple, je me poste dans un café, je repère une personne qui m'inspire je le décris un peu et j'invente sa vie, qui est il ou va t'il... cette description est donc un reste de cet exercice. Pareil pour "le peti futé" c'est vrai que l'on se fout de savoir ça maintenant que tu le dis, mais je les ais assez entendu ces journalistes pour le savoir. (rire)
Pour le jazz ... je voulais faire passer l'idée que malgré la beauté et la profondeur de cette musique, il y a mieux pour emballer, tu n'as qu'à moitié raison j'ai été musicien de jazz .
La répétition du mot café est voulue oui. je ne sais pas si ça marche mais c'est voulu.

Hors ligne ouimadame

  • Tabellion
  • Messages: 54
Re : La femme en robe d'été
« Réponse #4 le: 09 Août 2012 à 00:19:54 »
et merci pour "l'épluchage". 
Pour la passion et la folie ...oui c'est sur c'est une histoire plutôt ... ordinaire

Hors ligne Kerena

  • Comète Versifiante
  • Messages: 5 675
  • Schrödinger cat
    • Dans les nuages
Re : La femme en robe d'été
« Réponse #5 le: 09 Août 2012 à 00:27:33 »
Citer
"il sait qu'on investit jamais autant les moments de bonheur que lorsqu'on est malheureux"

Ah, là, oui, je comprends =) Tu devrais remplacer la phrase de ton texte par celle-ci, car du coup les mots sont dans l'ordre et c'est bien plus clair.
Je crois qu'il y a dans le coeur des hommes une place créée pour l'émerveillement, une place endormie qui attend de s'épanouir ~ Les Aventuriers de la mer


Jon Ho

  • Invité
Re : La femme en robe d'été
« Réponse #6 le: 09 Août 2012 à 00:38:49 »
Les changements de temps, je te l'accorde, c'est une véritable saloperie de la langue française  ;)
Tu devrais le préciser en marge de ton texte qu'il s'agit d'un exercice. Du coup, je trouve, même si c'est dommage de s'imposer ces choses, que ça passe tout de suite mieux.

 


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