C'était il y a 5 ans et quelques, une douleur qui détruisit ma vie petit à petit au fil des ans.
Aujourd'hui, je vous raconte ça sans aucunes larmes, juste cette même peur qui dure et qui dure. Je n'arrivais plus à pleurer pas parce que je suis guérie, mais bien parce que je me suis endurcit à cette vive douleur.
Cette douleur est due à un seul homme.
C'est pas d'amour dont je vais vous parler, du moins pas l'amour habituel. Un amour qui est punit en justice et dont je n'ai pas besoin de citer le nom car sans doute, vous avez déjà deviné. Il était comme un grand frère pour moi, un meilleur ami pour mon père. Il avait la trentaine tout juste et cela faisait déjà 3 ans qu'il vivait avec nous. Le loup dans la bergerie.
Ce jour-là, en mars 2007, fut le jour du début de ma mort intérieure. Il a vidé toute substance vitale qui régnait en moi. Ce qu'il a fait alors que je n'avais que 12 ans à tout détruit. Mon innocence, ma joie, mon bonheur. Tout y est passé. Bien sur ma mère m'a défendue, allant jusqu'à accrocher un revolver au dos de la table lorsqu'elle a décidé d'affronter ce type plus grand qu'elle. Elle criait si fort que j'en pleurais encore plus dans ma chambre, enfermée et retenue par ma grande sœur pour que je n'aille pas voir ce type, lui montrer la douleur qu'il avait engendrée dans ma vie. J'entendais tout et j'étais impuissante. Il osait dire que je mentais ! Qu'il ne m'avait jamais touché et que jamais il n'avait avoué m'aimer ! J'avais l'impression de tomber dans un gouffre sans fin.
Ma soeur me tenait dans ces bras comme pour me consoler, mais rien n'y faisait, je n'était plus qu'un corps sans âme, la mienne ayant été détruite par tout ça. Il était mon frère et aujourd'hui mon pire cauchemar. Et dire que ces câlins étaient un moyen pour me toucher les fesses. Et mon père dans tout ça, lui ne dit rien, ne semble pas en colère ni même intéresser par l'affaire, ça n'atteint pas son égo surdimensionné. Un traitre. Voilà ce qu'était devenu pour moi mon père, le traitre de service qui parle toujours à son " meilleur ami". Sa fille a bon souffrir, il en a cure, le plus important, c'est de profiter encore et encore de ces proches, comme il a toujours fait.
C'était il y a 5 ans, aujourd'hui encore mon père lui parle et cet homme nuit encore à ma vie. Je ne suis pas guérie mais je revis, j'ai repris goût à la vie et je n'ai plus peur du bonheur. Aujourd'hui, j'ai surmonté mes douleurs pour écrire la souffrance de l'époque. Mais sachez, chers lecteurs, qu'on ne guérit jamais vraiment de ces mots et que le temps ne peut pas tout effacer. Cette journée est gravée en moi au fer rouge... et jamais elle ne s'effacera de ma mémoire. Tout simplement parce que cette douleur fait aujourd'hui ma force. Je tiens le coup, je surmonte à ma façon ma peine en écrivant. J'ai juste peur de lui.
Voici donc mon premier texte ici.