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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Les orphelins du Pandémonium (modifié)

Auteur Sujet: Les orphelins du Pandémonium (modifié)  (Lu 2627 fois)

World End Girlfriend

  • Invité
Les orphelins du Pandémonium (modifié)
« le: 01 Août 2012 à 14:50:09 »

Le ciel avait revêtu sa robe de soirée.
Sa parure d'étoiles scintillait comme autant de diamants taillés, tandis que la pleine lune, pâle joyau luminescent, resplendissait au milieu du collier luisant.
Une légère brise d'hiver dansait dans l'atmosphère, enlaçant d’une glaciale étreinte le petit visage d'Amadeus, frissonnant de froid. Il expira longuement et une épaisse buée sortit de ses lèvres gercées, pour aller s’évanouir au loin dans le vide sous ses pieds.
Amadeus était assis sur le toit fendillé d'une vieille usine en ruine, il profitait de la sombre quiétude de ce lieu abandonné, où seul le lamentable murmure des cigales osait le perturber.
Le bâtiment revêtait une apparence aussi chancelante qu’un château de cartes, mais il avait pourtant su résister – et d’une hargne bien farouche – aux moult assauts répétés du temps.
Amadeus aimait bien se terrer dans cette fragile yet tenace architecture, où la vieille pierre ridée côtoyait désormais un métal lépreux de rouille, et où des murs dévorés par la végétation s’élevaient jusqu’au toit suintant d’humidité. Autant de tristes artéfacts pour témoigner d’une époque longtemps oubliée, car jadis, les machineries tournaient à plein régime en ce lieu ci, dorlotées par des mains expertes et paternelles, elles exhalaient de douceâtres  vapeurs, aussi délicieuses qu’une nuit d’hiver devant une cheminée. Et pourtant… A mesure que le temps s’égrène les mains flétrissent, les sentiments se fanent et se retrouvent annihilés par des vents aussi secs que le plus aride des déserts.
La faillite avait frappé, et l’usine dû arrêter toute activité du jour au lendemain.
Abominables cicatrices, que celles qui subsistent pour nous marteler les souvenirs passés, puisqu’au contraire des créatures de chair et de sang, la pierre et le métal ne s’étiolent jamais, elles pourrissent en silence et ne cessent de réminiscer les cruels souvenirs, un bien triste destin pour de si fragiles choses.
Mais le jeune Amadeus, dans toute l’innocence qui caractérisait sa misérable existence, n’avait nulle cure pour de si consciencieuses réflexions, il aimait juste la sérénité que dégageait cette vieille usine en ruine, et qui tranchait avec la mer Egée de lumières multicolores bouillonnant sous ses pieds.


Nocturne était à l’image de l’astre solaire : une intarissable source de lumière aveuglante, à ce seul petit détail qu’aucune chaleur ne venait accompagner les fresques luminescentes de la mégalopole, car elle était aussi – surtout –  connue pour son éternelle pleine lune. Trois siècles, voilà trois siècles que la nuit n’avait plus quittée cette cité maudite.   
Amadeus étira ses bras engourdis et s’allongea sur le sol givré, une agréable fraîcheur s’immisça dans les muscles de son dos ankylosé, et il en profita pour laisser son esprit naviguer dans les flots de son imagination effrénée. Il avait seize ans, mais en paraissait à peine douze ou treize, lui que la malnutrition – comme tout les autres enfants des taudis de Nocturne – avait gratifié d’un corps rachitique. Mais qu'importe la langueur, car tant qu'il pouvait rêvasser en silence, la misère elle-même était une supportable pénitence.
Il fixait le visage balafré de la pleine lune, puis tendit un bras maigre en sa direction comme pour s'en saisir. Amadeus avait des yeux d'aigle, des cheveux d'un noir corbeau et un physique de moineau. Il aurait donc tant aimé rejoindre les oiseaux là-haut pour s'enivrer de liberté, échapper à cette immuable et cruelle gravité qui l’enchaînait ici-bas. Hélas, il ne pouvait voler, son humanité était une indépêtrable cage, dont les barreaux se complaisaient à annihiler le peu de chimères qu’il nourrissait.
L’astre de la nuit rayonnait – comme toujours – de sa cadavérique pâleur, et lassé par cet amer spectacle, Amadeus ferma les yeux, pour s’imaginer une sphère de feu dans un ciel bleu.
Il la percevait si parfaitement qu'une douceâtre chaleur irradiait désormais son petit corps, et puis, telle une gracieuse mélopée de sirènes, le murmure des arbres dansant au gré du vent et celui des animaux vivant résonnèrent dans ses oreilles. Un goût d'été s'invitait dans son palet, si délicieux qu'il refusait de l'avaler, trop effrayé de le perdre à jamais. Puis il ouvrit les yeux, s'attendant à être aveuglé par la lumière tant espérée, mais il n'en fut rien. Le visage balafré de la lune demeurait toujours. Le soleil n'était plus qu'une légende en ces sombres jours.


Amadeus se releva alors, épousseta son jean troué et délavé, mis son casque à vinyle portatif, puis rabattit la capuche de son sweater No future. Un réflexe sculpté par la routine, lui qui venait se blottir chaque jour dans les bras affaissés de l’usine.
Il partit ensuite disparaître sous les ténèbres difformes que dessinaient les murs oblitérés, pour finalement dévaler des escaliers à moitié déchirés, et sortir par le trou béant qui faisait office d'entrée.
Dehors une forêt de tôle froissée levait des bras squelettiques vers le ciel, spectacle habituel dans un endroit comme les taudis, où les déchets de chair et de sang cohabitaient en parfaite harmonie avec leur homologue matériel.
L'ancienne zone industrielle laissait place à un cimetière de machines, c'est au beau milieu de ce triste décor qu'apparaissaient les premières habitations, simple agencements de plaques de métaux divers et variés, tout juste assez pour protéger d'une averse émoussée. Les maisons étaient toutes entassés les unes aux autres, formant de petites allées étroites et sombres. Il y avait bien ça et là quelques lampadaires tapissés de rouille, mais la moitié ne fonctionnait plus.
 Amadeus passa près d'un de ces réverbères, une frêle lumière y clignotait au rythme d'un battement de cœur fébrile, prête à rendre l'âme d'une seconde à l'autre. Adossé dessus, un clochard aux guenilles dépenaillés jouait du saxophone, le son était tellement triste et fatigué qu'on l'aurait cru un hymne à la misère, un hymne aux taudis de Nocturne.
Il s’arrêta alors devant une maison semblable à toutes les autres, à ce détail près qu'elle était la sienne.

A suivre

Ps: merci Wiktionnary.


Pour répondre à Viviane, voici la version du 1er Aout (la première donc), à l'époque je trouvais cela vraiment bien, finalement... Y'avait peut-être beaucoup de choses à améliorer.


Le ciel avait revêtu sa robe de soirée.
Sa parure d'étoiles scintillait comme autant de diamants taillés. Tandis que la pleine lune en pâle joyau luminescent, resplendissait au milieu du collier luisant.
Une légère brise d'hiver s'ondulait dans l'atmosphère, elle enlaçait de ses frêles doigts la peau nue d'Amadeus, frissonnant de froid. Il expira longuement et une épaisse buée sortit de ses lèvres gercés, pour aller se perdre au loin, dans le vide sous ses pieds.
Amadeus était assis sur le toit d'une vieille usine en ruine, il profitait de la quiétude de ce lieu abandonné, seul le murmure des cigales osait le perturber. Il étira ses bras et s'allongea sur le sol givré, l'esprit naviguant dans les flots de son imagination effrénée. Amadeus avait quatorze ans, il en paraissait dix pourtant. La malnutrition lui avait fait don d'un corps rachitique, comme tout les autres enfants des taudis de Nocturne. Mais qu'importe, tant qu'il pouvait rêvasser en silence, la misère était une supportable pénitence.
Il fixait le visage balafré de la lune, puis tendit un bras en sa direction comme pour s'en saisir. Amadeus avait des yeux d'aigle, des cheveux d'un noir corbeau et un physique de moineau. Il aurait tant aimé rejoindre les oiseaux là haut pour s'enivrer de liberté, échapper à la gravité qui l’enchaînait. Mais il ne pouvait voler, humain qu'il était.
Il fixait le visage balafré de la lune, puis ferma les yeux. Amadeus imaginait une sphère de feu dans un ciel bleu, il la percevait si parfaitement qu'une douce chaleur l'irradiait. Et puis, tel un chant de sirènes, les mélodies des arbres dansant au gré du vent et celui des animaux vivant résonnaient dans ses oreilles. Un goût d'été s'invitait dans son palet, si délicieux qu'il refusait de l'avaler, effrayé de le perdre à jamais. Puis il ouvrit les yeux, s'attendant à être aveuglé par la lumière tant espérée, mais il n'en fut rien. Le visage balafré de la lune demeurait toujours. Le soleil n'était plus qu'une légende en ces sombres jours.


Amadeus se releva alors. Il épousseta son jean troué et délavé, puis rabattit la capuche de son sweater No future. Il partit ensuite disparaître sous les ténèbres de l'usine en ruine. Dans une époque pas si lointaine, l'endroit grouillait d'activité. D'immenses machines tournaient sans s’arrêter pour produire des babioles éphémères. Et puis vint la soudaine faillite, ne restait plus désormais que des squelettes de rouille, pourrissants dans une acre odeur d'abandon. Des rats couinaient au milieu des gravas et des détritus, tandis que les murs exposaient de gigantesques fresques colorés, œuvres de tageurs passionnés. Amadeus sortit par le trou béant qui faisait office d'entrée, puis dévala des escaliers à moitié déchirés.
Dehors des montagnes de tôle froissée s'élevaient.
Les taudis exhibaient leur pathétique spectacle. Les déchets vivants de la société humaine cohabitaient en parfaite harmonie avec leur homologue matériel. La misère avait cet avantage au moins, nulle discrimination entre la merde et son propriétaire.
L'ancienne zone industrielle laissait place à un cimetière de machines. C'est au beau milieu de ce triste décor qu'apparaissaient les premières habitations, simple agencements de plaques de métaux divers et variés. Tout juste assez pour protéger d'une averse émoussée. Les maisons étaient toutes entassés les unes aux autres, formant de petites allées étroites et sombres. Il y avait bien ça et là quelques lampadaires tapissés de rouille, mais la moitié ne fonctionnaient plus. Amadeus passa près d'un de ces réverbères, une frêle lumière y clignotait au rythme d'un battement de cœur fébrile. Prête à rendre l'âme d'une seconde à l'autre. Adossé dessus, un clochard aux allures de zombie jouait du saxophone, le son était tellement triste et fatigué qu'on l'aurait cru composé pour ces taudis.
Il s’arrêta devant une maison semblable à toutes les autres. À ce détail près qu'elle était la sienne.

« Modifié: 16 Décembre 2012 à 12:20:54 par World End Girlfriend »

Hors ligne Kerena

  • Comète Versifiante
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    • Dans les nuages
Re : Les orphelins du Pandémonium.
« Réponse #1 le: 01 Août 2012 à 15:14:55 »
Citer
Le passage de l'un à l'autre se fait à l'aide d'astérix (*) entre les paragraphes.

Ah, mes chers Uderzo et Goscini, comme je vous bénis d'avoir inculqué cet amalgame dans la tête de 90% des Français ! C'est une astéRISQUE.  :mrgreen:

Citer
Amadeus vivait avec sa mère et son grand frère, son père étant mort l'année dernière

Beaucoup de "ère", ça fait un peu lourd. "L'année précédente" ça allège déjà  un peu.

Citer
Mais sa mère n'était visiblement pas en l'état de lui préparer à manger

"Pas en état", ça suffit, nul besoin du L apostrophe

Citer
le traitant de tout les nom

de tous les noms =)

Citer
Ils arrivèrent devant la station de métro, ses rails serpentaient entre les immeubles tel des tignasses de gorgones. Tandis que des mastodontes de fer, véritables pièces d'orfèvrerie, tournaient à plein régime en crachant des geyser de vapeur.

Le point me perturbe ici, une simple virgule aurait suffi. Là, on s'attend à ce que la seconde phrase continue.

Citer
Le commerçant à qui il avait chapardé son déjeuner ne voulu pas le lâcher.

ne voulut


Passons aux choses sérieuses. J'aime beaucoup l'ambiance de ton histoire. On se retrouve dans une ville toute obscure, et tu n'as pas eu besoin de forcer sur les descriptions pour qu'on y plonge directement. Les personnages sont sympas aussi, quoique l'opposition riche/pauvre c'est un peu cliché, mais enfin ce n'est que le début, on verra de ce que tu vas en faire =)

Pour les - : faire des rimes c'est joli, mais à la longue sur un texte de narration comme ça je trouve que ça fait un peu lourd... Et du coup certaines de tes phrases ne font pas naturel du tout.
Ex : certains fixaient leur portables comme si leur vie en dépendait, tandis que d'autres dans des livres se plongeaient.

Voilà, j'ai hâte de lire la suite pour savoir où tout cela va nous mener !
Je crois qu'il y a dans le coeur des hommes une place créée pour l'émerveillement, une place endormie qui attend de s'épanouir ~ Les Aventuriers de la mer


World End Girlfriend

  • Invité
Re : Les orphelins du Pandémonium.
« Réponse #2 le: 01 Août 2012 à 17:30:42 »
. Les personnages sont sympas aussi, quoique l'opposition riche/pauvre c'est un peu cliché, mais enfin ce n'est que le début, on verra de ce que tu vas en faire =)

En réalité cette opposition n'a aucune importance puisque je ne compte pas l'exploiter. C'était juste un moyen pour explorer deux facettes de la ville.



Pour les - : faire des rimes c'est joli, mais à la longue sur un texte de narration comme ça je trouve que ça fait un peu lourd... Et du coup certaines de tes phrases ne font pas naturel du tout.

Mmmm oui t'as raison, j'ai tendance à relire mes texte à haute voix donc avec les rimes ça donnait une bonne musicalité. Peut-être qu'avec une lecture normale ça sonne lourd, je vais voir.

Merci pour le commentaire en tout cas  :D

Hors ligne Iseult

  • Aède
  • Messages: 236
Re : Les orphelins du Pandémonium.
« Réponse #3 le: 01 Août 2012 à 18:29:43 »
Kikou,

Bon ben j'attends la suite .....
On est dans cette ville, on voit la lune (juste peut-être trop répétitif "la lune balafrée" mais là je chipote ;)).
Alice me laisse perplexe concernant ce double, elle l'a fait sienne sans trop se poser de question, bref une effet un peu bizarre, je présume que le prochain passage devrait nous en apprendre plus.
Ah le tee-shirt "No futur" m'a fait sourire ......

voili pas grand chose à dire d'autre ;)
"Etre libre, ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c'est vivre d'une façon qui respecte et renforce la liberté des autres." Nelson Mandela

World End Girlfriend

  • Invité
Re : Les orphelins du Pandémonium (modifié)
« Réponse #4 le: 15 Décembre 2012 à 18:38:51 »
Attention, il n'y a pas eu de réponse à ce sujet depuis au moins 120 jours.
À moins que vous ne soyez sûr de vouloir répondre, pensez éventuellement à créer un nouveau sujet.


Oui mais non, veux pas  :P
Doooonc, retour vers un de mes vieux textes pour une petite séance de dépoussièrage, rien de vraiment nouveau au niveau du fond, c'est surtout la forme qui change, je ne laisse pas l'ancienne version car elle ne me plait pas.
Cette nouvelle va sûrement être ce que je vais écrire de plus long, le héros et surtout la ville m'inspirent (Poke : Etincelle  :mrgreen: )  alors autant partir sur de bonnes bases.
Voilà voilà. 

Hors ligne Vivi

  • Palimpseste Astral
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Re : Les orphelins du Pandémonium (modifié)
« Réponse #5 le: 16 Décembre 2012 à 02:47:10 »
Dommage que l'ancienne version ne soit plus, là. Le travail effectué sur la révision aurait été intéressant à analyser (ça changeait aussi des éternelles corrections orthographiques et autres habituelles. :-¬? )

En tout cas j'ai vraiment trouvé ce texte excellent. J'aime énormément ce genre d'ambiance sombre et désespérée. Tes phrases sont très belles, j'aime beaucoup les images qu'elles transmettent et leur thématiques.

Comme celle-là :
Citer
Amadeus aimait bien se terrer dans cette fragile yet tenace architecture, où la vieille pierre ridée côtoyait désormais un métal lépreux de rouille, et où des murs dévorés par la végétation s’élevaient jusqu’au toit suintant d’humidité.
C'est quoi un "yet", d'ailleurs ? :P

Et surtout celle-ci :
Citer
Amadeus avait des yeux d'aigle, des cheveux d'un noir corbeau et un physique de moineau. Il aurait donc tant aimé rejoindre les oiseaux là-haut pour s'enivrer de liberté, échapper à cette immuable et cruelle gravité qui l’enchaînait ici-bas. Hélas, il ne pouvait voler, son humanité était une indépêtrable cage, dont les barreaux se complaisaient à annihiler le peu de chimères qu’il nourrissait.


S'il y a une suite, j'en suis plus intéressé par le style que par le fond (vu qu'il ne se passe rien lol).  ^^

Merci tout plein pour la lecture, je repasserais le lire sois-en sur :coeur:
Je suis capable du pire comme du meilleur, mais c'est dans le pire que je suis le meilleur (^.^)v

World End Girlfriend

  • Invité
Re : Les orphelins du Pandémonium (modifié)
« Réponse #6 le: 16 Décembre 2012 à 12:54:44 »
Dommage que l'ancienne version ne soit plus, là. Le travail effectué sur la révision aurait été intéressant à analyser (ça changeait aussi des éternelles corrections orthographiques et autres habituelles. :-¬? )
Bonne idée, je l'ai remise.

C'est quoi un "yet", d'ailleurs ? :P
C'est un terme anglais qui dans ce contexte peut signifier "et pourtant si", je trouve que niveau rythme cela passait beaucoup mieux.

S'il y a une suite, j'en suis plus intéressé par le style que par le fond (vu qu'il ne se passe rien lol).  ^^
Comme je le disais c'est le début d'une assez longue nouvelle, je ne posterai donc pas la suite ici, mais quand il sera fini je le mettrai dans les textes longs achevés.
Si cela peut te rassurer par contre, j'ai toujours pour habitude de prendre mon temps au départ pour planter l'ambiance, donc le style va sans doute décroitre au fil des pages, pour laisser place à un fond plus consistant, d'ailleurs je commence à surkiffer mon héros, il va déguster sévère  :P 

Merci pour le commentaire.


Hors ligne Vivi

  • Palimpseste Astral
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Re : Les orphelins du Pandémonium (modifié)
« Réponse #7 le: 30 Mars 2013 à 05:28:30 »
Je vais commencer mon 1° gibet en rattrappant mon retard  :aah:

Ton premier texte n'était pas si mal finalement. Je pensais que tu avais fait un simple travail de réécriture (forme), mais la seconde mouture amène plus de profondeur, notamment au niveau du background (toute la deuxième partie, en fait).

En tout cas c'est intéressant de voir comment tu as "amélioré" l'ambiance dans la première partie (glaciale étreinte, par exemple). Le rythme est plus lent, ce qui convient au rythme descriptif de ce monde glauque à souhait. Je déplore la disparition du magnifique "Les taudis exhibaient leur pathétique spectacle. Les déchets vivants de la société humaine cohabitaient en parfaite harmonie avec leur homologue matériel. La misère avait cet avantage au moins, nulle discrimination entre la merde et son propriétaire." qui était quand même bien loliloul  :D .

Passons maintenant à la vrai question : la suite, c'est pour quand ?  :s
Je suis capable du pire comme du meilleur, mais c'est dans le pire que je suis le meilleur (^.^)v

MillaNox

  • Invité
Re : Les orphelins du Pandémonium (modifié)
« Réponse #8 le: 08 Juillet 2014 à 00:06:46 »
allez, un dernier pour ce soir !

au fil du texte :

Citer
Amadeus aimait bien se terrer dans cette fragile yet tenace architecture,
Amadeus aimait bien se terrer dans cette fragile yet tenace architecture,

Citer
La faillite avait frappé, et l’usine dû arrêter toute activité du jour au lendemain.
dut ou avait dû

Citer
Abominables cicatrices, que celles qui subsistent pour nous marteler les souvenirs passés, puisqu’au contraire des créatures de chair et de sang, la pierre et le métal ne s’étiolent jamais, elles pourrissent en silence et ne cessent de réminiscer les cruels souvenirs, un bien triste destin pour de si fragiles choses.
passage un peu lourd et redondant, surtout avec le double "souvenirs"

Citer
Mais le jeune Amadeus, dans toute l’innocence qui caractérisait sa misérable existence, n’avait nulle cure pour de si consciencieuses réflexions
un peu pompeux, ton style actuel est + direct et + fluide

Citer
Nocturne était à l’image de l’astre solaire : une intarissable source de lumière aveuglante, à ce seul petit détail qu’aucune chaleur ne venait accompagner les fresques luminescentes de la mégalopole, car elle était aussi – surtout –  connue pour son éternelle pleine lune. Trois siècles, voilà trois siècles que la nuit n’avait plus quittée cette cité maudite.   
ici aussi je trouve la formulation lourde. Et la pleine lune n'a rien à voir avec la nuit puisqu'on peut la voir en plein jour, du coup ton "car" ne tient pas...

Citer
Il partit ensuite disparaître sous les ténèbres difformes
partir disparaître c'est vraiment trop bizarre...


hummmmm... C'est probablement le texte (de toi) que je trouve le moins bon sur la forme. Le style est lourd, les images sont pas tellement claires, les phrases sont longues... la fluidité n'y est pas, je ne me suis pas sentie emportée avec l'envie de vite passer à la phrase suivante pour découvrir la suite. Et la poésie n'a pas fonctionnée chez moi, ça manquait de simplicité pour me toucher.
pour le fond, ce n'est qu'une introduction, on ne sait pas où tu voulais en venir... J'ai retrouver le nom de Nocturne que tu utilises ailleurs aujourd'hui... Alors, tu nous écris une suite ou tu abandonnes en l'état ?

Bonne nuit !

Milla

Maxie

  • Invité
Re : Les orphelins du Pandémonium (modifié)
« Réponse #9 le: 08 Juillet 2014 à 23:06:31 »
O voit une nette progression. Ton style e'st de plus en plus agreable a lire. C'est tres appreciable et divertissant de lire tes histoires :-)
Oui une suite ! Une suite !!

 


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