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Auteur Sujet: Le roman  (Lu 6805 fois)

Hors ligne Menthe

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Le roman
« le: 06 Juillet 2012 à 17:12:31 »
Bon voilà, la question me trotte depuis longtemps, et comme j'ai déjà plusieurs échecs en la matière, je me suis dit que ce serait bien de vous demander votre avis.

Comment écrivez-vous vos romans ?

Cette question s'adresse donc plutôt à ceux qui ont déjà abouti à quelque chose dans le domaine, et non pas, comme moi, qui n'ont fait que tourner en rond en alignant des mots, pour finalement s'échouer comme une baleine sur une plage après maints et stériles efforts (j'exagère le trait, mais des fois, c'est l'effet que ça me fait, et... c'est pitoyable lol).

Donc : comment construisez-vous votre roman ? L'idée première, elle vous vient tout d'un coup et vous commencez à écrire, puis ensuite pour réfléchissez au déroulement, ou bien tout vous coule comme de source jusqu'au bout ? Quand faites-vous vos corrections / reprises ? Comment bâtissez-vous vos personnages (j'entends par là leur psychologie, leur complexité, leur histoire, en un mot : leur identité) ? Comment surmontez-vous l'obstacle du découragement (parce que ça n'avance pas, pas assez vite, pas dans la bonne direction, parce que ça commence à trop ressembler à ce que vous êtes en train de lire ...)? Comment corrigez-vous les failles qui apparaissent inévitablement ?


etc etc : ces questions ne sont pas exhaustives, je crois que je pourrais en faire une liste quasi interminable.

En fait, de mon côté, je me lance avec une idée en tête, j'ai les traits d'un personnage qui prennent forme, puis un autre et un autre... qui interagissent, et de cette façon je bâtis mon intrigue. L'écriture en elle-même, si je suis en bonne phase, ça va. Mais par contre, c'est un procédé qui va bien quand il s'agit d'une nouvelle, d'un texte court. Dès que j'ai pour idée de faire quelque chose de plus long, soit de connaître l'intrigue à l'avance me soûle par avance (comme s'il n'y avait plus rien à découvrir, et donc que la rédaction perdait son sens), soit je n'arrive pas à la mettre en place (je traîne sur certaines descriptions, certains personnages prennent des directions qui ne me plaisent pas et que je n'arrive pas à reprendre etc). J'ai essayé (notamment avec les nanos) de m'abstraire de ces obstacles et d'avancer tête baissée. La première année ça a plus ou moins fonctionné, je suis assez contente globalement de la structure, même si c'est très loin d'être la grande classe (on va dire que ça tient plus ou moins debout, et c'est déjà beaucoup). Mais la seconde année (2011, quoi), je me suis essoufflée dès le début, parce que je n'arrivais à rien cerner, et persister dans cet espèce de brouillard a rendu un texte quasiment illisible et laborieux - je n'y ai trouvé aucun plaisir.

Enfin, voilà ce qui me tracasse de mon côté. A vous la parole.
C'est pas que je suis loin du but, c'est que je suis à côté de la plaque !

Hors ligne Milora

  • Trou Noir d'Encre
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Re : Le roman
« Réponse #1 le: 06 Juillet 2012 à 17:53:33 »
Oh, cool ! Un fil pour les romans !  :) :)

Bon, moi je dois pas correspondre à ta définition de départ, à savoir :
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Cette question s'adresse donc plutôt à ceux qui ont déjà abouti à quelque chose dans le domaine, et non pas, comme moi, qui n'ont fait que tourner en rond en alignant des mots, pour finalement s'échouer comme une baleine sur une plage après maints et stériles efforts (j'exagère le trait, mais des fois, c'est l'effet que ça me fait, et... c'est pitoyable lol).
J'ai, dans ma vie (comprendre : y a longtemps  :D ) terminé 3 textes longs, de 200-230 000 signes à peu près (certains critères le rangent dans la catégorie "petit roman" mais j'pense que c'est quand même trop court pour parler de roman).
Mais surtout, j'ai toujours considéré l'écriture d'un roman comme un but, les nouvelles étant de l'entraînement. Du coup, j'ai (eu) plusieurs projets de roman en cours, plus ou moins avancé (dont un qui avait dépassé la centaine de pages), et un en cours que je veux pas abandonner, même s'il stagne à 57 p. word depuis plusieurs mois.
Du coup je suis pas sûre que mon message soit très instructif, mais comme ça fait plusieurs fois que je tente un roman, j'ai l'impression d'être en pleine phase d'apprentissage, celle où vous découvrez des difficultés dont vous n'aviez pas conscience avant. Du coup, voilà, je blablate ici, na.  :huhu:

Bref. J'ai préparé un looooong message pour répondre à tes questions, mais du coup il est si long que personne va le lire, alors je pose d'abord mes questions, et après je te réponds :P
>> C'est quoi vos principales difficultés pour les romans ? Je veux pas dire la motivation, l'organisation, tout ça. Je veux dire : quand vous rédigez ? Au niveau de la structure de l'histoire ? Par différence aux textes courts ?
Personnellement je me suis heurtée à ces problèmes-là :
- difficulté à maintenir un rythme prenant sans que ça soit totalement invraisemblable (genre les personnages enchaînant des péripéties 24h/24 xD) ;
- difficulté à ne pas se répéter dans le style, la façon d'écrire (tendance à retomber sur le même type de vocabulaire, de façon d'amorcer le récit d'une situation) ;
- tendance au "repli" du texte sur toujours les mêmes éléments. Notamment tendance à se replier juste sur les faits, comme si je pédalais pour faire avancer la machine, mais en oubliant d'emporter le lecteur avec moi. Ou aussi la tendance à me concentrer toujours sur les mêmes éléments (typique : se centrer sur le regard du personnage pour amorcer une description. Sauf qu'à la fin c'est hyper répétitif. Ou encore quand un personnage a une spécificité (genre une expression fétiche), oublier de donner de l'existence au reste de son corps)
- des problèmes de gestion du temps (du genre des journées qui durent 40 pages... Bon, matériellement c'est possible, mais ça fait assez disproportionné pour le lecteur)
- tendance à faire passer des problèmes de scénario par des pirouettes pas très crédibles (du genre : personnages coincés alors je sors un truc pas très crédible et je tente de le justifier... Des fois ça marche, mais des fois, pas)
- tendance à décrire des trucs inutiles ; en même temps c'est immersif mais faut pas non plus donner l'impression de patiner...
- difficulté à savoir ce que le lecteur a deviné du fin mot de l'histoire à tel ou tel endroit - mais bon là c'est comme une nouvelle, c'est juste plus long comme effort ^^
Bref, vous, ça vous arrive tout ça (et d'autres) ? Vous faites comment pour l'éviter ? :)

* * *

Au tour des questions initiales :
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Donc : comment construisez-vous votre roman ? L'idée première, elle vous vient tout d'un coup et vous commencez à écrire, puis ensuite pour réfléchissez au déroulement, ou bien tout vous coule comme de source jusqu'au bout ? Quand faites-vous vos corrections / reprises ? Comment bâtissez-vous vos personnages (j'entends par là leur psychologie, leur complexité, leur histoire, en un mot : leur identité) ? Comment surmontez-vous l'obstacle du découragement (parce que ça n'avance pas, pas assez vite, pas dans la bonne direction, parce que ça commence à trop ressembler à ce que vous êtes en train de lire ...)? Comment corrigez-vous les failles qui apparaissent inévitablement ?
Comment construisez-vous votre roman ?
Un peu comme toi je crois ; un peu comme pour un texte court d'une quinzaine de pages : l'idée générale, les persos, quelques péripéties importantes, et après je me lance et j'invente les "vides" au fur et à mesure. Ce que je trouve intéressant avec les textes longs, c'est de voir comment les personnages vous échappent, se forgent petit à petit pour donner quelque chose que vous n'aviez pas prévu au début - alors que dans un texte court, on arrive assez bien à les mener au fouet, en général. Les dérapages sont mineurs.
Je sais que certains se font des plans détaillés à l'avance, et arrivent même à écrire leurs chapitres dans le désordre, tellement ils ont une idée précise du truc avant même de l'écrire. Personnellement, j'y arrive pas. J'ai tenté avec un synopsis, une fois ; ça a totalement pourri l'histoire, j'avais l'impression de remplir platement des cases sans que l'intrigue avance sous la poussée de son moteur interne...

Quand faites-vous vos corrections/reprises ?
Certains écrivent un premier jet, puis ensuite des "couches" de correction : d'abord la structure, puis la cohérence, puis le style, les personnages, etc. etc.
Personnellement, je suis totalement incapable de faire un truc pareil xD Je corrige au fur et à mesure. Déjà pour écrire un bout, je suis obligée de relire une longue tranche avant, donc je corrige ce que je vois, dans le style ou le rythme, avant de faire la suite. Quand j'ai envie de me plonger dans le texte mais pas le temps d'écrire, je relis des bouts, ici ou là, pour les corriger.
ça c'est au cours de l'écriture. Je laisse aussi certains passages en suspense, du genre : "ici je sens que ça va pas bien, je verrai quand j'aurai fini si j'enlève le passage ou si je le change complètement", ou "là ça s'embourbe, mais je vois pas comment corriger... Je verrai dans longtemps quand j'aurai fini."
Ensuite, pour les cas où j'ai terminé (les 3 d'y a longtemps, donc), à la fin (ou plus exactement pendant que j'écrivais la fin, disons le dernier quart), j'avais des moments où je m'apercevais que tel élément aurait dû être introduit avant, ou que j'aurais dû caser un indice à tel endroit. Du coup j'ai rajouté des petites scènes ici ou là, et corrigé là où j'avais changé d'avis en cours de route.
 Après j'ai repris tout le texte pour le relire normalement, comme j'aurais fait d'un texte court, sauf que ça prend plus de temps. Comme mes trucs étaient pas très longs, j'ai pu les relire en une ou deux fois, ça va.
Et pis après, posté sur un forum pour avoir des corrections des autres :P

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Comment bâtissez-vous vos personnages (j'entends par là leur psychologie, leur complexité, leur histoire, en un mot : leur identité) ?
Je pense que je suis encore moins compétente pour te répondre ici que sur le reste, parce que je suis pas sûre que mes personnages soient très bien campés... Enfin, dans ma tête, si ; mais pas sûre que ça se dégage du texte  :D
Personnellement, j'ai une idée de départ pour le personnage. Une idée de l'orientation qu'il va prendre, je sais déjà certaines répliques qu'il va dire longtemps après, comment il va faire ceci ou cela, son sentiment à tel passage important. Pis je commence à écrire, en le lançant sur l'impression initiale qu'il est censé créer pour le lecteur. Et à partir de là... ça part en vrille  :mrgreen: Aucun des personnages que j'ai développés sur un texte long (fini ou pas) n'a terminé tel que je l'avais prévu. Voire parfois, il a même fait des trucs que j'avais pas prévu, et qui ne m'arrangeaient pas - mais vu son caractère, comment aurait-il pu ne pas faire ceci ou cela, vu les circonstances ?
En fait, c'est ça que je trouve le plus marrant : voir comment tu construit ton personnage petit à petit, avec un coup de pinceau ici, un autre là, et au final ça sort un bonhomme ou une bonne femme pas du tout comme prévu, mais que t'aimes bien quand même.
Une seule fois, j'ai essayé de forcer le personnage à rester comme j'avais prévu. Ben ça a très, très mal rendu. Les quelques personnes qui l'ont lu ont toutes pas aimé ce personnage, et surtout, l'ont trouvé fade, alors qu'il était pas censé. Depuis, j'essaye plus  :mrgreen:
Pour l'histoire et l'identité du personnage, pareil : en général j'ai une idée vague au début (Truc-muche joue un double jeu et se fait passer pour méchant alors qu'en vérité c'est un gars normal qui s'ennuie, et il a tel métier et une soeur de tel caractère), et au fur et à mesure, j'invente des morceaux qui collent à cette ligne-là mais qui vont l'étoffer ou la faire légèrement varié de ce qui était prévu...

Pour ce qui est de la cohérence, je pense que ça se fait tout seul. Enfin les personnages, à mon avis, il faut les "sentir" quand tu écris, savoir que si tu prenais ton perso et tu le mettais là tout de suite, à côté de toi dans le métro, ben tu saurais comment il va s'asseoir, quelle remarque il va faire, etc. Eviter tout ce qui est utilitaire (style "il faut que quelqu'un fasse ceci, alors Bidule me semble le plus approprié"), et au contraire, suivre ton "feeling" quand il te semble que le personnage devrait prendre telle route, même si tu l'avais pas prévue au début...
Par contre, pour la complexité, j'en sais rien du tout  :mrgreen: Je suis peut-être naïve, mais je me dis que ça dépend un peu de l'auteur, de son vécu personnel et de sa capacité à comprendre les autres. Si (comme moi :mrgreen: ) vous êtes pas très douée pour tout ça, vos personnages vont ressortir un peu caricaturaux, des coquilles vides. Mais si l'auteur arrive bien à comprendre la nature humaine, ben forcément, son personnage sera d'autant plus complexe...
Enfin, tout ça pour dire que je ne suis pas sûre qu'il y ait une méthode pour travailler la complexité d'un personnage ^^

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Comment surmontez-vous l'obstacle du découragement (parce que ça n'avance pas, pas assez vite, pas dans la bonne direction, parce que ça commence à trop ressembler à ce que vous êtes en train de lire ...)?
Moi je fais lire à Kailiana, et elle me donne des coups de fouets pour que je continue  :mrgreen:
Non, plus sérieusement, j'y arrive pas trop non plus. >.< Les 3 premières, là, c'était au lycée. J'avais la conviction qu'en entrant en hypokhâgne, ma vie allait s'arrêter et qu'il fallait que j'accomplisse tout ce que je pouvais avant ce moment fatidique. Du coup j'ai terminé ces histoires, dont une en 2 mois.
Depuis... J'ai beaucoup plus de mal. Ce qui me motive c'est de me dire que c'est bientôt terminé "allez, j'en suis presque à la moitié... 10 pages et c'est le tournant important.... Ah, en fait ce sera 15. Tiens, 15 pages de passées et j'en suis pas encore là... Mais allez, dans 12 pages à peu près, c'est le grand tournant !". Bref, comme ça j'ai pas l'impression d'attaquer une falaise à la petite cuiller.
Par contre, là où je me décourage c'est quand, comme cette année, j'ai l'impression que je sais plus écrire, que tout ce que je rajoute à l'histoire fait que la gâcher, et qu'en plus à la base elle était pas intéressante...

Alors j'ai trouvé une parade, mais je sais pas si ça va marcher, je suis juste en train de l'applique. Je me dis que c'est juste un entraînement. Et que le prochain sera mieux. Que forcément, ce roman-là il aura plein de défauts, mais que ce sera jamais du temps perdu si 1/ je me suis amusée, et 2/je me suis confrontée à des problèmes de structure ou autres.
Et pis je continue d'écrire des trucs plus courts à côté, pour conserver quand même l'impression de terminer des choses.
Je vous dis dans quelques mois si ça a marché :mrgreen:


Bon en fait mon message est tellement kilométrique que je l'arrête là. Personne va le lire de toute façon xD
Désolée pour la tartine, mais la question initiale était super vaste, na ! :P
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Tomoyo

  • Calliopéen
  • Messages: 578
Re : Le roman
« Réponse #2 le: 06 Juillet 2012 à 20:29:38 »
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Cette question s'adresse donc plutôt à ceux qui ont déjà abouti à quelque chose dans le domaine, et non pas, comme moi, qui n'ont fait que tourner en rond en alignant des mots, pour finalement s'échouer comme une baleine sur une plage après maints et stériles efforts (j'exagère le trait, mais des fois, c'est l'effet que ça me fait, et... c'est pitoyable lol).
Mouahahah, tant pis je m’immisce quand même, même sans légitimité  :huhu:
Donc, pour préciser ma situation : je n’écris jamais d’histoires courtes, je me lance toujours dans de grands récits épiques sans fin et d’ailleurs je ne finis jamais rien, au bout d’un moment j’ai envie d’autre chose et hop je « zappe ». ><

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Donc : comment construisez-vous votre roman ?
Généralement je n’ai même pas une idée d’intrigue, je commence par une scène. Du coup j’ai plein de textes qui font juste 3 à 5 pages, parce que la scène ne m’a pas lancée sur autre chose. Parfois pourtant, ça s’enchaîne. Quand j’arrive vers 10-15 pages, là je commence à poser le clavier et à me dire « allez ok, visiblement t’accroches avec ton perso, essaie de lui trouver un truc sympa à vivre » et donc là je plisse des yeux et je me concentre jusqu’à trouver une vague histoire « bon, on va lui trouver une arnaque commerciale à découvrir et là, là, en fait l’arnaqueur il viendrait du futur parce que dans le futur ils n’ont plus tel truc » (j’ai jamais dit que ce devait être bien  :huhu:…).
A partir du moment où j’ai cette micro ligne d’histoire, j’ai plein de scènes qui viennent, alors je les écris.. « oh et là, il tomberait du bateau » et bam j’écris ses déboires en plein océan etc. Je sais que ça arrivera, mais je ne sais pas encore quand… et c’est là aussi que j’ai plein de scènes de dialogues qui viennent aussi, du coup j’ai de nouveaux perso qui arrivent aussi.
Dit comme ça on dirait un joyeux bazar  :D, mais une fois que j’ai passé ces 2 ou 3 jours où j’accumule les bouts et les idées, quand je me lance dans l’écriture, j’ai pas de blanc, tout s’enchaine….
Après comme dit avant, je ne finis jamais rien, mais c’est parce que l’histoire va bien plus vite dans ma tête que l’étape de rédaction et du coup j’ai tout le temps l’impression d’être en retard, et moi je veux savoir la suite…. |-|

D’ailleurs ça me fait penser, je suis tout à fait du même avis (de la même impression) que Miora :
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c'est de voir comment les personnages vous échappent, se forgent petit à petit pour donner quelque chose que vous n'aviez pas prévu au début

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Voire parfois, il a même fait des trucs que j'avais pas prévu, et qui ne m'arrangeaient pas - mais vu son caractère, comment aurait-il pu ne pas faire ceci ou cela, vu les circonstances ?

Quand j’écris, je ne garde que la vague idée de fil conducteur et ensuite je laisse vivre les perso tous seuls, c’est vraiment ça le plus fun  :bonpublic:.

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Quand faites-vous vos corrections / reprises ?
Mmmm quand j’ai écrit 10 pages, j’ai tendance à m’arrêter quand même et à relire voir si je n’ai pas buggué quelque part. Mais en écriture j’ai deux défauts majeurs, et l’un des deux c’est d’écrire très/trop vite. Comme j’essaie de rattraper ma tête et ce que j’ai imaginé, j’enchaîne les lignes, les pages, j’avale l’histoire. Du coup j’imagine que je perds le lecteur en le faisant passer de un à 8 perso en 3pages, avec chacun une caractéristiques et une histoire, sans description, puisque les descriptions me font perdre du temps sur l’intrigue……. Ouais quand je dis majeur, c’est majeur…
Du coup, je m’oblige à me stopper, respirer un bon coup et relire, calmer tout ça quoi… c’est là que je rajoute des phrases pour temporiser un peu, je ne suis plus dans le même « mode » d’écriture… donc c’est assez indispensable pour moi…. Mais j’avoue que je ne le fais pas toujours…

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Comment bâtissez-vous vos personnages (j'entends par là leur psychologie, leur complexité, leur histoire, en un mot : leur identité) ?
Ahahaha, c’est mon défaut majeur numéro 2. Mes personnages se ressemblent tous.
Mais en même temps c’est fait exprès, c’est juste un type de perso que j’aime, donc je fais ressortir le même genre de personnalité.
Après, au sein d’une même histoire, si j’ai beaucoup de personnages (j’ai une histoire avec 9 personnages principaux…. Soit dit en passant, je le déconseille, c’est à se taper la tête sur un mur crépis), je suis obligée de forcer un trait sur chaque perso. Par exemple, la réveuse, la colérique, la bougonne, la bonne âme, l’introvertie etc. Oui oui, comme les schtroumpfs…
Je vois pas comment s’en sortir sinon, vraiment, les conversations à cinq perso…..
Après je ne pense pas que ça les rendent plus superficiels… enfin j’ai essayé, par curiosité, voir comment évolueraient ces perso, et en fait ils se débrouillent pour tous avoir LEUR moment dans l’histoire… Le problème c’est que je suis toujours fan de même genre de perso comm dit plus haut, donc sur mes 9 perso, ça se voit clairement qu’ill y en a un qui a un peu la lumière en pleine figure…
Et pour vraiment répondre, mes perso se font surtout dans les dialogues. Il est rare que je les décrive, c’est ce qu’ils disent qui leur donne leur forme.

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Comment surmontez-vous l'obstacle du découragement
Huhuhu, je ne le surmonte pas, je passe à autre chose.
Mais c’est que j’ai un rapport à l’écriture de joie, d’amusement, de récréation, ça ne m’embête pas vraiment de papillonner ^^
Mais je comprends très bien le besoin d’accomplissement hein.

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Comment corrigez-vous les failles qui apparaissent inévitablement ?
Alors là, tout pareil que Mil. En gros je me dis « ok c’est pas formidable DU TOUT ce passage là, mais on verra quand j’aurais fini »
Ahahah et comme je finis jamais……….
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Je laisse aussi certains passages en suspense, du genre : "ici je sens que ça va pas bien, je verrai quand j'aurai fini si j'enlève le passage ou si je le change complètement", ou "là ça s'embourbe, mais je vois pas comment corriger... Je verrai dans longtemps quand j'aurai fini."

J’enchaine avec la question de Mil… :-¬?

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C'est quoi vos principales difficultés pour les romans ? Je veux pas dire la motivation, l'organisation, tout ça. Je veux dire : quand vous rédigez ? Au niveau de la structure de l'histoire ? Par différence aux textes courts ?
Pour moi, 3 problèmes de structure :
-l’embourbement dans une histoire qui nous échappe et devient trop compliquée avec une multitude de personnages et une complexité croissante de l’intrigue par peur d’être trop binaire….
- dilatation du temps… Je prévois une histoire qui se déroule sur une année, et au bout de 100 pages il ne s’est passé qu’un mois…. Là ça me décourage et ça m’énerve de ne pas être capable d’être plus courte…
- l’originalité : j’aime les histoires d’aventures, les bonnes phrases, un combat ou deux et voilà. Mais tout ça il faut que je le mette dans une histoire qui aurait un peu d’intérêt et là je coince. Déjà par manque de culture G : du genre mon personnage est journaliste et enquête sur le milieu des ventes automobiles… ok, ben j’y connais rien dans tout ça. Ce perso vit dans Bordeaux…. Ok, faut que j’apprenne la ville, je la connais vaguement… Son meilleur ami est  informaticien et va l’aider pour les codes et tout ça… ok, je peux bien balancer 3 ou 4 mots tels que « proxy », « NAS », « ghost » mais ça fera jamais une phrase…
Du coup il me reste le monde fantasy ou je peux tout inventer… mais du coup je me sors de passages difficiles par un bon coup de magie de derrière les fagots un peu facile…
- L’angoisse de la fin : ne pas être capable de trouver la bonne chute…


mmmm j'ai fait bien bien long pour finalement ne pas beaucoup t'aider Menthe :mrgreen:
Mes goûts sont simples : je me contente de ce qu'il y a de meilleur [Oscar Wilde]

Hors ligne Krapoutchniek

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Re : Le roman
« Réponse #3 le: 18 Juillet 2012 à 17:51:46 »
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Comment écrivez-vous vos romans ?

En mettant des lettres les unes après les autres  :noange:

Plus sérieusement, pour mon "premier" roman, j'ai d'abord imaginé pas mal de choses : les personnages, l'intrigue en elle-même, les lieux. Puis j'ai pris mon temps. Un peu trop d'ailleurs, je crois. Bref, ça fait 5 ans que je suis dessus et j'ai à peine terminé le premier tome en novembre. Et là je vais le réécrire totalement. Durant ces 5 ans, j'ai écrit relativement peu (ben oui, bout-à-bout, deux mois auraient suffit) mais j'ai beaucoup créé (dans ma tête, sans le coucher sur le papier). Du coup, je visualise avec précision la plupart des scènes et je peux donc les écrire facilement quand j'y viens. Mon histoire devrait se dérouler en trois tomes et j'ai déjà pas mal de scènes très avancées. Par contre, j'ai horreur d'écrire des scènes à droite et à gauche. J'écris tout en continu, dans le même ordre que le lecteur lirait l'histoire.
J'ai aussi modifié pas mal de trucs pendant tout ce temps. Ce qui fait qu'après 5 ans, je ne suis plus satisfait de ce que j'ai écrit au tout début. Voilà entre autres une des raisons pour lesquelles je réécris tout aujourd'hui (en nettement moins de temps j'espère, sinon je ne finirai jamais :p).


Sinon, j'ai aussi commencé un autre roman tout à l'heure, aux antipodes du premier. Là je quitte les rivages de la fantasy pour m'immiscer dans le monde du thriller. Mais bon, je ne mise pas grand chose là-dessus. Je n'y connais pas grand chose, je n'ai absolument rien préparé et je n'ai pour l'instant aucune idée des événements à venir. Je ne connais même pas encore le prénom du héros. Bref, je tente l'expérience inverse de mon premier roman. Ca me permet aussi de changer d'air, pour pouvoir mieux me plonger dans la réécriture par la suite.


Par rapport au découragement, j'avoue que ça m'est arrivé souvent. Quand on a un gros projet et qu'on se rend compte qu'il a de nombreux problèmes, on a souvent envie de simplement l'abandonner, tant les difficultés à surmonter sont énormes. Malgré ça, je ne jette pas l'éponge. Je m'accroche. Jusqu'à maintenant, ça a toujours fonctionné.
It will reveal its meaning when it lives in victory...

Jon Ho

  • Invité
Re : Le roman
« Réponse #4 le: 18 Juillet 2012 à 17:59:10 »
L'idée jaillit et il faut qu'elle soit puissante et susceptible d'être développée sur plusieurs dizaines de pages.
Ensuite le reste coule tout seul. Avec des haut et des bas, des périodes de quasi hystérie et d'autres de stagnation.

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Re : Le roman
« Réponse #5 le: 18 Juillet 2012 à 18:27:24 »
Merci, Jon Hon pour cet avis puissant et développé  :huhu:


Krap --> en fait du coup tu es vachement organisé ! Ecriture/réécriture... Ça marche bien, cette phase de réécriture ? Je crois que si je devais faire ça, les bras m'en tomberaient et je laisserais courir le projet...

Tomoyo -->
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Après, au sein d’une même histoire, si j’ai beaucoup de personnages (j’ai une histoire avec 9 personnages principaux…. Soit dit en passant, je le déconseille, c’est à se taper la tête sur un mur crépis), je suis obligée de forcer un trait sur chaque perso. Par exemple, la réveuse, la colérique, la bougonne, la bonne âme, l’introvertie etc. Oui oui, comme les schtroumpfs…
Je vois pas comment s’en sortir sinon, vraiment, les conversations à cinq perso…..
Après je ne pense pas que ça les rendent plus superficiels… enfin j’ai essayé, par curiosité, voir comment évolueraient ces perso, et en fait ils se débrouillent pour tous avoir LEUR moment dans l’histoire… Le problème c’est que je suis toujours fan de même genre de perso comm dit plus haut, donc sur mes 9 perso, ça se voit clairement qu’ill y en a un qui a un peu la lumière en pleine figure…
C'est vrai que c'est pas évident ! Dans mes histoires écrite toute seule, j'avais maximum 4 personnages principaux (en général, je tourne à 3 - sans faire exprès. Vu que c'est souvent ce qu'on retrouve dans les livres, il doit y avoir une dynamique plus facile à instaurer, avec 3 persos...). Mais pour un truc écrit à deux avec une copine, on a 6 personnages principaux + des personnages secondaires envahissants et... ça part dans tous les sens, c'est le fouillis. Parce que forcément quand t'en as qui ont des histoires personnelles super intéressantes, pour qu'ils n'effacent pas les autres il faut en donner aussi auxdits autres, et bref, j'admire les auteurs de grandes sagas qui on quinze mille personnages tous bien campés.


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- l’originalité : j’aime les histoires d’aventures, les bonnes phrases, un combat ou deux et voilà. Mais tout ça il faut que je le mette dans une histoire qui aurait un peu d’intérêt et là je coince. Déjà par manque de culture G : du genre mon personnage est journaliste et enquête sur le milieu des ventes automobiles… ok, ben j’y connais rien dans tout ça. Ce perso vit dans Bordeaux…. Ok, faut que j’apprenne la ville, je la connais vaguement… Son meilleur ami est  informaticien et va l’aider pour les codes et tout ça… ok, je peux bien balancer 3 ou 4 mots tels que « proxy », « NAS », « ghost » mais ça fera jamais une phrase…
Du coup il me reste le monde fantasy ou je peux tout inventer… mais du coup je me sors de passages difficiles par un bon coup de magie de derrière les fagots un peu facile…
Looool, j'ai longtemps pensé comme toi ! A la base, c'est pour ça que j'ai commencé par de la fantasy ^^ Ensuite, je me suis rendu compte que c'est rigolo de faire quelques recherches pour tel ou tel aspect d'une histoire :)
Par contre, j'ai jamais réussi à écrire un récit historique, parce que j'avais l'impression qu'il fallait vérifier trois mille détails pour chaque paragraphe, et en plus respecter l'esprit de l'époque et gérer les informations fournies au lecteur qui, lui, n'a pas fait toutes ces recherches. Mais j'ai toujours rêvé de faire ça un jour  ::)

(Bref, mon message est pas très constructif mais la conversation était retombée aux oubliettes et elle semblait toute triste, abandonnée-là...  ::) )
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Krapoutchniek

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Re : Re : Le roman
« Réponse #6 le: 18 Juillet 2012 à 18:49:50 »
Krap --> en fait du coup tu es vachement organisé ! Ecriture/réécriture... Ça marche bien, cette phase de réécriture ? Je crois que si je devais faire ça, les bras m'en tomberaient et je laisserais courir le projet...


Je ne peux pas encore vraiment dire si ça marche ou pas. J'ai un peu commencé mais pas grand chose. Et j'ai déjà un problème : je relis sans cesse ce que j'ai déjà écrit auparavant. Du coup ce n'est plus de la rééciture. En fait, je devrais d'abord relire ce que j'ai écrit, en entier. Puis je devrais réécrire sans revoir ce que j'ai déjà fait. Mais bon, j'ai réécrit 10 lignes là  :-¬?

Et comme j'ai commencé autre chose, la vraie réécriture n'est pas pour tout de suite. Ce sera pour dans quelques jours sans doute.
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Re : Re : Le roman
« Réponse #7 le: 28 Juillet 2012 à 13:16:24 »
 Bon je suis peut-être débutante et totalement amateure question écriture, mais je peux absolument comprendre ce que tu viens de dire ! au bout d'un moment, c'est exactement ça:

- difficulté à maintenir un rythme prenant sans que ça soit totalement invraisemblable (genre les personnages enchaînant des péripéties 24h/24 xD) ;
- difficulté à ne pas se répéter dans le style, la façon d'écrire (tendance à retomber sur le même type de vocabulaire, de façon d'amorcer le récit d'une situation) ;
- tendance au "repli" du texte sur toujours les mêmes éléments. Notamment tendance à se replier juste sur les faits, comme si je pédalais pour faire avancer la machine, mais en oubliant d'emporter le lecteur avec moi. Ou aussi la tendance à me concentrer toujours sur les mêmes éléments (typique : se centrer sur le regard du personnage pour amorcer une description. Sauf qu'à la fin c'est hyper répétitif. Ou encore quand un personnage a une spécificité (genre une expression fétiche), oublier de donner de l'existence au reste de son corps)
- des problèmes de gestion du temps (du genre des journées qui durent 40 pages... Bon, matériellement c'est possible, mais ça fait assez disproportionné pour le lecteur)
- tendance à faire passer des problèmes de scénario par des pirouettes pas très crédibles (du genre : personnages coincés alors je sors un truc pas très crédible et je tente de le justifier... Des fois ça marche, mais des fois, pas)
- tendance à décrire des trucs inutiles ; en même temps c'est immersif mais faut pas non plus donner l'impression de patiner...
- difficulté à savoir ce que le lecteur a deviné du fin mot de l'histoire à tel ou tel endroit - mais bon là c'est comme une nouvelle, c'est juste plus long comme effort ^^

oui il faut toujours trouver la prochaine action du personnage, le prochain évènement, et vous êtes en panne d'idée alors vous écrivez  et puis après tout à coup vous vient une idée sublime qui vous emporte une vingtaine de page plus loin alors que c'était le calme plat... question rythme chamboulé lourd, on peut pas faire mieux.
On finit par sortir les mêmes phrases, les mêmes mots, au final on écrit et on se rend compte tout à coup que c'est la 2ème fois sur la même page que le mot "ciel" par exemple apparaît ou que les personnages ont parfois la même réplique. Parfois, on répète aussi les mêmes scénarios jusqu'à ce que ça devienne prévisible, typique, aucune surpise pour personne, lecteur comme auteur, pourtant l'auteur doit aussi se faire plaisir dans l'histoire qu'il écrit, non?
et oui aussi on écrit un truc, tout à coup une pensée qui traverse le personnage, une description, bref quelque chose difficile à expliquer et on est pas sûrs que le lecteur puisse comprendre, doit-on reformuler la phrase, expliquer sachant qu'on pourra passer un paragraphe entier consacré à cette nuance alors que c'est un élément dérisoire dans l'histoire ?
Bref, je comprends ces difficultés, bon je sais pas si ça sert à grand chose, mais l'idée est là.
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Re : Re : Le roman
« Réponse #8 le: 10 Août 2012 à 13:11:44 »
L'idée jaillit et il faut qu'elle soit puissante et susceptible d'être développée sur plusieurs dizaines de pages.
Ensuite le reste coule tout seul. Avec des haut et des bas, des périodes de quasi hystérie et d'autres de stagnation.

Tu résumes plutôt bien mon état d'esprit, télépathe que tu es  ;D

Pour ma part, j'ai trois romans en cours, dont un franchement avancé. Les autres n'étant à l'heure actuelle qu'à l'état de foetus mal formé.

Le processus est toujours le même : une idée me vient, parfois inspirée de faits, d'une musique, d'un film... Et puis d'autres en découlent. J'écris toutes les idées, les premières scènes... Tout au moins c'était le processus que je suivais jusqu'à maintenant. Mais après deux essais infructueux, je suis parti sur cette chronologie : premières idées >> Scénario complet >> Ecriture >> Relecture> Abandon

Bon, l'étape abandon est assez fluctuante, elle peut survenir plus tôt que prévu...  :-¬?

A l'heure actuelle, j'en suis à la moitié du scénario mais ça avance très vite ; je l'ai commencé il y a deux semaines.

Point de vue personnage, j'ai beaucoup de mal. Je n'arrive pas à me dire, avant d'écrire : « Bon, il y aura Brian qui sera né dans la kitchen... ». Les personnages arrivent à l'improviste, je leur demande ce qu'ils font là et finalement ils restent. Leur histoire, leur caractère se forgent au fil de l'histoire. Avec le recul, je me rends compte que c'est un véritable capharnaüm organisé.
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Re : Le roman
« Réponse #9 le: 10 Août 2012 à 13:34:29 »
prem
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ières idées >> Scénario complet >> Ecriture >> Relecture> Abandon

Tiens, ça me rappelle quelqu'un...  :-¬? Sauf que moi avant "abandon" il faut rajouter la case "blocage". C'est dingue, parce que j'ai tout, les personnages, les lieux, les événements... Mais entre eux il y a ce qui ressemble à des gouffres sans fond à combler...

Ou alors, je commence une histoire avec un personnage (en général c'est ce qui vient en premier : le nom du personnage. Son physique suit instantanément, et après, c'est son milieu etc...), je continue de poser le décor et tout et tout... Et là, c'est le drame : mais où vais-je bien pouvoir en venir ??? Que va devenir mon personnage ? Quelle aventure passionnante lui faire vivre ?
C'est comme ça que j'ai avorté de cinq cadavres sur mon PC  :P

Pour la peine, je vais me mettre à commencer autre chose ^^ (et oui, encore...)
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Re : Le roman
« Réponse #10 le: 11 Août 2012 à 13:15:23 »
C'est surprenant comme les inspirations divergent. L'un définira son personnage sans problème, mais butera sur son histoire. Mais d'aucun n'arrive à obtenir les deux. Pour ma part, l'histoire se dessine toute seule, assez rapidement. Mais les personnages mettent plus de temps à se dévoiler, à créer les liens suffisant pour que l'osmose prenne.

A nous deux, on y arrivera Kerena !  ;)
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Re : Le roman
« Réponse #11 le: 23 Octobre 2012 à 19:59:46 »
Pour ma part, je fais quelques petites recherches sur le sujet à traiter, j'écris déjà les grandes lignes ( bien qu'au final ce n'est pas du tout l'histoire que je me suis faite), un premier brouillon avec des phrases simple, puis je reviens dessus lorsque j'ai une page de fini pour "broder". Quand j'ai fini un chapitre, je le reprend depuis le début, je déplace des mots, des phrases. Mes personnages sont construits ainsi. Je ne fais pas de "fiche techniquo-personnalitique". Quand j'en suis à la moitié, je monte, démonte mes chapitres. Et quand enfin j'ai terminé mon bouquin ( ca peut aller de six mois à quatre ans pour certains de mes ouvrages) je corrige. Une, quatre, dix relectures jusqu'à ce que j'ai envie de tous les tuer  :D je le fais lire aux proches, puis je passe à autre chose... quoique le héros de mon dernier ouvrage vient souvent me hanter encore.

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Re : Le roman
« Réponse #12 le: 30 Octobre 2012 à 15:03:01 »
pfffffff... Découragement dans mon histoire.  (très bonne idée ce fil Menthe d'ailleurs, thank's  :huhu:) Mais en dehors du fait que je rencontre à peu près les mêmes problèmes que vous et que ça me parrait insurmontables de solutionner tout ça, ce qui me dépite le plus c'est : qu'est-ce qui me dit que l'histoire que je raconte aura un intèret pour quiconque?

C'est vrai, c'est ça qui me freine ou me déprime le plus et qui fait que j'ai du mal à continuer!

Je ne sais pas dans quel genre je m'inscris et même si je le savais, je me dis que certains ont forcémen écrit la même chose avant moi et mieux que moi....

Il y a un côté mega décourageant de me dire que je passe énormément de temps à rédiger un truc qui peut-être... n'intéressera absolument personne!

Comment savoir? C'est hyper déprimant  :'(

 :oxo:

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Re : Le roman
« Réponse #13 le: 30 Octobre 2012 à 15:11:18 »
Elhora,


Il faut que tu gardes à l'esprit la raison qui te fait écrire.
Moi, c'est ça qui m'aide.

Bien sûr, j'ai déjà eu les mêmes problèmes que toi. Mais je suis parvenu à les surmonter en puisant ma force dans ce qui me motive le plus. Mon plaisir d'écrire, de construire de belles histoires, et de les raconter.

Evidemment, tout a déjà été écrit sur tous les sujets (ou presque, mais on va pas chipoter). Il ne faut pas que tu cherches à produire le meilleur texte du monde, ou le plus original.

Je ne peux pas répondre à cette question à ta place. Tu dois chercher au fond de toi tes propres motivations, et ne jamais les perdre de vue.

Il y a de nombreuses phases dans la génération d'un roman. Lors du dernier, j'avais tenté de tenir un journal, afin de garder une trace de tout ça, mais j'ai vite abandonné, car ça me prenait plus de temps que le roman en lui-même. La documentation (même pour du fantastique), la planification, l'étude des personnages (même informelle), etc. Garde la tête hors de l'eau, et conserve ton but en ligne de mire.

Ecrire doit rester un plaisir. Ton plaisir.


O.
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Re : Le roman
« Réponse #14 le: 30 Octobre 2012 à 15:17:26 »
Tu as raison, tu as entièrement raison (c'est marrant, Kerena me dit la même chose sur le défouloir).

Je crois que le problème que j'ai quand j'écris un roman (et je n'arrive pas à me dépétrer de ça) c'est que ma motivation est de montrer / démontrer. Comme si je faisais vivre un personnage pour qu'on le comprenne. Je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire. C'est comme si je voulais prouver quelque chose. Comme si mon héros était un paraplègique par exemple et qu'en le faisant vivre, j'espère que  les lecteurs conclueront : "Ah, c'est donc ça que vit un paraplègique!"

Je n'arrive pas à lâcher l'idée qu'ils puissent ne pas comprendre ou alors interpréter les choses différemment. Du coup, je crois que je me noie dans des tonnes d'explications plutôt que de raconter l'histoire en elle même.

Est-ce que tu vois ce que je veux dire?

 :oxo:

 


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