Bonjour, je ne savais pas où mettre mon texte..
Ce n'est qu'un début, mais je voulais savoir si les phrases allaient bien ou pas.. Si elles étaient accrocheuses.. et si le début n'était pas lent ou au contraire trop rapide..
Si ce n'était pas le bon endroit pour le mettre, faites moi signe..
Merci d'avance pour vos réponses !
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Je ne sais pas si ces aiguilles me font du bien ou du mal. Ce que je sais, c’est que je suis là pour la huitième fois depuis que ma vie à changer. Le fauteuil dans lequel je suis assise n’est pas confortable et pourtant cela fait deux heures trente-deux que j’y suis assise et que je ne dis rien. A croire que la douleur ne m’atteint même plus après tout ce temps. J’avais quatorze ans lorsque j’ai commencé, j’allais chez Dill’s en cachette.
J’avais l’habitude quand j’allais chez lui, de prendre une paire d’écouteurs, mon mp3 et de ne pas dire un mot. Dill’s était habitué à ça et il le respectait. Il avait aussi l’habitude de m’enlever un écouteur à chaque fin de séance et de me dire que c’était fini. C’était la seule phrase qu’il me disait, mais aujourd’hui ça a changé. A la place de se lever et d’aller accueillir le prochain client, il ferme la porte à clé. Quelqu’un de normal paniquerai, mais moi je ne connais plus cette sensation de danger. Je sais ce qu’il veut me dire, ce qu’il espère dire depuis des années.
- Joyeux anniversaire Lia, me dit-il en me regardant droit dans les yeux, comme il le fait dès qu’il parle sérieusement.
Il sait que je ne vais pas répondre, mais il espère toujours un sourire de ma part. Lequel je me force à faire pour ne pas le décevoir. Il tend sa main et caresse mon cou où se trouve mon cinquième tatouage. Ses yeux noir et profond ne me lâchent pas d’une seconde.
- Parle-moi, je t’en supplie, parle-moi, me chuchote-t-il en s’approchant de mes lèvres.
Je me recule, saute du fauteuil en cuir noir, déverrouille la porte et sors en courant du salon de tatouages sans oublier de déposer au passage les deux cent euros que je lui dois.
Je tourne au coin de la rue et me pose contre un mur pour reprendre mon souffle. Je sens mon portable vibrer dans la poche de mon blouson en cuir vieux de quarante ans. Je pense que c’est Dill’s mais étonnamment ce n’est pas lui. Je le laisse vibrer dans ma main sans décrocher, à vrai dire, je ne réponds jamais au téléphone. Cela m’est arrivé qu’une seule fois.
Mon téléphone me signale que j’ai un message :
« Retrouve-moi au banc habituel à quinze heure. »
Il est quatorze heure quarante-cinq, je n’ai toujours pas mangé et je meurs de faim. Je décide de passer à l’épicerie du coin.
- Salut petite, j’ai cru que tu ne viendrais jamais, me dit le vieux propriétaire en rigolant
Je lui exquise un sourire, pose l’argent sur le bord de la caisse, prend mon sandwich et sort aussitôt. Mes lunettes sur le nez, je marche le long de barrières métalliques avant de m’introduire dans le parc. Je me dirige vers la fontaine où se trouve le banc sacré tout en mordant à pleine dents dans mon sandwich poulet mayonnaise. Il est là, assis comme à son habitude au bout du banc, avec un grand manteau noir et des lunettes de soleil. Il a toujours ce manteau, alors que la température avoisine les trente degrés à l’extérieur, je n’ai jamais su ce qu’il cachait en dessous de celui-ci pour vouloir autant le dissimuler.
- J’ai ce qu’il te faut, j’espère que toi aussi, Julia, me dit-il en baissant lentement ses lunettes pour me faire un clin d’œil
Je m’asseye lentement à l’extrémité du banc, encore mon bout de sandwich en bouche. Je cherche dans ma sacoche en cuir, puis sors une enveloppe que je pose au milieu du banc en regardant cet homme.
- Oui je sais j’aurais dû prévenir avant, me chuchota-t-il tout en prenant l’enveloppe de sa main droit.
Il dépose à son tour une enveloppe, que je m’empresse de prendre et d’ouvrir. Dedans, des photos, je jette un coup d’œil dessus, puis les remets à l’intérieur et referme l’enveloppe. Je me lève, et sors du parc sans un mot.