Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Asphyxié

Auteur Sujet: Asphyxié  (Lu 6275 fois)

Hors ligne Äthan

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Asphyxié
« le: 25 Avril 2012 à 19:49:41 »
Bonjour! Voici un texte que j'ai écrit il y a quelques jours. J'aimerais bien sûr avoir quelques avis extérieurs, critiques, remarques, tout est bon à prendre. A noter que je n'aime vraiment pas la fin .

Attention, c'est un peu gore  :noange:


Asphyxié


Tout le monde avait fini par le surnommer le démon de la ville. En réalité, il s'appelait Laogam. Je lui avais moi-même demandé son nom la première fois qu'il était venu à l'église. Étranges sonorités. J'avais peut-être mal compris mais n'avais pas osé réitérer ma question. Son arrivée m'avait d'abord ravi : du sang neuf pour la paroisse.
Personne ne savait d'où il venait, ni pourquoi il était venu. Il était simplement venu, un beau jour. Et c'était tout.
C'était un gentil garçon, au début, bien qu'un peu étrange. C'était son teint diaphane qui effrayait, et les lignes entrecroisées de veines sur ses joues, saillantes comme celles des vieux. Il ne parlait jamais à personne. Il venait, de temps en temps, un peu plus souvent maintenant que c'était l'hiver, mais restait de moins en moins longtemps à chaque fois.
Je ne l'avouerais pas en public mais il commençait à me faire peur, à moi aussi. La dernière fois qu'il était venu je lui avais demandé de partir. Pourtant il vivait dans la rue.
Son état semblait se dégrader, et on commençait à jaser. La vieille Jacqueline en particulier n'avait pas tari d'horreurs à son sujet. Pauvre bougre. Je n'avais jamais apprécié cette femme-là mais elle faisait partie de mes paroissiens les plus réguliers, et j'usais de toute la fausseté dont j'étais encore capable, à mon âge. Elle disait qu'il était possédé.  Il ne marchait plus, il avançait par à coups brusques et sporadiques ; il ne regardait plus, il glissait ses prunelles comateuses, indifféremment sur chaque corps, et sans rien retenir. Il ne respirait plus. Il grondait et poussait son souffle guttural avec peine, entre les parois de son gosier écorché presque jusqu'au point de non-retour.

Le mal étendait peu à peu son empire sur lui. Il le dévorait sur pied, le rongeait de fond en comble. J'aurais bien voulu l'aider. J'aurais voulu combattre mon dégoût égoïste ; et je le combattais d'ailleurs. Contre toute attente un groupe de femmes l'avait pris d'affection, et depuis quelques jours après chaque messe nous nous retrouvions au presbytère et nous parlions. Elles avaient tout de suite compris, contrairement aux autres. Nous gardions à l'esprit que la contagion pesait sur nous de toute sa menace. Pourtant nous n'avions pas peur. Mes économies étaient maigres mais je voulais bien les sacrifier  si c'était pour aider mon prochain, si c'était pour l'aider, lui.




On était dimanche soir. Je venais de souffler le dernier cierge et il ne me restait plus qu'un chandelier, éclairé d'une unique bougie, pour m'accompagner dans ma dernière ronde. Le ciel s'assombrissait de minute en minute. L'église devrait fermer ses portes dans un petit quart d'heure. Je restai un moment à vagabonder sur les bas-côtés, ressassant les événements de la journée dans ma tête douloureuse.
Mme Vaumarin était venue me trouver au presbytère après la messe. Elle avait des nouvelles de l'établissement de soins. De mauvaises nouvelles. Il n'y avait pas de place pour Laogam. Quant au coût, il était bien trop élevé.
Je me pris à soupirer, ramenant à moi les pans de ma soutane et les resserrant autour de mes jambes. Il faisait plutôt froid. Les courants d'air et les odeurs humides accompagnaient les échos de mes pas mesurés, rejetés de paroi en paroi, m'enveloppant comme à l'intérieur d'un vaste manteau de fourrure fraîche. 
J'étais arrivé au chœur. Je me me mis à monter les quelques marches mécaniquement, le dos tourné aux portes entrouvertes. J'étais sur le point de reposer le chandelier et de me frotter les mains, lorsque quelqu'un m'apostropha.

- Père Thomas.
- Oui ?
Je me retournai.
Des gouttes de sang s'écrasaient par centaines sur le sol de mon église, à quelques mètres de moi seulement, au cœur de la nef. Le bruit mouillé masquait les derniers échos de la voix qui m'avait appelé.
Laogam se tenait là entre les chaises, une main crispée sur ses flancs. Ses habits semblaient recouverts de neige fondue, de boue, et il tenait encore une pomme à demi-entamée dans l'autre main. Sa bouche entrouverte n'était plus qu'une masse sanguinolente, une fente dans la chair entre les deux joues. Le flot vital avait coulé sur son poitrail et sur ses cuisses, dans ses cheveux, dans ses mains. Cette vision me fit mal. Le jour devait forcément venir où sa résistance volerait en éclats, je le savais, je m'y étais préparé. Et pourtant cela n'enlevait rien à l'affreux choc de l'instant. Le pauvre garçon lâcha la pomme qui alla rouler entre les pieds de chaise et s'avança d'un pas.
- Père Thomas. Je suis possédé.
- Mais Laogam ... je …
Je ne trouvai pas la force de dire autre-chose, de le démentir.  Il fit à nouveau un pas dans ma direction.
- Je suis possédé.
Son ton était grave, monocorde. Ses yeux erraient dans le vague près de mon visage, sans jamais s'attarder sur un point précis. Les réseaux de veines et de cicatrices ressortaient douloureusement sur sa peau, les sillons se creusaient sur ses mâchoires souillées. Le sang se répandait toujours plus à ses pieds.
Je repris lentement le chandelier.  Mon cœur vrillait mes côtes et mes tempes, m'empêchait de réfléchir. Tout mon courage s'envola, l'espace d'un terrible instant. Je redescendis les marches le plus tranquillement possible. Il commença une série de petits pas vers le chœur. Ses deux bras étaient ballants maintenant et de fines goutelettes se détachaient du bout de ses doigts, projetaient de petites salves qui m'inspiraient un mouvement de recul, chacune d'elles. Je ne voulais pas entrer en contact avec lui. Avec son mal corrosif.
- Père Thomas. Vous m'abandonnez.

 Je trébuchai dans les pans trop longs de mon habit. Encore chancelant je me réfugiai à nouveau dans l'ombre froide des bas-côtés, me plaquai derrière un imposant pilier, et tentai de reprendre ma respiration.
Je n'entendais plus rien. Au bout d'un moment, épaule contre pierre, je risquai un coup d'oeil vers le choeur.
Il était tombé à genoux et avait croisé ses bras contre sa poitrine.

Il eut une dernière quinte de toux, un rugissement de lion enragé entre les murs de l'église déserte. Je pressai mes paupières contre mes yeux, plaquai mes paumes sur mes oreilles, me recroquevillai la tête contre les genoux comme un bébé affaibli.

Puis le calme retomba. Clair et immaculé.
La tuberculose avait finalement eu raison de lui.

« Modifié: 26 Avril 2012 à 11:30:07 par Äthan »
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Re : Asphyxié
« Réponse #1 le: 25 Avril 2012 à 21:37:44 »
C'est très bon ! Le style dégage une atmosphère flippante à souhait.

Tu n'es pas content(e) de la fin ? Je te suggère un truc pour ménager le suspense. La vraie maladie, tuberculose ne doit être dévoilée qu'à la fin. Aussi, il faut remplacer le mot 'sanatorium' par un terme moins explicite. Et bien sûr ne pas prononcer le mot 'tuberculose' avant la fin.

Tel que j'imagine la fin, le prêtre flippe à mort, ou bien il donne cette impression que le gars est possédé. Et puis la chute : ben non, c'est la tuberculose.

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Re : Asphyxié
« Réponse #2 le: 25 Avril 2012 à 23:06:20 »
Idem, j'ai franchement aimé.

Ce côté elliptique, le fait que l'on ne s'attarde que sur peu de détails aurait pu donner l'impression d'un texte décousu, ou trop vite raconté, mais la étrangement, pas du tout. On s'attache pas mal aux personnages en quelques lignes. C'est pas tombé dans le gros cliché, alors que ça aurait franchement pu. Ca reste discret, tranquille et frisquet tout en étant bien glauque comme il faut.

Le coup de "la bonne Jacqueline" m'a fait tiquer, par contre. Un peu trop caricatural, dommage. Et autant le sanatorium, j'aime bien, mais c'est vrai que le terme de tuberculose dénote un peu dans l'ambiance.

Bref, merci pour ce petit texte qui m'a un peu changé les idées dans une soirée de travail : P.

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Re : Asphyxié
« Réponse #3 le: 26 Avril 2012 à 10:36:06 »
Merci beaucoup pour vos avis, j'ai modifié le texte en conséquence ( j'avoue pour la bonne Jacqueline, ça changeait un peu trop de registre ). J'aurais dû jouer sur cette ambiguité simplement malade/pas simplement malade dès le départ.
Bon du coup, la fin est peut-être un peu lourde, mais elle me plaît quand même plus comme ça.

Ho, et tant mieux si ça vire pas dans le too much côté glauque  :D

Contente que ça vous ait plu (et ravie de t'avoir changé les idées Say  ^^ )
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Hors ligne Lordius

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Re : Asphyxié
« Réponse #4 le: 26 Avril 2012 à 10:42:01 »
C'est excellent ainsi !

Hors ligne Äthan

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Re : Asphyxié
« Réponse #5 le: 26 Avril 2012 à 15:11:44 »
Ah ben! Merci  ^^
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Hors ligne Xeraphia

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Re : Asphyxié
« Réponse #6 le: 26 Avril 2012 à 20:06:49 »
Salut, et bienvenue ! o/

Quelques commentaires sur la forme d'abord :

Personne ne savait d'où il venait, ni pourquoi il était venu. Il était simplement venu, un beau jour. Et c'était tout.
C'est Mondo ! :P

Citer
C'était son teint diaphane qui effrayait, et les lignes entrecroisées de veines sur ses joues, saillantes comme celles des vieux.
C'était [...] et : tournure trop familière. Je sais que l'écriture est restée légère et simple (ce qui est très agréable, d'ailleurs), mais ici tu as le choix entre
- C'était - et - qui effrayaient
- C'était [...] ainsi que
Alors je suis d'accord que c'est plus lourd et moins joli à l'oreille, mais... voilà, quoi =/

Citer
Je ne l'avouerais pas en public mais il commençait à me faire peur, à moi aussi. La dernière fois qu'il était venu je lui avais demandé de partir. Pourtant il vivait dans la rue.
J'ai trouvé la transition trop rapide : qu'est-ce qui a fait peur au Père Thomas au point de chasser quelqu'un de son église à la rue ? Deux lignes plus haut, c'était un gentil garçon bien qu'un peu bizarre, mais on (et encore moins un prêtre digne de ce nom) ne chasse pas les gens parce qu'ils sont un peu bizarres.

Citer
Son état semblait se dégrader, et on commençait à jaser. La vieille Jacqueline en particulier n'avait pas tari d'horreurs à son sujet. Pauvre bougre. Je n'avais jamais apprécié cette femme-là mais elle faisait partie de mes paroissiens les plus réguliers, et j'usais de toute la fausseté dont j'étais encore capable, à mon âge. Elle disait qu'il était possédé.
Peut-être que si maintenant il en a peur et le chasse, ça collerait mieux.

Citer
il avançait par à coups brusques et sporadiques
à-coups.
Description très réussie malgré qu'elle soit toute courte :)

Citer
J'aurais voulu combattre mon dégoût égoïste ; et je le combattais d'ailleurs.
S'il le combat, pourquoi est-ce qu'il aimerait bien le combattre ? Est-ce qu'il y a un temps écoulé ici ? J'aurais voulu le combattre, et j'avais fini par y parvenir et je le combattais ?

Citer
et depuis quelques jours après chaque messe nous nous retrouvions au presbytère et nous parlions.
et depuis quelques jours, après chaque messe, nous nous retrouvions au presbytère et nous en parlions.

Citer
Nous gardions à l'esprit que la contagion pesait sur nous de toute sa menace.
Tournure bizarre, mais que j'ai bien aimée :)
(Tu as ma bénédiction mon enfant, va en paix :huhu: )

Citer
L'église devrait fermer ses portes dans un petit quart d'heure.
Hum... pas sure de la concordance de temps, là -mais je me trompe peut-être, j'ai toujours été une vraie quiche là-dessus :huhu:

Citer
Mme Vaumarin était venue me trouver au presbytère après la messe. Elle avait des nouvelles de l'établissement de soins. De mauvaises nouvelles. Il n'y avait pas de place pour Laogam. Quant au coût, il était bien trop élevé.
Alors, cette phrase accroche pour moi, tout comme la version du sanatorium l'avait faite.
De ce que j'ai compris (donc ça vaut ce que ça vaut, hein :huhu: ) on est censé croire jusqu'à la fin que Laogam est possédé. Rien que mentionner un établissement de soins quelconque (itou pour les économies plus haut, d'ailleurs) casse directement cette impression : on n'interne pas les possédés, on les exorcise. Et l'argent ne peut rien contre le diable. Donc toutes ces petites indications jetées çà et là ont deux effets : soit on comprend dès le début que Laogam n'est pas possédé (sans nécessairement penser à la tuberculose, ceci dit) soit on ne comprend plus rien du tout, sans même rester dans l'illusion que Laogam est possédé, ce qui est dommage parce que c'est bien sympa comme illusion.

Citer
Je me pris à soupirer, ramenant à moi les pans de ma soutane et les resserrant autour de mes jambes. Il faisait plutôt froid. Les courants d'air et les odeurs humides accompagnaient les échos de mes pas mesurés, rejetés de paroi en paroi, m'enveloppant comme à l'intérieur d'un vaste manteau de fourrure fraîche. 
J'étais arrivé au chœur.
Encore une description sympa bien que faite de pas grand-chose :)

Citer
Je me me mis à monter les quelques marches mécaniquement
Pourquoi "mis à" ? Pourquoi pas "montai", tout court ?

 
Citer
J'étais sur le point de reposer le chandelier et de me frotter les mains, lorsque quelqu'un m'apostropha.
Euh... ça c'est bizarre quand même, il planifie de se frotter les mains ? De reposer le chandelier, oui, mais de se frotter les mains ? C'est un geste machinal, irréfléchi, que le corps accomplit de lui-même, on ne le pense pas à l'avance =)

Citer
Des gouttes de sang s'écrasaient par centaines sur le sol de mon église, à quelques mètres de moi seulement, au cœur de la nef. Le bruit mouillé masquait les derniers échos de la voix qui m'avait appelé.
La première fois que j'ai lu ça, j'ai eu en tête une pluie de sang à l'intérieur de l'église -boudiou c'était beau ! :P

Citer
Laogam se tenait là entre les chaises, une main crispée sur ses flancs. Ses habits semblaient recouverts de neige fondue, de boue, et il tenait encore une pomme à demi-entamée dans l'autre main. Sa bouche entrouverte n'était plus qu'une masse sanguinolente, une fente dans la chair entre les deux joues. Le flot vital avait coulé sur son poitrail et sur ses cuisses, dans ses cheveux, dans ses mains. Cette vision me fit mal. Le jour devait forcément venir où sa résistance volerait en éclats, je le savais, je m'y étais préparé. Et pourtant cela n'enlevait rien à l'affreux choc de l'instant. Le pauvre garçon lâcha la pomme qui alla rouler entre les pieds de chaise et s'avança d'un pas.
- Père Thomas. Je suis possédé.
- Mais Laogam ... je …
Je ne trouvai pas la force de dire autre-chose, de le démentir.  Il fit à nouveau un pas dans ma direction.
- Je suis possédé.
Son ton était grave, monocorde. Ses yeux erraient dans le vague près de mon visage, sans jamais s'attarder sur un point précis. Les réseaux de veines et de cicatrices ressortaient douloureusement sur sa peau, les sillons se creusaient sur ses mâchoires souillées. Le sang se répandait toujours plus à ses pieds.
Je repris lentement le chandelier.  Mon cœur vrillait mes côtes et mes tempes, m'empêchait de réfléchir. Tout mon courage s'envola, l'espace d'un terrible instant. Je redescendis les marches le plus tranquillement possible. Il commença une série de petits pas vers le chœur. Ses deux bras étaient ballants maintenant et de fines goutelettes se détachaient du bout de ses doigts, projetaient de petites salves qui m'inspiraient un mouvement de recul, chacune d'elles. Je ne voulais pas entrer en contact avec lui. Avec son mal corrosif.
- Père Thomas. Vous m'abandonnez.

 Je trébuchai dans les pans trop longs de mon habit. Encore chancelant je me réfugiai à nouveau dans l'ombre froide des bas-côtés, me plaquai derrière un imposant pilier, et tentai de reprendre ma respiration.
Je n'entendais plus rien. Au bout d'un moment, épaule contre pierre, je risquai un coup d'oeil vers le choeur.
Il était tombé à genoux et avait croisé ses bras contre sa poitrine.

Il eut une dernière quinte de toux, un rugissement de lion enragé entre les murs de l'église déserte.
Bravo pour ce passage :)

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Je pressai mes paupières contre mes yeux
:o

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La tuberculose avait finalement eu raison de lui.
J'aime po  :relou:
Tu pourrais même, à la limite, utiliser le contraste du calme clair et immaculé v/s le corps du tuberculeux pour avoir une chute qui te mette plus un coup de poing dans la yeule :mrgreen:


Bon ! J'ai eu l'air de démolir ton texte, mais en réalité je l'ai beaucoup aimé ! Je n'ai pas critiqué pour critiquer, j'ai vraiment relevé ce qui m'a fait buter pendant ma lecture -je n'ai pas été te chercher la petite bête =)
L'ambiance est très retranscrite et les descriptions sont franchement top pour si peu de mots. Une lecture agréable ! :)

Au plaisir d'en lire d'autres ! o/

Hors ligne Lordius

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Re : Asphyxié
« Réponse #7 le: 26 Avril 2012 à 20:27:47 »
Si, ça tient la route d'enfermer un possédé dans un hopital psychiatrique. Un possédé, c'est un aliéné mental.

Hors ligne Xeraphia

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Re : Asphyxié
« Réponse #8 le: 26 Avril 2012 à 20:36:13 »
Pas un vrai possédé :o
Quelqu'un qui se croit possédé est aliéné, oui. Quelqu'un qui abrite vraiment le Malin, non ; tu peux l'interner tout ce que tu veux, il n'y a qu'un prêtre pour le guérir (bon, là bien sur, on part dans le fantastique). Et ici, Laogam fait figure de vrai possédé  : les changements physiques, le fait qu'il reste de moins en moins à l'église, etc.

Hors ligne Lordius

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Re : Asphyxié
« Réponse #9 le: 26 Avril 2012 à 21:00:54 »
Mais enfin, ça n'existe pas les vrais possédés. Et le Malin non plus.

Hors ligne Äthan

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Re : Re : Asphyxié
« Réponse #10 le: 26 Avril 2012 à 21:04:36 »
( ça n'existe pas, certes, mais là on n'est pas dans la dimension "réalité", on est dans un texte  :P)

Hé ben Xeraphia, merci beaucoup de ce commentaire déjà, avant toute chose!
Et c'pas grave pour l'aspect "démontage" parce que de toute façon j'ai besoin de m'endurcir un peu, niveau critique. Là

Citer
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C'était son teint diaphane qui effrayait, et les lignes entrecroisées de veines sur ses joues, saillantes comme celles des vieux.
C'était [...] et : tournure trop familière. Je sais que l'écriture est restée légère et simple (ce qui est très agréable, d'ailleurs), mais ici tu as le choix entre
- C'était - et - qui effrayaient
- C'était [...] ainsi que
Alors je suis d'accord que c'est plus lourd et moins joli à l'oreille, mais... voilà, quoi =/
Ah. Un compromis peut-être? Rien que la virgule sans "et" ni "ainsi que".

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Je ne l'avouerais pas en public mais il commençait à me faire peur, à moi aussi. La dernière fois qu'il était venu je lui avais demandé de partir. Pourtant il vivait dans la rue.
J'ai trouvé la transition trop rapide : qu'est-ce qui a fait peur au Père Thomas au point de chasser quelqu'un de son église à la rue ? Deux lignes plus haut, c'était un gentil garçon bien qu'un peu bizarre, mais on (et encore moins un prêtre digne de ce nom) ne chasse pas les gens parce qu'ils sont un peu bizarres.
Ouais ... effectivement ça va peut-être un peu vite. Là ok. Quant à la réaction du père Thomas, je sais pas ... déjà la fin montre qu'il n'est pas si courageux, au fond il est plutôt lâche. Et puis il sait que le gamin est contagieux. Du moins il s'en doute.   

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Son état semblait se dégrader, et on commençait à jaser. La vieille Jacqueline en particulier n'avait pas tari d'horreurs à son sujet. Pauvre bougre. Je n'avais jamais apprécié cette femme-là mais elle faisait partie de mes paroissiens les plus réguliers, et j'usais de toute la fausseté dont j'étais encore capable, à mon âge. Elle disait qu'il était possédé.
Peut-être que si maintenant il en a peur et le chasse, ça collerait mieux.
Oh ... judicieux  ><


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J'aurais voulu combattre mon dégoût égoïste ; et je le combattais d'ailleurs.
S'il le combat, pourquoi est-ce qu'il aimerait bien le combattre ? Est-ce qu'il y a un temps écoulé ici ? J'aurais voulu le combattre, et j'avais fini par y parvenir et je le combattais ?
Je me disais bien qu'on allait me reprendre sur cette phrase  :mrgreen:
C'est vrai, c'est un peu étrange comme passage. Mais que fais-tu donc de tout l'aspect paradoxal du personnage  8) (ok, oui, je changerai ça.)


Citer
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et depuis quelques jours après chaque messe nous nous retrouvions au presbytère et nous parlions.
et depuis quelques jours, après chaque messe, nous nous retrouvions au presbytère et nous en parlions.
Pour les virgules certes, pour le "en" j'émets quelques réserves. Je voulais garder un aspect plus vaste . Ils en parlaient, et ils parlaient en général, et d'ailleurs de quoi parlaient-ils; si c'était du sanatorium le lecteur n'est de toute façon pas au courant à ce stade de l'histoire.


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L'église devrait fermer ses portes dans un petit quart d'heure.
Hum... pas sure de la concordance de temps, là -mais je me trompe peut-être, j'ai toujours été une vraie quiche là-dessus
Ben ... si je mets ça au présent ça fait "l'église devra fermer ses portes" . C'aurait pu être "doit" mais y a une nuance  :-[

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Mme Vaumarin était venue me trouver au presbytère après la messe. Elle avait des nouvelles de l'établissement de soins. De mauvaises nouvelles. Il n'y avait pas de place pour Laogam. Quant au coût, il était bien trop élevé.
Alors, cette phrase accroche pour moi, tout comme la version du sanatorium l'avait faite.
De ce que j'ai compris (donc ça vaut ce que ça vaut, hein :huhu: ) on est censé croire jusqu'à la fin que Laogam est possédé. Rien que mentionner un établissement de soins quelconque (itou pour les économies plus haut, d'ailleurs) casse directement cette impression : on n'interne pas les possédés, on les exorcise. Et l'argent ne peut rien contre le diable. Donc toutes ces petites indications jetées çà et là ont deux effets : soit on comprend dès le début que Laogam n'est pas possédé (sans nécessairement penser à la tuberculose, ceci dit) soit on ne comprend plus rien du tout, sans même rester dans l'illusion que Laogam est possédé, ce qui est dommage parce que c'est bien sympa comme illusion.
Hum. Soit on comprend que Lao est juste malade, soit on comprend plus rien du tout. Soit ... soit on se demande si ce n'est pas le père Thomas qui fait fausse route. En tant que prêtre (enfin je suppose, j'en suis pas un, j'ai emprunté celui-ci le temps de mille mots) il doit sûrement se montrer circonspect quant aux histoires de démon et autres et préférer chercher une explication rationnelle. Du moins s'il est pas de la trempe des fanatiques, et franchement je ne le crois pas  :D
Non, plus sérieusement il y a le clan des Jacqueline qui penche pour la présence du diable, et puis le clan des Thomas qui, lui, parie sur la maladie. Après on n'est pas obligé d'accorder toute confiance aux plus rationnels. Euh ... j'ai l'impression de me perdre dans mes explications  :'(
Tout ça pour dire qu'on peut toujours imaginer un Laogam possédé malgré les propos de Thomas, non?


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Je me me mis à monter les quelques marches mécaniquement
Pourquoi "mis à" ? Pourquoi pas "montai", tout court ?
Pour garder l'idée de mouvement et d'action en cours de réalisation?

 
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J'étais sur le point de reposer le chandelier et de me frotter les mains, lorsque quelqu'un m'apostropha.
Euh... ça c'est bizarre quand même, il planifie de se frotter les mains ? De reposer le chandelier, oui, mais de se frotter les mains ? C'est un geste machinal, irréfléchi, que le corps accomplit de lui-même, on ne le pense pas à l'avance =)
Mais, maismaismais quand on a froid on se frotte les mains, non? Bon d'accord ça fait peut-être un peu impromptu. Je vais voir ça ^^

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Des gouttes de sang s'écrasaient par centaines sur le sol de mon église, à quelques mètres de moi seulement, au cœur de la nef. Le bruit mouillé masquait les derniers échos de la voix qui m'avait appelé.
La première fois que j'ai lu ça, j'ai eu en tête une pluie de sang à l'intérieur de l'église -boudiou c'était beau ! :P
Arf, c'aurait été cool dans le cadre d'un récit fantastique ^^


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Je pressai mes paupières contre mes yeux
:o
bah ... quoi?

Citer
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La tuberculose avait finalement eu raison de lui.
J'aime po  :relou:
Tu pourrais même, à la limite, utiliser le contraste du calme clair et immaculé v/s le corps du tuberculeux pour avoir une chute qui te mette plus un coup de poing dans la yeule :mrgreen:
Oui, oui je vois, je la trouve un peu lourde et théâtrale cette fin. Mais j'ai pas voulu m'attarder sur les descriptions du corps, c'aurait été un peu dégueu, et puis comme le texte est court j'avais envie d'une clôture brève et nette.

Woh, avec tout ça, une petite révision du texte s'impose. Merci encore  :)

« Modifié: 26 Avril 2012 à 21:07:03 par Äthan »
"shaming men [...] not by laughing at but by lashing them"
J.Swift

Hors ligne Xeraphia

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Re : Re : Asphyxié
« Réponse #11 le: 26 Avril 2012 à 22:07:33 »
Mais enfin, ça n'existe pas les vrais possédés. Et le Malin non plus.
Alors déjà, personnellement, je n'en sais rien  :mrgreen:
Puis... pourquoi ce texte devrait-il être réaliste ? Je pense qu'on ne se comprend pas, là. Tout au long, il est décrit comme un vrai possédé plutot que comme un tuberculeux et le texte prend une dimension fantastique (tu es d'accord que dans cette dimension, Malin et possédés ont leur place ?) et donc ça créé un décalage.
C'est tout.


Hé ben Xeraphia, merci beaucoup de ce commentaire déjà, avant toute chose!
Mais ce fut un plaisir, très cher.

Citer
Et c'pas grave pour l'aspect "démontage" parce que de toute façon j'ai besoin de m'endurcir un peu, niveau critique.
Et ce fut un plaisir plus grand encore >:D
(Blagounette)

Citer
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C'était son teint diaphane qui effrayait, et les lignes entrecroisées de veines sur ses joues, saillantes comme celles des vieux.
C'était [...] et : tournure trop familière. Je sais que l'écriture est restée légère et simple (ce qui est très agréable, d'ailleurs), mais ici tu as le choix entre
- C'était - et - qui effrayaient
- C'était [...] ainsi que
Alors je suis d'accord que c'est plus lourd et moins joli à l'oreille, mais... voilà, quoi =/
Ah. Un compromis peut-être? Rien que la virgule sans "et" ni "ainsi que".
Honnêtement je ne sais pas. C'est ta tournure initiale qui est la plus agréable, mais je crois qu'elle n'est simplement pas correcte.
Personnellement (je viens d'y penser), j'aurais écrit : "C'était son teint diaphane qui effrayait, c'étaient les lignes entrecroisées de veines sur ses joues, saillantes comme celles des vieux." Mais la répétition n'est pas forcément du gout de tout le monde.
Mais bon, ultimement, n'oublie jamais que c'est TON texte ;)

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Je ne l'avouerais pas en public mais il commençait à me faire peur, à moi aussi. La dernière fois qu'il était venu je lui avais demandé de partir. Pourtant il vivait dans la rue.
J'ai trouvé la transition trop rapide : qu'est-ce qui a fait peur au Père Thomas au point de chasser quelqu'un de son église à la rue ? Deux lignes plus haut, c'était un gentil garçon bien qu'un peu bizarre, mais on (et encore moins un prêtre digne de ce nom) ne chasse pas les gens parce qu'ils sont un peu bizarres.
Ouais ... effectivement ça va peut-être un peu vite. Là ok. Quant à la réaction du père Thomas, je sais pas ... déjà la fin montre qu'il n'est pas si courageux, au fond il est plutôt lâche. Et puis il sait que le gamin est contagieux. Du moins il s'en doute.
OK, mais tu ne peux pas baser la réaction d'un personnage sur deux éléments que ton lecteur ne connait pas, à savoir que le prêtre est lache et que Lao est tuberculeux et contagieux. Disons, je ne sais pas, moi, qu'une fois Lao est venu à l'église et s'est montré violent à cause de ses souffrances, qu'il a effrayé des paroissiens et le prêtre -LA OK, il se fait chasser, logique. Mais il n'y a rien d'antérieur pour expliquer =)

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J'aurais voulu combattre mon dégoût égoïste ; et je le combattais d'ailleurs.
S'il le combat, pourquoi est-ce qu'il aimerait bien le combattre ? Est-ce qu'il y a un temps écoulé ici ? J'aurais voulu le combattre, et j'avais fini par y parvenir et je le combattais ?
Je me disais bien qu'on allait me reprendre sur cette phrase  :mrgreen:
C'est vrai, c'est un peu étrange comme passage. Mais que fais-tu donc de tout l'aspect paradoxal du personnage  8) (ok, oui, je changerai ça.)
Ah ! J'avais zappé le coté paradoxal du personnage ! :D

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et depuis quelques jours après chaque messe nous nous retrouvions au presbytère et nous parlions.
et depuis quelques jours, après chaque messe, nous nous retrouvions au presbytère et nous en parlions.
Pour les virgules certes, pour le "en" j'émets quelques réserves. Je voulais garder un aspect plus vaste . Ils en parlaient, et ils parlaient en général, et d'ailleurs de quoi parlaient-ils; si c'était du sanatorium le lecteur n'est de toute façon pas au courant à ce stade de l'histoire.
Oh, j'avais mal compris alors : je croyais que c'était clair qu'ils parlaient de Lao et qu'il te manquait un mot :P
Dans ce cas, peut-être dire qu'ils discutaient ou même bavardaient : ces deux verbes ont une connotation de "général", alors que "parler" fait plus référence à un sujet précis =)

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L'église devrait fermer ses portes dans un petit quart d'heure.
Hum... pas sure de la concordance de temps, là -mais je me trompe peut-être, j'ai toujours été une vraie quiche là-dessus
Ben ... si je mets ça au présent ça fait "l'église devra fermer ses portes" . C'aurait pu être "doit" mais y a une nuance  :-[
En fait je crois qu'il faut mettre "L'église devait fermer ses portes" :)

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Mme Vaumarin était venue me trouver au presbytère après la messe. Elle avait des nouvelles de l'établissement de soins. De mauvaises nouvelles. Il n'y avait pas de place pour Laogam. Quant au coût, il était bien trop élevé.
Alors, cette phrase accroche pour moi, tout comme la version du sanatorium l'avait faite.
De ce que j'ai compris (donc ça vaut ce que ça vaut, hein :huhu: ) on est censé croire jusqu'à la fin que Laogam est possédé. Rien que mentionner un établissement de soins quelconque (itou pour les économies plus haut, d'ailleurs) casse directement cette impression : on n'interne pas les possédés, on les exorcise. Et l'argent ne peut rien contre le diable. Donc toutes ces petites indications jetées çà et là ont deux effets : soit on comprend dès le début que Laogam n'est pas possédé (sans nécessairement penser à la tuberculose, ceci dit) soit on ne comprend plus rien du tout, sans même rester dans l'illusion que Laogam est possédé, ce qui est dommage parce que c'est bien sympa comme illusion.
Hum. Soit on comprend que Lao est juste malade, soit on comprend plus rien du tout. Soit ... soit on se demande si ce n'est pas le père Thomas qui fait fausse route. En tant que prêtre (enfin je suppose, j'en suis pas un, j'ai emprunté celui-ci le temps de mille mots) il doit sûrement se montrer circonspect quant aux histoires de démon et autres et préférer chercher une explication rationnelle. Du moins s'il est pas de la trempe des fanatiques, et franchement je ne le crois pas  :D
Non, plus sérieusement il y a le clan des Jacqueline qui penche pour la présence du diable, et puis le clan des Thomas qui, lui, parie sur la maladie. Après on n'est pas obligé d'accorder toute confiance aux plus rationnels. Euh ... j'ai l'impression de me perdre dans mes explications  :'(
Ah ouais tu m'as perdue, là :o Moi en tout cas, je n'ai rien vu de tout ça :-[

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Tout ça pour dire qu'on peut toujours imaginer un Laogam possédé malgré les propos de Thomas, non?
Euh de mon coté c'est un peu ce que j'ai fait, mais je me suis plutot dit "Le type est possédé ; l'est con ce prêtre à parler d'économies et d'établissements."  :-¬?
Pardon ^.^;;

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Je me me mis à monter les quelques marches mécaniquement
Pourquoi "mis à" ? Pourquoi pas "montai", tout court ?
Pour garder l'idée de mouvement et d'action en cours de réalisation?
Monter des marches est par définition une action relativement prolongée qui implique un mouvement :)

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Des gouttes de sang s'écrasaient par centaines sur le sol de mon église, à quelques mètres de moi seulement, au cœur de la nef. Le bruit mouillé masquait les derniers échos de la voix qui m'avait appelé.
La première fois que j'ai lu ça, j'ai eu en tête une pluie de sang à l'intérieur de l'église -boudiou c'était beau ! :P
Arf, c'aurait été cool dans le cadre d'un récit fantastique ^^
Ouais hein :mrgreen:

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Je pressai mes paupières contre mes yeux
:o
bah ... quoi?
Bah... je ne sais pas, tu "presses tes paupières contre tes yeux", toi, quand tu les fermes tout simplement ? :P

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La tuberculose avait finalement eu raison de lui.
J'aime po  :relou:
Tu pourrais même, à la limite, utiliser le contraste du calme clair et immaculé v/s le corps du tuberculeux pour avoir une chute qui te mette plus un coup de poing dans la yeule :mrgreen:
Oui, oui je vois, je la trouve un peu lourde et théâtrale cette fin. Mais j'ai pas voulu m'attarder sur les descriptions du corps, c'aurait été un peu dégueu, et puis comme le texte est court j'avais envie d'une clôture brève et nette.
Nope y'a malentendu, là :) La cloture brève et nette, oui. Descriptions du corps, non. Un bref "sanguinolent" (ou autre) suffit, et ta cloture se fait quand même en une phrase =)

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Woh, avec tout ça, une petite révision du texte s'impose. Merci encore  :)
Bon courage :)

Hors ligne TaGaDa

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Re : Asphyxié
« Réponse #12 le: 27 Avril 2012 à 19:19:39 »
J'ai beaucoup aimé les descriptions et l'atmosphère. Quand à la chute, effectivement c'est une chute, on ne s'y attend pas vraiment. :D
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Re : Asphyxié
« Réponse #13 le: 27 Avril 2012 à 22:42:54 »
J'ai vraiment accroché à ton texte du début à la fin. L'ambiance sombre est bien rendu et la chute surprend vraiment (même si je suis d'accord avec Xeraphia pour l'histoire de l'hôpital, ça colle pas vraiment ;D). Mais sinon, félicitations.

Au plaisir de te relire !
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The Noisettes

Hors ligne Äthan

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Re : Asphyxié
« Réponse #14 le: 28 Avril 2012 à 09:01:44 »
Ah, décidément le passage avec le sanatorium fait un peu tache dans le décor. Ca me gêne parce que je veux garder cet aspect dans l'histoire, et le texte est plutôt court, ça va être difficile à arranger.
Merci à vous  ^^

Xeraphia:  quand je ferme les yeux je ne presse pas spécialement mes paupières  :D . C'est juste que là, il y a plus que seulement fermer les yeux, comme on fait tous les jours.  Il les ferme fort fort pour se couper de la réalité.



"shaming men [...] not by laughing at but by lashing them"
J.Swift

 


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