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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Souffrance intestinale du Génie en guerre (Nouvelle)

Auteur Sujet: Souffrance intestinale du Génie en guerre (Nouvelle)  (Lu 2760 fois)

Hors ligne Néon

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Souffrance intestinale du Génie en guerre (Nouvelle)
« le: 12 Avril 2012 à 15:24:38 »
(Comme expliqué dans un autre fil, cette nouvelle est en lice pour un concours de nouvelles en ligne, si vous voulez voter pour elle et la soutenir, il faut cliquer sur le "j'aime" en bas de ce lien  : http://short-edition.com/oeuvre/nouvelles/souffrance-intestinale-du-genie-en-guerre)

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                 Souffrance intestinale du Génie en guerre


  Jo L'Autiste était recroquevillé dans son immense fauteuil mégalomaniaque, dans la position du fœtus réfractaire, genre araignée quasi crevée. La tête tournée vers un univers invisible, probablement habité de pensées nocives, d'attaques psychiques, voire de méchants petits soldats de l'ANPE marchant au pas de l'oie l'arme à la main vers son bastion intérieur. En tous cas, il était tout livide, la gueule passée à la lessiveuse, les mains sur son ventre protégé par ses jambes repliées. Pas très rassurant. Pas très beau à voir. Trois jours qu'il souffrait du ventre, son mal chronique hérité de Beethoven, qui, selon les connaissances encyclopédiques de Jo L'Autiste, chiait mou du matin au soir. Pauv' Beet'. Pauv' Jo L'Autiste. Je les aimais bien tous les deux.

  Le soir tombait mollement sur Avignon, comme une dépression poussive. Il faisait ni noir ni clair : le passage flagrant à la nuit tardait à s'imposer sur la ville. On perdait petit à petit les couleurs du jour, chichement. Ça se dégradait sans conviction. Même les rares gouttes de pluie semblaient s'interroger sur l'opportunité de toucher enfin le sol : elles flottaient comme ça dans le crépuscule et n'admettaient de s'écraser timidement sur le béton qu'après une chute des plus lascives. Sans vraiment faire de bruit. On était sous cloche.

  Jo L'Autiste était un super pianiste. Ouais. À la limite de la virtuosité. Et encore je suis pas expert en ''limites''. Ce petit con de vingt-trois ans flirtait carrément avec le génie. Et ça se savait : dans sa catégorie d'âge il était le pianiste le plus en vue d'Avignon. À dix-sept ans il jouait déjà dans des spectacles au festival. Dès qu'il avait cinq minutes devant lui, il composait des fugues, des mélodies qui, comme le vent dans les branches d'arbres, fusaient dans sa cervelle d'autiste. En réalité il était pas vraiment autiste, mais je vous expliquerai plus tard pourquoi je l'appelais comme ça, pourquoi ça lui allait si bien. Bref, fin de la première partie des présentations.

  Il se résigna à lâcher son ventre un instant pour saisir la bouteille de coca qui plastronnait sur sa table. Il se récura les intestins d'une bonne rasade. Selon moi cette addiction au coca ne faisait qu'ajouter à son mal, mais bon. Quinze minutes qu'on avait plus dit un mot. Seul Arthur Schnabel insufflait un peu de vie à la scène : Schubert, sonate D 850.

  « Putain, je crois que j'ai jamais eu mal comme ça ! »

  J'hésitais entre aller vider sa bouteille d'acide noirâtre dans l'évier, appeler un médecin ou trouver quelque chose d'intelligent à dire. Finalement j'optai pour une question, la plus évidente :

  « Il t'est arrivé un truc y a trois jours ?

  - Rien, à part que je suis allé voir ma connasse de conseillère ANPE, enfin Pôle Emploi, et qu'elle m'a pourri comme la dernière des merdes. À me dire que ''nous les musiciens on scie la branche sur laquelle on est assis, que j'ai aucun sens des réalités, etc etc''. Agressive, dédaigneuse, méprisante. J'avais envie de la gifler bien fort dans sa sale tête de mocheté toute sèche. Elle m'a menacé de me virer si je trouvais pas un boulot ''alimentaire'' qui me permettrait de travailler le piano sur mon temps libre. J'm'en branle d'être ou non à l'ANPE, mais si je suis pas inscrit j'aurais pas droit aux aides, et sans ça je vois pas comment payer mon loyer. L'alimentaire j'en ai rien à foutre : du coca, des pâtes au gruyère et mon piano, j'ai pas besoin de plus.

  - Si, tu bouffes un paquet de chips par jour aussi.

  - Ouais. Bon les chips je peux m'en passer au pire. »

  Et voilà. Ah ah. Le grand classique. Marcher dans le rang. Trouver un boulot. Faire comme tout le monde, à ceci près que le soir en rentrant chez soi, après avoir nourri le chien et embrassé Bobonne,   au lieu de regarder ''La roue de la Fortune'' on a le droit de s'intéresser un peu à la seule chose qui nous fait vivre : qui la musique, qui l'écriture, qui la sculpture, qui l'origami, qui les tours Eiffel en allumettes, qui se rincer l'œil devant des sites porno sur le net. Tout au même niveau. Et après dodo, et ça repart le lendemain. Et faites pas chier bande de cons ! on sait ce qui est bon pour vous.

  C'était pas ça la vie, alors bien sûr les petites particules de Dieu supposées présentes en nous ne nous avaient pas révélé le secret absolu de l'existence, mais bordel, on savait au moins que c'était pas ÇA. On en attentait un peu plus, on voulait en faire un peu plus. Ou alors c'est qu'on était rien d'autre que des branleurs, des immatures, des sales gosses occidentaux pourris de chance, des ego souffrant d'obésité, bref, des ratés en chantier. Et alors ? elle était rien qu'à nous cette vie-là. Si on avait envie, comme Céline, de s'engager dans une guerre juste pour emmerder un pote, ou bien de devenir des clodos, ça regardait que nous et ni les agents des services de l'état, ni les ''potes'' au regard vaguement accusateur, aux questions récurrentes et perfides du style « mais tu gagnes ta vie comment ? » ne disposaient de droits sur l'utilisation qu'on faisait de notre carcasse. Mais quand même, y a des fois où on se laisse remettre en cause par des petits riens et là il faut se remotiver dare-dare, pas laisser la vague absurdité de la vie moderne décider pour nous. Et c'est ça qu'on faisait avec Jo L'Autiste dans les moments difficiles : on s'hypnotisait l'un l'autre, on réhydratait notre confiance tombée en poussière.

  Donc j'ai fait mon taf avec Jo L'Autiste. Lui qui avait tout sacrifié à son piano, il allait pas se dégonfler devant une plus paumée que nous qui fait rien qu'obéir à des directives obtuses et qui se fige de fascination face à ''Plus belle la vie'' comme une nonne devant l'apparition d'un christ dans les nuages ! Lui qui n'avait pas même de vie sexuelle tant son piano lui suçait toute sa libido ! Lui qui bossait dix heures par jour les sonates de Chopin, de Schubert, les fugues de Bach, qui connaissait l'exacte composition des repas de Glenn Gould -plus grand interprète des Variations Goldberg ! Oh ! Merde, quoi ! Je lui donnai ma technique, qui avait toujours fonctionné. Expliquer calmement à ces gens qu'il faut rien attendre de nous, que quoi qu'il arrive toute notre énergie ne passera que dans notre névrose. Que gagner mille ou vingt mille euros par mois ne faisait aucune différence pour nous. Que c'est sans espoir. Qu'on est plus obtus que leurs chefs et leurs statistiques. Et face aux plus bouchés d'entre eux, changer de tactique : passer de la névrose à la psychose. Leur planter notre regard le plus froid et affirmer : « faites ce qu'il vous semblera juste, aidez-moi ou ne m'aidez pas, j'ai qu'une vie, j'en ferai exactement ce que je sais être bon pour moi. ». T'es un autiste Jo, un fou, un anormal, un asocial, un ange dégénéré, ils y peuvent rien, ils te changeront pas, et quand ils auront compris ça, que tu leur auras affirmé la chose, bien réfléchie, bien pesée, que cette chose-là c'est pas une lubie, pas une esbroufe pour gagner six mois de glandage, ils abdiqueront. Ils ont pas d'autre option avec les cas sociaux comme nous, ils finissent toujours par abdiquer, et le pire, c'est qu'au fond ils nous envient, et c'est justement pour ça qu'ils nous en font tant baver au début. Parce que nous on sait quoi faire de notre peau, et que la leur, elle pèse des tonnes, c'est du plomb leur peau, et ils sont bien empêtrés avec. C'est des jaloux, des aigris, mais faut pas leur dire, parce qu'au fond ils sont gentils, ou pas trop méchants, bref humains quoi, et c'est bien parce qu'il sont humains qu'ils finissent par admettre qu'on a pas tort. Voilà ce que je lui ai dit.

  Entre temps, la grenade nocturne avait consenti à exploser sur la ville, la peinture noire et jaune dégoulinait joliment sur les fenêtres. Le chagrin contenu du ciel avait cessé. Quelques semelles, quelques talons flic-floquaient sur la gaine épaisse de la ville aux miracles. Y avait même quelques rires humains, quelques gueulantes qui couraient dans l'air des ruelles comme des papillons printaniers, et tout ça annonçait que la vie revenait après la parenthèse d'ouate et de mousse qui l'avait étouffée. Une étoile, isolée, sobre mais bien présente, perçait le goudron du ciel -et quelle étoile ! l'étoile du berger, bien sûr ! pour nous le berger ! pour les brebis obstinément perdues !

  Jo l'Autiste se décrispait enfin un peu. Les globes de ses yeux ne dévalaient plus des pentes semées d'embûches que je ne pouvais que deviner. Il me regardait. Il était enfin de retour. Avec un petit sourire sur sa tronche de virtuose, et même que le sang devait circuler de nouveau dans ses veines. Lazare ressuscité en somme.   

  « Ouais, t'as raison, je vais essayer ça. J'ai moins mal au bide, je crois que c'était surtout de l'angoisse.

  - T'inquiète que je lui fais, ça va marcher, j'les connais ces cons-là, y sont pas bien résistants. Moi j'y suis toujours arrivé. Toi qui es plus malin que moi, ça devrait passer sans problème. »

  C'est vrai que je le considérais comme plus malin que moi. J'avais peut-être tort, peut-être raison, mais qu'est-ce qu'on en a à foutre ? il était putain de doué, et c'est bien tout ce qui compte.

  « Bon, on va se mettre une race, on va sortir. Et je crois même que je veux des filles. »

  Là j'étais vraiment sur le cul. Y buvait jamais, y baisait pas et il sortait que pour filer au conservatoire ou à l'opéra. Donc je trouvais ça un peu flippant. Moi l'alcoolo queutard, j'étais peut-être une mauvaise influence pour le Mozart d'Avignon. Ça me plaisait pas.

  « Tu bois deux bières tous les six mois et tu sais pas draguer. Qu'est-ce qui t'arrive ?

  - Ben justement, c'est ce soir. Faut que je décompresse, je vais dormir trois jours pour m'en remettre, mais c'est pas grave. »

  On s'est acheté un rhum, un rhum ''ambassadeur'' ou ''diplomatique'', enfin un nom comme ça, un super truc, ambré, goûtu. Moi-même qui aime pas le rhum, j'ai dû avouer que c'était de la vraie bonne came. On s'est torché ça sur Scarlatti, que j'ai connu grâce à Jo L'Autiste. Scarlatti c'est peut-être la vraie influence de Mozart, ça paraît évident quand on l'entend : les notes semblent habitées de la même puissance littéraire, narrative, rire et ironiser des mêmes drames de l'existence. Et quand moi je ferme ma gueule pour écouter de toute mon âme une pareille intervention divine, Jo L'Autiste, lui, il est capable de pleurer. VRAIMENT de pleurer. Et ça c'est beau. Jo L'Autiste, Jo L'Artiste : même combat.

  Après Scarlatti on a un peu parlé de nos boulots, de sa fugue sur le thème de la Guerre des Étoiles (c'est mon idée, j'en suis tellement fier), du lied qu'il compose pour un sonnet de Baudelaire, et puis il m'a demandé si j'avais écrit d'autres nouvelles, parce qu'il avait adoré les dernières que je lui avais filées. D'habitude les louanges des gens me laissent plutôt froid, mais venant de lui, je reconnais que ça me touche. Y avait aussi quatre de mes poèmes qu'il devait mettre en musique, on a évoqué ça, et puis la boutanche fut vidée. Un peu de ma faute ça, pour la descente je suis vachement plus génial que lui, ça souffre pas discussion. Et puis voilà, c'était l'heure d'y aller, ''voir les filles''. Sauf que j'étais bien cramé à m'être enfilé le rhum quasiment tout seul. Je sentais que j'irais pas loin, mais j'allais pas le laisser tomber au milieu de sa sortie semestrielle.

  Dans la rue je montais sur les bites pour hurler que rien nous arrêterait, qu'on était des fous très lucides, des acharnés, et que mon pote, là, un vrai génie, le Mozart avec des chiasses à la Beethoven, il voulait une petite nana pour ce soir, et que nom de Dieu, si une fille avec un petit cul et un peu de cervelle passait par là, elle avait aucun droit de laisser filer une chance pareille, que ce soir le piano de mon pote ça serait elle et que ses petites touches blanches et noires elles allaient sonner comme jamais, foi de poète ! Je me cassais régulièrement la gueule par terre, et Jo L'Autiste me relevait à chaque fois, sans se décourager et sans même me faire la morale (ou en tous cas je m'en souviens pas).

  Malgré mes turpitudes on a fini par arriver à la boîte voulue, la seule qui passe un truc qu'on puisse qualifier de ''musique''. J'étais tout cradingue, trempé parce que j'avais barboté dans presque toutes les flaques de pluie qui jonchaient la route. On s'est perdu à l'intérieur de la boîte, ce qui valait mieux pour lui. J'ai pris trois verres de plus, trois verres de trop, puis je suis allé fumer une clope avec deux nanas, sans y croire.

  On causait bien gentiment avec les deux nanas, et, sans prévenir, elles sont devenues quatre, puis huit, chacune avec des yeux horribles qui fouillaient dans mes tripes à la recherche de je ne sais trop quoi. La rue noire s'est transformée en une immense langue de vouivre qui claquait au gré des fluctuations cosmiques. Les immeubles se pliaient et fondaient sur moi comme des ogres avec leur massue. J'allais mourir ou seulement m'effondrer, mais quoi qu'il en soit la fierté exigeait que je fisse cela ailleurs que sous le regard de tous ces gens, fêtards, nanas qui se scindent en entités siamoises, ogres munis de massues, vouivre et passants susceptibles d'appeler les pompiers. Bravement je me suis levé. D'un coup, comme ça, sans rien dire. Convaincu et sûr de mon plan, comme Hitler quand il a envahi la Pologne. J'ai déguerpi sur un Panzer titubant en direction de chez moi.

  Une fois assis sur mon lit j'ai dégobillé ma race à mes pieds. Ça faisait une mare immense. Je me suis endormi tout habillé sur mon pieu, en ayant la présence d'esprit de prévenir les petits lutins de venir nettoyer toute cette merde avant mon réveil.


« Modifié: 15 Avril 2012 à 18:47:18 par Néon »
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Re : Souffrance intestinale du Génie en guerre (Nouvelle)
« Réponse #1 le: 14 Avril 2012 à 20:22:03 »
Excellent mec ! c'est tout à fait le genre de texte que j'aime, le style est là, y  a matière à réflexion (dans le bon sens en plus  :mrgreen: ), l'histoire était prenante, et j'aime les références au réel et à l'art (ici musique classique ! c'est au top ça) je reste juste un peu sur ma faim par rapport au Mozart d'Avignon, j'en veux plus sur lui mec !!
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Re : Souffrance intestinale du Génie en guerre (Nouvelle)
« Réponse #2 le: 14 Avril 2012 à 20:33:03 »
C'est vrai que j'aimerai bien en faire un personnage récurrent de mes nouvelles, comme j'avais fait avec un ami poète baptisé "El Desdichado", mais là c'est pas évident, Jo L'autiste est finalement assez lisse comme gars, je veux dire, hormis son côté autiste et passionné, et il est pas "trash", en fait il est pas très humain comme type, et j'ai pas non plus envie de le déformer pour le rendre plus littéraire, je le trouve trop intéressant comme ça -je sais c'est plutôt contradictoire. Pourtant je le fréquente beaucoup, mais déjà c'est un mec qui sort pas beaucoup, et il fait peu ou pas de conneries ; y a bien que dans son rapport avec les gens (type ANPE) ou les nanas qu'il débloque, et que ça devient sympa à raconter. Mais oui, il a du potentiel ce personnage, comme le type réel a un vrai potentiel artistique. Bah de toutes façons, je t'ai dit, je te filerai deux trois trucs qu'on a fait ensemble, mais ça sort du cadre de la nouvelle...
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Re : Souffrance intestinale du Génie en guerre (Nouvelle)
« Réponse #3 le: 15 Avril 2012 à 08:42:59 »
Quelques phrases un peu longues, une trop forte densité d'images,
mais le matin à 8h 39 ça réveille!
Si tu as l'adresse des lutins qui nettoient les chambres, tu sais où me joindre...
Pour le reste, c'est tout ce que j'aime, bravo.
"Le rire a été donné aux hommes par Dieu pour les consoler d'être intelligents."

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Re : Souffrance intestinale du Génie en guerre (Nouvelle)
« Réponse #4 le: 15 Avril 2012 à 08:55:12 »
Salut Piga, et bon café !

Citer
Quelques phrases un peu longues

ah... c'est vrai que c'est souvent de la pensée rapportée, j'ai laissé libre cours à mon faible pour Céline...

Citer
une trop forte densité d'images

tiens... on m'a jamais dit ça non plus... là ça doit être mon côté Lautréamont ! intéressant, j'avais pas pensé que ça pût être gênant...

Citer
Si tu as l'adresse des lutins qui nettoient les chambres, tu sais où me joindre...

je crois que mon numéro est plus valable, le lendemain j'ai retrouvé la même flaque qu'en me couchant...

Merci du commentaire et bonne journée !
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Re : Souffrance intestinale du Génie en guerre (Nouvelle)
« Réponse #5 le: 15 Avril 2012 à 14:49:42 »

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mon côté Lautréamont !
arrête de chanter Maldoror...

 
Citer
j'avais pas pensé que ça pût être gênant...
je n'ai pas dit que c'était gênant. J'ai suggéré que c'était fatiguant au réveil, mais après la sieste, c'est parfaitement supportable.
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Re : Souffrance intestinale du Génie en guerre (Nouvelle)
« Réponse #6 le: 15 Avril 2012 à 18:33:21 »
saaalut!

bouhloulou, je sais pas si tu vas aimer mon comm....... :(

Citer
dans la position du fœtus réfractaire
comprends pas réfractaire pour un fœtus  ???

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genre araignée quasi crevée
ça me parle beaucoup plus ^^

bah encore des problèmes intestinaux.... dis donc tu aimes ce sujet!

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Même les rares gouttes de pluie semblaient s'interroger sur l'opportunité de toucher enfin le sol : elles flottaient comme ça dans le crépuscule et n'admettaient de s'écraser timidement sur le béton qu'après une chute des plus lascives. Sans vraiment faire de bruit. On était sous cloche.
il y a quelque chose là  ::).... mais j'arrive pas à mettre la main dessus.... en fait je sais pas si j'aime ou pas, mais ça me laisse pas indifférente. Je pense que j'aime, sauf les mots "admettaient" "opportunité" et "lascives"  :huhu:

Citer
comme le vent dans les branches d'arbres, fusaient dans sa cervelle d'autiste
la comparaison me parait légère... Enfin disons qu'elle n'est pas marquante, elle encombre la phrase pour moi.

Citer
Bref, fin de la première partie des présentations.
...  |-|

Citer
etc etc''
etc. etc.

Citer
Et faites pas chier bande de cons ! on sait ce qui est bon pour vous.
On

Citer
Qu'on est plus obtus que leurs chefs et leurs statistiques.
t'as dit obtuses au début du paragraphe.

Citer
faites ce qu'il vous semblera juste
marrant, j'aurais mis "ce qui"

Citer
ils finissent toujours pas abdiquer,
par

Citer
et le pire, c'est qu'au fond ils nous envient, et c'est justement pour ça qu'ils nous en font tant baver au début
ahahah, pourquoi pas, mais bon, j'y crois absolument pas  :relou:

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Entre temps, la grenade nocturne avait consenti à exploser sur la ville, la peinture noire et jaune dégoulinait joliment sur les fenêtres.
j'aime bien :)

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Une étoile, isolée, sobre mais bien présente, perçait le goudron du ciel -et quelle étoile ! l'étoile du berger, bien sûr ! pour nous le berger ! pour les brebis obstinément perdues !
Je vois trop de points d'exclamation  :-\

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(ou en tous cas je m'en souviens pas)
je dirais "en tout cas"

bah bah bah c'est quoi cette fin  :-\............... tout est fait exprès mais zut! tu commences à parler de Jo et les 3 derniers paragraphes on est sur le narrateur et on oublie Jo. On l'a perdu quelque part en chemin et on ne sait pas ce qu'il est advenu de lui cette nuit là, ni s'il a trouvé une réponse à ses soucis. J'ai un peu besoin d'une histoire tenue  :-[.....

Au niveau de la réflexion, ok, nous avons tous remis en question le système, le plan de vie qu'on te soumet tout jeune, on a tous soupesé nos envies/passions/espérances face aux contraintes sociales et sociétales etc., ce que fait ton personnage, mais encore une fois il n'apporte aucune réponse. Il dit "on s'en fout on vit de ce qu'on aime et on les emmerde", donc ça veut dire que Jo a quitté le pôle emploi? il a renoncé aux aides? il est parti à la rue? comment il fait pour tirer son piano derrière lui? ah il peut pas, donc il n'a plus de piano? donc il ne joue plus?
Bref, le narrateur en a derrière le ciboulot, il pourrait raconter plus de choses que ça et savoir être un peu plus conséquent   |-|. Pour moi ce qu'il dit là, amènera Jo à perdre son piano. Et un génie de la musique sans musique, c'est une grave dépression avec des pieds, voire pire.  :huhu:
En fait je pense que ce qui m'agace c'est que le narrateur prend le ton de "je vais te raconter ce que c'est la vie et qui sont les cons" et au final il ouvre des portes dans son discours qui peuvent mener loin, sans prendre la peine de mettre en garde ou d'expliquer sur quoi donnent ces portes. ça m'a agacéééééééééééééééééééééééééééééééééé  ><
et d'ailleurs lui même je sais pas s'il sait où il va.  :-\

Après certes, ton style d'écriture me convient très bien dans la forme. Même si tu peux être parfois un peu trop familier, tes images et le ton utilisé sont efficaces.  ^^
Mais là sur le fond, il n'y a pas eu de paragraphe que j'ai apprécié  :-[.... peut être le 2eme avec le soir qui tombe et l'autre passage ou le soir explose.

Ceci dit c'était assez prévisible hein :D
Donc vala, peu importe après tout, l'écriture est bonne.

Merci pour ce texte!   :)
Mes goûts sont simples : je me contente de ce qu'il y a de meilleur [Oscar Wilde]

adrien709

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Re : Souffrance intestinale du Génie en guerre (Nouvelle)
« Réponse #7 le: 15 Avril 2012 à 19:53:53 »
Bonsoir,

Bon texte ! Je n'ai rien d'autres à ajouter car tout a été dit dans les commentaires précédents.

Hors ligne Néon

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Re : Souffrance intestinale du Génie en guerre (Nouvelle)
« Réponse #8 le: 16 Avril 2012 à 12:01:57 »
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bouhloulou, je sais pas si tu vas aimer mon comm.......

tu sais bien que j'apprécie ton regard. Y a pas que les louanges dans la vie.

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    dans la position du fœtus réfractaire

comprends pas réfractaire pour un fœtus 

Ah... on a tous l'image du foetus replié sur lui-même dans le ventre de sa mère, donc réfractaire, ben il est encore plus replié, réfractaire à tout quoi. L'araignée vient préciser le truc justement pour ceux à qui ça parlerait pas trop.

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    comme le vent dans les branches d'arbres, fusaient dans sa cervelle d'autiste

la comparaison me parait légère... Enfin disons qu'elle n'est pas marquante, elle encombre la phrase pour moi.

Il fait pas d'efforts pour ça, les mélodies le traversent comme le vent traverse la forêt, les branches d'arbres devraient donner l'image de bras qui retiennent parfois ces mélodies.

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    Bref, fin de la première partie des présentations.

...  |-|

Ah ah, oui, je sais, typiquement le genre de trucs "interdits", j'aime casser les procédés narratifs, je comprends que ça puisse énerver, c'est peu le but ; y a du cabotinage là-dedans, c'est sûr.

Citer
    Et faites pas chier bande de cons ! on sait ce qui est bon pour vous.

On

A moins que j'ai pas compris pourquoi tu relèves ça, je te dirai que suivant l'effet voulu, on n'est pas forcé de mettre une majuscule après un " ! ", là c'est la même phrase. Chez Céline tu trouveras énormément de phrases exclamatives qui s'enchaînent les unes les autres sans majuscule, par exemple.

Citer
    Qu'on est plus obtus que leurs chefs et leurs statistiques.

t'as dit obtuses au début du paragraphe.

Tu veux dire que c'est une répétition ? justement elle est voulue : les directives sont obtuses ? nous aussi.

Citer
    faites ce qu'il vous semblera juste

marrant, j'aurais mis "ce qui"

Tu me mets le doute : "vous semble-t-il juste que..." ; je sais pas trop... je me demande si les deux ne sont pas acceptables... j'aimerai savoir, tiens.

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    et le pire, c'est qu'au fond ils nous envient, et c'est justement pour ça qu'ils nous en font tant baver au début

ahahah, pourquoi pas, mais bon, j'y crois absolument pas

Hum, tu t'es déjà retrouvée face à ce type de gens ? je crois qu'il y a une part de vérité là-dedans : genre "moi je me fais chier à travailler, à faire un boulot de merde, eux ils font que ce qui leur plaît, et en plus ils voudraient de l'aide ?!"

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    Une étoile, isolée, sobre mais bien présente, perçait le goudron du ciel -et quelle étoile ! l'étoile du berger, bien sûr ! pour nous le berger ! pour les brebis obstinément perdues !

Je vois trop de points d'exclamation

Ouais, on s'emporte, on a retrouvé (enfin surtout Jo) la pêche, le courage, l'envie ! mon côté admirateur du style célinien aussi, sans doute.

Citer
    (ou en tous cas je m'en souviens pas)

je dirais "en tout cas"

Pareil, tu me mets le doute, mais ne dirait-on pas : dans tous les cas ?

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Il dit "on s'en fout on vit de ce qu'on aime et on les emmerde", donc ça veut dire que Jo a quitté le pôle emploi? il a renoncé aux aides? il est parti à la rue? comment il fait pour tirer son piano derrière lui? ah il peut pas, donc il n'a plus de piano? donc il ne joue plus?
Bref, le narrateur en a derrière le ciboulot, il pourrait raconter plus de choses que ça et savoir être un peu plus conséquent   |-|. Pour moi ce qu'il dit là, amènera Jo à perdre son piano. Et un génie de la musique sans musique, c'est une grave dépression avec des pieds, voire pire. 

Mais euhhhhhh !!!!! pas du tout enfin !! le narrateur (comme tu dis pudiquement, vu qu'il s'agit de moi), lui explique comment il faut ruser avec ce système, l'accepter, et que si l'un des administrateurs a l'air de dire qu'on rentre pas "dans les cases", ben qu'il faut écarter les cases pour les mettre à notre dimension. Au contraire, je ne lui dis pas du tout de quitter l'Anpe et consorts, de s'y accrocher, la partie finale de l'argumentaire où j'explique qu'il faut (en gros) leur dire : "bon ben allez radiez-moi si c'est votre boulot", c'est un coup de bluff, un ultimatum pour les mettre face à LEURS responsabilités, et j'ai l'ai fait souvent, et ça a toujours marché, là ils se trouvent pris à leur propre jeu et cherchent des solutions ; alors bien sûr tu peux me dire, "mais si c'est toi, oului, ou peu importe qui, qui se retrouve pris à son propre jeu, que se passe-t-il ? over ?", ben c'est le jeu ma pov Lucette, mais crois-moi, ça n'arrive pas, du moins, à moi ça n'est jamais arrivé.

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bah bah bah c'est quoi cette fin  :-\............... tout est fait exprès mais zut! tu commences à parler de Jo et les 3 derniers paragraphes on est sur le narrateur et on oublie Jo. On l'a perdu quelque part en chemin et on ne sait pas ce qu'il est advenu de lui cette nuit là, ni s'il a trouvé une réponse à ses soucis. J'ai un peu besoin d'une histoire tenue  :-[.....

et

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En fait je pense que ce qui m'agace c'est que le narrateur prend le ton de "je vais te raconter ce que c'est la vie et qui sont les cons" et au final il ouvre des portes dans son discours qui peuvent mener loin, sans prendre la peine de mettre en garde ou d'expliquer sur quoi donnent ces portes. ça m'a agacéééééééééééééééééééééééééééééééééé  ><
et d'ailleurs lui même je sais pas s'il sait où il va.

Bon, c'est là que c'est le plus délicat. Je n'invente pas d'histoires. Je chronique. Je raconte une soirée réelle, telle qu'elle s'est passée. Mon truc le plus souvent dans ce genre de nouvelles c'est de mettre un coup de projo sur une personnalité que je trouve intéressante, du coup j'extraie des moments passés avec cette personne, je les amalgame pour en faire un truc qui ressemble à une histoire, mais tu sais c'est comme dans la vie : on rencontre des gens qui nous paraissent intéressant, voire géniaux, bref, on aimerait partager des trucs avec eux, et puis ça va guère plus loin, finalement le meilleur moment c'était justement quand on était face à eux et qu'il y a eu ce petit éclair dans l'émotion : "ah, tiens, lui il vaut le coup". Je vais pas raconter qu'on fait des choses exceptionnelles, non, c'est un mec solitaire le Jo, parfois il a juste besoin qu'on le rassure, c'est tout, et c'est à ça que j'ai servi, et c'est ça que je voulais raconter. Qu'est-ce qu'on s'en fiche qu'il ait ou non trouvé une nana ? de toutes façons je le dis : il sait pas draguer. Non ce qui compte c'est qu'après ce court passage, il soit retourné dans sa vie et devant son piano et que l'Anpe lui casse plus trop les c*******. Chacun est retourné dans sa vie de taré si tu veux (d'ailleurs c'est le titre provisoire de mon recueil : "Chroniques de la vie tarée"). D'ailleurs cette nouvelle est plus une lettre d'amour qu'autre chose. On peut la rapprocher de "Dix branlettes" de Bukowski, sauf que Buk finit par un vrai poème, et que je me suis pas permis de faire pareil sinon je tombais dans le plagiat.

Merci encore de tous tes comm' Tomoyo, et rassures-toi, tant que tu auras ce regard sincère, je vois pas comment je pourrais t'en vouloir !

 
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Re : Souffrance intestinale du Génie en guerre (Nouvelle)
« Réponse #9 le: 24 Avril 2012 à 22:27:31 »
Bravo. Le style est vif et peut-être poétique. J'écris peut-être parce que je sais pas bien ressentir la poésie, mais j'ai l'impression qu'il y en a.

J'aime beaucoup l'argumentaire sur les deux artistes en marge du système qui fleurent bon l'anarchisme. Ils se rassurent l'un l'autre, ils vivent leur passion, et aussi d'espoir. C'est touchant.

Sur la forme, effectivement les ! sont permis sans majuscule après mais j'ai l'impression que ça fait désuet. Par exemple Larousse recommande un ! après hélas. 'Hélas ! je ne viendrai pas.' Moi je préfère : 'Hélas, je ne viendrai pas.'

qui et qu'il sont valables tous les deux.

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Re : Souffrance intestinale du Génie en guerre (Nouvelle)
« Réponse #10 le: 26 Avril 2012 à 13:10:08 »
Ah ben ça plairait bien au Jo que je connais de mon côté. Même si lui, il est pas pianiste, il est poète. Et qu'il boit comme un trou (en fait il ressemble plutôt à ton narrateur lol)

 :mrgreen:

C'est cool, un chouette texte. Je préfère tes nouvelles à tes poèmes, ça claque plus, ça sonne mieux.

Par contre, j'aime pas ton titre, je le trouve trop long, trop pompeux, qui colle pas au contenu - mais c'est mon avis à moi, hein.

Au plaisir !
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Re : Souffrance intestinale du Génie en guerre (Nouvelle)
« Réponse #11 le: 26 Avril 2012 à 13:19:40 »
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Ah ben ça plairait bien au Jo que je connais de mon côté. Même si lui, il est pas pianiste, il est poète. Et qu'il boit comme un trou (en fait il ressemble plutôt à ton narrateur lol)

C'est pas un "narrateur", c'est moi ! Ben fais le venir ton pote, je serais curieux d'échanger avec lui.

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C'est cool, un chouette texte. Je préfère tes nouvelles à tes poèmes, ça claque plus, ça sonne mieux.

hum... on m'a eu dit ça, une fois... je sais pas si tu peux juger sur les 3 poèmes que j'ai postés ici, j'en ai près de 500... mais je veux pas encombrer le forum.

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Par contre, j'aime pas ton titre, je le trouve trop long, trop pompeux, qui colle pas au contenu - mais c'est mon avis à moi, hein.

Je peux comprendre, à part "pompeux", là je vois pas pourquoi. En fait je reprends un peu l'invention de Vialatte qui faisait le menu de ses chroniques en préambule, j'aime bien faire un titre qui donne en quelques mots les ingrédients essentiels de la nouvelle qui va suivre.

Lorduis :

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J'aime beaucoup l'argumentaire sur les deux artistes en marge du système qui fleurent bon l'anarchisme. Ils se rassurent l'un l'autre, ils vivent leur passion, et aussi d'espoir. C'est touchant.

Merci, c'était tout le thème de cette histoire, thème récurrent de mes nouvelles d'ailleurs... Faudra que je change si un jour je suis publié. Quoique... J'ai toujours pensé que ça changerait rien, qu'on subit toujours les mêmes affres et les mêmes doutes, publiés ou non...

Pour le côté "has-been" de la multiplication des " ! ", bien sûr je comprends, c'est du plagiat célinien, à moins que ce ne soit qu'un hommage, qu'un petit rappel, je le fais rarement, mais parfois je ne peux pas m'en empêcher, et puis... Ca a beau faire "daté" comme tu dis, c'est une forme d'expression qu'on retrouve beaucoup "en réel", et comme j'aime rapporter ce que je vis ou vois et entends, pour l'instant j'ai pas trouvé mécanisme plus fidèle de transcription...

Merci pour vos comm'.
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Re : Souffrance intestinale du Génie en guerre (Nouvelle)
« Réponse #12 le: 26 Avril 2012 à 13:35:10 »
Bien sûr que je peux pas juger sur ce que t'as fait en globalité, côté poèmes. Je m'exprimais par rapport à ceux que j'ai lus ici.
Pour le narrateur, j'ai préféré pas m'aventurer plus que ça  :mrgreen: Mais visiblement ouais, tu t'entendrais bien avec mon pote. Sauf qu'il n'aime pas les forums. Je lui enverrai le lien vers ton texte (tes textes publiés ici pour être plus précise).
Tchussss
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Re : Souffrance intestinale du Génie en guerre (Nouvelle)
« Réponse #13 le: 26 Avril 2012 à 13:45:43 »
Franchement, Menthe, ça serait avec plaisir, c'est intéressant et important de connaître des personnes avec la même sensibilité et des boulots en rapport, je multiplie le plus possible les collaborations et tout ce genre de choses.
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Re : Souffrance intestinale du Génie en guerre (Nouvelle)
« Réponse #14 le: 28 Avril 2012 à 15:24:53 »
yop, désolée pour le retard

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Ah... on a tous l'image du foetus replié sur lui-même dans le ventre de sa mère, donc réfractaire, ben il est encore plus replié, réfractaire à tout quoi. L'araignée vient préciser le truc justement pour ceux à qui ça parlerait pas trop.
non mais pour moi réfractaire c'est pas une position, c'est une attitude, or pour moi un foetus n'a pas d'attitude, il se recroqueville parce ce que c'est tout ce qu'il peut faire. S'il avait la place de dormir allongé en étoile il le ferait sans aucun doute  :huhu:

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Ah ah, oui, je sais, typiquement le genre de trucs "interdits", j'aime casser les procédés narratifs, je comprends que ça puisse énerver, c'est peu le but ; y a du cabotinage là-dedans, c'est sûr.
cabotin, vas

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A moins que j'ai pas compris pourquoi tu relèves ça, je te dirai que suivant l'effet voulu, on n'est pas forcé de mettre une majuscule après un " ! ", là c'est la même phrase. Chez Céline tu trouveras énormément de phrases exclamatives qui s'enchaînent les unes les autres sans majuscule, par exemple.
ok, c'est un fait que souvent ça me paraissait bizarre quand c'était le même phrase, mais si tu dis que c'est autorisé, je veux bien te croire

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Hum, tu t'es déjà retrouvée face à ce type de gens ? je crois qu'il y a une part de vérité là-dedans : genre "moi je me fais chier à travailler, à faire un boulot de merde, eux ils font que ce qui leur plaît, et en plus ils voudraient de l'aide ?!"
Bah c'est toujours le risque des généralités. Je me suis déjà trouvée devant ces gens, et j'ai eu l'impression d'une vaste fumisterie incompétente mais jamais qu'il m'enviaient

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Pareil, tu me mets le doute, mais ne dirait-on pas : dans tous les cas ?
ben justement on dit "en tout cas" (en chaque cas) et "dans tous les cas" enfin j'ai appris comme ça. Après il y a toujours les nouveaux langages qui font "évoluer" la langue comme on dit (moi ça m'insupporte hein, "puisque tout le monde fait la faute, passons le en nouvelle règle "  :vaurien:)

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"bon ben allez radiez-moi si c'est votre boulot", c'est un coup de bluff, un ultimatum pour les mettre face à LEURS responsabilités, et j'ai l'ai fait souvent, et ça a toujours marché, là ils se trouvent pris à leur propre jeu et cherchent des solutions ; alors bien sûr tu peux me dire, "mais si c'est toi, oului, ou peu importe qui, qui se retrouve pris à son propre jeu, que se passe-t-il ? over ?", ben c'est le jeu ma pov Lucette, mais crois-moi, ça n'arrive pas, du moins, à moi ça n'est jamais arrivé.
eh beh c'est du joli tiens!

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Bon, c'est là que c'est le plus délicat. Je n'invente pas d'histoires. Je chronique. Je raconte une soirée réelle, telle qu'elle s'est passée
oui ben si la soirée finit par "et après j'ai allumé la télé et j'ai regardé confessions intimes" épargne-nous ça quand même hein  |-|



sur ce, continue ton beau travail, trouve-moi un cadeau et vaque à tes amusements comme il se doit  :huhu:



Mes goûts sont simples : je me contente de ce qu'il y a de meilleur [Oscar Wilde]

 


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