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11 Juin 2026 à 16:51:09
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Battements de cœur et d'acier (retravaillé)

Auteur Sujet: Battements de cœur et d'acier (retravaillé)  (Lu 3063 fois)

Hors ligne Arté

  • Tabellion
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Battements de cœur et d'acier (retravaillé)
« le: 19 Février 2012 à 12:09:46 »
Bien le bonjour, MDiens matinaux !
Pour fêter le début de mes vacances, je me suis octroyée un moment de calme et de tranquillité —luxe calme et volupté et j'ai enfin réussi à écrire un truc qui me convient à peu près. Néanmoins, comme il se peut que je sois rouillée de tous ces mois sans rien écrire, je le soumets à votre jugement et m'en remets à vos critiques.
C'est mon premier texte ici, si vous êtes méchants j'reviens plus ! < j'aime faire preuve de maturité. Mais bref. En espérant que ce texte plaira à quelques personnes, au moins.

————

Battements de cœur et d'acier

Les pales de l'engin se mettent à tourbillonner, fouettant l'air glacé de la soirée. Un vent artificiel se lève, les feuilles mortes gisant sur les dalles inégales du toit en terrasse s'élèvent, dansent et disparaissent dans les airs. L'hélicoptère à son tour se soulève. J'attends quelques secondes, je sais que tu pars, que tu me laisses. Mon cœur se brise, tandis que l'envie de tenter de m'accrocher aux rampes de l'aéronef se fait soudainement ressentir. Mais ma raison reprend les rênes pour quelques secondes : je fais demi-tour et, avant que mes larmes ne jaillissent, je pars en courant vers la porte. Ne pas faire face à cette fin, ne pas s'effondrer dans un lieu où tu pourrais me voir. Il ne s'agit que d'un « au revoir », n'est-ce pas ? On se reverra, disais-tu. Mais dans quelles circonstances ? Et y crois-tu vraiment ?

Tu savais… Tu savais que je ne te suivrais pas. Tu le savais et pourtant, tu pars… Tu le savais et tu me laisses ici. Dans cet enfer de chair, de sang, de violence et de sueur. Si les pales de l'hélicoptère ne fouettaient pas avec autant de force l'air, et si le vent ne s'était pas levé, peut-être aurais-je pu entendre ton cri. Mais je l'imagine, déjà. Et je me rends sourde intentionnellement, ouvrant en grand la porte de fer qui donnait sur le toit en terrasse, porte qui claque et dont le bruit s'ajoute à celui des battements des hélices. N'essaie pas de me rattraper ou de me retenir par un appel. Je ne me retournerai pas. Tu as pris ta décision, et les conséquences sont à assumer. Nos chemins se séparent à jamais, nous sommes désormais dans des camps opposés.

Je dévale les marches sans m'arrêter, la main droite courant sur la rampe sans réellement s'y cramponner. Les larmes ont jailli de mes yeux et coulent et roulent maintenant sur mes joues avant de s'écraser sur le sol. Aveuglée à moitié, la vue brouillée par les signes de ma peine, je ne distingue rien, et je rate une marche. La chute se prolonge jusqu'au palier suivant, tandis que je roule sur moi. Je m'arrête contre le mur, le choc est rude, mais sans doute pas autant que celui que j'ai eu en te voyant quitter mes côtés et t'avancer vers cet engin volant de malheur. Je me redresse sur mon séant, et je contemple l'étendue des dégâts. Mes paumes sont rougies, j'ai la lèvre en sang, je vais sans doute avoir un milliard d'ecchymoses demain. Qu'importe. Nos choix nous mènent à cette situation. Je soupire et je me relève. Je ne céderai pas. Je ne reviendrai pas en arrière. Je me le suis promis. Et puis, à quoi bon de toute façon ?

Je jette un regard vers le haut de l'escalier que j'ai dévalé jusqu'aux trois quarts. Ma respiration est haletante, les larmes roulent sur mes joues humides, en silence. Tout mon corps, tout mon cœur, me fait mal, en surface et en profondeur. J'ai l'impression de mourir. Ou, du moins, l'ancien moi que tu connaissais est en train de mourir. Pour de bon. Nous nous sommes perdus. Et je doute d'avoir assez de forces pour gravir en sens inverse les marches que je viens de descendre. Chasser cette idée stupide de mon esprit.

J'entends encore le martèlement des hélices de l'hélicoptère, les sons résonnent dans la cage d'escalier. Ils font écho au sifflement du sang dans mes tempes, au souffle saccadé, à cette impression d'avoir dû fournir un effort physique immense. Rien de tout cela, j'ai simplement failli me faire très mal en chutant dans cet escalier maudit que j'avais gravi en te tenant la main. Les battements se mêlent, le sang et le métal. On dirait que tu n'es pas encore parti. Peut-être que si je remontais tu serais encore là. Peut-être que tu es revenu sur le toit, et que tu m'attends. Peut-être que si je remontais, tu t'élancerais vers moi et tu me serrerais dans tes bras. Et nous monterions dans l'hélico. Et nous partirions tous les deux. Ensemble, à nouveau.

Peut être. Mais je ne veux plus y penser. Toi et moi c'est fini à présent. Oublions cet amour, oublions ces projets. Laissons-les se décomposer au fond de nos cœurs. Oublie-moi, ça sera plus simple. Je t'oublierai bien avec le temps… Tu me connais. Tu sais que je me reconstruirai. Mais toi ? Oh après tout, c'est toi qui a décidé de partir avec eux. Je ne t'avais jamais dit non. Seulement là, je ne te suivrai pas. Je ne veux plus. Je ne peux plus. Je n'ai plus cette force qui faisait que j'aurais pu t'accompagner n'importe où, braver n'importe quel danger, simplement pour être à tes côtés. Nos convictions ont changé, ta vision du monde diffère à présent de la mienne. Nous avons tous deux évolué, mais chacun dans un sens différent. La peine est immense, la plaie béante, et le doute de me reconstruire est omniprésent, mais j'y parviendrai. Il me suffit de garder espoir, de me concentrer, et de tourner la page. Je sais que je peux le faire. Je peux tout faire, après tout. Je peux vivre sans toi, je peux même vivre contre toi.

Cessant de regarder le haut de la cage d'escalier, je reprends ma descente. Bientôt, je serai dehors. Hors de cette tour. Hors de ce bâtiment où j'avais fait ta connaissance, de cet immeuble où je t'ai perdu. Hors de ce lieu qui me rappelle trop nous. Les dernières marches m'accueillent en silence, la terre ferme vacille cependant sous mes pas. Un vertige… Mais il faut que je passe outre. Que j'avance. Et j'ouvre la porte, trouvant la force de tourner le dos à ce passé au pluriel. Un dernier regard encore à ces marches qui désormais nous séparent.
Et je sors.




-----

Simple remarque, mon titre ne me satisfait pas non plus énormément, mais j'en ai testé cinquante et ils sont tous aussi pourris les uns que les autres. (non, je ne me rabaisse pas, j'ai tout à fait confiance en moi, voyons !)
« Modifié: 27 Février 2012 à 10:11:27 par Arté »

Hors ligne Narken

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Re : Battements de cœur et d'acier
« Réponse #1 le: 19 Février 2012 à 12:42:55 »
J'aime bien ton écriture douce et imagée. Tu évoques bien le désespoir du personnage. Après, je n'accroche pas en raison du fond de pathos de l'histoire. Mais comme je le dis souvent, c'est personnel!
Sachons nous ouvrir pour agrandir cette poche, qui est poumon - et vent pulsif. Osons même, parfois, élargir la cicatrice et refuser le cocon consumériste, les consolations et les soins.
Parce que ça fait mal, d'être libre.

Alain Damasio

Hors ligne Mello

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« Réponse #2 le: 19 Février 2012 à 14:37:04 »
Je m'attendais à de la SF, avec ce titre-là. Et en fait c'est un texte sur la douleur de la séparation.

Mouais. J'ai pas accroché. Au début, avec l'hélico, je me suis dit ''Ouais, ça commence pas mal'' mais je crois que c'est la seule chose intéressante de ton texte. Après, je n'ai pas du tout été sensible à la douleur de la gonzesse. C'est un thème tellement récurent, abordé déjà de 1000 manières différentes qu'il aurait fallu une grande innovation pour que ça suscite mon intérêt.

Après l'écriture est pas trop mal. Je reléverais cependant les phrases qui m'ont titilées quand je serais sur mon PC. Mais bon, je ne peux pas trop juger la qualité de ton écriture vu que c'est surtout la qualité de ton histoire qui me préoccupe.

Hors ligne Arté

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Re : Battements de cœur et d'acier
« Réponse #3 le: 19 Février 2012 à 15:25:21 »
Narken => Merci pour l'écriture, et pardon pour le pathos. Je sais pas c'que j'ai eu ce matin, j'avais envie d'écrire du point de vue d'une déprimée.
Mais le fait est que j'ai tenté, vers la fin, de faire ressortir une sorte de résignation plus neutre de la narratrice (mais j'ai dû rater ça … vu que mon dernier paragraphe est effectivement trop plein d'émotions). Bon, au moins, je sais ce que j'ai à retravailler dans ce texte.

Mello => Désolée là aussi, je savais bien que le titre pourrait prêter à confusion x) Fausse joie, hein ? Mais le titre a quand même rapport avec l'histoire, même si on joue sur les mots.
Après oui, ça porte essentiellement sur la douleur de la séparation, mais aussi sur la difficulté de certains choix, que je n'explicite pas parce que je ne sais pas vraiment ce qui a pu les mener à se séparer (j'avais dans l'idée une question de deux camps distincts, mais vu que c'était flou tandis que j'écrivais, j'ai préféré ne pas développer).
Navrée, donc, que ça ne t'ait pas parlé. Ce sont des choses qui arrivent, et j'attends de voir quelles phrases peuvent poser problème.


En attendant, après une énième relecture, je viens de me rendre compte de certaines répétitions, ça m'agace, faut que je coupe. (edit : ça c'est fait, moins de pathos vers la fin, ça arrange quand même un peu cette histoire de détachement.)


D'autres remarques ?
« Modifié: 19 Février 2012 à 15:27:32 par Arté »

Hors ligne Piga

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Re : Battements de cœur et d'acier
« Réponse #4 le: 19 Février 2012 à 17:35:32 »
Bien le bonjour, MDiens matinaux !
Pour fêter le début de mes vacances, je me suis octroyée un moment de calme et de tranquillité —luxe calme et volupté et j'ai enfin réussi à écrire un truc qui me convient à peu près. Néanmoins, comme il se peut que je sois rouillée de tous ces mois sans rien écrire, je le soumets à votre jugement et m'en remets à vos critiques.
C'est mon premier texte ici, si vous êtes méchants j'reviens plus ! < j'aime faire preuve de maturité. Mais bref. En espérant que ce texte plaira à quelques personnes, au moins.

————

[b
Citer
]Battements de cœur et d'acier
/b]

J'ai cru qu'il s'agissait d'un texte type terminator

Citer
raison qui se trouve en position de force

Je comprends ce que tu veux dire,  mais cela me semble mal dit

Citer
où tu pourrais me voir.

Il est dans l'hélico...

Citer
s'écraser sur le sol
.

L a larme n'est pas assez lourde pour s'écraser


Citer
J'ai une mine de déterrée, du moins, j'imagine que j'ai l'air de quelqu'un sorti d'une tombe. Je suis morte
.

A mon sens cela fait beaucoup

De façon générale, je trouve que le thème de la rupture douloureuse a été trop souvent traité.
Cependant j'ai pris du plaisir à lire ton texte bien écrit.
J'ai été un peu déçu par la fin, je pensais à un retournement de situation plus original...Une autre chute si je puis dire
-----

Simple remarque, mon titre ne me satisfait pas non plus énormément, mais j'en ai testé cinquante et ils sont tous aussi pourris les uns que les autres. (non, je ne me rabaisse pas, j'ai tout à fait confiance en moi, voyons !)
"Le rire a été donné aux hommes par Dieu pour les consoler d'être intelligents."

Hors ligne Tomoyo

  • Calliopéen
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Re : Battements de cœur et d'acier
« Réponse #5 le: 19 Février 2012 à 19:56:50 »
Salut !
Alors voici mes remarques sur le texte dans sa formulation :

Citer
Mon cœur se brise à l'intérieur
Arf, pas très heureux…j'enlèverais "à l'intérieur"

Citer
n'écoutant que ma raison qui se trouve en position de force
je ne comprends pas en quoi la raison serait en position de force alors qu’elle fait face à un déchirement, une séparation. J’aurais plus vu que justement la raison flanchait et qu’il était temps de l’écouter juste avant  qu’elle ne disparaisse pour de bon et que l’émotion ne prenne le pas sur tout le reste. ^^

Citer
ouvrant en la claquant la porte de fer qui donnait sur le toit en terrasse
ouvrir en claquant me perturbe… pour moi claquer une porte c’est la fermer…

Citer
ma main droite courant sur la rampe
la main

Citer
Les larmes ont jailli de mes yeux et coulent et roulent maintenant sur mes joues avant de s'écraser sur le sol.
Contrairement à Piga le fait que ses larmes s’écrasent ne me choque pas parce que la fille est dans  son drame, elle est dans l’exagération, pour elle à la limite le soleil a perdu son éclat, le silence fait du bruit et ses larmes ont du poids  :huhu:

Citer
la vue brouillée par les preuves de ma peine
le mot preuve me gêne, peut être pas assez « joli » pour l’utiliser en image ainsi… et puis je vois plus les larmes comme la matérialisation malgré soi d’un sentiment (c’est trop magique  :relou:) que comme une preuve…

Citer
et je rate une marche. La chute se prolonge jusqu'au palier suivant, tandis que je roule sur moi.
C’est couillon… mais j’ai rigolé…  :D

Citer
mais sans doute pas autant que celui que j'ai eu en te voyant quitter mes côtés et t'avancer vers cet engin volant de malheur. Je me redresse sur mon séant, et j'observe mon état physique
En fait je trouve le ton de ces quelques lignes humoristique…second degré et vocabulaire décalé par rapport à la situation.

Citer
je vais sans doute avoir un milliard d'ecchymoses demain
Toujours pareil, je ne sais pas si c’est voulu, mais moi ça me fait rire, elle est complètement déphasée :D

Citer
J'ai une mine de déterrée, du moins, j'imagine que j'ai l'air de quelqu'un sorti d'une tombe
Ah beh non… elle est rougie, en larme, elle a l’air bien vivante, elle ressemble à rien mais bien en vie ! :-\

Citer
Rien de tout cela, j'ai simplement failli me faire très mal en chutant dans cet escalier maudit que j'avais gravi en te tenant la main
Je peux pas m’empêcher de penser « Mais non même pas ! j’ai juste failli me casser huit membres pour faire une sortie honorable devant un connard qui me laisse en plan ! » du coup je continue de faire huhu  ::)

Citer
Je n'ai plus cette force qui fit que j'aurais
Qui fait ? je suis pas convaincue de l’utilisation de « qui fait que »

Citer
La peine est immense, la plaie béante, et le doute de me reconstruire est omniprésent, mais j'y parviendrai
Ça va un peu vite. Elle est dans les escaliers à pleurer comme pas possible parce qu’elle ne veut pas qu’il parte et parce qu’elle a mal au genou certainement… je ne sais pas si à sa place je penserais déjà à la « reconstruction » :-\

Citer
Hors de ce bâtiment où je fis ta connaissance, de cet immeuble où je te perdis
Il n’y a pas de passé simple avant, du coup ça me choque un peu


Pour le fond : le sujet ne me dérange pas, certes le thème de la séparation est assez usé, mais en même temps tout le monde n’a pas forcément envie d’écrire sur la douleur du sentiment d’abandon des dessous de main de bureau qui représentaient un planisphère avec écrit « URSS ». Et puis ça reste un sujet que l'on peut du coup comprendre aisément voire revivre. ^^
L'angle d'attaque n'est pas original, mais l'originalité n'est pas une prérogative non plus.
En fait je me rends compte que je m’exprime mal, je veux simplement dire que j’aime bien que tu te sois lancée dans un classique, c’est risqué mais c’est formateur je trouve.
En fait le truc qui m’a embêtée, t’as dû le voir dans mes commentaires, c’est que c’est presque second degré (pour ma lecture) et j’ai quand même souri pas mal alors que je ne pense pas que ce soit le but. Du coup je n’ai pas compati, je n’ai pas ressenti sa douleur.  :-\ (mais j'ai aimé hein, j'aime bien rire ^^)
Là encore, je n’exprime qu’un avis, qui aurait pu être différent si ça se trouve si j’avais lu ton texte demain… ^^

En tout cas, merci pour ton texte, j'ai passé un bon moment, continue persiste et poste! ^^
« Modifié: 20 Février 2012 à 10:58:46 par Tomoyo »
Mes goûts sont simples : je me contente de ce qu'il y a de meilleur [Oscar Wilde]

Hors ligne Cam

  • Tabellion
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Re : Battements de cœur et d'acier
« Réponse #6 le: 19 Février 2012 à 21:13:14 »
Citer
les feuilles mortes gisant sur les dalles inégales du toit en terrasse s'élèvent au dessus du sol, et disparaissent dans les airs.

Elles ne peuvent s'élever en dessous...ça m'a interpellé pendant la lecture.

Citer
mes larmes roulent sur mes joues humides,

"les" larmes, il y aurait une répétition en moins avec le "mes" des joues.

Citer
ce passé au pluriel

Bien trouvé !

Voilà, c'est ce qui m'a interpellé et que les autres n'ont pas citer ! Bien sur ce n'est qu'un avis et j'ai pu me tromper  :-[ !

Sinon, j'ai accroché à ton texte malgré le thème déja très visité, j'ai trouvé qu'il y avait une sorte de suspens qui faisait que l'on avait envie de le lire jusqu'au bout.
Comme Tomoyo, j'ai ressenti le second dégré, mais j'ai appréciai, cela faisait moins pathétique vis-à-vis de l'héroine, mais ce n'était peut-être pas fait exprès.

Bref, je ne me suis pas ennuyée et je t'en remercie !!!
« Modifié: 19 Février 2012 à 21:16:32 par Cam »

Hors ligne TaGaDa

  • Calligraphe
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Re : Battements de cœur et d'acier
« Réponse #7 le: 20 Février 2012 à 16:42:05 »
je trouve que tu as très bien décrit la souffrance du personnage. Par contre je suis un peu déçue de ne pas savoir la cause de la séparation (ou alors c'est trop subtil et je n'ai pas compris). C'est quoi cet hélicoptère exactement? Pourquoi ton autre moitié s'en va? On a envie d'en savoir plus :)
TaGaDa des Bois

Hors ligne Sej

  • Plumelette
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Re : Battements de cœur et d'acier
« Réponse #8 le: 20 Février 2012 à 17:46:03 »
Les textes sur les séparations amoureuses, c'est vraiment pas ma tasse de thé  :huhu:

Bon, je vais pas non plus cracher dans la soupe, ce texte a ses qualités. Il se laisse plutôt bien lire. Le souci, pour moi, réside surtout dans le fond. C'est du pathos quasiment dans tout le texte. Et moi et le pathos, on est pas super copains. Certes son mec est parti, mais on a un tel auto apitoiement ici que ça devient limite indigeste. (Et je comprends bien que c'est sûrement de cette manière que certaines personnes fonctionnent. Cet avis n'engage donc que moi ::) )

Au niveau de la narration, ya juste un truc qui m'a dérangé. Mais c'est peut-être moi qui ai lu de travers. En fait, j'arrive pas à situer - physiquement - l'hélico par rapport à ta narratrice. Elle était à côté au début, puis s'est barrée par l'escalier ensuite ? Si c'est ça, c'est bon. Sinon, ça gagnerait peut-être à être plus détaillé.
Un hobbit, ce n'est pas que de la fourrure précieuse.
C'est aussi une quarantaine de kilos d'une viande savoureuse et digeste.

adrien709

  • Invité
Re : Battements de cœur et d'acier
« Réponse #9 le: 20 Février 2012 à 20:46:24 »
Je trouve que tu as très bien décrit la tristesse du personnage. Mais pourquoi se séparent-ils ?

Hors ligne Arté

  • Tabellion
  • Messages: 26
Re : Battements de cœur et d'acier
« Réponse #10 le: 22 Février 2012 à 01:05:18 »
Piga => le titre en a trompé plus d'un, je suis bien consciente qu'il n'est pas forcément adéquat, mais quand j'en aurais trouvé un autre, … bah je changerai x) *mais c'est pas le cas pour le moment*
Pour l'histoire de la raison et la formulation pas fabuleuse, j'me pencherai dessus demain.
Pour le problème de l'homme dans l'hélico qui ne peut vraisemblablement pas le voir, la narratrice a juste pété un câble et je la laisse dans ton pathos complètement larmoyant. c'est pour cette raison aussi que la larme s'écrase sur le sol, lourde de sens. Tomoyo a pigé l'idée =D

Et enfin, j'étais pas satisfaite de la phrase où on décrit son aspect, mais Tomoyo et toi m'avez aidé à trouver où était le problème x)

Pour le retournement de situation, j'ai du mal à écrire des fins qui choquent (bon, pas comme la phrase choc, mais mes fins sont rarement percutantes —et de toute façon, je finis rarement les textes).


Tomoyo => Je note pour le "à l'intérieur" qui virera sans doute à ma prochaine édition. Par contre, pour l'histoire de la raison en position de force, j'essayais de montrer l'oscillation d'une personne pendant une séparation : entre l'excès émotionnel et la raison froide qui tente de garder le contrôle et de rester, même si la formulation est maladroite, "en position de force". Mais tu as bien compris l'idée.

Perso, j'ouvre les portes en donnant un grand coup de pied dedans, ce qui amène la porte à claquer contre le mur à laquelle elle est rattachée. Je suis une bourrine, j'ai dû transmettre ça à l'émotive.

les "preuves", j'verrai ça. l'allitération (minime, certes) en "p" me plaisait pas mal. mais bon.

et là. Là, effectivement, tu as dû le comprendre, dans tout ce pathos, une partie de moi a dû en avoir marre et effectivement, la chute de la narratrice peut être vue comme un événement tragique… ou comme une péripétie humoristique (MOUHAHAHAHA  >:D !) peut-être destinée à détendre l'atmosphère. Comme tu le dis toi même, elle est déphasée, elle est complètement à côté de la plaque, et moi j'aime ça. En fait, j'ai sans doute fait exprès (je ne me souviens plus exactement comment j'étais quand j'ai écrit et retravaillé ce texte avant de le soumettre, mais je suppose que mon état naturel a dû en avoir marre de la lire se plaindre xD)

Citer
Citer
Je n'ai plus cette force qui fit que j'aurais
Qui fait ? je suis pas convaincue de l’utilisation de « qui fait que »

Non non, pour moi, c'est bien qui "fit" que. C'est au passé. Mais c'est ptet un peu lourd comme formulation.

Quand à la rapidité de la reconstruction, cette fille oscille entre raison, émotion depuis le début du texte, il me semblait que c'était assez logique. Ou alors elle est bipolaire *PAN*

Enfin, effectivement, c'est vrai, le sujet de la séparation est un thème vu et re-vu, et si j'avais eu l'esprit clair, j'aurais sans doute développé plus ce qui les avait amenés à cette séparation apparemment inévitable mais j'avais pas l'esprit très clair quand je l'ai écrit et j'ai pas réussi très bien à retrouver ce que j'avais imaginé au départ.
En tout cas, contente que ça t'ait plu ! J'suis en train d'en écrire un sur un ton beaucoup plus… second degré, quoi. Et du vrai, si ça t'intéresse. Mais j'ai pas fini.



Cam => C'est vrai, on ne s'élève pas en dessous… Pléonasme, mon ami, quand tu me tiens.
Le second degré était voulu, en fait. Enfin je crois, sinon j'aurais pas écrit ça comme ça. Mais toujours est-il que si vous l'aviez senti, c'est qu'il y était quand j'ai écrit, ça marche souvent comme ça chez moi.


TaGaDa => la cause de la séparation, moi-même je ne la sais pas xD Enfin, si ça peut te satisfaire, je sais simplement qu'il était histoire de camps opposés, sur fond de guerre civile ou un truc du genre, quand j'ai commencé à écrire. Mais finalement, c'est pas ce qui est resté dans le texte.
Faudrait peut-être que je re-développe un peu… J'verrais bien.


Sej => Chacun son trip, moi non plus j'aime pas trop ça, mais c'était une idée que j'avais et je me suis dit "Allez, vas-y ma fille, c'est loin derrière toi, t'as le recul qu'il faut !"
C'est dommage que tu n'aies pas vu comme Tomoyo et Cam le second degré qui parfois surgit ici et là. Et quant à l'auto apitoiement, certaines personnes fonctionnent ainsi et ruminent longtemps, donc bon. Mais je comprends que le pathos puisse devenir légèrement écœurant. Toujours est-il qu'il n'y avait pas que ça x)

L'hélico, il était sur un toit en terrasse. Elle est repartie par l'escalier en descendant et l'hélico s'est envolé. Aussi simple que ça x)


adrien709 => Comme je l'ai dit à TaGaDa, en détails, je ne peux pas expliquer clairement pourquoi ils se séparent. Ils ont juste pris des chemins différents, des routes opposées et ont rejoint des camps distincts. Et sur fond de guerre civile (que certes je n'ai mentionnée vaguement que par « Dans cet enfer de chair, de sang, de violence et de sueur. » (1er paragraphe) ), les camps distincts ont souvent tendance à se combattre, d'où une séparation inévitable.
Après, faudrait que je creuse, mais j'suis un peu fatiguée pour faire ça ce soir xD



En tout cas, merci à vous tous pour vos remarques, je reverrai mon texte demain, quand il fera jour et que je serai en mode "Travail du texte".

Hors ligne Tomoyo

  • Calliopéen
  • Messages: 578
Re : Battements de cœur et d'acier
« Réponse #11 le: 22 Février 2012 à 14:35:52 »
Citer
et là. Là, effectivement, tu as dû le comprendre, dans tout ce pathos, une partie de moi a dû en avoir marre et effectivement, la chute de la narratrice peut être vue comme un événement tragique… ou comme une péripétie humoristique (MOUHAHAHAHA  >:D !) peut-être destinée à détendre l'atmosphère. Comme tu le dis toi même, elle est déphasée, elle est complètement à côté de la plaque, et moi j'aime ça. En fait, j'ai sans doute fait exprès (je ne me souviens plus exactement comment j'étais quand j'ai écrit et retravaillé ce texte avant de le soumettre, mais je suppose que mon état naturel a dû en avoir marre de la lire se plaindre xD)
je vois que j'ai lu dans le même esprit, du coup tant mieux ^^

Citer
Quand à la rapidité de la reconstruction, cette fille oscille entre raison, émotion depuis le début du texte, il me semblait que c'était assez logique. Ou alors elle est bipolaire *PAN*
j'y ai repensé, et puis finalement t'as raison, ça colle bien au personnage de se prendre la tête et de se projeter, à trop réfléchir et même pas être capable de rester un peu dans sa rage


Citer
Enfin, effectivement, c'est vrai, le sujet de la séparation est un thème vu et re-vu, et si j'avais eu l'esprit clair, j'aurais sans doute développé plus ce qui les avait amenés à cette séparation apparemment inévitable
je trouve que le vécu de la séparation est le theme de ton texte et non le pourquoi de la séparation, du coup l'explication ne m'a pas manqué, ça m'importait pas tellement en fait  :-\

Citer
En tout cas, contente que ça t'ait plu ! J'suis en train d'en écrire un sur un ton beaucoup plus… second degré, quoi. Et du vrai, si ça t'intéresse. Mais j'ai pas fini.
avec grand plaisir! ::)

Mes goûts sont simples : je me contente de ce qu'il y a de meilleur [Oscar Wilde]

Hors ligne Menthe

  • Prophète
  • Messages: 896
Re : Battements de cœur et d'acier
« Réponse #12 le: 22 Février 2012 à 23:31:18 »
Citer
l'air glacé de la soirée. L'air se met en mouvement, un vent artificiel se lève, les feuilles mortes gisant sur les dalles inégales du toit en terrasse s'élèvent au dessus du sol, et disparaissent dans les airs.
bim, triple "air"

Citer
L'hélicoptère à son tour se soulève. J'attends quelques secondes, je sais que tu pars, que tu me laisses. Mon cœur se brise à l'intérieur, l'envie de tenter de m'accrocher aux rampes de l'hélicoptère
double hélico

Citer
Tu as pris ta décision, et les conséquences sont à assumer. Nos chemins se séparent, à jamais.
J'aime pas ces deux phrases, tellement déjà-lues.

Citer
vue brouillée par les preuves de ma peine
formule sympa

Citer
j'observe mon état physique
je suis pas convaincue par le côté limite trop détaché, presque "description scientifique", ça colle pas au reste je trouve.

Citer
J'ai une mine de déterrée, du moins, j'imagine que j'ai l'air de quelqu'un sorti d'une tombe
Je pense que cette phrase pourrait être retaillée, je la trouve bancale.

Citer
Je suis morte. Du moins, l'ancien moi que tu connaissais est mort
Déjà vu

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Toi et moi c'est fini à présent. [...] Oublie-moi, ça sera plus simple. Je t'oublierai bien avec le temps… Tu me connais. Tu sais que je me reconstruirai. [...] Nos convictions ont changé, ta vision du monde diffère à présent de la mienne. Nous avons tous deux changé, mais chacun dans un sens différent. La peine est immense, la plaie béante, et le doute de me reconstruire est omniprésent, mais j'y parviendrai. Il me suffit de garder espoir, de me concentrer, et de tourner la page. 
ben euh, idem

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Hors de ce lieu qui me rappelle trop nous.
Bancale

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Les dernières marches m'accueillent en silence
j'aime bien la conclusion paisible, comme une accalmie, de l'agitation du texte



Bon, outre mes commentaires peut-être mitigés sur certains passages, j'ai globalement quand même bien aimé. Je trouve que l'émotion passe quand même plutôt bien, l'espèce d'énervement, de confusion, le pic de douleur, un peu tout ça. Des trucs seraient à reprendre quand même, mais je t'ai déjà dit ce que j'en pensais plus haut.
Sympa, quoi.

Et sinon ton titre, moi je l'aime bien, je le trouve joli, j'aime bien l'alliance métal/chair qu'il véhicule, ça va assez bien avec ton texte.


C'est pas que je suis loin du but, c'est que je suis à côté de la plaque !

Hors ligne Arté

  • Tabellion
  • Messages: 26
Re : Battements de cœur et d'acier
« Réponse #13 le: 24 Février 2012 à 11:11:10 »
Tomoyo, c'est bien pour cela que je n'avais pas développé. Au centre de ce court texte était la question de la séparation, son vécu, plus que son origine. Un jour, qui sait, j'écrirai un truc qui se passe avant.

J'avance dans mon texte au seconde degré, j'te préviendrai quand j'aurais fini =D


Menthe : ah, on dirait que j'ai donné dans les répétitions, c'est bien bête.
Pour les déjà-vus, je me doute bien qu'il y a du cliché dans ce texte et dans ce thème, mais que veux-tu ! On va pas non plus réécrire tous les sentiments et toutes les pensées, simplement pour être original, hein.
Je compte bien reprendre ce texte, ça arrivera bientôt, quand j'aurais le temps de me poser et de retravailler tous les passages bancals, maladroits, et redits.
Ça ne devrait plus trop tarder.

Et contente que le titre t'aille, d'ailleurs =D


edit : pas le droit au double-post, mais c'est juste pour signaler que j'ai enfin repris tout ça, en prenant en compte toutes vos remarques. Je ne change toujours pas le titre, parce que finalement il colle bien.
Et merci encore de vos critiques, qui m'ont bien aidé à arranger tout ça =)
« Modifié: 27 Février 2012 à 10:12:36 par Arté »

 


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