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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Poésie (Modérateurs: Aube, Ben.G, Claudius) » Et après l'île

Auteur Sujet: Et après l'île  (Lu 1058 fois)

Hors ligne melouw

  • Tabellion
  • Messages: 53
    • Les Textes de Muriel Roland Darcourt
Et après l'île
« le: 22 novembre 2011 à 17:57:26 »

Quand j’aurai déversé tout mon comptant de larmes
Que mes blessures cachées se confondront en drames
Je marcherai brisée dans les rues de la ville
Sans savoir où aller à errer inutile
Je trouverai un toit sous le pont des amours
Qui me rappellera toi nos rêves et nos bravoures
Dans le froid de la nuit où la lune s’est perdue
En entendant nos bruits de désirs épandus
Lorsque ta voix criait dans le silence profond
Me disait je suis là pourquoi tu te morfonds
Je t’entends je t’attends je ne connais que toi
Ces années ont passé et je suis toujours là
Si tu veux tout savoir je vais te raconter
La patience infinie dans le cœur de nos plaies
N’aura jamais raison au regard de la loi
Mais prendra possession de ces miettes de foi
Qu’on a tenues secrètes pour ne pas qu’on les vole
Qui dansent éperdument dans cette farandole
De souvenirs déments que l’on retrouve ensemble
Dans l’âme de nos vies qui tellement se ressemblent
Qu’on pourrait les confondre si elles n’étaient les mêmes
Remplies de tristes maux et de tendres je t’aime
Je te dépeindrai là les couleurs retrouvées
Le pourpre de nos joies nos caresses esquissées
De plaisirs inavouables pour tout autre que nous
Car nous sommes faits de hontes d’appétits sans tabous
Parce qu’il ne sert à rien d’expliquer alentour
D’épancher nos pensées dans de trop longs discours
Nous gardons pour nos têtes nos ultimes mystères
Partageons sans répits nos fragiles repaires
Tu n’as donc rien à craindre ne te laisse pas aller
Ou alors attend moi pour aller te jeter
Dans les flots tortueux de l’île devant toi
Où l’on a rendez-vous avec nos vifs émois
Je viendrai te chercher il faut que tu patientes
Et nous vivrons ainsi cette idée qui nous hante


Hors ligne pierre-A

  • Tabellion
  • Messages: 39
    • Pierre-A
Re : Et après l'île
« Réponse #1 le: 22 novembre 2011 à 23:38:58 »
Hello =) !

Tout d'abord je suis venu lire ton texte parce que parmi les nombreux titres de ma liste des " sujets non lus " (honte à moi), parce que le titre m'a intrigué ! " Et après l'île " ça avait quelque chose de mystérieux, je m'attendais au voyage des sens..

Mais finalement bon, j'ai été déçu, d'abord parce que ça sent fort le dictionnaire rimes. Certains mots sont là juste pour rimer sans vraiment avoir de sens, ou alors que pour toi même mais là ça serait dommage de ne pas faire profiter tout le monde =p

D'abord, je ne sais pas ce que les autres vont penser, mais la mise en page ne met pas vraiment en valeur le texte.

Ensuite ben pas grand chose, il n'y a pas vraiment d'histoire ça stagne, des fois on a l'impression que tu veux nous emmener quelque part et puis finalement non. Et puis je ne comprend pas très bien le but de ce poème, ce que tu veux nous faire ressentir.

Pour en finir avec cette critique assez sévère je dois dire que " Mais prendra possession de ces miettes de foi
Qu’on a tenues secrètes pour ne pas qu’on les vole " j'ai trouvé ça très joli par contre (a)

bonne continuation =)

Hors ligne ernya

  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 7 715
  • Ex-dragonne
    • Page perso
Re : Et après l'île
« Réponse #2 le: 23 novembre 2011 à 17:49:08 »
Citer
Je trouverai un toit sous le pont des amours
Qui me rappellera toi nos rêves et nos bravoures
Dans le froid de la nuit où la lune s’est perdue
En entendant nos bruits de désirs épandus
à partir de là, j'ai trouvé le rythme et les rimes vachement moins efficaces

Citer
La patience infinie dans le cœur de nos plaies
N’aura jamais raison au regard de la loi
je comprends pas ce que tu veux dire

Citer
Mais prendra possession de ces miettes de foi
Qu’on a tenues secrètes pour ne pas qu’on les vole
là ce qui me gêne c'est que les deux "on" ne font pas référence aux mêmes personnes, c'est assez bizarre de les juxtaposer

Citer
Dans l’âme de nos vies qui tellement se ressemblent
au niveau de la syntaxe, je pense pas que ça tienne de mettre "tellement" avant

Citer
Qu’on pourrait les confondre si elles n’étaient les mêmes
je comprends pas ce que tu veux dire au niveau de la syntaxe

Citer
Remplies de tristes maux et de tendres je t’aime
qu'est-ce qui est rempli ?

Citer
Je te dépeindrai là les couleurs retrouvées
Le pourpre de nos joies nos caresses esquissées
De plaisirs inavouables pour tout autre que nous
je comprends de nouveau pas ta syntaxe

Citer
Ou alors attend moi pour aller te jeter
attends-moi

J'ai pas réussi à accrocher. De la poésie non ponctuée, ça existe, on est d'accord. Mais là, on est vraiment perdus, je trouve. Tu enchaînes des propositions sans jamais faire de liens pour qu'elles puissent se suivre normalement les unes après les autres, résultat on perd la syntaxe et on perd le sens donc on décroche. Je pense que c'est ça le principal problème de ton poème : ta syntaxe n'est pas correcte. Et si on comprend pas ce qu'on lit ben c'est dur de s'y attacher, c'est d'autant plus dommage que ton poème se veut intime.
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Joelle L.

  • Invité
Re : Et après l'île
« Réponse #3 le: 24 novembre 2011 à 15:33:47 »
Bonjour Melouw,

Après avoir lu ton poème, j'étais hors d'haleine! Je crois qu'un peu de ponctuation rendrait ton texte plus attractif, mettrait certains vers, pas mal écrits du tout, en valeur car on cherche parfois le sujet de la phrase: ex: est-ce la patience qui prend posséssion des miettes? et est-ce que ce sont elles qu'on a tenues secrètes?...
 ???

Hors ligne melouw

  • Tabellion
  • Messages: 53
    • Les Textes de Muriel Roland Darcourt
Re : Et après l'île
« Réponse #4 le: 25 novembre 2011 à 08:41:04 »
Bonjour,

Merci d’avoir pris la peine de me lire.

Pour m’expliquer, quant au manque de ponctuation… D’habitude je travaille « trop serré », à la virgule près, place exacte de la respiration, du son, du silence… A force, ces derniers temps je me suis sentie bridée à l’intérieur de textes trop structurés…. J’ai voulu avec ce poème (peut-être à tort) laisser libre cours à mes mots. Dire au lecteur de trouver lui-même le ton et le rythme, chacun ayant un sens du rythme différent, je n’ai pas voulu imposer le mien. (cela a un coté « débrouille-toi », je le conçois…)

Je suis d’accord également sur la notion de "dictionnaire des rimes", les rimes sont trop riches, à force cela donne un « trop-plein » type dictionnaire, même si pour ma part je ne m’en sers pas…

Bien à vous

pehache

  • Invité
Re : Et après l'île
« Réponse #5 le: 26 novembre 2011 à 10:25:15 »
Bonjour,
Je trouve qu'il y a un vrai souffle dans ton écriture. Malheureusement, de nombreuses maladresses altèrent l'ensemble. Relis-toi, à voix haute, (sans omettre de syllabe) tu sentiras ces petits ratés qui, pour la plupart, paraissent assez faciles à corriger.

Hors ligne melouw

  • Tabellion
  • Messages: 53
    • Les Textes de Muriel Roland Darcourt
Re : Et après l'île
« Réponse #6 le: 27 novembre 2011 à 16:30:10 »
Voici une tentative de ce poème ponctué, et quelques mots changés... J'espère qu'il vous plaira davantage.
Bien à vous


Quand j’aurai déversé tout mon comptant de larmes,
Que mes blessures cachées se confondront en drames,
Je marcherai brisée, dans les rues de la ville
Sans savoir où aller, à errer inutile.
Je trouverai un toit sous le pont des amours
Qui me rappellera toi, nos rêves et nos bravoures,
Dans le froid de la nuit où la lune s’est perdue,
En entendant nos bruits de désirs épandus ;
Lorsque ta voix criait dans le silence profond,
Me disait je suis là, pourquoi tu te morfonds ?
Je t’entends, je t’attends, je ne connais que toi,
Ces années ont passé, et je suis toujours là.
Si tu veux tout savoir, je vais te raconter
La constance infinie, dans le cœur de nos plaies,
N’aura jamais raison au regard de la loi.
Mais prendra possession de ces miettes de foi
Qu’on a tenues secrètes pour ne pas qu’on les vole,
Qui dansent éperdument, dans cette farandole
De souvenirs déments, que l’on retrouve ensemble,
Dans l’âme de nos vies, qui tellement se ressemblent
Qu’on pourrait les confondre, si elles n’étaient les mêmes :
Remplies de tristes maux et de tendres je t’aime.
Je te dépeindrai là, les couleurs retrouvées :
Le pourpre de nos joies, nos caresses esquissées
De plaisirs inavouables pour tout autre que nous,
Car nous sommes faits de hontes, d’appétits sans tabous.
Parce qu’il ne sert à rien d’expliquer alentour,
D’épancher nos pensées dans de trop longs discours,
Nous gardons pour nos têtes nos ultimes mystères,
Partageons sans répits nos fragiles repaires.
Tu n’as donc rien à craindre, ne te laisse pas aller !
Ou alors attends-moi, pour aller te jeter
Dans les flots tortueux de l’île devant toi,
Où l’on a rendez-vous avec nos vils émois.
Je viendrai te chercher il faut que tu patientes,
Et nous vivrons ainsi cette idée qui nous hante.

Hors ligne Victor Saint-Just

  • Plumelette
  • Messages: 13
Re : Et après l'île
« Réponse #7 le: 22 décembre 2011 à 21:15:34 »
Bonjour

Certaines rimes ne manquent pas d'élégance, et je ne crois pas qu'on puisse les trouver trop riches. Même si à l'excès cela peu paraitre trop pompeux des rimes pauvres qui sacrifient la forme pour le fond ne sont pas plus appréciables en poésie.
Ton texte est assez esthétique. Attention cependant, tu as voulu le faire en alexandrins mais ce vers possède une forme extrèmement stricte. Tu as bien respecté la césure à l'hémistiche mais la metrique semble parfois hasardeuse.

Citer
Que mes blessures cachées se confondront en drames,

En métrique classique les "e" suivis d'une consonne se prononcent, ton vers se lit donc ainsi:

Que| mes | ble|ssur|es| ca|chées| se| con|fon|dront| en |drames,

Cela fait treize syllabes.

C'est certainement voulu, mais tu n'a pas non plus respecté l'alternance des rimes feminines et masculines, c'est déjà moins grave je ne le fait pas non plus souvent car c'est difficilement remarquable à la lecture mais ça peut quand même rendre un texte plus beau.

Citer
Si tu veux tout savoir, je vais te raconter
La constance infinie, dans le cœur de nos plaies,

Attention le son "é" n'est pas le son "è", c'est tentant mais ça ne rime pas.

Sans cela ton texte est agréable à la lecture, je crois que c'est cela qu'on demande avant tout à de la poésie.

pehache

  • Invité
Re : Et après l'île
« Réponse #8 le: 03 février 2012 à 21:12:37 »
D'abord, tu as choisi non la facilité mais la difficulté avec tes rimes suivies, parce qu'on ne voit qu'elles et qu'il faut, alors, être au top du top, ce qui est plus que dur.

La rythmique est aléatoire, d'autres te l'ont déjà dit

Que mes blessures cachées se confondront en drames, 13, par ex.

Sans savoir où aller, à errer inutile.   ouah ... éhaerré    aïe !

Je trouverai un toit sous le pont des amours
Qui me rappellera toi, nos rêves et nos bravoures,   le toit/ toi, c'est trop téléphoné ma puce. On le devine, non, on le craint par avance.
Dans le froid de la nuit où la lune s’est perdue,   13
En entendant nos bruits de désirs épandus ;   des désirs épandus ? ça doit pas être terrib,; terrib, ça...
Lorsque ta voix criait dans le silence profond,  13  silence profond... gorge profonde, encore... ce serait excitant éventuellement...

Je t’entends, je t’attends, je ne connais que toi,   ça aussi, c'est bateau, mais au moins ça balance
Ces années ont passé, et je suis toujours là.
Si tu veux tout savoir, je vais te raconter                         Non, arrivés là, on ne veut plus savoir, on veut de l'action, de la surprise !
La constance infinie, dans le cœur de nos plaies,
N’aura jamais raison au regard de la loi.                                    là, ça devient carrément relou !
Mais prendra possession de ces miettes de foi
Qu’on a tenues secrètes pour ne pas qu’on les vole,        13
Qui dansent éperdument, dans cette farandole
De souvenirs déments, que l’on retrouve ensemble,
Dans l’âme de nos vies, qui tellement se ressemblent
Qu’on pourrait les confondre, si elles n’étaient les mêmes :  13 (je m'endors, tu sais)

Le pourpre de nos joies, nos caresses esquissées    Ah! une métaphore ! J'aime bien les métaphores. Mais le pourpre de nos joies ? Pourpre, royal, etc. Mais l'association avec la joie ?
De plaisirs inavouables pour tout autre que nous,          13-14  Avoue-les, au contraire, ça mettra un peu de chaleur et de vécu !
Car nous sommes faits de hontes, d’appétits sans tabous.  14   Totalement paradoxal ce vers !
Parce qu’il ne sert à rien d’expliquer alentour,  13

 ne te laisse pas aller !                       Siiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !
Ou alors attends-moi, pour aller te jeter
Dans les flots tortueux de l’île devant toi,
Où l’on a rendez-vous avec nos vils émois.              Les émois ne sont js vils. Les moi, si. Les émois, non.


Fais plus simple, balance, cherche le rythme, danse, émeus-nous, épouvante-nous.
Bisou.

 


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