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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » D'où vient-il ?

Auteur Sujet: D'où vient-il ?  (Lu 1596 fois)

Hors ligne Galad

  • Plumelette
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D'où vient-il ?
« le: 01 Janvier 2012 à 19:18:22 »
Bonjour bonjour !

Depuis quelques mois déjà, j'ai commencé la rédaction des mémoires d'un personnage dont la principale obsession est de figer les choses. Ce personnage refuse le changement et va être, au fil du temps, de plus en plus réactionnaire et de plus en plus extrémiste dans ce besoin de tout contrôler autour de lui. Le manque de contrôle est, pour lui, synonyme de disparition, de mort. C'est un personnage athée tiraillé par des questions sur l'absence de sens dans la vie humaine et qui va voir ses convictions changer en fonction de ses lectures, de ses expériences. Je ne vous en dis pas plus pour l'instant.

J'aimerais donc vous soumettre un texte assez court qui se trouve au début de ce roman afin d'avoir un réel avis (aussi dur soit-il !) à la fois sur le style que sur ce qui se dégage du texte.

Bonne lecture (j'espère).




Je suis né en Juin, par une journée chaude et ensoleillée, dans une petite clinique de Besancon. Une des particularités de ma naissance est que je ne naquis pas seul, mais accompagné d’un frère jumeau, avec lequel je ne garderai comme seul lien qu’une banale ressemblance physique. D’après ma mère, nous sommes nés calmes, de grands yeux ouverts cherchant à capter les images qui nous entouraient et de longs bras essayant de saisir toutes ces choses étranges qui constituaient notre nouvel environnement. Le calme dont nous faisions preuve ne dura qu’une courte durée : à peine fûmes nous arrivés dans le petit immeuble où nous habitions que nous nous mîmes à pleurer, sans cesse ; pendant des heures, pendant des mois. Attentifs aux moindres détails, nous tentions par tous les moyens – et le plus efficace fut visiblement les larmes – d’attirer l’attention vers nous. Dés que notre âge nous permit de nous saisir des objets de nos berceaux, nous les jetions  hors du couchage… et nous pleurions, attirant bien entendu l’attention de nos parents qui s’empressaient, les yeux assiégés de cernes, de remettre en place les couvertures, peluches et autres jouets savamment dispersés dans la pièce. Le calme revenait jusqu’au moment où ils quittaient par malheur la chambre et refermaient derrière eux la porte qui ne pouvaient empêcher la circulation des ondes sonores  émanant, avec la régularité d’une horloge et l’intensité d’un âne qui brait, de nos petits corps. Ce temps-là dura quelques mois pendant lesquels nos parents restèrent cloitrés dans l’appartement, ne sortant pas par peur de déclencher les foudres de ces deux ignobles démons que nous étions. 
Vers l’âge de trois ans, lorsque le calme fut définitivement installé, nous rentrâmes à l’école maternelle en face de l’immeuble où notre appartement semblait imbriqué, sortant de l’ensemble par la proéminence d’un balcon qui faisait le tour de ce premier étage et qui permettait, par sa largeur, d’y placer une petite piscine gonflable pour les chaudes journées d’été. L’environnement était agréable ; l’école, aux couleurs vives et aux larges portes vitrées,  se trouvait installée en hauteur. De devant, elle dominait un petit parc au centre duquel se dressait un immense sapin, chaque noël décoré avec le mauvais goût certain de ces employés municipaux qui s’acquittent de leur devoir en jetant quelques boules dorées, entouré de petits rosiers qui rendaient l’ensemble agréable. De derrière, elle ressemblait, avec son étrange forme triangulaire, à la poupe d’un transatlantique fendant une mer verte percée, à plusieurs dizaines de mètres, par d’immenses îlots boisés où nous aurions plus tard l’interdiction formelle de jouer. Nous étions environ quinze dans cette salle de classe rose où nous apprenait à coller de petite gommettes colorées une enseignante aux hanches épaisses qui devait s’appeler Mirelle, à moins que ce ne soit Josseline.  Sa silhouette, avec ses jambes d’une finesse qui dénotait avec le reste, avait la forme d’un verre à vin. Je ne me souviens d’aucun des prénoms de mes camarades et ne garde que de flous souvenirs de leur visage. Ma mémoire ne va pas au-delà des lieux, qu’elle retient très aisément. Les visages, les noms, sortent de mon esprit aussi facilement qu’ils y étaient entrés. Un faciès de cette époque me reste néanmoins encore aujourd’hui gravé dans la mémoire : celui d’une petite fille du nom d’Héloïse.
 Elle était blonde, avait de grands yeux bleus et fut assise, du début de l’école maternelle jusqu’au cours élémentaire, sur le même banc que moi.  Durant ces quelques années, je nouais avec elle de forts liens sur lesquels nous nous moquerions aujourd’hui en disant, goguenards, qu’ils n’étaient que les fondations en papier d’une amourette d’écoliers. Aussi petite que fut cette première histoire, elle gardera pour moi une importance capitale bien plus par sa rupture que par son intensité. Nous passions des heures à discuter, à jouer, et ces divertissements furent mon premier contact avec ce sexe féminin qui aurait par la suite tant d’influence sur moi. Cette entente était facilitée par l’amitié existant entre nos parents respectifs  qui se plaisaient à alimenter une passade qu’ils trouvaient mignonnes. Le vent souffla un jour sur les fondations volatiles de cette amourette lorsque le père d’Héloïse, qui travaillait dans le même service du centre hospitalier de la ville que mon père, fut muté en région parisienne. On me l’enlevait. Elle déménagea quelques semaines plus tard.
Ce départ ne m’affecta sentimentalement pas mais ouvrit chez moi une plaie qui jamais ne se refermerait. A partir de cet instant, je vouerai une haine féroce pour le changement et essayerai de fixer durablement les choses qui, tout au long de ma vie, graviteront autour de moi. La mise en place d’attaches sera le fil rouge de mon existence : elle fera mon espérance comme mon désespoir, mon bonheur comme ma tristesse.

Hors ligne Menthe

  • Prophète
  • Messages: 896
Re : D'où vient-il ?
« Réponse #1 le: 01 Janvier 2012 à 21:24:42 »
J'ai eu la flemme de reprendre les petits bouts en citant morceau par morceau, et puis de toute façon j'ai rien trouvé de spécial à relever, et d'autres le feront tout aussi, si ce n'est mieux que moi.
Autrement dit tu n'auras droit qu'à mon avis  :mrgreen:

Déjà j'ai trouvé ta forme trop massive. Tu charges trop ton texte. Tu retournes rarement à la ligne, les phrases sont longues et pleines d'images, de métaphores, de comparaisons, de descriptions. Et même si c'est intéressant, c'est too much, vraiment. Après, je trouve que la narration... a quelque chose qui cloche. ça fait trop "histoire", trop imaginaire. Je ne sais pas si ce que je veux dire passe clairement : il y a côté fictif qui détonne un peu avec ton désir visiblement de rendre les choses réalistes, palpables, concrètes. Le truc des jumeaux qui naissent, qui hurlent à pleins poumons (la comparaison avec l'âne qui brait m'a bien fait rigoler, c'est bien vrai !), d'accord c'est possible et probable mais insister dessus de cette façon, le décrire de cette manière, ça fait un peu atmosphère "Benjamin Button", au bord du conte, presque. Si tu trouves mon idée peu développée ou mal exprimée n'hésite pas à me le faire savoir pour que je te la précise plus clairement, je ne suis pas sûre d'avoir bien fait passer mon message.
L'histoire avec la petite Héloïse est bel et bien mignonne mais je n'arrive pas à comprendre pourquoi elle est la raison de ce désir si puissant du personnage principal de tout garder en état. Autrement dit, je ne m'explique pas pourquoi ça l'a traumatisé à ce point.
La conclusion du texte aussi : comment est-ce que quelqu'un peut avoir un tel regard sur soi, aussi distant et quasiment objectif, en précisant par avance que cette obsession serait cause de bonheurs, malheurs et cie ? Si le texte avait un narrateur extérieur, je pense que ça collerait, mais là, je trouve ça un peu bizarre. A vrai dire, ça entérine encore mieux mon ressenti un peu imaginaire, presque "conte" de ton texte. Ce n'est pas mauvais en soi, mais ce n'est juste pas ce qui me semblait être ta motivation de départ.
Sinon, j'ai quand même bien aimé tes images. Même si c'est trop en bloc, la narration est assez chouette, coule bien malgré tout. Les personnages prennent assez rapidement forme, en quelques lignes on a déjà une idée de leurs caractères, c'est assez sympa. Il y a des images que j'ai vraiment bien aimées.
Autrement dit, je pense que cette base est vraiment bien, mais qu'il faudrait quand même aérer.

Maintenant y'a plus qu'à écrire/poster la suite !
C'est pas que je suis loin du but, c'est que je suis à côté de la plaque !

Hors ligne Galad

  • Plumelette
  • Messages: 14
Re : D'où vient-il ?
« Réponse #2 le: 01 Janvier 2012 à 22:11:25 »
Je comprends tout à fait ce que tu dis sur la lourdeur et le coté "too much"... C'est un problème récurent chez moi et je peux te dire que les premiers jets étaient bien plus bourratifs.
Je comprends également ce que tu veux dire par l'atmosphère à la "Benjamin Button" ainsi que tout ce que tu dis sur le regard que porte sur lui le narrateur. Mais mon personnage est un lettré, quelqu'un qui aime la littérature et qui admire les grands auteurs. J'ai justement essayé de faire ressortir ça par la manière dont mon personnage raconte son histoire. C'est quelqu'un qui, au moment où il écrit, est à la fin de sa vie et qui fait une analyse de son existence... donc en effet, il y a beaucoup de recul et peut-être as-tu raison lorsque tu dis que c'est bizarre.
Par rapport à la conclusion, je l'ai ajouté ce soir. J'avoue être en ce moment influencé par ce qu'écrit Chateaubriand dans ses mémoires. Mon narrateur n'est pas Chateaubriand, mais je ne pensais pas cela trop étrange de le faire avoir ce genre de recul et d'analyses sur lui-même.

Je suis content tout de même que cette lecture n'ait pas été trop douloureuse pour toi  :P

Merci pour ton avis  :)

Hors ligne Plume d'argent

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 157
Re : D'où vient-il ?
« Réponse #3 le: 01 Janvier 2012 à 23:00:52 »
Je suis d'accord avec Menthe, d'abord sur le fait d'avoir insisté sur le côté démoniaque des jumeaux après leur naissance. D'abord, tous les bébés pleurent, c'est un fait alors une phrase ou deux auraient pu bien résumer l'affaire puis je ne trouve pas l'intérêt d'un tel développement, surtout que dans ce point de l'histoire ce ne sont encore que des bébés. Si ça avait été du point de vue d'un des parents, ça aurait pu passer. D'un autre côté, c'est comme si le narrateur faisait une sorte de flashbacks sur son passé et les ressentis qu'il avait eu du coup un bébé ne se rend pas encore compte de ce qui l'entoure, à peine voit-il le visage de ses parents, comment aurait-il pu distinguer leurs cernes ou percevoir tous les efforts qu'ils faisaient (et même quand ils grandissent un peu plus, ces gosses sont mêmes pas fichus de réaliser tout ce qu'on fait pour eux *mode baby-sitter blasée off*)
"Vers l’âge de trois ans, lorsque le calme fut définitivement installé, nous rentrâmes à l’école maternelle en face de l’immeuble où notre appartement semblait imbriqué, sortant de l’ensemble par la proéminence d’un balcon qui faisait le tour de ce premier étage et qui permettait, par sa largeur, d’y placer une petite piscine gonflable pour les chaudes journées d’été."
j'aime bien la description mais à la première lecture je crois que c'était l'immeuble qui sortait de l'ensemble, du coup je me suis dis mais quel ensemble avant de réaliser à la fin qu'il s'agissait de l'appartement. Je lis très vite c'est vrai mais pour plus de clarté pourquoi pas mettre genre (c'est juste une proposition ) : "Vers l’âge de trois ans, lorsque le calme fut définitivement installé, nous rentrâmes à l’école maternelle en face de l’immeuble où notre appartement imbriqué, sortait de l’ensemble par la proéminence d’un balcon qui faisait le tour de ce premier étage et qui permettait, par sa largeur, d’y placer une petite piscine gonflable pour les chaudes journées d’été."
Puis la phrase est un peu lourde du coup essaye de garder la chouette description de l'appartement dans une phrase plus concise.

"l’école, aux couleurs vives et aux larges portes vitrées,  se trouvait installée en hauteur" en hauteur de quoi ?

"De devant, elle dominait un petit parc au centre duquel se dressait un immense sapin, chaque noël décoré avec le mauvais goût certain de ces employés municipaux qui s’acquittent de leur devoir en jetant quelques boules dorées, entouré de petits rosiers qui rendaient l’ensemble agréable."
Encore une phrase lourde, trop de choses qui chevauchent en même temps dans la description c'est comme si dans une grande boîte il y avait l'école puis une autre plus petite à l'intérieur le parc, et dans une autre le sapin et dans une autre les employés municipaux du coup en fin de course, je ne sais plus ce que viennent faire les rosiers dans la phrase lol (je suis très funkie dans ma lecture)

"De derrière, elle ressemblait, avec son étrange forme triangulaire, à la poupe d’un transatlantique fendant une mer verte percée, à plusieurs dizaines de mètres, par d’immenses îlots boisés où nous aurions plus tard l’interdiction formelle de jouer"
De quoi ? ah l'école.

Bon bon sinon l'écriture est plutôt fluides (lourdeurs mises à part) et la façon de raconter pas mal non plus. Essaye toutefois de te mettre plus dans le bain du personnage, c'est vrai qu'une fois adulte, on n'a plus les perceptions de sa jeunesse, mais comme tu écris une nouvelle, tu devrais le faire plus avec les émotions, les ressentis du passé. (lis un peu la trilogie autobiographie de Jules Vallès ou encore La boîte à merveilles d'Ahmed Sefrioui )

Pour le fond de l'histoire, en quelques mots le décor est planté, j'ai bien aimé quand il dit : "Nous étions environ quinze dans cette salle de classe rose où nous apprenait à coller de petite gommettes colorées une enseignante aux hanches épaisses qui devait s’appeler Mirelle, à moins que ce ne soit Josseline"  :mrgreen:

Voilou




Hors ligne Ham

  • Scribe
  • Messages: 82
Re : D'où vient-il ?
« Réponse #4 le: 01 Janvier 2012 à 23:10:20 »
Bonjour, il faut savoir que je suis un amateur donc dans ma critique, il y a des choses que je dis qui sont peut-être complètement fausses. :D

Citation de: Galad
Dés que notre âge nous permit de nous saisir
Dès + le deuxième nous est obligatoire ? Sans je trouverai ça moins répétitif, surtout qu'un troisième suit. ;)

Citation de: Galad
chaque noël décoré avec le mauvais goût certain de ces employés municipaux
Ou c'est moi qui hallucine, ou il manque un bout de phrase. :D

Citation de: Galad
divertissements furent mon premier contact avec ce sexe féminin qui aurait par la suite tant d’influence sur moi
J'aurai mis une virgule entre féminin et qui mais ça c'est juste un choix (dont je voulais tout de même te faire part :))

Citation de: Galad
Ce départ ne m’affecta sentimentalement pas mais ouvrit chez moi une plaie qui jamais ne se refermerait.
Cela semble contradictoire... De quel nature est la plaie alors  ?

Citation de: Galad
A partir de cet instant
Même si ce n'est pas très important: À  :mrgreen:

Je ne suis pas un oeil de lynx, alors c'est tout de mon côté.
D'autre part, pour l'ensemble du texte je trouve que certaines phrases n'en finissent pas et des fois elles sont lourdes d'images, certes jolies. En fait, ces images elles embrouillent par leur quantité et des fois on doit revenir en arrière pour savoir de qui on parlait  :-X

Ce sont des mémoires et de fait, je suis assez curieux que l'auteur ai décidé de raconter sa période bébé et maternelle. Dans le contexte je trouve cela bizarre. Il faut dire que des mémoires, je n'en lis pas tous les jours mais ça me laisse perplexe.

Enfin, concrètement, j'ai aimé la mignonne petite histoire du texte avec Héloïse et les jumeaux diaboliques qui en ont du faire voir es vertes et des pas mûres à leur parents :D Je trouve que tu garde le fil de ton histoire avec un style fluide mais qui manque un poil d'aération. :)




Hors ligne Galad

  • Plumelette
  • Messages: 14
Re : D'où vient-il ?
« Réponse #5 le: 02 Janvier 2012 à 13:50:56 »
Citer
Je suis d'accord avec Menthe, d'abord sur le fait d'avoir insisté sur le côté démoniaque des jumeaux après leur naissance. D'abord, tous les bébés pleurent, c'est un fait alors une phrase ou deux auraient pu bien résumer l'affaire puis je ne trouve pas l'intérêt d'un tel développement, surtout que dans ce point de l'histoire ce ne sont encore que des bébés. Si ça avait été du point de vue d'un des parents, ça aurait pu passer. D'un autre côté, c'est comme si le narrateur faisait une sorte de flashbacks sur son passé et les ressentis qu'il avait eu du coup un bébé ne se rend pas encore compte de ce qui l'entoure, à peine voit-il le visage de ses parents, comment aurait-il pu distinguer leurs cernes ou percevoir tous les efforts qu'ils faisaient (et même quand ils grandissent un peu plus, ces gosses sont mêmes pas fichus de réaliser tout ce qu'on fait pour eux *mode baby-sitter blasée off*)

Je vois ce que tu veux dire... mais il me semblait important de préciser que ces deux jumeaux pleuraient beaucoup dès que leurs parents n'étaient plus là pour marquer dès le départ ce besoin de s'accrocher aux personnes. Peut-être devrais-je ajouter une phrase sur le sujet dans la "conclusion" ?
Ce que tu dis sur les cernes dont un enfant ne peut pas s'apercevoir est vrai... et il faudrait donc que je rajoute quelque chose pour expliquer que sa mère le lui a raconté.

Citer
(c'est juste une proposition ) : "Vers l’âge de trois ans, lorsque le calme fut définitivement installé, nous rentrâmes à l’école maternelle en face de l’immeuble où notre appartement imbriqué, sortait de l’ensemble par la proéminence d’un balcon qui faisait le tour de ce premier étage et qui permettait, par sa largeur, d’y placer une petite piscine gonflable pour les chaudes journées d’été."

J'aime bien ta proposition... mais je placerais juste une virgule entre "appartement" et "imbriqué".  :)

Citer
"l’école, aux couleurs vives et aux larges portes vitrées,  se trouvait installée en hauteur" en hauteur de quoi ?

Ce ne serait pas trop lourd de préciser ? On ne comprend pas qu'elle est surélevée ?

Citer
Encore une phrase lourde, trop de choses qui chevauchent en même temps dans la description c'est comme si dans une grande boîte il y avait l'école puis une autre plus petite à l'intérieur le parc, et dans une autre le sapin et dans une autre les employés municipaux du coup en fin de course, je ne sais plus ce que viennent faire les rosiers dans la phrase lol (je suis très funkie dans ma lecture)

Oui... encore une fois, je ne peux qu'être d'accord... Je pense supprimer la précision sur la décoration du sapin par les employés municipaux. Cela donnerait : " De devant, elle dominait un petit parc au centre duquel se dressait un immense sapin décharné, entouré de petits rosiers qui rendaient toutefois l’ensemble agréable."

 
Citer
Essaye toutefois de te mettre plus dans le bain du personnage, c'est vrai qu'une fois adulte, on n'a plus les perceptions de sa jeunesse, mais comme tu écris une nouvelle, tu devrais le faire plus avec les émotions, les ressentis du passé. (lis un peu la trilogie autobiographie de Jules Vallès ou encore La boîte à merveilles d'Ahmed Sefrioui )

J'aime bien le fait, justement, que mon personnage soit en recul par rapport à sa vie et qu'il la romance de manière très littéraire... avec des descriptions imagées, etc. Mais tu as probablement raison, il faudrait que je me resserre d'avantage sur ses émotions.
Merci pour les conseils de lecture  :).

Citer
Voilou

... merci pour ton avis et le temps que y as passé !  :P


Citer
Dès + le deuxième nous est obligatoire ? Sans je trouverai ça moins répétitif, surtout qu'un troisième suit.

Je n'avais pas du tout fait attention à ça... En effet, le "nous" se répète trois fois !

[
Citer
quote]chaque noël décoré avec le mauvais goût certain de ces employés municipaux
Ou c'est moi qui hallucine, ou il manque un bout de phrase. [/quote]

Euh... non... il ne manque rien... enfin je ne crois pas...

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J'aurai mis une virgule entre féminin et qui mais ça c'est juste un choix (dont je voulais tout de même te faire part )

Je ne sais pas si devant un "qui" ce serait très efficace.

Citer
Cela semble contradictoire... De quel nature est la plaie alors  ?

J'ai essayé de montrer que ce n'est pas tant l'absence de cette petite Héloïse qui l'affecte, mais plutôt le principe de l'absence en général. Je ne sais pas si je suis très clair... mais ce n'est pas la petite fille qui lui manque, mais c'est le départ... qui le touche et qui ouvre chez lui ce besoin de tout contrôler et de faire se maintenir les éléments de sa vie par de profondes racines.

Citer
Même si ce n'est pas très important: À

Je dois avouer que je ne sais pas comment on met les accents sur les majuscules...  :D

Citer
Ce sont des mémoires et de fait, je suis assez curieux que l'auteur ai décidé de raconter sa période bébé et maternelle. Dans le contexte je trouve cela bizarre. Il faut dire que des mémoires, je n'en lis pas tous les jours mais ça me laisse perplexe.

J'aimais le fait qu'il raconte sa vie depuis sa plus tendre enfance afin de montrer que son caractère se forme très tôt. Maintenant que vous me le dites tous... c'est peut être en effet étrange que quelqu'un soit capable d'une telle introspection et d'une telle analyse sur lui même...

Citer
Enfin, concrètement, j'ai aimé la mignonne petite histoire du texte avec Héloïse et les jumeaux diaboliques qui en ont du faire voir es vertes et des pas mûres à leur parents  Je trouve que tu garde le fil de ton histoire avec un style fluide mais qui manque un poil d'aération.

Heureux que ça n'ait pas été trop difficile !

Et merci pour ton avis.

 


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