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05 Mai 2026 à 17:02:51
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Hot Dog

Auteur Sujet: Hot Dog  (Lu 2106 fois)

Hors ligne Ham

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Hot Dog
« le: 29 Décembre 2011 à 23:22:15 »
Bonjour, pour la petite anecdote, le texte qui va suivre a été imaginé cette nuit entre 3 et 4h. Avec impatience je me suis mis à l'écrire dans l'après-midi.
Si vous avez lu mon premier texte vous vous rendrez vite compte que ça, ce n'est pas pareil, du tout.
J'espère sincèrement que je vais vous faire sourire derrière vos écrans.

Votre Dévoué,
Ham

Hot Dog


Ce fut une journée vraiment épouvantable.

Le téléphone sonne.  Je regarde brièvement le réveil où est inscrit 2:32. Je réponds et au début je ne comprends pas grand-chose dans mon état de semi-sommeil. Je parviens à saisir qu’en fait, c’est un cousin germain de la belle-sœur de ma mère. Je l’avais rencontré lors d’un mariage lui et la gueule de bois. Je crois entendre : « Hey mec ! Je suis en Chine là. On est en pénurie de chien, tu pourrais en envoyer quelque uns ? » Fatigué et énervé, je raccroche, retourne me coucher, m’allonge et ferme les yeux. Alors que le silence s’installe, je me rends compte que le chien du voisin aboie depuis que ce coup de téléphone mal venu m’a réveillé. Je n’arrivais pas à mettre de nom sur ce bruit, mais maintenant si : Papio. Je ne peux pas dormir dans ces conditions. Je me relève, fais le chemin jusqu’à la fenêtre et me tape dans un tabouret durant ce périple. J’ouvre tout en grand et baisse la tête pour voir le clebs du voisin aboyer sous la lumière d’un réverbère. Je me demande alors quel goût il a pour que les Chinois en raffolent.

Je m’habille rapidement et descends les escaliers. Dehors, je m’agenouille et commence à faire la morale au chien : « Moi dormir. Toi pas aboyé ». Il penche alors la tête sur le côté et me regarde de ses yeux brillants. De cela, j’ai compris « Non mais tu crois vraiment que je vais répondre à un type qui me parle comme ça ? » ou encore « Bah vas-y, tu n’as qu’à essayer de m’attraper pour me donner aux Chinois, vu que tu en as tellement envie ! ». À cet instant précis, je me suis dit que la mauvaise nouvelle, c’était que je venais de me faire humilier par un chien qui n’avait pas parlé, et que la bonne, c’est que pour le moment, il fermait sa gueule.

Je remonte me coucher, regarde l’heure, il est 2:54. Je me couche, ferme les yeux et souris de ce bonheur que me procure le silence durant la phase « je m’endors ». Papio ne trouve rien de mieux à faire que de se remettre à aboyer. Je le bénis silencieusement et essaie de dormir. J’ai l’impression de ne pas réussir à fermer l’œil pendant des heures. Je me tourne dans tous les sens. Je regarde l’heure, 5:05. En fait, ce n’est pas qu’une impression. 

Je m’endors deux microsecondes et quand le réveil sonne, il est déjà 7:00. Je l’éteins et me dis que je me lèverai dans deux minutes. Le téléphone sonne de nouveau, il est 7:35, je suis très en retard. Je réponds quand même et c’est le cousin germain qui me dit qu’il était bien en Chine, mais qu’il s’excuse du coup de fil tardif, il était légèrement sous l’emprise du saké. Je lui pardonne et me prépare en vitesse. Dans la rue je vois mon bus prêt à s’arrêter. Je commence à courir pour le rattraper et je marche dans les excréments que depuis trois jours je m’appliquais à éviter. Je maudis tous les chiens de la terre et surtout Papio car je suis sûr que c’est lui.

J’arrive à monter dans le bus et m’assieds en face d’une jeune mère et de son fils qui semblait avoir environ six ans. Je croise les yeux de la femme, je lui souris et elle me retourne un sourire qui rend son visage très joli. C’est un moment magique. Jusqu’à ce que le petit tapote le bras de sa mère en me pointant du doigt. Il s’écrie : « Maman ! Maman ! Pourquoi le monsieur sent le caca ? ». Je ne sais plus où me mettre. Je vois la mère entraîner son fils vers la sortie avec un air dégoûté.

J’arrive à mon arrêt. Je me pose devant l’immeuble où je travaille, et commence à essuyer tant bien que mal les bouts de crotte de ma chaussure. Il y a un robinet et je laisse délicatement couler l’eau sur ma semelle. Et là, Larry : c’est mon collègue, le plus lourd des collègues lourds jamais eu par le monde entier. Je ne le sens pas arriver et il me tape fortement dans le dos en me disant de sa grosse voix grasse : « Comment y va le p'tit aujourd’hui ? ». Lorsqu’il me frappe, j’en perds ma chaussure et assiste, impuissant, à son inondation. Je réponds d’un sourire forcé que je vais bien. Il s’en va en riant et je le suis avec une chaussure mouillée qui fait « couic » à chaque pas. Je bénis Larry.

Je rentre dans le bâtiment et dis bonjour à tout le monde par son prénom, même si  je sais que je me trompe une fois sur deux. Une fois je dis « Bonjour Gérald ». Je suis surpris qu’on me réponde « Non moi c’est Justine ». Je me retourne et en effet c’est Justine, je me demande pourquoi je l’ai appelé Gérald, car dans ce bâtiment, aucun homme ne s’appelle Gérald. Elle me dit « Faites attention à ce que vous dites je vous prie, je suis quand même la fille du patron ». Et là je comprends, en fait mon patron a un chien qui s’appelle Gérald, il aime tellement son animal qu’il appelle sa propre fille par le prénom de sa bête.

Je prends l’ascenseur et monte au quatrième. J’entre dans mon cabinet, regarde mon bureau lisse comme au premier jour. J’en conclus que je n’ai pas de travail pour le moment. J’en profite pour terminer ma nuit en faisant un somme, élégamment vautré entre mon ordinateur et une agrafeuse. Deux heures après, je me fais réveiller par la porte qui s’ouvre. Je vois ma collègue super jolie, sur qui j’ai des vues depuis longtemps, m’apporter trois dossiers. Elle me dit « Tiens, voilà le travail ». En voyant son visage, je pensais que c’était mon rêve qui jouait les prolongations. Pris au dépourvu, je balbutie un merci discret. Elle me répond : « Au fait, tu as de la bave sur ta veste. ». Surpris je regarde ma veste et voyant l’horreur invente une excuse complètement bidon : « -Ah oui, ça c’est mon chien, il m’a sauté dessus ce matin, et j’étais à la bourre donc je n’ai pas eu le temps de me changer.
-Bien alors tu n’as pas non plus eu le temps d’essuyer ton menton j’imagine, il saute haut, ton chien ria-t-elle. ». Avant que je ne puisse aligner une phrase, elle part en fermant la porte. Je me sens ridicule en essuyant ma salive apparue durant ma sieste matinale. Je regarde les trois dossiers déposés sur mon bureau et me dis que durant l’heure restante avant le déjeuner, je me mettrai au travail. Après 343 démineurs entrepris durant cette heure et un seul achevé, je me lève pour aller manger dans la cantine.

Je me mets dans la file et lorsque je passe je vois le menu : « Hot dog ». Une lueur de folie dans les yeux, mon cerveau crie vengeance. J’attends impatiemment mon tour et il arrive enfin. Mon plateau à la main, je cherche une place du regard. Larry. Il arrive une nouvelle fois derrière moi, et d’une nouvelle tape dans le dos, il me fait tomber mon plateau, l’assiette se casse, le hot dog se fait la malle. Je l’interromps dans ce qu’il allait dire et crie rageusement en tapant du pied, comme un enfant à qui on a confisqué son jouet préféré. Sans me préoccuper des regards curieux se baladant sur moi, je retourne faire la queue poliment, comme si rien de cela ne s’était passé. Quand j’arrive, il n’y a plus de hot dog, seulement des brocolis. Je les prends, écœuré, fatigué et lassé de cette journée. Je me mets à une table et regarde les légumes repoussants en m’obligeant mentalement à les manger. Même ce combat intérieur je l’ai perdu.

La faim dans le ventre, je retourne d’un pas tranquille à mon bureau. Dans l’ascenseur, je monte avec une mémé et son chihuahua. Je me dis qu’au moins, celui-là ne pourra pas me faire de torts. La musique d’une ancienne pub de Coca-Cola est alors lancée dans un petit mégaphone au plafond. Je ferme les yeux et commence à avoir la migraine. Je les ouvre et il me semble voir le chihuahua commencer à danser. Là ! Sous mes yeux ! Je me frotte les yeux, les rouvre et je regarde la vieille dame et son animal sortir de l’ascenseur. Lorsque les portes se ferment, je m’aperçois qu’en fait, c’était mon arrêt. Le bouton rouge du dixième étage s’allume, en sachant que le bâtiment compte onze étages, le dernier servant d’entrepôt à diverses vieilleries. J’attends. J’attends. Les gens défilent devant moi je les vois sans les regarder. J’arrive enfin et m’avance jusqu’à ma porte. Je passe devant la salle de la machine à café où il y a comme je les appelle les « deux pipelettes campeuses ». Une femme blonde et une aux cheveux châtains coupés courts, à chaque fois que je passe, elles s’arrêtent de jacasser et me suivent du regard. C’est vraiment flippant. J’arrive à mon bureau, et me mets à travailler sérieusement à l’étude des trois dossiers. Quarante-cinq minutes me suffisent à les boucler. Quinze minutes pour retrouver comment je fais ma signature, quinze autres pour signer les cinquante-quatre emplacements du premier dossier, dix pour les trente-deux du deuxième et cinq pour trouver l’emplacement du dernier dossier, celui-ci comptant quatre-vingt-deux pages.

 Après ce travail exténuant, je commence à jouer au poker en ligne. Le genre de poker où on voit les prénoms et les photos des personnes contre lesquelles on joue. Je fais un tournoi. Je vois un homme nommé Jeff, sa photo représentant un chien. Il me dit vaguement quelque chose. Je continue et soudain je le reconnais, Jeff c’est mon patron et le chien c’est Gérald. Je suis dans une position délicate car en plus, j’ai un brelan. Je fais la part des choses et je décide de terminer la manche. Je fais tapis et Jeff suit.  Non, non, non ! Jeff a un full, je perds tout. Je sors de la fenêtre web et éteins mon ordinateur. Je cherche des yeux une occupation. N’en trouvant pas, je découvre que je n’ai actuellement qu’une envie en tête: uriner. Pour moi, sortir de mon antre, c’est toute une aventure. L’extérieur, c’est un peu la zone 51. J’ai toujours considéré que mon étage était peuplé d’êtres bizarres.

 Je pousse la porte des toilettes, passe devant celles marquées « perpétuellement occupé » à la craie sur la porte, et déboutonne mon jean devant l’urinoir. Je vide ma vessie et pousse la chasse d’eau. J’entends un grognement guttural semblant venir des tréfonds de la terre. La chasse d’eau commence à vibrer. De mon côté, je suis pris par une crise de tremblement. C’est là que Pat sort de sa caverne. D’abord la poigné oscille, puis se penche et je le vois. Oui je le vois c’est bien lui. Je suis bouche bée et paralysé. Tandis que la chasse d’eau explose et des gerbes d’eau s’en échappent, je regarde l’homme que je croyais être une légende avancer au travers de ce Chaos. Une clé à molette à la main, il fait tomber un carreau du mur et un bon nombre de tuyaux apparaissent dans mon champ de vision. Sa main disparaît dans un endroit que seul lui connaît. Le débit faiblit jusqu’à devenir un simple filet de liquide mystérieusement blanc. Il se baisse et ramasse la pièce qui s’est détachée, la revisse. Il retourne dans sa caverne qui semblait être, ici, au milieu des sanitaires, son lieu de travail. Avant qu’il referme derrière lui, j’aperçois une boîte de gâteaux, des magazines, un talkie-walkie, et une brosse à dents. Je me demande alors pourquoi moi je n’ai pas de brosse à dents dans mon bureau, ça peut toujours servir.

Après tous les événements de cette journée, témérairement, je tente de m’aventurer jusqu’à la machine à café. Je m’arrête deux secondes devant la porte pour respirer un peu. Je l’ouvre et entre. Les pipelettes cessent alors directement leur conversation et me regardent. Je perds mes moyens. Je les regarde d’un air ahuri et comme si je parlais a des robots ou des extraterrestres, en fait, peut être que je pensais qu’elles en étaient vraiment, je dis de façon hachée : « Bon… jouuuur ». La blonde me répond : « Bonjour ». Je sursaute, réellement surpris. Ne sachant que dire, je vais jusqu’à la machine à café. Sauf qu'au mieux d’y aller d’une allure normal, j’ai l’excellente idée d’y allé comme si je ne devais pas faire de bruit. Je pense quand dans le guinness book des moments les plus ridicules d’une vie, celui-là irait au moins en deuxième page, si ce n’est plus. En effet, c’est à leur tour de prendre un air ébahi, lorsque je les regarde, je me demande si c’est vraiment possible qu’une mâchoire se décroche autant. Je finis mon chemin comme je l’ai commencé, en ayant l’air bête. Pour couronner le tout, je reste trois minutes planté là, à essayer de décrypter le protocole de cette machine complexe. Je tente ma chance, pose une tasse et lorsque le café coule, je hurle de douleur et entame un mouvement qui pourrait être apparenté à une danse sioux. En effet, je tiens mon doigt, lève une jambe et sautille en faisant des tours sur moi-même. Un quart d’heure plus tard, je suis dans mon bureau, un bandage à l’index et en attente de partir, de rentrer chez moi, s’il vous plaît.

Quel désastre cette journée, me dis-je. Je prends le bus pour le retour, cette fois sans encombre. Je m’aperçois que Papio a été remplacé par un poney. Je ne me pose pas de question.

Je décide de faire une dernière chose de ma journée. En marchant, mon costume sous le bras, je me rends à la blanchisserie. J’arrive et patiente à un petit comptoir au milieu des allées de vêtements. Une dame arrive derrière moi. Et elle me parle. Je pense que décidément aujourd’hui je ne serai tranquille nulle part. Je me retourne et reconnais cette dame. C’est la belle-sœur de ma mère. La cousine germaine de l’homme en Chine. Elle rigole et me dit : « Oh Arnold m’a tout raconté à propose de cette nuit, ça m’a bien fait rire. Quelle histoire de chien ! ». Le tenancier m’appelle. Je pivote et m’aperçois que c’est un Asiatique. Il me dit : « Pardon monsieur, vous avez parlé de chien ? ». Je le regarde sans rien dire, je lui donne mon costume, grogne un au revoir à la dame et m’enfuit de cette boutique maléfique.

De retour chez moi, je mange, allume la télé et me repose… Lorsque je me couche, j’entends le poney hennir. Exténué, je m’endors bercé par ce bruit.


Le titre, je n'en suis pas convaincu mais bon... J'ai un projet de suite... nous verrons! A vos plumes chers amis.  :)
« Modifié: 05 Janvier 2012 à 16:34:16 par Ham »

Hors ligne Ulrik Krizt

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Re : Hot Dog
« Réponse #1 le: 30 Décembre 2011 à 20:18:31 »
Je n'étais pas certain de la simplicité avec laquelle le texte débute. J'ai par la suite bien aimé !

Citation de: Ham
Le titre, je n'en suis pas convaincu mais bon... J'ai un projet de suite... nous verrons!
Je ne suis pas convaincu, moi non plus, du titre; je n'ai par contre rien à te proposer... :-\
Je ne dirais pas non à une suite, mais je retravaillerais un peu le style général du texte, il y a un petit quelque chose qui cloche; je ne saurais dire.

J'ai apporté quelques corrections; je ne suis pas expert, c'est pourquoi j'ai parfois mis des interrogations.



Citation de: Ham
Hot Dog

Ce fut une journée vraiment épouvantable.

Le téléphone sonne.  Je regarde brièvement le réveil où est inscrit 2:32. Je réponds et au début je ne comprends pas grand-chose dans mon état de semi-sommeil. Je parviens à saisir qu’en fait, c’est un cousin germain de la belle-sœur de ma mère. Je l’avais rencontré lors d’un mariage lui et la gueule de bois. Je crois entendre : « Hey mec ! Je suis en Chine là. On est en pénurie de chien, tu pourrais en envoyer quelque uns ? » Fatigué et énervé, je raccroche, retourne me coucher, m’allonge et ferme les yeux. Alors que le silence s’installe, je me rends compte que le chien du voisin aboie depuis que ce coup de téléphone mal venu m’a réveillé. Je n’arrivai pas à mettre de nom sur ce bruit, mais maintenant si : Papio. Je ne peux pas dormir dans ces conditions. Je me relève, fais le chemin jusqu’à la fenêtre et me tape dans un tabouret durant ce périple. J’ouvre tout en grand et baisse la tête pour voir le clebs du voisin aboyer sous la lumière d’un réverbère. Je me demande alors quel goût il a pour que les chinois [majuscule à chinois ?] en raffolent.

Je m’habille rapidement et descends les escaliers. Dehors, je m’agenouille et commence à faire la morale [?] au chien : « Moi dormir. Toi pas aboyé ». Il penche alors la tête sur le côté et me regarde de ses yeux brillants. De cela, j’ai compris « Non, mais tu crois vraiment que je vais répondre à un type qui me parle comme ça ? » ou encore « Bah vas-y, tu n’as qu’à essayer de m’attraper pour me donner aux chinois [majuscule à chinois encore ?], vu que tu en as tellement envie ! ». À cet instant précis, je me suis dit que la mauvaise nouvelle, c’était que je venais de me faire humilier par un chien qui n’avait pas parlé, et que la bonne, c’est que pour le moment, il fermait sa gueule.

Je remonte me coucher, regarde l’heure, il est 2:54. Je me couche, ferme les yeux et sourit de ce bonheur que me procure le silence durant la phase « je m’endors ». Papio ne trouve rien de mieux à faire que de se remettre à aboyer. Je le béni silencieusement et essai de dormir. J’ai l’impression de ne pas réussir à fermer l’œil pendant des heures. Je me tourne dans tous les sens. Je regarde l’heure, 5:05. En fait, ce n’est pas qu’une impression.

Je m’endors deux microsecondes et quand le réveil sonne, il est déjà 7:00. Je l’éteins et me dis que je me lèverai dans deux minutes. Le téléphone sonne de nouveau, il est 7:35, je suis très en retard. Je réponds quand même et c’est le cousin germain qui me dit qu’il était bien en Chine, mais qu’il s’excuse du coup de fil tardif, il était légèrement sous l’emprise du saké. Je le pardonne et me prépare en vitesse. Dans la rue je vois mon bus prêt à s’arrêter. Je commence à courir pour le rattraper et je marche dans les excréments que depuis trois jours je m’appliquai à éviter. Je maudis tous les chiens de la terre et surtout Papio, car je suis sûr que c’est lui.

J’arrive à monter dans le bus et m’assieds en face d’une jeune mère et de son fils qui semblait avoir environ six ans. Je croise les yeux de la femme, je lui souris et elle me retourne un sourire qui rend son visage très joli. C’est un moment magique. Jusqu’à ce que le petit tapote le bras de sa mère en me pointant du doigt. Il s’écrie : « Maman ! Maman ! Pourquoi le monsieur il sent le caca ? » [Je ne sais pas si cela est voulu, mais tu devrais faire une inversion, malgré que c'est un enfant qui parle]. Je ne sais plus où me mettre. Je vois la mère entraîner son fils vers la sortie avec un air dégoûté.

J’arrive à mon arrêt. Je me pose devant l’immeuble où je travail, et commence à essuyer tant bien que mal les bouts de crotte de ma chaussure. Il y a un robinet et je laisse délicatement couler l’eau sur ma semelle. Et là, Larry : c’est mon collègue, le plus lourd des collègues lourds jamais eu par le monde entier. Je ne le sens pas arriver et il me tape fortement dans le dos en me disant de sa grosse voix grasse : « Comment y va le ptit aujourd’hui ? » [ptit ou p'tit ? J'hésite]. Lorsqu’il me frappe, j’en perds ma chaussure et assiste, impuissant, à son inondation. Je réponds d’un sourire forcé que je vais bien. Il s’en va en riant et je le suis avec une chaussure mouillée qui fait « couic » à chaque pas. Je béni[s ?] Larry.

Je rentre dans le bâtiment et dis bonjour à tout le monde par son prénom, même si  je sais que je me trompe une fois sur deux. Une fois je dis « Bonjour Gérald ». Je suis surpris qu’on me réponde « Non moi c’est Justine ». Je me retourne et en effet c’est Justine, je me demande pourquoi je l’ai appelé Gérald, car dans ce bâtiment, aucun homme ne s’appelle Gérald. Elle me dit « Faites attention à ce que vous dites je vous prie, je suis quand même la fille du patron ». Et là je comprends, en fait mon patron a un chien qui s’appelle Gérald, il aime tellement son animal qu’il appelle sa propre fille par le prénom de sa bête.

Je prends l’ascenseur et monte au quatrième. J’entre dans mon cabinet, regarde mon bureau lisse comme au premier jour. J’en conclus que je n’ai pas de travail pour le moment. J’en profite pour terminer ma nuit en faisant un somme, élégamment vautré entre mon ordinateur et une agrafeuse. Deux heures après, je me fais réveiller par la porte qui s’ouvre. Je vois ma collègue super jolie, sur qui j’ai des vues depuis longtemps, m’apporter trois dossiers. Elle me dit « Tiens, voilà le travail ». En voyant son visage, je pensais que c’était mon rêve qui jouait les prolongations. Pris au dépourvu, je balbutie un merci discret. Elle me répond : « Au fait, tu as de la bave sur ta veste. ». Surpris je regarde ma veste et voyant l’horreur invente une excuse complètement bidon : « -Ah oui, ça c’est mon chien, il m’a sauté dessus ce matin, et j’étais à la bourre donc je n’ai pas eu le temps de me changer.
-Bien alors tu n’as pas non plus eu le temps d’essuyer ton menton j’imagine, il saute haut, ton chien ria-t-elle. ». Avant que je ne puisse aligner une phrase, elle part en fermant la porte. Je me sens ridicule en essuyant ma salive apparue durant ma sieste matinale. Je regarde les trois dossiers déposés sur mon bureau et me dis que durant l’heure restante avant le déjeuner, je me mettrai au travail. Après 343 démineurs entrepris durant cette heure et un seul achevé, je me lève pour aller manger dans la cantine.

Je me mets dans la file et lorsque je passe je vois le menu : « Hot dog ». Une lueur de folie dans les yeux, mon cerveau crie vengeance. J’attends impatiemment mon tour et il arrive enfin. Mon plateau à la main, je cherche une place du regard. Larry. Il arrive une nouvelle fois derrière mon dos, et d’une nouvelle tape dans le dos, il me fait tomber mon plateau, l’assiette se casse, le hot dog se fait la malle. Je l’interromps dans ce qu’il allait dire et cri rageusement en tapant du pied, comme un enfant à qui on a confisqué son jouet préféré. Sans me préoccuper des regards curieux se baladant sur moi, je retourne faire la queue poliment, comme si rien de cela ne s’était passé. Quand j’arrive, il n’y a plus de hot dog, seulement des brocolis. Je les prends, écœuré, fatigué et lassé de cette journée. Je me mets à une table et regarde les légumes repoussants en m’obligeant mentalement à les manger. Même ce combat intérieur je l’ai perdu.

La faim dans le ventre, je retourne d’un pas tranquille à mon bureau. Dans l’ascenseur, je monte avec une mémé et son chiwawa [chihuahua ?]. Je me dis qu’au moins, celui-là ne pourra pas me faire de torts. La musique d’une ancienne pub de coca-cola [majuscule à Coca-Cola] est alors lancée dans un petit mégaphone au plafond. Je ferme les yeux et commence à avoir la migraine. Je les ouvre et il me semble voir le chiwawa [chihuahua ?] commencer à danser. Là ! Sous mes yeux ! Je me frotte les yeux, les rouvres et je regarde la vieille dame et son animal sortir de l’ascenseur. Lorsque les portes se ferment, je m’aperçois qu’en fait, c’était mon arrêt. Le bouton rouge du dixième étage s’allume, en sachant que le bâtiment compte onze étages, le dernier servant d’entrepôt à diverses vieilleries. J’attends. J’attends. Les gens défilent devant moi je les vois sans les regarder. J’arrive enfin et m’avance jusqu’à ma porte. Je passe devant la salle de la machine à café où il y a comme je les appelle les « deux pipelettes campeuses ». Une femme blonde et une aux cheveux châtains coupés courts, à chaque fois que je passe, elles s’arrêtent de jacasser et me suivent du regard. C’est vraiment flippant. J’arrive à mon bureau, et me mets à travailler sérieusement à l’étude des trois dossiers. Quarante-cinq minutes me suffisent à les boucler. Quinze minutes pour retrouver comment je fais ma signature, quinze autres pour signer les cinquante-quatre emplacements du premier dossier, dix pour les trente-deux du deuxième et cinq pour trouver l’emplacement du dernier dossier, celui-ci comptant quatre-vingt-deux pages.

 Après ce travail exténuant, je commence à jouer au poker en ligne. Le genre de poker où on voit les prénoms et les photos des personnes contre lesquelles on joue. Je fais un tournoi. Je vois un homme nommé Jeff, sa photo représentant un chien. Il me dit vaguement quelque chose. Je continue et soudain je le reconnais, Jeff c’est mon patron et le chien c’est Gérald. Je suis dans une position délicate, car en plus, j’ai un brelan. Je fais la part des choses et je décide de terminer la manche. Je fais tapis et Jeff suit.  Non, non, non ! Jeff a un full, je perds tout. Je sors de la fenêtre web et éteins mon ordinateur. Je cherche des yeux une occupation. N’en trouvant pas, je découvre que je n’ai actuellement qu’une envie en tête: uriner. Pour moi, sortir de mon antre, c’est tout [toute ?] une aventure. L’extérieur, c’est un peu la zone 51. J’ai toujours considérer [considéré] que mon étage était peuplé d’être[s ?] bizarres.

 Je pousse la porte des toilettes, passe devant celles marquées « perpétuellement occupé » à la craie sur la porte, et déboutonne mon jean devant l’urinoir. Je vide ma vessie et pousse la chasse d’eau. J’entends un grognement guttural semblant venir des tréfonds de la terre. La chasse d’eau commence à vibrer. De mon côté, je débute [le mot débute est un peu maladroit ici, je trouve]une crise de tremblement. C’est là que Pat sort de sa caverne. D’abord la poigné oscille, puis se penche et je le vois. Oui je le vois c’est bien lui. Je suis bouche bée et paralysé. Tandis que la chasse d’eau explose et des gerbes d’eau s’en échappe[nt ?], je regarde l’homme que je croyais être une légende avancée au travers de ce Chaos. Une clé à molette à la main, il fait tomber un carreau du mur et un bon nombre de tuyaux apparaissent dans mon champ de vision. Sa main disparaît dans un endroit que seul lui connaît. Le débit faiblit jusqu’à devenir un simple filet de liquide mystérieusement blanc. Il se baisse et ramasse la pièce qui s’est détachée, la revisse. Il retourne dans sa caverne qui semblait être, ici, au milieu des sanitaires, son lieu de travail. Avant qu’il referme derrière lui, j’aperçois une boîte de gâteaux, des magazines, un talkie[trait d'union]walkie, et une brosse à dent[s ?]. Je me demande alors pourquoi moi je n’ai pas de brosse à dent[s ?] dans mon bureau, ça peut toujours servir.

Après tous les événements de cette journée, témérairement, je tente de m’aventurer jusqu’à la machine à café. Je m’arrête deux secondes devant la porte pour respirer un peu. Je l’ouvre et entre. Les pipelettes cessent alors directement leur conversation et me regardent. Je perds mes moyens. Je les regarde d’un air ahuri et comme si je parlais a des robots ou des extraterrestres, en fait, peut être que je pensais qu’elles en étaient vraiment, je dis de façon haché[e ?] : « Bon… jouuuur ». La blonde me répond : « Bonjour ». Je sursaute, réellement surpris. Ne sachant que dire, je vais jusqu’à la machine à café. Sauf que au [Sauf qu'au ?] mieux d’y aller d’une allure normal[e ?], j’ai l’excellente idée d’y allé comme si je ne devais pas faire de bruit. Je pense quand dans le guinness book livre des records ? des moments les plus ridicules d’une vie, celui-là irai au moins en deuxième page, si ce n’est plus. [phrase maladroite] En effet, c’est à leur tour de prendre un air ébahi, lorsque je les regarde, je me demande si c’est vraiment possible qu’une mâchoire se décroche autant. Je fini[s ?] mon chemin comme je l’ai commencé, en ayant l’air bête. Pour couronner le tout, je reste trois minutes planté là, à essayer de décrypter le protocole de cette complexe machine [machine complexe ?]. Je tente ma chance, pose une tasse et lorsque le café coule, je hurle de douleur et entame un mouvement qui pourrait être apparenté à une danse sioux. En effet, je tiens mon doigt, lève une jambe et sautille en faisant des tours sur moi-même. Un quart d’heure plus tard, je suis dans mon bureau, un bandage à l’index et en attente de partir, de rentrer chez moi, s’il vous plaît.

Quel désastre cette journée, me dis-je. Je prends le bus pour le retour, cette fois sans encombre. Je m’aperçois que Papio a été remplacé par un poney. Je ne me pose pas de question.

Je décide de faire une dernière chose de ma journée. En marchant, mon costume sous le bras, je me rends à la blanchisserie. J’arrive et patiente à un petit comptoir au milieu des allées de vêtement[s ? pluriel]. Une dame arrive derrière moi. Et elle me parle. Je pense que décidément aujourd’hui je ne serai tranquille nulle part. Je me retourne et reconnaît [s ? première personne] cette dame. C’est la belle-sœur de ma mère. La cousine germaine de l’homme en Chine. Elle rigole et me dit : « Oh Arnold m’a tout raconté à propose de cette nuit, ça m’a bien fait rire. Quelle histoire de chien ! ». Le tenancier m’appelle. Je pivote et m’aperçois que c’est un asiatique [majuscule à asiatique ?]. Il me dit : « Pardon monsieur, vous avez parlé de chien ? ». Je le regarde sans rien dire, je lui donne mon costume, grogne un au revoir à la dame et m’enfuit de cette boutique maléfique.

De retour chez moi, je mange, allume la télé et me repose… Lorsque je me couche, j’entends le poney qui hennisse. Exténué, je m’endors bercé par ce bruit.
J’aime passionnément le mystère, parce que j’ai toujours l’espoir de le débrouiller. - Charles Baudelaire

Hors ligne Ham

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Re : Hot Dog
« Réponse #2 le: 31 Décembre 2011 à 15:12:12 »
Je tiens à dire que la petite longueur du texte ne doit pas décourager !

Citation de: Ulrik
Je n'étais pas certain de la simplicité avec laquelle le texte débute
C'est-à-dire ? J'ai essayé de le rendre vite accrocheur. Je ne sais pas si le rendu a complété mon objectif.  :-X

Citation de: Ulrik
J'ai par la suite bien aimé !
Ça me fait vraiment plaisir. :)

Citer
il y a un petit quelque chose qui cloche; je ne saurais dire.
Ça ne m'aide pas trop... Si je ne sais pas quoi retravailler, le faire va être dur!  ><

Merci beaucoup pour la correction, je rectifie de suite. Bien que nombre de chose m'ont aidé, il y en a quelque uns dont je suis sceptique:

Citation de: Ulrik
: « Maman ! Maman ! Pourquoi le monsieur il sent le caca ? » [Je ne sais pas si cela est voulu, mais tu devrais faire une inversion, malgré que c'est un enfant qui parle]
Hum... justement je ne vois pas en général un enfant de cet âge faire l'inversion...

Citation de: Ulrik
[chihuahua ?]
Oula oui! Merci!  :D

Citer
c’est tout [toute ?] une aventure.
Avec la liaison... je ne sais pas, dans le doute je vais laisser ça me paraît plus logique (à voir)

Citation de: Ulrik
je regarde l’homme que je croyais être une légende avancée au travers
C'est l'homme qui avance. ;) D'ailleurs ce n'est pas un infinitif ?

Merci encore du temps passé à me corriger. :)


« Modifié: 31 Décembre 2011 à 15:33:48 par Ham »

Hors ligne Ulrik Krizt

  • Tabellion
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Re : Re : Hot Dog
« Réponse #3 le: 31 Décembre 2011 à 18:15:56 »
Citation de: Ham
Je tiens à dire que la petite longueur du texte ne doit pas décourager !
J'approuve ! :)

Citation de: Ham
Citation de: Ulrik
Je n'étais pas certain de la simplicité avec laquelle le texte débute
C'est-à-dire ? J'ai essayé de le rendre vite accrocheur. Je ne sais pas si le rendu a complété mon objectif.  :-X
Je trouvais les premières phrases un peu sèches, mais j'ai aimé par la suite le style et la fluidité avec laquelle tu nous présentes le texte, avec un genre raconteur.

Citation de: Ham
Citation de: Ulrik
J'ai par la suite bien aimé !
Ça me fait vraiment plaisir. :)
Je dois dire que je l'ai même lu une deuxième fois avant d'écrire ce message et j'ai encore plus apprécié qu'à ma première lecture. Le style d'écriture me fait penser à du Edgar Hilsenrath.

Citation de: Ham
Citer
il y a un petit quelque chose qui cloche; je ne saurais dire.
Ça ne m'aide pas trop... Si je ne sais pas quoi retravailler, le faire va être dur!  ><
Je pense que c'est simplement la mise en page qui me donnait cette impression; j'ai lu le texte en mode répondre, cela faisait donc des phrases de la longueur de mon écran et avec un tel rythme, je m'y perdais à tout coup. J'ai copié le texte dans un document Word, en petite phrase, la lecture est beaucoup plus fluide !

Citation de: Ham
Citation de: Ulrik
: « Maman ! Maman ! Pourquoi le monsieur il sent le caca ? » [Je ne sais pas si cela est voulu, mais tu devrais faire une inversion, malgré que c'est un enfant qui parle]
Hum... justement je ne vois pas en général un enfant de cet âge faire l'inversion...
Peut-être retirer le il alors ?
« Maman ! Maman ! Pourquoi le monsieur il sent le caca ? »
Même si c'est un enfant, le il me dérange vraiment... hahaha :mrgreen:

Citation de: Ham
Citer
c’est tout [toute ?] une aventure.
Avec la liaison... je ne sais pas, dans le doute je vais laisser ça me paraît plus logique (à voir)
J'hésitais aussi... Il nous faut un pro ! :)

Citation de: Ham
Citation de: Ulrik
je regarde l’homme que je croyais être une légende avancée au travers
C'est l'homme qui avance. ;) D'ailleurs ce n'est pas un infinitif ?
Oui, infinitif... ;D
J’aime passionnément le mystère, parce que j’ai toujours l’espoir de le débrouiller. - Charles Baudelaire

a damned girl

  • Invité
Re : Re : Re : Hot Dog
« Réponse #4 le: 31 Décembre 2011 à 18:33:28 »
Citation de: Ham
Citer
c’est tout [toute ?] une aventure.
Avec la liaison... je ne sais pas, dans le doute je vais laisser ça me paraît plus logique (à voir)
J'hésitais aussi... Il nous faut un pro ! :)

Je ne suis pas un pro mais je confirme c'est bien toute une aventure.  ;) Sinon j'aime beaucoup, récit bien construit et un texte très amusant qui m'a fait esquisser un sourire malgré cette sale journée. Merci Ham  :)

Hors ligne Ham

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Re : Hot Dog
« Réponse #5 le: 31 Décembre 2011 à 19:44:37 »
Citation de: Ulrik
[le mot débute est un peu maladroit ici, je trouve]
Je suis pris par une crise de tremblement. C'est mieux ?

Citation de: Ulrik
Je trouvais les premières phrases un peu sèches, mais j'ai aimé par la suite le style et la fluidité avec laquelle tu nous présentes le texte, avec un genre raconteur.
J'avoue que les premières phrases sont sèches, un peu pour montrer comment l'histoire va se dérouler. Merci du compliment!  :banane: Très raconté en effet. :)

Citation de: Ulrik
Je dois dire que je l'ai même lu une deuxième fois avant d'écrire ce message et j'ai encore plus apprécié qu'à ma première lecture. Le style d'écriture me fait penser à du Edgar Hilsenrath.
Mon premier fan !  8) Plus sérieusement ça me flatte de faire penser à un... écrivain ? Il faut que je m'intéresse à Hilsenrath alors.

Citation de: Ulrik
Je pense que c'est simplement la mise en page qui me donnait cette impression. J'ai copié le texte dans un document Word, en petite phrase, la lecture est beaucoup plus fluide !
A ouf ! J'ai écris ce texte également sur un document Word et je dois dire que ce que tu dis est complètement vrai (j'ai bien écrit complètement, cette fois  :D). La longueur des lignes ici fait tourner la tête.

Citation de: Ulrik
Peut-être retirer le il alors ? le il me dérange vraiment... hahaha
Allez, je fais ma bonne action de la journée ! ( :D) C'est vrai, ça rend mieux.

Citation de: Damned girl
je confirme c'est bien toute une aventure.
Noté!

Citation de: Damned girl
Sinon j'aime beaucoup, récit bien construit et un texte très amusant qui m'a fait esquisser un sourire malgré cette sale journée. Merci Ham :)
Je suis tout ému.  :-[
« Modifié: 31 Décembre 2011 à 19:51:57 par Ham »

Hors ligne Ulrik Krizt

  • Tabellion
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Re : Re : Hot Dog
« Réponse #6 le: 31 Décembre 2011 à 20:02:02 »
Citation de: Ham
Citation de: Ulrik
[le mot débute est un peu maladroit ici, je trouve]
Je suis pris par une crise de tremblement. C'est mieux ?
Je trouve que oui. :)

Citation de: Ham
Citation de: Ulrik
Je dois dire que je l'ai même lu une deuxième fois avant d'écrire ce message et j'ai encore plus apprécié qu'à ma première lecture. Le style d'écriture me fait penser à du Edgar Hilsenrath.
Mon premier fan !  8) Plus sérieusement ça me flatte de faire penser à un... écrivain ? Il faut que je m'intéresse à Hilsenrath alors.
Personnellement, j'ai bien aimé F*** America et Le nazi et le barbier. C'est un style bien à lui, souvent très cru aussi. Je crois qu'on aime ou pas.

Citation de: Ham
Citation de: Ulrik
Je pense que c'est simplement la mise en page qui me donnait cette impression. J'ai copié le texte dans un document Word, en petite phrase, la lecture est beaucoup plus fluide !
A ouf ! J'ai écris ce texte également sur un document Word et je dois dire que ce que tu dis est complètement vrai (j'ai bien écrit complètement, cette fois  :D). La longueur des lignes ici fait tourner la tête.
Autant en profiter, quelqu'un aurait-il un petit tour magique pour réduire la longueur des lignes à l'édition ou le faire sur l'affichage ?

Citation de: Ham
Citation de: Ulrik
Peut-être retirer le il alors ? le il me dérange vraiment... hahaha
Allez, je fais ma bonne action de la journée ! ( :D) C'est vrai, ça rend mieux.
J'ai gagné ma cause; je peux maintenant mourir. :mrgreen:

Citation de: Ham
Citation de: Damned girl
je confirme c'est bien toute une aventure.
Noté!
Noté pour ma part aussi ! Merci.
J’aime passionnément le mystère, parce que j’ai toujours l’espoir de le débrouiller. - Charles Baudelaire

Hors ligne Menthe

  • Prophète
  • Messages: 896
Re : Hot Dog
« Réponse #7 le: 31 Décembre 2011 à 21:34:41 »
Citer
Ce fut une journée vraiment épouvantable.
Le téléphone sonne.
Je trouve le passage du passé simple au présent trop abrupt. Et je ne le comprends pas. Est-ce que c'est la journée avant le récit qui était épouvantable, ou est-ce qu'on dit qu'elle était vraiment épouvantable avant d'expliquer pourquoi ? Enfin, c'est pas clair.
Citer
cousin germain de la belle-sœur de ma mère.
ça y est je suis perdue  ><
Citer
rencontré lors d’un mariage lui et la gueule de bois
c'est lui et la gueule de bois que tu as rencontré lors de ce mariage, ou c'est lui qui avait la gueule de bois ? Si c'est la première hypothèse, je trouve ça chelou de rencontrer la gueule de bois. Si c'est la seconde, c'est pas ce qu'on comprend.
Citer
Je crois entendre : « Hey mec ! Je suis en Chine là. On est en pénurie de chien, tu pourrais en envoyer quelque uns ? »
En effet ça va pas du tout, vaut mieux aller se coucher ^^
Citer
Je n’arrivai pas à mettre de nom sur ce bruit, mais maintenant si
arrivais
Citer
J’ouvre tout en grand et baisse la tête pour voir le clebs du voisin aboyer sous la lumière d’un réverbère. Je me demande alors quel goût il a pour que les Chinois en raffolent.
souris
Citer
Je le béni silencieusement
bénis (et d'ailleurs pourquoi ? genre parce que tu es excédé et tu le prends comme une fatalité ou c'est de l'ironie ? c'est pas très cohérent...)
Citer
essai de dormir.
essaie
Citer
J’ai l’impression de ne pas réussir à fermer l’œil pendant des heures.
en fait on en a rarement juste l'impression, c'est souvent plutôt une fâcheuse réalité
Citer
En fait, ce n’est pas qu’une impression.
qu'est-ce que je disais ^^ (à vrai dire, étant donné que ça ne peut pas vraiment être une impression, dire que c'est une impression et après se rendre compte que ça n'en est pas, ça me convainc pas)
Citer
Je le pardonne
lui pardonne
Citer
je m’appliquai à éviter
m'appliquais
Citer
Je maudis tous les chiens de la terre et surtout Papio car je suis sûr que c’est lui.
Exact !  :mrgreen:
Citer
Il s’écrie : « Maman ! Maman ! Pourquoi le monsieur sent le caca ? ». Je ne sais plus où me mettre.
Han la la on dirait que tu t'inspires d'une vdm xD (ça m'étonnerait pas que ce soit déjà arrivé d'ailleurs)
Citer
où je travail,
travaille
Citer
. Il y a un robinet et je laisse délicatement couler l’eau sur ma semelle
je comprends pas en quoi ça peut être délicat de nettoyer du caca de sous la semelle. Et c'est pas un mince filet d'eau qui le permettra (c'est que ça colle en plus !), je dirais qu'un bon vieux jet bien brut, y'a que ça de vrai... mais c'est juste une réflexion comme ça...
Citer
Je réponds d’un sourire forcé que je vais bien. Il s’en va en riant et je le suis avec une chaussure mouillée qui fait « couic » à chaque pas. Je bénis Larry.
Béni sois-tu Larry  :mrgreen:
Citer
et cri rageusement
crie
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les rouvres
rouvre
Citer
J’ai toujours considérer que mon étage était peuplé d’êtres bizarres.
considéré
Citer
celui-là irai
irait
Citer
Quel désastre cette journée, me dis-je. Je prends le bus pour le retour, cette fois sans encombre. Je m’aperçois que Papio a été remplacé par un poney. Je ne me pose pas de question.
  :mrgreen:



Alors euh  :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: c'était drôle ! Les situations sont cocasses, ça s'enchaîne comme une vraie journée bien pourrie, et ça part bien en freestyle. A la base je suis pas fan de la narration saccadée type descriptive au présent, mais finalement ça rend un certain rythme à ton texte. Je trouve que le titre est pas mal. En gros c'était assez chouette, même si j'ai trouvé ça un peu long (mais bon je vois pas ce que tu pourrais enlever). J'ai bien aimé les petites remarques ironiques à droite à gauche, c'est rigolo, ça donne du peps.
C'est pas que je suis loin du but, c'est que je suis à côté de la plaque !

Hors ligne Ham

  • Scribe
  • Messages: 82
Re : Hot Dog
« Réponse #8 le: 01 Janvier 2012 à 14:36:03 »
Citation de: Ulrik
Je trouve que oui.
J'ai changé. :)

Citation de: Ulrik
Personnellement, j'ai bien aimé F*** America et Le nazi et le barbier. C'est un style bien à lui, souvent très cru aussi. Je crois qu'on aime ou pas.
Je n'aurai surement pas le temps ni cette année ni l'année prochaine... hum on en reparle dans deux voir trois ans ?  :mrgreen:

Citation de: Ulrik
J'ai gagné ma cause; je peux maintenant mourir.  :mrgreen:
*Lui tend une corde et un tabouret* Hé non! Après qui va lire et corriger mes textes?  ::)

Citation de: Menthe
Je trouve le passage du passé simple au présent trop abrupt. Et je ne le comprends pas. Est-ce que c'est la journée avant le récit qui était épouvantable, ou est-ce qu'on dit qu'elle était vraiment épouvantable avant d'expliquer pourquoi ? Enfin, c'est pas clair.
Je comprends que tu puisses trouver cela abrupt. Mais je ne saisis pas ce qui t'empêche de le comprendre. Comme l'as dit Ulrik, c'est un texte raconté. Et je pense qu'après lecture on comprend quelle journée fut épouvantable.... non ? Je pense que c'est jouer sur les mots. :-\ Abrupt peut être mais incompréhensible bof. C'est un sous-entendu très clair après lecture. Je ne pense pas le changer, en plus, comme phrase d'intro je trouve ça pas trop mal.  :-X
 
Citation de: Menthe
ça y est je suis perdue  ><
:mrgreen:

Citation de: Menthe
c'est lui et la gueule de bois que tu as rencontré lors de ce mariage, ou c'est lui qui avait la gueule de bois ? Si c'est la première hypothèse, je trouve ça chelou de rencontrer la gueule de bois. Si c'est la seconde, c'est pas ce qu'on comprend.
En effet c'est sa gueule de bois. Oui peut être que: "Je l'ai rencontré, lui et ma première gueule de bois" serai mieux? C'est chelou mais fluide je trouve.

Citation de: Menthe
qu'est-ce que je disais  (à vrai dire, étant donné que ça ne peut pas vraiment être une impression, dire que c'est une impression et après se rendre compte que ça n'en est pas, ça me convainc pas)
Ne dit-on pas que les contraires s'annule?  :-¬?

Citation de: Menthe
en fait on en a rarement juste l'impression
Donc tu dis que bien que se soit vrai, on en a quand même l'impression. Mais vu que c'est vrai c'est normal d'en avoir l'impression. Et bien si tu veux on pourrait dire que le narrateur se rend compte en deux pensées que son impression est la fâcheuse réalité dont tu parles. Justement tu n'es pas convaincue mais ce que tu dis c'est exactement ça! Désolé si cette explication n'est pas très claire...


Citation de: Menthe
Han la la on dirait que tu t'inspires d'une vdm xD (ça m'étonnerait pas que ce soit déjà arrivé d'ailleurs)
Oui c'est sûrement arrivé! Pauvre gars  :mrgreen:. C'est marrant que tu dises ça, un proche m'a fais une remarque similaire, il m'a dit que ce texte, c'était une énorme vdm bien développé sur l'ensemble de la journée.  :D

Merci pour l'ensemble des corrections de petits détails. ;)

Citation de: Menthe
Alors euh  :mrgreen:  :mrgreen:  :mrgreen: c'était drôle ! + c'était assez chouette + c'est rigolo + ça rend un certain rythme à ton texte + ça donne du peps.

= un Ham content + merci pour tes compliments!

Citation de: Menthe
Même si j'ai trouvé ça un peu long (mais bon je vois pas ce que tu pourrais enlever)

Ah zut, je pensais que la longueur ne gênerait pas.

Citation de: Menthe
Je trouve que le titre est pas mal.
Décidément nous ne sommes pas convaincu des même chose.   :mrgreen: Merci!








 


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