Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

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Le Monde de L'Écriture » Salon littéraire » L'antichambre de l'édition » Arnaques, crimes et édition

Auteur Sujet: Arnaques, crimes et édition  (Lu 293603 fois)

Hors ligne Loïc

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Re : Arnaques, crimes et édition
« Réponse #135 le: 17 avril 2015 à 09:14:41 »
Et sinon, il y a un monde de l'édition en-dehors des "grandes maison"  ::)
Et l'ouvrage sera visible sur les grandes plate-formes... à condition de faire la pub pour, d'en avoir le temps. Perso je ne fouille pas sur Internet (que ce soit la Fnac ou Amazon) à la recherche d'un coup de coeur. Si je commande un bouquin sur Internet, ce sera quelque chose que je connais déjà. Les découvertes se font surtout physiquement.

Et pourquoi publier pour ne pas être lu ?

Enfin tu fais bien ce que tu veux (et avant de continuer la discussion, ce serait chouette d'aller te présenter dans la section appropriée)
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Re : Arnaques, crimes et édition
« Réponse #136 le: 17 avril 2015 à 09:20:22 »
Citer
« L’éditeur versera à l’auteur à compter de cinq cent un exemplaires vendus, 4 % du 501e à 1 000 exemplaires vendus [et] 6 % à partir de 1 001 exemplaires », stipule le texte. Ce qui est, de l’avis des autres professionnels du secteur, une pratique peu orthodoxe et éloignée des 10 % minimum du prix de vente généralement proposés par les éditeurs.

Il oublie de dire que pour un nouvel auteur chez Gallimard c'est 3 ou 4%
...  :???:
" Rien n'était plus dur que d'écrire un roman. Aucune besogne humaine ne réclamait autant d'effort, autant d'abnégation, autant de résistance. Aucun peintre, aucun musicien n'arrivait à la cheville d'un romancier " Philippe Djian, Impardonnables.

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Re : Arnaques, crimes et édition
« Réponse #137 le: 17 avril 2015 à 09:33:48 »
Pour Gallimard, je ne sais pas... De manière plus générale, une règle communément admise veut que ce soit plutôt 6 ou 8%, par tranches (6/8/10 ou 8/10/12), selon le(s) tirage(s).
Il est dit parfois que toutes les guerres ne sont que des guerres de religion. Alors dites-moi le nom de ce Dieu qui les autorise à tuer l'amour. (apologue d'Alegranza)
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Hors ligne Milora

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Re : Arnaques, crimes et édition
« Réponse #138 le: 17 avril 2015 à 12:26:55 »
Salut marieflor, merci pour ton témoignage ; mais pourrais-tu aller te présenter dans la section des Présentations ? Merci ! :)

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Autant la description de cette maison me paraît très vraie, autant je ne suis pas d'accord avec l'idée que ce serait être un mauvais écrivain, trop impatient et trop égocentrique que de choisir ce genre de levier pour se faire publier.
De quelle maison d'édition parles-tu ?

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« L’éditeur versera à l’auteur à compter de cinq cent un exemplaires vendus, 4 % du 501e à 1 000 exemplaires vendus [et] 6 % à partir de 1 001 exemplaires », stipule le texte. Ce qui est, de l’avis des autres professionnels du secteur, une pratique peu orthodoxe et éloignée des 10 % minimum du prix de vente généralement proposés par les éditeurs.

Il oublie de dire que pour un nouvel auteur chez Gallimard c'est 3 ou 4%
...  :???:

Tu cites l'article sur L'Harmattan, c'est ça ?
D'une manière générale, une maison qui ne te paye qu'à partir du 500e exemplaire, c'est quand même un peu de l'arnaque (surtout si c'est de l'autoédition : c'est très rare d'en vendre autant, tu ne toucheras sans doute rien au final). Je ne sais pas non plus pour Gallimard, mais la plupart des maisons d'édition versent de toute façon un à-valoir : une somme initiale rémunérant l'auteur quel que soit le nombre de ventes.

Citer
Aujourd'hui le monde de la littérature et de l'édition ne dépend plus seulement de l'éditeur. Attendre patiemment de se faire découvrir par une maison d'édition qui fera de toi un "grand auteur" c'est une idée plaisante et romantique, mais qui devient de plus en plus rare. Pourquoi? Parce qu'avec toutes les possibilités d'auto-publication qui existent aujourd'hui, de nombreuses grandes maisons ne vont plus miser sur des auteurs inconnus. Ils vont préférer l'assurance d'un roman qui a déjà rencontré un public, et qu'il suffit de "pimper" un peu pour le faire décoller dans la stratosphère. Il est certain aujourd'hui qu'un auteur qui attends qu'on vienne le chercher ne publiera probablement jamais.
Pour moi, mon Petit Editeur est ni plus ni moins qu'une rampe de lancement. Elle permet d'avoir un ouvrage visible et vendable sur de grandes plateformes, et surtout de rencontrer un public et se faire connaître puis décoller, si on a assez de pugnacité, de créativité et d'envie. C'est un peu comme être un groupe de rock qui parvient pour la première fois à enregistrer un EP en studio et sortir son disque. Ok ils vont continuer d'enchaîner les concerts dans des petits bars pourris et harceler tous leurs contacts facebook pour partager leurs chansons, mais il se trouve que c'est comme ça que les choses marchent aujourd'hui. Et petit à petit, on fait notre trou.
Je ne suis pas vraiment convaincue. Qu'aucun éditeur ne va aller chercher un autre, évidemment, on est d'accord. Mais je ne crois pas que l'autoédition soit la voie royale pour être publié ultérieurement. Au contraire, un roman publié en auto-édition aura beaucoup de mal à être publié par l'édition traditionnelle ensuite (pour des questions de droits, parce qu'il ne sera plus inédit, qu'il sera disponible par ailleurs). L'auto-édition est encore mal considérée dans le milieu professionnel, je ne sais pas si ça aide spécialement d'y être passé. Je ne veux pas dire que ce soit un handicap ou un mal de sauto-éditer, mais à mon avis, l'idée que c'est un tremplin est illusoire. Et comme dit Loic, il est faux de limiter l'édition à la grande édition quasi-inaccessible pour l'auteur inconnu : il y a beaucoup de petites maisons d'édition indépendantes et même de moyennes maisons d'édition qui sont ouvertes à la découverte de nouveaux auteurs. Est-ce qu'elles vendront davantage qu'un auteur auto-publié doué en marketting qui sait très bien se vendre ? Pas forcé. Mais d'une part ce serait dommage de dévaloriser (et d'oublier) ces maisons, et d'autre part il faut toujours avoir en tête que les auteurs qui parviennent à des ventes acceptables en autoédition sont des gens qui savent très bien s'y prendre pour faire leur promotion, qui ont du temps et surtout des compétences à y consacrer (puisqu'en fait, ça revient à faire à lui tout seul toutes les étapes de l'édition, ce qui dans une maison d'édition passe par plusieurs personnes, chacune spécialiste de sa branche).
Donc voilà, ne pas diaboliser l'autoédition, certes, mais je suis assez réfractaire au discours selon lequel l'édition traditionnelle c'est que Gallimard et c'est inaccessible, et n'importe qui qui se fait autoéditer peut avoir du succès pourvu que son livre soit bien.  :/
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Zacharielle

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Re : Arnaques, crimes et édition
« Réponse #139 le: 22 avril 2015 à 06:56:50 »
Je passe juste pour signaler qu'il est tout à fait possible de se faire éditer après s'être auto-édité. C'est une culture plus américaine qu'européenne mais c'est faisable et avec de très très gros chiffres : c'est l'exemple d'Anna Todd et de sa série que vous voyez caracoler en tête de gondole en librairie. Comme d'habitude avec les success story, c'est un cas sur X milliers mais bon, si un éditeur sent un potentiel chez un autoédité, il peut aller le chercher pour lui proposer un accompagnement professionnel de son manuscrit (pour les droits, si l'auteur est autoédité il ne les a pas encore cédés que je sache ;)).

Sinon, tout d'accord avec mes compagnons : il y a des tas de maisons d'édition et des tas de lignes éditoriales, tu trouveras forcément chaussure à ton pied et exit le travail ingrat de fabrication, de distribution et de diffusion ! Enfin c'est comme tu veux, mais en parallèle de ta démarche d'autoédition je t'enjoins à continuer à contacter des structures éditoriales professionnelles, c'est laborieux mais tu peux avoir de la chance, c'est pas interdit. Bon courage !

Hors ligne Milora

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Re : Arnaques, crimes et édition
« Réponse #140 le: 22 avril 2015 à 10:58:48 »
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Comme d'habitude avec les success story, c'est un cas sur X milliers
Oui, c'est surtout ça.

(Et dans certains cas, ça peut poser problème à l'éditeur à compte d'éditeur. J'avais lu un témoignage de Nadia Coste là-dessus : elle s'était d'abord auto-éditée puis avait trouvé un éditeur à compte d'éditeur, et avait dû assurer que l'auto-édition ne lui avait apporté qu'une diffusion quasi-familiale pour qu'il prenne le risque de prendre son manuscrit, si je ne fais pas erreur.)
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Kerena

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Re : Arnaques, crimes et édition
« Réponse #141 le: 12 septembre 2016 à 17:28:16 »
Je crois qu'il y a dans le coeur des hommes une place créée pour l'émerveillement, une place endormie qui attend de s'épanouir ~ Les Aventuriers de la mer


Hors ligne Kanimp

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Re : Arnaques, crimes et édition
« Réponse #142 le: 12 septembre 2016 à 19:29:28 »
Article intéressant.

Lorsque j'ai contacté la SABAM, ils m'avaient signalé que tout contrat d'éditeur doit contenir deux clauses de résiliations.
La première temporelle, afin de pouvoir changer d'éditeur si nécessaire. En général deux ans.
La deuxième nombre d'ouvrage imprimé. Ceci afin de reconduire le contrat d'une manière plus favorable si le livre se vend bien.
Car par défaut toute cession de droit est irrévocable, sauf mention explicite dans le contrat.

Intéressé par Star Citizen. Utilisez le code STAR-6JJV-BSWP pour obtenir 5000 UEC.

Jackske

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Re : Arnaques, crimes et édition
« Réponse #143 le: 14 septembre 2016 à 14:42:47 »
Méfiez-vous de la 'Société des Écrivains'.
Ce n'est rien d'autre qu'une arnaque.
Si le directeur de cette société vous informe qu'il accepte de publier votre ouvrage, vous allez naturellement sauter de joie.
Après leur avoir versé 1.600€, ils se chargeront de la correction, de la mise en page et de l'impression d'un certain nombre d'exemplaires.
Jusqu’à là, tout va très bien Madame la Marquise.
Mais il y a un petit rien.
Ces livres ne seront jamais exposés dans aucune librairie.
La 'Société des Écrivains' se contentera d'aviser (probablement) par email 3 organismes Dilicom, Titelive et Amazon.
Comme vous êtes un écrivain débutant et inconnu; cette missive ira immédiatement dans la poubelle, rejoindre les centaines d'avis que ces organismes reçoivent tous les jours.
Ensuite, la 'Société des Écrivains' vous tiendra en haleine pendant +/- 6 mois sans vous fournir le moindre chiffre concernant la vente de votre ouvrage. En théorie ce chiffre est consultable sur leur site internet mais on prétendra que suite à un déménagement, une panne d'informatique et d'autres mensonges du même gabarit; cette fonction n'est pas encore activée.
Au bout de +/- 6 mois, à bout d'arguments (de mensonges) on vous informera que pas un 1 exemplaire de votre ouvrage n'a été vendu.
L'arnaque est astucieuse car qui ne rêve pas d'être publié; qui sait, de devenir un auteur à succès.
Aussi je vous préviens, cher auteur débutant, si vous vous fiez à la 'Société des Écrivains', le seul résultat sera de délester votre portefeuille de 1.600€.
Vous voilà averti!
Jacques Wenger

Hors ligne Kerena

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Re : Arnaques, crimes et édition
« Réponse #144 le: 14 septembre 2016 à 15:23:14 »
Citer
Après leur avoir versé 1.600€, ils se chargeront de la correction, de la mise en page et de l'impression d'un certain nombre d'exemplaires.
Jusqu’à là, tout va très bien Madame la Marquise.

Euh, de base, rien de va.
Un éditeur, "un vrai", ne demandera JAMAIS à un auteur de verser de l'argent pour son propre livre. Jamais.

Le cas contraire, c'est une arnaque.
Je crois qu'il y a dans le coeur des hommes une place créée pour l'émerveillement, une place endormie qui attend de s'épanouir ~ Les Aventuriers de la mer


Hors ligne Milora

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Re : Arnaques, crimes et édition
« Réponse #145 le: 14 septembre 2016 à 18:39:44 »
Le cas contraire, c'est une arnaque.
Techniquement, c'est pas une arnaque (qui est un délit). C'est du compte d'auteur (qui est légal, mais pas du tout recommandé).

Désolée pour cette mauvaise expérience, Jackske  :(

Si tu veux participer au forum, n'oublie pas de passer par les Présentations et cérémonies de bienvenue, pour qu'on te connaisse un petit peu mieux ! :)
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

cat38

  • Invité
Re : Arnaques, crimes et édition
« Réponse #146 le: 08 avril 2018 à 14:44:48 »
Citer
Après leur avoir versé 1.600€, ils se chargeront de la correction, de la mise en page et de l'impression d'un certain nombre d'exemplaires.
Jusqu’à là, tout va très bien Madame la Marquise.

Euh, de base, rien de va.
Un éditeur, "un vrai", ne demandera JAMAIS à un auteur de verser de l'argent pour son propre livre. Jamais.

Le cas contraire, c'est une arnaque.
Bonjour, j'ai les éditions Sydney Laurent qui m'ont adressé un message comme quoi mon manuscrit a été retenu. Après une communication avec le directeur de publication, l'édition est gratuite mais ils font payer 750 euros de correction/relecture. Je ne trouve pas cela normal pour une maison d'édition à compte d'éditeur (c'est marqué explicitement sur leur site). Je n'ai pas donné suite.  Pour ce qui est de lulu.com où mes livres sont aussi publiés, ils ne s'occupent absolument pas de la correction mais leur  couverture est correcte et le livre est bien fait.

Hors ligne Kath

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Re : Arnaques, crimes et édition
« Réponse #147 le: 08 avril 2018 à 15:17:49 »
On a déjà parlé de cet éditeur ici.

Au passage, si tu as besoin d'un correcteur, c'est mon métier, et je doute, sauf si tu as pondu un énoooorme pavé, atteindre les 750€. Il est vrai que je pratique des prix tout doux et que je n'ai pas de structure à financer derrière, mais par principe même, la correction par une maison d'édition à compte d'éditeur ne doit pas être payée par les auteurs, son financement doit se faire sur les ventes.

IL existe d'autres plateformes de publication, comme theBookeditions, sur lequel j'ai eu déjà deux excellents retours (ils proposent un service de relecture/correction, mais je ne saurais dire ce qu'il vaut ni les tarifs, surtout que ce sont des clients qui m'en ont parlé). Et pour avoir eu un bouquin édité chez eux dans les mains, la qualité est plus que correcte. (mais celle de nos recueils édités chez Lulu en format poche est pas mal non plus)
Relectrice-Correctrice pro, et fière et enthousiaste correctrice du Mout'!

cat38

  • Invité
Re : Arnaques, crimes et édition
« Réponse #148 le: 09 avril 2018 à 13:48:19 »
On a déjà parlé de cet éditeur ici.

Au passage, si tu as besoin d'un correcteur, c'est mon métier, et je doute, sauf si tu as pondu un énoooorme pavé, atteindre les 750€. Il est vrai que je pratique des prix tout doux et que je n'ai pas de structure à financer derrière, mais par principe même, la correction par une maison d'édition à compte d'éditeur ne doit pas être payée par les auteurs, son financement doit se faire sur les ventes.

IL existe d'autres plateformes de publication, comme theBookeditions, sur lequel j'ai eu déjà deux excellents retours (ils proposent un service de relecture/correction, mais je ne saurais dire ce qu'il vaut ni les tarifs, surtout que ce sont des clients qui m'en ont parlé). Et pour avoir eu un bouquin édité chez eux dans les mains, la qualité est plus que correcte. (mais celle de nos recueils édités chez Lulu en format poche est pas mal non plus)
En vous lisant je crois que j'ai bien fait de ne pas donner suite à  cette maison d'édition. :) Thebookedition je connais, c'est bien mais je ne savais pas qu'ils proposent un service de correction certainement payant parce que j'ai un budget très serré. Je garde tes coordonnées si j'ai besoin d'un correcteur. Merci pour les réponses. :)

Hors ligne O.J MAN

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  • Bonjour et bienvenue...
    • O.J MAN
Re : Arnaques, crimes et édition
« Réponse #149 le: 18 mai 2018 à 22:18:38 »
Sujet inspirant sur lequel, je pense, chacun se renseigne... Et si je vous proposais une autre vision : La nature a horreur du vide. Un besoin crée une offre (d'autres pensent que c'est l'inverse). Notre monde tourne ainsi, pour notre plus grand plaisir de trouver ainsi une réponse à nos besoins.
ici quel besoin est exprimé : J'écris et ce serait formidable que mon livre captive le plus grand nombre. Solution 1 : les grandes maisons d'édition. Hyper sollicitées. Elles ne choisissent donc logiquement qu'un sur 1000, 10.000, 100.000 et si elles font de bons choix, elles durent dans le temps. Si elles se trompent, elles "coulent" : loi du marché, loi de la nature.
Il reste donc les 9999 qui sont refusés. Ils ont toujours le même besoin et il n'est toujours pas satisfait.
Qui irait s'insurger contre la présence des Casino, du loto, de télécrochets... C'est le même principe. Qui pourrait reprocher à Jennifer ou Julien Doré d'avoir tenté sa chance. Ils ont eu raison et leur vie en a été changée. Idem pour celui qui mise sur le bon numéro ou qui remplit la bonne grille. Bon évidemment, là aussi, les perdants (toujours motivés) tentent encore le coup par la suite..
J'en reviens à mes 9.999 autres qui ont eu un refus d'éditeur "classique". Il serait stérile de renvoyer le même titre la semaine suivante (différence avec le loto). Bilan : Besoin identique mais plus aucun moyen de le satisfaire.
Je ne veux en aucun cas m'ériger en défenseur d'horribles et ignobles éditeurs véreux dès lors que l'on s'entend sur la définition de ce mot. Me parait être "véreux" celui qui "truque" le marché, qui garantit une promesse qu'il ne tient pas etc... le patron du Casino ne me semble pas plus véreux que n"importe quel vendeur de n'importe quel produit. Celui qui dénigrerait son produit ou son service se tirerait une balle dans le pied. Personne n'est choqué que chacun vante son produit.
En l'occurrence, le produit vendu par "le faux" éditeur (= il demande de l'argent) est le roman de celui  qui a toujours son besoin inassouvi.
C'est là que la notion de "crédulité facile" apparaît. Qui irait accorder du crédit à celui qui se plaindrait d'avoir perdu au loto ? Hormis un enfant, il parait peu crédible qu'un auteur inconnu puisse penser que son livre se vendra à plusieurs milliers d'exemplaires (là, il ne faut pas oublier JK ROWLING refusée par un paquet d'éditeurs !).
Au final, l'auto-édition permet à minima de se retrouver avec "son" livre. Il devient physique, palpable, présentable à des tiers (qui, en logique, devraient l'adorer puisque ce sont des proches !). L'exposition sur un site ou dans une vitrine au milieu de milliers d'autres se rapproche à nouveau du loto. Celui qui en émergerait pourra se féliciter d'avoir tenté et les autres auront eu leur moment de rêve.
Je trouve au final très positif d'attirer l'attention des plus crédules sur les faibles probabilités de succès commercial.
Je trouve aussi très bien que tout un chacun puisse, au final, se faire imprimer son livre. Pour les plus anciens, il y avait le plaisir d'aller chercher des photos chez le photographe (avant l'ère du numérique). Chacun y mettait le budget de son choix et prenait le nombre de photos en fonction de ses possibilités. Fort heureusement, il ne fallait pas s'appeler Truffaut ou Spielberg pour avoir ainsi le plaisir de ramener ses photos (ou films au camescope !). C'est là la limite. Parmi tous ces amateurs photos, sans doute l'un est devenu cinéaste etc...
Le 1er ouvrage que j'ai été capable de terminer a été un ouvrage personnel. Je suis passé via un site d'auto-édition. J'ai eu mon livre et j'ai pu l'offrir à celles et ceux (moi compris) pour qui je l'avais écrit. Je suis heureux "qu'il soit".
Pour mes 3 romans, je voulais pouvoir rester "maitre" de mes potentiels droits. Je me suis promené sur différents sites et j'ai fini chez un imprimeur qui m'a réalisé 50 exemplaires de chaque. Ils sont maintenant "chez moi" + 1 cousine dans l'univers internet qui a fait mon site (sœur d'un cousin artiste cher à mon cœur). Au final, je suis content d'avoir "mes" livres et "mon" site...
il ne faut pas oublier ce paramètre. Celui qui "vend" cette possibilité vend du "rêve" comme un tour de manège pour un enfant, un jour à Disneyland etc....Nous achetons souvent des choses "futiles". Toutes celles qui ont capacité d'apporter du plaisir sont à savourer...
Voilà, il y a des "véreux" et il y a des "crédules" : Ce n'est pas un scoop, on en revient à cette fameuse "loi de la nature" !
Au revoir et Merci !

 


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