Traduction de Dead men tell no tales. -
C'était déjà extrème en anglais, alors après la trad : Accrochez-vous 
Kassia meurt. Et se réveille.
Elle voit qu'elle ne voit rien du tout.
La vieille femme reste assise là un moment, attendant que la lumière revienne. La lumière revient.
Elle se rend compte qu'elle est dans un endroit très étrange, parce-qu'elle a toujours su que cet endroit était son chez-elle. Il y a des corps, mais il n'y a personne. Seulement des vivants, pas de gens morts qu'elle puisse sentir.
Elle sent qu'elle ne ressent rien du tout. Elle essaye de toucher le vent, mais il est vide et à l'air d'être de l'air. Elle ne se rappelle pas vraiment la sensation du vent, de toute façon.
Elle se rappelle qu'elle ne se rappelle rien du tout. Elle erre un moment dans les rues, à la recherche d'un bruit.
Elle se retourne en entendant un très fort silence. Elle sait que c'est le son de la mer. Le sait-elle vraiment ?
Elle essaye de crier pour remplir le silence, et court vers la mer.
Quand elle l'atteint, elle rempli son vide intérieur avec l'eau salée. Elle avale l'eau jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus toucher le fond du monde. L'eau est amère. Elle essaye de mordre l'eau, mais ne fait que la rendre douce.
Elle sue maintenant son eau dans le vide. Le monde se rempli rapidement. Elle a peur.
Elle sent le tronc d'un sapin, qui pousse dans le vide. Elle y grimpe à l'aide de ses mains et de ses pieds. Quand elle atteint la cîme, il y a un oiseau qui l'attend. C'est un oiseau sans plume. Ses plumes sont incolores.
Elle voit l'oiseau lui faire un clin d'oeil. Il lui dit que sa boutique est ouverte au gens morts. Elle troque ses couleurs contre les plumes de l'oiseau qui n'existent pas, mais pourraient très bien apparaître avant le début.
Ils attendent au sommet de l'arbre et l'oiseau lui remonte le moral avec ses couleurs. Ils commencent à sentir le goût de la fin, mais elle n'est pas encore là. Elle craint d'être bientôt de nouveau en vie et que l'oiseau ne la suive pas.
Alors que l'eau s'approche de la cîme, elle laisse l'oiseau grimper dans sa bouche. Elle s'envole et son sang commence à se réchauffer, et ses plumes commencent à grandir, et son bec commence à s'affiler. L'oiseau n'est pas dans sa bouche. Il s'est envolé vers une autre histoire.
La vieille femme est maintenant jeune et elle vole de plus en plus vite. Elle sait que l'heure approche. Elle vole en direction de la nuit noir étincellante, où le Temps se cache.
Le Temps se rapproche maintenant très vite de son début, dévorant l'histoire, morceau après morceau. Les mots qui restent se disputent, se battent pour savoir lequel sera le dernier. Ils ne font pas attention à la femme.
Leur bataille se termine lorsque la femme capture le Temps.
