@Claudius
Difficile d'expliquer quelque chose dans un monde déjà expliqué.
Permets-moi de répondre à ta question par un poème que j’ai posté ici et qui n’a pas encore été commenté.
* * *
XXI
Après le monde, il y avait toujours un monde,
Des villes, des chemins, des bosquets,
Les hommes et les oiseaux
Y vaguaient les yeux à demi-clos,
Et sans grand souci,
S’engendrant tour à tour,
Les forces de l’Amour et de la Discorde
Luttaient à égale distance.
Maintenant que la Discorde a triomphé,
Que son œuvre de séparation
A dévasté le Ciel et la Terre,
Le vertige gagne les mortels,
Car voilà que leur être en deuil
Touche au bord de l’Abîme,
Eux qui d’une épée pouvaient fonder
Un royaume, des peuples, des fées.
D’eux, il ne reste rien qu’une poignée de chiffres,
Dans un immense ordre de données,
Et leurs visages s’effacent derrière la prison
De leurs cités d’illusion,
Ce peu de réalité qui ignore qu’après le monde,
Il y a toujours un monde
Où chaque être est prié
De répondre à l’appel de cette énigme :
– le Sacré –
@Joël de Bretagne
Nous allons en ce monde médiatisé à l'excès, au gré d'injonctions de gourous vers une mort symbolique aux portes du monde réel que tout ce fatras d'informations nous cache, nous dissimule.Justement remarqué. Mais ce poème, en plus du caractère sociologique qu’il contient n'est pas exempt d’un caractère ontologique : la quête de l'illumination au milieu d'un monde en lambeaux.
Merci pour ton commentaire très encourageant.
